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Aude de Kerros : « Il faut aimer être libre ! »

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Sous la chape de plomb de l’Art Contemporain, art officiel et financier, bouillonne le monde de l’art véritable. Ils vivent difficilement et font partie de la résistance à l’AC, tout comme nous tous, pour peu que nous nous en donnions la peine.

NOVO : L’AC existe par la médiatisation, le scandale dont le blasphème anti-chrétien fait partie. L’Église pourtant insultée, collabore activement à la « sacralisation » de l’AC dans ses lieux de culte : Comment expliquez-vous cela ?
A. de Kerros : Il y a au départ une raison historique et juridique, la loi de 1905 prévoit pour les églises construites avant cette date l’appartenance des murs à l’État qui doit les restaurer. Cela a été la porte d’entrée pour l’installation de vitraux aux contenus non religieux ou blasphématoires dans les lieux sacrés dès la fin des années 70. Le clergé aurait pu protester où refuser s’il n’avait été pris dès les années 80 dans une opération de séduction de la part du clergé d’État. Colloques, rencontres ont été organisées. Les fonctionnaires ont habillé leur discours nihiliste des atours de la théologie apophatique et cela a convaincu. Le clergé catholique, devenu très hostile aux images, a été gentiment subverti. La supercherie fonctionne encore malgré une escalade dans l’outrance.

NOVO : — Ou sont et comment vivent les artistes que vous appelez « invisibles » qui ont une conception autonome de leur création ?
A. de Kerros : C’est un monde infiniment divers que celui des artistes non labélisés par l’État…
Certains arrivent à vivre de leur art, grâce à des galeries situées à l’étranger, peu ont en France des collectionneurs qui achètent encore par goût personnel, à un prix conséquent, sans se préoccuper du marché. Ces cas sont devenus exceptionnels depuis vingt ans environ.
De façon générale, peu d’artistes vivent de leur art. 33 % d’artistes vivant et travaillant en France sont au RSA. Beaucoup quittent Paris, connaissent un exil urbain et trouvent refuge dans des villes en crise industrielle qui accueillent des artistes dans les vieux quartiers abandonnés, les friches industrielles, et sont censés « animer » les quartiers difficiles par leur présence. Depuis peu, ce sont les villages qui les accueillent pour compenser le vieillissement de la population toutes sortes d’initiatives, de collectifs, de marchés sauvages s’ouvrent… ce monde est devenu effervescent. Par ailleurs, un système de vente par Internet, y compris aux enchères, à des prix très bas, mais sans intermédiaires, instaure un bas marché aventureux et sans frontières.
C’est la grande débrouille ! Les intermédiaires du milieu de l’art disparaissent : les galeries qui ne louent pas leurs murs ne peuvent pas résister à la double concurrence de l’État et d’Internet. De même, les critiques d’Art non institutionnels n’ont plus de journaux comme support et donc d’émoluments. L’artiste devient son propre promoteur.
Le monde de l’art, d’État ou non, est en pleine métamorphose.

NOVO : — Alors que faire ? Comment réintroduire une alternative à un art unique ? Comment défendre une pluralité de courants, une liberté artistique ?
A. de Kerros : Il faut aimer être libre !
Il faut distinguer sémantiquement Art et AC, choisir sa pratique. Si l’on est amateur. Exclure celui qui ne fait pas le même choix est une pratique totalitaire, il faut restaurer une concurrence.
Ainsi se reconstituera un milieu de l’art libre, où les relations individuelles sont privilégiées, évoluent hors de la médiation des institutions monolithiques d’Etat et du marché financier. Il s’agit de ne plus pratiquer le principe d’exécration qui a prévalu pendant plus d’un demi-siècle dans ce pays, il a détruit le milieu de l’art, isolé l’artiste face à l’État. Il faut accepter la concurrence et s’affronter aux autres courants. Il reste aussi à reconquérir le public en le respectant. Tant que l’artiste conserve l’arme des formes, rythmes et couleurs, pour donner du sens, il peut résister et même vaincre, l’excès de mal, la mort, le diable.
Frédéric Martel note au tournant de l’an 2000 : « Nous avons assisté à une alliance historique passée entre les intellectuels et les marchands ». En effet, elle est plus dangereuse que celle jadis passée entre le Prince et l’artiste, car elle a exclu « l’Art ». La seule activité humaine, avec la pensée, qui dépasse les contingences de l’économie et de la politique.
C’est le moment opportun où tout est possible !

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Aude de Kerros : « l’AC est devenu un dogme quasi religieux »

Aude de Kerros 11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Suite de l’entretien avec le graveur et essayiste Aude de Kerros. Son ouvrage, « L’imposture de l’Art Contemporain », dénonce les méfaits d’une forme d’expression qui n’a plus d’artistique que le nom. Elle revient aujourd’hui sur la soumission de l’État français à cette supercherie et sur la toute-puissance totalitaire qu’a acquise le discours autour de « l’art contemporain ».

NOVO : Votre livre décrit les diverses fonctions remplies par l’AC : Est-ce une expression de l’ultralibéralisme global ou un de ses outils ? Pourquoi l’État français participe-t-il à ce choix culturel depuis un tiers de siècle ?
A. de Kerros : L’AC a été d’abord entre 60 et la chute du système soviétique en 1991 une stratégie de la guerre froide culturelle servant à destituer Paris, capitale des arts, au profit de New York. Puis l’AC a porté les couleurs de l’idéologie fondatrice de l’hégémonie américaine, le multiculturalisme, qui a remplacé le marxisme soviétique.
L’administration culturelle française quand elle se dote en 1983 d’institutions à même de diriger l’art s’est curieusement alignée sur les diktats de New York. L’AC est devenu alors l’art officiel de la République. Ses « inspecteurs de la création » décident de ce qui est de l’art ou ne l’est pas. L’art official français a adopté les critères du marché américain.
NOVO : L’AC en France est étatisé, dirigé par un corps de fonctionnaires, les « inspecteurs de la création ». Pourquoi n’y a-t-il pas de débat public ? Pourquoi les élus n’abordent-ils pas ou peu le sujet ?
A. de Kerros : L’art d’État en France est une nouveauté en France, elle date de 1983, il intervient après un siècle de désengagement de l’État dans ce domaine, une liberté exceptionnelle dans l’Histoire qui a fait de Paris la ville de référence pour le monde, car y coexistaient tous les courants, de l’académisme aux plus folles avant-gardes. On accourait de la planète entière pour cela.
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Aude de Kerros : l’Art contemporain, « un double hold-up sémantique »

11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le graveur et essayiste Aude de Kerros a bien voulu partager avec NOVOpress quelques réflexions issues de son dernier ouvrage « L’imposture de l’Art Contemporain ». Un entretien d’une grande richesse que nous publions en trois parties.

NOVO : votre dernier livre « L’imposture de l’Art Contemporain » semble dénoncer une tromperie, ou réside l’imposture ? De quel ordre est-elle ?
A. de Kerros : Le mot « imposture » signifie tromperie, ce qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas — et le mot « utopie » veut dire : construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable — si l’on en croit le « Larousse »
L’appellation « Art contemporain » est le résultat d’un double hold-up sémantique : il ne désigne pas « l’Art », c’est-à-dire le langage non verbal, délivrant un sens au-delà des mots par l’accomplissement de la forme, de la matière, de la couleur. Il désigne une procédure conceptuelle dont le but est la critique ou la déconstruction d’une œuvre déjà existante ou d’un contexte. Par ailleurs, I’AC n’est pas comme son nom l’indique « tout l’art d’aujourd’hui », mais uniquement un de ses courants : le conceptualisme.

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L’imposture de l’Art contemporain – Une utopie financière
Editions Eyrolles

Il n’y a rien de commun entre les deux pratiques. L’Art s’évalue d’après des critères esthétiques et de correspondance de la forme et du fond. L’AC se juge selon des critères moraux, d’efficacité, d’utilité. En effet, la très morale finalité de l’AC est de tendre un piège au « regardeur » afin de le déstabiliser et le remettre en question, pour son bien. En détruisant toute certitude, il se veut facteur de paix et de renouvellement permanent. L’humanitarisme de ce dogme, enseigné dans les écoles dès le jardin d’enfants, cache les autres « applications » et utilités financières, monétaires plus triviales.
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Tatzu+Nishi

L’art comptant pour rien

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’art contemporain a encore frappé. Sa nouvelle victime est la ville de Nantes. L’artiste japonais Tatzu Nishi a heureusement fait dans l’œuvre éphémère. Et, elle ne durera que le temps qu’il encaisse son chèque qui ne sera pas aussi abstrait que son art, parions-le.

Le génie a décidé d’empiler sur la tête de la statue du général Mellinet : des livres, un bureau, un lavabo, un radiateur, un piano, un porte-manteaux, un lit. On s’extasie !

C’est toujours des symboles d’un ordre qu’il soit militaire, étatique, familial ou religieux les objets de ces clowneries que nous serions obligés de prendre très au sérieux sous peine de nous voir qualifiés de rustres, voire de ploucs ou d’imbéciles.
Alors qu’en réalité, le rustre est plutôt celui grossier qui enlaidit que l’esthète qui embellit par souci du « Beau ».

Versailles s’est vu ainsi attaquée ces dernières années par Jeff Koons, Xavier Veilhan ou Takashi Murakami, s’en prendre à la civilisation dans l’espoir vain de pouvoir encore choquer quelqu’un, c’est leur truc.

L’art comptant pour rien en terme de réalisation, mais l’art coûtant beaucoup avec peu de travail, pourtant.

Louis Chaumont



Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : "La bataille culturelle"

Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : « La bataille culturelle »

21/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La 7ème édition de la Journée de Réinformation sur « la bataille culturelle » s’est tenue samedi 18 octobre au Salon Dosne-Thiers, devant une salle comble, démontrant que cette manifestation suscite un intérêt croissant auprès d’un public attentif et sensibilisé aux thématiques développées par la fondation Polémia depuis plusieurs années. Novopress y était présent a pu constaté le succès et le sérieux de cette journée.


Jean-Yves Le Gallou a ouvert les travaux en posant la question : « Qui sont les censeurs ? Qui sont les dictateurs ? » Reprenant les exemples qu’il citait dans la présentation de la Journée diffusée sur le site le 16 octobre, il a mis en évidence que c’est en France qu’un Jack Lang avait pu instaurer un corps d’inspecteurs de la création artistique, qu’un libraire se voit cloué au pilori sur une radio d’Etat pour avoir diffusé des ouvrages de Dominique Venner ou d’Alain de Benoist, qu’un directeur d’un grand musée est « recadré » pour être intervenu sur Radio Courtoisie. C’est encore en France que les mondes des bibliothèques municipales et des livres pour enfants sont aux mains des « petits flics de la pensée », qui font peser sur eux la chape du politiquement correct.

Il a pu compléter cette illustration par deux événements tout récents :

• Lors des « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois sur « Les rebelles », qui se déroulaient du 9 au 12 octobre dernier, la conférence inaugurale prononcée par Marcel Gauchet a soulevé un scandale, car l’intervenant n’était pas jugé assez « rebelle » aux yeux de certains ;
• Les protestations contre l’érection sur la Place Vendôme du « sapin » de MacCarthy (qui n’est autre qu’un « plug anal » géant), ont été repoussées du pied par les pouvoirs publics au motif que « l’œuvre » avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ! (L’on devait apprendre dans la journée qu’elle avait été vandalisée au cours de la nuit, ce qui pourrait n’être qu’une manœuvre pour soutenir sa cote.)

Le président de Polémia insiste sur le fait que ces exemples apparemment épars se ramènent à un phénomène global : les mécanismes d’intimidation mis en œuvre, par l’Etat, les collectivités locales, les médias et le monde des grandes entreprises privées, notamment financières, pour briser, dans le domaine culturel, toutes les tentatives de dissidence par rapport au modèle idéologique dominant.

Mais la contre-offensive a commencé, et c’est précisément l’objet de cette Journée d’en apporter la preuve.

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De la place Vendôme et McCarthy

De la place Vendôme et McCarthy

19/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Encore une pulsion théâtrale du dinosaure McCarthy à bout de souffle. Activant sa ficelle, la transgression, l’agitateur « scato-choc » se raccroche aux branches, gonflant des structures qui ont perdu la fougue de ses vertes années. Sa nouvelle astuce : écraser par le gigantisme des spectateurs culpabilisés, pétrifiés devant l’horreur. La critique leur est interdite, sous peine d’être livrés à la milice subventionnée.

Monsieur McCarthy avait-t-il le cran de s’asseoir au sommet de son monticule vert, sans filet, comme il le fit jadis muni de petites poupées blondes(1) ? Tree (photo ci-dessus, avant qu’il ne soit dégonflé hier dimanche 18/10/2014) est un échec, qu’il cesse d’asséner sa crise nihiliste et renonce désormais à son exposition de la Monnaie de Paris(2). Nous contemplons chaque jour le pillage de l’héritage européen et de son esthétique instrumentalisée. L’art d’Etat imposé n’offre rien, mais dévore ce qu’il capte, drapé dans l’orgueil des doubles sens. L’architecture parisienne, sans doute trop pauvre pour ses fonctionnaires, subit brutalement la réforme.

Il est temps pour le vieil homme et ses comparses de se retirer décemment et laisser place à la jeune garde. Les artistes se réveillent en nombre et enterreront cette soif de destruction, car la jeune France analyse ce poison désabusé. Le choc visuel est devenu mainstream(3). Lorsque le débat philosophique autour de l’art éclatera, ces plasticiens homologués n’auront pour seule carte que le piège du détournement cher aux conceptuels(4). L’art officiel se nourrit de l’émotion douloureuse qu’il suscite. N’existant qu’au travers de la violence, cette production se heurtera à la transcendance des créateurs de demain, las de ramasser les débris d’une novlangue creuse.

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Septième journée de Réinformation de Polémia "la bataille culturelle" : les affiches

Septième journée de Réinformation de Polémia « la bataille culturelle » : les affiches

16/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La Fondation Polemia a laissé carte blanche à plusieurs artistes afin qu’ils nous livrent leur vision de la bataille culturelle. Ces affiches, que certains ont collés sur les murs de Paris (photo) tel du street art, seront en vente lors de la 7ème Journée de la réinformation du 18 octobre prochain consacrée à la bataille culturelle.
Inscriptions (avec ou sans déjeuner) : polemia1@gmail.com

Plus d’infos sur : http://www.polemia.com/septieme-journee-de-reinformation-de-polemia/

[Art/Non art] Le Pérugin, maître de Raphaël - Musée Jacquemart-André (jusqu'au 1er janvier 2015)

[Art/Non Art] Le Pérugin, maître de Raphaël – Musée Jacquemart-André (jusqu’au 1er janvier 2015)

25/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
S’il est un lieu qui symbolise à lui seul la passion de toute une vie pour les arts et particulièrement pour le Quattrocento, c’est bien le splendide hôtel particulier des collectionneurs acharnés qu’étaient Nélie Jacquemart et Édouard André.

L’une des plus belles façades du boulevard Haussmann accueille donc tout naturellement une rétrospective époustouflante du grand maître de la Renaissance italienne, le peintre de l’école ombrienne Pietro Vannucci, dit le Pérugin.

Une scénographie sobre et élégante met en lumière les points forts de la vie du maître : ses premières années d’apprentissage à Pérouse et Florence dans les ateliers de Verrocchio où il côtoya Léonard de Vinci et Botticelli, ses travaux à la chapelle Sixtine, commande du pape Sixte IV littéralement conquis, ses sujets dit profanes et ses portraits dont l’intensité suscita la plus grande admiration de ses contemporains.

Séduire son public par une cinquantaine d’œuvres venues tout autant de musées florentins, romains, napolitains, viennois, mais aussi de la National Gallery of Art de Washington ne suffisait pas au Jacquemart-André qui nous permet de découvrir également une fresque détachée représentant saint Romain et saint Roch prêtée à titre exceptionnel par la Pinacoteca Comunale de Deruta. L’exposition s’achève avec plaisir par une pièce consacrée au plus célèbre apprenti du maître, le peintre et poète Raphaël.

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Jean-Yves Le Gallou : "Les défenseurs de l'identité ne peuvent pas faire l'économie de la bataille culturelle"

Jean-Yves Le Gallou : « Les défenseurs de l’identité ne peuvent pas faire l’économie de la bataille culturelle »

21/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 18 octobre aura lieu la 7ème journée de la réinformation organisée par la Fondation Polémia. Thème de cette journée : la bataille culturelle. Nous avons interrogé Jean-Yves Le Gallou, le président de la fondation et acteur essentiel de la réinformation, sur ce thème et le programme de la journée de réinformation.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Jean-Yves Le Gallou, vous organisez samedi 18 octobre la 7ème journée de la réinformation de Polémia, pouvez-vous nous rappeler les thèmes traités lors des éditions précédentes ?

Nous avons dans un premier temps lancé et approfondi le concept de réinformation. Puis nous avons travaillé sur le thème de la novlangue et à la suite de ces travaux nous avons publié deux Dictionnaires de novlangue. Nous avons ensuite souligné le rôle des blogs dans la guerre médiatique et contribué au développement de la reinfosphère. L’an dernier nous avons étudié en profondeur la désinformation publicitaire. Une réflexion qui va faire l’objet de la publication d’un livre en partenariat avec l’éditeur Via Romana.

Vous avez choisi cette année de concentrer votre attention sur la bataille culturelle, pourquoi ?

C’est simple , nous vivons dans une dictature culturelle : de la gauche, du politiquement et de l’artistiquement correct . Cette dictature s’impose par la censure et l’intimidation : les dissidents rasent trop souvent les murs par crainte d’être diabolisés, voire, pire, ringardisés . Dans cette affaire de trop nombreux élus, distributeurs de la manne publique, font preuve d’une rare lâcheté . Quant aux soi-disant mécènes du grand capital – Pinault, Arnaud, Bergé –, sous couvert de générosité, ils font de l’optimisation fiscale , de la com’ et de la spéculation financière! L’art n’est qu’un prétexte au profit pour les uns, à l’idéologie déracinante pour les autres. C’est l’alliance du trotskysme culturel et des salles de marché !

Il y a donc un double travail à faire : décrypter le nouvel art officiel et cesser de se laisser intimider par le conformisme dominant. Car ce qu’on appelle Art contemporain n’est rien d’autre qu’un centenaire indigne né sur les ruines de la guerre de 1914. En 1917, Duchamp nous faisait le coup de l’urinoir présenté comme une œuvre d’art ; cent ans plus tard il faudrait s’ébaubir devant un crucifix planté dans de l’urine, le Piss Christ de Serrano. Bref, l’imagination en panne et les mêmes fausses provocs à répétition, jusqu’à plus soif si j’ose dire ! C’est le règne des faiseurs et des faisans, des escrocs soutenus par les bobos et les gogos.

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Les Femen sont semblables aux Talibans - par Charles Demassieux

Les Femen sont semblables aux Talibans – par Charles Demassieux

13/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Les Femen ont donc été relaxées par le tribunal correctionnel de Paris pour les dégradations commises dans l’enceinte de Notre-Dame, et les vigiles de l’édifice le plus visité de France, quant à eux, condamnés à des amendes avec sursis.

Au-delà de ce jugement inique et partisan – la magistrature française n’en est plus à une aberration près ! –, il est une question qui mérite d’être soulevée : qu’en est-il de la protection du patrimoine religieux et souvent mondial que recèlent nos églises ? Et si la réponse est – permettez-moi de me lâcher ! – « On s’en tape ! », alors je me félicite que les Monuments Men – dont la mission a été remarquablement mise en scène par George Clooney dans son film éponyme – n’aient pas été des Femen !

Ces intégristes laïcardes et faussement féministes ignorent sans doute que, au hasard dans Paris, l’église Saint-François-Xavier renferme une œuvre inestimable de la Renaissance : La Cène du peintre vénitien Le Tintoret ; ou que celle de Saint-Sulpice abrite des fresques sublimes d’Eugène Delacroix, dans une de ses chapelles, dite « des Saints-Anges » : Saint Michel terrassant le Dragon (photo), Héliodore chassé du temple et La Lutte de Jacob avec l’Ange.

Imaginez un instant qu’elles aient jeté leur dévolu sur l’une de ces deux églises ; imaginez que, dans leur exaltation d’adolescentes écervelées et non moins hystériques, il leur soit passé par la tête l’envie irrépressible de détruire les œuvres susnommées. Après tout, ce ne sont là que des graffitis de cathos intégristes !

Evidemment, de bonnes âmes libertaires nous auraient vendu ces dévastations comme le paroxysme de la contestation féminine, oubliant au passage que la culture européenne est viscéralement chrétienne – ce qui ne l’a pas empêchée de représenter la femme sous toutes ses formes et sans burqa ! Amusez-vous, par exemple, à expurger Florence (en Italie) de toutes ses créations chrétiennes : il ne vous restera guère que quelques statues étrusques à présenter !

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L’art contemporain est-il une imposture ? La femme de ménage le prend pour des ordures

L’art contemporain est-il une imposture ? La femme de ménage le prend pour des ordures

26/02/2014 – BARI (NOVOPress/Bulletin de réinformation)
Quand une œuvre d’art est confondue avec des déchets et jetée à la poubelle, cela signifie que la distance entre œuvres d’art et ordures est bien mince.

C’est ce qui est arrivé au musée de Bari, une ville au sud de l’Italie.  Une femme de ménage a mis aux ordures deux installations présentées dans le cadre d’un festival d’art contemporain. Faites de papier-journal, de carton, et de morceaux de cookies étalés par terre, elle les a toutes les deux prises pour des déchets et a tout jeté à la poubelle. « Comment aurais-je pu le savoir ? […] J’ai tout simplement fait mon travail » a déclaré Anna Machi. La valeur marchande des « œuvres » est estimée à 11.000 euros et devrait être remboursée par l’assurance de la société de nettoyage.

Pour l’adjoint à la communication de la ville, c’est justement là tout le mérite de l’art contemporain. Selon lui « C’est là tout le mérite des artistes qui ont su interpréter au mieux le sens même de l’art contemporain, qui est d’interagir avec ce qui l’entoure »

Pour ceux qui sont intéressés, nous recommandons vivement, l’ouvrage de Christine Sourgins, Les mirages de l’art contemporain, qui décrypte un système dont les deux piliers sont l’argent et la communication.

Crédit photo : Alain Bachellier, via Flickr, (cc).

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Une œuvre de Jérôme Bosch cachait une partition déchiffrée après 600 ans

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Culture : à la découverte de Théo van Hoytema

Culture : à la découverte de Théo van Hoytema

17/02/2014 – PARIS (NOVOpress) – Théo van Hoytema (1863-1917) est un artiste, lithographe et dessinateur néerlandais. Il étudie à l’Académie d’art de La Haye et illustre par la surie plusieurs ouvrages scientifiques pour le Musée zoologique de Leyde, se spécialisant dans le dessin animalier. Il commence véritablement sa carrière d’artiste en 1891. Un an plus tard, il rejoint la fondation Kunstkring à La Haye, qui réunit les artistes des beaux-arts, des arts appliqués et de l’architecture. En 1893, il illustre magnifiquement le conte de Hans Christian Andersen, Le Vilain Petit Canard, qui connaît un succès international. Ses dessins représentent des motifs floraux et des animaux, inspirés à la fois par l’Art nouveau et le graphisme japonais. Il reçoit de nombreuses récompenses pour ses expositions et meurt prématurément en 1917, à l’âge de 54 ans.

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« Beauty » : quand des tableaux de maîtres prennent vie

20/01/2014 – VIDÉO – Rino Stefano, vidéaste italien, a réalisé un film étonnant, compilant cent tableaux de maîtres, animant personnages et paysages afin de leur donner vie. Si de nombreux tableaux de Bouguereau sont présents, nous découvrons des toiles du Titien, de David, du Caravage… À voir absolument !

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Culture urbaine : « SOFLES — LIMITLESS » (vidéo)

07/12/2013 – 15h00
PARIS (NOVOpress) –
Comment hisser le graffiti au rang « d’art urbain » ? Un groupe de talentueux grapheurs recouvre de fresques gigantesques les murs d’un entrepôt désaffecté. Leur vidéo a fait le buzz sur Youtube : postée le 22 novembre dernier, elle compte déjà plus de 6 millions de vues. À quand la formation d’un groupe de grapheurs « identitaires » utilisant ces techniques pour poster des messages enracinés ?

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Culture : à la découverte d'Alfred Kubin

Culture : à la découverte d’Alfred Kubin

02/11/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) – Après Key Nielsen et Arthur Rackham, Novopress poursuit sa série des grands noms de l’illustration avec Alfred Kubin. Né en 1877, Kubin est un dessinateur, illustrateur, graveur et écrivain autrichien dont l’univers fantastique et morbide a durablement inspiré Lovecraft, Kafka ou Jünger, certains de ses dessins nous rappelant également le Cauchemar, du Suisse Füssli. Très lié à Paul Klee et Kandinsky, il participa activement aux mouvements picturaux novateurs du début du 20ème siècle. Il publia en 1909 un roman fantastique, L’Autre côté (Die Andere Seite, traduit dans le monde entier), très apprécié des surréalistes, illustré de ses gravures sur bois. Qualifié par Herman Hesse d’ouvrage majeur, il s’agit d’un voyage initiatique vers les terres reculées d’Asie centrale jusqu’à la mystérieuse cité « Perle », finalement détruite par la figure de « l’Américain », aventurier progressiste. Les textes de Nietzsche et Schopenhauer jouèrent un rôle prépondérant sur son art. Il décèdera en 1959 en léguant l’intégralité de son œuvre à son pays.

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La Pentecôte dans l’art européen – Les Très Riches Heures du duc de Berry

La Pentecôte dans l’art européen – Les Très Riches Heures du duc de Berry

19/05/2013 – 13h00
PARIS (NOVOPress) –
La fête chrétienne de Pentecôte, célébrée cinquante jours après Pâques, a fait l’objet de nombreuses œuvres d’art dans la culture européenne. Cette fête commémore la venue du Saint Esprit sur les apôtres de Jésus et leur entourage, cinquante jours après Pâques. En voici une illustration (image en Une) dans un des plus renommé livre manuscrit enluminé Les Très Riches Heures du duc de Berry réalisé au XVe siècle.
Les Très Riches Heures comportent à la fois des enluminures religieuses, et des enluminures profanes, en particulier pour les différents mois de l’année (image ci-dessous).

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L’Ascension dan l'art européen - Les Très Riches Heures du duc de Berry

L’Ascension dans l’art européen – Les Très Riches Heures du duc de Berry

09/05/2013 – 14h00
PARIS (NOVOPress) –
La fête chrétienne de l’Ascension, célébrée quarante jours après Pâques, a fait l’objet de nombreuses œuvres d’art dans la culture européenne. Dans la foi chrétienne cette fête marque la montée au ciel de Jésus après sa résurrection. En voici une illustration dans un des plus renommé livre manuscrit enluminé : Les Très Riches Heures du duc de Berry.
La réalisation de ce livre a eu une histoire complexe.

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