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136 députés allemands dénoncent les atteintes à la liberté de la presse en Turquie

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques heures d’un nouveau sommet entre la Turquie et l’Allemagne, 136 députés allemands ont envoyé jeudi 17 mars une lettre au président turc Erdogan pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans son pays. Les députés allemands attaquent surtout les procédures entamées contre Can Dündar, le rédacteur en chef d’un quotidien. Ce journaliste est un adversaire du régime islamiste turc. Ses prises de position politiques ainsi que celles de son chef de bureau à Ankara ont provoqué leur arrestation, le 25 novembre 2015, pour « espionnage » et « divulgation de secret d’État ». Mais cette lettre des députés allemands est aussi en lien avec le comportement de la Turquie envers le correspondant de Der Spiegel qui n’a pas pu renouveler son droit de séjour sur le sol turc.

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Le double jeu de la Turquie

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’Union européenne joue un jeu très dangereux avec la Turquie. Croyant pouvoir se fier à cet allié bien encombrant, prisonniers de leurs mensonges, de leur bêtise et de leur lâcheté, les dirigeants européens se trouvent incapables d’être fermes avec les Turcs.

La Turquie islamiste d’Erdogan porte une lourde responsabilité dans la tragédie syrienne. Alliée inconditionnelle de l’Arabie Saoudite, des États-Unis et des rebelles extrémistes sunnites luttant contre le régime de Bachar El-Assad, la Turquie semble être devenue un allié plus qu’encombrant pour l’Union européenne. Ennemis héréditaires des Peshmergas kurdes, pourtant principaux adversaires à Daesh, les Turcs, malgré nos timides recommandations, n’hésitent plus à fragiliser directement les adversaires des islamistes et autres djihadistes opérant en Syrie.
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Erdogan sacré sultan avec le consentement de Merkel et Hollande

Source : Boulevard Voltaire
Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ?

Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ? Ils viennent d’obtenir de nous plus que jamais auparavant dans leur histoire. Erdogan tient nos marches orientales. Il garde une des frontières stratégiques du continent. Nous paierons prochainement le prix fort pour cette soumission, en espèces sonnantes et trébuchantes tout autant que politiquement. Nul besoin d’être un grand géopoliticien pour comprendre que l’Union européenne signe en ce moment son arrêt de mort, et peut-être le nôtre par la même occasion.

Erdogan est un grand dirigeant. Il connaît son histoire et se fait une haute idée du rôle que doit jouer la Turquie dans le bassin méditerranéen, et dans le monde. Il se joue de nos représentants, ainsi que le ferait un élève plus âgé avec une petite classe. Il nous a mis à genoux. Cela fait des années qu’il laisse les migrants transiter par la Turquie puis rentrer dans l’espace Schengen. Sans oublier les millions de ressortissants turcs installés en Europe, pour la plupart peu ou pas assimilés. Le tout avec la complicité active de madame Merkel et de la Commission européenne, qui appliquent sans broncher les recommandations de l’ONU, c’est-à-dire encourager une immigration de peuplement massive venue des pays du Sud à destination du Vieux Continent.
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Turquie : Erdogan met un tour de vis à la presse

source : OJIM
Depuis son arrivée au pouvoir en 2002 avec le parti islamiste AKP, Erdogan n’a cessé de s’attaquer à la presse. Les journalistes, dessinateurs, blogueurs, écrivains (et nombre de citoyens ordinaires) sont harassés. Plus de 1800 plaintes ont été déposées à ce jour par le ministère de la justice turc. Et la Turquie pointe toujours au 149e rang sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse.

L’AKP a franchi un pas de plus vers un régime islamiste autoritaire en faisant fermer le principal journal du pays, Wazan, un ennemi de choix pour le régime intégriste, à la fois lié à son ennemi intime Fethullah Gulen et porte-voix de l’opposition.
Dans le même ordre d’idée, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet ont été inculpés pour avoir publié les preuves de transfert d’armes de la Turquie vers des groupes terroristes syriens. S’ils ont été libérés après 92 jours de détention provisoire, les journalistes Can Dündar et Erdem Gül sont toujours en attente de leur procès.

Entre-temps, l’Union Européenne négocie des aides à la Turquie pour la supplier de ne pas transférer un peu plus de « réfugiés » vers l’Europe de l’est et de l’ouest…
À noter que dans le même temps la justice turque fait preuve d’une étrange clémence vis-à-vis des passeurs qui exploitent les migrants. Chacun se rappelle l’exploitation obscène de la photo du petit syrien Alan Kurdi échoué sur une plage turque. Les convoyeurs qui risquaient jusqu’à 35 ans de prison ont été condamnés à 4 ans et deux mois pour bonne conduite et ont l’intention de faire appel.

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L’Europe se livre aux Turcs

08/03/2016 – EUROPE (Présent 8562)

Gribouille se jetait à l’eau pour éviter d’être mouillé par la pluie. Hollande et Merkel, nos Gribouille, ont poussé l’Union européenne à se livrer à la Turquie musulmane pour éviter d’être envahie par des « migrants » musulmans. C’est ce qui vient de se décider au sommet européen, en présence du Premier ministre turc ; on discutera des détails et des modalités pendant quelques jours encore, mais le principe est acquis.
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Ankara gardera les candidats au départ vers l’Europe chez elle et acceptera même le retour de ceux dont nous ne voulons pas, en échange de six milliards d’euros. En novembre dernier, il n’était question que de la moitié. Mais, depuis, la Turquie a fait monter les enchères. Elle aurait tort, de son point de vue, de ne pas profiter de la situation : l’UE est aux abois, prête à se soumettre aux exigences de ceux auxquels elle a remis son sort. Mais ce volet financier n’est pas le pire ! La Turquie entend que ses ressortissants soient dispensés de visa pour pénétrer dans l’espace européen et ce dès le 1er juin, et que les négociations en vue de son adhésion à l’UE reprennent. « Nous voulons que cinq chapitres de négociations soient ouverts aussi vite que possible », a exigé le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu. Il dit « nous voulons » et l’Europe s’incline.

L’Allemagne et la France, entre autres, étaient hostiles, jusqu’ici, à faire de ce pays à 85 % musulman le 29e membre de l’Union, pas seulement pour cette raison culturelle, mais aussi parce que plus il y a d’adhérents, moins elle est gouvernable. Et puis, les droits de l’homme n’y sont pas respectés. Ils ne le sont toujours pas, le gouvernement vient d’interdire un journal de l’opposition. Peu importe ! Aujourd’hui, foin de ces considérations, devant l’urgence, les dirigeants européens cèdent sur tout, ou presque, pour arrêter ces millions d’individus qui se pressent à nos frontières.

Faire appel à la Turquie scelle l’impuissance de l’Europe face à une situation dont elle est responsable. Elle a décrété la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’espace Schengen sans avoir rendu ses frontières hermétiques. Puis Mme Merkel a crié « bienvenue ! » à tous ceux qui voulaient venir, ils sont venus et ils continuent. On ne sait qu’en faire ! Il était question de les répartir : sur les 160 000 prévus, il y a six mois, il n’y en a que mille qui ont été acceptés ailleurs. Les pays de l’Est étant les plus réticents, ce sont eux aussi qui ont bataillé pour que l’on ne cède pas tout à la Turquie.

La route des Balkans étant fermée, les « réfugiés » s’entassent dans des conditions épouvantables en Grèce devenue cul-de-sac. Alors que, dès novembre, Erdogan s’était engagé à empêcher l’embarquement pour les îles grecques, 15 000 à 20 000 candidats à l’exil continuent d’y arriver chaque semaine depuis les côtes turques. Bruxelles n’a pourtant déboursé pour Athènes que 380 millions, alors qu’elle est prête à donner six milliards à Ankara, qui ne fait pas (encore) partie de l’UE ! Dès le 1er juin, les 75 millions de citoyens turcs pourront librement venir chez nous, sans visa. Ils ne s’en priveront pas. Ce ne sera pas le remplacement de musulmans par d’autres : ils s’ajouteront à ceux que nous avons déjà.

Guy Rouvrais

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Syrie : évolution profonde de la situation militaire

Syrie : évolution profonde de la situation militaire
17/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Ces derniers jours, des combats importants ont eu lieu en Syrie, notamment aux alentours d’Alep. L’armée gouvernementale syrienne et les forces kurdes ont gagné du terrain, ce qui pourrait expliquer les réactions américaines, turques et saoudiennes.

Que se passe-t-il vraiment ?
On a non seulement constaté du côté d’Assad et des Kurdes une avancée, mais aussi un certain nombre de faits et de comportements significatifs qui accompagnent une usure certaine de la rébellion.
Le gouvernement combat l’État islamique. La centrale thermique d’Alep a été reprise sur l’État islamique et est en cours de déminage. Les forces loyalistes ont lancé une offensive sur la route du désert en direction de Raqqa, ce qui pourrait isoler toute la zone tenue par l’État islamique, à l’ouest des lacs de l’Euphrate.

La rébellion recule pour sa part dans les collines côtières à l’est de Lataquié. Elle recule aussi au nord d’Alep, face aux forces gouvernementales. Certaines localités comme Mare préfèrent alors se mettre sous le régime de la trêve. La zone insurgée du nord d’Alep voit aussi des bombardements russes aider les Kurdes à progresser, ce qui pourrait peut-être leur permettre de contrôler toute la frontière nord de la Syrie, face à la Turquie. L’État islamique, qui contrôle une partie de cette frontière, a détruit un pont sur l’Euphrate qui aurait pu être utilisé par les Kurdes pour faire une continuité entre les zones qu’ils contrôlent.
S’il convient de rester prudent, on peut dire qu’à la faveur de l’intervention militaire aérienne russe, les forces loyalistes et kurdes reprennent du terrain.

Cela suscite des bruits de bottes…
La Turquie a procédé à des bombardements contre les Kurdes au nord d’Alep, mais elle n’ose pas véritablement entrer en territoire syrien, dans la mesure où elle se heurterait à la puissance militaire russe. Les Américains cherchent à défendre les rebelles, mais leurs alliés turcs et saoudiens critiquent leur tiédeur à cause du contexte électoral qui paralyse certaines décisions. Quant aux remarques des Saoudiens à l’égard de l’intervention russe, elles peuvent traduire une perte d’influence sur le jeu syrien. En réalité, l’appui russe semblerait changer la situation.

Faut-il s’attendre à un retour de la paix ?
L’avancée gouvernementale peut rendre certains éléments de la rébellion encore plus dangereux, comme on le voit avec la multiplication des actions terroristes. La déconfiture militaire pousse à recourir au terrorisme. De même, on constate des attaques visant ouvertement des objectifs non militaires. Ainsi, à Alep, des chrétiens, qui ne sont nullement dans des zones stratégiques, ont pu être bombardés et le quartier kurde de la ville attaqué en représailles contre l’offensive kurde menée un peu plus au nord.


La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.
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Prison à vie requise pour des journalistes turcs dissidents

29/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ceux-ci sont enfermés depuis le 26 novembre pour avoir diffusé une vidéo prouvant le soutien militaire turc à des rebelles islamistes. Ils publiaient auparavant pour un des principaux journaux turcs dissident.

Qualifiant l’acte de trahison, le président Erdogan lui-même serait plaignant avec le chef de ses services secrets. Il avait promis à la télévision turque que les deux hommes paieraient le prix fort pour avoir dévoilé cette vidéo.

Les procureurs du tribunal d’Istanbul ont requis à l’encontre des deux hommes une peine de réclusion à perpétuité aggravée, ainsi qu’une peine de perpétuité ordinaire.

Recep Tayyip Erdoğan

Attentat à Istanbul: l’étrange réaction d’Erdogan

13/01/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
La Turquie est frappée une nouvelle fois par le terrorisme. Cette fois c’est Istanbul qui a été visée par un attentat qui semble porter la marque de l’État islamique.

Les autorités turques tentent d’imposer un black-out médiatique, tandis que le président Erdogan semble décider à mettre l’État islamique et le PKK dans le même sac.


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Erdogan retrouve la stabilité

02/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce dimanche en Turquie, les élections législatives ont été gagnées par l’AKP. Le Parti de la justice et du développement a remporté la majorité absolue lors de ce scrutin ayant appelé 54 millions d’électeurs turcs. Le parti du président Recep Tayyip Erdogan prend possession de 320 sièges sur 500 au Parlement turc. Grâce à ce plébiscite, l’AKP au pouvoir depuis 2002 ne souffrira d’aucune gêne au Parlement. Le CHP emporte lui 25 % des voix, le MHP nationaliste 12 % et quant à lui le parti pro-kurdes HDP glane 10,5 % des votes et atteint donc le seuil nécessaire de 10 % pour pouvoir siéger au Parlement.

Quelle est l’importance de ce scrutin
L’AKP avait étonnamment perdu en juin dernier la majorité absolue au parlement, ce qui n’était pas arrivé depuis treize ans. Un résultat mettant en danger la politique du président turc. Le scrutin d’hier était donc primordial pour raffermir le pouvoir d’Erdogan qui n’a eu de cesse de marteler durant la campagne que seul « Un gouvernement d’un seul parti peut conjurer les risques d’un chaos imminent. » Haroun Armagan porte-parole du parti gouvernemental a estimé « Le peuple turc a choisi la stabilité pour le pays et pour son économie. »

Une victoire à double tranchant
Cette victoire s’est construite en partie sur le clivage Turcs/Kurdes. Le président Erdogan a rallumé le conflit divisant le pays afin de galvaniser son électorat turc. Les résultats de cette politique de division ne se sont pas fait attendre, des échauffourées ont éclaté entre Kurdes et policiers pendant le dépouillement.
Mais cette victoire arrive à point nommé deux semaines après qu’Angela Merkel eut déclaré qu’elle travaillerait pour que les négociations au sujet de l’entrée de la Turquie dans L’UE débutent promptement.



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La Turquie déstabilisée à cause de son soutien aux djihadistes

14/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À la suite du spectaculaire attentat d’Istanbul samedi, le jeu trouble du président Erdogan apparaît au grand jour.

Qu’il s’agisse de la guerre islamique en Irak, et plus encore de la guerre en Syrie, il semble que la Turquie ne cherche même plus à cacher à ses voisins son soutien à Daech et Al-Nosra ?
En effet, il ne s’agit plus de signes, mais de preuves. Philipe Rodier, sur le site Boulevard Voltaire, cite par exemple le maire de la ville de Kessab frontalière de la Turquie : il a raconté comment son village, peuplé majoritairement d’Arméniens, fit l’objet toute une nuit d’un intense bombardement provenant de Turquie avant un déferlement, au matin, de combattants islamistes ayant traversé la frontière gardée par six postes turcs !

L’intervention des Turcs en Syrie est surtout dirigée contre le régime syrien et contre les Kurdes — et sûrement pas contre Daech
Cette intervention directe et indirecte a relancé la guerre civile entre Turcs et Kurdes. Pour Erdogan, l’État islamique est le bras armé pour lutter contre ses ennemis, à l’extérieur, mais peut être aussi à l’intérieur.
Philippe Rodier estime ainsi, je cite : « Qu’il ne faille pas exclure que le commanditaire de l’attentat d’Ankara puisse être le gouvernement islamiste turc lui même ». Ce serait une manière pour ce dernier de neutraliser son opposition et de créer un climat de tension.

En attendant, Erdogan se dit être la victime des djihadistes…
Il a également pointé des failles dans le système de renseignement turc. Une explication qui réapparaît à chaque grand attentat islamiste, depuis le 11 septembre 2001, à la tuerie de Charlie Hebdo.

Les gouvernements occidentaux et en premier lieu le gouvernement français sont étonnamment indulgents avec l’obscur Erdogan
Les enjeux énergétiques n’y sont pas étrangers, car, parallèlement, la Russie de Poutine s’oppose à la Turquie sur fond de concurrence entre différents projets de gazoducs dans la région.

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Attentat en Turquie : la goutte qui fait déborder un vase déjà très plein

13/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Samedi, la Turquie a connu l’un des attentats les plus sanglants des dernières années. Deux explosions lors d’une manifestation organisée par un parti de gauche pro-kurde ont causé une centaine de morts et plus de 500 blessés.

Le gouvernement et l’opposition s’accusent mutuellement suite à l’attentat
Le parti HDP, organisateur de la manifestation de samedi a directement accusé le gouvernement d’être responsable de l’attentat. Il accuse le gouvernement d’Erdogan de ne pas avoir pris les mesures de sécurité nécessaires. Deux réunions publiques du HDP avaient déjà fait l’objet d’attaques durant l’été. Le gouvernement de son côté a accusé le PKK, parti indépendantiste kurde. Il dénonce une tentative de victimisation de la part des Kurdes.

Les attentats interviennent dans un contexte politique compliqué
Le parti au pouvoir, l’AKP, un parti islamo-conservateur, a perdu sa majorité au Parlement en janvier. Le dirigeant, Recep Tayyip Erdogan, de plus en plus décrié dans son pays est dans une position inconfortable.

Un contexte turc qui pourrait avoir une influence importante sur l’Europe
L’influence turque en Europe est grande. La semaine dernière, Erdogan tenait un rassemblement devant 12 000 personnes à Strasbourg. Il y avait affirmé, « Vous êtes les Turcs d’Europe ». On peut donc légitimement craindre une importation en Europe des tensions turques.
Par ailleurs, la guerre en Syrie a amené plus de deux millions de réfugiés en Turquie. Il y a très sûrement des islamistes dans ces camps de réfugiés. Et on sait que la Turquie est une des portes d’entrée majeure pour les clandestins en Europe. Le gouvernement turc a d’ailleurs aussi ciblé l’État islamique pour l’attentat de samedi…



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Erdogan fait son show islamiste à Strasbourg… et invite les turcs à noyauter la politique française

05/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le chef de l’État turc et président du parti « islamiste conservateur » AKP est venu tenir un meeting électoral ce dimanche à Strasbourg, sous prétexte de réunion contre le terrorisme. Parlant de cela, entre les références appuyées à l’islamisme et l’absence de tout propos contre Daesh, son propos avait au moins le mérite de la clarté… De même quand il a appelé les Turcs présents en France à s’impliquer en politique française pour promouvoir l’islam.

À noter que le site Fdesouche a rendu publique une lettre de l’eurodéputé Aymeric Chauprade à M. Cazeneuve, accusant le gouvernement de soumission à l’islamisme.

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Erdogan est en campagne électorale en vue des législatives anticipées et tient à gratter chaque voix turque pour le parti AKP islamiste, y compris celle de la diaspora. C’était la raison de la tenue de cette « réunion contre le terrorisme » aux allures de meeting électoral qui s’est tenue hier à Strasbourg devant plus de 12 000 personnes venues de France et d’Europe, et dont on peut résumer la teneur en un message simple : un seul drapeau, un seul pays, une seule foi.
Au-delà du fait plus que contestable de venir dans un pays étranger faire campagne – Bruxelles était pressentie pour accueillir l’événement, mais a refusé —, il est intéressant de noter quatre points à l’usage des naïfs :

• À ceux qui pensent que cette visite ne les concerne pas, s’agissant d’un meeting du président turc à l’adresse de sa diaspora, il faut souligner quelques propos qui n’ont pas été repris par la presse « officielle ». Le président turc a en effet encouragé les 650 000 Turcs présents en France, et notamment les 350 000 d’entre eux qui peuvent prétendre à la double nationalité (ce sont ses chiffres), à s’investir en politique… française. Il a ainsi regretté qu’il n’y ait aucun turc à l’Assemblée nationale et au Sénat français. « Nous devons changer cette situation ! Nous devons avoir des Turcs à des fonctions plus efficaces ! »

« Notre foi notre langue notre culture ont des droits en Europe » a-t-il affirmé précisant que les ambassades de Turquie étaient derrière les Turcs. « Soyez-en sûr ! »

Il les a aussi invité à conserver leur culture dans les pays d’accueil, bref, il a commis une ingérence caractérisée dans les affaires intérieures françaises, sans que cela n’émeuve personne…
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Bagarre générale au parlement turc

14/01/2014 – 17h00
ANKARA (NOVOpress) –
C’est peu dire que la réforme de la justice voulu par le parti islamiste AKP actuellement au pouvoir en Turquie ne passe pas. Pour preuve, cette bagarre générale entre députés de la majorité et de l’opposition. Des magistrats et des opposants à cette réforme ont manifesté pour protester contre elle.

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