Tag Archives: Belle et rebelle

Une église aux portes ouvertes, par Marie Vermande

Une église aux portes ouvertes, par Marie Vermande

Imaginez que vous marchez dans la rue, obnubilée par vos pensées coutumières. Vous êtes pressée et quelque peu contrariée : vous pensez à toutes ces factures que vous devez payer, à votre salaire qui n’est toujours pas tombé, à la quantité incroyable de choses que vous devez faire les prochaines heures, à votre dossier que la CAF a perdu et que vous devez recommencer de A à Z… Bref, rien de très réjouissant.

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Rebelle… Petite mise au point par Marie Vermande

Rebelle… Petite mise au point par Marie Vermande

Certains s’insurgent lorsque j’ose employer ce terme. L’on voudrait m’interdire d’utiliser ce mot, à moi et à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la société actuelle. On nous accuse d’être arriérés, conventionnels, nostalgiques du passé, et fermement opposés à tout changement, à tout progrès… Et assez vite le verdict tombe « Non, vous n’êtes pas des rebelles, mais seulement des réactionnaires » (tout autre mot se terminant en “iste” ou “phobe” est valable aussi !)

Comme il m’arrive régulièrement s’agissant de querelles de mots, je me suis aussitôt penchée vers le dictionnaire, pour en avoir le cœur net : “Qu’est ce qu’un rebelle, au fond, et qui a le droit de s’affirmer comme tel ?”

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[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

En cette période de rentrée des classes mesdames, mesdemoiselles, (si vous ne voulez pas mourir d’une syncope foudroyante) le petit conseil de Belle et Rebelle : fuyez !!!

Fuyez les grandes surfaces où la guerre du protège-cahier vert et du rapporteur est lancée. Les queues commencent à mi-rayon. L’ambiance fait penser à un pogo dans un mauvais concert de death métal. Les heureux bénéficiaires de l’allocation rentrée sont amassés comme des furieux, on en arriverait à demander de la diversité : pas grand chose, juste deux ou trois familles françaises de souche…

Préférez les intérieurs cosys des petites papèteries ou librairies. En plus de lutter contre la société de consommation et les grands trusts, vous pourrez en toute simplicité survivre à des courses. De toute façon,vous y consommerez toujours moins que dans l’un des temples de la consommation et ça vous coutera moins cher.

Fuyez les centres commerciaux où le moindre « j’étais avant vous » vous met dans un état de crispation sans précédent. Tout y est hors de prix, des crêpes aux toilettes.

Préférez les friperies et commerçants de votre quartier, chez qui vous trouverez des petits trésors cachés.

Fuyez les écoles publiques ! Il est douloureux ce constat et pourtant… L’Éducation nationale nous renvoie tel un miroir le reflet de plus de 30 ans de politique désastreuse sur tous les plans : celui de la morale, de l’institution, de l’instruction, de l’éducation, de la culture et de l’immigration !

Je sais pertinemment que la plupart d’entre nous n’ont pas les moyens de faire autrement, mais réunissez vos forces entre familles et bâtissez. Bâtissez des écoles libres pour nos enfants, à la maison ou ailleurs.

Fuyez la salle de sport pleine à craquer de gens pleins de nouvelles bonnes résolutions de rentrée.

Préférez attendre un petit mois vous verrez elle sera vidée de moitié (tout comme les bancs de la fac d’ailleurs), ou alors optez pour le sport en plein air.

C’était Belle et Rebelle pour une rentrée nickel !

Diane Fischer

[box class= »info »] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle, « Les conseils de la Rédaction ». [/box]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »

[box class= »info »]Interview reproduite avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute.[/box]

« Belle et Rebelle », c’est le webzine qui monte en prônant un féminisme identitaire pour les femmes normales. C’est pêchu, insolent et drôle. Ça marche tellement que même les hommes en sont fans ! Rencontre avec sa directrice, Louise Demory.

[question]Minute : À quoi sert Belle et rebelle (B&R) ?[/question]

[answer]Louise Demory : Pour vous donner une image, B&R vous sert à choisir le bon vernis pour partir en manif’ ! C’est un subtil mélange de futilités toutes féminines et de sérieux, face à la dégradation de notre société. Et c’est avant tout une alternative, car le site a été crée par des filles et pour des filles qui ne se retrouvaient pas dans la presse féminine mais voulaient en – tendre d’autres sons de cloche que ceux fournis à travers les lignes éditoriales étriquées et identiques de titres pourtant surabondants. Nous pensons que le féminisme « de maman » et d’Elisabeth Badinter est totalement largué par les nouveaux enjeux. Les féministes de papier glacé ont une guerre de retard et s’aveuglent à bon compte sur ce qui pose vraiment problèmes aux femmes actuelles.[/answer]

[question]C’est-à-dire ?[/question]

[answer]C’est-à-dire que la prise en compte des nouveaux enjeux les obligerait à s’attaquer à des problèmes qui feraient imploser leur logiciel politique configuré sur la vieille opposition droite-gauche. Elles vivent dans un monde où le mondialisme a encore une connotation positive, alors que depuis dix ans, les classes moyennes et les plus pauvres en subissent les effets pervers – dans leur caddie comme dans leur quartier. Cela les forcerait à dénoncer, pêle-mêle, l’ultralibéralisme économique qui appauvrit les familles ; l’ultralibertarisme moral qui, sous couvert de modernité, bousille la vie des couples ; mais aussi l’islam et l’immigration de masse qui tentent de nous imposer, à travers le communautarisme, des modes de vie qui ne sont pas les nôtres. Et qui risquent de changer, c’est le moins que l’on puisse dire, la vision de la femme européenne traditionnelle ![/answer]

[question]Quel est votre public ?[/question]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »[answer]Ce sont toutes celles qui refusent d’ingurgiter la soupe actuelle. Celles qui pensent que la rappeuse Diam’s ne les représente pas ; celles qui ont sauté les quarante pages du dossier « minceur/ horoscope » dans le dernier « Elle » ou « Grazia » ; celles qui refusent que Clémentine Autain parle en leur nom ; celles qui ne veulent pas être converties aux idéaux féministes – dont on peut juger le bilan aujourd’hui – et encore moins aux religions venant d’ailleurs.[/answer]

[question]Quels sujets abordez-vous ?[/question]

[answer]Tous ceux qui peuvent intéresser les femmes « normales ». B&R, c’est d’abord un angle que l’on ne retrouve pas ailleurs, le porte-voix de ces femmes que l’on croit inexistantes parce qu’on ne les entend pas. On pourra s’y inquiéter de la montée de l’islam en France, y lire qu’une femme au foyer n’est pas la dernière des gourdes ou visionner des entretiens de femmes « rebelles » à leur époque : l’éventail est large, de la féministe laïque Christine Tasin à Fanny et Mathilde, les jeunes femmes qui ont fait le tour d’Europe à pied, en passant, bientôt, par Frigide Barjot, la plus dingue de toutes les catholiques traditionnelles… On parle de sexe aussi, mais de manière marrante et pas comme dans les médias habituels. Nous essayons de véhiculer une philosophie plus positive, moins mortifère que dans le reste de la presse dite « féminine ».[/answer]

[question]Que reprochez-vous à cette presse féminine ?[/question]

[answer]Cela tient en deux mots, justement : « presse » ET « féminine »… C’est la double peine ! Et lorsqu’ils disent féminine, comprenez féministes. La presse en France est moins crédible que le journalisme à Pyongyang !

Plus précisément, je lui reproche un conformisme malhonnête, teinté d’un consumérisme malsain ; je lui reproche d’être prisonnière du prêt-à penser généralisé en France aujourd’hui. Et je lui reproche surtout de répandre l’ennui à grande échelle. Après 30 ans de féminisme, on peut espérer meilleure condition pour les femmes que l’esclavage salarié, le look de Beauvoir et l’hystérie d’Isabelle Alonso.[/answer]

[question]Pensez-vous qu’il puisse exister une presse féminine à la fois commerciale et non conformiste ?[/question]

[answer]Je le pense, je le souhaite et je le fais ! On peut lire, sur B&R, des choses que l’on ne lit nulle part ail leurs. Et évidemment, ni pub, ni culpabilisation ! Notre magazine Internet est totalement gratuit : on ne va pas vous proposer d’acheter des crèmes de beauté à 900 euros simplement parce qu’un annonceur publicitaire nous paie pour cela.[/answer]

[question]Plus largement, que faire pour les femmes soucieuses de lire une presse les concernant tout en y trouvant une valeur morale, intellectuelle – voire politique – ajoutée ?[/question]

[answer]Ne plus se taire et agir. Internet montre qu’il existe un nombre considérable de femmes qui ne se retrouvent plus dans ce à quoi on veut les forcer à s’intéresser. Il faut exprimer son mécontentement de manière massive : les journaux les moins stupides comprendront qu’ils ne pourront faire l’impasse sur ce lectorat et en tireront une logique commerciale naturelle : ils leur donneront ce qu’elles veulent – ou à peu près… Pour le reste, Internet permet de grandes choses : un simple blog, quelques vidéos amateurs, un site, quelques réseaux sociaux. Toute rebelle peut et doit participer. Et surtout, arrêter de consommer la presse dite « grand public » qui, à proprement parler, « corrompt la jeunesse » – et aussi la vieillesse, si je puis me permettre ![/answer]

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class= »warning »]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 31 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

« Contre le féminisme “de maman”, pour un féminisme marrant et identitaire »