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Le Monde déroule le tapis rouge au secrétaire général de l'Otan

Le Monde déroule le tapis rouge au secrétaire général de l’Otan

08/03/2015 – (source : ojim.fr) – Toujours enclin à l’anti-Poutinisme primaire, l’occasion de la visite du secrétaire général de l’Otan à Paris était une aubaine à ne pas manquer pour Le Monde.

Le Norvégien Jens Stoltenberg (photo) s’est ainsi vu offrir un entretien des plus complaisants dans les colonnes du quotidien du soir. À cette occasion, la journaliste Nathalie Guibert, « qui est passée d’ »experte » en faits divers à « experte » en questions de Défense depuis qu’elle a passé un mois à bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque en mission », comme le note le site d’E&R, n’a, c’est le cas de le dire, utilisé que le dos de la cuillère dans le choix de ses questions à propos du conflit ukrainien.

« Combien y a-t-il de soldats russes aujourd’hui en Ukraine ? », « Avez-vous noté des mouvements russes autour de Marioupol ? », « Que faire ? », « L’Alliance doit se préparer à l’escalade ? », « La France doit-elle faire plus et fournir une aide militaire directe ? »… les exemples sont légion. En somme, un entretien atlanto-atlantiste qui ne se soucie guère de neutralité et adopte une posture sournoise de solidarité occidentale.

À ce stade, d’ailleurs, peut-on encore parler d’entretien, ne s’agit-il pas plutôt d’une tribune libre dissimulée ? Au regard de la teneur des questions, plus destinées à laisser à l’interlocuteur toute la liberté de dérouler son discours que de soulever d’éventuels contradictions, il est permis de s’interroger… Pourtant, il aurait été avisé, par exemple, de l’interroger sur le soutien, tout aussi visible et critiquable en matière d’ingérence, de l’Otan à Kiev, ou sur les véritables instigateurs du chaos de la « révolution » de Maïdan.

En attendant, le conflit ukrainien suit son cours, avec toute sa complexité, et ne doit en aucun cas être résumé, comme Le Monde vient de l’illustrer, à cet angle biaisé qui voudrait que l’on s’interroge uniquement sur ce que doit faire « l’Occident » face à la nouvelle menace rouge.

Télécharger l’infographie de l’Ojim consacrée au groupe Le Monde

Crédit photo : arbeiderpartiet via Flickr (cc)

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

19/03/2014 – KIEV (via Polémia)
Polémia a reçu de son contributeur franco-croate, Jure Georges Vujic, une analyse géopolitique de la crise ukrainienne. Donner accès à la diversité des points de vue fait partie de notre ligne éditoriale. Nous la soumettons donc à la réflexion de nos lecteurs.


Il semblerait que la crise ukrainienne divise la mouvance nationale et eurasiste en deux camps, le premier soutenant l’opposition nationaliste ukrainienne en tant que vivier identitaire et vecteur national-révolutionnaire, le second, le camp des «eurasistes» russophiles, qui, pour des raisons géopolitiques anti-atlantistes, soutiennent l’intervention russe en Crimée. Pourtant, cette vision binaire demeure quelque peu simplificatrice. C’est pourquoi je réitère « qu’il faut savoir raison garder » et que la démesure dans l’analyse géopolitique, le jusqu’au-boutisme et l’engouement belliciste ne font que conforter une fois de plus l’hybris et le conflit entre des peuples européens et, une fois n’est pas coutume, sur la terre européenne.

Bien sûr, il faut rappeler que suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d’accords commerciaux avec l’Union européenne, le camp atlantiste et américain a tenté d’orchestrer une seconde « Révolution orange » cette fois-ci en s’appuyant et en manipulant des groupes ultranationalistes ukrainiens aux fins d’installer un pouvoir pro-occidental à Kiev. Le nationalisme ukrainien extrêmement dynamique est autant antirusse qu’antioccidental alors que les arguments de l’adhésion à l’UE servent uniquement de levier d’émancipation de la tutelle russe. Par ailleurs, l’expérience de la Hongrie de Orban démontre très bien que l’on peut être dans l’UE et mener une politique nationale et souverainiste.

D’une part, je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’une confrontation entre une vision eurasiste pro-russe et un nationalisme ukrainien pro-atlantiste. Il faut avoir à l’esprit la question de la légitimité des manifestations du peuple ukrainien systématiquement spolié et paupérisé par des régimes corrompus et oligarchiques successifs, tour à tour pro-occidentaux et pro-russes (la famille du président Viktor Ianoukovitch s’est enrichie de près de 8 milliards d’euros par an). D’autre part, l’opposition entre le sud-est russophone de l’Ukraine et l’EuroMaidan s’est cristallisée en raison du ressentiment antirusse qui s’est développé dans la partie occidentale de l’Ukraine. Si une partie des habitants s’est organisée en formations paramilitaires et a manifesté contre le nouveau gouvernement de Kiev, c’est parce que la révolution a gagné à ses yeux une connotation antirusse plutôt que pro-européenne.

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Syrie : victoire à la Pyrrhus de l’“Empire” à l'ONU

Syrie : victoire à la Pyrrhus de l’“Empire” à l’ONU

05/08/2012 — 12h00
NEW YORK (via InfoSyrie.fr) — Notre média français de « référence » – en matière de mensonge et de désinformation -, I-Télé, présente le vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies, vendredi à New York, comme une nouvelle défaite de la Syrie et de ses soutiens.

Il devient patent que pour avoir une lecture claire et juste des événements autour de la Syrie, il convient de prendre l’exact contrepied de ce que racontent ce genre de médias « autistes-atlantistes ». Et, à l’évidence, les Américains et leurs auxiliaires ou clients diplomatiques n’ont quand même pas de quoi pavoiser. Certes la résolution – présentée, il faut le rappeler, par cet État « exemplaire » qu’est l’Arabie séoudite – condamne les seules actions militaires de l’armée régulière syrienne et réclame une transition politique immédiate.

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Une ancienne élue allemande lobbyiste de Facebook au parlement européen

Une ancienne élue allemande lobbyiste de Facebook au parlement européen

03/10/2011 – 12h20
BRUXELLES (NOVOpress) –
Retenez bien ce nom : Erika Mann. Ancienne élue du SPD (les sociaux-démocrates allemands), elle est, depuis le 13 septembre dernier, chargée par Facebook de faire la liaison avec les institutions européennes. En un mot lobbyiste du réseau social.

Le but à peine masqué : revoir la législation européenne sur la vie privée, de telle manière à aller dans le sens du groupe de Marc Zuckerberg. Et ce en s’alignant sur la législation américaine.

Erika Mann n’en est pas à sa première mission de lobbying. Auparavant, elle fut la présidente du Réseau politique transatlantique (Transatlantic Policy Network) qui plaide pour la création d’un espace de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis. Libre-échange à plusieurs niveaux : économique, politique et militaire.

Sans oublier qu’Erika Mann était allée contre ses collègues socialistes au parlement européen en soutenant la directive anti-contrefaçon Acta. Directive très favorables aux multinationales.

[box class= »info »]Photo : parlement européen/DR[/box]