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La France va prépositionner des troupes en Estonie face à la Russie !

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce n’est hélas pas un gag : la France va prépositionner des troupes et du matériel en Estonie, pour faire face à une agression de la Russie ! Ce déploiement a été confirmé par Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, à son homologue estonien, Hannes Hanso, lors d’une réunion du forum de sécurité à Halifax, au Canada. La France enverra l’an prochain cinq chars Leclerc, 12 véhicules de combat d’infanterie et 300 soldats en Estonie. L’unité sera basée à Tapa, au nord-est du pays, et servira sous le commandement du bataillon britannique de l’OTAN. L’annonce de cette nouvelle par la presse estonienne a entraîné une réaction immédiate de Thierry Mariani, député (LR) des Français de l’étranger, atterré et révolté :

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Les familles de militaires moins bien loties que les fonctionnaires civils

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: C’est ce qui ressort du dernier rapport annuel du Haut comité d’évaluation de la condition militaire, lequel dresse le bilan de l’année 2015. L’étude indique que les familles dont le « référent » est militaire ont un « niveau de vie annuel moyen » globalement inférieur à celui de leurs équivalents civils. Il s’élève à 24 380 €, soit un montant inférieur à celui d’un ménage toutes catégories sociales confondues (26 000 €) et surtout d’un ménage fonctionnaire civil de l’Etat (29 170 €).

« Comparé au niveau de vie annuel moyen des ménages, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, celui du ménage dont la personne de référence est un militaire est inférieur de plus de 6 % alors que celui du ménage dont la personne de référence est un fonctionnaire civil de l’État est supérieur de 12 %. »

Le rapport précise que, sur la période étudiée (2008-2013), « le revenu individuel moyen des militaires est inférieur de 5,2 % à celui des fonctionnaires civils de l’État et celui du conjoint de militaire est inférieur de 31,3 % à celui du conjoint de fonctionnaire civil de l’État ».

Le rapport note aussi qu’« à catégorie socioprofessionnelle équivalente, la différence de niveau de vie annuel moyen entre un ménage dont la personne de référence est un militaire et celui dont la personne de référence est un agent titulaire de la fonction publique de l’État est en défaveur du ménage du militaire ».

Ces différences s’expliquent pour une grande part par le « revenu individuel moyen » des conjoints : on le sait, la mobilité géographique propre à l’état militaire pénalise souvent les épouses dans leur carrière.

D’où des revenus inférieurs pour ceux qui risquent leur vie pour la sécurité et la liberté de tous…

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L’opération Barkhane : une illusoire ligne Maginot ?

22/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux récents attentats de Bamako et de Ouagadougou, Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialisé dans les questions militaires, a remis en question l’utilité de l’opération Barkhane. L’opération Barkhane c’est une mutualisation des forces françaises au Sahel dans le but d’éviter la reconstitution de foyers de djihadisme. Avec l’opération « sentinelle » en métropole, c’est une réponse du gouvernement français au terrorisme.

Ce journaliste montre qu’au regard de son coût de 700 millions par an, et de sa mobilisation de moyens, de l’ordre de 4 000 hommes et d’une quarantaine d’aéronefs, cette opération ne parvient qu’à de faibles résultats
Les récents attentats indiquent que les terroristes ont contourné l’opération Barkhane. « Barkhane est victime du syndrome de la ligne Maginot. Ces opérations empêchent l’ennemi de passer là où l’on a décidé qu’il ne passerait pas, mais il n’en a cure et prend un autre chemin » selon le journaliste.

Le spécialiste Bernard Lugan tente pour sa part de montrer les résultats positifs de Barkhane
Selon lui, suite aux réductions d’effectifs du couple Sarkozy-Morin, l’armée française n’est plus en mesure de couvrir une zone plus grande que celle de l’opération Barkhane. Or, l’opération Barkhane rend hermétique la frontière entre la Libye et le Niger, et permet d’éviter un nouvel embrasement de l’Afrique par le djihadisme : la région-pivot du lac Tchad est ainsi protégée de la menace de Boko Haram, qui pourrait ensuite embraser le Cameroun.

Deuxièmement, Lugan montre que Barkhane a eu comme résultat concret de séparer les trafiquants d’avec les djihadistes. L’action terroriste reposait essentiellement sur des réseaux de trafiquants ; ces derniers sont gênés dans leur commerce et abandonnent leurs encombrants partenaires
Pour finir, Lugan montre que le vrai résultat, c’est que les djihadistes repoussés par l’opération Barkhane se retrouvent cantonnés à la Libye et au Burkina Faso.

Malheureusement, ces deux pays sont bénéficiaires des opérations humanitaires du Qatar. Ces opérations ne sont qu’un cheval de Troie, destinée à soutenir l’effort terroriste en Afrique
En définitive, Bernard Lugan retourne donc la question : « la France peut-elle lutter contre le djihadisme ouest-africain tout en continuant à privilégier des rapports politiques et commerciaux avec un Qatar clairement à l’origine de la radicalisation des populations de la zone que nous protégeons ? »

Éric Zemmour : "La Manif pour tous, un drame pour l'UMP"

Éric Zemmour : « Le territoire national est en train de redevenir un lieu de guerre »

29/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis la chute du mur du Berlin, en 1989, le ministère de la Défense est le premier à réduire ses dépenses. Alors qu’à ce sujet, l’armée avait pris le parti du silence, elle s’exprime désormais haut et fort et demande des soldats. Pourtant la France est exsangue. La gauche doit donc faire des choix. Et l’armée française manque de moyens.

En dix ans, l’armée de Terre a perdu 45.000 hommes et arrive aujourd’hui à un seuil de 100.000 hommes.

Éric Zemmour va plus loin :

Actuellement près de 10.000 hommes sont chargés de la sécurité des lieux publics. Autant que ceux engagés dans les interventions extérieures, au Mali ou en Centrafrique. Le territoire national est en train de redevenir un lieu de guerre.


L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

Source : blog.realpolitik.tv Les annonces décisives que M. Modi, Premier ministre indien, a faites à l’Élysée à Paris le 10 avril portent en elles une leçon essentielle. La France n’est grande aux yeux du monde que lorsqu’elle remplit sa mission historique : celle d’une nation souveraine et d’exception.

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

Souveraineté diplomatique tout d’abord : c’est en raison de son siège au Conseil de Sécurité aux Nations-Unies que la France peut aujourd’hui proposer à l’Inde son aide pour qu’elle intègre cette instance internationale de règlements des conflits mondiaux; quelle valeur ajoutée aurait eu à offrir la France si elle avait bradé cette position diplomatique majeure à l’Union européenne ? Son domaine maritime propre en Océan Indien en fait un partenaire-clé pour la politique de « l’Acting East » de M. Modi dans les domaines de la sécurité maritime, du renseignement et du maintien de la paix.

Souveraineté culturelle ensuite : La France n’est pas ce pays « moisi » si souvent décrit par tous ceux qui la haïssent tout en bénéficiant de sa générosité, mais au contraire, une nation millénaire dont l’identité culturelle (des monuments historiques au cinéma) séduit au point que l’Inde souhaite engager des partenariats-clés dans ces domaines.

Souveraineté industrielle enfin : c’est uniquement en raison de l’investissement massif de l’État régalien dans les industries de souveraineté (défense, nucléaire) que notre pays peut se poser en partenaire fiable de l’Inde dans la durée (de l’Ouragan au Rafale en passant par le Mirage 2000) ; l’investissement dans nos filières aéronautique (derrière Dassault Aviation) et nucléaire (avec Areva) est non seulement stratégique mais rentable pour notre économie et nos emplois. C’est pour ne pas avoir consenti de pareils efforts financiers et technologiques que d’autres pays européens, comme l’Allemagne, ne peuvent prétendre à de tels partenariats stratégiques, avant-hier avec le Brésil, hier avec l’Égypte, aujourd’hui avec l’Inde et demain, espérons-le, avec les Émirats arabes unis et la Malaisie.

Ce n’est pas l’Eurofighter, mais le Rafale, que M. Modi a choisi ; ce n’est pas vers l’Europe de la défense ou l’OTAN que M. Modi s’est tourné pour assurer sa propre défense, mais vers la capacité française à lui transférer la technologie de ses propres systèmes d’armes (aviation de chasse, missiles et sous-marins); ce ne sont pas les usines à charbon allemandes polluantes mais les centrales nucléaires françaises que M. Modi souhaite acquérir pour garantir l’indépendance énergétique de son pays ; ce n’est pas un Disneyland apatride mais une nation chargée de monuments historiques que M. Modi a voulu visiter en premier.

C’est donc une grande leçon de souveraineté que M. Modi est venu nous apporter et la preuve, du même coup, que seul un projet tourné vers l’indépendance nationale, qu’elle soit diplomatique ou technologique, peut de nouveau rendre à la France le rang qu’elle mérite.

Aymeric Chauprade

Crédit photo : joseluiscel via Flickr (cc)

Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extraits)

Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extrait)

Extrait d’un entretien avec le colonel Michel Goya, officier des Troupes de marine et écrivain militaire, paru dans la lettre de Communication & Influence n°59 d’octobre 2014. Communication & Influence est une publication du cabinet Comes Communication (Paris-Toronto-Sao Paulo).


Le combat modifie toutes les perceptions. L’horreur surgit, la peur aussi. Certains hommes vont au-delà et font face. Pourquoi ? Comment ? Issu des Troupes de marine, ayant connu le feu (Afrique, Balkans), le colonel Goya, dirige le bureau Recherche au Centre de doctrine et d’emploi des forces à l’École militaire. Docteur en histoire, spécialiste du leadership et de l’innovation dans les organisations, enseignant dans des institutions prestigieuses, fondateur du blog La voie de l’épée, il vient de publier Sous le feu (Tallandier, 2014).

De 1914 à 2014, les contextes ont évolué. Mais aujourd’hui le soldat au combat est soumis à des influences antagonistes. La réalité du combat d’un côté, certaines règles iréniques de la société civile de l’autre. Or, comme le note le colonel Goya dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, les événements s’accélèrent, le spectre de la guerre fait son retour. Pouvons- nous continuer à être ainsi déconnectés du réel ? À subir des influences délétères qui nous désarment mentalement ? L’heure n’est-elle pas plutôt venue d’un retour à la Realpolitik ? Entretien sur un sujet sensible…


Le colonel Michel Goya © FJJ

Le colonel Michel Goya © FJJ

Notre monde occidental est un univers d’où la mort a été évacuée, où l’on s’efforce de circonscrire tout risque pour faire l’apologie du « care ». Votre livre se situe résolument à contre-courant. Sous le feu a pour sous- titre La mort comme hypothèse de travail. Et en bas de la couverture en une figure cette phrase lapidaire: Comment des hommes ordinaires peuvent faire des choses extra- ordinaires. Pourquoi un tel livre ?

Le combat, c’est un cadre qui a ses lois propres. Le combat sort du monde ordinaire, il nous place dans des circonstances totalement différentes de celles auxquelles nous sommes accoutumées. Ce bouleversement de la donne modifie en profondeur notre perception des choses, dont nos réactions et in fine notre être propre.
Comme le disait Louis-Ferdinand Céline qui fut grièvement blessé au tout début de la Grande Guerre, le baptême du feu, c’est le « dépucelage de l’horreur ».
J’ai tenté de décrire ce qui est difficilement descriptible, en m’efforçant de cerner ce qui se passe dans la tête des hommes lorsqu’ils basculent dans cet univers si particulier du combat. Les valeurs qui sont celles dont on doit faire preuve au combat sont finalement toujours les mêmes depuis l’origine. Or qu’est-ce qui pousse des hommes à surmonter leur peur, à être courageux, à exposer leur vie? À travers mon expérience et celle de mes camarades, j’ai essayé de décrire, sur un mode sociologique – je dirais presque ethnologique ou anthropologique – comment et pourquoi l’on combat, de quelle façon on s’adapte, parfois en quelques secondes, à cet univers particulier, qui porte ses règles propres, si dissemblables de celles qui régissent notre monde ordinaire. Certains hommes d’ailleurs recherchent volontairement cette ambiance de combat, cette proximité avec le danger et la mort.

N’existe-t-il pas un déphasage entre les valeurs de notre monde en paix, volontiers individualiste et hédoniste, et ces efforts énormes demandés au soldat qui doit affronter une autre réalité, d’une très grande violence? Passer ainsi d’une perception à une autre n’engendre-t-elle pas nécessairement une sorte de schizophrénie ?

Oui. C’est un fait qu’il est extrêmement complexe de gérer ces basculements de situations. Cette ambiguïté se retrouve aussi dans la gestion de la communication des armées, tâche complexe s’il en est. Car les campagnes de recrutement vont ainsi porter sur des thématiques bien connues du monde civil (apprendre un métier ou se consacrer à des actions humanitaires) et être en décalage avec les rudes réalités des opérations extérieures. Or, si vous interrogez les jeunes engagés qui veulent aller dans les unités d’intervention, on sent d’emblée chez nombre d’entre eux qu’ils ont envie de découvrir cette dimension du combat. Pourquoi ?
On a là une kyrielle de réponses, d’ordre psychologique ou éthologique, mais il semble bien que cette soif de découverte réponde à des impératifs intérieurs qui ont existé de tout temps : besoin d’aventure, exigence d’aller au-delà de soi-même, rejet d’une société par trop aseptisée, souci d’être intégré dans un groupe humain rendu solidaire par les risques partagés en commun, etc… Il faut ici se méfier des perceptions. En particulier de celles émanant des mondes politiques et médiatiques, qui conduisent à penser qu’il faut éliminer de nos vies ce qui est dur ou dangereux. À cet égard, on constate bien souvent que les sociétés humaines se révèlent intrinsèquement plus résilientes et volontaristes que leurs dirigeants, ces derniers faisant preuve d’un déni de réalité. De la sorte, on observe une césure toujours plus importante entre les peuples et la perception des élites au plus haut niveau qui fonctionnent avec une grille de décryptage souvent déconnectée des réalités. Face à une menace qu’il sent monter, un peuple peut réagir en acceptant lucidement la perspective de sacrifices.

Lire l’intégralité de l’entretien : téléchargez la lettre de Communication et Influence

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

09/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – Ce quatorze juillet, l’armée algérienne défilera sur les Champs-Élysées avec nos soldats au grand mécontentement des Français, oubliant le 5 juillet 1962 à Oran, jour de la Saint Antoine. Alors que le « cessez-le-feu » était en vigueur depuis trois mois, une chasse aux Blancs était organisée ce jour là et les malheureux qui n’avaient pas encore eu le temps de quitter les lieux furent égorgés, tués au revolver ou à la mitraillette. Dans les restaurants, les magasins, les appartements, de pauvres gens furent assassinés avec cruauté, leurs yeux furent arrachés, leurs membres coupés. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. La tuerie dura près de six heures. Dix huit mille soldats français, stationnés à Oran, ayant reçu l’ordre de l’infâme général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, laissèrent assassiner nos ressortissants. À 17 heures, les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles… 3 000 morts et disparus ? Nul ne sait le bilan exact de cette Saint-Barthélemy.

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À la Légion étrangère, on n’oublie pas ses anciens

15/04/2014 – VIDÉO – L’Institution des invalides de la Légion étrangère, aussi appelée Domaine Capitaine Danjou, accueille 91 pensionnaires, qui y sont nourris, logés et soignés. L’institution est située à Puyloubier, dans le sud de la France.

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Reportage : au coeur de la Légion étrangère

13/04/2014 – VIDÉO – Entraînements intensifs, préparation à toutes formes de combat, épreuves physiques en milieu hostile : quels sacrifices ces hommes de l’ombre sont-ils prêts à concéder pour servir leur pays ? Les réalisateurs les ont suivi au quotidien, jusqu’au cœur de la forêt amazonienne, en Colombie. C’est au cours du stage des « Lanceros » que les légionnaires les plus aguerris au monde sont formés à combattre et dans des conditions de survie les plus extrêmes. Charles Villeneuve, journaliste et membre d’honneur de la légion étrangère, fait le portrait de ces hommes à part et décrit le fonctionnement d’une institution militaire à la fois fascinante et terrifiante.

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Documentaire : l’embuscade d’Uzbin (vidéo)

Grande évocation de l’embuscade d’Uzbin en Afghanistan qui a coûté la vie à 10 militaires Français le 18 août 2008. Documentaire diffusé mardi 25 mars 2014 sur France 2.

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La France en Centrafrique : gare à l’enlisement

18/02/2014 – PARIS (Bulletin de réinformation) – Début décembre, quand François Hollande avait annoncé l’opération militaire en Centrafrique, il avait assuré que cela serait « rapide ». De même que la courbe du chômage ne s’est pas inversée, c’est sans surprise donc que Jean‑Yves le Drian nous apprend que l’opération durera plus longtemps que prévu. « Le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu’on imaginait », s’est justifié le ministre de la Défense.

Le gouvernement a‑t‑il mal évalué l’ampleur de l’opération militaire ? Oui, à l’évidence. Bien que, encore une fois, François Hollande ait promis que les 1.600 soldats envoyés là‑bas suffiraient, le ministre de la Défense a annoncé samedi le renfort de 400 effectifs supplémentaires. Cela répond à une demande du secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’à la décision de l’Union européenne d’engager une opération militaire en Centrafrique. En effet, les troupes françaises se sont rapidement retrouvées dépassées par les événements. Quant aux effectifs de la Misca, la force panafricaine, ils ont atteint un volume de 6.000 hommes. Mais cette Misca manque de moyens de transports permettant d’opérer dans les provinces. En cela, les renforts français comprenant des unités de combat d’infanterie, des hélicoptères de transport et des moyens logistiques et de commandement sont les bienvenus.

Quelle est la mission de ces nouvelles troupes envoyées en renfort ? Il s’agit d’aider les troupes sur place à pacifier la région et à désarmer les milices. A Bangui, la tension est encore palpable. Le ressentiment de la population chrétienne contre la rébellion Malaka, à dominante musulmane, est encore fort. Cette rébellion qui avait pris le pouvoir en mars 2013 et qui persécutait la communauté chrétienne, avait amené cette dernière à se soulever. Il est donc à craindre pour nos soldats qu’ils soient présents en Centrafrique encore longtemps, avant que le calme ne revienne durablement.

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Quand Hollande "charrie en Oubangui" ; Afrique, toujours le cœur des ténèbres - Par Jean Bonnevey

Quand Hollande « charrie en Oubangui » ; Afrique, toujours le cœur des ténèbres – Par Jean Bonnevey

Alors que la planète politique célébrait une Afrique virtuelle du vivre ensemble mondial, deux soldats français étaient tués par des bandes de miliciens sauvages à Bangui. La réalité africaine c’est Bangui, pas l’exorcisme antiraciste politico-médiatique de Pretoria.

Le président français savait que deux de nos paras étaient morts. Il est resté à la cérémonie du stade en Afrique du Sud, assistant à des discours convenus et parfois brillants, au milieu de chants tribaux et révolutionnaires. On aura tout de même remarqué que la nation arc-en-ciel était particulièrement noire et que le stade qui devait refuser du monde n’était plein qu’aux deux tiers, comme un signe tout de même que la réalité est têtue.

Il s’est rendu à Bangui pour un hommage aux tués et aux combattants. Ce faisant, annonçant ce déplacement, il a rendu difficile la tache des militaires français dans la capitale Centrafricaine. La sécurisation délicate de l’aéroport a livré les populations pendant quelques heures à la vengeance des milices armées.

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