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Le CSA veut faire taire Eric Zemmour

03/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le CSA ne veut plus que l’essayiste Eric Zemmour puisse s’exprimer librement à la télévision, ni à la radio. Clairement, le Conseil supérieur de l’audiovisuel veut le faire taire. L’instance chargée du flicage des plateaux ne tolère – éventuellement – sa présence que dans la stricte mesure où le « journaliste » qui l’a invité lui porte une contradiction musclée. C’est ce qui ressort de la « mise en garde » adressée par le CSA à RTL et à France Télévisions, divulguée le 1er décembre.

Dans ce communiqué qui s’apparente à un oukase de la police de la pensée, le CSA indique sans aucune honte s’être réuni sur la base de « nombreuses plaintes » d’auditeurs et de téléspectateurs ayant « dénoncé » (sic) au Conseil « un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie » ! On notera d’une part que le CSA valide la délation, d’autre part la formulation alambiquée qui permet au CSA d’insinuer sans affirmer, et donc, espèrent-ils sans doute, d’échapper aux poursuites en diffamation que pourrait engager l’auteur d’Un quinquennat pour rien.

L’instance présidée par Olivier Schrameck — qui fut directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon – estime donc « que la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires. Dans le cas de l’émission Bourdin direct, le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive, et en a fait part à l’éditeur. » Traduction : Jean-Jacques Bourdin n’a pas laissé Eric Zemmour s’exprimer, donc tout va bien !

En revanche, poursuit le CSA, « s’agissant des émissions C à vous et 6 minutes pour trancher, le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus et a mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement ».

Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

L’ostracisme comme arme politique

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Comment peut-on se débarrasser d’un adversaire politique encombrant et gênant ? Dans un système manichéen, où le bien et le mal s’affronte, il n’y a rien de plus simple pour nos gouvernants d’utiliser les médias, acquis pleinement à la pensée unique, pour diaboliser un adversaire apte à les battre.

Les partis actuels dits de gouvernement sont devenus les maîtres de l’ostracisme. Jouant avec un certain talent et avec une bonne dose d’hypocrisie mais aussi de malhonnêteté intellectuelle le rôle émouvant des défenseurs de la démocratie et des valeurs de la République, notre oligarchie politique n’hésite pas quand ses intérêts sont menacés à sortir l’artillerie lourde en créant une hostilité collective contre les individus désignés comme dangereux pour l’idéologie dominante.
Systématiquement, le levier de l’émotion est employé lorsque la société mondialisée, sans-frontière et multiculturelle est attaquée dans ses fondements. Pour ceux qui ont la prétention de s’inscrire réellement dans le jeu démocratique en présentant aux peuples des idées politiques autres que celles défendues par notre élite apatride, la sanction est immédiate et les comparaisons les plus haineuses et les plus inacceptables sont automatiquement employées pour faire taire tout esprit d’opposition.
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L’Amalgame

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

À quand une assignation à résidence et une condamnation de Marine Le Pen pour apologie du terrorisme islamiste et intelligence avec Daech ?
Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête contre Marine Le Pen sur signalement du ministère de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, parce qu’elle avait publié sur son compte Twitter des photos des atrocités commises par l’EI. Elle répondait en cela à Jean-Jacques Bourdin qui s’est livré mercredi matin sur RMC et BFMTV à une nouvelle comparaison ignoble entre Daech et le FN avançant que la stratégie de l’un consiste à favoriser l’autre et parlant de « communauté d’esprit ».
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Marine Le Pen a aussitôt réagi sur Twitter : « Le parallèle fait ce matin par Jean-Jacques Bourdin entre Daech et le FN est un dérapage inacceptable. Il doit retirer ses propos immondes. » Elle a alors publié trois photos d’exécutions de l’EI avec le commentaire suivant : « Daech c’est ça ! ».
Avant de déclarer au Figaro :
« Ça suffit. Cela commence à bien faire. Si ces attaques sont désormais la ligne de BFM, puisque Ruth Elkrief a osé le même rapprochement (NDLR : voir notre interview de Gilbert Collard dans Présent du 15 décembre) il est temps que cela cesse. Je dis stop ! Nous avons été comparés à Hitler pendant des années, nous n’allons pas accepter cela une nouvelle fois. Sept millions de Français sont derrière le Front national. Ils ont droit à un minimum de respect. »

Manuel Valls est bien évidemment monté au créneau sur Twitter : « Monstrueuses photos. Mme Le Pen : incendiaire du débat public, faute politique et morale, non-respect des victimes ». Jusqu’à la dénonciation de Cazeneuve auprès de la plateforme Pharos de la direction centrale de la police judiciaire… 130 morts dans Paris il y a un mois, mais le vrai danger c’est le FN.
L’enquête préliminaire pour « diffusion d’images violentes » vise donc Marine Le Pen, mais aussi Gilbert Collard qui avait publié une photo d’exécution et commenté : « L’État socialiste, régime policier pour l’instant, tragi-comique : on laisse filer les terroristes et on persécute leurs pires ennemis ! »

La presse avait été « moins prude pour diffuser massivement la photo du petit Aylan » a rappelé Marine Le Pen en référence au petit garçon syrien échoué sur une plage turque, dont l’image avait été exploitée dans la plus totale indécence.

Qualifiant la réaction de Marine Le Pen d’hystérique, Jean-Jacques Bourdin, en roi des faux-culs qu’il est, n’a cessé de susurrer à ses auditeurs ces deux derniers jours : « J’ai trop de respect pour les électeurs du FN, je vous respecte trop mesdames et messieurs les électeurs pour vous insulter. » En effet ce sont eux qui font ses audiences.
Il sait parfaitement jouer habilement (de moins en moins il semble) sur les deux tableaux : inviter les responsables du Front national qui font exploser ses audiences, donner la parole à un électorat FN de plus en plus nombreux parmi ses auditeurs et combattre le Front national en bon militant médiatique (« l’homme libre » !) ainsi qu’il l’avait rétorqué à Mélenchon en 2014 alors que ce dernier lui reprochait d’inviter tout le temps le FN : « La parole qu’on a donnée au FN c’était une parole critique, les reportages qu’on a faits c’était justement pour critiquer ». On ne s’en serait pas douté…

Caroline Parmentier

Gilles Kepel: la montée du jihadisme et celle du FN sont « deux phénomènes qui se ressemblent »

17/12/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Gilles Kepel estime que le FN et l’État Islamique sont « deux phénomènes congruents, qui se ressemblent, dans les deux cas, il y a une inclusion de plus en plus faible ».
Quand le sociologue de service ressort l’amalgame FN/Daesh, on est sûr de voir ressortir de vieilles lunes marxisantes sur l’explication sociale de la montée aux « extrêmes ». Pathétique.

Publié le
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Quand Bourdin admet le racisme anti-blanc en direct

26/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Lors d’un débat animé consacré aux statistiques ethniques sur RMC, opposant Robert Ménard à Thomas Guénolé, l’animateur donne raison à Robert Ménard sur le racisme anti-blanc qui sévit dans les « quartiers ».

Le débat de jeudi dernier sur Bourdin Direct (RMC) semblait assez convenu : Robert Ménard et Thomas Guénolé s’opposant sur les statistiques ethniques, c’était du classique : Guénolé est contre et fait preuve de son habituelle mauvaise foi, expliquant qu’il est impossible de comptabiliser les Bretons qui ont perdu tout attribut « ethnique », Ménard prenant appui sur son expérience de maire pour expliquer que les responsables ont besoin de connaître le réel pour agir.

C’est au détour d’un échange assez vif sur les Français de papiers et l’assimilation que la perle sort. Robert Ménard parle des Français de papiers « ni des Français de langue, de culture, d’amour de ce pays… », souvent immigrés de seconde ou troisième génération,

Des gamins de 15 ans, 16 ans 17 ans, à l’école, je les vois à l’école, ils traitent de sales petits Français, les Français de souche, alors qu’ils sont autant Français qu’eux. Ca veut dire qu’il y quoi dans leur tête ? c’est ça que vous ne voulez pas voir.

Et Jean-Jacques Bourdin de répondre :

On le sait… mais on le sait, je ne dis pas le contraire, Robert Ménard.