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Eric Zemmour : « Mélenchon et Hamon ne sont plus de la même France »

23/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Le jeu est fini. Le jeu de rôles, le jeu de dupes, Le jeu de trompe-couillon, le jeu de Hamon et Mélenchon », estimait Éric Zemmour ce matin sur RTL, parlant d’un « jeu du plus-unitaire-que-moi-tu-meurs », autrement dit « le jeu parodique de la réactualisation du programme commun de l’union de la gauche, sauf qu’il n’y a plus de programme commun et qu’il n’y a plus d’union de la gauche » :

« Hamon et Mélenchon connaissent les rôles de Georges Marchais et de François Mitterrand sur le bout des doigts, mais le public a quitté la salle depuis longtemps. »

« Ni Hamon ni Mélenchon, ajoute Zemmour, n’avait jamais eu l’intention de retirer sa candidature ; ni Hamon ni Mélenchon n’a jamais cru un seul instant que l’autre se retirerait à son profit. Ces jeux tactiques font partie des poisons et délices de l’histoire de la gauche française. Enfin, poison plus que délice qui derrière le rideau des habiletés, des vanités, la réalité d’une discorde fondamentale qui s’appelle l’Europe. » Car la frontière entre les deux gauches, ajoute-t-il, « se situe quelque part entre Bruxelles et Berlin »

Si Jean-Luc Mélenchon « a tiré un trait sur ses illusions passées », s’« il a compris qu’il n’y avait pas de salut dans la zone euro », Benoît Hamon « croit, ou plutôt veut faire croire, qu’il est toujours possible de renoncer aux politiques définies à Bruxelles sans casser la zone euro » et « il nous refait le coup de Hollande en 2012, qui lui-même refaisait le coup de Jospin en 1997, qui lui-même avait pris ses leçons chez François Mitterrand ».

« Entre Hamon et Mélenchon, explique Eric Zemmour, la divergence sur l’Europe est la mère de tous les désaccords. […] Mélenchon est un laïc à l’ancienne, à la française, quand Hamon s’est converti dans sa ville de Trappes aux accommodements raisonnables avec l’islam. » Et de conclure :

« Mélenchon et Hamon n’ont plus les mêmes électorats, ne sont plus du même monde, plus de la même gauche, plus de la même France. »

Même pour faire barrage à Marine Le Pen ? Cela, Eric Zemmour ne le dit pas.

Avec Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique, par Thierry Dubois (Les Identitaires)

Dimanche 29 janvier se tenait le second tour de la primaire visant à désigner le candidat du PS. Il opposait Manuel Valls, ancien Premier ministre, et Benoît Hamon, ancien ministre de « l’Économie sociale » puis de l’Éducation. Ce duel aura permis de mettre en lumière l’évolution importante qui est en train s’opérer au sein de la gauche.

Valls et Hamon incarnaient deux lignes au sein du PS : l’une « républicaine » plutôt attachée à la laïcité, l’autre « post-républicaine » qui, par clientélisme électoral, cède aux revendications communautaires islamiques. En plus du rejet de la personnalité de l’ancien Premier ministre, la victoire de Benoît Hamon consacre la victoire d’un courant idéologique qui était jusqu’à présent minoritaire au sein de la gauche.

On peut au passage noter le parallélisme entre les primaires des Républicains et celles du PS : des deux côtés on trouvait un candidat se voulant intraitable (Valls et Fillon) contre un candidat se voulant accommodant (Hamon et Juppé) avec les revendications communautaires. Signe que la ligne de fracture liée à la question identitaire parcourt tout le spectre politique français.

La ressemblance n’est cependant pas complète, puisque dans le cas de la primaire de gauche, c’est « l’accommodant » qui a gagné ; il est vrai que Juppé, s’il faisait lui aussi des appels du pied grossiers aux musulmans – au point que les Frères musulmans ont appelé à voter pour lui sur les réseaux sociaux -, n’a pas particulièrement bénéficié de leurs voix. Il aurait du se souvenir que les musulmans avaient été 86 % à voter en faveur de François Hollande en 2012 [1].

Aux primaires socialistes par contre, ils se sont mobilisés massivement pour Benoît Hamon. À Trappes par exemple, la participation au deuxième tour était en hausse de 90 %. Est-ce étonnant dans une ville où 70 % de la population est musulmane [2], au point que certains l’ont renommée le « Trapistan » ?

La gauche de Benoît Hamon a bien compris tous les avantages qu’elle pouvait tirer du vote communautaire musulman. Alexis Bachelay, porte-parole du candidat Hamon, affiche sans honte sa promiscuité avec le Comité Contre l’Islamophobie en France (CCIF). Il s’agit de l’une des émanations de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), faux-nez des Frères musulmans. Il répond à leurs tweets [3], partage leurs publications Facebook [4] et assiste même à leurs dîners – payants – de soutien [5]. Quant à Hamon lui-même, il est « fier » d’avoir été surnommé « Bilal » et est allé manger un couscous pour fêter sa victoire. Il a même été qualifié par un ministre en exercice de « candidat des Frères musulmans » [6].

Complaisante envers l’islam et intransigeante quand il s’agit des crèches, renonçant à l’assimilation et œuvrant de fait pour le multiculturalisme, préférant les Français de papiers et même les étrangers au peuple historique de France, c’est bien une gauche « post-républicaine » qui a gagné dimanche avec Benoît Hamon.

Cette gauche déclare que « derrière ce mot communautarisme […] il y ait une volonté de dire que l’islam est incompatible avec la République. Ça n’est pas vrai ! » [7] Cette gauche va jusqu’à relativiser l’existence des zones interdites aux femmes, comme ce bar à Sevran qui a défrayé la chronique, en prétextant que « historiquement, dans les cafés ouvriers, il n’y avait pas de femmes… » [8]

Cette gauche pratique le clientélisme électoral le plus outrancier, en proposant un revenu universel. Qui en profiterait le plus, sinon les populations immigrées qui sont structurellement plus dépendantes des aides et plus au chômage ?

Pour le moment, aucun candidat n’avait pu arriver premier à gauche en s’accommodant du communautarisme islamique. La victoire de Benoît Hamon nous montre que cela est désormais possible.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/2013/07/08/01002-20130708ARTFIG00560-les-musulmans-de-france-votent-a-gauche.php

[2] www.valeursactuelles.com/societe/trappes-lislamisme-vaincu-la-republique-60974

[3] https://twitter.com/ABachelay/status/672106168685326336?ref_src=twsrc^tfw Marwan Muhammad alias @Marwan_FX est le Président du CCIF. Il a depuis effacé son Tweet de soutien, que l’on peut voir capturé ici : https://www.fdesouche.com/814419-quand-le-porte-parole-de-benoit-hamon-draguait-les-islamistes-du-ccif#

[4] https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1049328431779230&set=pb.100001062505441.-2207520000.1485280718.&type=3&theater

[5] https://twitter.com/ABachelay/status/469913166416052224?ref_src=twsrc^tfw

[6] http://www.rtl.fr/actu/politique/primaire-de-la-gauche-hamon-le-candidat-des-freres-musulmans-selon-un-ministre-7786904689

[7] http://www.lopinion.fr/video/phrase/benoit-hamon-l-islam-incompatible-republique-ca-n-est-pas-vrai-118856

[8] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/12/19/25002-20161219ARTFIG00236-cafes-interdits-aux-femmes-accuse-de-deni-hamon-se-justifie.php

La ruée vers Emmanuel Macron de tous les opportunistes

La gauche, par doctrine, ne croit pas aux hommes providentiels ; pour elle, c’est l’économie qui est le moteur de l’Histoire et non la volonté humaine. Voilà pourtant qu’après la désignation de Benoît Hamon comme champion de la gauche socialiste, les déçus de son camp ont pour le providentiel Emmanuel Macron les yeux de Chimène. Ils n’ont pas attendu un délai de décence pour abandonner celui que le suffrage des électeurs de gauche a plébiscité.

Ils sont députés et ne veulent pas périr dans le naufrage électoral annoncé. Ils ne se demandent pas quel est le meilleur, ou le moins pire, des candidats, mais à qui se raccrocher. Et peu importe que, se réclamant de la gauche depuis des décennies, ces socialistes prétendent se reconnaître en un homme qui ne se veut ni de droite, ni de gauche ! Face au risque de perdre leur circonscription, il ne faut pas faire le difficile ni ergoter sur la doctrine, ce sont là bavardages de soir de congrès quand il n’y a pas péril en la demeure électorale.

Les députés PS Gilles Savary et Christophe Caresche, dans une tribune libre, se sont chargés d’habiller de vertu cet opportunisme. Ils expliquent que les « conditions de soutien » à la candidature Hamon ne sont pas réunies et feignent d’espérer qu’elles le seront alors qu’ils ont déjà un pied chez Macron, il ne dépend que du feu vert de ce dernier qu’ils y mettent officiellement les deux.

L’ancien ministre de l’Economie ayant ouvert la porte d’« En marche », les élus en quête d’investiture crédible ne sont pas les seuls à s’y bousculer. Il y a aussi quelques vieilles gloires de la gauche médiatique qui y voient l’occasion d’une cure de jouvence avant leur fin de parcours définitive. C’est ainsi qu’on a vu le ralliement de Bernard Kouchner qui, pour briller de ses derniers feux, était devenu ministre de Sarkozy ; celui d’Alain Minc, dont la caractéristique inquiétante a été de toujours soutenir un candidat perdant et de l’inévitable Jacques Attali, conseiller du prince, de tous les princes, de gauche et de droite, prêt à offrir ses services à Macron dont il salue « l’audace et la raison ». Evidemment, on fait mieux en matière de renouveau et de rejet du système qu’avec ceux qui en sont les acteurs exténués depuis des décennies et veulent faire un ultime tour sur le manège médiatique, sauf si « En marche » veut aussi devenir le cimetière des éléphants socialistes.

On notera, au passage, que Macron ne laisse pas Cohn-Bendit indifférent, il a envie de le rejoindre a-t-il expliqué, mais il voudrait aussi soutenir le candidat écolo. Tempête sous un crâne ! Son dilemme va bientôt être tranché puisque le Vert Yves Jadot va sans doute rallier Hamon.

Mais, chez les libéraux également, on rejoint le sémillant quadragénaire. Là non plus, ce ne sont pas des perdreaux de l’année mais des seconds couteaux, des laissés pour compte de la chiraquie ou de la sarkozie, entre autres Renaud Dutreil, Serge Lepeltier, Corinne Lepage, Jean-Marie Cavada, Jean Arthuis, etc.

Inutile de dire que ces opportunistes de gauche, de droite, du centre, tourneront casaque et abandonneront Emmanuel Macron dès que les sondages ne seront plus aussi fastes pour lui. Ils retourneront alors à leur mangeoire habituelle.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 2 février 2017
sous le titre « La ruée vers Macron »

Benoit Hamon

Primaire de la gauche : le repoussoir Hamon

Manuel Valls aura donc bu la coupe de la défaite jusqu’à la lie ! Entre les deux tours de la primaire, il avait appelé les sympathisants de gauche à voter davantage le 29 janvier, il croyait que c’était-là son salut, la réserve de voix qui lui eût permis de rattraper son retard. Las ! Il y a eu 20 % d’électeurs en plus, mais ils se sont mobilisés pour être sûrs que l’ancien Premier ministre soit bel et bien éliminé, Hamon l’a donc écrasé, 59 % contre 41 %, le score est sans appel. C’est la grande victime d’un week-end pourtant faste pour notre pays : l’équipe de France de handball est championne du monde, Miss France est devenue Miss Univers mais Manuel Valls, lui, a tout perdu.

Ce n’est pas seulement l’ex-chef du gouvernement que les électeurs ont violemment rejeté, c’est François Hollande dont Valls n’était que la doublure, c’est donc aussi le bilan d’un quinquennat calamiteux. Les frondeurs qui, chaque jour, instruisaient le procès du pouvoir, minoritaires au Parlement, sont majoritaires dans l’électorat de gauche. Hamon était leur candidat, il est maintenant celui du PS.

Pendant trois mois, on va donc voir le parti socialiste soutenir un homme qui n’a cessé de dénoncer la politique gouvernementale, que ce même PS défendait. Et que dire des ministres, censés, eux aussi, être solidaires de la politique sociale libérale qui est celle de François Hollande sans pouvoir, pour autant, désavouer le candidat de leur parti ? Myriam El Khomri, ministre du Travail, investie à Paris, va-t-elle soutenir le candidat du parti dont elle porte les couleurs et qui a inscrit à son programme l’abrogation de la loi… El Khomri ? La situation est ridicule ! Le responsable, c’est François Hollande qui, en reniant ses promesses, a laissé prospérer la dissidence au sein de son propre camp. Il s’en lave les mains, maintenant. Sa seule et amère consolation est de penser que c’est lui qui, dimanche soir, aurait pu être à la place du mort, en l’occurrence Manuel Valls.

A quoi bon respecter la discipline d’un parti à l’agonie ? C’est pourquoi l’hémorragie au profit d’Emmanuel Macron s’accélère. Déjà, avant le scrutin, une cinquantaine de députés invoquait « un droit de retrait » en cas de victoire de Benoît Hamon. Ce droit-là, c’est celui dont les salariés se réclament pour cesser le travail en cas de danger. Le danger, pour ces élus, c’est de perdre leur siège s’ils se rangent sous la bannière utopique du candidat officiel. Ils migrent donc vers Emmanuel Macron. Depuis dimanche soir, les ralliements se multiplient, c’est le canot de sauvetage du Titanic socialiste. Au mieux, ceux qui resteront au PS seront les muets du sérail et ne lèveront pas le petit doigt pour aider le candidat dans sa campagne, à l’image du jeune pré-retraité Manuel Valls. Néanmoins, incapable de rassembler au sein de son propre parti, Benoît Hamon, en un appel dérisoire et surréaliste, invite l’écolo Yann Jadot à le rejoindre et Mélenchon de la France insoumise à se soumettre… François Fillon, dont la descente aux enfers continue, n’a plus qu’un seul motif de se réjouir, c’est de voir Benoît Hamon en champion du PS, il ne pouvait imaginer meilleur repoussoir.

Guy Rouvrais

Entretien paru dans Présent daté du 31 janvier 2017

Primaire à gauche : Benoît Hamon décroche le premier rôle dans la tragi-comédie du PS

Source : Boulevard Voltaire – « Clap de fin pour les primaires, qui n’ont rempli aucun de leurs objectifs »

Ce dimanche soir, le rideau est tombé sur le dernier acte des primaires de la gauche. Comme il fallait s’y attendre, c’est Benoît Hamon qui décroche le premier rôle dans la tragi-comédie qui s’annonce pour le Parti socialiste dans les mois à venir. Le piètre bilan de Hollande et Valls ne pouvait être mieux sanctionné. Il est vrai que, pour les organisateurs de cette primaire, les défis étaient nombreux. Tout d’abord, il fallait crédibiliser le parti aux yeux d’un public qui n’a cessé de l’abandonner au cours de ces dernières années. Ensuite, il convenait de donner du poids au candidat choisi pour la présidentielle, pour affronter, à gauche, Mélenchon et Macron. Enfin, il était indispensable de faire émerger une ligne politique claire et cohérente, à même de permettre la reconstruction de la maison socialiste.

Force est de constater qu’aucun de ces objectifs n’a été atteint. En effet, sur le premier point, le faible taux de participation du premier tour, mais surtout les soupçons de tricherie qui ont été soulevés à l’intérieur même du parti, ont largement obéré la portée de la consultation. Et ce n’est pas le faible sursaut du second tour qui sera de nature à faire oublier ce qui restera inscrit comme un échec flagrant. Les électeurs de gauche désertent en masse, et livrent leur mouvement à une lente agonie.

Sur le second point, même si Hamon distance son concurrent de manière significative, ce score ne suffit pas au désormais champion de la gauche pour la présidentielle pour qu’il s’affirme comme le porteur d’un courant susceptible de rallier une majorité de Français en avril et mai prochains. Bien plus : les critiques émises dans son propre camp quant au contenu de ses propositions utopiques ont fini de le fragiliser et lui interdisent d’espérer compter dans l’élection présidentielle.

Enfin, sur le troisième point, il apparaît comme une évidence que le programme défendu par le député de Trappes ne saurait constituer une base suffisamment partagée chez les socialistes pour pouvoir reconstruire le parti de la rue de Solférino.

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Revenu universel ? – Entretien avec Eric Verhaeghe

La question du revenu universel revient souvent dans les débats de la présidentielle. L’enthousiasme ou la répulsion qu’il suscite semblent basés sur une incompréhension ou une méconnaissance de ce concept. Eric Verhaeghe, que nous avions interrogé lors de la parution de Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera (Présent du 25 février 2016), livre où il aborde la question, nous donne quelques clés pour mieux saisir les enjeux de ce fameux revenu.

— Dans votre livre, vous écriviez que le revenu universel est « l’avenir de la Sécurité sociale ». Pouvez-vous nous rappeler les caractéristiques de ce dispositif tel que vous le concevez ?

— Il me semble qu’il existe un malentendu curieux sur le revenu universel tel qu’il est promu par certains « libéraux ». Ceux-ci veulent ajouter une sorte de nouvelle prestation sociale, dont le coût est colossal, et qui bénéficierait à tout le monde. De mon point de vue, c’est une erreur de sens : le revenu universel ne doit pas s’ajouter aux prestations sociales existantes, et en particulier à la sécurité sociale, mais il doit la remplacer. Au lieu d’ajouter 400 milliards aux près de 1 000 milliards de prélèvements publics existants, il vaut mieux transformer les 600 milliards qui financent l’offre sociale (notamment l’offre médicale) en 600 milliards d’allocation universelle qui permettraient aux Français de souscrire aux contrats d’assurance sociale de leur choix. L’utilisation de ces 600 milliards serait exclusivement réservée à la souscription de contrats de protection sociale. On évite ainsi l’effet « paresse ». Le revenu universel ne sera pas versé pour acheter des téléphones portables ou des voitures, mais pour que chacun assure sa propre protection. La mesure est éminemment responsabilisante.

— Ce n’est donc pas une incitation à ne plus travailler et à se laisser vivre – objection qu’on entend souvent ?

— Eh non, puisque l’argent n’ira pas directement dans la poche des assurés et ne pourra être utilisé pour des babioles. Il sera fléché vers la protection sociale. Simplement, au lieu de subir une sécurité sociale déresponsabilisante comme aujourd’hui (avec cette fameuse phrase qu’on entend dans le métro : « J’ai droit chaque année à X jours de congé maladie », ou cette conviction ancrée dans certaines campagnes selon laquelle la sécurité sociale doit rembourser le taxi des malades jusqu’à l’hôpital), les Français devront faire un choix individuel réfléchi pour satisfaire à leur obligation d’assurance.

— Marc de Boni, journaliste au Figaro, écrit que la proposition d’un revenu universel se situe « à la jonction de la vision marxiste et de la pensée libérale ». Cela vous paraît-il juste ?

— Il me semble que le revenu universel est d’abord une idée libérale. Les marxistes l’ont volontiers repris à cause du malentendu introduit par certains « libéraux », pour qui le revenu universel est un outil de lutte contre la pauvreté. Sous l’expression « revenu universel » coexistent deux notions distinctes : d’un côté, la vision libérale d’une redistribution égalitaire d’une partie du PIB pour que chacun soit protégé, de l’autre, une vision plus marxiste selon laquelle le revenu universel est un outil nouveau et supplémentaire de lutte contre la pauvreté.

Propos recueillis par Samuel Martin

Entretien paru dans Présent daté du 28 janvier 2017

Benoit Hamon

« Ben Hamon » est-il le candidat des Frères musulmans ?

25/01/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: La tactique qui, dans le camp LR, a contribué à éliminer « Ali Juppé » face à Fillon reprend-elle du service, au PS et contre « Ben Hamon » cette fois ? Toujours est-il que les bons « amis » que ce dernier compte au Parti socialiste ne le ratent pas. Libération rapportait ainsi mardi dernier les propos d’un ministre proche du candidat Valls, qui, « sous couvert d’anonymat », déclarait ex abrupto : « Hamon est le candidat des Frères musulmans. » Après Stéphane Gros ou encore Malek Boutih, c’était au tour de Valls soi-même de sonner la charge, déclarant : « Oui, il y a des ambiguïtés, il y a des risques d’accommodement de la part de Benoît Hamon avec l’islamisme radical. »

C’est une allusion au commentaire de Benoît Hamon suite à un reportage de France 2 – entre autres – qui montrait les interdits dont sont victimes les femmes dans l’espace public des banlieues de l’immigration. « Historiquement, dans les cafés ouvriers, il n’y avait pas de femmes », a soutenu, contre l’évidence, celui que les réseaux sociaux ont rebaptisé « Ben » Hamon. « Arrêtons de faire de l’islam un problème de la République, a-t-il martelé, affirmant souhaiter « des accommodements, qui, dans le respect de la laïcité et des principes de la République, permettront à l’islam en France de trouver une place semblable à celle des autres religions ».

Hamon a fait de Trappes sa vitrine, une ville appelée le Molenbeek français par Valeurs actuelles, au grand dam de « Ben Hamon », et dont les marqueurs de radicalisation sont frappants. En juillet 2013, la ville avait été la proie de violentes émeutes ethnico-confessionnelles après le contrôle policier d’une femme entièrement voilée. Depuis, entre soixante et quatre-vingt « jeunes » sont partis faire le jihad en Syrie. Des faits inquiétants que « Ben Hamon » s’emploie à banaliser. Pour un membre de l’opposition LR au conseil municipal de Trappes : « Hamon est dans une logique boutiquière. Il traite la communauté musulmane comme une clientèle électorale. »

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Hamon et Valls, c’est un peu Corbyn et Blair »

24/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après que le premier tour de la primaire de la gauche a désigné ses finalistes, Manuel Valls et Benoît Hamon, Eric Zemmour y a vu ce matin sur RTL une correspondance avec le Parti travailliste britannique : « Do you speak english ? Le Parti socialiste parle anglais mais ne le sait pas, ne veut pas le savoir. Il croit être l’héritier du parti d’Épinay, fondé par François Mitterrand en 1971, alors qu’il est devenu une copie du Parti travailliste britannique. »

« Manuel Valls, c’est Tony Blair, poursuit l’éditorialiste, mais il en a honte aujourd’hui, alors qu’il en était si fier naguère. Il imitait son style direct, son obsession de la com, son souci de l’efficacité, son respect de l’ordre, son rejet de la culture de l’excuse, son libéralisme, son culte de l’ouverture au monde, sa modernité, sa proximité décomplexée avec le patronat, son goût de la transgression son mépris des tabous de la gauche. »

« Au début de cette campagne des primaires, se gausse Eric Zemmour, [Valls] a essayé de se travestir en socialiste à l’ancienne, en roi de la synthèse à la Hollande, et le costume lui allait aussi bien que des lunettes roses à un canard. Il l’a compris mais un peu tard. »

Selon lui, le combat du second tour face à Hamon « va l’obliger à jeter ce costume de carnaval à la poubelle et à redevenir le vrai Valls ». Mais c’est sans doute trop tard, le « moderne » est déjà « désuet ». Car outre-Manche, Jeremy Corbin a succédé à Tony Blair à la tête du parti.

Et « Corbyn, c’est le travaillisme à l’ancienne, classe contre classe, anti-capitaliste, anti-mondialisation, anti-occidentaliste même. Un pacifiste, un tiers-mondiste, un  multiculturaliste, un anti-sioniste militant », décrit Éric Zemmour.

Selon lui, « cette campagne des primaires a révélé le Jeremy Corbin français en la personne de Benoît Hamon », qui « a coché toutes les cases », « ne reculant devant aucune démagogie ». Comme Corbyn, il « a rassemblé les jeunes diplômés prolétarisés des centres urbains et un électorat de banlieues ». Il a aussi « réussi dans les urnes la jonction dont rêvaient en vain les agitateurs de Nuit Debout ».

Valls, Hamon : la primaire des perdants

Manuel Valls, défait au soir des primaires de la gauche, a annoncé « un choix clair » pour le second tour entre lui et son vainqueur, Benoît Hamon, et il a raison. Un choix on ne peut plus clair est offert aux électeurs de gauche : quel perdant voulez-vous ? Car, contrairement à ce que prétend l’ex-Premier ministre, l’alternative n’est pas entre « une défaite assurée » avec Hamon et une « victoire possible » avec lui, mais entre deux échecs probables, si ce n’est certains.

Un sondage dimanche soir confirme tous les précédents effectués durant la campagne : le candidat issu de cette primaire, quel qu’il soit, arriverait en cinquième position lors de la présidentielle. Le dernier résultat donne Valls à 9 % et Hamon à 8 % au premier tour, ce qui les exclut l’un et l’autre du second. Montebourg appelle à voter pour Hamon, c’est-à-dire celui que son directeur de campagne appelait « le candidat Carambar », lui-même qualifiant son concurrent de gauche d’« irresponsable. » Effacé tout cela pour abattre l’adversaire commun, Valls rassemble bel et bien, mais contre lui !

La gauche dite de gouvernement et la gauche utopique sont également rejetées par les électeurs, la distinction étant d’ailleurs artificielle. Hamon n’a-t-il pas, pendant plus de deux ans, cogéré le pays avec la gauche « réformiste » approuvant la rigueur et la trique fiscale infligées aux Français au nom du réalisme et d’une saine gestion sociale-libérale ? Et Valls n’est-il pas utopique à sa manière, en croyant pouvoir défendre le bilan d’un quinquennat jugé à ce point indéfendable par son principal artisan, François Hollande, qu’il a dû renoncer à être candidat pour l’assumer lui-même ?

Le débat entre les deux tours, ce sera l’hôpital affrontant la charité, ou la bataille de deux aveugles dans un tunnel. Valls espère pourtant se refaire à cette occasion et il suppose que ceux qui ne se sont pas déplacés le 22 janvier seront là le 29 pour voler au secours de son esquif en perdition. Pourquoi se déplaceraient-ils davantage pour arbitrer un affrontement perdant-perdant ? D’autant qu’au premier tour, il n’y a pas eu entre 1,5 et 2 millions de participants, comme annoncé mensongèrement, mais autour de 1,3 ; or, en deçà de 1,5 million, le premier secrétaire du PS avait indiqué que ce serait un échec. Le 29 janvier s’annonce comme un double échec : qui est prêt à se déplacer pour sauver le soldat Valls en déroute, dont le ton martial n’abuse plus personne ?

Il feint néanmoins de croire qu’il pourrait être élu président de la République, à moins qu’il y croie vraiment, ce qui serait pire. Le plus réaliste, finalement, serait donc Hamon qui, commentant sa relative victoire, cherchait ses mots, comme dépassé par l’événement, il ne jouait pas la présidentielle – il n’y fit quasiment aucune allusion dans son bref discours – mais la reconstruction du parti avec lui à sa tête. Le voilà sur le point devenir son candidat malgré lui ! Les vrais vainqueurs de cette primaire ne sont pas au parti socialiste, ce sont Mélenchon et Macron qui en seront d’abord les ramasse-miettes avant de s’y substituer, incarnant chacun un des clans qui n’ont plus grand-chose en commun.

Guy Rouvrais

dans Présent daté du 24 janvier 2017

Primaire à gauche. Après la gifle, la claque pour Manuel Valls !

23/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de gauche avec 35%. L’ancien Ministre de l’éducation nationale, devance Manuel Valls (31,56%) et Arnaud Montebourg (18%).

Manuel Valls se trouve désormais dans une position délicate et pourrait être victime à son tour de la sanction faite aux sortants tels Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore Cécile Duflot.

Le slogan « Sortez les sortants » semble bien toujours d’actualité.



Primaire à gauche. Après la gifle, la claque… par leparisien

Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.
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Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


Publié le

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut en finir avec cette idée « inacceptable » de « Français de souche »

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Luc Mélenchon ne voit-il pas que cet acharnement contre les mots « Français de souche » est à la fois profondément insultant et irrationnel ?

Benoît Hamon et 35 députés veulent profiter de la révision constitutionnelle pour remettre sur le tapis, à travers un amendement, le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.
Aussitôt, Jean-Luc Mélenchon a ouvert les volets et montré sa tête à la fenêtre comme un coucou alsacien, pour twitter : « Bravo @Benoît Hamon ! Il est temps d’en finir avec cette idée “inacceptable” de “Français de souche” ».

Dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, les mots de « Français de souche » reviennent avec une régularité de métronome. Inutile de faire des statistiques, c’est l’homme politique qui les prononce le plus. Tous les prétextes sont bons, même les plus éloignés de la question. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.
De la rage, en effet, avec en général deux variantes : le « Français de souche » n’existe pas ou – c’est ce qu’il tweete, aujourd’hui – l’idée de « Français de souche » est inacceptable.
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