Tag Archives: Ali Benflis

Evêques IVG

Délit d’entrave à l’IVG : les évêques en colère

Il fallait que le gouvernement aille loin pour réveiller ainsi la colère de la conférence des évêques de France, d’habitude si discrète… En 1974, Simone Veil elle-même avait reconnu que si les évêques s’étaient mobilisés – et leurs ouailles derrière eux – le texte n’aurait jamais pu passer l’Assemblée nationale. L’opposition avait été bien trop discrète et les quelques courageux réunis autour du professeur Jérôme Lejeune n’avaient pas été entendus.

Quarante ans plus tard, le sujet n’est pas clos et les conséquences désastreuses de cette loi continuent à se multiplier. Mais cette fois-ci, les « cathos » ne comptent pas laisser faire, trop c’est trop.

C’est d’abord le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, qui a posé une question ayant le mérite de la clarté : « Quelle est l’obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l’avortement comme point d’intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste, ça, je ne sais pas. » Le constat est aussi factuel que glaçant, et renforcé par une remarque de Jean-Frédéric Poisson, député et rapporteur d’une étude sur les moyens de l’Etat islamique, qui affirmait sur le plateau de BFM TV, en face de Laurence Rossignol : « Lorsque j’ai demandé l’interdiction des sites djihadistes, on m’a répondu qu’il était impossible de les bloquer en raison de la liberté de l’information. » Au moins les choses sont claires : on peut donc islamiser tranquillement, mais s’opposer efficacement à l’avortement, certainement pas.

Un tel entêtement – sans réaction majeure de l’opposition politique – relève évidemment d’un acharnement qui flirte dangereusement avec le totalitarisme.

En effet : après avoir fait de l’avortement un « droit fondamental », supprimé la notion de détresse puis le délai de réflexion obligatoire avant un tel acte, le gouvernement s’attaque cette fois-ci à ses opposants, ceux qui continuent – sur internet – à dire la réalité de l’avortement, à prévenir des conséquences psychologiques qu’il peut engendrer et à proposer des alternatives.

C’est la raison pour laquelle Monseigneur Pontier, porte-parole de la CEF a directement écrit une lettre à François Hollande, lui demandant clairement de supprimer purement et simplement cette proposition de loi, décrite comme une « grave » atteinte aux libertés. Le ministre répond qu’il s’agit de faire taire ceux qui dissuadent en faisant peur : gênant, puisque c’est la simple description de l’avortement qui est dissuasive, et donc la vérité…

Le Cardinal Vingt-Trois a lui aussi pesé ses mots d’ordinaire si modérés pour s’opposer frontalement au projet : c’est un projet « très grave » dont l’objectif est « de faire la promotion de l’avortement comme l’issue normale d’une grossesse. » En clair, la « culture de mort » dénoncée il y a déjà des années par Saint Jean-Paul II, puis Benoît XVI et le pape François après lui.

La loi sera discutée à l’Assemblée nationale ce jeudi après-midi et l’ambiance risque d’être… animée. Huit députés ont déposé des amendements contre le texte, et certains sont prêts à ne rien lâcher. Puisqu’en politique les courageux sont rares, il convient de les citer : Jacques Bompard, Véronique Besse, Jean-Frédéric Poisson, Patrick Hetzel, Philippe Gosselin, Marion Maréchal Le Pen, Hervé Mariton et Yannick Moreau.

Marie Pommeret

Article paru dans Présent daté du 2 décembre

Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

11/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Lundi 7 avril avaient circulé sur les réseaux sociaux des photos représentant tracts et affiches sur la campagne électorale algérienne, à Paris. Quelques élus avaient alors condamné ces actes. Une condamnation, c’est bien. Seulement, le mal perdure dans les mentalités et nos rues restent recouvertes par les affiches critiquées ou condamnées.

Lors de la campagne pour les municipales, Anne Hidalgo avaient par exemple fustigé le collage sauvage des équipes de Nicolas Miguet puis demandé à ce que les services de propreté les retirent mais plusieurs semaines après, elles demeurent. Quelques vérifications s’imposaient.

A Barbès, peu d’affiches dans les rues mais bon nombre d’individus désœuvrés traînaient sans même maîtriser la langue française (n’étant pas capable d’expliquer clairement des itinéraires). Constat encore plus alarmant à la sortie du métro Belleville. A deux pas des escaliers se trouvaient des affiches d’Ali Benflis, un des candidats algériens. Puis, à l’angle de la rue des Maronites, les pro-Bouteflika avaient également placardé des affiches de leur candidat Abdelaziz Bouteflika.

Lire la suite