Tag Archives: attentats de janvier

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Thé de la fraternité par les musulmans de France

11/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce week-end, c’était, l’opération « thé de la fraternité » dans certaines mosquées de France. Suite aux attentats de Paris, les musulmans de France ont voulu ouvrir leurs portes pour « apaiser les tensions » et montrer leur volonté de dialoguer. En particulier, la salle de prière d’Ajaccio qui avait subi la colère des Ajacciens suite à des agressions commises sur des pompiers a reçu quelques personnes pour discuter autour d’un thé et de petits gâteaux marocains. Bernard Cazeneuve, lui, s’est rendu à la mosquée de Saint-Ouen-l’Aumône pour participer à cette initiative. Le président socialiste, quant à lui, est allé prendre le thé à la grande mosquée de Paris.



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La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

La guerre civile ethnique est-elle évitable ? Probablement pas – par Guillaume Faye

09/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La guerre civile ethnique, comme un serpenteau de vipère qui brise la coquille de son œuf, n’en est qu’à ses très modestes débuts. « Nous sommes en guerre » aiment à rabâcher certains politiciens et journalistes. Ils entendent par là, après les attentats de janvier et de novembre : en guerre contre Daesh et contre une poignée d’islamistes fanatiques. Non, c’est bien plus grave ; il s’agit, sur le territoire français, d’un affrontement ethnique qui commence entre populations extra-européennes sous la bannière de l’islam et la nation française. (1) Les « attentats » et tentatives déjouées ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La responsabilité de cette guerre civile ethnique dont les flammèches sont allumées incombera à une classe politique et intello-médiatique et à un appareil d’État qui, de manière criminelle, ont laissé depuis quarante ans se déverser une immigration invasive de peuplement inassimilable. Qui sème le vent récolte la tempête.

Événements d’Ajaccio : laboratoire du futur

Événement très symbolique et défi provocateur : quelques jours après la victoire aux élections régionales des nationalistes et indépendantistes en Corse, de jeunes Maghrébins passent pour la première fois à l’action violente. Ils allument des incendies dans une « cité » aux portes d’Ajaccio et y attirent les pompiers dans un guet-apens, les agressent et en blessent gravement plusieurs. Ils les traitent de « sales Corses ! » (Les médias nationaux ont censuré ce dernier point). Le lendemain, des centaines de manifestants corses investissent la cité, criant des slogans comme « Arabi, fora ! » (Arabes, dehors), dévastent un restaurant hallal et commencent à saccager une salle de prière musulmane dont ils brûlent plusieurs Corans, en guise de représailles. Jusqu’à présent, les « autochtones » faisaient le dos rond, se calfeutraient chez eux ou déménageaient. Ce scénario action/réaction, agression/représailles, critère sociologique d’un déclencheur de guerre civile, est le premier du genre en France et il fera date.

Tout d’abord, c’est la première fois que les « jeunes » des cités de Corse tendent un guet-apens aux pompiers – symboles, comme la police, des autorités françaises détestées – pratique pourtant courante sur le continent où 1 600 pompiers (!) ont été agressés en 2015. C’est aussi la première fois en France qu’on assiste à des représailles des populations de souche exaspérées, tant par le comportement des jeunes musulmans que par le laxisme d’un État qui ne les protège pas.

Et c’est là le marqueur de toute guerre civile : quand une partie de la population, se sentant abandonnée par l’État, s’y substitue, récuse son monopole de la force publique, se fait justice elle-même et assure sa défense, le désordre de la bellum civile est initialisé. En sociologie politique, le signal très concret du passage de l’émeute classique à la guerre civile est le fait que l’affrontement n’a plus lieu entre une population émeutière A et les forces de l’ordre, mais entre une population A et une population B, « par-dessus » les forces de l’ordre. L’État est désapproprié de sa fonction de pacification.
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C’est l’anniversaire de Charlie !

08/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)

Hier le journal satirique Charlie Hebdo célébrait le premier anniversaire de la fameuse et tragique tuerie. Pour l’occasion, le journal a sorti un numéro spécial. Sur la une, avec le bon goût que nous lui connaissons, apparaît un Dieu armé à la barbe tâchée de sang, sous-titré : l’assassin court toujours. Charlie, dont les rodomontades n’ont pas accru le courage s’en prend au Dieu des chrétiens, jugés plus placides que les sourcilleux fils du prophète. Ce numéro, tiré à un million d’exemplaires, rend hommage aux victimes, mais ne connaît généralement qu’un succès mitigé.

Comment Charlie a-t-il fait son deuil ?
Charlie n’a pas compris la leçon. Avec des dessinateurs toujours aussi irrespectueux, la feuille de chou a élargi son lectorat. En tout, presque quatre fois plus de lecteurs qu’« avant ». Avant, on le feuilletait pour rire, maintenant, on le lit jusque dans les ministères et les ambassades étrangères. Comme le dit notre ministre de la Culture Fleur Pèlerin dans ce journal : « Charlie, c’est l’insolence érigée en vertu et le mauvais goût en principe d’élégance ».

Peut-être, mais Charlie est également régulièrement désapprouvé
Le journal a déjà essuyé une plainte devant les tribunaux, de la part de Nadine Morano représentée en bébé trisomique. Devant une couverture comme celle d’hier, les mécontentements fusent. Le Vatican s’indigne. Le porte-parole du Kremlin dit simplement « c’est un pur blasphème ». Et depuis quelque temps déjà circule sur les réseaux sociaux le hashtag « jenesuispascharlie ».

Hier, au moment où François Hollande présentait ses vœux à la préfecture de police, un jeune homme d’origine marocaine a tenté d’entrer dans un commissariat de police du XVIIIe arrondissement de Paris.
Il criait « Allah Akbar ». Il ne répondait pas aux sommations de la police, qui l’a abattu. Cet homme était connu des services pour une affaire de vol. On a retrouvé sur son corps un papier sur lequel figure un drapeau de Daech et une revendication non équivoque en langue arabe. Tout le quartier de Barbès a été bouclé, rappelant aux Parisiens de tristes événements qui n’ont malheureusement pas fini de ternir notre quotidien.

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La haine de nos élites

07/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dire aujourd’hui que nos élites européennes nous ont abandonnés ne relève vraiment plus d’une idée farfelue. Affirmer que nos dirigeants déconstruisent patiemment nos territoires charnels, au nom de l’utopie multiculturaliste, ne peut plus être considéré comme une ineptie. Il faut que nous prenions conscience que le changement ne peut plus venir de ceux qui nous trahissent.

Au niveau du « grand foutage de gueule », nous pouvons reconnaître que l’année 2015 fut un excellent cru ! Les attentats à Paris n’ont fait que confirmer l’échec cuisant de notre « vivre ensemble » symbolisé par un communautarisme de plus en plus sectaire et par une islamisation de plus en plus forte des sociétés européennes. Le mensonge des autorités européennes sur l’invasion de masse que subit notre continent, en faisant passer des clandestins pour des réfugiés, n’est que l’aboutissement d’une logique mise en place depuis plus de trente ans par notre classe politique hors-sol. Assister, sans que cela n’éveille un début d’indignation, au lynchage médiatique du Front National, considéré par certains comme la principale menace pour notre pays et considéré par d’autres comme une formation politique proche de Daesh, fut un moment assez troublant pour comprendre finalement que l’État français est réellement entré en guerre. En guerre non pas contre l’islamisme comme il le laisse trop souvent entendre, mais contre son propre peuple qui a osé voter massivement pour un parti patriote !
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Légions d’honneur indignes, réaction d’un chevalier

06/01/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Bernard Zeller, fils du général André Zeller demande sa suspension de l’ordre de la Légion d’honneur en réaction à la nomination de membres de la rédaction de Charlie HEdbo

Dans une lettre adressée au général Georgelin, grand Chancelier de la Légion d’honneur, Bernard Zeller, chevalier de la Légion d’honneur, demande sa suspension de l’ordre, car le code de la Légion d’honneur ne prévoit pas la démission. Je cite : « Le code est clair. Les décorés œuvrent au développement de la France et à son rayonnement. Chacun apporte son talent au bénéfice du bien commun ». Les quatre journalistes de Charlie Hebdo nommés au grade de Chevalier « avaient pour credo (…) la dérision systématique, l’ignominie et l’injure visant souvent des personnes, des groupes et des institutions, y compris police et armée, contribuant précisément au développement et au rayonnement de notre pays ou au bien commun ». « Je ne tiens en aucun cas à voisiner dans l’ordre avec ces personnes ».

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr (CC) = Paris – Hôtel des Invalides – Dôme Church – Ceremonial necklace of the Order of the Legion of Honour


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Hollande, à côté de la plaque, continue à enfiler les boulettes

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Dans les grandes choses comme dans les petites, le seul domaine de compétence de nos dirigeants, c’est l’erreur. Sur la plaque commémorative dédiée aux victimes des attentats de janvier, le nom de Wolinski est mal orthographié. Mais c’est loin d’être la seule faute.

Ça pourrait être drôle si ce n’était indécent. Ça pourrait être comique s’il ne s’agissait de la vie, la mort et le respect qu’elle devrait inspirer. En Hollandie, pourtant, on s’accroche à ce qu’on sait faire de mieux : la boulette, l’erreur, l’approximation, l’amateurisme, la faute politique, de goût, d’intelligence… n’en jetez plus.

Dernier en date (corrigez-moi si j’en ai loupé) : la plaque commémorative inaugurée hier matin par le « président » Hollande comportait une faute d’orthographe sur le nom du dessinateur Wolinski, écrit avec un Y à la fin. Alors bien sûr, ils font suer, ces étrangers avec leurs noms à coucher dehors, peuvent pas s’appeler Ali comme tout le monde ?
Toute la plaque est pourtant… à côté, mélangeant allègrement noms de plume et noms d’état civil :

 

Pire, encore, dans cet hommage officiel à des victimes, il y a stigmatisation : y figure le nom de Franck Brinsolaro, le policier chargé de la protection Charb, mais pas celui d’Ahmed Merabet, policier tué par les frères Kouachi dans la rue. Est-il moins mort dans l’exercice de ses fonctions que l’autre du fait qu’il a été descendu dans la rue et non dans les locaux de Charlie Hebdo ? Certes, il a sa plaque un peu plus loin, mais il aurait pu être associé aux autres victimes.
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Le conformisme de « Charlie »

05/01/2016 – MÉDIAS (Présent 8517)
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Surprise (si l’on peut dire) à la une de Charlie Hebdo un an après la tuerie islamiste, c’est clairement le Dieu des chrétiens que l’on reconnaît en une sous le titre : « Un an après l’assassin court toujours ». Il a beau avoir les traits déformés par la haine, porter une kalachnikov en bandoulière et un habit tout couvert de sang, la représentation iconographique du vieillard à la grande barbe et en sandales, surmonté de l’œil de Dieu ou de la Sainte Trinité, est sans ambiguïté.
Il y a comme une erreur sur le portrait-robot du tueur ! Totalement malhonnête et surtout très conformiste. Comme Charlie l’est finalement toujours. On comprend que Fleur Pellerin ait volontiers prêté la main à ce numéro-anniversaire.

Ils n’ont toujours rien compris. Bravo au dessinateur Riss qui est aussi le directeur du journal : toutes les religions sont également meurtrières. Et ce sont les chrétiens qui ont abattu tous tes potes comme des chiens en criant : « On a vengé le prophète. »

Caroline Parmentier

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Un an après les attentats, Charlie Hebdo fustige le Dieu des « culs-bénits » !

Source : OJIM
Un an après l’attaque du 7 janvier 2015, Charlie Hebdo sort un numéro spécial tiré à près d’un million d’exemplaires.

En couverture, point de Mahomet, mais… un Dieu à la barbe blanche, plutôt de type judéo-chrétien, l’habit ensanglanté et armé d’une kalachnikov, avec ce titre : « 1 an après, l’assassin court toujours ». Ce numéro comprend un cahier de dessins des disparus (Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré), mais aussi des contributeurs extérieurs dont la ministre de la Culture Fleur Pellerin (!), des comédiennes comme Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Juliette Binoche, des intellectuels comme Élisabeth Badinter, la Bangladaise Taslima Nasreen, l’américain Russell Banks, et le musicien Ibrahim Maalouf.

Dans un édito, le dessinateur Riss, survivant de l’attaque du 7 janvier 2015, se pose en défenseur de la laïcité contre les « fanatiques abrutis par le Coran », mais aussi « les culs-bénits venus d’autres religions » qui auraient d’après lui souhaité la mort du journal. Rappelons qu’un cul bénit (ou cul béni) est la manière familière et péjorative dont on nomme les Chrétiens… « Les convictions des athées et des laïcs peuvent déplacer encore plus de montagnes que la foi des croyants », estime Riss.

Dès 2006, quand Charlie Hebdo avait publié les caricatures de Mahomet, « beaucoup espéraient qu’un jour quelqu’un viendrait nous remettre à nos places. Oui, beaucoup ont espéré qu’on se fasse tuer. TU-ER », poursuit Riss.

Sauf qu’à défaut de nommer ceux qui, précisément, ont « tué Charlie », l’hebdomadaire a préféré faire sa une contre les « culs-bénits »… Ou comment faire du business en évitant désormais tout danger !

Attaque terroriste contre "Charlie-Hebdo" : douze morts

Après les attentats de Charlie Hebdo, ils s’exclament : « 14 Blancs en moins, vive Allah, tournée générale ! »

17/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Quatre hommes ont été condamnés pour apologie de terrorisme après avoir célébré les attentats de Charlie Hebdo en janvier dernier.

Les quatre individus qui ont été condamnés pour apologie de terrorisme avaient fêté les attentats de Charlie Hebdo en déclarant :

C’est bien fait, ils n’avaient pas qu’à insulter notre Dieu !
14 Blancs en moins, vive Allah, tournée générale !

Pour cela, ils ont donc été condamnés à des peines de prison allant de six mois avec sursis à six mois ferme. L’un des individus a également été reconnu coupable de « subornation de témoin » pour avoir menacé une serveuse qui témoignait auprès des enquêteurs.
La presse ne parle pas de « déséquilibrés » ou d’« actes isolés », mais ne donne pas non plus le pedigree de ces « jeunes » qui semblent avoir une conception étrange du Vivre-ensemble…


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Djihad offensif: la Catapulte et le Cheval de Troie, par Hélios d’Alexandrie

Source : Poste de Veille

Paris a-t-il vécu son 11 septembre le Vendredi 13 novembre 2015 ?
Telle est la question que plusieurs se posent. En termes de statistiques New York et Washington l’emportent et de loin : quatre gros avions de ligne détournés et détruits, le World Trade Center et une partie du Pentagone entièrement détruits, plus de 3000 vies sacrifiées, le transport aérien en Amérique du Nord paralysé pour plusieurs jours, les centres financiers mondiaux fortement secoués, etc. Comparé au 11 septembre, le 13 novembre ne fait pas le poids : aucun avion détourné, aucun édifice détruit, à peine 130 morts, peu d’impact sur le plan économique et pourtant…

La Catapulte
Le 11 septembre 2001, l’islam frappait un grand coup, la « ghazwa (la razzia) bénie de New York » inaugurait le Djihad offensif contre l’Occident infidèle.
Le coup a été soigneusement préparé, il fallait atteindre l’Occident en plein cœur et lui infliger une cuisante défaite, une première qui, avec la volonté d’Allah, devrait être suivie de plusieurs autres, jusqu’à la victoire finale et l’humiliation de l’ennemi. Mais le fossé scientifique et technologique séparant l’islam des infidèles était tel, qu’il semblait de prime abord impossible de le combler dans un avenir prévisible ; l’islam était extrêmement faible et incapable de produire des armes en quantité et en qualité suffisantes pour espérer vaincre l’ennemi dans une guerre conventionnelle. Conscient à la fois de son désir de détruire et de son extrême faiblesse, l’islam a eu recours à deux armes alternatives : la première il l’a trouvée en lui-même et la seconde chez son ennemi.
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L’islam a intériorisé la haine d’Allah et en a fait une arme de destruction massive, sans elle et avant elle il était impuissant et soumis à la civilisation occidentale. C’est la haine divine que le djihadiste prend à son compte chaque fois qu’il s’apprête à tuer et à mourir, c’est elle qui le rend à la fois puissant et furtif, insensible à la souffrance de l’autre et impassible devant la mort. Allah ne s’y est pas trompé lui qui a dit :

Ô Prophète, incite les croyants au combat ! Vingt volontaires parmi vous vaincront deux cents, cent d’entre les croyants massacreront mille infidèles, car ce sont des gens dénués d’entendement.(Coran : 9:5)

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Terrorisme : faut-il boycotter le Paris Saint-Germain ?

Source : Boulevard Voltaire
La caisse d’où sont sortis les $20.000 qui ont permis aux frères Kouachi d’acheter des armes est – tenez-vous bien – la même caisse où remontent in fine les dividendes du PSG.

Il y a eu un « avant 13 novembre » et il y aura un « après 13 novembre ». C’est, du moins, ce qu’affirment la plupart des responsables politiques de tous bords et il semble que les Français, dans leur grande majorité, soient de cet avis. Une façon de marquer la coupure consisterait, par exemple, à réexaminer nos relations avec le Qatar.
C’est Nicolas Sarkozy qui a ouvert grand les bras au Qatar et depuis, ce petit émirat du Golfe jouit de privilèges inouïs au sein de notre République – fiscaux, notamment. François Hollande n’y a rien changé, et le sujet, à la suite de tant d’autres, est devenu tabou, en témoigne cette déclaration très diplomatique de Manuel Valls au lendemain des attentats : « Je fais confiance à l’Arabie saoudite et au Qatar pour lutter contre Daech […], reste la question du financement mais dans le Proche et le Moyen-Orient, les choses sont toujours compliquées […] ».

Poutine, lui, n’a pas ce genre d’états d’âme : « Au Qatar et en Arabie saoudite, on trouve ceux qui organisent et sponsorisent le terrorisme, ils ont leurs quartiers là-bas, ce sont des gens connus, ils feraient mieux de craindre la Russie comme la peste », rapporte La Pravda.
Depuis le 13 novembre, nous nous focalisons sur Daech parce que c’est cette organisation qui a revendiqué les attentats de Paris. Or, comme il est difficile de prouver l’implication directe du Qatar et de l’Arabie saoudite dans son financement, on fait mine de traiter ces deux États comme des alliés. C’est oublier que le Qatar, pour ne parler que de lui, a été explicitement impliqué par les États-Unis dans le financement d’une nébuleuse terroriste qui occupe le terrain, en Syrie (Ahrar al-Sham et Jabhat al-Nusra), dans le Sinaï (AQPA), au Maghreb (AQMI) et, de là, jusqu’à Boko Haram (avant que celui-ci ne prête allégeance à l’État islamique).

C’est oublier, aussi, que le rôle du Qatar dans le financement du terrorisme a été formellement dénoncé par plusieurs anciens hauts responsables du contre-espionnage français, comme Yves Bonnet (ex-patron de la DST), Alain Chouet (ex-chef du renseignement et de la sécurité à la DGSE), Bernard Squarcini (ex-patron de la DCRI), pour ne citer que les plus connus. C’est oublier, enfin, que l’attentat contre Charlie Hebdo (et probablement aussi celui contre l’Hyper Cacher) n’a pas été revendiqué par l’État islamique mais par Al-Qaïda pour la péninsule Arabique (AQPA) déjà cité.
Quel est le lien avec le football, me direz-vous ?
Chacun sait que le Paris Saint-Germain est présidé par Nasser Al-Khelaïfi, un homme d’affaires qatari. Mais on sait moins qu’il n’est que le représentant du Qatar Investment Authority, le fonds souverain du Qatar. Pour faire court, disons que le PSG appartient en totalité au Qatar et, pour faire encore plus court, disons que la caisse d’où sont sortis les $20.000 qui ont permis aux frères Kouachi d’acheter des armes est – tenez-vous bien – la même caisse où remontent in fine les dividendes du PSG.

Réexaminer nos relations avec le Qatar ? Ne comptez pas sur Anne Hidalgo qui, rappelez-vous, avait fait de Charlie Hebdo un citoyen d’honneur de la ville de Paris, et qui veut aujourd’hui vendre le Parc des Princes à son « cher Nasser ». Ne comptez pas plus sur Nicolas Sarkozy, cela va sans dire. Mais nous ? Et si on commençait par boycotter le PSG ?

Christophe Servan
Gestionnaire de fonds d’investissement

Crédit photo : PSG World via Flickr (CC) = Maillot domicile PSG