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Pour Alain de Benoist, François Fillon est le candidat des actionnaires du CAC 40

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au vitriol à Breizh.info, Alain de Benoist fait de François Fillon « le candidat patronal du Wall Street Journal et des actionnaires du CAC 40 ». Le chef de file de la Nouvelle Droite n’a pas de mots assez durs contre le vainqueur de la primaire « de la droite et du centre », auquel il se déclare « ultra-hostile ». Pour l’éditorialiste du magazine Eléments, le programme de Fillon est porteur d’une « “casse sociale“ qui correspond très exactement au programme du Medef ».

« Pour être franc, affirme Alain de Benoist, je suis vraiment fatigué de cette droite bourgeoise imbécile, dénuée de la moindre structuration idéologique, toujours à la recherche d’un “homme providentiel“, et à laquelle il suffit de faire de vagues promesses qui n’engagent à rien pour qu’en toute bonne conscience elle puisse se concentrer sur la seule chose qui l’intéresse vraiment, à savoir la défense de ses intérêts. Comme disait Céline, “ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture“. Cette droite conservatrice et « nationale-libérale », qui n’a jamais été capable de comprendre qu’elle adhère à un système économique qui détruit tout ce qu’elle prétend conserver, qui mélange libéralisme économique et conservatisme social, logique du profit et appel aux « valeurs », ordre moral réactionnaire et xénophobie, n’a rien pour me plaire – et c’est pourquoi je la combat depuis toujours. »

Et Alain de Benoist d’adresser un conseil à Marine Le Pen :

« Contre Fillon l’ultra-libéral, le FN n’a donc qu’une chose à faire : durcir et amplifier impérativement sa critique du libéralisme. »

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[Vidéo] Sur qui règnent les fonds souverains ?

30/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Leurs noms sont inconnus et pourtant, fin 2015, ils géraient 7 193 milliards de dollars, plus de 10% de la capitalisation boursière mondiale. Eux, ce sont les fonds souverains.

Ces fonds d’investissements dirigés par des États n’ont cessé de croitre depuis plus de 50 ans, notamment grâce à l’exploitation du le pétrole, cet or noir.

Cette vidéo permet de mieux découvrir cette galaxie qui joue un rôle important dans la finance internationale.


Mini‑krach boursier en Suisse

Mini‑krach boursier en Suisse

17/01/2015 – ZURICH (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La BNS, Banque Nationale Suisse, a annoncé avant-hier l’abandon du taux plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro, fixé il y a trois ans. Ce taux plancher avait pour objet d’empêcher le franc suisse de monter au‑dessus de 0,83 euro, préservant ainsi la compétitivité des entreprises helvétiques.

Dès l’annonce de cette mesure, qui a pris de court les marchés financiers, le franc suisse, grande valeur refuge, s’est apprécié de près de 30 % par rapport à l’euro, renchérissant d’autant le prix des produits suisses à l’exportation. « Ce que la BNS provoque là, c’est un tsunami », a déclaré le directeur général de Swatch Group, le numéro un mondial de l’horlogerie, estimant que cela aura des répercussions pour « l’industrie d’exportation, le tourisme, mais également pour l’ensemble de la Suisse ». Suite à cette décision, l’indice SMI de la bourse de Zurich perdait 12 %.

Crédit photo : Storm Crypt, via Flickr, (cc).

Charles Doux, Jérôme Kerviel, même combat ?

Charles Doux, Jérôme Kerviel, même combat ?

A priori, Charles Doux et Jérôme Kerviel n’ont en commun que d’être bretons et placés sous le feu de l’actualité. Pour le reste, le vieux patron et le jeune trader paraissent radicalement différents. Pourtant, entre les vicissitudes vécues par l’un et l’autre, il y a plus d’un trait commun.

Tous deux, Charles Doux et Jérôme Kerviel sont à leur manière des victimes de la mondialisation de l’économie. À la Société générale, Kerviel gagnait sa vie en réalisant des opérations spéculatives sur les marchés financiers internationaux. Tout a bien marché tant que les Bourses mondiales montaient. Puis elles se sont retournées à la baisse, les opérations sont devenues perdantes et tout s’est détraqué…

Doux a bâti une grande entreprise, numéro un européen dans son secteur. Mais le marché s’est mondialisé : même en pressurant les aviculteurs bretons, la volaille bretonne était plus chère à l’exportation que la volaille brésilienne. Pour préserver ses marchés Doux s’est donc installé au Brésil. Or les prix de l’énergie et des céréales, eux aussi mondiaux, ont fortement monté, les activités brésiliennes de Doux ont plongé dans le rouge…

Et surtout, Kerviel et Doux ont été rejetés dans les mauvais jours par le système qui les encourageait dans les bons. On sait que la Société générale n’a jamais reproché à son trader d’excéder ses autorisations tant que ses opérations étaient gagnantes. Il ne récoltait que des félicitations. Quand le sort s’est retourné, la banque a soudain découvert les irrégularités de son salarié et l’a traîné en justice : pile je gagne, face tu perds.

On l’a moins noté dans le cas de Charles Doux, mais lui aussi est en butte au système. Sans lui demander son avis, et pas davantage celui de ses salariés ni des aviculteurs, le ministère de l’Économie et des Finances avait prévu un plan de « sauvetage » qui consistait en substance à vendre le groupe Doux à une banque étrangère, Barclays. Les intérêts de Barclays, on l’imagine aisément, ne coïncident pas forcément avec ceux de l’entreprise, de son personnel et de ses fournisseurs. Mais les mauvaises nouvelles auraient été renvoyées à plus tard : à quelques jours des élections, fonctionnaires, banquiers et politiques se liguent pour crier haro sur Charles Doux, qui dérange leurs plans si bien fourbis dans quelque bureau de Bercy.

François Kernan
Article publié initialement sur Novopress Breizh.

Photo : poste de travail d’un trader. Crédit photo : Andy Hill, domaine public.
Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie

Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie [vidéo]

Hervé Juvin revient sur la crise des institutions et sur la nécessité urgente d’une subordination des marchés à la société et à l’économie.

Avec certains navigateurs il peut arriver que la lecture de la vidéo s’arrête. Dans ce cas faire un peu avancer manuellement le curseur en bas de la fenêtre de la vidéo.

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

[Billet] Traders : Jérôme Kerviel fait la course en tête

[Billet] Traders : Jérôme Kerviel fait la course en tête


Quand ils le veulent, les Bretons savent y faire. Récemment la presse nous a entretenu de l’affaire Kweku Adoboli, ce trader ghanéen qui vient de faire perdre 2,3 milliards de dollars (1,62 milliards d’euros) à la banque helvète USB en pratiquant des transactions non autorisées. C’était la vedette de la semaine… Un homme combinant assiduité à la tâche, flair, âpreté au gain et infernale baraka. Jusqu’au jour où le vent à tourné.

A la vérité, les traders qui ont dérapé pourraient constituer un  petit club. En 1995, Nick Leeson fait perdre 0,7 milliard de livres sterling à la Barings. En1995, Toshihide Iguchi fait perdre 1,1 milliard de dollars à Daiwa Banks. En 1996 Yasuo Hamanaka fait perdre 2,6 milliards de dollars à Sumimoto. En 2002, John Rusnak fait perdre 0,7 milliard de dollars à AIB. En 2005 Philippe Bennet fait perdre  0,4 milliard de dollars à Refco.

Mais le champion toutes catégories demeure notre Breton de Pont-l’Abbé, Jérôme Kerviel qui a réussi à provoquer l’évaporation de 4,9 milliards d’euros des comptes de la Société Générale. Il est vrai que, dans le même temps,la Société Générale perdait 2 milliards d’euros avec les subprimes…

Dans une Bretagne « autonome », Jérôme Kerviel deviendrait tout naturellement  ministre de l’Economie et des Finances. Il saurait comment s’y prendre pour équilibrer le budget… au besoin en faisant les poches du FMI, de la Banque mondiale, de la BCE, de Bank of America, de la Deutsche Bank…

Crédit photo : Andy Hill. Licence CC.

Hervé Juvin : “Valse du prix des actifs, vers une redistribution du pouvoir ?”

Hervé Juvin : “Valse du prix des actifs, vers une redistribution du pouvoir ?” [vidéo]

Le monde en cet été, que l’on croyait propice à la trêve estivale, est en fait un été de valse des étiquettes. La valse des étiquettes, c’est la valse du prix des actifs, telle qu’elle pourrait bien commander de gigantesques redistributions de la propriété et du pouvoir à travers le monde.
Enregistré le 3 août 2011, mais depuis cette date les phénomènes que décrit l’auteur, loin de diminuer, se sont accentués.

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

Source : Realpolitik.tv.

“Occupy Wall Street”

« Occupy Wall Street »

17/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) –
Inspirés des révolutionnaires égyptiens et des indignés espagnols, des Américains s’apprêtent à lancer le samedi 17 septembre 2011 leur propre mouvement de contestation sociale.

Ce mouvement initié par la revue Adbusters et la fondation éponyme s’appelle « Occupy Wall Street ». Cette initiative réside dans la volonté de révéler au grand public le caractère antidémocratique du système américain et de signifier le ras-le-bol légitime de la population américaine face à la corruption du monde politique et à la mainmise des grandes entreprises financières sur l’establishment américain. Le journal qui regroupe un réseau d’artistes, d’écrivains et d’activistes appelle Barack Obama à créer une commission présidentielle chargée de freiner l’influence de l’argent sur les élus à Washington. Et le moyen pour parvenir à faire bouger les choses est simple: à l’instar des indignés espagnols, le mouvement espère rassembler plus de 20.000 personnes sur la célèbre place de Wall Street pour y dresser un camp pendant plusieurs mois.

“Occupy Wall Street” Cet élan contestataire veut surtout rassembler le plus grand nombre d’Américains qu’ils soient de droite ou de gauche. L’objectif étant de se faire entendre auprès d’Obama à travers de multiples revendications : le démantèlement de la moitié des milliers de bases militaires que possèdent les États-Unis à travers le monde ; une meilleure gestion de l’argent public et surtout pointer du doigt le rôle néfaste des banques et du monde de la finance. « Occupy Wall Street » prend de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux qui participent au développement du mouvement. Plusieurs affiches appelant à l’occupation de l’emblématique quartier financier de Manhattan circulent désormais sur Twitter et Facebook. Un site récoltant des donations pour l’approvisionnement en nourriture et en eau a également été mis en ligne. Mais surtout la détermination des participants sera capitale. Pour le moment elle demeure intacte et plus que jamais renforcée par l’accroissement des disparités entre américains ; des disparités que le président Obama pourtant présenté unanimement par les médias comme le sauveur de l’Amérique, n’a jamais été en mesure de réduire.

Les profits des actionnaires des entreprises du CAC 40 ne cessent de grimper

Les profits des actionnaires des entreprises du CAC 40 ne cessent de grimper

01/09/2011 17h30
PARIS (NOVOpress) –
En période de crise des marchés boursiers, les entreprises du CAC 40 tirent largement leur épingle du jeu. De quoi ravir leurs actionnaires puisque les entreprises du CAC ont engrangé un bénéfice de 46,2 milliards d’euros. Parallèlement leur chiffre d’affaires atteint 650 milliards d’euros sur cette période.

Axa et Total sont les grands gagnants avec respectivement 4 et 6,7 milliards d’euros, Total affichant une nouvelle fois les plus gros profits.

Face à de tels bénéfices, les entreprises se veulent moins alarmistes. Il serait toutefois intéressant de savoir de quelle manière ces bénéfices colossaux seront partagés. Car là encore, le salarié de base risque de n’obtenir que de maigres subsides voire aucun, faisant dire à Alexandre Baradez analyste de marché chez Saxo Banque que «la confiance des consommateurs (…) constitue le principal problème pour le reste de l’année, car cela signifie que les dépenses des consommateurs risquent de diminuer… ».
[box class= »info »]Photo : Bourse de Paris[/box]