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A Moscou, Kirchner scelle son rapprochement avec Poutine par des accords dans l'énergie

A Moscou, Kirchner scelle son rapprochement avec Poutine par des accords dans l’énergie

24/04/2014 – MOSCOU (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La présidente argentine, Cristina Kirchner (photo à Fête de la Patrie), a signé jeudi à Moscou une série d’accords ouvrant la voie à la participation d’entreprises russes à des projets dans le nucléaire, l’hydroélectricité et le gaz en Argentine, au moment où la Russie, en froid avec l’Occident, cherche à renforcer ses liens avec d’autres états non‑alignés.

La Russie tente de se rapprocher de l’Amérique latine et d’y augmenter son influence depuis qu’elle a mis en place un embargo sur la majorité des produits alimentaires provenant de l’Union européenne et des Etats‑Unis, qui avaient adopté une série de sanctions contre Moscou en raison de la crise ukrainienne.

Cristina Kirchner, qui se bat de son côté contre la justice des Etats‑Unis dans son litige l’opposant à deux fonds spéculatifs, affiche une proximité de vues avec Moscou.

Arrivée à Moscou mardi, elle a souligné mercredi la force des liens entre l’Argentine et la Russie, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis 130 ans.

« Nous sommes deux pays qui, au-delà d’une longue histoire d’amitié, ont des économies complémentaires », a‑t‑elle déclaré, lors d’une rencontre avec des hommes d’affaires russes et argentins.

Crédit photo : Ministerio de Cultura de la Nación Argentina, via Flickr, (cc).

Assemblée générale de l’ONU : la présidente argentine Cristina Kirchner se déchaîne contre les Etats-Unis et leurs alliés (Présent 8204)

Assemblée générale de l’ONU : la présidente argentine Cristina Kirchner se déchaîne contre les Etats-Unis et leurs alliés (Présent 8204)

07/10/2014 – NEW YORK (NOVOPress)
Intervenant le 24 septembre dernier dans le cadre du débat général de la 69ème session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, la présidente argentine Cristina Fernández Kirchner s’en est prise violemment aux Etats-Unis et à leurs alliés, fustigeant en bloc les fonds « vautours », dont son pays serait aujourd’hui victime, et la politique arabe menée par les Occidentaux.

Une du numéro 8204 de "Présent"

Une du numéro 8204 de « Présent »

Désendettement

La présidente argentine, qui affirme que Washington est en train de planifier la chute de son gouvernement et même son assassinat, a en effet accusé le système judiciaire américain de « complicité » avec les fonds « vautours » qui « harcèlent » son pays dans le litige sur sa dette. Rappelons que le processus de désendettement du pays, conclu avec 93 % des créanciers après la faillite de 2001, chancelle depuis que la justice américaine a ordonné à Buenos Aires de verser 100 % de la valeur initiale des bons à des fonds « vautours » minoritaires. Le paiement des créanciers du pays a même été bloqué tant que ce jugement n’est pas exécuté par Buenos Aires, ayant contraint le pays à se déclarer en défaut de paiement partiel fin juillet. Particulièrement remontée, Kirchner a expliqué, lors de son intervention, que l’Argentine « est un pays qui veut et qui peut payer sa dette, et qui va payer sa dette en dépit du harcèlement des fonds vautours ».

Diffusion suspendue

Après quoi la présidente argentine s’est lancée dans un véritable réquisitoire à l’encontre de la politique menée par les Occidentaux au Moyen-Orient. Une intervention dont les stations de télévision ont décidé de suspendre la diffusion en direct et de stopper la traduction, mais dont les principaux points ont été publiés sur les réseaux sociaux. Notamment sur le site de la revue tiers-mondiste Afrique Asie, qui accuse les chaînes internationales d’avoir suspendu la diffusion de ce discours parce que « Mme Cristina Fernandez de Kirchner a transgressé la ligne rouge des Américains et de leurs alliés ».

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Argentine : des catholiques défendent leur cathédrale face à des activistes gays [vidéo]

02/12/2013 – 13h00
SAN JUAN (NOVOpress) –
Cette scène incroyable s’est déroulée il y a quelques jours à peine devant la cathédrale de San Juan, en Argentine (et non comme en Espagne comme nous avions précédemment indiqué, note de la rédaction). Des fidèles catholiques ont en effet protégé leur église face à une meute de militants homosexuels et extrême-gauchistes hystériques dont de nombreuses femmes, appelant à brûler l’édifice. Un bel exemple d’abnégation : aucun catholique n’a fait preuve de violence, se faisant cracher dessus et humilier, au contraire des assaillants…

Publié le
Santé : Monsanto en Argentine, un bilan accablant

Santé : Monsanto en Argentine, un bilan accablant

Novopress a traduit en français une enquête décapante de Micheal Warren et Natacha Pisarenko (Associated Press) datant du 20 octobre dernier et portant sur les effets secondaires dévastateurs des produits agro-chimiques de la firme Monsanto, multinationale spécialisée dans les pesticides et semences génétiquement modifiées. Source originale et nombreuses photos : www.concordmonitor.com
Photo ci-dessus : le 31 mars 2013, Camila Veron, 2 ans, née avec de multiples malformations et très malade, se tient devant la maison de sa famille à Avia Terai, dans la province de Chaco, en Argentine. (AP Photo/Natacha Pisarenko)


L’ouvrier agricole Fabian Tomasi n’avait pas l’habitude d’utiliser des vêtements de protection lorsqu’il manipulait des pesticides sous forme pulvérulente. À 47 ans, il n’est plus aujourd’hui qu’un squelette vivant. L’institutrice Andrea Druetta vit dans une ville où il est illégal d’épandre des pesticides à moins de 500 mètres des habitations, et pourtant, il y a du soja planté jusqu’à 30 m de son domicile ; récemment, ses garçons furent arrosés de produits chimiques alors qu’ils se baignaient dans la piscine derrière la maison. Les recherches menées par Sofia Gatica pour comprendre la mort de son nouveau né suite à des troubles rénaux a conduit l’an dernier à la première enquête en Argentine sur les épandages illégaux. Mais 80% des enfants en observation dans son voisinage portent des traces de pesticides dans leur sang.

Dans la province de Santa Fe, cœur de l’industrie du soja, le nombre moyen de cancers est deux fois supérieur à la moyenne nationale.

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Argentine : la présidente Kirchner tient tête au FMI

Argentine : la présidente Kirchner tient tête au FMI

Crédit photo : Presidency of Argentina via Wikipédia (cc)

02/10/12 – 14h00
NEW YORK (NOVOpress)
— « Mon pays n’est pas une équipe de football, c’est une nation souveraine qui prend souverainement ses décisions et qui ne se soumet à aucune pression et encore moins aux menaces », c’est ainsi que Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine (photo ci-dessus), a répondu à la tribune des Nations unies aux injonctions lancées à son pays par le FMI et son actuelle dirigeante Christine Lagarde.

Le FMI a en effet lancé un ultimatum de trois mois à Buenos Aires pour « remettre en ordre » ses statistiques économiques et présenter un bilan complet sous peine de se voir retirer son droit de vote au sein de l’institution internationale, voire même d’en être exclu.

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Aymeric Chauprade : "Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine"

Aymeric Chauprade : « Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine »

Libre reprise d’un article daté du 21 avril 2012 du géopolitologue Aymeric Chauprade, initialement publié sur blog.realpolitik.tv et realpolitik.tv

Le Fonds monétaire international a déploré cette semaine que l’Argentine soit « imprévisible après l’expropriation partielle de la compagnie pétrolière argentine YPF, contrôlée à majorité, jusqu’au 16 avril, par le groupe espagnol Repsol ».

Imprévisible ? Non, simplement souveraine ! Le FMI, instrument politico-économique des États-Unis, tout comme Washington et Bruxelles ont de plus en plus de mal à se faire à la souveraineté des États. Lorsque quelque chose leur échappe, ils appellent cela de l’imprévisibilité.

J’étais en Argentine entre le 24 mars et le 2 avril, date anniversaire des 30 ans de la Guerre des Malouines. Cela m’a permis de me faire mon propre avis sur un pays tant décrié par le FMI et les donneurs de leçon occidentaux. Et j’ai compris pourquoi ce pays était la cible d’une désinformation si forte, qui veut ternir son image et ainsi dissuader les investisseurs de s’y intéresser.

Ce pays est pourtant la seule véritable Europe jamais réussie. L’Argentine c’est même la véritable Europe qui a survécu des ruines de la nôtre. Une nation faite d’Européens avec une culture d’Européens et dont le modèle identitaire n’a rien à voir avec le modèle brésilien que Bruxelles et Washington ont érigé en exemple. Buenos Aires, malgré son immigration andine, reste une ville européenne pour des Européens. L’Argentine est une grande nation, et l’a montré en mettant dehors, seule, le FMI et ses recettes qui n’ont toujours mené qu’à la faillite et à l’asservissement des peuples. Comme la Russie, l’Argentine est tout simplement en train de reconstruire son industrie, de reprendre le contrôle de ses ressources énergétiques et les résultats sont là pour prouver qu’elle suit une voie juste et raisonnable. La seule voie raisonnable même quand on voit où le mondialisme a mené les peuples occidentaux.

La croissance est évidente (le FMI lui concède quand même un taux de croissance de 4,2% pour 2012, mais du bout des lèvres) et il faut être aveugle ou d’une grande mauvaise foi pour ne pas reconnaître que depuis que l’Argentine suit une voie protectionniste et nationaliste (comme la Russie et la Chine), elle va mille fois mieux que lorsqu’elle suivait les recettes libérales et pro-américaines du libano-argentin Menem.

Mais revenons à cet événement capital qu’est la renationalisation d’une grande compagnie d’énergie argentine. Lundi 16 avril, la présidente Cristina Kirchner, une autre dame de fer, sans être le moins du monde impressionnée par les menaces de Madrid, a décidé d’exproprier l’espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF qu’il contrôlait à hauteur de 57,4%. Désormais l’État argentin et les provinces (en Argentine, État fédéral, l’autonomie des provinces est très forte) détiendront 51%. Jeudi 19 avril, soit 3 jours plus tard, l’expropriation à hauteur de 51% était élargie à la compagnie YPF Gas également contrôlée par Repsol

La main mise de Repsol datait d’une époque où l’Argentine a été vendue par des dirigeants libéraux sans scrupules à l’étranger et a rompu, sous Menem, avec ses fondamentaux d’indépendance nationale en se tournant vers les États-Unis. Cette politique, suivie de concert avec le FMI, a abouti à la ruine du pays. Seul le retour aux fondamentaux du péronisme, une politique nationale et sociale, a permis d’entamer le redressement du pays, et c’est exactement cette ligne que suit Cristina Kirchner.

Cela faisait plusieurs années que les Kirchner ont demandé de manière insistante à Repsol de faire les investissements nécessaires pour préparer l’avenir énergétique de l’Argentine. Rien n’a été fait. Le groupe espagnol s’est vu donner de nombreuses chances de conserver sa part. Il n’est pas exproprié (il sera compensé de toutes façons) comme cela brutalement, mais au terme de mois de d’avertissements et de discussions. Ces grands groupes mondialistes ont malheureusement une vision de court-terme qui tranche avec la vision de long-terme d’un Poutine en Russie. Celui-ci a repris en main le secteur énergétique précisément pour rendre à la Russie ses ressources et son avenir énergétique.

L’Argentine (comme la Russie évidemment) apporte au monde une preuve supplémentaire que la voie du redressement et de la liberté des peuples passe par l’indépendance nationale et la rupture avec toute l’architecture du mondialisme (FMI, Banque mondiale, Union européenne, OTAN…).

Cette politique est non seulement possible mais elle montre ses fruits dans de nombreux pays du monde. Demain dimanche 22 avril, je voterai pour cet espoir français de sortie du mondialisme. Je voterai Argentine !

Lire la suite : http://blog.realpolitik.tv/2012/04/samedi-21-avril-2012-a-demain/

Aymeric Chauprade
blog.realpolitik.tv

Lionel Messi : le déracinement le pénalise en équipe d’Argentine

Lionel Messi : le déracinement le pénalise en équipe d’Argentine


27/03/2012 – 12h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Lionel Messi (photo) est devenu le buteur le plus prolifique sur une saison. Avec 35 buts depuis samedi soir, et son ouverture du score contre Majorque (2-0), l’attaquant de Barcelone devance le Brésilien Ronaldo en 1996-1997 et… lui-même, lors de la dernière saison. Avec le maillot du Barça, le génial argentin a réussi la performance de marquer lors de ses neuf dernières sorties, toutes compétitions confondues.

En revanche, avec son équipe nationale, en dépit d’un récent triplé réalisé contre la Suisse, Lionel Messi cherche encore ses marques. Selon une biographie non autorisée qui sortira en mai, intitulée « Le Mystère Messi » (Editions Jean-Claude Gawsewitch), écrite par les journalistes, Sebastian Fest et Alexandre Juillard, l’une des raisons de ces difficultés résiderait dans le fait que cet artiste du ballon rond soit un « Argentin déraciné ». Le mal du pays, c’est terrible !

Crédit photo : thesportreview via Flickr, licence CC.

L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

29/02/12 – 15h00
PARIS(NOVOpress)
– C’est dans les colonnes du quotidien Libération que l’ancien ministre de l’Economie argentin Roberto Lavagna, principal artisan du redressement de l’Argentine ruinée par une terrible crise économique il y a dix ans, dénonce fermement l’aveuglement libéral du Fonds monétaire international (FMI).

« Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement fiscal qui consiste à diminuer l’argent qu’on donne aux gens – les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi – pour consacrer l’argent économisé à payer les créanciers. C’est absurde. Après 4 ans de crise, on ne peut pas continuer à prélever l’argent aux mêmes. Or, c’est exactement ce qu’on veut imposer à la Grèce ! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s’est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers », explique l’ancien ministre, qui n’envisage aucune solution possible à la crise dans le schéma imposé par le FMI et l’Union Européenne.

« Il faut sauver les hommes plutôt que les banques ! », lance-t-il en conclusion de son analyse.

Crédit photo : h de c via Flickr (cc).

Meurtre des touristes françaises : l'horreur se dévoile peu à peu

Meurtre des touristes françaises : l’horreur se dévoile peu à peu


22/08/2011 – 11h30
BUENOS AIRES (NOVOpress) — Alors que le juge d’instruction a fini par obtenir des aveux de Gustavo Lasi, le suspect incriminé par les traces ADN, les enquêteurs pensent que les personnes impliquées dans cette affaire ne sont pas encore toutes sous les verrous.

Selon les policiers chargés de l’enquête, les suspects appartiendraient à une bande organisée spécialisée dans l’attaque des touristes, nombreux dans cette région de Salta, une des principales destinations des visiteurs en Argentine durant l’hiver austral.

Les enquêteurs ont relevé un grand nombre de plaintes déposées auprès de la police locale par des touristes victimes d’attaques à main armée ou de vols à l’arrachée. La plupart des affaires ont été classées sans suite car les touristes ne voulaient qu’un récépissé de plainte pour leurs assurances.

L’astuce des criminels étant de limiter l’usage de la force et de voler de petits objets de valeur de sorte que les chances de déclencher une riposte policière étaient nulles. Le crime dont ont été victimes les deux jeunes femmes venues d’Europe a changé la donne et contrait la police à déployer les grands moyens pour retrouver les coupables.

L’horreur de l’attaque a suscité une vive émotion dans un pays pourtant habitué à des faits divers particulièrement cruels. Les photos des corps prises à l’institut médico-légal de Salta ont frappé les journalistes locaux qui ont reconstitué le fil des événements à partir des informations glanés à la porte du cabinet du juge et dans les couloirs fréquents par les policiers en charge de l’enquête.

De retour d’une partie de chasse et de pêche, les suspects ont aperçu les jeunes femmes et décidé de les agresser sur le parcours de visite. Mais la résistance des jeunes femmes a étonné les criminels et l’agression sexuelle s’est transformée en tragédie sanglante.

Largement alcoolisés durant l’après-midi au cours d’une partie de pêche et de chasse, les suspects ont brutalisé les Françaises dans un crescendo dramatique. Ils les ont frappées à coups de poing à de multiples reprises, couvrant leurs corps d’hématomes.

Dans un jeu sadique, ils les ont laissées s’enfuir à travers les buissons épineux ou même remonter des pentes abruptes car leur connaissance du terrain et leur force physique ne laissait aucune chance aux jeunes femmes. Une des victimes, Houria, avait ses ongles pratiquement retournées dans sa tentative de fuite.

Ne s’arrêtant pas là, une fois à terre les agresseurs ont brisé les jambes des jeunes femmes à coups de pied, l’une de ces fractures étant ouverte, un témoignage irréfutable de la violence des coups et de la volonté de faire souffrir les victimes.

Lassés par ce jeu cruel, les tortionnaires ont finalement abattu les jeunes filles avec les armes à feu emportées pour leur expédition cynégétique.

Les journalistes argentins, jamais avares de détails morbides, ajoutent dans leurs articles que les employés des pompes funèbres chargés de préparer les corps pour leur retour en France ont été horrifiés par l’étendue des blessures vaginales et anales des victimes.

Poussant le stylo très loin, dans El Tribuno, un des principaux quotidiens locaux, on lit : « la femme musulmane chargée de laver trois fois le corps de sa coreligionnaire s’interrompait régulièrement dans son travail en raison de vomissements incontrôlés et pour pleurer désespérément. »

Mince consolation pour les familles, c’est une procédure pénale inspirée par la tradition française qui a permis l’arrestation des coupables et une gestion plus tropicale du secret de l’instruction qui a permis aux journalistes de suivre pratiquement en direct les progrès de l’enquête.

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

Argentine : tout se complique dans le cas des touristes assassinées

14/08/2011 – 12h35
BUENOS AIRES (NOVOpress) —
Alors que l’Argentine se prépare à vive ce dimanche une grande journée électorale, les primaires qui vont décider les candidats aux différentes élections prévues pour le 23 octobre prochain, les informations qui sourdent du bureau du juge d’instruction ne constituent plus un péan de victoire pour les talents conjugués du magistrat instructeur et des policiers.

Pour la majorité des correspondants français, l’affaire de deux touristes françaises, dont les corps ont été retrouvés dans un recoin de la Quebrada de San Lorenzo le 29 juillet dernier, était bel et bien résolue et les coupables sous les verrous.

Pourtant, il reste des questions sans réponse qui empêchent à ce jour l’instruction de se clore et d’assoir les inculpés sur le bac des accusés.

Prenons par exemple le cas des projectiles retrouvés sur la zone des violences et celui extrait du crâne de Cassandre Bouvier. Ce dernier provient du fusil Bataan de calibre 22 appartenant à Walter Lasi et père d’un des suspects.

Or, sur les lieux du crime ont été retrouvées deux balles du même calibre mais qui n’ont pas été tirées par la même arme et une troisième d’un calibre supérieur.

Ces trouvailles, qui ont semé le désarroi dans le bureau du juge ont suscité une remarque ironique de la part d’un enquêteur : « Soit il nous manque des armes, soit on a trop de balles ».

Faute de savoir à quelle branche se raccrocher, les enquêteurs ont élargi leurs recherches et ont appris que Raul Sarmiento, un suspect avec des antécédents de violences sexuelles, interrogé dans le cadre d’une autre affaire, possédait trois armes à feu. Les policiers ont récupéré toutes affaires cessantes les scellés de ces armes afin de les expertiser et vérifier si elles auraient tiré une ou plusieurs balles récupérées à la Quebrada de San Lorenzo.

L’autre grande question sas réponse concerne les corps des deux malheureuses victimes. La première autopsie avait conclu à une date de décès située entre le 26 et le 27 juillet. Une autre expertise, basée sur les insectes retrouvés dans et sur les cadavres a suggéré une date entre le 15 et le 16 juillet. Or comment concilier cette dernière date avec l’absence ce prédation de la part de charognards ?

Ce point trouble beaucoup les enquêteurs. Dans l’équipe proche du magistrat enquêteur il a été suggéré de placer au même endroit un cadavre ou un quartier de viande pour comparer l’impact des prédateurs.

Les cadavres des deux jeunes femmes portaient de nombreuses coupures et blessures occasionnées par la violence de l’attaque et le sang épanché avant le décès des deux malheureuses aurait éveillé l’odorat des charognards terrestres.

Une nouvelle expertise a été demandée aux médecins légistes Ana Vega, Carlos Eveling et Benjamin Ruiz afin de tenter de résoudre ce mystère.

Des informations vitales sont attendues pour demain lundi ou marin en provenance du laboratoire du généticien Daniel Corach de la Faculté de médecine de Buenos Aires, chargé de l’analyse ADN des échantillons prélevés tant sur les corps que sur les interpelés.

De toute évidence, il n’y a que dans les feuilletons « made in USA » que des résultats sont disponibles le jour même de leur prélèvement.

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l’accord franco-brésilien pour les sous-marins d’attaque

09/08/2011 – 18h30
Buenos Aires (NOVOpress) – L’accord de coopération franco-brésilien pour la construction de sous-marins d’attaque est passé largement inaperçu et peu de commentateurs en ont pris la juste mesure. Nous avons interrogé le professeur Alberto Buela, un des rares spécialistes argentins de géopolitique, pour qu’il mette en perspective les ambitions navales du Brésil.

[question]Novopress : vous êtes un spécialiste reconnu de la géopolitique et de la géostratégie du continent américain. Comment analysez-vous les ambitions maritimes du Brésil, mises en lumière par le récent accord franco-brésilien sur la construction de sous-marins d’attaque ?[/question]

[answer]Alberto Buela : Depuis toujours le Brésil ambitionne de se bâtir une sphère d’influence dans l’Atlantique sud, notamment en se constituant un corridor maritime entre ses côtes et l’Afrique occidentale, plus particulièrement (mais pas uniquement) en direction des pays de langue portugaise et française. Cet intérêt explique la forte présence diplomatique brésilienne dans ces pays qui contraste avec le peu d’intérêt manifesté par l’Argentine pour ce continent.

L’inspirateur de cette politique n’est pas un penseur d’aujourd’hui. De même que les Nord-Américains sont encore influencés par les théories d’Alfred Thayer Mahan (1840-1914), les Brésiliens n’ont pas oublié les écrits du penseur « intégrationniste » portugais Antonio Sardinha (1888-1925) dont l’ouvrage majeur A Aliança Peninsular défend la thèse de la transformation de l’Atlantique sud en « mare nostrum » d’une alliance ibero-américaine.[/answer]

[question]Quand le Brésil décide de se doter d’une flotte de sous-marins d’attaque, un des outils de la puissance souveraine les plus efficaces mais aussi les plus coûteux, le fait-il dans une perspective purement nationale ou cherche-t-il à devenir le champion des nations du cône sud du continent ?[/question]

Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l’accord franco-brésilien pour les sous-marins d’attaque

Le professeur Buela est issu d'une vieille famille argentine, enracinée dans le pays depuis le XVIIe siècle. On le voit ici photographié dans sa propriété de Magdalena (province de Buenos Aires).

[answer]Alberto Buela : ne vous laissez pas leurrer par le nom que les marchands d’armes lui donnent. Grâce à sa grande autonomie et à sa faible signature, le sous-marin d’attaque est avant tout une arme de dissuasion. Cette future flotte sous-marine brésilienne sera un argument solide pour asseoir la suprématie militaire de Brasilia en Amérique du sud et pour conserver la tête de file d’une communauté régionale de défense intégrant les nations du cône sud de l’Amérique.

En Argentine nous vivons depuis 2003 dans le cadre d’un régime social-démocrate qui a écarté avec horreur le conflit armé du champ des options permises au politique. Depuis cette date, les gouvernements successifs poursuivent une politique obstinée de démantèlement des Forces armées dans leurs trois composantes, Terre, Air et Mer.[/answer]

[question]Comment interprétez la collaboration entre le Brésil et l’Argentine dans le domaine de l’énergie nucléaire, plus particulièrement dans le domaine si avancé de la construction de chaudières nucléaires embarquées ?[/question]

[answer]Alberto Buela : au cours des années 1990, le Brésil était très en retard par rapport à l’Argentine dans les domaines de la recherche et de l’industrie nucléaires. Mon pays était aussi plus en avance dans la technique de construction de sous-marins grâce aux accords de coopération germano-argentins. Malheureusement, le gouvernement du président Menem a condamné les chantiers navals spécialisés Domecq García et il remis à plus tard le financement de la recherche nucléaire. Aujourd’hui, c’est le Brésil qui prend le relais en acceptant une coopération qui rend service aux deux pays, en valorisant la recherche argentine dans les réacteurs nucléaires de petites dimensions et en renforçant la capacité industrielle brésilienne.[/answer]

[question]Le tir de la fusée argentine Gradicom II (photo) est-il le signal d’une renaissance des Forces armées de votre pays ?[/question]

[Exclusif] Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque[answer]Alberto Buela : le tir du vecteur Gradicom II est un vieux projet ressorti des cartons. Cet essai réussi ne veut pas dire que la mise en quarantaine de l’armée touche à sa fin dans mon pays.[/answer]

[question]Quelle peut-être la réaction du Chili face à un éventuel rapprochement entre l’Argentine et le Brésil ?[/question]

[answer]Alberto Buela : le Chili s’est toujours méfié d’une possible alliance entre le Brésil et l’Argentine. Mais les circonstances ont changé depuis les affrontements entre nos trois pays au cours du XIXe siècle. Aujourd’hui le Chili a absolument besoin du corridor terrestre qui relie Santiago avec la région métropolitaine de Sao Paulo. Le « grand espace » que forment désormais les grandes nations du cône sud de l’Amérique impose sa dynamique aux nationalismes rances hérités du passé.[/answer]

[question]Comment voyez-vous les dix années à venir pour l’Atlantique sud ? Les Anglais ont-ils raison d’avoir peur ?[/question]

Alberto Buela : les Anglais possèdent une base puissante aux îles Malouines, dotée des équipements de détection les plus sophistiqués et d’avions de combat les plus modernes. Cette situation ne changera pas dans un avenir proche.

Entretien avec le Pr Alberto Buela sur l'accord franco-brésilien pour les sous-marins d'attaque

Le professeur Buela photographié pendant un entretien à Madrid en novembre 2008

En revanche, une communauté de destin des nations du sud du continent, renforcée par une force aéronavale conjointe argentine, brésilienne et chilienne, chargée d’assurer la défense régionale, change la donne. Elle encourage les autres nations à nous traiter avec davantage de respect, notamment les puissances qui pillent nos ressources maritimes.

Mais nous devons être réalistes. Tant que le Brésil et l’Argentine ne seront pas capables de montrer le chemin en constituant une force navale conjointe, les Anglais n’ont rien à craindre. En outre, tant que les Argentins resteront obnubilés par leurs problèmes internes et qu’ils n’accorderont pas à leur inimitié avec le Royaume Uni l’importance qu’elle mérite, Londres peut dormir sur ses deux oreilles.

Enfin, de la même manière que le Brésil et l’Argentine se rapprochent, dans l’hémisphère nord les Anglais cherchent à se rapprocher des Français pour compenser leur inéluctable affaiblissement. Nous devons donc prendre en compte non plus un affrontement qui opposerait les nations américaines à l’Angleterre, mais à une alliance franco-britannique. Alors, les données du jeu ne seront que plus complexes.

Touristes françaises assassinées, le lieu du crime dévoilé à la télévision argentine

Touristes françaises assassinées, le lieu du crime dévoilé à la télévision argentine

06/08/2011 – 14h45
BUENOS AIRES (NOVOpress) — Cette vidéo publiée sur le site infobae.com a été communiquée de manière non-officielle par le ministère de l’Intérieur de la province de Salta à la télévision argentine. Filmé par des opérateurs de la police, on voit le lieu où ont été retrouvés les corps de deux touristes françaises alors que les techniciens de la police recueillent des indices matériels.

On aperçoit brièvement le corps des jeunes femmes et des éléments de preuve prélevés par les fonctionnaires de la police scientifique. Un des intérêts de cette vidéo policière est de visualiser la densité de la végétation, un facteur qui a rendu très difficile l’exploration du site. Les vêtements que l’on aperçoit à la fin de l’extrait ne proviennent pas de la Quebrada San Lorenzo mais des bagages laissées par les deux jeunes femmes à leur hôtel.

Ces dernières images ont suscité une vive réaction en Argentine où la presse a critiqué ce voyeurisme inutile, de la part du juge et de la police, qui ont jeté en pâture l’intimité de deux jeunes femmes à une presse avide de sensationnalisme sans pour autant faire avancer l’enquête.

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

02/08/2011 – 23h30
SALTA (NOVOpress) — Les forces de police de la province de Salta n’ont guère l’habitude de prendre des gants avec les suspects. Coups et brutalités sont la norme pour faire avouer les gens qu’elles ont l’habitude d’arrêter.

Alors on peut imaginer ce qu’elles font quand elles se trouvent, non seulement soumises à une pression médiatique importante, mais quand le chef de la police reçoit appel sur appel du cabinet du gouverneur, quand ce n’est pas du ministère de l’Intérieur à Buenos Aires pour lui demander où en est l’enquête sur les deux touristes françaises homicidées.

Comme le disent les gens du cru, il n’est pas bon de se retrouver dans le collimateur de la police de Salta pour le mystère de la Quebrada de San Lorenzo (ci-dessus photo de cette quebrada). Telle pourrait être la morale de cette fable tragique dont on ne connaît pas encore le dénouement.

Alors que le juge Martin Pérez poursuit son interrogatoire du nouveau suspect, Daniel Vilte (voir sur Facebook), un ancien étudiant du collège professionnel ENET 2 à Salta, à peine âgé de 24 ans, les précédents suspects ont raconté à la presse locale qu’ils avaient subi des mauvais traitements de la part de la police.

Le frère de l’actuel suspect, Nelson Vilte de 22 ans, qui habite non loin du mis hors de cause Francisco Ariel Tejeda, a décrit aux journalistes les brutalités qu’il a subies de la part des forces de police : « Ils m’ont frappé tant et plus, jusqu’à ce qu’ils n’en peuvent plus. Ensuite, ils m’ont conduit dans un champ avec un sac sur la tête où ils ont recommencé à me frapper avant de comprendre que je ne savais vraiment rien ». Le jeune homme a ajouté : « Ils ont fait la même chose à mon voisin Francisco Ariel Tejeda. Nous avons tous très peur de ce qui peut arriver. ».

Alors que dans quelques minutes les familles de Cassandre Bouvier et d’Houria Moumni, accompagnées par le consul général de France Patrick Flot, vont rencontrer le gouverneur de la province Juan Manuel Urtubey, il est peu probable qu’elles soient mises au courant des dégâts collatéraux de l’enquête menée à marches forcées pour retrouver le ou les assassins de leurs filles.

Une nouvelle détention dans l'affaire des touristes françaises homicidées en Argentine

Une nouvelle détention dans l’affaire des touristes françaises assassinées en Argentine

02/08/2011 – 16h30
SALTA (NOVOpress) — Ce matin, la police de la province de Salta a procédé à l’arrestation d’un nouveau suspect dans l’affaire des deux touristes françaises assassinées dans la Quebrada de San Lorenzo. Cette fois, plus prudentes que les deux fois passées, les autorités n’ont donné aucun détail sur son identité en dehors du fait qu’il s’agit d’un autre habitant du lieu.

Le magistrat instructeur a également communiqué à la presse que, selon toute vraisemblance, les jeunes femmes ont bien été tuées dans le lieu où les corps ont été retrouvés, mais elles ont très probablement été maintenues séquestrées ailleurs.

Sans épargner à son auditoire aucun détail morbide, le juge a confirmé que Cassandre présentait des lésions génitales comparables à celles qui se produisent lors de rapports sexuels non consentis. Houria, quant à elle, avait conservé entre ses doigts une mèche de cheveux ce qui permet d’avancer l’hypothèse d’un lutte entre la jeune femme avec son ou l’un de ses agresseurs.

Les enquêteurs ont retrouvé deux projectiles, l’un qui n’avait pas touché les victimes, et l’autre qui a traversé de part en part à hauteur de l’épaule la plus jeune des touristes françaises.

D’autres sources proches de l’enquête ont informé les journalistes que les deux Françaises avaient été durement frappées. La plus âgée ayant le bassin fracturé. Le corps de celle-ci a été retrouvé sans sous-vêtements et aucun vêtement n’ayant été retrouvé lors de la fouille des lieux, l’hypothèse d’un enlèvement suivi d’une séquestration se renforce considérablement.

Pour le moment, aucune hypothèse sérieuse ne peut être avancée quant aux circonstances de l’enlèvement. Certains enquêteurs penchent pour une rencontre fortuite dans le parc suivie par un rendez-vous à l’extérieur de celui-ci au cours duquel les jeunes femmes ont suivi, peut-être volontairement leurs amis d’un jour sans se douter le leurs mauvaises intentions.

Alors que le gouverneur de la province est sur des charbons ardents, la police semble retrouver un peu plus de calme et de professionnalisme. C’est de bon augure pour la suite de l’enquête.

Argentine : l'enquête repart à zéro

Argentine : l’enquête repart à zéro

02/08/2011 – 12 h 00
SALTA (NOVOpress) —
Comme nous l’annoncions hier, aucune preuve sérieuse n’est venue étayer l’interpellation de Francisco Ariel Tejada dans l’affaire complexe du double homicide des touristes françaises Moumni Houria et Cassandre Bouvier.

Ainsi que Novopress vous l’expliquait en exclusivité, cette arrestation paraissait être une manœuvre improvisée pour offrir un coupable à une opinion publique, tant argentine que française.

L’arrivée prévue de Patrick Flot, consul général de France, attendue avec inquiétude par le gouverneur Juan Manuel Urtubey avait conduit les forces de police à procéder à la perquisition à 2 h du matin du domicile du nouveau suspect et à sa présentation ultérieure au juge d’instruction Martin Fernando Pérez.

Au cours de l’audition, le magistrat instructeur n’a pu que constater que le dossier de la police était vide et a donné l’ordre cette nuit d’élargir Francisco Ariel Tejada au grand dam des autorités qui auraient préféré que ce suspect demeure quelques jours en prison. Toutefois, la mise hors de cause officielle attendra l’arrivée de la comparaison de l’ADN du suspect avec celui du cheveu retrouvé dans le poing fermé de Cassandre Bouvier.

Les habitants et les vendeurs de souvenirs qui côtoyaient le loueur de chevaux ont rapporté que Francisco Ariel Tejada n’avait pas quitté son travail à l’entrée de la Quebrada San Lorenzo et qu’il avait été accompagné en permanence par un de ses enfants.

Enfin, la fouille minutieuse et brutale de la maison de l’interpelé n’a permis de trouver aucun indice liant le loueur de chevaux aux victimes et, surtout, aucune arme à feu. Des témoignages de voisins sont venus en renfort des résultats de la perquisition en confirmant que le suspect n’avait jamais été vu avec une arme à feu et que c’est un homme sans histoires.

Il est probable que sans l’intervention d’un magistrat indépendant, Francisco Ariel Tejada serait encore en prison pour satisfaire un pouvoir local aux abois, mis en cause par l’opposition pour ce désastre sécuritaire, qui met en péril le tourisme, et subissant de plein fouet une pression politique inédite tant du pouvoir central que du gouvernement français.

La température glaciale qui règne actuellement à Salta a retardé la décomposition des corps et une étude plus approfondie des indices recueillis peut offrir à une police désorientée des pistes nouvelles à explorer.

Près de 80 fonctionnaires vont reprendre le ratissage minutieux de la zone de promenade avec l’aide de techniciens de la police scientifique et de chiens. Ce sont ces derniers qui ont permis de retrouver une balle qui pourrait avoir été tirée par l’arme du crime. Les policiers auraient également récupéré des éléments du téléphone portable d’une des victimes.

Enfin, les efforts des enquêteurs se portent vers les touristes présents dans le parc le jour de la disparition des Françaises et qui n’ont pas encore été entendus.

Il est impossible de prévoir la suite des événements. Toutefois, jamais autant d’efforts n’ont été déployés par la police et la justice de Salta pour résoudre un crime qui met en danger une industrie touristique florissante.

[box class= »info »] Photo : San Lorenzo, Province de Salta. Une industrie touristique jusqu’à lors florissante. [/box]

Suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

Argentine : suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

01/08/2011 – 20h35
SALTA (NOVOpress) — L’arrestation ce matin à l’aube par la police provinciale de Francisco Ariel Tejada a suscité une grande perplexité parmi les habitants de son village de San Lorenzo qui partagent presque tous l’avis de son épouse Dominga Gonzales : « ils l’ont attrapé parce qu’il est pauvre ».

Quand les policiers ont appris que les deux touristes françaises, Moumni Houria et Cassandre Bouvier, avaient été vues discutant du louage de chevaux pour leur excursion dans la Quebrada de San Lorenzo, ils ont concentré leurs recherches sur les deux personnes exerçant cette activité à l’entrée du parc et plus particulièrement sur Francisco Ariel Tejada sur lequel pèsent des soupçons d’alcoolisme.

L’enquête de personnalité ne collait pas avec leurs soupçons. Tejada est connu favorablement de tous les ouvriers agricoles qui travaillent dans les alentours du parc. Les témoins interrogés par les journalistes se plaisent à dire qu’il a toujours entretenu les meilleures relations avec le autres travailleurs du parc et avec les vendeurs de souvenirs.

Avec un casier judiciaire vierge, Tejada gagne modestement sa vie en louant aux touristes les chevaux de grands propriétaires terriens. Il partage depuis vingt ans la vie de Dominga Gonzales dans le cadre d’un concubinage rural très répandu dans les campagnes argentines. De cette union sont nés deux enfants dont le plus jeune est âgé de seulement six ans.

D’après des indiscrétions policières, répondant aux questions des enquêteurs, le suspect a nié toute participation au double homicide. Il avance un argument qui rend difficile sa participation au double homicide. Selon ses dires, il aurait été accompagné à son travail par son jeune fils pour le garder alors qu’il est en période de vacances scolaires d’hiver.

Quelque soit l’impatience du gouvernement provincial qui fait tout son possible pour répondre aux pressions de la France et du gouvernement central, il est possible qu’il faille attendre le résultat des analyses ADN pour savoir enfin si Francisco Ariel Tejada est bien le coupable idéal dont avait besoin tant le gouvernement que la police locale pour se tirer d’une bien mauvaise affaire médiatique.

[box]Photo : Le rio San Lorenzo. Le corps de Moumni Houria et Cassandre Bouvier a été retrouvé non loin[/box]

Argentine : l'enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises

Argentine : l’enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises [exclusivité]

01/08/2011 – 19h43
BUENOS AIRES (NOVOpress) — La police locale ayant relâché les premiers suspects arrêtés dimanche, les autorités de la province de Salta auraient fait pression pour satisfaire au plus vite le gouvernement français en la personne du consul général de France dépêché à Salta de toute urgence sur ordre de Paris.

L’impatience des autorités politiques a bousculé la police provinciale, peu habituée à ce type de meurtres et, surtout, à une telle attention médiatique. Selon les sources locales, tous les moyens disponibles, soit près d’une centaine d’hommes, ont été déployés sur le terrain pour interroger les habitants et les visiteurs. C’est à la suite de ces premières investigations que Francisco Ariel Tejada, âgé de 43 ans, a été arrête ce matin à l’aube.

Répondant aux question des journalistes du quotidien local El Tribuno, son épouse Dominga Gonzales a donné un alibi pour son mari en affirmant qu’il était resté avec elle en permanence, ne s’absentant que de courts moments. Il est étrange que ce témoin important puisse répondre aux question de la presse alors que son époux est en cours d’audition en ce moment même par le magistrat instructeur Marin Pérez.

Un autre résultat de l’improvisation dans l’urgence qui semble caractériser la police de Salta dans ce double homicide.

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

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ADDENDUM 19h14

L’épouse du suspect dément toute participation de son mari dans le meurtre des deux touristes françaises.[/box]

01/08/2011 – 17h20
BUENOS AIRES (NOVOpress) — A l’aube, la police de la province de Salta a interpelé un suspect originaire de la petite ville de San Lorenzo. Incarcéré dans le locaux du tribunal local, il sera présenté au cours des prochaines heures devant le juge d’instruction chargé de l’enquête du double homicide des touristes françaises. Contrairement aux trois autres personnes arrêtées hier dimanche, le suspect arrêté aujourd’hui lundi l’a été dans le cadre d’une procédure préliminaire pour homicide.

Selon les informations recueillies auprès de la police, le suspect serait un loueur de chevaux qui fournit en montures les touristes venant visiter la région de la Quebrada de San Lorenzo. La politique politicienne a fait son apparition dans l’affaire car c’est le ministre de l’Intérieur de la province de Salta, Pablo Kosiner en personne, qui s’était fait remarquer jusqu’à ce jour par son silence le plus complet sur cette affaire, qui a rendu publique cette interpellation au micro d’une radio de la capitale argentine.

Un rappel des faits en vidéo (BFM TV)