Tag Archives: archéologie

Destruction du musée de Ninive : dramatique massacre culturel, civilisationnel, archéologique

27/02/2015 – IRAK (NOVOpress)
Les djihadistes de l’Etat islamique ont détruit les statues datant parfois de 3000 ans au musée de Ninive, situé à Mossoul dans le nord de l’Iraq.  De la civilisation mésopotamienne aux chrétiens d’Orient, rien ni personne de différent n’est épargné par la folie religieuse jusqu’au-boutiste de Daesh. Des hommes brulés, égorgés, décapités jusqu’aux vestiges des civilisations anciennes en passant par les femmes violées, cette barbarie détruit tout sur son passage au nom d’Allah.


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Oise : Un sanctuaire gallo-romain découvert sous un terrain de foot picard

Oise : Un sanctuaire gallo-romain découvert sous un terrain de foot

29/05/2014 – via BFMTV – Statues, bas-relief… Des vestiges en excellent état de conservation ont été retrouvés sous un ancien terrain de foot qui devait être transformé en hypermarché.

Sculpture de Vénus, Jupiter à cornes de bélier, bas-reliefs portant encore des traces de couleurs : c’est sous un ancien terrain de football voué à accueillir un hypermarché que les archéologues de l’Inrap ont découvert les restes d’un sanctuaire romain monumental à Pont-Sainte-Maxence, dans l’Oise.

Daté de la seconde moitié du IIe siècle de notre ère, l’édifice dressait à l’époque sa « façade grandiose sur 70 mètres de long et plus de 9 mètres de haut », jusqu’à ce qu’il s’effondre comme un jeu de construction, explique aux journalistes Véronique Brunet-Gaston, responsable du chantier de fouilles. Lire la suite : bfmtv.com

Angers : du passé faisons table rase…

Angers : du passé faisons table rase…

Le centre ville d’Angers a déjà subi de profonds bouleversements lors des travaux urbains du XIXème. Crédit photo : Gilles Couteau via Flickr (cc)

12/01/2013 – 18h00
ANGERS (NOVOpress) —
« Les découvertes archéologiques peuvent être passionnantes, mais elles contrarient les grands projets, c’est agaçant ». Ces propos sont de Jean-Claude Antonini, président socialiste de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole. Voilà comment les édiles mondialisées et sans racines considèrent avec dédain les traces de la mémoire de notre peuple…

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Ale stenar : un Stonehenge suédois ?

Ale stenar : un Stonehenge suédois ?

24/10/2012 – 16h00
MALMÖ (NOVOpress via LiveScience) —
Une tombe vieille de 5500 ans, appartenant probablement à un chef de l’âge de pierre, a été mise au jour à proximité immédiate d’un monument mégalithique en forme de bateau appelé le Ale stenar (« Mégalithes de Ale »), en Suède.

Perché sur une falaise en bord de mer, le Ale stenar, également appelé « Mégalithes de Ale », est un ensemble de 59 énormes blocs de grès pesant près de deux tonnes chacun. La plupart des chercheurs croient que cette structure en forme de navire est vieille de 1400 ans et serait un monument funéraire construit vers la fin de l’âge du fer de la Suède. La légende locale veut que le site abrite les restes du mythique roi Ale.

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Archéologie : des sépultures médiévales visitées pour de surprenantes raisons

Archéologie : des sépultures médiévales visitées pour de surprenantes raisons

04/11/2011 – 08h45
VIENNE (NOVOpress) — De récentes fouilles archéologiques ont démontré que de nombreuses sépultures de l’Europe médiévale, principalement datées d’entre le milieu du 5ème et le milieu du 8ème siècle, ont été systématiquement visitées, à de rares exceptions près. Jusqu’à présent, les archéologues s’accordaient pour accuser les pilleurs de tombes à la recherche des richesses enterrées avec leurs occupants. Pour Edeltraud Aspöck, chercheuse post-doctorante à l’académie autrichienne des sciences, il se pourrait qu’une toute autre raison, plus complexe, ait poussé des individus à « fouiller les tombes ». Explications.

Objets disparus, corps déplacés, crânes manquant… Des similarités existent d’un bout à l’autre de l’Europe dans les cimetières étudiés par Edeltraud Aspöck. Le premier d’entre eux est un cimetière autrichien du 6ème siècle, où il apparaît que seuls certains types d’objets ont été récupérés. Le second, un cimetière anglais un peu plus récent, où quelques corps furent découverts dans des postures étranges. La similarité qui existe dans la façon dont les corps ont été manipulés indiquerait qu’il s’agit plus qu’un simple pillage.

Comment reconnaître une tombe visitée après plus de 1000 ans ?

Les archéologues fouillant les sites savent reconnaître une tombe rouverte lorsqu’ils la comparent avec les contours d’un autre trou, dont la terre est souvent plus foncée, aux alentours de la tombe originale. Ils trouvent parfois d’autres indices dans les couches supérieures de la terre, comme des bouts d’os, de la céramique ou des coquilles d’escargots. Les sédiments fins accumulés au fond de la tombe indiquent que celle-ci est restée ouverte, permettant aux éléments de remplir le trou au fur-et-à-mesure.

Les corps peuvent aussi fournir des indices, mais ceux-ci ne sont pas évidents à interpréter. La position des os, par exemple, peut indiquer la progression de la décomposition lorsque la tombe fut rouverte. Peu de temps après l’enterrement, alors que les os sont encore reliés entre eux par les tendons, les tissus et les vêtements, le corps peut être changé de place sans tomber en morceaux. Mais à mesure que la décomposition avance et que ces connexions se désintègrent, les différentes parties du corps se désolidarisent si le corps est manipulé et certains os s’éparpillent, explique Edeltraud Aspöck dans un article du Oxford Journal of Archaeology.

C’est la raison pour laquelle il est si important d’être précautionneux lorsque l’on recherche des signes d’intervention humaine car, selon notre archéologue, les processus naturels (tels que la libération de gaz, la pression de la terre, l’effondrement du corps et l’action de petits animaux) peuvent aussi déplacer les os.

Le cimetière du haut moyen-âge, théâtre des luttes de pouvoir ?

Brunn-am-Gebirge est un cimetière situé en Autriche datant du 6ème siècle, qui a été laissé par une tribu germanique, les Langobards (ou Lombards). Il contient 42 tombes dont toutes, sauf une, ont été visitées. Selon les relevés et constatations réalisés sur place, la plupart des tombes auraient été retournées avec un outil, remuant les os dans les cercueils. Plutôt que des pilleurs, Edeltraud Aspöck soupçonne les Langobards eux mêmes. “Certains chercheurs pensent qu’au haut Moyen-Âge, les cimetières étaient les théâtres de jeux de pouvoir, servant à faire apparaître les morts avec de riches objets. Ce pouvait être un facteur important entre familles ou clans rivaux” explique-t-elle.

À Brunn-am-Gebirge, les archéologues ont trouvé des grenats, éléments faisant partie des broches laissées dans les tombes, des anneaux de bronze et d’argent, et divers éléments de pendentifs et de ceintures. En se basant sur les restes découverts, il fut rapidement possible d’identifier les tombes féminines (broches, pendentifs et colliers) des tombes masculines (armes et ceintures). Dans les deux cas, de la vaisselle ainsi que des peignes ont aussi été retrouvés. “Je pense que les objets dans les tombes n’avaient pas seulement une valeur matérielle mais aussi une valeur symbolique élevée et qu’ils faisaient partie de l’identité de ce peuple”, explique notre chercheuse, avançant même que les Langobards auraient pu emporter ces objets avec eux comme souvenirs des individus décédés, lorsqu’ils ont quitté la région au milieu du 6ème siècle.

La façon dont les corps ont été manipulés est aussi révélateur. Le cas des crânes est particulièrement notable puisque c’est la partie du corps qui manque le plus souvent dans les tombes. Dans plus d’un tiers des tombes rouvertes après la décomposition du corps, il manque le crâne. De plus, deux tombes dans lesquelles les corps n’étaient certainement pas entièrement décomposés lors de leur réouverture, contiennent deux crânes chacune. Ces crânes supplémentaires semblent avoir été déposés là après la réouverture de la tombe.

« Les fouilleurs de tombe ont peut-être séparé les crânes des corps décomposés afin d’empêcher les morts de revenir ou de se mettre en colère. Il est probable que les crânes aient été conservés en tant que reliques par les Longobards lors de leur départ de la région », écrit Edeltraud Aspöck. La raison pour laquelle une seconde tête a été placée dans deux des tombes reste toutefois un mystère.

Des postures étranges

Un second cimetière, Winnall II, dans le sud de l’Angleterre, daté du milieu du 7ème siècle, contient 45 tombes. Aucun indice ne laissait penser aux chercheurs que les tombes avaient été visitées d’autant plus que les squelettes (à part 2) avaient été retrouvés avec leurs os « en place ».

Mais en analysant les résultats des fouilles, Edeltraud Aspöck a repéré des similarités avec les tombes de Brunn-am-Gebirge, notamment la présence de coquilles d’escargots ou d’os étrangers aux corps enterrés.

Certains corps du cimetière de Winnall II furent découverts dans des positions étranges : leurs jambes pliées ou tordues, leurs pieds liés, les têtes décapitées ou leurs bras placés sur leur tête. Au départ, les archéologues pensèrent qu’ils avaient été enterrés de cette façon. Cependant, Edeltraud Aspöck a trouvé de nombreux indices laissant à penser que les tombes furent rouvertes afin de manipuler les corps.
Étant donné qu’à cette époque ces peuples n’enterraient pas de biens matériels avec leurs morts, il est peu probable que les fouilleurs de tombes cherchaient des richesses à voler. D’après elle, certains évènements ont pu poussé les vivants à croire que les morts les hantaient (en provoquant de la malchance). En bougeant les corps, ils espéraient probablement confiner les morts dans leur tombe.

Le travail d’Edeltraud Aspöck éclaire d’un nouveau jour l’étude des tombes médiévales et donne quelques éléments clés quant aux traditions funéraires méconnues des vieux peuples européens.

Photo en Une : Desiderius, dernier roi des Lombards (8ème siècle). Crédit : historyfiles.co.uk

Une épave gallo-romaine dans le port d'Arles [vidéo]

Une épave gallo-romaine dans le port d’Arles [vidéo]

L’épave d’une embarcation gallo-romaine d’environ 30 mètres de long a été retrouvée dans les eaux du port d’Arles. Reposant à 5 mètres de fond depuis près de 2000 ans, cette exceptionnelle pièce archéologique sera exposée au public après restauration. Vidéo BFMTV.