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[lu sur le Net] Patrick Balkany, ou le contre-exemple peu glorieux pour Gandi

[lu sur le Net] Patrick Balkany, ou le contre-exemple peu glorieux pour Gandi

15/06/2012 — 20h00
Via NUMERAMA Mécontent d’un site internet qui dénonce sa faible activité parlementaire, le député UMP Patrick Balkany, qui est en campagne pour sa réélection, a obtenu de Gandi qu’il fasse pression sur l’auteur du site. Une affaire qui montre qu’en matière de protection de la liberté d’expression, les hébergeurs ne sont pas tous égaux…

Hier, nous révélions sur Numerama le jugement du tribunal de grande instance de Paris, qui a donné raison à l’hébergeur Overblog qui avait refusé de céder aux pressions d’une réalisatrice de films qui demandait la suppression d’une critique sévère à son égard. Cette victoire montrait à nouveau le souci qu’a Overblog de protéger la liberté d’expression de ses clients en faisant rempart entre ceux de ses blogueurs qui souhaitent rester anonymes, et ceux qui cherchent à les intimider pour obtenir le retrait de propos qui ne sont pourtant pas illicites.

Comme nous l’indique un lecteur par e-mail, il existe un contre-exemple récent, qui montre que tous les hébergeurs n’ont pas la même préoccupation.

Pour combattre la candidature de Patrick Balkany, qui souhaite être ré-élu dans les Hauts-De-Seine, un internaute a créé le mois dernier le site VoteInutile.fr, qui se contente d’exposer l’activité parlementaire du député-maire de Levallois, pour affirmer que voter pour M. Balkany est un « vote inutile ». Le site met en avant les graphiques issus de NosDéputés.fr, qui compile les données sur les temps de présence et les diverses participations des députés à l’Assemblée.

[…]

Comme le rappellent les mentions légales du site, l’auteur de Voteinutile.fr a choisi de rester anonyme. C’est donc son hébergeur qui reçoit les éventuelles plaintes, comme le prévoit la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). A charge pour lui de retirer les contenus « manifestement illicites ».

C’est là qu’intervient Gandi, qui est l’hébergeur de VoteInutile.fr. Peut-être parce qu’il sentait que son contenu n’était pas « manifestement illicite », Gandi n’a pas supprimé le site. Mais plutôt que d’en rester là et de prendre le risque d’être lui-même poursuivi en justice, comme l’a fait Overblog pour protéger son blogueur anonyme, Gandi a préféré relayer la pression sur son client.

Selon L’Express, « l’auteur du site a été mis en demeure par son hébergeur, Gandi, de « prendre promptement et sans délai, toutes mesures utiles afin de satisfaire pleinement aux demandes du plaignant », Patrick Balkany« .

Heureusement, l’auteur du site a eu les épaules suffisamment solides pour ne pas céder. Mais combien auraient pris peur et auraient accepté de mettre fin à un site qu’ils éditent sans aucun intérêt financier à défendre ?

À noter que l’auteur n’en est pas resté là, puisqu’il a eu l’idée de mettre en ligne un « guide pour hacker la campagne de Balkany« , qui propose de quoi imprimer des QR code à coller sur les affiches du candidat, qui dirigent bien sûr vers le site VoteInutile.fr. D’autres militants, comme @OccupyBalkany, ont été jusqu’à mettre sur les affiches le « bonnet d’âne » qui sert d’illustration au site.

Pressions et intimidations contre les auteurs du « Vrai scandale des gaz de schiste »

Pressions et intimidations contre les auteurs du « Vrai scandale des gaz de schiste »

05/09/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est à quelques heures de la parution du livre de Marine Jobert et François Veillerette sur les gaz de schiste ( « Le vrai scandale des gaz de schiste », Edition Les Liens qui Libèrent), le 31 août dernier, que l’avocat de Julien Balkany (ex Vice Président de la société Toreador et demi frère du fameux Patrick Balkany) a écrit à l’éditeur et aux auteurs du livre en les menaçant à mots à peine couverts de poursuites judiciaires.

La compagnie Toreador est la société qui, en 2009, s’est vu octroyer, dans la plus grande discrétion, un permis d’explorer les gisements d’hydrocarbures non-conventionnels, et plus particulièrement le pétrole de schiste. Cette autorisation concernait un territoire de près de 800 kilomètres carrés à cheval sur l’Aisne, la Seine et Marne et la Marne, dans le périmètre du permis dit « de Château Thierry ».

Pour l’avocat de Toreador , le livre comporterait des éléments diffamatoires qui pourraient entraîner des poursuites judiciaires. D’après les propres mots de l’avocat, le courrier est une « mise en garde » adressée aux auteurs et à l’éditeur.

« Ce procédé est insupportable ! Il vise à restreindre notre liberté d’expression et la liberté d’information ! » a immédiatement déclaré François Veillerette, Porte Parole de Générations Futures, et co-auteur du livre, réaffirmant le droit pour les lecteurs d’être pleinement informés des tenants et aboutissants de ce dossier sensible.