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Bouteflika

Santé du président Bouteflika : inquiétude pour lui et pour nous

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Hier, la présidence algérienne annonçait par communiqué l’arrivée du chef d’Etat Abdelaziz Bouteflika à Genève pour effectuer un contrôle médical qualifié de « périodique ». Cette annonce relance les inquiétudes sur la santé du président algérien, âgé de 79 ans, qui se déplace déjà en fauteuil roulant et ne parle plus que difficilement.

Même si les proches de Bouteflika détiennent la réalité du pouvoir, celui‑ci n’étant plus qu’une marionnette, sa santé est un enjeu crucial pour l’Algérie. Depuis la crise pétrolière, l’Algérie traverse une crise sécuritaire sans précédent, les revenus tirés du pétrole ne permettant plus de refréner les aspirations révolutionnaires et islamistes de la population. La mort du président Bouteflika dans un tel contexte d’instabilité entraînerait certainement le pays vers un destin à la libyenne.

En cas de renversement du régime, quelles seraient alors les conséquences pour la France ? L’Algérie est un pays de plus de 40 millions d’habitants. Se souvenir de l’exode ayant suivi le Printemps arabe de 2010 et de la complaisance avec laquelle il a été accueilli en Europe permet d’imaginer l’ampleur du flux migratoire que pourrait générer une crise algérienne. En plus d’être sans précédent celui-ci serait également dirigé tout particulièrement vers la France, dont les Algériens partagent la langue et le passé. Notre avenir proche est donc lié à l’avenir de l’Algérie, lequel dépend de la santé du président Bouteflika. Souhaitons‑lui un bon rétablissement…

Drapeau-algerie

Algérie : cette guerre qui menace

Source : Boulevard Voltaire

L’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ».

Il y a maintenant deux ans, j’écrivais un article, en forme de bouteille à la mer, pour Boulevard Voltaire intitulé « Printemps algérien en vue, une catastrophe pour la France ? » Des troubles naissaient alors en Algérie, suite à la nouvelle élection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. Loin de s’être arrangée, la situation du pays s’est, depuis, dégradée. En cause, notamment, la chute des cours des matières premières. Les rentes de gaz et de pétrole (60 % des recettes budgétaires d’Alger) ne rapportent plus autant qu’auparavant et la gérontocratie algérienne ne peut plus calmer la population en l’arrosant d’allocations diverses.

Mohamed Benchicou, ancien directeur du journal Le Matin, estime que l’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ». Une situation qui n’est pas souhaitable des deux côtés de la mer Méditerranée. Pire : l’Algérie partage une frontière avec la Libye, actuellement en guerre civile suite à la funeste opération de « démocratisation » voulue par Nicolas Sarkozy et son visiteur du soir, l’« intellectuel » Bernard-Henri Lévy.

Les forces de l’État islamique se sont considérablement renforcées lors des derniers mois, et certaines zones libyennes menacent de basculer sous le joug des armées du califat. Boualem Sansal, auteur du roman d’anticipation 2084 – La fin du monde, grand prix du roman de l’Académie française pour l’année 2015, déclarait hier au Figaro qu’un « scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien » lui paraissait tout à fait crédible. Je fais mienne sa déclaration et suis au regret de constater que ce que je prévoyais il y a deux ans pourrait n’être que modéré par rapport à ce qu’il se prépare.

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L’Algérie, ce pays cher à nos cœurs, et à nos bourses

L’Algérie est en état de pré-faillite

18/06/2015 – MONDE ((NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le dernier message sur le site de Bernard Lugan, africaniste réputé, est consacré à l’Algérie où François Hollande a effectué sa seconde visite lundi. Ce pays, avec qui la France entretient des relations d’ambivalence, est « En état de pré faillite ».
Le président Bouteflika est moribond et le pouvoir est quasi vacant depuis longtemps. Le pays est gouverné par l’équilibre entre plusieurs clans régionaux et politiques se partageant les deux piliers de l’État, l’armée et les services de renseignements.

Le pays serait dans une situation de crise économique
Il subit aussi de plein fouet une crise économique et sociale. L’accumulation de la corruption et des détournements de fonds alimentent des scandales à répétition au sein des élites du pays. Des élites politico affairistes qui achètent le silence d’une population de plus en plus jeune et de plus en plus instable. Il faut donc craindre le pire quant à l’infiltration des réseaux islamistes au sein de cette société dont l’équilibre est vital pour notre sécurité selon Lugan.

La chute des prix du pétrole a t elle déséquilibré l’économie ?
Le système, qui jusqu’alors était stabilisé, s’effondre progressivement avec la chute des prix des hydrocarbures. En effet, l’Algérie bénéficiait d’une rente gazière et pétrolière très importante avec un baril de brut à 110 $, ce qui était le prix d’équilibre budgétaire du pétrole, selon le FMI. Actuellement, son pétrole est passé à moins de 60 $ le baril.

Quelles sont les conséquences de cette crise ?
Face à la chute de sa rente pétrogazière, l’État providence algérien est condamné à prendre des mesures impopulaires comme l’abandon de projets sociaux et la construction d’infrastructures. Il est aussi condamné à importer des biens de consommation vitaux. Comme dans les années 80, la crise politique et sociale semble alors inéluctable.


L’Algérie au bord de l’explosion, la candidature de trop de Bouteflika inquiète le pouvoir politico militaire

L’Algérie au bord de l’explosion, la candidature de trop de Bouteflika inquiète le pouvoir politico militaire

Le président Bouteflika ne va pas bien et l’Algérie va de plus en plus mal. Ce régime totalitaire aux mains d’un parti dominant lié à l’armée est au bord de l’explosion. On s’en rend compte à la lecture d’une presse singulièrement indépendante et frondeuse par rapport au pouvoir.

Les manifestations contre la candidature de trop montrent qu’une partie de la population voudrait tourner la page et rêve d’un printemps algérien. Signe du malaise également la multiplication des affrontements inter ethniques entre kabyles et arabes dans certaines régions du pays.

Ce contexte est bien sûr très dangereux dans un pays ou les islamistes, vaincus après une sanglante guerre civile, restent en embuscade. Ils le sont dans les quartiers urbains, dans les régions du sud limitrophes du Maroc mais aussi à l’extérieur, aux frontières avec les pays fragilisés, au sud sahel, par la chute du régime Kadhafi.

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Algérie : la fortune de Bouteflika suscite bien des interrogations

Algérie : la fortune de Bouteflika suscite bien des interrogations

12/12/2011 – 15h30
ALGER (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
C’est un article du quotidien algérien arabophone Ennahar qui a révélé l’information : le président Abdelaziz Bouteflika (photo ci-dessus) aurait versé quinze millions de dinars algériens au titre de la zakat, l’aumône obligatoire chez les musulmans (représentant 2,5 % des revenus annuels du fidèle).

Cette somme, qui représente quelque 150.000 euros suscite de nombreuses interrogations. Evoquée par un journal réputé proche du pouvoir, elle ferait en effet de Bouteflika l’une des plus grandes fortunes d’Algérie. Et beaucoup d’Algériens se posent désormais la question de savoir d’où vient cet argent. Leur président perçoit officiellement l’équivalent de 7.000 euros mensuels au titre de ses fonctions, auxquels il faut ajouter 3.000 euros d’autres revenus et pensions. Les revenus officiels de Bouteflika seraient ainsi inférieurs au montant même de son impôt. En théorie donc, l’impôt payé par le président algérien représenterait un revenu en 2010 de six millions d’euros

D’où peut provenir cet argent ?

D’abord, il ne faut pas exclure que Bouteflika verse délibérément une part de ses gains supérieure à 2,5 % au titre de la zakat. Cette précision, pourtant, ne permet pas de lever toutes les interrogations, alors que la question de la corruption du pouvoir algérien est récurrente. Ainsi, le magazine Challenges rapportait les propos d’opposants qui évoquent une trentaine de milliards de dollars détournés par Bouteflika et ses proches et placés au Liechtenstein ainsi qu’au Brésil. Des sommes qui pourraient justifier la zakat du président algérien, bien plus en tout cas que le patrimoine officiel de Bouteflika, composé de trois biens immobiliers en Algérie. Des sommes qui lèveraient également le voile sur la destination de l’argent du pétrole algérien.

Crédit photo : Agencia Brasil/Wikipedia sous licence Creative Common