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Eléments Alain de Benoist

A l’Est du nouveau !, par Alain de Benoist

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) A l’Est du nouveau ! est le titre du dernier numéro de la revue Eléments, qui vient de paraître et sera en vente au colloque qui se tient samedi à Paris sous le titre, cette fois interrogatif, A l’Est du nouveau ? Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de ce numéro 163 d’Eléments, signé par Alain de Benoist.

Eléments Alain de BenoistÀ l’époque de la guerre froide, les choses étaient simples. L’hémisphère Nord était coupé en deux, et l’Europe l’était aussi. La partie orientale était dominée par le système soviétique, la partie occidentale théoriquement placée sous protection américaine. D’un côté, une dictature greffée sur un capitalisme d’État, de l’autre le capitalisme tout court associé à la dictature de la marchandise. Deux occupations de forme différente, mais aux effets également paralysants. L’Est et l’Ouest étaient alors engagés dans une concurrence aux buts moins opposés qu’il n’y paraissait : il s’agissait de savoir qui produirait le plus et le plus vite, qui gagnerait la course à l’espace et au PIB.

Cette logique bipolaire ne fut remise en cause que par la France du général de Gaulle, qui se dota d’une force atomique indépendante et s’émancipa en 1966 de la tutelle de l’OTAN, et par la Chine avec la « théorie des trois mondes », élaborée par Mao Ze Dong et présentée en 1974 par Deng Xiao Ping à la tribune des Nations-Unies.

Le mouvement de l’histoire semblait se dérouler exclusivement à l’Ouest. L’Est était prévisible : on n’y voyait rien changer, les mêmes troupes défilaient devant les mêmes tribunes où se tenaient, rigides comme des mulets, des dirigeants au regard vide, comme statufiés. À l’Ouest au contraire, c’était un incessant tourbillon de nouveautés, de modes et de gadgets.

Tout change en 1989, lorsque le système soviétique s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Le système de Yalta vole en éclats. L’Allemagne retrouve son unité, le rideau de fer ne coupe plus l’Europe en deux.

Du coup, la géopolitique reprend ses droits. Bientôt, on va s’apercevoir que la rivalité Est-Ouest n’a pas disparu, et que l’affrontement du monde soviétique et du monde « libre » en dissimulait un autre, plus profond encore et surtout plus permanent. Tandis que les pays émergents entament leur ascension, que l’histoire retrouve son cours naturel, la Puissance terrestre de l’Europe continentale contredit plus que jamais la Puissance maritime de l’Amérique. Mais cette dyade Terre-Mer n’est pas seulement géographique. Du côté de la Terre, on trouve les valeurs telluriques : la frontière, le politique, la société ordonnée, le durable, l’histoire ; du côté de la Mer, les valeurs océaniques : le flux et le reflux, le commerce, la libre circulation des hommes, des biens et des capitaux, la « société ouverte », l’éphémère et l’éternel présent.

Tel est le sens actuel de l’affrontement Est-Ouest, et c’est bien dans ce cadre qu’il faut placer la relance de la guerre froide à l’initiative des Américains contre la Russie de Poutine, considérée, à tort ou à raison, comme la capitale d’un ordre multipolaire et d’un retour à des valeurs populaires traditionnelles. La « Troisième Rome » face à Carthage !

Lorsque la vague soviétique s’est retirée, on a aussi constaté que les peuples d’Europe de l’Est étaient restés eux-mêmes, et même, paradoxalement, que leur identité était en meilleure santé que celle des peuples d’Europe occidentale. Par un mouvement de balancier bien compréhensible, ils se sont d’abord tournés vers l’Occident comme vers un Eldorado. Et puis ils ont commencé à déchanter. Au lieu du paradis attendu, ils ont découvert la crise financière, les exigences de l’Union européenne, l’injonction qui leur était faite d’adopter les valeurs libérales-libertaires venues de l’Ouest et des foules de migrants venus du Sud.

Au clivage entre les pays du Nord et ceux du Midi créé par la monnaie unique, s’en est ajouté un autre, concrétisé par la création d’un pôle de résistance autour des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) – un groupe qui, s’il était rejoint par l’Autriche, serait en quelque sorte l’héritier de l’ancien empire des Habsbourg.

L’immobilité et le mouvement ont aussi changé de place. C’est aujourd’hui l’Ouest qui paraît immobile, menacé par les forces du chaos, englué dans des modèles obsolètes qui ne parviennent pas à se renouveler, tandis que c’est à l’Est que l’on voit bouillonner une efflorescence qui, avec toutes ses incertitudes, ouvre la voie d’un autre monde possible.

À Washington, les Docteurs Folamour rêvent toujours d’une troisième guerre mondiale, tandis qu’au bout du bout du monde de l’Ouest, dans la Silicon Valley, s’élabore un « transhumanisme » post-historique et posthumain.

L’avenir verra la confrontation de cette vague venue de l’extrême Occident contre les forces telluriques du continent européen. Une chose est sûre : les forces montantes ne sont plus du côté du Couchant.

Alain de Benoist

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Rendez-Vous de Béziers

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

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Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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Éléments N° 158 disponible !

16/01/2016 – CULTURE (NOVOpress)

Au sommaire de ce numéro d’Éléments : une interview exclusive de Jacques Sapir, qui interpelle notamment Jean-Luc Mélenchon, un entretien avec Pierre Manent sur la France face au défi de l’islam, une mise en cause de l’art contemporain par Jean Clair, de l’Académie française, et des articles sur le retour de la puissance russe, sur Carl Schmitt et l’état d’urgence, sur les guerres de François Hollande, etc.
Sans oublier le dossier central sur l’avenir et la démondialisation…

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Alain de Benoist sur les islamistes : « Nous cherchons les moyens d’exister ; eux, des raisons de vivre et de mourir »

23/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comment une société vide de sens et de transcendance peut-elle prétendre apporter des réponses aux islamistes radicalisés, s’interroge Alain de Benoist

Le gouvernement annonce la création d’un premier centre de « déradicalisation » destiné à nos jeunes musulmans. Vous y croyez ?
Déjà, je n’aime pas beaucoup le terme, car la radicalité est tout autre chose que l’extrémisme. Mais passons. Que faut-il entendre par « déradicalisation » ? Qu’on va prendre en main de jeunes djihadistes pour essayer de leur faire comprendre qu’on leur a lavé le cerveau et que ce n’est vraiment pas bien de vouloir tuer tout le monde ? Pourquoi pas, puisque dans certains pays cela a donné quelques résultats.

Mais il est clair qu’on n’y parviendra pas avec un programme unique, tant les parcours des uns et des autres ont pu être différents, tant la palette de leurs motivations est variée. Quoi de commun entre le salafiste « quiétiste » passé au djihadisme pour des raisons de frustration et de déclassement social – voyez le beau film de Nabil Ayouch Les chevaux de Dieu (2012) – et le petit bandit de droit commun « converti » dans l’incubateur carcéral, qui a décidé de partir en Syrie sans pour autant renoncer à son goût pour les discothèques, les belles voitures, la vie facile et le whisky ? Entre le jeune sociopathe ravi de trouver une légitimation « sacrée » à ses instincts de destruction et celui qui, pareillement dépourvu de toute formation théologique, rêve seulement d’une aventure guerrière qui le fera passer à la télévision ?
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Alain de Benoist : « Manuel Valls s’est transformé en sergent recruteur de Christian Estrosi ! »

Source : Boulevard Voltaire

“Front national, un perdant qui pèse lourd”, titre Le Parisien, tandis que le député FN Gilbert Collard se félicite d’une “défaite victorieuse”. Votre avis ?
Le Front national n’a certes emporté aucune région, mais l’important n’est pas là. L’important est qu’il continue à progresser à chaque élection. Les régionales n’ont pas fait exception. La barre des 40 % a été enfoncée dans plusieurs régions, et le mouvement de Marine Le Pen est désormais assuré d’avoir plus de 350 conseillers régionaux (ce qui résout au passage le problème des parrainages pour la présidentielle).
Le fait essentiel est qu’un parti qui a contre lui la gauche et la droite, tous les grands partis de gouvernement, tous les grands journaux, toutes les stations de radio et de télévision, sans oublier les ligues de vertu, le show-business, le CRIF, le MEDEF et le Grand-Orient, Pierre Gattaz, BHL et Dany Boon, n’en est pas moins en passe de réunir les votes de près d’un Français sur deux. Bref, plus on met en garde les Français contre le FN, et plus ils votent pour lui, ce qui montre à qu’ils ne croient plus rien de ce qu’on leur dit, et à quel point leur colère et leur dégoût sont immenses.
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Alain de Benoist sur le clivage droite-gauche

15/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
De nombreux intellectuels et des hommes politiques affirment que le clivage droite-gauche doit être dépassé pour laisser la place aux « vrais débats ». Alain de Benoist et ses invités vont au fond des choses.

Selon un sondage CEVIPOF de 2014 , 73 % des Français récuseraient aujourd’hui la pertinence des notions de droite et de gauche. Face à l’immigration, aux enjeux écologiques et identitaires, à la contestation de la famille traditionnelle ou à la financiarisation de l’économie mondiale, devons-nous désormais penser la politique au-delà de ce clivage ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette vaste question, Alain de Besnoit et Olivier François reçoivent :
— Marco Tarchi, politologue italien, professeur à l’université de Florence et chef de file de la « Nouvelle Droite » transalpine.
— Vincent Coussedière, professeur agrégé de philosophie, auteur d’Éloge du populisme (Elya éditions)
— Paul-Marie Couteaux, essayiste, ancien député européen.
— Christophe Geffroy, journaliste, directeur de la revue La Nef.

Un débat riche et intense, qui dépasse bien sûr les questions politiciennes pour aller au fond des choses. À noter toutefois pour ceux qui s’intéressent au positionnement politique des partis des remarques intéressantes de Paul-Marie Couteaux sur le FN et son incapacité à élargir suffisamment sa base pour espérer prendre le pouvoir. Des remarques qui résonnent de façon particulière au lendemain du second tour des régionales.


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Onfray dans Éléments, panique à «gauche» !

17/10/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Pagination augmentée de 50%, nouvelle maquette tout en couleurs, tout le monde ne parle que d’Éléments, l’excellente revue d’idées et de débats, qui a fêté récemment ses 40 ans. Ah, on me dit dans l’oreillette que les commentateurs ne l’ont pas lue et critiquent simplement la présence de Michel Onfray dans le magazine d’Alain de Benoist.

Nouvelle chasse aux sorcières en cours : Michel Onfray persiste et signe à préférer s’entretenir avec des gens intelligents qui ne sont pas de gauche plutôt qu’avec des crétins politiquement corrects. Le philosophe fait en effet la couverture du dernier numéro d’Éléments, la revue des idées dirigée par Alain de Benoist. Aussitôt la foule des petits censeurs de s’émouvoir, de s’indigner, de vitupérer… oui décidément, Onfray, qui clame partout être de gauche n’est en fait qu’un vil fasciste, un suppôt de l’extrême-droite, un social-traitre, une vipère lubrique, un tigre de papier, un agent double au service de Marine Le Pen, des zeureleplusombres et des idées rances et nauséabondes…

C’est évidemment bien plus simple que d’ouvrir cette revue écrit petit et serré, avec assez peu d’images (nous n’avons pas encore reçu notre exemplaire pour juger de la nouvelle maquette…) et qui prétend traiter les sujets au fond plutôt que de s’attacher à l’écume des choses, aux étiquettes et aux convenances « intellectuelles » des rédactions parisiennes et états-majors de partis politiciens.
Alain de Benoist ayant été l’un des fondateurs du mouvement intellectuel de la « nouvelle droite », il est catalogué ad vitam aeternam dans le camp du mal, essentiellement par des gens qui n’ont jamais lu une ligne de lui. Qu’il s’attache à la poursuite de la vérité où qu’elle se trouve, ne s’intéressant en rien aux petites étiquettes qui servent de bréviaire aux « intellectuels » de plateau télé ne fait rien à l’affaire. Nos belles âmes seraient par exemple édifiées du nombre de référence à Marx et à des auteurs marxistes que l’on trouve dans cette revue « d’extrême-droite ».

Tout cela pour dire que, personnellement, j’attends avec impatience le facteur pour ouvrir mon exemplaire d’Éléments et y découvrir le dossier sur la droite et le poison libéral et – entre autres — les propos de Michel Onfray, avec qui je ne suis pas forcément d’accord, mais dont j’apprécie l’honnêteté intellectuelle, le genre d’attitude subversive qui a tôt fait de vous classer parmi les infréquentables, n’est-ce pas Michel ?

Charles Dewotine


 

Onfray, fier d’être «populiste» en couve de @Revue_elements. Au moins, les choses sont claires… pic.twitter.com/Ih1vVZI9wr

— Guillaume Gendron (@g_gendron) 15 Octobre 2015

Dupond et Dupont mènent l’enquête sur Michel Onfray… pic.twitter.com/CZaCnAqzzm

— Revue éléments (@Revue_elements) 16 Octobre 2015

 

[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : «François Hollande aurait fait un très bon marchand des quatre-saisons»

Source : Boulevard Voltaire

C’est devenu un gag récurrent : chaque nouveau Président parvient à nous faire regretter son prédécesseur. Avec François Hollande, on a atteint le fond, non ?

Contrairement aux commentateurs qui le couvrent d’injures (se défouler en éructant est le meilleur moyen de faire savoir qu’on n’a rien à dire), je ne parviens pas à détester François Hollande. Je me désole de le voir occuper le poste qui est le sien, mais sur le personnage lui-même, je n’ai rien à dire. Il aurait sans doute pu faire un convenable receveur des Postes, un directeur de succursale d’une société d’assurances, un marchand des quatre saisons. En tant que premier secrétaire du PS, il n’a pas été pire qu’un autre : dans les magouilles et les petites blagues, il a toujours été à son affaire. Le seul problème est que ce personnage insignifiant est président de la République.
Depuis Pompidou, Mitterrand excepté, la fonction de chef de l’État n’a cessé de se dégrader. Il n’y a plus de chefs, et il n’y a guère plus d’État. La comparaison est certes facile, mais on imagine évidemment mal le général de Gaulle aller faire du jogging en suant à grosses gouttes sous un tee-shirt aux armes de la police new-yorkaise, ou partant en scooter pour aller rejoindre sous la couette une pom-pom girl du show-business. Un chef de l’État doit avoir conscience qu’il n’est pas seulement lui-même, mais qu’il incarne une fonction. Qu’il se discrédite lui-même passe encore, qu’il rabaisse sa fonction est impardonnable. L’homme et sa fonction sont deux choses différentes, et c’est la fonction qui doit l’emporter.
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Alain de Benoist sur Daech : « Les iconoclastes de Palmyre sont assurément des barbares, pas des idiots »

Source : Boulevard Voltaire

Dans le jeu éminemment complexe de Daech au Proche comme au Moyen-Orient, jusqu’où ces islamistes de combat peuvent-ils aller ? Mais pour commencer, cet « État islamiste » est-il vraiment un État ?

Alors qu’Al-Qaïda était entièrement déterritorialisée, Daech s’est aujourd’hui implanté sur un territoire grand comme la Grande-Bretagne, qui s’étend de Ramadi en Irak jusqu’à l’est de la Syrie. Ce territoire, doté d’une capitale de fait, Raqqa, est divisé en sept provinces dotées d’une administration locale, de services publics, d’une police et de tribunaux. Si l’on définit un État comme un « organe doté d’un pouvoir souverain s’exerçant sur un territoire et une population » (Frédéric Rouvillois), force est de constater qu’un an après la proclamation du califat, Daech est bel et bien en passe d’en devenir un. Il en est même d’ailleurs à battre monnaie.
L’État islamique représente cependant un phénomène jusqu’ici inédit. Bénéficiant du savoir stratégique de certains anciens chefs militaires irakiens de l’époque de Saddam Hussein, il a su jusqu’à présent recourir à la fois au terrorisme et aux méthodes de guerre conventionnelles. Il a attiré des dizaines de milliers de volontaires étrangers et s’est emparé des zones énergétiques du désert syrien.
Fait également nouveau : au lieu de dissimuler ses crimes de guerre, il leur assure la plus grande publicité, tant pour séduire ses sympathisants que pour jeter l’effroi chez ses ennemis. Tout cela est parfaitement mis en scène et très bien calculé. Les iconoclastes de Palmyre sont assurément des barbares, pas des idiots.
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Alain de Benoist : « la repentance n’a strictement rien à faire en politique »

Source : Boulevard Voltaire

Peu de temps avant son décès, François Mitterrand avait eu ces mots définitifs vis-à-vis d’un Jean-Pierre Elkabbach éberlué : « La France n’a pas à s’excuser. » Il parlait des fameuses « heures les plus sombres de notre histoire ». Aujourd’hui, la mode est à la « repentance ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Réduite à sa plus simple expression,

la repentance peut se résumer ainsi : des gens s’excusent de méfaits qu’ils n’ont pas commis pour complaire à d’autres qui ne les ont pas subis.

Ceux qui se repentent n’ont commis aucun tort, ceux qui reçoivent la demande de pardon n’en ont subi aucun. Tout cela est donc parfaitement ridicule. La repentance consiste, en fait, à faire un choix sélectif dans notre histoire, et à n’en retenir que certaines périodes, toujours les mêmes (esclavage, colonisation, etc.), considérées comme « sombres » au regard des idées actuelles pour s’en repentir officiellement. Une très imaginaire culpabilité collective héréditaire s’ajoute à cet anachronisme majeur qui consiste à « rétrojecter » dans le passé des jugements de valeurs qui n’appartiennent qu’à notre époque. Le passé étant réduit au « devoir de mémoire », le présent devient flottant, autoréférentiel, existentiellement vide.
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Les idées à l’endroit : les non-conformistes des années trente, regard sur une génération

08/06/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Retrouvez les invités d’Alain de Benoist et d’Olivier François : Olivier Dard, essayiste et universitaire et Laurent Gayard journaliste à Causeur et universitaire, qui évoquent les non-conformistes des années trente. Dans ce courant de pensée très divers se retrouvent des auteurs convaincus de vivre une crise globale de civilisation, qui bâtissent une pensée en réaction contre l’ordre en place, autour d’actions politiques, métapolitiques, sociales…Un constat et une attitude qui devrait trouver des échos actuels.

Crédit photo : capture d’écran de l’émission Les idées à l’Endroit : Alain de Benoist

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[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : le contrôle hygiéniste est le début du contrôle social

29/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Alain de Benoist livre à Boulevard Voltaire sa vision de l’État thérapeutique, qui se définit comme une alliance malsaine de la médecine et de l’État et qui permet toutes sortes d’entraves injustifiées à la liberté. Big Mother est parmi nous. A rapprocher de la motion majoritaire du PS, qui évoque la « société bienveillante ».

Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : « La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! »

Réforme de l’éducation : la hantise des tenants du pédagogisme ? Le roman national !

Source : Boulevard Voltaire
Alain de Benoist livre son analyse de la réforme de l’Education nationale : comment les iconoclastes veulent détruire la mémoire pour créer un homme nouveau

La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins… Pourquoi cet acharnement ?

De quoi l’histoire est-elle le nom ? Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament. Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.
Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau : « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).
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[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

TAFTA : la grande menace, décryptée par Alain de Benoist, le 22 mai prochain à Lyon

08/15/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le silence assourdissant qui entoure les négociations du TAFTA (Zone de Libre-Echange Transatlantique) n’est brisé que par quelques voix, dont l’une des plus éminentes est Alain de Benoist, avec son livre Le Traité transatlantique et autres menaces. Il en parlera à Lyon le 22 mai prochain.

Le TAFTA, (acronyme de Transatlantic Free Trade Area, « Zone de Libre-Echange Transatlantique » en français) est certainement l’événement majeur pour le destin européen depuis la chute du mur de Berlin. Il ne s’agit rien de moins que d’une unification économique, commerciale et juridique des espaces nord-américain et européen, sur des bases libre-échangistes à l’américaine. Pourtant, ce traité est discuté dans la plus grande discrétion de la part des autorités politiques… et des médias de l’oligarchie. Parmi les voix qui se sont élevées contre cette monstruosité figure celle du très estimé Alain de Benoist, avec son ouvrage Le Traité transatlantique et autres menaces, sorti récemment en librairie.

Les occasions d’entendre l’un des philosophes les plus accomplis de notre époque sont précieuses, surtout sur un sujet aussi important. Nos lecteurs de la région Rhône-Alpes seront donc heureux d’apprendre que les identitaire , dans le cadre du Cercle de Précy, reçoivent Alain de Benoist le 22 mai prochain dans son local « la Traboule » (5 montée du change 69005 Lyon). Il abordera les problèmes posés par ce traité négocié dans le plus grand secret entre les États-Unis et l’Union Européenne, ses conséquences sur les peuples du Vieux-Continent et les menaces qu’il fait peser sur notre identité civilisationnelle.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence d’un des plus grands événements de ce début du XXIe siècle, et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de “grand marché transatlantique”, et même du plus important accord commercial bilatéral jamais réalisé, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, […] la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

Alain de Benoist, Le Traité transatlantique et autres menaces.

Conscient de la menace que représente le TAFTA, le Bloc identitaire Lyon a par ailleurs décrété symboliquement la capitale des Gaules « Zone anti-TAFTA »



 

 

Robert Ménard

Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ?

source : Boulevard Voltaire – « Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ? »
Il fut un temps lointain où les politiques lisaient les philosophes, et un temps encore plus reculé où ils les comprenaient. Dans une époque où on lit peu et où ne pas comprendre est encore la meilleure façon de se protéger de la réalité, il n’est plus extravagant de voir un Premier ministre monter en chaire médiatique pour sermonner un philosophe.

Le crime de Michel Onfray est d’une gravité extrême. D’abord parce qu’il s’agit d’un crime contre la République. De cette République qui n’en finit plus de pourrir sur pied comme une récolte dont nul ne veut plus. En Ve République, l’intelligence est bannie de la cité. Nul ne doit lui donner eau et pain. Même l’évidence est jetée du haut des remparts avec les ordures et les cadavres. Préférer une idée juste à une idée fausse n’est pas une erreur, mais un péché, un mal. Tous les docteurs en républicanisme le savent : on reconnaît une idée juste au fait qu’elle est professée par un savant de gauche. On reconnaît une idée fausse quand c’est un énergumène de droite qui cause.

Michel Onfray a eu la tranquille audace de dire préférer une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy. Il aurait pu, cruel, ajouter qu’Alain de Benoist n’a jamais fait bombarder la Libye ni pousser à la guerre en Ukraine… Émoi et vitupération du Premier ministre. L’œil noir du corbeau tournoyant sur les charniers médiatiques. Et pourtant…

Hormis d’être de « droite », même si, sur le tard, il s’en défend, Alain de Benoist porte surtout la tare d’avoir mené, en dehors du tohu-bohu soixante-huitard, une œuvre puissante et immense. Mais pour le condamner, encore faudrait-il l’avoir un peu lu. Encore faudrait-il avoir le goût de la pensée, de l’analyse, de la confrontation, du débat. Régis Debray, intellectuel de gauche, l’a compris qui a su parler avec Alain de Benoist.

Michel Onfray a raison sur un autre point : ce mince épisode médiatique pose la question de la gauche politique. Celle-ci a coupé ses liens avec sa matrice métapolitique. Pour des raisons différentes, mais dans un même but, il en était allé de même pour la droite dans les années soixante.

Alors, s’il n’y a plus de gauche, s’il n’y a plus de droite, et s’il y a de moins en moins de République, que reste-t-il à leurs orphelins ? La liberté, le courage et le devoir. Quand un cycle s’achève, l’année zéro approche. Et, durant ce compte à rebours, il n’est pas interdit – encore ! – de penser que la lecture de Michel Onfray ou d’Alain de Benoist est d’une urgente nécessité.
Robert Ménard

Onfray

Onfray contre Valls

09/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
La gauche se colle des droites. Ce n’est rien de le dire ces derniers mois. Entre les Charlie qui ont réclamé la tête de ceux qui ont demandé celle du journal avant l’attentat, les pro-ceci contre les pro-celà au Moyen-Orient qui s’invectivent dans les manifestations , les associations antiracistes mettant tous les antagonismes dans le même panier confusionnel et les philosophes de gauche qui se lancent des piques, on n’est pas loin de la bagarre générale sur le ring progressiste.

Le Premier ministre a défendu Bernard-Henri Lévy par médias interposés contre Michel Onfray, le philosophe libertaire anarchiste en lui faisant comme principal reproche : la mention d’Alain de Benoist dans sa rhétorique.
Le PS lorsqu’il n’interdit pas à outrance au niveau sociétal ne manque pas d’interdire officieusement en jetant l’anathème sur quiconque prononcerait des mots et des noms bannis (par qui et pourquoi ?). On nomme cela politiquement correct, alors qu’il ne faut y voir qu’une manœuvre politique et une idéologie ne voulant pas laisser une voix à ses opposants. Le créateur de l’université populaire de Caen en a prononcé un : celui du philosophe de la nouvelle droite.

Sans se laisser impressionner, Onfray a mis à l’écrit sur son blog une réponse cinglante, mais non dépourvue de bon-sens.

S’il faut une explication de texte à Manuel Valls auquel, décidemment la fréquentation de Jankélévitch n’a pas servi à grand chose, je disais que, moi qui suis de gauche, je préférais une idée juste, fut-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche. Quel philosophe, quel citoyen même, pourrait soutenir le contraire d’ailleurs, sauf à préférer l’erreur et le faux pour des raisons idéologiques ?

Il manque certainement une logique dans l’ouverture d’esprit de ce philosophe se réclamant pourtant du stoïcisme puisqu’il ne lui pas semblé nécessaire, honnête, courtois de lire Alain de Benoist, de s’entretenir avec lui, ni même de le rencontrer. Qui sait s’il ne pourrait découvrir quelques idées vraies qui l’amèneraient à un changement d’opinion ?
Leur passion commune pour la Grèce antique pourrait être un point de liaison.



Récit d'un débat entre Alain de Benoist et Rémi Brague

Récit d’un débat entre Alain de Benoist et Rémi Brague

Source : le Rouge & le Noir – « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? ». [RÉCIT] Duel païens vs. chrétiens au sommet.

Le duel était prometteur. Sujet du débat : « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? » En ce quatrième jour du mois dédié au dieu Mars, s’affrontaient à Paris dans un duel intellectuel entre païens et chrétiens deux personnalités de haut niveau. Côté chrétien, Rémi Brague, écrivain, philosophe, universitaire à la Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich.
Côté païen, Alain de Benoist, politologue, journaliste et cofondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Entre les deux, Louis Daufresne, rédacteur en chef à Radio Notre Dame.

Dans la salle paroissiale de l’église Saint-Lambert de Vaugirard se presse un public composite, mêlant jeunes, trentenaires et cheveux gris. On croise Karim Ouchikh, conseiller politique de Marine Le Pen à la Culture. « Est-ce que les païens viendront nombreux ce soir ? » demande ingénument un étudiant catholique à ses voisins, comme s’il parlait d’australopithèques. « Moi, en tout cas, je suis là ! » lui répond vivement une jeune femme, qu’il avait sans doute confondue avec une paroissienne de ses semblables. Alain de Benoist, impérial dans son pardessus sombre, et Rémi Brague, l’étiquette de la Lufthansa encore accrochée à sa valise, prennent place.[…]

Plutôt Homère que Torquemada

Ouvrant les débats, Alain de Benoist donne des éléments sur son parcours personnel, décrivant son abandon de la foi catholique de son enfance, et son rejet de l’héritage chrétien. Il développe longuement l’éradication, criminelle selon lui, du paganisme par le christianisme en Europe, évoquant la « destruction de la culture gréco-romaine », et la « décapitation des chefs saxons » par Charlemagne. Il termine sa diatribe par un lapsus freudien : « le tribut du sang a été payé plus par les chrétiens que par les païens ». Le cofondateur du GRECE, en passant par un hommage appuyé à Nietzsche, « idéal indépassable, sauf par Heidegger », réfute le terme de « racines chrétiennes » de l’Europe. En effet, le christianisme est une religion importée du Moyen-Orient, et la culture européenne était préexistante à Jésus-Christ. Il conclut son intervention par un point Godwin : « Je me suis toujours senti plus proche d’Homère et d’Aristote que de saint Augustin, et a fortiori de Torquemada » Sentant que l’intervenant en profite pour lancer le débat à sa manière, Louis Daufresne le coupe alors, et donne la parole à Rémi Brague.

Le christianisme : catalyseur de l’Europe

Rémi Brague, en bon prof, rassemble ses notes et annonce, d’un air bonhomme et caustique : « revenons à la méthode ! » Il déclare écarter d’emblée du débat les éléments culturels : après tout, dit-il l’universalisme de saint Paul se retrouve dans le stoïcisme, tout comme la « règle d’or » de Jésus a un équivalent chez Confucius. Autre obstacle auquel il met en garde : « les hiers qui chantent ». « Les absents ont toujours raison : ce qui aurait pu se passer est forcément plus beau », prévient Brague, qui donne quelques exemples : « Ah, si le paganisme avait terrassé le christianisme ! » Signé Gibbon [1]. Ah, si Charles Martel n’avait pas arrêté les arabes à Poitiers ! Signé Nietzsche. » Un trouble traverse alors les rangs néo-païens, qui ne semblent pas apprécier ce rappel fort peu identitaire. […]

L’intégralité de ce récit est consultable sur le site Le Rouge & le Noir.