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Les racailles contre l’Etat : que fait le gouvernement ?

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La police aurait-elle poussé aux incidents hier esplanade des Invalides ?

27/05/2013 – 23h20
PARIS (NOVOpress) – A l’entrée de l’esplanade des Invalides, ce 26 mai vers 18h00, on pouvait remarquer quelques groupes d’hommes qui rôdaient sur les terrasses surplombant les pelouses, âgés d’environ quarante ans, mines patibulaires, nuques rasés, vêtus de blousons sombres, de vestes de cuir ou de treillis. Extrémistes de droite en attente d’un mauvais coup ? Non, les observateurs avisés, intrigués par leur comportement louche, remarquent que certains portent de discrètes oreillettes, des matraques télescopiques dépassent des poches. Ces hommes aux allures de nervis sont des policiers en civil…

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La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

13/04/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) —
En pleine semaine « Merah », le maire de Montauban Brigitte Barèges défendait son choix d’avoir fait de Montauban la 7ème ville de France en terme de densité de caméras par habitants (1 caméra pour 1234 habitants) : « Je suis moi-même avocat, opposée à la peine de mort et attachée aux libertés publiques. Ceci dit, les libertés publiques supposent aussi que la société se protège. C’est la raison pour laquelle nous avons voté la Loppsi2 afin de renforcer notamment la lutte contre le terrorisme ».

Parlons-en : la ville compte 47 caméras sur la voie publique. Le 15 mars, après l’assassinat de deux militaires, la police se penche sur les données des caméras de surveillance pour retrouver le suspect.

Le lieu du crime n’est pas surveillé. Seuls les témoignages humains permettent à la police de déterminer la description du suspect et de son véhicule. Il faut donc commencer la traque en différé, plusieurs heures après les faits pour au moins essayer de le localiser. Quatre caméras récupèrent l’homme au scooter une minute après les meurtres et le début de la fuite. Les caméras parviennent à identifier le trajet du scooter sur quelques centaines de mètres le long du Tarn, puis le perdent à nouveau. Une caméra dans la zone industrielle sud confirme qu’il n’est pas sur la route de Toulouse. Il n’est pas non plus sur la rocade, truffée de caméras. Où est-il ? C’est un automobiliste qui va apporter son témoignage spontanément et faire un peu avancer l’enquête de vidéo-surveillance. On va localiser une route prise par le suspect… et c’est tout. Rien de plus ne sortira des bandes vidéos.

L’étude des bandes va se poursuivre au SRPJ. Des experts informatiques vont récupérer une semaine de bandes pour, à défaut d’identifier où est parti le suspect, au moins essayer de savoir d’où il est venu. Ces bandes représentent 7800 heures de vidéos. Il a fallu une semaine pour les exploiter complètement. Résultat : rien, pas même le plus petit début d’une piste.

Bien sur les partisans de la vidéo-surveillance (qu’ils nomment « vidéo-protection ») vont nous expliquer que toute la ville n’était pas couverte et que la traque de Mohamed Merah aurait pu réussir si il y avait eu encore plus de caméras. Rien n’est moins certain.

En novembre 2010 des journalistes de Streetpress s’étaient livrés à un petit test à Levallois-Perret, probablement la ville la plus vidéo-surveillée de France. Malgré les demandes de la CNIL, les villes ne sont pas tenues de déclarer le nombre de caméras. À Levallois, si le chiffre officiel est de 50 caméras, certaines enquêtes le situerait plutôt autour de 300, ce qui nous donne un ratio de 1 caméra pour 210 habitants environ. Le test consistait à demander aux deux agents en charge de la surveillance en temps réel, de retrouver sur leurs écrans des journalistes déguisés en pom-pom girl, donc a priori facilement remarquables dans les rues. Les policiers ont ramé pendant une bonne dizaine de minute puis ils ont supplié qu’on leur donne un indice (la station de métro la plus proche des « pom-pom girls »). Là bien sur, ils ont fini par trouver.

La vidéosurveillance suppose donc des moyens humains et matériels qui ne sont pas à l’ordre du jour, à l’heure des compressions de personnels dans la police et des réductions des dépenses publiques. Elle est inefficace. C’est pour cette raison que le gouvernement avait pensé introduire lors du vote de la Loppsi2 un article pour autoriser le recours à des sociétés de sécurité privée pour prendre en charge les moyens humains nécessaires à la vidéo-surveillance. Cet article a fort heureusement été censuré par le conseil constitutionnel.

On peut ajouter que la vidéo-surveillance n’a pas non plus prouvé son efficacité dans la lutte contre la délinquance, malgré le rapport très favorable présenté en 2009 par le ministère de l’Intérieur. Ce rapport est contredit par la quarantaine d’études réalisées à l’étranger sur la question. Les méthodes utilisées par le ministère de l’Intérieur pour prouver l’utilité de la surveillance se révèlent plus que douteuses sur le plan méthodologique.

Pour prouver que la vidéo-surveillance a un effet dissuasif, le rapport compare le taux de délinquance globale entre les villes équipées et les autres. La variable vidéo-surveillance n’est pas isolée, par conséquent les chiffres donnés ne prouvent rien (ils ne tiennent pas compte des effectifs policiers dans chaque ville concernée par exemple, qui peuvent eux aussi induire des différences dans le taux global de délinquance). Le fait même de se baser sur un taux global de délinquance est en soi une absurdité : quel est l’effet de la vidéo-surveillance dans des fraudes à la CB ou les violences domestiques ? Il serait plus logique de se baser plutôt sur les actes délictueux commis dans les rues par exemple…

Le rapport ne tient pas compte non plus de ce que l’on appelle « l’effet plumeau » qui mesure le déplacement de la délinquance d’une zone surveillée à une zone non surveillée. Il n’est en aucun cas quantifié, à l’inverse des études étrangères. On trouve juste dans le rapport de vagues témoignages pour affirmer péremptoirement que l’effet plumeau est faible. C’est un peu court.

Pour finir le rapport affirme qu’avec la vidéo-surveillance, le taux d’élucidation est beaucoup plus rapide et plus élevé. L’échantillon concerne 63 brigades de gendarmerie en 2008. Total 770 affaires élucidées grâce aux caméras. Ce qui fait 12 faits par an et par brigade (!!), donc une affaire par mois. C’est sur, ça vaut le coup de dépenser des fortunes en caméras, c’est tout de suite évident…

Alors, au vu de l’inutilité évidente de toutes ces caméras pour assurer la sécurité de la population, pourquoi cette nouvelle hystérie dans nos villes pour en mettre partout (comme en son temps les ronds-points ou les tramways) ? Le placement d’un parc de caméras relève de l’attribution de marchés publics… Attribution des marchés qui en France, on le sait, est toujours réalisée dans la plus parfaite transparence et dans le respect de l’intérêt général… n’est ce pas ?

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : Pierre-Alain Dorange via Wikimédia Commons

Nouvel an : restriction de la vente d’essence et d’alcool en Alsace

Nouvel an : restriction de la vente d’essence et d’alcool en Alsace

31/12/11 – 12h00
STRASBOURG (NOVOpress)
– Voilà une décision qui donne une idée assez précise et passablement inquiétante de l’état de déliquescence sociétale et de la pression délinquante dans la région alsacienne.

En effet, les préfectures du Bas et du Haut-Rhin ont décidé que la consommation d’alcool et la vente d’essence dans des récipients transportables sera interdite la nuit de la Saint-Sylvestre dans les principales villes alsaciennes à fortes populations immigrées comme Strasbourg, Colmar et Mulhouse.

Afin d’éviter les débordements et les exactions, à Strasbourg la consommation d’alcool sur la voie publique sera interdite entre 22 heure set 4 heures du matin.

La distribution et la vente à emporter de carburants sera pour sa part également de 8 heures samedi à midi dimanche. Mieux vaudra donc ne pas tomber en panne sèche dans la région alsacienne ce week-end !

En effet, à défaut de maîtriser, de juguler et de punir efficacement la racaille, les autorités tentent ainsi assez piteusement de les priver de munitions.

Crédit photo : steve.grosbois via Flickr, licence CC.

« Les voyous ont changé. La police aussi » : Braquo, la suite lundi

« Les voyous ont changé. La police aussi » : Braquo, la suite lundi

19/11/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) –
Alors que Les Lyonnais, le dernier film d’Olivier Marchal, sort au cinéma le 30 novembre, la saison 2 de Braquo  sera diffusée sur Canal + lundi prochain à 20:55. Mais pour ces huit nouveaux épisodes, Olivier Marchal, le créateur de cette série, passe la main à Abdel Raouf Dafri (scénariste d’Un prophète, La Commune). Tandis que la réalisation a été confiée à Philippe Haïm (Secret défense) et Eric Valette (Une affaire d’Etat).

La première saison racontait le quotidien d’une unité de policiers basés dans les Hauts-de-Seine, rebelles aux combines du système policier et aux pressions politiciennes, prêts à tout pour laver l’honneur d’un camarade. Sa phrase choc promettait un récit très réaliste sur l’état actuel de la société française : « Les voyous ont changé. La police aussi ».

Braquo met donc en scène un groupe de flics soudés, en quête d’identité, confrontés aux multiples facettes du duo infernal : immigration/délinquance avec son cortège de braquages, trafics d’armes et de drogue. La deuxième saison s’attardera notamment sur les ramifications politiques de la corruption et consacrera un épisode à des affaires impliquant la mafia juive parisienne.

Crédit photo : Ibliskov – Flucтuaт Nεc Mεяgiтuя, licence CC.

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l'Intérieur des Pays-Bas rendue publique

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas rendue publique

11/11/2011 – 17h00
AMSTERDAM (NOVOpress via Nis News) —
Si les vrais chiffres de la délinquance sont encore un tabou en France, il semble que ce ne soit plus le cas aux Pays-Bas. Une étude, commanditée par le Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas auprès de l’institut Risbo de l’université Erasmus à Rotterdam, a été rendue publique, et ses résultats viennent d’être publiés dans le journal Binnenlands Bestuur, dans un article daté du 10 novembre.

Nous y apprenons que dans les villes comprenant de nombreux résidents marocains, une moyenne de 38,7% des jeunes Marocains et des hommes âgés entre 12 et 24 ans ont eu affaire à la police une ou plusieurs fois, les filles posant un problème à part entière. La ville de Den Bosch arrive en tête de liste. Dans cette ville, 47,7% des 12-24 ans ont été suspects dans des affaires de crimes durant les 5 dernières années. Vient ensuite la ville de Zeist avec 47,3%, Gouda (46,3%), Veenendaal (44,9%) et Amersfoort (44,6%). Les pourcentages dans les villes de Maassluis, Oosterhout, Schiedam, Nijmegen, Utrecht, Ede, Leiden et Den Haag avoisinent aussi les 40%. Les crimes contre la propriété et les crimes violents prédominent.

En plus des 22 villes dites villes “marocaines”, l’institut Risbo a aussi étudié 22 villes où résident des Antillais. Parmi toutes ces municipalités, neuf d’entre elles accueillent des habitants antillais et marocains. D’après cette étude, il apparaît que les jeunes Marocains sont plus souvent suspects que leurs équivalents antillais, et ce dans toutes villes confondues.

L’autre information frappante concerne les délits commis par des filles marocaines. L’image traditionnellement plus sage de la fille commettant bien moins de délits que les garçons vole un éclat à la lecture de ces chiffres. Dans neuf des villes habitées par des Marocains, plus de 10% des filles âgées de 12 à 24 ans ont eu affaire à la police. Si l’on inclut les villes habitées par des Antillais, alors le chiffre monte à 17% sur 35 villes. En tête de liste on trouve la ville de Groningen, où une fille marocaine sur quatre a eu des rapports avec la loi et les forces de police. C’est une fois et demi plus que leurs homologues antillaises et six fois plus que les filles néerlandaises. À Amersfoort, les filles marocaines ont plus souvent de démêlés avec la police que les hommes néerlandais. En moyenne, 13% de ceux-ci âgés entre 12 et 24 ans et 3 % de leurs équivalents féminins ont été suspects auprès de la police.

En France, le contexte de la campagne présidentielle de 2012 permettra-t-il de libérer la parole et de rendre publiques les vraies statistiques de la criminalité ?

Crédit photo : Vue d’Amsterdam, par Erwyn van der Meer (Flickr) – cc

Trafic de métaux dans l'Ouest : interpellation chez les “gens du voyage”

Trafic de métaux dans l’Ouest : interpellation chez les “gens du voyage”

06/07/2011 – 20h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Tiré par le boom du prix des matières premières, le trafic de métaux, organisé par des recycleurs véreux, explose. Un fléau contre lequel sont mobilisées les forces de police et de gendarmerie. Ainsi une dizaine de personnes issues pour la plupart de la communauté des « gens du voyage », suspectées d’avoir participé à un vaste trafic de métaux volés, ont été interpellées la semaine dernière par le Groupe d’Intervention Régional de Rennes.
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Italie : trois générations d’une famille rom inculpées pour trafic de drogue

Italie : trois générations d’une famille rom inculpées pour trafic de drogue

06/07/11 – 17h15
MONTESILVANO (NOVOpress)
– À Montesilvano (province de Pescara, dans les Abruzzes), les carabiniers ont mis au jour un réseau de trafic de drogue (cocaïne et héroïne), au centre duquel figure toute une famille rom, grands-parents, enfants et petits-enfants mineurs. La drogue était vendue à des toxicomanes des environs ou à d’autres revendeurs qui fournissaient toute la zone de Pescara et de Chieti. Au total, un kilo de drogue a été saisi au cours de l’enquête.
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En chemin pour l’eldorado européen : viols, violences et sacrifices humains

En chemin pour l’eldorado européen : viols, violences et sacrifices humains

28/06/2011 – 22h42
LAMPEDUSA (NOVOpress) – La police italienne a arrêté la semaine dernière deux Nigérians, Hilary Nwuka, 23 ans, et Samuel Okonkwo, 34 ans, accusés d’être les passeurs du bateau de 18 mètres qui était arrivé le 1er mai à Lampedusa avec 253 clandestins à son bord. L’enquête, coordonnée par le procureur adjoint d’Agrigente, Ignazio Fonzo, et son substitut Giacomo Forte, devra aussi faire la lumière sur les atrocités commises durant la traversée. Ibrahim, 17 ans, débarqué à Lampedusa avec ce bateau, a porté un témoignage terrifiant. Il a parlé de femmes violées, d’hommes et de femmes jetées en mer à l’improviste, de rites propitiatoires pour faciliter la traversée de la Libye à Lampedusa…
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