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Vent de révolte en Irlande

L’Irlande est soumise à de fortes pressions pour libéraliser l’avortement

14/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

15 jours après avoir voté par referendum la reconnaissance constitutionnelle de l’union des couples de même sexe, l’Irlande se retrouve sur la sellette. L’ONG Amnesty International dénonce la politique très restrictive du pays sur l’avortement, dans un rapport publié mardi dernier.
L’ONG fait régulièrement pression sur le gouvernement pour aller plus loin dans les réformes dites « sociétales ». Elle critique l’interdiction de l’avortement, y compris en cas de viol, de malformation du fœtus ou de risques pour la santé de la mère.
Ce n’est pas la seule organisation mondialiste à aller dans ce sens : cette loi a déjà été condamnée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU.
Si quelques responsables politiques irlandais ont appelé à un referendum, le Premier ministre, qui dit ne pas soutenir « l’avortement à la demande », en a exclu l’idée avant les élections législatives prévues l’an prochain…
Si les défenseurs de la famille ne lâchent rien, il semble bien que les mondialo progressistes non plus…


Un manifestant blessé en mars à Deraa : apparemment le personnel hospitalier n'avait pas encore renoncé à soigner les opposants !

Propagande (Syrie) : quand Amnesty International invente le chantage à la transfusion

27/10/2011 – 11h00
PARIS (via infosyrie.fr) — C’est le buzz antisyrien du moment : le régime traque les opposants jusque sur les lits d’hôpitaux. Pour une fois, ce n’est pas l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) de Rami Abdel Rahmane qui lance le mot d’ordre mais la vénérable Amnesty International : « Dans bien des cas le personnel hospitalier aurait infligé des actes de torture et des mauvais traitements aux personnes même dont ils sont censés s’occuper » expliquait lundi 24 octobre Cilina Nasser, une « chercheuse » à Amnesty International, qui a ainsi pondu un rapport de 39 pages.

On notera quand même le prudent conditionnel. Et l’on remarquera cette incrimination, à côté des traditionnels « services de sécurité » » syriens, des personnels hospitaliers, apparemment tous membres – la nuit ? – des moukhabarats ou du parti Baas. Dans son rapport, Cilina Nasser cite notamment un « témoignage » d’un médecin de l’hôpital militaire de Homs qui prétend avoir vu quatre collègues et « plus de 20 infirmières » infliger des violences à des patients. Il est vrai qu’il existe dans l’imaginaire occidental une « riche » tradition à ce propos, incarnée par les « médecins maudits » nazis genre Mengele ou Ilse Koch la « chienne de Buchenwald ». Bref, la propagande continue, explorant à chaque fois un registre différent, quitte à recycler de vieilles ficelles.

Notre « chercheuse » va jusqu’à déplorer le contrôle qu’a le pouvoir, et particulièrement le ministère de la Défense, sur la banque centrale syrienne du sang : en effet, toute demande de transfusion doit être impérativement transmise par le personnel soignant aux bureaucrates du ministère, qui n’ont ainsi pas de difficultés à localiser les opposants blessés dans l’exercice de leur courageux combat pour la démocratie.

Il ne s’agit pas d’accidentés de la route

Rappelons tout d’abord une donnée « de base » : nombre d’opposants, et c’est plus particulièrement vrai depuis ces dernières semaines, sont des activistes armés ; il ne se passe guère de jour sans que des unités de la police et de l’armée, des bâtiments publics, soient l’objet d’attaques. Des soldats et des policiers tombent, quasi-quotidiennement, dans ces échanges de tirs, mais aussi des activistes. Ceux d’entre eux qui sont blessés dans ces accrochages et « récupérés » par leurs camarades peuvent en effet être acheminés vers des hôpitaux. Il est très douteux, dans ces conditions, qu’ils échappent à la vigilance des forces de police, qui n’ont à vrai dire pas besoin de l’amicale collaboration des infirmiers et médecins pour les repérer et les identifier.

Ensuite, leur statut – officiel et effectif – de dissidents armés – de « terroristes » pour le pouvoir – fait évidemment de ces « opposants » des blessés à part, passibles de la répression d’État. Et qu’on ne dise pas là qu’il s’agit d’un trait caractéristique de la « dictature bachariste » : en France, le pouvoir et sa police iraient eux aussi chercher sur son lit d’hôpital une personne considérée comme terroriste ou dangereuse, à partir du moment où elle est fortement soupçonnée de recourir à la violence et d’avoir du sang sur les mains.

On constate que ce n’est pas la première « incursion » de la propagande oppositionnelle en milieu hospitalier : début août, les opposants Facebook avaient fait circuler d’horribles photos de cadavres de bébés entassés sur un lit, et présentés, en arabe, en anglais et en français comme des victimes de la soldatesque syrienne, qui aurait désactivé leurs couveuses en coupant l’électricité à l’hôpital de Hama. En fait, ces photos provenaient d’un hôpital d’Alexandrie en Égypte (voir l’article Mensonge et manipulations (suite) sur infosyrie.fr, mis en ligne le 7 août). Ce faisant, les cyber-opposants recyclaient le fameux bobard des bébés koweitiens « débranchés » par les troupes de Saddam Hussein, qui avait alimenté la propagande anti-irakienne de la Maison Blanche en 1990/91.

Revenons à 2011 et à la Syrie. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Amnesty International va vite en besogne. Et puis soyons clair, à l’origine des informations au conditionnel de la « chercheuse » Cilina Nasser, il y a très certainement les gens des « comités locaux de coordination » qui, à défaut de Kalashnikov, disposent de portables pour diffuser leurs mensonges ou leurs exagérations. Alors répétons-le :

1) il n’y a pas de preuves, et fort peu de probabilité, que les infirmiers et médecins syriens jouent les tortionnaires et les indicateurs de police et…

2) il n’y a rien d’étonnant, vu le contexte prévalant actuellement en Syrie, à ce que des opposants blessés soient l’objet de l’attention des forces de police.

Et maintenant, amis lecteurs, rendez-vous au prochain bobard.

Photo en Une : un manifestant blessé en mars à Deraa. Apparemment le personnel hospitalier n’avait pas encore renoncé à soigner les opposants. Crédit : DR via infosyrie.fr

[box class= »info »]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

George W. Bush poursuivi au Canada ?

George W. Bush poursuivi au Canada ?

13/10/2011 – 18h30
OTTAWA (NOVOpress) –
Il s’agit de la requête d’Amnesty International auprès des autorités canadiennes lorsque l’ancien président américain George Walker Bush sera présent au Canada le 20 octobre prochain.

L’organisation humanitaire internationale a remis aux autorités canadiennes un rapport de mille pages dans laquelle elle justifie l’arrestation de l’ancien dirigeant américain. En cause, sa « responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture » notamment dans le cadre de l’application du programme secret de l’Agence centrale du renseignement (CIA) entre 2002 et 2009, qui infligeait aux détenus, selon l’organisation, « la torture et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées ». Selon l’association, si le Canada refuse son arrestation, cela constituerait pour l’association « une violation de la Convention des Nations unies contre la torture et […] une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux ».

De son coté le ministre canadien de l’Immigration, dénonce « le parti pris idéologique » et accuse Amnesty International de « choisir soigneusement des cas à exposer ». Le même ministre dénonce la « dégénérescence et (la) politisation » d’Amnesty, en « banqueroute morale ».

[box] Photo :Le président George W. Bush entouré par deux des principaux artisans de la guerre en Irak, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney.
Crédit Cherie A. Thurlby via Wikipedia. Domaine public dans le cadre d’ œuvre du gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique.[/box]

[Syrie] Désinformation : la martyre iconesque de la Révolution dément sa mort – et son appartenance à l’opposition

[Syrie] Désinformation : la martyre iconesque de la Révolution dément sa mort – et son appartenance à l’opposition


06/10/2011 – 11h30
DAMAS (via infosyrie.fr) — C’est sans doute un nouveau cas « exemplaire » de trucage de l’opposition « facebookeuse » : Zeinab al-Hossni est cette jeune fille de 18 ans originaire de Homs qui, à en croire les cyber-opposants, Amnesty International et donc l’essentiel de la presse occidentale, avait été, suite à son incarcération dans les geôles bacharistes, retrouvée morte et mutilée – le 13 septembre – par ses parents, convoqués à l’hôpital de Homs pour reconnaître le corps de leur fille, en même temps que celui de son frère Mohammed, lui aussi mort – sous la torture – en prison.

Zeinab, martyre « de première classe »

La « malheureuse » Zeinab avait aussitôt été promue nouvelle martyre officielle de la Révolution syrienne, catégorie « première jeune femme à mourir en prison durant le soulèvement syrien ». Une page spéciale Facebook avait été immédiatement dédiée à celle que les poètes de la cyber-opposition avaient baptisé « Fleur de la Syrie ».

Et un autre frère de la jeune fille, Youssef, avait alors expliqué aux « militants internet » de la démocratie syrienne que sa sœur avait été enlevée par les services de sécurité le 27 juillet dernier, ce pour dissuader son frère Mohammed de continuer ses activités anti-régime. Et d’une voix tendue par la juste colère, Youssef avait décrit par le menu les blessures et mutilations relevées sur les cadavres de Zeinab et de Mohammed, précisant même que sa sœur était décapitée et en partie brûlée.

On imagine le buzz sur la toile et dans les rédactions de France et de Navarre. France 24, notamment, chaîne de désinformation continue très impliquée dans la lutte anti-Bachar – elle avait notamment annoncé la vraie-fausse défection de l’ambassadeur de Syrie en France sur la base d’un coup de téléphone d’une simulatrice – avait écrit que des « centaines de femmes » s’étaient rassemblées à Homs après son enterrement pour honorer sa mémoire.

La malencontreuse résurrection de Zeinab

Zeinab, martyre « de première classe »Sauf que la même Zeinab al-Hossni est apparue mardi 4 octobre sur les écrans de la télévision nationale syrienne pour donner la bonne nouvelle de sa « non-mort » et expliquer les circonstances du « drame ». Zeinab avait « fugué » de la maison de ses parents à Bab Siba, un faubourg de Homs, se réfugiant chez des proches. « C’était cinq jours avant le ramadan que j’ai quitté la maison de peur de la torture de mes frères » a notamment expliqué la jeune fille, apparue voilée à la musulmane. « Torture », le mot peut paraître fort mais, apparemment, Zeinab n’est pas dans les meilleurs termes avec ses frères qui la battaient, assure-t-elle. Et n’est impliquée en rien dans leur engagement anti-régime.

Zeinab est restée cachée chez ses amis, à l’insu évidemment de ses parents, pendant plusieurs semaines. elle n’a fini par sortir de son silence et de sa retraite qu’après que lui soient parvenues les nouvelles de sa mort « exemplaire ». Sur le conseil de ses « hôtes », elle s’est rendue alors, le 4 octobre, à la police « pour raconter la vérité et démentir la nouvelle de (son) assassinat ». Bien sûr, la jeune fille, qui a produit sa carte d’identité devant la caméra, a nié avoir jamais été arrêtée par quelque service de sécurité syrien que ce soit. Elle a profité de sa confession télévisée pour demander le pardon de sa mère. Et a expliqué qu’elle voulait se marier, avoir des enfants, et pour ce faire, sortir de sa « clandestinité ». Tout est bien qui finit bien, sauf pour les cyber-menteurs !

Cette péripétie tragi-comique est une nouvelle – et spectaculaire – indication que les opposants au régime, certains d’entre eux du moins, sont prêts à proférer les pires mensonges, conscients qu’ils seront repris, diffusés et interprétés par les journalistes occidentaux toujours avides de sensationnalisme « bien orienté ».

Une fois encore, le « Pulitzer de la Désinformation » nous paraît revenir de droit à France 24, qui, par la qualité de sa désinformation sur la Syrie, est entrée dans la cour des grands, aux côtés de ses consœurs Al-Jazeera, Al-Arabiya et I-Télé. Si nous avions le temps, nous suggérerions à nos visiteurs un grand concours du « meilleur bobard anti-syrien », à adresser bien sûr à France 24, le vainqueur se voyant aussitôt honoré du titre de « spécialiste France 24 des questions syriennes ».

Nous mettons en ligne la vidéo ci-dessous qui retrace en arabe – sous-titré en anglais – la genèse de l’affaire, et diffuse l’entretien accordé à la télévision syrienne par la jeune femme.

[box]Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]