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Finkielkraut Nuit Debout

Finkielkraut répond à ceux qui l’ont expulsé de Nuit debout

19/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien exclusif accordé au Figaro, Alain Finkielkraut raconte l’agression verbale et les menaces dont il a été l’objet place de la République samedi soir et analyse ce qui se déroule là-bas.

Intrigué par tout ce que je lisais dans la presse sur le mouvement Nuit debout, j’ai voulu juger par moi-même. Je suis donc allé samedi soir place de la République, à Paris. À peine arrivé, j’ai été interpellé par un homme qui semblait avoir mon âge: «On va voir le petit peuple, quelle décadence!» Mon épouse, interloquée, l’a fusillé du regard. En réponse, il nous a tiré la langue, puis nous a ostensiblement tourné le dos. Refusant de nous laisser décourager par cet accueil, nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à l’assemblée générale.


Finkielkraut Nuit Debout

Nuit Debout : bienvenue en A-France, par Gabriel Robin

La « Nuit Debout » porte en elle les germes du totalitarismeLa maladie infantile du communisme, ou le gauchisme, célèbre essai de Lénine, attaquait frontalement les membres de la Troisième Internationale, Européens de l’Ouest accusés de manquer de souplesse et d’intelligence tactique en fondant tous leurs espoirs sur le « seul sentiment révolutionnaire ». Ce conseil amical aux organisations communistes occidentales, nées de l’espoir suscité par la révolution russe, ne fut pas toujours suivi. Référence du marxisme-léninisme, l’ouvrage est encore étudié de près par les penseurs qui se revendiquent directement de cette école ou s’en réclament les héritiers.

Ainsi, le philosophe Frédéric Lordon, à l’origine du mouvement « Nuit Debout » (il se défend néanmoins d’en être le porte parole officiel) semble avoir décidé de confronter à l’expérience du terrain les idées politiques qu’il développe dans son dernier ouvrage, Imperium. Malheureusement pour lui, comme souvent, les mouvements idéalistes se dissolvent au contact de la réalité. Très vite, « Nuit Debout » est devenu le vortex de tout ce que la France compte de « gauchistes » pour reprendre l’expression du camarade Ilitch.

La gauche alternative européenne est en train de redécouvrir les Etats-Nations, la souveraineté. Elle n’a pas renoncé à son idéal internationaliste mais constate, avec beaucoup de retard sur les courants populistes de droite, que seule la nation constitue un rempart contre la contestation de la souveraineté populaire par les féodalités économiques transnationales. Cela ne vaut pourtant toujours que pour les « têtes », le susnommé Lordon, ou l’ancien ministre grec de l’Economie, Yanis Varoufakis. Les masses petites-bourgeoises qui campent place de la République n’ont pas conscience de cette terrible lutte idéologique. Ne vous y trompez cependant pas, les post-marxistes ne sont pas opposés au cosmopolitisme ou au mondialisme, ils défendent une autre vision de l’utopie « sans-frontièriste ». Ils ne veulent de barrières qu’économiques, et pour un temps seulement.

Il suffit de se pencher sur l’accueil qui fut réservé hier au philosophe Alain Finkielkraut, pourtant venu en simple observateur place de la République, pour révéler la supercherie. Immédiatement agressé physiquement, conspué, insulté, traité de « fasciste », voire de « sale juif » selon certains témoins… Chantre d’un nouvel enracinement aux accents barrésiens, Alain Finkielkraut n’était pas au goût des foules hurlantes de la « Nuit debout ». Lesquelles foules s’abandonnent à des luttes « sociétales », symétriques de celles dont les néo-libéraux se font les promoteurs acharnés : féminisme de revanche, combats anti colonialistes d’arrière garde dans l’esprit des Indigènes (sic) de la République… Certaines réunions de Nuit Debout étaient même interdites aux Blancs…

Si les créateurs de Nuit Debout entendent lutter contre la mondialisation des échanges économiques, ils n’entendent pas lutter contre la mondialisation des échanges humains. Les « migrants » sont, pour eux, les nouveaux « damnés de la terre ». En poussant un peu, ils pourraient même devenir les rédempteurs d’un monde occidental considéré comme « impur » pour les tenants de l’eschatologie du marxisme culturel.

C’est bien là que le bât blesse : la « Nuit Debout » porte en elle les germes du totalitarisme. Leur idéal de pureté tient en un monde sans l’histoire, sans le passé, expurgé des « substances » – qualifiées de fictions –, délivré des mythes – forcément générateurs de rapports de domination. Donc, sans Alain Finkielkraut qu’il fallait expulser pour purifier les lieux.

Le dieu égalitarisme veille à ce qu’aucune tête ne dépasse. D’ailleurs, l’expulsion d’Alain Finkielkraut avait tout d’une Nuit de Cristal. Quel est le tort de l’académicien aux yeux de ces gens ? Défendre un pays charnel. Il le fait pourtant sans excès, et même, à mon goût, avec une forme de timidité que je qualifierais, presque, de coupable. Mais c’est déjà bien trop aux yeux des participants de la Nuit Debout. La souveraineté populaire de Nuit Debout n’existe qu’en opposition à la souveraineté enracinée des patriotes français. Les participants de la « Nuit Debout » peuvent toujours hurler « Vive l’A-France ! » ; cela restera vain car les peuples historiques ont soif de permanence.

Gabriel Robin

Gabriel Robin est secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création du Rassemblement Bleu Marine.

Texte paru sur Boulevard Voltaire sous le titre :
« Alain Finfkielkraut expulsé de Nuit Debout. Bienvenu en A-France »

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Finkielkraut : « ma tête est mise à prix dans toute la presse Pigasse »

Source : OJIM
Récemment intronisé à l’Académie française, le philosophe Alain Finkielkraut est l’objet de critiques de plus en plus violentes de la part de nombreux médias.

Invité lundi matin dans la matinale de France Inter, ce dernier a fustigé les médias hostiles à son intronisation : « Ma tête est mise à prix, sur tous les murs de la ville, dans “Libération”, et dans toute la presse Pigasse. » Il faut dire qu’en tant que propriétaire du Monde (avec Pierre Bergé et Xavier Niel), de L’Obs, du Huffington Post et de Radio Nova, le banquier d’affaires de la banque Lazard a en effet de quoi nuire.

De son côté, Finkielkraut estime, après l’épisode de l’émission « Des paroles et des actes » où il avait été pris à partie par une jeune femme proche des Indigènes de la République jeudi dernier que « pour un dominant, j’ai la main molle, excusez-moi de vous le dire, j’en prends plein sur la figure tous les quatre matins ». Et l’écrivain, qui anime une émission sur France Culture, de poursuivre en expliquant qu’« il y a une pensée qui était en état d’hégémonie et qui ne […] supporte pas » de perdre la main.

Traité de « néo-réac » par ces mêmes médias, Alain Finkielkraut pense que cela vient du fait qu’il « critique la culture de masse et l’effondrement de l’école républicaine ». En effet, « si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac ».

Revenant sur le cas de Matthieu Pigasse et sur son désir de « mettre le feu », il estime que si « l’Académie Française a été peut-être à un moment donné l’institution de la bourgeoisie triomphante », aujourd’hui en revanche, « face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne avec son respect des formes et son amour de la belle langue la résistance de la civilisation ».

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La France peut-elle renaître ? Débat entre Alain Finkielkraut et Jean-Marie Rouart

28/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Le Figaro)
Dans Le Figaro, Ivan Rioufol rapporte des extraits d’une discussion entre Alain Finkielkraut et Jean-Marie Rouart lors de la remise du prix Combourg Chateaubriand.

Ainsi, pour Alain Finkielkraut : « Il y a des raisons de penser que les Français ou une partie d’entre eux se rebellent contre les mensonges idéologiques sous lesquels ils vivent, et qu’ils s’inquiètent de la direction prise par l’histoire. Une telle révolte peut apporter un certain réconfort. Mais elle peut aussi mal tourner, si la politique ne la prend pas en charge ou si le Front national se l’approprie».

Et le philosophe d’ajouter :

Ce que nous vivons est, je crois, du jamais vu. Car, dans les territoires perdus de la république, le Français de souche lui-même est devenu innommable, invisible. Avec le juif, il y rencontre la même hostilité alors que les élites refusent d’assumer la France et de transmettre l’héritage. Juifs et Français de souche sont sur le même bateau.


 

[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct - par Gabriel Robin

[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct – par Gabriel Robin

14/09/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Par opposition à ce qui est imaginé, ou fictif, existe le concept de réalité qui désigne ce qui est perçu comme concret. Christophe Guilluy, géographe et auteur d’ouvrages scientifiques, a décidé de se confronter au monde concret, dans son dernier ouvrage intitulé « La France périphérique – Comment on a sacrifié les classes populaires ». Sa thèse, assez simple, explicite ce que l’instinct populaire perçoit assez distinctement, et démontre que s’ajoute à la fracture sociale une fracture ethno-culturelle de plus en plus prononcée dans notre pays. Il estime, par ailleurs, que seule la bourgeoisie urbaine des grandes villes profite de la mondialisation et des changements sociétaux qui ont conduit au multiculturalisme. Selon lui, la France des « invisibles », des « oubliés » ou, pour citer François Hollande, des « sans dents » se réfugierait dans un vote protestataire en faveur du Front national, en raison de questions dites « identitaires ».

(…)

Le géographe fait pourtant grincer des dents, notamment à gauche. À l’instar d’autres intellectuels ayant fait évoluer leurs œuvres à l’aune du contexte spécifique de l’époque contemporaine (on peut citer Alain Finkielkraut, Michèle Tribalat, et peut-être bientôt Michel Onfray), Christophe Guilluy doit maintenant affronter les gardiens du temple du politiquement correct. Ainsi, Laurent Joffrin (photo), directeur de la rédaction de Libération, s’est ému des idées avancées par monsieur Guilluy dans son éditorial du vendredi 12 septembre. À son crime de « populisme », le géographe ajoute le péché de venir de la gauche et d’en être aujourd’hui devenu – selon les mots de Laurent Joffrin – le « redoutable procureur ».

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Michel Onfray : « Alain Finkielkraut n’est pas le diable »

14/09/2014 – PARIS (via France Inter)
Interrogé vendredi 12 septembre dans le 7/9 de France Inter lors des questions d’auditeurs, Michel Onfray est revenu sur ces propos sur l’école (cf. cet article de Novopress) et a surtout pris la défense d’Alain Finkielkraut :

Je trouve terrible cette façon qu’on a de mépriser Alain Finkielkraut et de ne pas le lire. On peut le lire et ne pas être d’accord avec lui et on peut débattre et respecter les idées qui sont les siennes sans l’insulter sans le traiter de fasciste et de tous les noms. On gagne quand on est intellectuel à lire le travail des autres et puis à débattre. Je préfère des proximités avec Alain Finkielkraut qui n’est pas le diable que je sache, plutôt qu’avec d’autres intellectuels.

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Pour Alain Finkielkraut, les Français se sentent devenir étrangers sur leur propre sol

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Faits & Documents n°374 du 1er au 15 avril 2014 - Portrait : Alain Finkielkraut

Faits & Documents n°374 du 1er au 15 avril 2014 – Portrait : Alain Finkielkraut

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 avril 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait d’Alain Finkielkraut.

Le 10 avril, l’ancien militant maoïste libertaire devenu un philosophe néo-cons (pro-américain, ultra-sioniste), à l’instar de son maître Benny Lévy, succédera sans doute au fauteuil de Félicien Marceau à l’Académie française. Positionné au cœur de l’intellocratie française, ce familier des plateaux de télévision et animateur de Répliques sur France Culture a su conquérir une large partie du public conservateur à l’aide de formules brillantes (« l’antiracisme est le communisme du XXIe siècle »). Exaltant aujourd’hui les racines de la France (« j’ai la nostalgie de la France »), il en fut pourtant l’un des contempteurs, participant largement à la destruction des valeurs identitaires. Comme quoi, les donneurs de leçons d’un jour seront les donneurs de leçons de demain, bien que s’étant plus que souvent trompés.

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Alain Finkielkraut : « Une partie de la gauche a perdu la raison et la mémoire »

 

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Deux membres du PS saisissent le CSA contre Alain Finkielkraut pour l’emploi de l’expression « Français de souche »

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Renaud Camus : "Huntington doit bien rire dans sa tombe" (2ème partie)

Renaud Camus : « Huntington doit bien rire dans sa tombe » (2ème partie)

20/12/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Auteur prolifique aux affinités sélectives, diariste infatigable depuis les années 1970, Renaud Camus a basculé il y a quelques années du monde reconnu de la « culture » à l’enfer des bien-pensants où doit être plongé quiconque blasphème contre la religion officielle des droits-de-l’homme, du mélangisme et du remplacisme. Et en ces différentes matières, Renaud Camus a beaucoup pêché. Convaincus, pour notre part, qu’il lui sera beaucoup pardonné, nous sommes allés à sa rencontre.

Vous avez été solidement épinglé au mur des infréquentables par les commissaires de la bien-pensance, au milieu de Richard Millet justement, Alain Finkielkraut ou même Jean-Claude Michea, comment vivez-vous cette situation ?

Ma réponse à cette question dépend des jours, de mon humeur, de la couleur du temps. Il m’arrive de percevoir cela comme une terrible et révoltante injustice, comme une preuve non seulement de la Grande Déculturation mais aussi de la dictature de masse, de la dictature sans dictateur sous laquelle nous vivons. Songez qu’un Barrès, s’il vivait parmi nous, ne serait invité nulle part, médiatiquement. À cet égard, je me permets de vous faire remarquer que mon statut n’a évidemment rien à voir avec celui de Finkielkraut ou de Michéa, qui n’ont pas encore tout à fait, eux, brûlé leurs vaisseaux. Pour ce qui est de Millet je ne sais pas, mais lui semble bien près, en effet, de rejoindre le cercle des tout à fait exclus.

D’un autre côté il y a des jours où l’on se dit que c’est une chance et un honneur de ne pas participer à tout cela, de ne pas y appartenir, d’en être exclu. Souvenez-vous du Maître de Santiago : « Quand on voudra honorer un homme, plus tard, on dira : “il n’a pris aucune part aux affaires des Indes” ». Je n’ai pris aucune part à la dictature remplaciste.

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