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Le chancelier autrichien favorable à une interdiction des meetings turcs

Source : Boulevard Voltaire – “Le chancelier autrichien favorable à une interdiction des meetings turcs”

Les autorités autrichiennes ont déclaré fin février 2017 que monsieur Erdoğan n’est pas le bienvenu dans le cadre de la campagne du référendum.

Des rassemblements électoraux turcs prévus en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, en faveur du « oui » au référendum du 16 avril 2017 portant sur une réforme constitutionnelle visant à accroître les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdoğan, engendrent des tensions diplomatiques entre ces pays de l’Union européenne et le gouvernement d’Ankara. Le chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern appelle désormais l’Union européenne à la rescousse.

Alors que la venue de dirigeants turcs en Europe occidentale, notamment de Recep Erdoğan, afin d’y tenir des meetings électoraux auprès de la diaspora turque, avait été tolérée dans le passé, des rassemblements prévus dans le cadre du référendum provoquent des réactions des autorités concernées. Les raisons de cette évolution se trouvent dans la dégradation de l’état de la démocratie en Turquie, mais aussi dans le fait que les gouvernements des pays concernés par cette pratique des autorités turques se trouvent sous la pression des partis patriotiques actifs dans leurs pays respectifs.

Le gouvernement néerlandais ne désire pas voir le ministre des Affaires étrangères turc se rendre, le 11 mars 2017, aux Pays-Bas afin de prendre part à une manifestation électorale à Rotterdam. Le Premier ministre libéral de droite Mark Rutte (VVD), qui dirige un gouvernement réunissant son parti et les travaillistes du PvdA, indique sur Facebook :

Nous ne collaborerons pas à cela. Nous ne souhaitons pas cela. Nous sommes d’avis que l’espace public néerlandais n’est pas l’endroit pour des campagnes politiques d’autres pays.

Le président du parti patriotique et anti-islamisation PVV, Geert Wilders, déclare qu’une telle personne ne doit pas être la bienvenue aux Pays-Bas.

Des municipalités allemandes ont interdit de tels rassemblements électoraux, ce qui a provoqué des tensions entre Berlin et Ankara, alors que, d’un point de vue électoral, la CDU de la chancelière Angela Merkel doit faire face à la montée en puissance du parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD). Recep Erdoğan a assimilé l’annulation de meetings à des pratiques de l’époque nationale-socialiste et a dénoncé le fait qu’elles émanent d’un pays qui se permet de donner des leçons de démocratie à la Turquie tout en empêchant les ministres de ce pays de s’exprimer.

Le gouvernement autrichien, regroupant les sociaux-démocrates du SPÖ et les conservateurs sociaux-chrétiens de l’ÖVP, se trouve sous la pression permanente du parti patriotique FPÖ, donné premier à 33 % des voix en vue des législatives de l’automne 2018. Le chancelier SPÖ Christian Kern n’a désormais plus que la possibilité de pratiquer la politique de la terre brûlée à l’encontre du FPÖ en appliquant des mesures allant dans le sens de celles réclamées par celui-ci.

Alors que les autorités autrichiennes ont déclaré, fin février 2017, que monsieur Erdoğan n’est pas le bienvenu dans le cadre de la campagne du référendum, Christian Kern estime, ce dimanche 5 mars au sein du quotidien allemand Welt am Sonntag, que l’Union européenne doit interdire aux dirigeants turcs de conduire une campagne sur son sol en faveur du référendum et que cette réponse collective permettrait à des pays comme l’Allemagne d’échapper à la pression du gouvernement turc. Il désire également que l’Union européenne mette fin aux discussions en vue de l’adhésion de la Turquie et réduise, voire supprime, les milliards d’euros d’aide qui doivent être affectés à la Turquie par l’Union européenne au cours des années à venir.

Lionel Baland

Sarko (re) mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8548)

Il paraît que les épreuves, loin de décourager Nicolas Sarkozy, le dynamisent. Ce qui pourrait être coup de grâce lui est coup de fouet ! On doit donc voir ces jours-ci l’ex-président se lancer avec une énergie décuplée dans la course aux primaires, puisqu’il a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 et est devenu témoin assisté pour faux, escroquerie et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion.
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D’ailleurs, son avocat en sortant de chez le juge s’est « réjoui ». Car, a-t-il expliqué, son illustre client n’est mis en examen « que » pour financement illégal, il n’aurait donc rien à voir avec l’escroquerie Bygmalion portant sur des dizaines de millions. Mais être témoin assisté dans cette dernière affaire ne vaut pas absolution définitive. Le statut de témoin assisté est hybride, il indique que vous n’êtes pas assez suspect pour être mis en examen, mais encore trop lié aux faits délictueux pour y être tout à fait étranger. C’est une mesure conservatoire, autrement dit une épée de Damoclès, le témoin peut être mis en examen plus tard. La justice estime donc qu’il doit rendre des comptes, à elle, certes, mais d’abord aux Français.

Quoiqu’il vienne d’écrire ses Mémoires, la défense du président de LR consiste à dire qu’il ne se souvient pas, qu’il n’était au courant de rien, qu’il n’a rien vu, rien entendu, qu’il en a seulement entendu parler quand la presse s’en est fait l’écho. C’est pourtant lui, en tant que candidat, qui a signé ses comptes de campagnes officiels. Mais il n’a rien vérifié, il faisait confiance. Si cela est avéré, il est inquiétant de voir qu’un homme qui veut de nouveau gouverner la France signe des documents les yeux fermés, en s’en remettant à d’autres auxquels il fait indûment confiance. Est-ce avec un tel personnage, qui dépense sans compter lui-même, que l’on peut espérer restaurer les finances du pays ?

Les électeurs, ceux de la primaire et les autres, ne vont pas s’embarrasser d’arguties juridiques, du distinguo entre « mis en examen » et « témoin assisté » ni même de la présomption d’innocence. Ils diront que cela confirme ce qu’ils pensent des politiciens en général : des magouilleurs aimant l’argent qu’ils utilisent pour obtenir ou conserver le pouvoir.

Pour Sarko, cela intervient après un conseil national boudé par ses concurrents, dans un parti où son autorité est contestée, et des sondages catastrophiques que le succès de son livre ne parvient pas à enrayer. Alors que le projet politique doit « engager chaque membre du parti », aucun de ses rivaux de la primaire n’en veut. Il est vrai que ce programme est constitué de tout ce qu’il n’a pas fait ou mal fait pendant son quinquennat et qu’il accomplira sans férir dans le suivant, sur l’immigration, les 35 heures, l’ISF, l’aide médicale d’urgence, etc. C’est simple : pour le connaître, il suffit de recenser les mea culpa de son livre La France pour la vie, qu’il qualifie de « retour d’expérience ». Mais les Français, eux aussi, ont un « retour d’expérience » sur son quinquennat : 74 % d’entre eux croient que Sarkozy ne tiendra pas plus ses promesses d’aujourd’hui que celles d’hier. Les tribunaux n’ont pas encore tranché mais, pour nos compatriotes, la cause est entendue.

Guy Rouvrais

Affaire Bygmalion : Sarkozy mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion-compte de campagne, Nicolas Sarkozy a été mis en examen hier soir du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales. La question de la surfacturation est toujours posée en raison de certaines zones d’ombre. Jean-François Copé avait réitéré qu’il ne savait rien, tout en étant lui-même entendu par les juges, le 8 février dernier. Bref, ça balance, comme on dit. L’affaire Bygmalion influencera-t-elle les primaires des Républicains ? Décidément le feuilleton des primaires à droite sera mouvementé avec un juge qui s’invite à l’ordre du jour…


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Hollande et le dictateur (Présent 8354)

14/05/2015 – MONDE (NOVOpress)

François Hollande est en campagne électorale, on comprend qu’il s’y prenne tôt, il lui faudrait un bel élan pour être réélu en 2017 ! De là ses plongeons successifs dans la France profonde pour rencontrer de « vrais gens », dont il a oublié ce qu’ils sont. Aux Caraïbes, ces jours derniers, il l’était également, bien entendu, mais pas seulement dans les départements français, à Cuba aussi ! Certes, les Cubains ne votent pas en France (chez eux non plus…), mais en revanche, chez nous, il y a encore des bobos qui arborent le portrait du Che sur leur tee-shirt ou leur sacoche, Hollande a voulu rappeler qu’il est de cette génération-là, célébrant un terroriste alors qu’il est censé combattre aujourd’hui le terrorisme. Mais, attention, le Che et son ami Castro, c’était pour la bonne cause, celle de l’émancipation socialiste ! Il y a encore quelques boutonneux qui sacrifient à ce romantisme révolutionnaire hors d’âge et qui seront électeurs en 2017.

Une de Présent 8354

Une de Présent 8354

Ce « deux poids, deux mesures » est toujours vivant chez Hollande. Il a refusé de se rendre à la commémoration du 8 mai 1945 à Moscou pour ne pas se retrouver aux côtés du « dictateur » Poutine et le voilà, quelques jours plus tard, la mano en la mano avec le lider maximo, dictateur, mais de gauche, celui-là, ce qui change tout ! « Pouvoir personnel, voire familial, refus d’élections libres, censure, répression policière, enfermement des dissidents, camps de travail, peine de mort, bref, l’arsenal complet d’une dictature », écrivait, en 2003, un certain François Hollande, dans le Nouvel Observateur sous le titre Dire la vérité. Aujourd’hui, il cèle la vérité en prétendant que Cuba a changé. Au moins, en serrant la main de Raul Castro, le frère, nouveau dirigeant, il a confessé que c’était toujours le pouvoir familial qui était en place. Changé ? Aucune élection libre, pas de presse indépendante, pas d’internet pour le peuple, les opposants toujours en prison et torturés, la police politique omniprésente, trouver de quoi manger est un parcours du combattant quotidien. Et la corruption ! Le magazine Forbes a évalué la fortune de Fidel Castro à un milliard de dollars.

Mais Hollande accorde l’absolution de l’Histoire. Après son entrevue avec le Comandante, il a déclaré : « Quoi qu’on en pense, il est dans l’Histoire. » La belle affaire ! Hitler, Staline, Pol Pot sont aussi dans l’Histoire ! Il paraît qu’il lui a parlé des droits de l’homme, mais pas trop, « pour éviter un incident diplomatique », dit son entourage. On ne sait pas ce que les frères Castro ont répondu. Eu égard aux résultats, ils lui ont sans doute répliqué d’aller se faire voir chez les Yankees. Ceux-là dont vient tout le mal ! Le président français a entonné l’antienne selon laquelle la misère dans l’île est le fait de l’embargo américain. Or, ce qui ruine un pays socialiste, c’est le socialisme, avec ou sans embargo, il a réduit les peuples à la misère toujours et partout. Mais pourquoi cet embargo ? Cruelle et inexplicable brimade de l’Oncle Sam ? C’est le fruit de l’antiaméricanisme de Castro qui, en 1962, avait laissé implanter sur son territoire des missiles pointés sur les USA.

Le chef de l’État a eu l’audace d’enrôler le peuple français sous sa complaisante bannière, évoquant une « certaine mythologie qui a longtemps mobilisé le peuple français » derrière la révolution cubaine. Il confond toujours le peuple de gauche et le peuple de France, notre lider minimo.

Guy Rouvrais