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Emmanuel Macron

Emmanuel Macron enfin visé par une association anti-corruption

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’écart entre les revenus et le patrimoine du candidat Emmanuel Macron intrigue enfin. L’association anti‑corruption Anticor a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique afin de lui demander « de vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Dans la ligne de mire de l’association : « Un manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclaré ».

En effet, Anticor constate que, de 2009 à 2014, Emmanuel Macron « a perçu 3,3 millions d’euros de revenus avant impôts, dont 2,8 millions d’euros, de mai 2009 à mai 2012, date de sa nomination en qualité de secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Or, le déclarant fait état d’un patrimoine de 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit un patrimoine net de seulement 200 000 € ».

Si cet écart, que l’association Anticor dit avoir déjà été mentionné par Mediapart et par Le Monde, en omettant de mentionner les-crises.fr qui a réalisé une étude à ce sujet dès juin 2016a de quoi susciter des interrogations, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique n’y avait, semble‑t‑il, rien vu d’anormal.

Dans cette campagne présidentielle truffée de scandales, on peut néanmoins espérer que le candidat Macron sera scruté avec autant d’application que ses adversaires.

Christiane Taubira a oublié qu'elle était filmée

Plainte de Buisson contre Taubira : la ministre bientôt devant un juge ?

12/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Accusé en 2010 par l’association Anticor de non-respect des règles d’appel d’offres, Patrick Buisson avait répliqué en mettant en cause Taubira, pour prise illégale d’intérêt. Malgré une justice encore plus lente que d’habitude, les éléments contre La Garde des Sceaux s’accumulent.

A l’origine de l’affaire, la plainte lancée en 2010 par l’association Anticor contre Patrick Buisson : l’association accuse Patrick Buisson d’avoir réalisé, sous le quinquennat de Sarkozy (2007-2012) pour près de 1,4 million d’euros de sondages d’opinion sans respecter les règles de l’appel d’offres.

Loin de se démonter, le « Monsieur sondages de l’Élysée » contre-attaque 2012 en dénonçant la présence de Christiane Taubira dans le comité de parrainage d’Anticor. Il porte plainte contre la garde des Sceaux pour « prise illégale d’intérêt », estimant que la garde des Sceaux, qui est l’autorité hiérarchique du parquet, serait à la fois juge et partie.
Malgré une longue procédure s’apparentant à de l’obstruction, la plainte finit par être déclarée recevable atterrit sur le bureau de la juge d’instruction Sabine Kheris qui s’empresse… de ne rien faire, peu soucieuse sans doute de voir sa carrière torpillée par la garde des Sceaux.
Pourtant, des éléments venant étayer la thèse de Patrick Buisson ont fini par fuiter dans les médias, ce qui devrait obliger le parquet à faire au moins semblant de mener des actes d’instruction dans ce dossier.

Des rivalités internes au sein de l’association Anticor ont suscité une brouille entre les militants. Certains d’entre eux ont claqué la porte, non sans avoir divulgué à la justice les e-mails internes échangés tout au long de l’affaire par les dirigeants d’Anticor. France 3 a eu accès à l’intégralité de ces courriels. On y apprend que la présence de Christiane Taubira au conseil d’administration d’Anticor préoccupe les dirigeants de l’association.
Ainsi, Suzanne Devallet, membre du bureau, écrit :

Au-delà de “l’affaire Taubira”, je continue de penser que, permettre à des personnalités politiques membres du gouvernement de faire partie de notre comité de parrainage, c’est se tirer inutilement une balle dans le pied.

taubira buisson

Extrait de la correspondance mail entre membres de l’association Anticor

Mieux, les échanges montrent aussi qu’Anticor a été en relation avec le cabinet de Christiane Taubira pour gérer la crise. Le cabinet de la ministre a en effet demandé à Anticor des éléments sur l’implication de la ministre dans l’association, laquelle indiquera que Taubira se contentait d’assister à quelques réunions et remises de prix. De plus, la communication vers la presse sera plus ou moins coordonnée entre la chancellerie et l’association, tout en évitant soigneusement de rencontrer la ministre en personne.

Si Anticor explique que Taubira n’intervenait en rien dans ses décisions, si l’association coincée par une tribune de La Garde des Sceaux ne lui a jamais prié de quitter le comité de parrainage pour ne pas sembler la désavouer, l’association a néanmoins fini par modifier ses statuts et discrètement supprimer le fameux comité de parrainage. Une attitude qui ne fleure pas tellement la transparence…