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Clandestins : de l’aide, oui, mais pas de n’importe qui

15/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Alors que les clandestins refusaient jusqu’alors toute aide de la part des Croix-Rouge française et italienne, ils acceptent désormais nourriture et vêtements de la part de musulmans français. La distribution est en cours. Certains d’entre eux jouent même le rôle de meneur en distribuant billets de train … Ce qui était jusque là un problème humanitaire devient une affaire religieuse.

Crédit photo : capture d’écran de la vidéo tournée lors de la distribution d’aide alimentaire à Menton le 14/06/15

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Un semi-remorque de nourriture pour les enclaves serbes du Kosovo [màj]

Un semi-remorque de nourriture pour les enclaves serbes du Kosovo [màj]

Photo ci-dessus : Le semi-remoque venu de France a été déchargé hier au soir au Kosovo

07/10/12 – 17h45
GRACANICA (NOVOpress) –
Après un long voyage de 2.000 km, les 33 palettes de nourriture récoltées et convoyées par Solidarité-Kosovo viennent d’arriver à bon port. Destinées à la soupe populaire serbe, les 11 tonnes de pâtes vont permettre la confection de repas nourrissants pour les 3.000 familles des enclaves chrétiennes qui ne survivent que par cette aide.

C’est à la nuit tombée que la précieuse marchandise est arrivée hier à l’entrepôt de stockage situé à Gracanica. Le déchargement a été effectué par les bénévoles de la soupe populaire accompagnés du permanent du bureau humanitaire de Solidarité-Kosovo, le diacre Bojan.

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L’association humanitaire SDF en images le 30 juillet

03/08/2012 — 15h30
PARIS (NOVOpress) —
Les bénévoles de l’association Solidarité Des Français poursuivaient leur action en faveur des SDF à la Gare Montparnasse de Paris lundi dernier.
En voici quelques images.

Le coiffeur bénévole dans la vidéo à 1min15 peut surprendre. Mais retrouver le moral grâce au coiffeur ?
Quelqu’un qui ne s’occupe que de vous pendant un long moment, c’est déjà appréciable pour chacun d’entre nous ; quand on est dans la rue, c’est encore plus précieux.

Pour aider l’association humanitaire Solidarité Des Français, c’est ici.

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10 tonnes d’aide alimentaire envoyées de France sont arrivées au Kosovo !

10 tonnes d’aide alimentaire envoyées de France sont arrivées au Kosovo !

10/07/2012 — 15h00
GRACANICA (NOVOpress) —
Les bénévoles de l’association humanitaire française « Solidarité Kosovo » démarchent depuis plusieurs mois différentes entreprises agroalimentaires afin de trouver des stocks de nourriture disponibles en grosse quantité. Grâce au soutien d’une grande firme française, l’association a récemment pu récupérer 10 tonnes d’aide alimentaire.

Après un long voyage de 2000 km, ces 10 tonnes de nourriture convoyées par Solidarité-Kosovo viennent d’arriver hier au Kosovo à Gracanica. Destinées à la soupe-populaire serbe, les 15 palettes de conserves vont permettre la confection de repas chauds pour les 3000 familles des enclaves qui se nourrissent quotidiennement grâce au travail de cette association humanitaire serbe.

Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Ces familles vivaient auparavant du travail de la terre ou bien du revenu du chef de maison. Mais la guerre les a malheureusement privées de tout. La spoliation de leurs champs ne leur permet plus de biner un lopin de terre pour y cultiver des légumes ou y ramasser du foin nécessaire aux bêtes, lorsque celles-ci n’ont pas été volées.

10 tonnes d’aide alimentaire envoyées de France sont arrivées au Kosovo !C’est sous une chaleur écrasante de 35° que la précieuse marchandise a été déchargée (photo) par les bénévoles de la soupe-populaire accompagnés du permanent du bureau humanitaire financé par Solidarité-Kosovo, le diacre Bojan.

La responsable de cette soupe-populaire a tenu à exprimer toute sa gratitude pour le soutien de taille que Solidarité-Kosovo lui a fourni.

En effet, depuis la mise en place d’un partenariat d’aide humanitaire en mars dernier, ce sont 30 000 repas individuels et 10 tonnes d’aide alimentaire qui ont été donnés à cette association serbe pour le besoin des plus démunis.

A côté des traditionnels convois de matériel de Solidarité-Kosovo  ou du financement de projets sur place (à l’image de la classe de mer qui se déroulera cet été), l’association indique que d’autres convois spécifiquement dédiés à l’aide alimentaire auront lieu dans les prochains mois.

Les personnes souhaitant aider ces actions humanitaires peuvent faire un don à l’association par Internet, par chèque, etc. Solidarité Kosovo étant reconnue d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don.

 

Italie : émeute islamique contre un plat à la sauce bolognaise de l'aide aux sinistrés

Italie : émeute islamique contre un plat à la sauce bolognaise de l’aide aux sinistrés

28/05/2012 – 08h30
BOLOGNE (NOVOpress) –
Violence, Islam, maladies contagieuses… un concentré de tous les problèmes de la société multiculturelle : voilà ce que la préférence étrangère a créé en quelques jours dans les camps pour sinistrés d’Émilie-Romagne (la région de Bologne), après le tremblement de terre qui a ravagé le Nord-Est de l’Italie.

Les volontaires italiens pleins de bons sentiments sont dépassés par les événements. Jeudi soir, au camp de San Felice sul Panaro, dans la province de Modène, la société Vodafone est venue distribuer des cartes téléphoniques gratuites. Résultat, une rixe a éclaté entre immigrés maghrébins, l’un d’eux a sorti son couteau et poignardé un de ses congénères.

Samedi, une vraie émeute a éclaté dans le même camp, après qu’une volontaire a servi à une jeune musulmane un plat avec de la sauce bolognaise. La Protection civile de Trente, qui est en charge du camp, assure qu’il s’agissait d’une simple erreur : « la jeune volontaire a tendu le plateau par mégarde ». Mais la musulmane s’est mise à hurler, toute sa famille est arrivée et a accusé l’administration du camp d’avoir délibérément insulté l’Islam. Il a fallu une intervention des forces de l’ordre en civil pour rétablir le calme.

« En venant en Émilie, franchement, nous ne nous attendions pas à devoir affronter ce type de problèmes », ont commenté certains des volontaires du Trentin.

Il a par ailleurs fallu désinfecter à deux reprises une tente qui était occupée par des maghrébins atteints de la gale. Après la seconde opération de désinfection, effectuée par une équipe spéciale de techniciens arrivée de Venise, la tente devra être détruite par la commune de San Felice : ni les tridentins ni les vénitiens ne sont en effet disposés à la reprendre. Les maghrébins galeux ont été envoyés à l’hôpital.

Selon le journal local, « le comportement des immigrés maghrébins met à dure épreuve les nerfs de beaucoup d’autres sinistrés », autochtones et qui, eux, n’ont droit à rien. « Nous avons été évacués de notre maison, juste à côté, se plaint un couple de jeunes mariés, nous sommes de San Felice, mais on ne nous donne pas de repas, qui sont réservés aux seuls “résidents” du camp. Nous demandons qu’on prenne en considération aussi des situations come la nôtre ».

Ceux-là seraient trop contents si on leur servait des spaghetti bolognaise.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Le samedi 3 décembre 2011 avait lieu le lancement officiel de Solidarité Kosovo Espagne. « Solidaridad Kosovo », sous l’impulsion de Nicolas Mirkovic, devenait ainsi la première antenne européenne de l’association humanitaire française, Solidarité Kosovo, créée en 2004. L’association espagnole n’aura pas mis longtemps à mettre son désir d’aider les populations chrétiennes du Kosovo en action puisque le premier convoi humanitaire de « Solidaridad Kosovo » vient d’avoir lieu au mois d’avril 2012 (soit cinq mois seulement après sa création). Le savoir-faire ainsi que l’aide technique fournie par l’association mère française a permis de gagner un temps précieux dans l’organisation de ce premier convoi.

Le 31 mars dernier, à 7 h du matin, l’équipe de volontaires de Solidarité Kosovo Espagne s’était donnée rendez-vous à Alcala de Henares, au nord de Madrid. Borja, Jorge, Miguel, Hector et la présidente de l’association, Lourdes Simon étaient fin prêts pour s’élancer dans une aventure de huit jours et de plus de 6500 km qui allait les conduire jusqu’au Kosovo. Quel est le but de cette jeune équipe de bénévoles ? Venir au secours de la minorité serbe de cette région, victime comme nous allons le constater, d’une constante violation de ses droits fondamentaux dans l’indifférence totale des grandes organisations internationales.

Après une courte pause, mise à profit pour bien répartir nos dix mètres cubes de chargement entre nos deux véhicules et pour boire quelques cafés bien serrés, nous avons pris la route vers le lointain Kosovo. Nous emportons des meubles, des vêtements, des produits alimentaires, des jouets et du matériel de sport réparti dans un véhicule utilitaire et une voiture logistique.

Après dix heures de route, nous arrivons à Nîmes où notre convoi se divise. Le camion prend la direction du nord, vers Lyon, où nous récupérons Arnaud Gouillon. Arnaud est le fondateur de Solidarité-Kosovo et il a à son actif plus de 18 convois humanitaires au Kosovo ! Non seulement il connaît le Kosovo comme sa poche, mais il parle parfaitement serbo-croate. Arnaud a la lourde tâche de mener le convoi humanitaire espagnol à bon port puis d’organiser les distributions dans les différentes enclaves serbes du Kosovo. Son expérience a été l’un des grands atouts pour la réussite de ce voyage.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de <em>Solidarité Kosovo Espagne</em> - Par  Miguel Gomez

L'équipe fait une halte en bord de route en Serbie

En s’arrêtant tout juste le temps nécessaire pour refaire le plein et se restaurer, nous traversons six pays et au soir du troisième jour nous parvenons aux limites de la région du Kosovo. Nous avons dû patienter trois longues heures au « poste frontière » pour permettre la fouille des véhicules, remplir d’interminables formulaires, les faire tamponner par un officier des douanes et payer une assurance véhicule obligatoire à un prix exorbitant (200€ pour 15 jours pour un véhicule utilitaire!).

Au cours de cette longue attente, nous avons eu l’opportunité d’examiner en détail le système douanier mis en place par les autorités albanaises de Pristina. En étudiant simplement la liste des tarifs d’assurances affichée au guichet, nous avons constaté la première discrimination dont sont victimes les Serbes : les véhicules immatriculés en Serbie sont obligés de payer le double du prix dont nous avons dû nous acquitter pour entrer au Kosovo. Avec un salaire local qui dépasse rarement les 350€ on se demande qui peut être en mesure de payer cela, l’objectif étant visiblement de limiter la venue de Serbes au Kosovo.

A la nuit tombée, une fois les formalités achevées, nous avons franchi la frontière pour nous enfoncer au Kosovo où nous allons séjourner trois jours. Durant le parcours, nous contemplons attristés des paysages désolés, une très grande pauvreté, des maisons en ruines, des routes en très mauvais état, des tonnes d’ordures dans les champs et des rivières gravement polluées.

A notre arrivée, nous avons été reçus avec beaucoup d’amitié et d’affection par notre ami serbe, le diacre Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par « Solidarité Kosovo » France, lequel nous a invités à partager un dîner dans la plus pure tradition serbe. Viandes grillées et autres mets typiques ont satisfait nos ventres affamés par trois jours de grignotage sur les routes d’Europe.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Nous arrivons avec des provisions pour une vieille grand-mère de Laplje Selo

Le lendemain matin, nous avons repris notre route de bonne heure, en rendant une première visite matinale à une vieille grand-mère malade dont la maison se situe près de la ville de Laplje Selo. La précarité de sa situation nous a beaucoup émus. Cette grand-mère vit seule dans une maison délabrée qu’elle ne parvient plus à entretenir, victime du poids des années. La pension symbolique qu’elle reçoit (environ 60€) ne permet pas de vivre, même au Kosovo. Sans l’aide quotidienne que lui fournit le diacre Bojan grâce au financement de « Solidarité Kosovo », cette grand-mère, comme tant d’autres familles, ne pourrait tout simplement survivre. Nous avons effectué des réparations d’urgence dans son domicile afin de faciliter sa vie quotidienne et nous lui avons laissé des provisions de nourriture et des produits de premières nécessités afin de l’aider à subvenir à ses besoins. Ses larmes en guise de remerciement ont provoqué chez chacun d’entre nous une émotion forte et palpable…

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Les sourires et les gestes en disent plus que les mots

Après cette séparation émouvante, nous avons pris la direction de Staro Gracko pour distribuer des jouets, des confiseries et du matériel sportif aux enfants de l’école élémentaire. Comment ne pas ressentir un pincement au cœur en nous rendant sur le lieu où en 1999 des extrémistes albanais ont massacré des habitants de la ville ? Nous avons lu les noms des victimes sur une plaque commémorative qui rappelle la date de naissance de chacune d’entre elles. C’est ainsi que nous avons appris que la plus jeune avait à peine quatre ans.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

"Monument aux victimes serbes de Staro Gracko en 1999"

Poursuivant notre route, nous avons repris la distribution dans différentes écoles des enclaves de Gracanica et de Kosovska Kamenica. Notre venue a suscité l’intérêt de la télévision locale. Ici, les talents linguistiques d’Arnaud Gouillon ont à nouveau fait merveille car il a répondu en direct aux questions des journalistes. La venue de jeunes Espagnols au Kosovo est un signe d’espoir pour une population qui se sent abandonnée de tous et qui est aux prises avec une situation dramatique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Nous profitons de nos passages télés pour envoyer des messages de soutien

Dans l’après-midi, le diacre Bojan nous a conviés à une promenade dans la ville de Prizren. Cette ville située à l’extrême sud du Kosovo était la capitale de l’empire serbe à l’époque médiévale. Cette ville n’a malheureusement pas été épargnée par les tragédies de 1999 et 2004. Ici nous avons pu observer les conséquences de la guerre et des pogromes antichrétiens. Au cours de ces terribles événements, des extrémistes musulmans ont profané des monastères, vandalisé des monuments et des œuvres d’art et détruit des milliers de maisons. Cette visite de la ville nous a permis de prendre mieux conscience des souffrances du peuple serbe. Voici douze ans, la ville comptait 30 000 chrétiens, aujourd’hui ils sont à peine vingt cinq. Nous pourrions croire que la situation s’est apaisée. Il n’en est rien. Les lieux de culte chrétiens sont protégés par des policiers et entourés de réseaux de fil de fer barbelés. Ces précautions ne sont pas exagérées. La nuit suivant notre départ, la cathédrale de la vierge de Ljeviska, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, a fait l’objet d’un tir à l’arme à feu.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Prizren : le quartier serbe est entièrement détruit, les barbelés sont partout

Le lendemain matin, nous avons repris la distribution d’aide humanitaire dans différents villages situés à proximité de Kosovska Kamenica, dans l’Est du Kosovo, où la triste situation des enfants nous a brisé le cœur. Ces gamins fréquentent des écoles sans chauffage et au mobilier scolaire et sportif dans un état déplorable. Nous avons laissé dans chaque école du matériel scolaire ainsi que des ordinateurs. Chaque enfant a également eu droit à un cadeau qui nous avait été donné par des enfants espagnols d’une école primaire de Madrid. La solidarité n’attend pas le nombre des années.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Distribution de jouets dans une école près de Kosovska Kamenica

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

En fin de matinée, nous sommes arrivés au club de foot de la commune de Silovo. Quelques semaines avant notre venue, Ivana Gajic et Arnaud Gouillon s’étaient rendus dans cette enclave dans le cadre du développement des projets de Solidarité-Kosovo. Ils avaient eu un entretien avec le Président du club de foot qui leur avait fait part des difficultés croissantes rencontrées ainsi que des besoins matériels indispensables pour la bonne pratique de ce sport. L’équipe française qui était sur place au Kosovo nous avait alors transmis immédiatement la liste de matériel que nous avons pu récupérer en Espagne et emmener avec nous lors de ce convoi, trois semaines à peine, après la rencontre avec le responsable sportif. Nous avons livré ce précieux matériel directement aux jeunes sportifs de l’équipe de Silovo. A nouveau, ce geste de solidarité a attiré la télévision locale qui a enregistré un entretien en anglais avec Borja Heras.

Dans l’après-midi, nous avions rendez-vous au monastère de Draganac où nous avons remis le reste du mobilier (des lits, des armoires etc.) destiné aux familles serbes environnantes. Les moines nous ont accueillis avec chaleur et gentillesse, nous offrant des produits monastiques artisanaux et répondant à nos questions sur leur situation. Arnaud a été surpris de voir que son ami Ilarion, moine francophone du monastère, parle également parfaitement anglais. La haute culture de ces hommes saints n’a d’égal que l’attachement à leur foi et à leurs terres. Ils nous ont détaillé avec calme et dignité les vexations quotidiennes dont ils font l’objet, le manque de liberté et ce climat persistant de tension qui rend chaque jour incertain.

En fin de journée, nous avions l’intention de visiter le monastère de Visoki Decani en Métochie (Ouest du Kosovo), mais cela fut rendu impossible en raison de la tombée de la nuit et des menaces d’extrémistes, qui avaient signalé leur présence la veille par des graffitis hostiles et insultants à l’égard de la petite communauté monastique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Au monastère de Draganac, avec au centre notre ami le moine Ilarion

Au matin de notre dernière journée au Kosovo, nous nous sommes rendus au monastère de Gracanica, trésor serbe du XIVème siècle inscrit lui aussi au patrimoine mondial de l’Humanité. Ce lieu important de l’histoire serbe avait fait l’objet d’importantes destructions durant l’occupation turque. L’église garde néanmoins sa splendeur d’antan avec ses fresques sublimes et ses voûtes majestueuses. Sur l’un des piliers centraux de l’église, nous découvrons une plaque commémorative « A la France », nous rappelant combien les liens entre la France et la Serbie sont étroits. Nous espérons que notre contribution au projet humanitaire qui a débuté en France voici huit ans, rapprochera également d’avantage le peuple espagnol du peuple serbe.

En début d’après-midi, nous commencions notre voyage de retour en prenant la direction de Belgrade où nous pouvions célébrer le succès de notre mission et reprendre des forces avant les trente heures de route qui nous séparaient de Madrid.

De ce premier voyage de Solidaridad-Kosovo Espagne, nous rentrons au pays avec le sentiment du devoir accompli et enrichis par les rencontres que nous avons faites. La situation humanitaire au Kosovo est cependant très critique pour les populations non-albanaises qui y vivent. Notre désir de faire changer les choses couplé aux souvenirs que nous ramenons avec nous, nous encouragent à poursuivre nos efforts en faveur de la liberté et des droits des minorités chrétiennes du Kosovo.

Miguel Gomez, bénévole espagnol

[box class= »info »] Pour aider l’association humanitaire Solidarité Kosovo, c’est ici. [/box]

Casapound: la solidarité plus forte que la polémique

CasaPound : la solidarité plus forte que la polémique

20/12/11 – 09h30
ROME (NOVOpress)
– Alors que l’instrumentalisation de la tragédie de Florence continue à battre son plein, l’association caritative et humanitaire « Solidarité-Identités », proche de Casapound, était présente à Bari, dans le sud de l’Italie, ce samedi 17 décembre pour présenter son action en faveur des peuples en lutte.

L’association était présente sur un stand où le drapeau tricolore italien côtoyait le drapeau sénégalais. Ses animateurs ont présenté leur programme de soutien aux peuples luttant pour la survie de leur culture et de leur identité menacée par le rouleau compresseur libéral et capitaliste.

Il ont également profité de cette tribune pour dénoncer les manipulations et la récupération politique du drame de Florence, pointant notamment du doigts le journal italien « La Stampa », qui traite de façon partielle et orientée l’affaire présentant Casapound sans jamais évoquer les missions sociales et humanitaires entreprises par le mouvement, comme leurs missions d’aide au Kenya, en Birmanie, au Kosovo.

Rappelons que l’association Solidarités-Identités est une nouvelle organisation d’aide humanitaire qui travaille conjointement avec des organisations plus anciennes telles que Communità Popoli, et œuvre à la défense de la diversité du monde.

Identitaires de tous les pays, unissez-vous

[Tribune libre] Identitaires de tous les pays, unissez-vous

Le Mondialisme n’est pas qu’un phénomène monétaire de part la libre circulation des capitaux sur la planète, il comporte également un volet humain avec la libre circulation des hommes. En gommant les frontières nationales, il entraîne irréversiblement un métissage mondial uniformisateur dont le résultat s’avère bien fade car destructeur de la diversité.

Ce projet, ou ce laisser-faire, casse toute homogénéité ethnique et culturelle dans chaque pays. Actuellement en œuvre en France et en Europe, il sera aussi appliqué en Inde, en Chine, dans les pays arabes, partout, puisque l’hyperclasse exige de commercer sans limite.

Or il existe dans toutes les communautés humaines, des gens conscients et respectueux de leur héritage qui souhaitent préserver et transmettre leurs traditions, leurs coutumes, leurs particularités. Dans ces conditions, en regard du métissage planétaire en cours, un seul mot d’ordre devrait circuler par delà les frontières telle une nouvelle internationale : Identitaires de tous les pays, unissez-vous !

Professionnellement confronté à l’économie mondialisée, l’économiste Hervé Juvin a parfaitement analysé les nouveaux enjeux de notre époque : « le combat des peuples entre eux et des nations entre elles, la guerre des civilisations entre elles, était le régime du passé ; la guerre des peuples, des nations et des civilisations contre l’individualisme universaliste et l’utopie sans-frontiérisme est la guerre du présent », écrit-il dans son livre intitulé Le Renversement du monde ; « le mondialisme, le sans-frontiérisme, comme le métissage et l’universalisme, sont les pires ennemis de notre condition humaine, une condition politique qui se nomme diversité ».

Ce message avait déjà été pressenti par une minorité d’individus parmi lesquels se distinguent les bénévoles de Solidarité – Identités, une association à vocation caritative ayant comme but d’apporter aide et soutien aux peuples en lutte pour la préservation de leur identité : « face au rouleau compresseur de la mondialisation libérale qui n’a d’autre objectif que d’uniformiser le monde sous la botte financière des marchés, la nécessité et l’urgence d’une solidarité et d’une collaboration active entre tous les hommes encore libres, attachés à la diversité du monde et à la pluralité de ses représentations véhiculées par chaque peuple, n’ont jamais été aussi forte », explique Solidarité – Identités dans un de ses communiqués. Depuis sa création, l’association a déjà participé à plusieurs missions humanitaires auprès des Karens de Birmanie (photo), de la minorité serbe du Kosovo et au Kenya.

Arnaud Calion, pour Novopress France

A Paris, Solidarité des Français repart pour une 9ème saison le 26 septembre

Un « coup médiatique sans lendemain » qui dure depuis 8 ans !


15/09/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) – L’association humanitaire Solidarité des Français (SDF) qui vient en aide aux SDF ne va surement pas manquer de travail compte-tenu de la situation économique et elle recommencera ses distributions de soupe, de vêtements, etc. le lundi 26 septembre prochain à partir de 20h00, sur l’esplanade de la gare Montparnasse (lieu habituel derrière le manège).

Quand SDF avait commencé son activité en Décembre 2003 beaucoup avaient dénoncé un « coup médiatique sans lendemain » ! Un « sans lendemain » qui dure depuis 8 ans !

L’association animée par Roger et Odile Bonnivard indique : « Manquent encore et toujours : chaussures, linge de corps, affaires de toilette, sacs à dos et tout ce qui est utile à qui vit dehors.
Sans oublier ce qui est sans doute le plus précieux pour eux : échange, partage et fraternité assurés par la présence du plus grand nombre possible…….
Ils comptent sur vous, soyez là pour eux ! »

Ne les décevons pas.

[box class= »info »] Photo : En mai 2011 l’association Solidarité des Français a proposé une coupe de cheveux aux SDF [/box]

Humanitaire : rencontre avec l’association Solidarité Identités

Humanitaire : rencontre avec l’association Solidarité Identités

31/08/2011 19h00
PARIS (NOVOpress) – Depuis un peu plus d’un an, une association humanitaire mène un combat « pour la diversité et la pluralité du monde » sous le double patronage de la Solidarité et de l’Identité, Solidarité Identités (SOLID). Novopress lui donne aujourd’hui la parole.

[question]Novopress : Qu’est-ce donc que Solidarité Identités ? Une énième ONG sur un « marché » déjà bien saturé ?[/question]
[answer]SOLID : Pas exactement… Si notre vocation est en effet humanitaire et caritative, nous ne donnons pas à ces mots le même sens que la plupart des associations classiques ou « officielles ». En effet nous ne sommes pas des Occidentaux qui, motivés par un mélange de paternalisme et de mauvaise conscience, vont chercher un supplément d’âme auprès de populations exotiques défavorisées, auxquelles nous apportons la bonne parole technologico-droits-de-l’hommesque afin qu’un jour elles parviennent à un merveilleux niveau de « développement » identique au nôtre.
Notre démarche est à l’opposé de ce néo-colonialisme bien pensant. Solidarité Identités est un réseau d’entraide pour tous les hommes libres qui, à travers le monde, se battent pour la défense de leur culture, de leur identité et leur droit à vivre sur leur terre selon leurs lois et traditions. Nous ne croyons pas au « développement occidentalo et capitalo-centré », nous croyons à l’autonomie et nous nous battons pour que les peuples qui fondent la diversité du monde puissent rester indépendants, libres, autonomes et enracinés sur leur sol ancestral face au rouleau compresseur du mondialisme marchand.[/answer]

[question]Novopress : Concrètement, comment cette entraide s’incarne-t-elle ?[/question]
[answer]SOLID : Tout d’abord par un soutien matériel et médical aux peuples en luttes pour leur survie comme les Karens de Birmanie ou les Serbes du Kosovo, qui, à de notables mais rares exceptions (l’association italienne Popoli pour le peuple Karen, les Français de Solidarité Kovoso pour les Serbes, qui font toutes deux un travail remarquable depuis de longues années), sont totalement abandonnées par les médias, l’opinion et le monde « humanitaire » conventionnel. Ensuite par des projets économiques locaux, comme celui que nous cherchons à initier au Kenya où nous nous sommes rendus cette année, basés notamment sur le micro-crédit et visant à fixer les populations sur les terres de leurs aïeux et leur permettre d’y vivre dignement, sans avoir à fuir leur propre pays par le dramatique déracinement de l’émigration.
Enfin par un travail d’information, de « mise en lumière », de sensibilisation sur des situations ignorées par le grand public et les gros médias.[/answer]

[question]Novopress : Quels sont vos prochains projets ?[/question]
[answer]SOLID : Notre prochaine mission aura pour but de venir en aide aux communautés Boers d’Afrique du Sud dont certaines s’enfoncent, dans l’indifférence générale, dans la plus grande précarité. Nous sommes en train de prendre des contacts sur place, notamment via des camarades hollandais, afin d’établir un plan de travail pour les mois à venir.[/answer]

[question]Novopress : Comment peut-on vous aider, vous soutenir ?[/question]
[answer]SOLID : En donnant ! En faisant des dons via notre site internet ou par virement bancaire car, bien sûr, le nerf de la guerre reste l’argent et notre premier impératif est de récolter des fonds suffisants pour mener à bien nos missions et développer notre activité.
À ce titre, nous tenons à préciser que nos « frais de fonctionnement » sont quasiment inexistants et que tout membre de SOLID participant à une mission couvre tous ses frais sur ses deniers personnels, l’argent de l’association étant uniquement consacré aux bénéficiaires de l’action.
D’autre part, on peut également nous aider en faisant connaître notre travail, en diffusant l’adresse de notre site ainsi que nos communiqués, en organisant des « événements » d’informations comme des conférences ou des dîners-débats, en collectant des fonds autour de soi pour soutenir notre action, en proposant des services spécifiques (contacts, connaissances médicales, etc.)… Il y a tant de choses à faire ![/answer]

[box class= »info »] Contacts : www.solidarite-identites.org / contact@solidarite-identites.org[/box]

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de juillet 2011 [vidéo]

[box class= »info]L’association Solidarité Kosovo nous communique.[/box]

Après notre arrivée à Kosovska Mitrovica tard dans la nuit lundi 4 juillet, nous passons notre première journée sur place à revoir des amis, faire connaissance avec les membres d’un club de sport local et visiter la partie nord de la ville, où vit la population serbe. Le soir venu, nous reprenons des forces autour de spécialités culinaires revigorantes.

Mercredi, nous prenons les camions aux aurores en direction de Gračanica, pour rejoindre Bojane, le diacre qui travaille toute l’année pour Solidarité Kosovo. Nous en profitons pour passer par la capitale du Kosovo, Pristina. Malgré le temps et l’argent directement venu des Etats Unis, rien ne change… La ville est en permanence compliquée à traverser à cause de travaux qui n’avancent jamais !

 Après avoir chaleureusement retrouvé Bojane, nous nous dirigeons vers le monastère de Draganac où se trouve Ilarion, un frère en charge de la restauration du lieu. Ilarion est une vieille connaissance de l’association. La première fois que nous l’avions rencontré, c’était au monastère de Visoki Decani où nous nous étions liés d’amitié, grâce à son très bon français. Il nous parle du monastère, des travaux engagés, des difficultés de la vie quotidienne, mais toujours avec un grand sourire aux lèvres. Le père qu’il aide était déjà a Draganac en 2004 lors des pogroms anti-Serbes. La situation particulière du monastère, reculé en pleine forêt, lui a permis de le défendre seul, lorsque les Albanais ont tenté de le détruire. En effet, à l’approche des assaillants, l’ancien moine a fait sonner les cloches si fort que les Albanais ont pensé que les défenseurs du monastère étaient extrêmement nombreux et ont donc pris la fuite. Lorsqu’on lui parle de courage alors qu’il était seul, il nous répond qu’il n’était pas seul mais avec Dieu !

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011 Lors de la visite du monastère, nous prenons conscience du manque cruel de meubles et de matériel de base dans chaque pièce. Nous y laissons donc une dizaine de matelas, qu’il redonnera à des familles dans le besoin, une fois les travaux terminés.
Nous repartons en direction du bureau de Solidarité Kosovo afin d’y stocker d’autres matelas à destination des familles suivies par l’association. Après une journée épuisante, nous prenons nos quartiers dans les dortoirs du monastère de Gračanica.

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011

Sur la route entre deux enclaves serbes.

Jeudi, la route nous emmène à Kosovska Kamenica. Nous y retrouvons Predrag Djordjevic qui s’occupe du club de jiujitsu avec lequel nous sommes en partenariat. Après un accueil « à la serbe », donc très chaleureux, nous déposons les tatamis que nous avons reçus d’un donateur dans leur local et procédons à des interviews pour des émissions de radio et de télévision. Le soir nous sommes leurs hôtes, nous mangeons le cochon et d’autres plats locaux avec eux, bercés par les chants traditionnels serbes. Les jeunes du club ne sont pas ceux que l’on rencontre dans nos rues au quotidien. Ces jeunes ont fait le choix de rester chez eux, malgré la pauvreté, malgré l’absence de perspective d’avenir. Ils ont fait le choix d’être libres, fiers et d’aimer envers et contre tous la terre de leurs ancêtres. Parce qu’ils ont fait ce choix courageux, que nous devrons certainement faire un jour, tournons les yeux avec eux vers l’avenir parce que nos destins seront liés ou ne seront pas !

 A l’autre bout de cette Europe en feux, nous avons lié des amitiés, et c’est le cœur serré mais rempli d’espoir de se revoir, que nous quittons le Kosovo et prenons le chemin de Belgrade.
 Après 6h sur les routes sinueuses de Serbie Centrale, nous arrivons enfin. Le temps de garer les camions, puis de poser nos affaires, nous partons à pied vers le centre ville, avec pour objectif la statue d’Ivan Meštrović, réalisée en l’honneur de l’amitié séculaire Franco-Serbe, pendant l’Entre-deux-guerres. Après les bombardements de Belgrade en 1999, cette statue de femme avait été recouverte de graffitis et de rats. Nous nous y sommes rendus, pour rappeler qu’aux quatre coins de l’Europe, il y aura toujours un chant de fraternité qui s’élèvera à l’encontre de l’histoire que l’on veut nous faire oublier !

Nous sommes revenus à Lyon tard dans la nuit samedi 9 juillet, avec le sentiment du devoir accompli.
 Au final nous avons apporté 32 m3 de matériel aux familles serbes du Kosovo que nous suivons. Au fil des convois, elles ne sont plus des inconnues pour nous. Par la force de votre soutien depuis la France, elles ne sont plus tout à fait des inconnues pour vous !

Nous souhaitons remercier encore une fois, tous les donateurs qui jusqu’à la dernière minute nous ont soutenus en envoyant du matériel ou des dons. Sans vous, ce ne serait qu’un rêve. Sans vous, il n’y aurait pas tant de sourires dans les rues de Kosovska Kamenica, de Banja et de toutes ces autres enclaves du Kosovo où un peuple chrétien souffre mille mots ! 
Mais le meilleur reste à venir. Nous continuerons de compter sur vous pour le futur !

 

Retrouvez les photos de la mission directement sur notre site.

 

Toute l’équipe de Solidarité Kosovo.

———————-
Solidarité Kosovo
BP 1777 – 38220 VIZILLE
www.solidarite-kosovo.org
Soutien aux Serbes du Kosovo Métochie depuis 2004 !

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011

Solidarité Kosovo – Juillet 2011 : Mission réussie !

[box class= »info »]L’association humanitaire Solidarité Kosovo nous communique[/box]

Après notre arrivée à Kosovska Mitrovica tard dans la nuit lundi 4 juillet, nous passons notre première journée sur place à revoir des amis, faire connaissance avec les membres d’un club de sport local et visiter la partie nord de la ville, où vit la population serbe. Le soir venu, nous reprenons des forces autour de spécialités culinaires revigorantes.

Mercredi, nous prenons les camions aux aurores en direction de Gračanica, pour rejoindre Bojane, le diacre qui travaille toute l’année pour Solidarité Kosovo. Nous en profitons pour passer par la capitale du Kosovo, Pristina. Malgré le temps et l’argent directement venu des Etats Unis, rien ne change… La ville est en permanence compliquée à traverser à cause de travaux qui n’avancent jamais !

 Après avoir chaleureusement retrouvé Bojane, nous nous dirigeons vers le monastère de Draganac où se trouve Ilarion, un frère en charge de la restauration du lieu. Ilarion est une vieille connaissance de l’association. La première fois que nous l’avions rencontré, c’était au monastère de Visoki Decani où nous nous étions liés d’amitié, grâce à son très bon français. Il nous parle du monastère, des travaux engagés, des difficultés de la vie quotidienne, mais toujours avec un grand sourire aux lèvres. Le père qu’il aide était déjà a Draganac en 2004 lors des pogroms anti-Serbes. La situation particulière du monastère, reculé en pleine forêt, lui a permis de le défendre seul, lorsque les Albanais ont tenté de le détruire. En effet, à l’approche des assaillants, l’ancien moine a fait sonner les cloches si fort que les Albanais ont pensé que les défenseurs du monastère étaient extrêmement nombreux et ont donc pris la fuite. Lorsqu’on lui parle de courage alors qu’il était seul, il nous répond qu’il n’était pas seul mais avec Dieu !

Lors de la visite du monastère, nous prenons conscience du manque cruel de meubles et de matériel de base dans chaque pièce. Nous y laissons donc une dizaine de matelas, qu’il redonnera à des familles dans le besoin, une fois les travaux terminés.
Nous repartons en direction du bureau de Solidarité Kosovo afin d’y stocker d’autres matelas à destination des familles suivies par l’association. Après une journée épuisante, nous prenons nos quartiers dans les dortoirs du monastère de Gračanica.

Sur la route entre deux enclaves serbes.

Jeudi, la route nous emmène à Kosovska Kamenica. Nous y retrouvons Predrag Djordjevic qui s’occupe du club de jiujitsu avec lequel nous sommes en partenariat. Après un accueil « à la serbe », donc très chaleureux, nous déposons les tatamis que nous avons reçus d’un donateur dans leur local et procédons à des interviews pour des émissions de radio et de télévision. Le soir nous sommes leurs hôtes, nous mangeons le cochon et d’autres plats locaux avec eux, bercés par les chants traditionnels serbes. Les jeunes du club ne sont pas ceux que l’on rencontre dans nos rues au quotidien. Ces jeunes ont fait le choix de rester chez eux, malgré la pauvreté, malgré l’absence de perspective d’avenir. Ils ont fait le choix d’être libres, fiers et d’aimer envers et contre tous la terre de leurs ancêtres. Parce qu’ils ont fait ce choix courageux, que nous devrons certainement faire un jour, tournons les yeux avec eux vers l’avenir parce que nos destins seront liés ou ne seront pas !

 A l’autre bout de cette Europe en feux, nous avons lié des amitiés, et c’est le cœur serré mais rempli d’espoir de se revoir, que nous quittons le Kosovo et prenons le chemin de Belgrade.
 Après 6h sur les routes sinueuses de Serbie Centrale, nous arrivons enfin. Le temps de garer les camions, puis de poser nos affaires, nous partons à pied vers le centre ville, avec pour objectif la statue d’Ivan Meštrović, réalisée en l’honneur de l’amitié séculaire Franco-Serbe, pendant l’Entre-deux-guerres. Après les bombardements de Belgrade en 1999, cette statue de femme avait été recouverte de graffitis et de rats. Nous nous y sommes rendus, pour rappeler qu’aux quatre coins de l’Europe, il y aura toujours un chant de fraternité qui s’élèvera à l’encontre de l’histoire que l’on veut nous faire oublier !

Nous sommes revenus à Lyon tard dans la nuit samedi 9 juillet, avec le sentiment du devoir accompli.
 Au final nous avons apporté 32 m3 de matériel aux familles serbes du Kosovo que nous suivons. Au fil des convois, elles ne sont plus des inconnues pour nous. Par la force de votre soutien depuis la France, elles ne sont plus tout à fait des inconnues pour vous !

Nous souhaitons remercier encore une fois, tous les donateurs qui jusqu’à la dernière minute nous ont soutenus en envoyant du matériel ou des dons. Sans vous, ce ne serait qu’un rêve. Sans vous, il n’y aurait pas tant de sourires dans les rues de Kosovska Kamenica, de Banja et de toutes ces autres enclaves du Kosovo où un peuple chrétien souffre mille mots ! 
Mais le meilleur reste à venir. Nous continuerons de compter sur vous pour le futur !

 

Retrouvez les photos de la mission directement sur notre site: http://www.solidarite-kosovo.org/fr/missions/2011/18/Mission-de-juillet-2011#photos

 

Toute l’équipe de Solidarité Kosovo.

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Solidarité Kosovo : péage autoroute

Nous sommes arrivés au Kosovo !

L’association humanitaire Solidarité Kosovo nous communique

C’est de Lyon que se sont lancés dimanche les huit bénévoles de l’association Solidarité Kosovo.

Après un départ dynamique, la fermeture d’un important tronçon nous force à prendre la longue route nationale en direction de Turin. Malheureusement, celle-ci se trouve bloquée par une manifestation contre le passage du TGV dans la vallée. Après deux heures à rouler au pas, nos camions reprennent enfin une allure normale.

L’équipe arrive alors à la frontière slovène sans trop de difficulté. Malgré nos efforts multipliés pour faciliter nos passages en douanes, nous nous retrouvons confrontés à des formalités douanières inventées voici peu…

Nous sommes toujours en territoire slovène lorsque nous crevons sur l’autoroute. Après avoir changé la roue, nous nous arrêtons pour dormir à la belle étoile.

Nous repartons tôt lundi matin en direction du sud de la Serbie. Zagreb, Belgrade, les kilomètres et la fatigue s’accumulent, mais nous réussissons à arriver vers 3h du matin à Kosovka Mitrovica, ville serbe au nord du Kosovo.

Demain une longue journée dans les enclaves nous attend. Nous continuerons de vous tenir informé de l’avancée de notre mission jour après jour.

L’équipe de Solidarité Kosovo

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