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[Cinéma] « The Cut » raconte le drame du génocide des Arméniens chrétiens

[Cinéma] « The Cut » raconte le drame du génocide des Arméniens chrétiens

13/01/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le film « The Cut » – « La Blessure » en Français – sort en VO dans les salles de cinéma le 14 janvier 2015. Réalisé par Fatih Akin, ce film dramatique évoque le génocide des Arméniens chrétiens organisé par le pouvoir Turc musulman en 1915. Une preuve historique que, contrairement à ce que croient les laïques, les civilisations chrétiennes et musulmanes ne sont pas mélangeables et que le « vivre-ensemble » est un concept criminel. Voilà pourquoi la Turquie ne pourra jamais avoir sa place dans une quelconque association politique et économique européenne digne de ce nom.

[Cinéma] « The Cut » raconte le drame du génocide des Arméniens chrétiensPublic concerné : Tous publics avec avertissement.

Synopsis : Anatolie, 1915. Dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, alors que l’armée turque s’attaque aux Arméniens, le jeune forgeron Nazaret Manoogian est séparé de sa femme et ses deux filles. Des années plus tard, rescapé du génocide, Nazaret apprend que ses filles sont toujours en vie. Porté par l’espoir de les retrouver, il se lance dans une quête éperdue, ponctuée de rencontres avec des anges et des démons, du désert de la Mésopotamie aux prairies sauvages du Dakota…

Bande-annonce

Publication de « 1915 - le génocide arménien », par le petit-fils de Cemal Pacha

Publication de « 1915 – le génocide arménien », par le petit-fils de Cemal Pacha

11/09/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress) — Hasan Cemal, le petit-fils de Cemal Pacha qui fut l’un des principaux responsables du génocide arménien, vient de sortir en langue turque un livre intitulé « 1915 : Le génocide arménien. »

Cette information a tout d’abord été d’abord rapportée par l’hebdomadaire Agos à Istanbul, puis confirmées par le journaliste Yavuz Baidar sur Twitter.

Hasan Cemal citant son grand-père en 1919 à Munich : « Les Arméniens de Turquie ont été orientés vers la Russie et les Turcs devaient les tuer. C’est pourquoi le génocide a eu lieu ».

Hasan Cemal est chroniqueur au journal Milliyet. Il s’était rendu en 2008 au mémorial du génocide arménien à Erevan. Sa note dans le livre de la mémoire dit : « Nier le génocide [arménien, note de Novopress] signifie d’être un complice de ce crime contre l’humanité. »

Ahmed Cemal Pacha fut tué à Tbilissi le 21 juillet 1922 par un commando arménien (Stepan Dzaghigian, Artashes Gevorgyan et Petros Ter Poghosyan) dans le cadre de l’opération Némésis pour son rôle dans le génocide arménien. Ses cendres ont été portées à Erzeroum et enterrées.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

« Les Turcs d’un côté, les Arméniens de l’autre, on se croirait… » Le Monsieur distingué était énervé. Refoulé par les CRS qui barraient la rue de Vaugirard, il s’était imaginé, comme moi et comme pas mal d’autres, qu’il allait pouvoir faire le tour et arriver au Luxembourg en remontant par la rue de Tournon. Las, une fois arrivé au sommet, après s’être frayé un passage dans la foule, un autre barrage. Le Monsieur distingué avait vainement tenté d’expliquer qu’il était quelqu’un d’important, membre d’un organisme officiel, – c’était écrit sur la carte qu’il brandissait –, et qu’on l’attendait à l’Institut océanographique. Les CRS n’avaient rien voulu entendre. Il y avait de quoi être énervé. Et puis c’est vrai que, entre le podium des Arméniens surmonté d’une énorme banderole « Négationnisme = racisme », et derrière, tenus à distance par force barrières et CRS pour éviter un massacre, toute la troupe des Turcs brandissant des drapeaux turcs, on se serait cru…

Le Monsieur distingué s’est arrêté. Il s’est raidi visiblement : puissance de l’autocensure, a fortiori devant le Sénat et quand on vient d’exhiber aux CRS une carte tricolore. Il a repris : « On se croirait au XXe siècle ». Puis, piteusement, pour se justifier : « Et nous sommes au XXIe ». Et il est reparti très vite en sens inverse.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

Blaise Pascal, marbre d’Augustin Pajou (1785), musée du Louvre. Crédit photo : Jastrow, domaine public.

Pendant que je redescendais à mon tour la rue condamnée, cette histoire de vingtième siècle me trottait absurdement dans la tête. « On se croirait au XXe siècle », quel sens est-ce que cela peut bien avoir ? Quel est le rapport ? Finalement, peut-être par besoin de me raccrocher à une pensée claire et forte, et française, je me suis rappelé la définition de la tyrannie dans les Pensées de Pascal : « La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre. On rend différents devoirs aux différents mérites, devoir d’amour à l’agrément, devoir de crainte à la force, devoir de créance à la science. On doit rendre ces devoirs-là, on est injuste de les refuser, et injuste d’en demander d’autres. Ainsi ces discours sont faux, et tyranniques : je suis beau, donc on doit me craindre, je suis fort, donc on doit m’aimer, je suis… » J’ai une majorité parlementaire, je décide de ce qu’on doit croire en histoire. Un fait historique, fût-il parfaitement attesté, fût-il aussi certain qu’un fait historique peut l’être – d’une certitude, comme on dit, morale –, ne peut pas faire l’objet d’une loi. Il peut y avoir de l’ignorance, il peut y avoir de la mauvaise foi, il peut y avoir de la folie à nier un fait historique, mais en tirer un délit pénal est de la tyrannie.

Il est frappant, me disais-je en essayant de trouver une rue latérale qui ne fût pas barrée, que, de tous les hommes politiques, philosophes médiatiques, membres de l’Académie, qui ont écrit contre cette loi dans les pages « Idées » du Figaro et les pages « Opinions » du Monde – ou est-ce l’inverse ? –, pas un n’ait rappelé ce principe si simple. Ils ont préféré battre la campagne, invoquer des considérations diplomatiques ou des intérêts commerciaux, expliquer qu’on ne pouvait pas légiférer sur ce génocide-là parce que la France n’y avait pas été impliquée (oh la grosse ficelle !), ou, au mieux, plaider en général pour la liberté d’expression. Il ne s’agit pourtant pas, ou il ne s’agit que très secondairement, de liberté d’expression. Ce qui est en cause, c’est le statut d’un fait historique : un fait historique ne peut faire l’objet d’une loi parce qu’il n’est, tout simplement, pas du même ordre. Mais la pensée officielle, dans la France d’aujourd’hui, est essentiellement désordonnée.

« D’où apprendrons-nous donc la vérité des faits ? Ce sera des yeux, qui en sont les légitimes juges, comme la raison l’est des choses naturelles et intelligibles, et la foi des choses surnaturelles et révélées ». Si Pascal y insiste dans Les Provinciales, c’est pour montrer que personne, pas même le pape, ne peut obliger à croire que les « cinq propositions » sont dans le livre de Jansénius. « Ce fut aussi en vain, lance-t-il aux jésuites, que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle. »

Les théologiens répondirent en distinguant deux catégories de faits : le fait simple et le « fait dogmatique », c’est-à-dire lié à une question de foi, qu’on est obligé de croire à peine d’hérésie. Il fut longtemps de bon ton pour les laïques de tourner en dérision ces subtilités. La République, qui faisait étudier Pascal dans tous ses lycées, se posait, contre l’Église, en championne de la libre recherche et de la science indépendante. Ces temps sont révolus. La République passe son temps à créer des faits dogmatiques, et pas seulement en histoire : en biologie, en démographie, en criminologie… Il est vrai que l’Éducation nationale a désormais d’autres classiques que Pascal. La terre, elle, continue de tourner.

Flavien Blanchon pour Novopress France.

Loi sur le génocide arménien : une régression civilisationnelle - Par Jean-Yves Le Gallou

Loi sur le génocide arménien : une régression civilisationnelle – Par Jean-Yves Le Gallou

[box class= »info »] En votant une loi sur la répression de la négation du génocide arménien le Parlement français a commis une double atteinte : à la liberté d’expression et à l’esprit européen. Explications. [/box]

Au XIXe siècle la bataille politique en France s’est concentrée sur la liberté d’expression et d’opinion. L’arbitrage final a été rendu par la grande loi de 1881 sur la liberté de la presse. Son article premier est lumineux : « L’imprimerie et la librairie sont libres ». Ce principe rencontrait alors peu d’exceptions : certes, la diffamation était poursuivie par le Code pénal mais dans un cadre procédural très strict et très protecteur des libertés. En dehors des périodes de guerre et de troubles civils ce dispositif protecteur des libertés a duré près d’un siècle.

Régression des libertés

Il a été profondément bouleversé en 1972 avec le vote de la loi Pleven. Sous prétexte de lutter contre le « racisme », le délit d’opinion a été rétabli en France et, dans les faits, les débats libres sur l’immigration ont été rendus difficiles.

Nouvelle entorse à la liberté en 1990 avec la loi Gayssot créant le délit d’opinion historique à propos de la « shoah », une loi aboutissant à mettre en prison des hommes (Vincent Reynouard récemment) sur le seul fondement d’un délit d’opinion. Le fait que ces opinions soient réputées odieuses ne sont pas un argument justificatif : ni M. Trotski, ni M. Lénine, ni M. Hitler, ni M. Staline, ni M. Mao n’ont déporté des gens dont ils trouvaient les idées sympathiques. Ce sont évidemment les gens qui tiennent des idées jugées odieuses dont la liberté a besoin d’être protégée. Penser autrement c’est adopter une attitude totalitaire.

En 2001, précisément, nouvelle avancée du totalitarisme avec la loi Taubira créant le délit d’opinion sur la traite atlantique (et sur la seule traite atlantique ; la traite méditerranéenne, orientale et musulmane n’étant pas concernée !). Dans la foulée l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau est poursuivi devant les tribunaux pénaux.

Ajoutons que les filets protecteurs de la procédure de diffamation sont progressivement abrogés : impossibilité d’offrir des preuves, refus de reconnaître la bonne foi, allongement des délais de prescription.

Régression civilisationnelle

Cette formidable régression des libertés s’accompagne d’une régression civilisationnelle.

A travers l’antiquité gréco-latine, la première Renaissance du XIIe/XIIe siècle, la grande Renaissance, la pensée européenne a toujours distingué deux ordres de vérité

  • – les vérités religieuses où le dogme s’impose comme article de foi ;
  • – les vérités scientifiques ou historiques qui se déterminent par le libre débat. Dans ces domaines peut être dit vrai (ou faux) ce qui est librement réfutable. Philosophiquement, un fait, une opinion, un point de vue, une analyse qui ne peut être librement réfuté ne peut–être dit ni vrai, ni faux (sauf dans l’ordre religieux). Ainsi les lois mémorielles transforment-ils des événements historiques en dogmes religieux. C’est une formidable régression.

En retirant des pans entiers d’histoire au libre examen, les lois mémorielles (Gayssot, Taubira ou Boyer) ne sont pas seulement des atteintes à la liberté d’expression, ce sont aussi des fautes contre l’esprit.

Jean-Yves Le Gallou

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Photo : Assemblée Nationale française. Crédit photo : Richard Ying et Tangui Morlier, licence CC.

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Vidéo : Mme Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public. Présentation à l’Assemblée Nationale, au sujet des lois mémorielles. Cette présentation date de 2008 donc avant la loi sur le génocide arménien.

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

30/12/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) –
La Turquie n’aime décidément pas les peuples qui dérangent son impérialisme. Après les Arméniens il y a un siècle, Ankara continue la persécution des Kurdes. L’aviation turque a massacré, jeudi, 35 jeunes kurdes, âgés de 16 à 20 ans, réfugiés dans un village irakien situé à la lisière de la frontière turque. Après avoir affirmé qu’un groupe de « rebelles séparatistes » était visé,  le pouvoir islamique turc évoquait en fin de journée une possible erreur… Ce qu’affirmaient plusieurs médias locaux et élus kurdes.

Ces tueries de longue date n’ont pas empêché le pouvoir islamique turc de donner des leçons de démocratie à la Syrie, sommée en novembre dernier, « d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression ». Le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, continuait dans la même veine un mois plus tard en accusant cette fois la France d’un pseudo génocide en Algérie. Pour Riposte laïque, « Erdogan dit également n’importe quoi », en expliquant que « l’Algérie comptait 7,5 millions de musulmans en 1948, 8,5 millions en 1954, et… 11,5 millions en 1966, selon les recensements officiels. Il s’agit donc d’une croissance démographique remarquable, qui s’est même accélérée pendant la guerre d’Algérie. Comme extermination, on fait mieux… ».

Loi sur la négation du génocide arménien  et vote communautaire

Loi sur la négation du génocide arménien et vote communautaire

26/12/2011 – 10h00
PARIS (via le Bulletin de réinfo) –
Au‑delà de la judiciarisation de l’Histoire, cette loi cache les réalités du vote communautaire

A quelques mois de l’élection présidentielle, le vote de cette loi n’est pas anodin. Le président Nicolas Sarkozy cherche à complaire à l’importante communauté franco‑arménienne présente en France. Car à l’inverse de ce qu’il est rapporté dans les médias du système, il existe un vote communautaire, et il pèse lourdement sur les élections. A quelques mois de cette échéance cruciale, les candidats multiplient les danses du ventre auprès des différentes communautés. Le numéro 2 du Front national, Louis Alliot, est allé la semaine dernière draguer en Israël la communauté juive. Une communauté qui avait selon un journaliste israélien voté à 80 % pour le candidat Sarkozy en 2007. De son côté, le Parti socialiste n’est pas en reste, lui qui a misé depuis des années sur les Français d’origine afro‑maghrébines pour remplacer la désertion du vote ouvrier.

Malgré les différences sociales, les communautés votent de façon homogène

Toutes les études le montrent, le vote ethnique existe bel et bien. En 2007, 80 % des électeurs originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne avaient voté Ségolène Royal et quel que soit leur niveau socioprofessionnel. Un vote communautaire qui a été observé aussi chez la communauté antillaise. Un phénomène que l’on retrouve seulement chez les communautés extra‑européennes. Les descendants des populations européennes installées en France ont par exemple le même comportement électoral que le reste de la population.

Les hommes politiques regardent donc le poids électoral des communautés

Les hommes politiques savent très bien quel poids politique représente chaque communauté. Car il peut faire la différence notamment aux élections locales. Selon une étude citée par le journal « le Courrier de l’Atlas », les Français d’origine maghrébine représentent 4 % de l’électoral. Et du fait du morcellement ethnique, cet électorat peut peser très fortement sur les prochaines élections législatives. Pour la communauté franco‑arménienne c’est la même chose, elle peut faire la différence notamment dans le sud de la France et à Lyon. En tout cas, avec l’inflation du nombre de communautés en France, ira de pair une inflation des lois mémorielles.

Crédit photo : Richard Ying, licence CC.

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Génocide arménien : vers une loi mémorielle de plus en France ?

21/12/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
L’Assemblée nationale examinait ce matin, un projet de loi condamnant le génocide arménien ainsi que sa négation (passible d’un an de prison et de 45000 euros d’amende). Cette loi, qui succèderait à la loi Taubira ou encore à la loi Fabius-Gayssot, serait ainsi une loi de plus imposant, sous peine de prison, une histoire officielle et non discutable.

Elle provoque d’ores et déjà la colère de la communauté turque de France mais aussi et surtout du gouvernement turc, qui envisage une dégradation des relations entre Paris et Ankara si une telle loi était votée.
Certains députés font état de leur étonnement concernant cette proposition de loi, quand on sait qu’en 2008, un rapport adopté par l’Assemblée unanime invitait les parlementaires à ne pas légiférer sur l’histoire.

Comme pour le « référendum d’initiative populaire » hier, on sent que les élections approchent et que certaines communautés sont très prisées par rapport à leur poids électoral (les arméniens de France, présent en masse dans les Bouches du Rhône, région de la député Valérie Boyer, à l’origine du projet de loi, représentent 500 000 électeurs).

Le génocide arménien ayant déjà été reconnu par la France en 2001 et cette reconnaissance ayant fait l’objet d’une loi, la proposition de loi qui sera examinée aujourd’hui ne vise donc qu’à punir la négation de ce génocide.

Alors que des solutions sont aujourd’hui cherchées afin de combler le manque de places en prison et afin de mettre fin à la surpopulation carcérale, les députés français s’apprêtent à voter une loi (une de plus) qui pourrait aboutir à enfermer des individus, uniquement pour leurs écrits ou leurs propos. Étrange conception de la liberté de recherche, d’expression, de ton et de parole, dans un pays qui semble de plus en plus abandonné à la pensée unique et au politiquement correct.

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien

16/12/2011 – 20h30
ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoğlu, a critiqué très durement le projet de loi débattu le 19 décembre prochain à l’Assemblée nationale française visant à punir la négation du génocide arménien.

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien

Cadavres d'Arméniens assassinés lors du massacre d'Adana (Turquie) pendant le génocide arménien.

Selon le chef de la diplomatie turque « La Turquie est prête à confronter son histoire avec une mémoire juste mais nul ne devrait penser qu’avec ce type de loi on nous retirera le droit de défense. Nous ne céderons jamais. Ils ne devraient même pas y songer. Il est hors de question qu’une réponse ne soit pas donnée aux initiatives visant à souiller notre pays »

Ce texte de loi proposé par Valérie Boyer prévoit des peines allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour tous ceux qui auront contesté ou minimisé l’existence du génocide des Arméniens de 1915.

Photo : cadavres d’Arméniens assassinés lors du massacre d’Adana (Turquie) pendant le génocide arménien. Source non crédité, licence CC.
La Turquie demande à la France de contribuer “à la résolution du différend historique turco-arménien”

La Turquie demande à la France de contribuer « à la résolution du différend historique turco-arménien »

11/12/2011 – 15h30
ANKARA (NOVOpress) –
Le ministère turc des Affaires étrangères a demandé dans un communiqué à la France de contribuer « affirmativement à la résolution du différend historique turco-arménien par voie de dialogue » et d’éviter « les approches non scientifiques et injustes ».

La Turquie demande à la France de contribuer “à la résolution du différend historique turco-arménien”

Cadavres d'Arméniens assassinés lors du massacre d'Adana (Turquie) pendant le génocide arménien

Ankara a souhaité faire de l’action préventive, avec dans sa ligne de mire à l’approche des élections présidentielles en France, cette fameuse loi pénalisant la négation du génocide arménien par les Turcs, toujours évoquée par les différents hommes politiques français mais jamais appliquée après les élections.

Pour le ministère turc des Affaires étrangères, « en une période stable où la Turquie et la France peuvent multiplier les moyens de coopération bilatérale et internationale, la Turquie espère que des initiatives non compensables ne soient pas lancées. La responsabilité, dans les prochaines phases, appartiendra aux auteurs des initiatives ».

Photo : cadavres d’Arméniens assassinés lors du massacre d’Adana (Turquie) pendant le génocide arménien. Source non crédité, licence CC.