Tag Archives: cardinal Barbarin

Affaire Barbarin : « Chacun jette son fagot dans le bûcher médiatique », constate Zemmour

20/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le cardinal Philippe Barbarin nie « avec force » avoir couvert « le moindre acte de pédophilie » dans son diocèse de Lyon. Manuel Valls l’a appelé à « prendre ses responsabilités », mardi 15 mars. « Il ne manquait plus que lui. Il ne pouvait pas rater ça », tacle Zemmour. « Il n’y a pas de fumée sans feu, et le feu prend bien », poursuit le polémiste. « Le bûcher médiatique a été dressé à la hâte, et chacun y jette son fagot ». Il cible ceux qui, « confondant perversion et frustration, incriminent le célibat des prêtres. Comme s’il n’y avait pas de pédophiles mariés, comme si les prêtres étaient les seuls coupables ».

Publié le
jylg_190316

I-Média : hallali médiatique contre le cardinal Barbarin

19/03/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séquence de décryptage des médias dont le dossier central est consacré à l’affaire Barbarin. Jean-Yves Le Gallou pointe du doigt le paradoxe des médias criant à l’hallali contre celui qui aurait couvert des prêtres supposément pédophiles tandis qu’ils font un pont d’or à Daniel Cohn-Bendit, pédophile avéré.

1:29 Hallali médiatique contre le cardinal Barbarin
Montage politico-judiciaire et informations à sens unique contre le Cardinal Barbarin, accusé d’avoir manqué de vigilance sur la pédophilie. I-média décrypte et ré-informe
15 h 32 Zapping d’I-média
22:42 Point Godwin pour la victoire du parti anti-immigration en Allemagne
Élections régionales dans 3 länders allemand, retour du point Godwin pour la percée du parti anti immigration.
27:11 Les tweets d’I-média
32:21 Identitaires à Calais les médias porte-voix de la préfecture
Les communiqués de la préfecture : information unique dans les médias pour la manifestation des identitaires à Calais.
36:16 Le bobard d’I-Média

cardinal_barbarin

Curée médiatique contre monseigneur Barbarin

16/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)

Hier, on apprenait qu’une plainte avait été déposée contre le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon pour « mise en danger de la vie d’autrui et provocation au suicide ». Hier, même Manuel Valls s’est mêlé à la cohue appelant le cardinal « À prendre ses responsabilités ». Un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, chargé du suivi des affaires religieuses, serait à l’origine de la plainte.
« D’autres affaires du même type vont être révélées dans les tous prochains jours », a affirmé mardi à l’AFP un membre de La parole libérée, précisant qu’elles n’émaneraient pas de l’association qui s’est constituée pour dénoncer un prêtre qui a longtemps dirigé une troupe scoute indépendante.

Quels sont les faits reprochés à l’archevêque de Lyon ?
Derrière les grands mots, il s’agirait de plusieurs imprudences. Il aurait conservé en paroisse donc avec des possibilités d’être au contact d’enfants ou d’adolescents des prêtres mis en cause pour pédophilie ou pour homosexualité dans le passé.

Pourquoi le battage médiatique fait autour de ces accusations peut-il susciter un certain malaise ?
L’innocence détruite par une personne engagée au service de tous à la suite de Jésus est un crime odieux et une très grande douleur. Il est donc juste que des questions soient posées pour savoir si la gouvernance de l’évêque a été suffisamment prudente après des dénonciations faites contre tel ou tel.

La sortie progressive de faits et de nouvelles visant un seul homme peut cependant rappeler des campagnes médiatiques faites pour forcer une personne à la démission.
La panique morale qui se lève fait oublier la patience d’attendre les résultats d’enquêtes précises.
Il y a aussi un déséquilibre médiatique. L’écho médiatique a été moins fort après la révélation récente du fait que le ministère de l’Éducation nationale avait laissé un enseignant en fonction en dépit d’une première condamnation en Angleterre, dont il avait connaissance. On pourrait voir les parents retirant leurs enfants de l’école, si l’on remettait en cause l’institution gouvernementale de l’Éducation nationale, à cause des crimes de ses employés reconduits dans leur poste d’enseignant.

Monseigneur Barbarin représente, d’autre part, une cible, car il use aisément des moyens de communication pour prendre la défense de ce qu’il est du bon ton médiatique de critiquer ou de détruire : la vie naissante, le mariage, la défense des chrétiens d’Orient.

Dans les années 30, le journal du chef nazi Goebbels était rempli de considérations sur l’utilisation possible de procès orchestré contre les vices du clergé. Il s’en était servi pour tenter de le déconsidérer et pour détourner l’attention des actes du parti nazi au pouvoir.

8561-Chard

Selon que vous serez cardinal ou ministre…

07/03/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8561)

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire contre le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans et mise en danger d’autrui », et ce dans une affaire de pédophilie concernant un prêtre de son diocèse. Sont également visées par une plainte six autres personnes nommément désignées.
8561P1
Cet acte de procédure est la conséquence de la mise en examen d’un prêtre accusé de viols et d’abus sexuels entre 1978 et 1991, période pendant laquelle le père Barbarin n’avait aucune responsabilité dans le diocèse. Il n’en a eu connaissance qu’en 2007-2008. « J’ai alors pris rendez-vous avec lui, explique le primat des Gaules, pour lui demander si, après 1991, il s’était passé la moindre chose. Lui m’a assuré : “Absolument rien.” »
Le cardinal Barbarin a choisi de lui faire confiance et d’en rester là, en l’absence de plainte à l’époque. Depuis, aucun nouveau témoignage n’est venu apporter la preuve du contraire. « Et je ne suis pas sûr qu’il y en aura », estime François Devaux lui-même, président de Parole libérée, association qui rassemble d’anciennes victimes de ce prêtre : « Il a dit qu’il n’y avait pas de faits après 1991 et, jusqu’à présent, il n’a jamais menti. » Telle est « l’affaire Barbarin ».

Il faut évidemment n’avoir aucune faiblesse pour ces crimes contre les enfants, quels que soient ceux qui les commettent ou s’en rendent complices. Mais c’est là que le bât blesse.

Un professeur de mathématiques d’un collège de l’Essonne a été mis en examen en janvier dernier pour agression sexuelle d’un mineur de moins de 15 ans et détention d’images pédopornographiques. Or, il avait déjà condamné en 2006 à 15 mois d’emprisonnement et à une interdiction de tout contact avec des mineurs par un tribunal Britannique pour « relations sexuelles avec un enfant » et « voyeurisme ». En France, cette condamnation avait été versée à son dossier professionnel.
L’Éducation nationale en avait donc connaissance. Or il a néanmoins été réintégré, il a donc pu continuer à enseigner. Et cela à la suite d’une décision de la Commission administrative académique paritaire idoine qui avait pourtant en main son accablant pedigree ! « Cela m’est insupportable », a déclaré le ministre qui a promis : « Je prendrai les sanctions qui s’imposent. » Des sanctions administratives, mais pas de plainte au pénal visant les membres de la commission, le rectorat et sa propre administration pour, au moins, « mise en danger d’autrui », puisque tous ceux-là ont autorisé le prédateur sexuel à cohabiter avec ses proies.

On attend aussi que le parquet, c’est-à-dire le ministre de la Justice, diligente une enquête préliminaire à l’encontre de Mme Najat Vallaud-Belkacem elle-même et de son prédécesseur, Vincent Peillon, du même chef de « mise en danger d’autrui ». On ne comprendrait pas que Mgr Barbarin soit inquiété et que Mme Najat Vallaud Belkacem soit tranquille.
Si le prélat est responsable de ses prêtres en tant que cardinal, elle l’est, elle, comme ministre, de ses enseignants, auxquels les parents confient leurs enfants. Sinon, il faudrait en conclure qu’il y a deux poids et deux mesures pour la justice, selon qu’on est cardinal ou ministre.

Guy Rouvrais