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La Turquie multiplie les provocations à l’encontre de la Russie

16/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Deuxième incident naval en 24 heures : des bateaux civils venus de Turquie effectuent des manœuvres dangereuses contre des navires russes.

Multiplication de provocations, tests de la fermeté de la marine russe ou succession de bourdes ? Tout laisse à penser que la multiplication des incidents entre navires turcs et russes ne doit rien au hasard.
Hier, en mer Égée, un chalutier turc s’est approché à environ 600 mètres du destroyer russe Smetlivy, obligeant l’équipage, après de multiples appels radio et visuels, à tirer des coups de semonce pour stopper la course du bateau de pêche turc. La Turquie a d’ailleurs annoncé suite à cet incident que « sa patience avait des limites », estimant la réaction russe disproportionnée. Côté russe, on estime au contraire que la tension entre les deux pays justifie les mesures prises, par ailleurs en plein accord avec le droit international.
Aujourd’hui, c’est un navire de commerce en provenance de Turquie qui a entravé la marche d’un convoi russe en mer Noire.
Deux installations gazières étaient déplacées vers une nouvelle zone d’exploitation à l’entrée des eaux territoriales russes. C’est alors qu’un vaisseau naviguant sous pavillon turc a croisé la route du convoi, « Agissant en violation des règlements internationaux pour prévenir les collisions en mer et des conventions de navigation généralement reconnues, le vaisseau turc n’a pas laissé passer le convoi naviguant perpendiculairement et essayé de s’arrêter sur son chemin, provoquant une situation de collision », a fait savoir Chernomorneftegaz dans un communiqué ajoutant que le capitaine du bateau turc gardait le silence malgré les tentatives d’entrer en contact par radio.
Un croiseur russe est intervenu pour chasser l’intrus tandis qu’un remorqueur venait au secours du convoi particulièrement peu manœuvrable.

La Turquie, qui a abattu un bombardier russe voilà trois semaines, est entrée illégalement en Irak il y a quelques jours, qui frappe sur les Kurdes au lieu d’attaquer Daesh — qu’il soutient en sous-main —… est en train de devenir un fauteur de guerre de première importance. Rappelons que c’est ce même pays que Merkel et l’UE veulent faire rentrer dans l’Europe de Bruxelles.


Crédit photo : Tostan via WikiCommons (CC) = destroyer Smetlivy

Goélette Tara : le tour de l'Arctique pour étudier l'écosystème

Goélette Tara : le tour de l’Arctique pour étudier l’écosystème

25/04/2013 – 18h30
LORIENT (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Le 19 mai, la goélette (photo) lèvera l’ancre pour une nouvelle expédition scientifique. Ce grand voilier quittera Lorient pour rejoindre l’océan Arctique. Elle effectuera autour de celui-ci un parcours de 25.000 kilomètres afin d’étudier en particulier le plancton, premier maillon de la chaîne alimentaire des océans.

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Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Image ci-dessus : Iles Marshall, un des principaux pavillons de complaisance.

30/09/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) – Sale temps cette semaine pour les pétroliers pollueurs. Alors que la Cour de cassation a confirmé mercredi dernier la responsabilité du groupe Total dans la marée noire provoquée par l’Erika en 1999, la veille le tribunal correctionnel de Brest avait condamné le capitaine biélorusse d’un navire battant pavillon des Iles Marshall et son propriétaire, la société Latvian Shipping Company Shipmanagement, à 800.000 euros d’amende pour un dégazage sauvage effectué au large du Finistère en mai 2011.

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France

Un nouveau paquebot France en 2015 ?

20/07/2012 – 12H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Rien n’est acquis, mais tous les espoirs sont permis : le projet de construction d’un paquebot de luxe dénommé « Le nouveau France » semble en bonne voie. Reste à rassembler 400 millions d’euros pour donner naissance à un navire exceptionnel.

Après une phase d’études préparatoires financée par une centaine de souscripteurs, le promoteur du projet du Nouveau France, Didier Spade a annoncé qu’il comptait commencer à rassembler les 400 millions d’euros nécessaires. Le projet n’est pas une élucubration. Armateur de bateaux de croisière fluviale à Paris, Didier Spade descend d’une famille de célèbres décorateurs de paquebots. Il a réuni autour de lui un groupe d’amateurs de beaux navires. Car la passion tient manifestement plus de place que la cupidité dans le projet.

Les paquebots contemporains ont tendance à ressembler à d’énormes boîtes flottantes. Avec son projet de Nouveau France, Didier Spade voudrait créer un navire exceptionnel, « en rupture totale avec l’architecture actuelle de ses congénères » comme l’avait été le France en son temps. Les esquisses visibles sur le site web Le Nouveau France (copie d’écran en Une) répondent bien à cet objectif !

Le projet est apparu au grand jour en 2009, lors de la vente aux enchères des souvenirs du paquebot France. Didier Spade avait tenté d’acheter le nez du France. Il avait dû s’incliner devant l’enchère de 273.200 euros présentée par le promoteur Jean-Pierre Véron. Celui-ci avait cependant accepté de laisser la relique au port de Grenelle à Paris ; c’est là, non loin de la Tour Eiffel, qu’a été ouvert L’Atelier du France, un endroit très chic consacré à la préparation et à la promotion du projet. Une maquette du futur navire y est exposée.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire espèrent évidemment se voir confier la construction, eux qui gardent la nostalgie du France, lancé en 1960. « Travailler à la conception du successeur du mythique transatlantique est enthousiasmant », déclare le directeur commercial des Chantiers STX de Saint-Nazaire. « Nous avons confiance dans la réussite de ce projet ambitieux et innovant. Nous le soutenons actuellement en lui apportant toute notre expertise technique. » Les Nazairiens croisent les doigts.

Le Nouveau France est présent sur Facebook

Tonnerres de Brest 2012 : la grande fête européenne de la mer

Tonnerres de Brest 2012 : la grande fête européenne de la mer

14/07/2012 – 12h00
BREST (NOVOpress Breizh) –
Tous les quatre ans depuis deux décennies, Brest est le cadre d’une fête navale traditionnelle hors normes. L’édition 2012, désormais baptisée « Tonnerres de Brest », s’annonce comme l’une des plus importantes du genre dans le monde.

Les grandes fêtes populaires bretonnes ne détestent pas la pluie. Comme le Festival Interceltique 2011, les Tonnerres de Brest 2012 sont copieusement arrosés. Ce qui ne devrait pas dissuader des centaines de milliers de participants de converger vers les quais du port jusqu’au 19 juillet. D’autant plus que la manifestation fête ses années ses 20 ans : c’est en 1992 que Le Chasse-Marée (dont on ne soulignera jamais assez le rôle qu’il a joué dans le réveil de la culture maritime en Bretagne) a pour la première fois organisé à Brest un rassemblement de bateaux traditionnels.

Les Tonnerres de Brest 2012 entendent respecter les principes de ses fondateurs : c’est avant tout une fête de marins ouverte aux terriens. Brest veut s’imposer comme la capitale européenne de la mer et des activités nautiques ; le succès médiatique et populaire de cette manifestation hors pair y contribue assurément. Deux mille bateaux de tous types – goélettes, cotres, lougres, etc. – seront présents. Ainsi que le président de la République, apparemment séduit par sa récente croisière à bord du SNLE Le Terrible.

Tonnerres de Brest 2012 : la grande fête européenne de la mer

Cliquer sur la photo pour l’agrandir

La Hollande, l’autre pays du canotage, sera là en force, mais les nations invitées sont cette année au nombre de cinq : Mexique, Russie, Norvège, Maroc, Indonésie. L’immense Russie est spécialement bien représentés avec les quatre-mâts barques Sedov et Kruzenshtern (photo), plus grands voiliers du monde, un destroyer et le formidable brise-glace Sankt Peterburg.

Tous les renseignements sur Les Tonnerres de Brest 2012 sont disponibles sur le site web très complet mis en place par l’organisation.

Crédit photo : Żeglarz, domaine public.

Les bateaux-prisons, un marché d'avenir pour Saint-Nazaire ?

Les bateaux-prisons, un marché d’avenir pour Saint-Nazaire ?

07/02/2012 – 16H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Leader des paquebots, le chantier naval de Saint-Nazaire (photo) veut rechercher de nouveaux marchés pour sécuriser son carnet de commandes. La forte augmentation du nombre de détenus ou « retenus », en partie liée à l’immigration illégale, pourrait à terme lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Alain Castaing, qui vient d’être nommé à la tête du chantier naval STX de Saint- Nazaire, a une mission difficile : regarnir le carnet de commande. L’entreprise est leader mondial des paquebots de croisière. Ce marché a assuré pendant des années sa prospérité et celui de ses sous-traitants. Mais les croisiéristes ont réduit leurs investissements et la mésaventure du Costa Concordia (qui n’a pas été construit à Saint-Nazaire) n’est pas de nature à les redynamiser.

La situation n’est pas alarmante dans l’immédiat : trois paquebots sont en construction et deux en commande. Mais pour mieux assurer l’avenir, Alain Castaing a annoncé son intention d’explorer d’autres marchés. La commande de deux navires de commandement pour la Russie est un bon début. Le patron des chantiers affiche son intérêt pour l’éolien offshore. C’est une autre affaire. Les éoliennes ne sont pas du cousu main comme les paquebots. Les concurrents sont nombreux et il est à craindre que la bataille se livre sur les prix plus que sur la technicité.

Le chantier aurait tout intérêt à explorer des marchés totalement neufs où ses compétences de pointe seraient irremplaçables. Le plus prometteur pourrait être celui des bateaux-prisons. Il manque à la France au moins 20.000 places de prison pour loger décemment ses condamnés, et beaucoup plus si toutes les peines prononcées étaient réellement exécutées. Or construire de nouvelles prisons demande beaucoup de temps : comme personne ne veut avoir une prison au bout de son jardin, les riverains multiplient les recours. Les prisons flottantes limiteraient ce problème.

Elles ne sont pas une nouveauté ; « Now a prison ship lies waiting in the bay », dit une vieille ballade irlandaise chantée par les Dubliners. Cependant, elles ont très mauvaise presse, car historiquement ce sont en général des solutions d’urgence utilisées pour faire face à des besoins carcéraux soudains, surtout en temps de guerre. Un grand nombre de pays maritimes y ont eu recours à un moment où à un autre de leur histoire : Grande-Bretagne, États-Unis, Allemagne, Espagne, Canada, Argentine, Chili… Les bateaux utilisés sont souvent des navires militaires réformés, comme le HMS Maidstone où les militants de l’IRA étaient détenus sans jugement dans les années 1970, ou de vieux paquebots transformés. Plus récemment, cependant, on a vu des navires construits expressément pour cet usage comme le HMS Weare au Royaume-Uni, le Vernon C. Bain aux États-Unis ou le Bibby Kalmar aux Pays-Bas.

Les navires de transport carcéral pourraient aussi devenir un jour une solution logique pour les expulsions d’immigrants illégaux, afin de réduire leur coût colossal, évoqué par un rapport de la Cour des comptes en 2009.

Bien entendu, des bateaux prisons modernes feraient appel à beaucoup des techniques mises en œuvre pour les grands paquebots et parfaitement maîtrisées par les chantiers de Saint-Nazaire, notamment pour la sécurité et les transmissions.

[Kiosque étranger] Le chauvinisme anglais pris sur le fait

[Kiosque étranger] Le chauvinisme anglais pris sur le fait

08/01/2012 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
Il est usant de lire dans la presse anglaise des articles au ton europhobe et francophobe qui sont sans équivalent sur le Continent. Il semble que nos voisins anglais, à la différence de leurs cousins écossais, gallois ou irlandais, ont besoin de perpétuer les stéréotypes les plus écoules pour se sentir bien dans leur peau. Pour leur plus grand bonheur, les tribulations de la devise européenne et les dysfonctionnements de l’Union ont permis aux journalistes anglais de s’en donner à cœur joie depuis un an.

Mais voilà. Parfois l’actualité ne conforte pas les préjugés du lectorat de la presse londonienne. Que faire quand un bateau français, à l’équipage largement français, financé par une banque française, commandé par un champion de la course en haute mer comme Loïc Peyron (photo), boucle le tour du monde en équipage en battant le précédent record d’une bonne longueur ?

Les journalistes anglais peuvent se noyer de dépit dans la fontaine de Trafalgar Square ou se pendre à un réverbère du Picadilly circus mais ce serait sans compter avec le savoir-faire de certains professionnels du bourrage de crâne quand il s’agit de conforter le chauvinisme insulaire.

Un exemple extraordinaire nous est fourni par Patrick Sawer et Tim Finan pour le Daily Telegraph. Dans leur reportage sur l’arrivée du trimaran Banque Populaire V, ils réussissent l’exploit de faire croire à leurs lecteurs que le record est le fait de Brian Thompson, le seul marin anglais de l’équipage du voilier.

Le nom de Loïck Peyron n’apparaît nulle part dans l’article (sauf dans la légende de la photo) ni le fait qu’il s’agit d’un exploit financé par une banque française. Le lecteur anglais conclut sa lecture de en se disant que c’est bien triste que l’exploit d’un navigateur anglais soit terni par le fait d’avoir eu des Français dans son équipage.

Heureusement, les commentaires des lecteurs n’ont pas tardé à dénoncer les tours de passe-passe des deux journalistes en rétablissant la réalité des faits. Devant ces commentaires le journal a modifié l’article et surtout le titre que l’on voient maintenant sur son site.
Brian Thompson est un des membres d’un équipage où les Français sont majoritaires, à bord d’un bateau français, financé par une banque française et barré d’une main de maître par un champion français.

Les plus embarrassé dans cette affaire, en dehors des deux plumitifs pris la main dans le sac, est sans doute Brian Thompson qui n’avait rien demandé et qui est très fier d’avoir fait partie d’un équipage français pour vivre une aventure hors du commun.

Crédit photo : Pierre De Sète. Licence CC.

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en "œuvres d’art"

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en « œuvres d’art »

07/10/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) – Il n’y a plus de clandestins à Lampedusa depuis qu’ils ont eux-mêmes brûlé leur centre d’accueil, mais il reste leurs bateaux : des centaines d’embarcations qui avaient tenu la mer juste le temps d’être repérées et remorquées par les gardes-côtes (les bien nommés) et qui achèvent aujourd’hui de pourrir sur les plages de l’île ou dans des décharges. Lampedusa, depuis le début de l’année, est devenu un gigantesque cimetière d’épaves, absolument irrécupérables et dont personne ne sait quoi faire.

Un groupe de bobos a trouvé la solution : transformer ces carcasses de bateaux en œuvres d’art « pour faire revivre avec elles les rêves et les espérances de tant de migrants partis en quête d’un meilleur futur ». Une gamme d’objets de design, tables, chaises, coffres à vin, ainsi que d’accessoires de mode, barrettes ou boucles de ceinture, sera également produite avec le bois des bateaux : « Un bois chargé de rêves et d’espérances qui rendra ces créations uniques en leur genre ». L’initiative est placée « sous le signe de la solidarité » puisque, on vous l’assure, le profit obtenu par la vente des œuvres sera reversé au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. « C’est une manière de dire, expliquent les concepteurs du projet, qu’une épave est un témoignage tragique mais aussi une porte vers le futur, signe et symbole d’une espérance en un monde meilleur. Nous entendons marquer la valeur épocale du phénomène de l’immigration, ses aspects humanitaires, et donner à travers l’art un signe de solidarité ».

Les coordonnateurs artistiques du projet, pompeusement intitulé « Opera – Sui relitti delle libertà » (« Œuvre – sur les épaves des libertés »), seront Gino Di Maggio, président de la Fondation Mudima pour l’art contemporain de Milan, le critique d’art Renato Miracco (ancien directeur de l’Institut culturel italien de New York) et Massimo Scaringella, « conservateur indépendant et organisateur d’événements culturels entre Rome et Buenos Aires ». Il s’agit d’une « initiative multiculturelle à laquelle ont déjà adhéré de très nombreux artistes – peintres, sculpteurs, poètes et designers – non seulement italiens mais venant des pays de la Méditerranée, de l’Europe et des Amériques ».

Le projet a été présenté la semaine dernière à Rome sous le patronage de l’Anfe (Association nationale des familles émigrées) et a obtenu le soutien – en période de restrictions budgétaires sans précédent – du Conseil des ministres, du ministère des Affaires étrangères, de l’Assemblée régionale de Sicile, de l’Agence des douanes et de la municipalité de Lampedusa, qui a mis à la disposition des « artistes » un « espace pour donner forme à leurs créations ». Le maire de Lampedusa, temporairement guéri de son immigrationnisme le mois dernier, quand il a eu peur que ses administrés viennent lui demander des comptes, semble être revenu à ses convictions d’avant-guerre.

Le projet sera en outre présenté à Bruxelles, au Parlement européen, le 9 novembre prochain, dans le cadre du congrès organisé par l’Anfe « Democracity [sic] – Citoyenneté italienne et européenne. Propositions et hypothèses pour lancer un nouveau débat ». Nul doute qu’un lot supplémentaire de subventions et de commandes publiques pourra être récolté à cette occasion.

Il Giornale, qui a consacré hier une grande enquête au business de l’immigrationnisme en Italie – les associations d’aide aux immigrés clandestins ont récupéré en 2011 21,5 millions d’euros de subventions publiques – a commenté ironiquement cette nouvelle initiative : « Dommage que, pour la région Sicile, les épaves soient des déchets toxiques parce que le bois a été verni avec des substances contenant du plomb. Au lieu d’en faire des œuvres d’art mises en vente au bénéfice du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, elles devraient être éliminées avec mille précautions ».

Qui prend le pari que, après Koons et Murakami, la prochaine exposition d’art contemporain au Château de Versailles sera consacrée aux épaves de Lampedusa ?

[box class= »info »]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]