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Front national : On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs - par Javier Portella

Front national : On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs – par Javier Portella

02/09/2014 – PARIS (via Polémia)
Dans Boulevard Voltaire Nicolas Bonnal, favorable au Front national, explique qu’à tout prendre il ne faut pas souhaiter… sa victoire car les banques et le pouvoir américain dresseraient « un mur, plus haut et plus électrifié que le Mur de Berlin ». L’essayiste espagnol Ravier Portella ne partage pas ce point de vue. Pour lui « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » et il faut accepter le principe d’un grand bouleversement. Au passage Portella rappelle que « toutes les révolutions que l’histoire a connues (qu’elles aient été vertueuses ou crapuleuses) se sont produites, d’abord, dans un seul pays qui, isolé, a dû faire face à des ennemis internes et externes ». Un texte à lire et à méditer. Polémia


Le 25 août – au lendemain de la Saint-Barthélemy, comme l’auteur le souligne avec intention– il est paru sur Boulevard Voltaire un article signé Nicolas Bonnal et intitulé « La victoire du Front national est-elle souhaitable ? » dont l’importance me paraît incontestable… même s’il me faut contester tout à fait ses conclusions.

Celles-ci mènent l’auteur, qui partage pourtant les vues du Front national, à souhaiter… sa défaite. Pour une seule raison : la crainte d’effaroucher nos puissants ennemis – les banques et le pouvoir américain –, qui dresseraient « un mur, dit-il, plus haut et plus électrifié que le Mur de Berlin » afin d’empêcher les bouleversements de politique, d’économie et de société qu’entraînerait la victoire du Front si celui-ci était conséquent, bien entendu, avec lui-même.

A suivre un tel raisonnement, nous sombrerions alors dans la paralysie la plus complète – pire : dans la servitude volontaire – jusqu’à la fin des temps. Ce n’est pas là l’intérêt de l’article. C’est dans ses prémisses.

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