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La DCRI, police privée de la présidence de la République - par Spoutnik

La DCRI, police privée de la présidence de la République – par Spoutnik

Siège de la DCRI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Crédit photo : Mouloud47
via Wikipédia (cc).

05/04/2013 – 14h30
PARIS (via Chez Spoutnik) – Je m’interrogeais déjà l’année dernière, suite à l’affaire Merah, sur les objectifs réels de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Il semblait, au vu d’un certain nombre de faits (le traitement de l’affaire de Tarnac notamment) que cette structure, créée par Nicolas Sarkozy en fusionnant les Renseignements généraux et la DST, n’assurait pas sa mission prioritaire de lutte contre le terrorisme. En revanche, il devenait évident que ses objectifs « officieux » étaient de monter des coups politiques au bénéfice seul de l’Elysée. Ce qui fait grincer des dents nombre d’officiers intègres de la DCRI, car fort heureusement il reste encore dans notre pays des fonctionnaires consciencieux. Chose assez inédite, et assez peu médiatisée à l’époque, des officiers de la DCRI s’étaient mis en grève pour protester contre cet état de fait.

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Le chauffeur au noir de François Hollande : une affaire très embarrassante pour le PS

Le chauffeur au noir de François Hollande : une affaire très embarrassante pour le PS

26/06/2012 – 17h00
PARIS (NOVOpress) —
La presse française, au contraire de la britannique, semble bien silencieuse (seul le journal « Présent » s’en est fait l’écho récemment) quant à l’information selon laquelle François Hollande avait un chauffeur exploité au noir. C’est en effet un article du Sunday Times du 15 avril dernier qui permet de rendre petit à petit public un scandale que le candidat socialiste ne pouvait ignorer.

« Voyez ça avec Lamdaoui »

Pendant des mois, Mohamed Belaïd, militant socialiste, fut le chauffeur à plein temps du candidat du PS, disponible tous les jours de la semaine à toute heure pour véhiculer le candidat. Ce qu’il fit bien volontiers.

Il avait été engagé par Faouzi Lamdaoui, un des plus proches lieutenants de Hollande, à l’époque où le premier secrétaire du PS abandonnait le poste pour être candidat à la présidentielle et ne pouvait plus avoir de chauffeur dans Paris. Il lui avait été promis un salaire de 1700 euros mensuels (environ) ainsi qu’un contrat de travail en règle.

De l’argent il n’en touchera que partiellement, selon ses dires, et de sa régularisation par un contrat il n’en verra pas la couleur. Quand il menaçait d’arrêter-là, Faouzi Lamdaoui lui donnait parfois deux à trois cent euros, selon Belaïd.

Les quelques fois où il en avait parlé à François Hollande, celui-ci lui répondait « voyez ça avec Lamdaoui ». Passés six mois, le chauffeur a démissionné et n’a plus voulu plus faire aucun travail pour François Hollande. Mieux, il avait alors menacé de rendre son affaire publique s’il ne lui était pas versé son dû.

Barbouzes et menaces de mort : sale temps pour Mohamed

Le chauffeur au noir de François Hollande : une affaire très embarrassante pour le PS

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Dès lors, son affaire a pris une mauvaise tournure, qui n’est pas sans rappeler les années Mitterrand. Comme dans une mauvaise série noire, il a reçu la visite, une première fois, de deux hommes (d’origine Nord-Africaine, c’est précisé) qui ont essayé de faire pression sur lui et qui lui ont recommandé de se faire oublier.

La deuxième fois, l’une des deux personnes qui était venue le menacer avait joint cette fois à sa menace verbale le geste d’une simulation d’égorgement. Cette visite a pu être capturée en vidéo par Mohamed Belaïd et transmise à la Police.

L’avocat de Mohamed Belaïd a intenté un procès contre François Hollande et Lamdaoui pour le compte de son client, pour réclamer le paiement des six mois de salaire, mais aussi pour les menaces de mort.

Mépris pour « le petit personnel » ? Coup bas selon les socialistes

Selon le journal anglais, chez les supporters socialistes, on y voit un coup bas en provenance du camp sarkozyste, au motif que l’avocat de Mohamed Belaïd est membre de l’UMP. Tout comme cette cette révélation selon laquelle le fils de Valérie Trierweiler avait été arrêté à la sortie de son école en train de fumer de la marijuana. La compagne du président avait refusé d’en aborder le sujet.

Nos amis anglais notent qu’il n’en a rien transparu dans la presse française jusqu’à ce que Mohamed Belaïd ne se plaigne, ce qui pose une fois de plus la question épineuse de l’orientation politique et de la déontologie d’une majorité de journalistes.

Marc D., pour Novopress

Photo : capture d’écran de l’édition du Sunday Times 15 avril 2012. Vidéo : CitizenKane.fr