Tag Archives: adolescence

Névroses narcissiques en rose bonbon : bienvenue dans l’univers des « femmes poupées »

Névroses narcissiques en rose bonbon : bienvenue dans l’univers des « femmes poupées »

Récemment deux jeunes anglaises se sont rendues à leur bal de promo, elles aussi dans des boites de poupées Barbie

Récemment deux jeunes anglaises se sont rendues à leur bal de promo, elles aussi dans des boites de poupées Barbie. Source : Grazia

28/07/2012 – 15h00
PARIS (NOVOpress) — Lors de la dernière fashion week, l’ancienne escort-girl Zahia est apparue à la fin du défilé de sa collection de lingerie en Barbie dans sa boite : le kitsch un brin vulgaire de l’esthétique poupée Barbie est une stratégie marketing. Pour vendre des petites culottes en dentelles, pourquoi pas ? Récemment deux jeunes anglaises se sont rendues à leur bal de promo, elles aussi dans des boites de poupées Barbie. Ces deux jeunes filles éprouvent probablement quelques difficultés à quitter le monde de l’enfance et n’ont surtout pas peur du ridicule, à moins d’avoir beaucoup d’humour. Ces exemples, apparemment isolés, sont la partie visible d’un phénomène de société en pleine croissance : les « femmes poupées ». Explications.

Lire la suite

Meurtre d’une adolescente à Nantes : le suspect, un Angolais de 25 ans, a avoué

Meurtre d’une adolescente à Nantes : le suspect, un Angolais de 25 ans, a avoué

20/03/2012 – 17h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – Un homme d’origine angolaise a reconnu le meurtre de la jeune fille retrouvée morte hier matin, dans les toilettes publiques de Bouguenais, une commune de la banlieue nantaise. L’individu, considéré comme un « marginal » avait également tenté de poignarder un homme en lui portant un coup de couteau au niveau du cou et agressé violemment un octogénaire à son domicile à Vertou, un village du vignoble nantais proche de Bouguenais.

C’est hier matin qu’un passant, qui voulait utiliser les toilettes publiques, a découvert dans celles-ci une mare de sang. Alertés, les pompiers ont découvert le corps terriblement ensanglanté, partiellement dénudé, de l’adolescente, face contre terre.

« Je suis atterrée, a déclaré à Ouest-France, Michèle Gressus, le maire de Bouguenais. Et je ne peux rien faire d’autre que d’exprimer ma profonde sympathie pour les proches de la victime de ce drame d’une violence extraordinaire. On ne s’attend pas à de telles choses sur un territoire aussi calme et serein. »

La jeune victime, signalée en fugue depuis peu, faisait l’objet d’un suivi de la part des services sociaux du conseil général. Dimanche, elle avait envoyé plusieurs SMS à sa mère, qui réside dans cette banlieue. C’est grâce à son téléphone portable, qui a été retrouvé dans les poches du suspect, que ce dernier a pu être confondu.

Selon Presse Océan, l’homme, âgé de 25 ans, qui réside dans l’agglomération nantaise, était déjà connu de la justice notamment pour des faits de cambriolages et vols divers. Réfugié politique (?) depuis 2005, il avait déjà été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis en 2009 et à cinq ans de prison en 2010. Libéré, il avait l’obligation de porter un bracelet électronique depuis février 2011, bracelet qu’il avait arraché. Le suspect faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis le 16 mars 2012, soit trois jours avant les agressions et le meurtre.

Crédit photo : David.Monniaux, licence cc.

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

28/02/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le dernier numéro du magazine Okapi, destiné aux collégiens, consacre un dossier à la gauche et à la droite. « La gauche et la droite, c’est quoi ? Bientôt les élections présidentielles! Mais c’est quoi cette « droite » et cette « gauche » dont on parle tant ? Pour t’éclaircir les idées, Okapi a imaginé une basse-cour en pleine campagne »,  annonce le bimensuel « 100% ado » du groupe Bayard Presse qui édite aussi le journal La Croix.

Okapi a une étrange façon d’« éclaircir les idées » des jeunes. La page 16 (image ci-dessous, cliquer ici pour la voir en plus grand) du dossier présente les principaux candidats à l’élection. Pour chacun d’entre eux, une courte introduction. Le ton est neutre. Sauf pour Marine Le Pen. La candidate du Front national est présentée ainsi : « Candidate du FN (Front national), elle pourrait aussi arriver au second tour. Cela inquiète beaucoup de gens car le FN défend une France fermée, où les Français seraient à tout prix privilégiés par rapport aux étrangers ». Outre le texte engagé, la photo est tendancieuse elle aussi : Marine Le Pen fait la moue, tandis que les autres candidats sont souriants.

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

Un dossier à charge où il n’est pas question de présenter Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Hollande ou encore, Nicolas Sarkozy, comme des candidats menant une politique qui pourraient inquiéter « beaucoup de gens », car ils  défendent « une France livrée à la mondialisation », où « les étrangers seraient à tout prix privilégiés par rapport aux Français ».

Pour Okapi, les collégiens doivent bien comprendre que la « méchante » de l’élection présidentielle s’appelle Marine Le Pen. Un bel exemple de propagande passant sous silence les millions « de gens » qui sont pour les idées populistes : arrêt de l’immigration massive, valorisation de l’identité française et européenne, encouragement à la relocalisation de l’économie, refus de l’islamisation de l’Europe, etc.

Histoire de prof – Par Mathieu Bock-Côté – [Au Québec aussi ?]

Histoire de prof – Par Mathieu Bock-Côté – [Au Québec aussi ?]

[box class= »info »] Mathieu Bock-Côté est un jeune québécois, chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il a déjà de nombreuses publications à son actif dont deux livres ayant eu un retentissement certain. [/box]

Histoire vraie. Histoire de prof. Je vous parle d’une amie. Elle enseigne en sciences humaines au cégep [NDLR : le cégep (photo d’un cégep à Montréal) fait suite à l’enseignement secondaire et délivre un enseignement pré-universitaire ou technique].
Elle est brillante. Cultivée. Excellente pédagogue. Et elle est désespérée par ce qu’elle voit. Pourquoi ? Car les enfants de la réforme scolaire viennent d’entrer dans sa classe.

Petit portrait d’une cohorte. D’abord et avant tout, les enfants de la réforme peinent à suivre un cours magistral. Ce n’est pas un détail. Ils ne savent plus prendre de notes. Et ils veulent qu’on leur fournisse à l’avance !

Cela ne les empêche pas de contester leurs mauvais résultats, car on les a persuadés de leur génie même si leur culture générale est anémique. L’enfant roi a des droits. Celui de réussir sans effort en est apparemment un. Comment expliquer cela ? Évitons les mauvais procès. Les jeunes n’y sont pour rien. C’est le système d’éducation qu’il faut blâmer. C’est lui qui a transformé une génération en cobaye d’une philosophie délirante.

Il s’agit d’un héritage des années 1970. La gauche radicale de l’époque détestait l’école. Elle l’imaginait au service des bourgeois. Elle détestait aussi la culture humaniste. Trop élitiste ! Elle se disait contre-culturelle. Elle était simplement contre la culture.

LA DÉCONSTRUIRE

L’école ne devait plus transmettre la culture humaniste. Mais la déconstruire. Elle devait non pas, transmettre un héritage culturel, mais l’abolir. On ne devait plus éduquer l’enfant. Mais se faire éduquer par lui. Par sa spontanéité. Moins on l’encadrera, plus il se formera librement.

Reformulée dans le jargon technocratique, c’est cette philosophie qui domine le ministère de l’Éducation. Elle se réclame du « socioconstructivisme ». Les idéologues au pouvoir se prennent pour des scientifiques. Il ne faut pas les croire.

Ils ont censuré les connaissances pour les remplacer par les « compétences transversales ». Pourquoi ? De peur de brimer l’authenticité du jeune, sa créativité. L’enfant doit tout découvrir par lui même. De préférence en jouant. L’autorité ? Taisez ce vilain mot que je ne saurais entendre.

Cette philosophie est catastrophique. L’État n’a pas besoin de sacrifier des millions de plus aux bureaucrates de l’éducation. L’école a besoin d’une révolution philosophique. De revenir aux valeurs fondamentales.

D’abord, l’autorité du professeur. Un professeur se vouvoie. On l’appelait autrefois le maître d’école. On avait raison. Maintenant, on lui demande d’être un animateur de camp de vacances. L’enseignant doit redevenir maître de sa classe.

À L’HEURE DE GOOGLE

Ensuite, la valorisation du savoir humaniste. La littérature. L’histoire. La philosophie. On dit qu’à l’heure de Google, l’Internet peut être cultivé à notre place. Sottise ! La culture n’est pas que du « par cœur ». Elle éclaire le jugement. Elle raffine les goûts. Elle améliore la vie.

Enfin, l’école doit distinguer la réussite de l’échec. Elle ne doit pas conforter l’enfant dans l’idée qu’il a tous les droits. Au contraire. Elle doit lui apprendre que l’effort paie et que la paresse handicape. C’est justement parce que notre société ne croit plus à l’effort que l’école doit y croire. Je vous parlais de mon amie. Elle n’est pas la seule. Écoutez les enseignants, ceux dans les classes. L’avenir de l’école repose sur leur révolte de bon sens contre une idéologie qu’ils subissent. Si vous aimez l’école, apprenez à vous méfier du ministère qui l’a ruinée.

[box class= »info »] Source : le site internet de Mathieu Bock-Côté.[/box]

Photo : Cégep Géral-Godin, Ste-Genevière (Montréal). Crédit photo : Mathieu Bélanger, licence CC.
[Kiosque étranger] Le visage de la violence ordinaire

[Kiosque étranger] Grande-Bretagne : le visage de la violence ordinaire

17/10/2011 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
Les journalistes du Daily Mail sont très bons pour révéler le visage ordinaire de la violence quotidienne au Royaume-Uni. Ils publient des articles sans équivalent sur le continent où les préjugés idéologiques des journalistes leur interdisent bien souvent de dire les choses.

Dans ce papier, l’équipe du Daily Mail s’attache à présenter le cas d’un groupe d’adolescents britanniques qui sont entrés dans une spirale de crime et de violence. Il ne s’agit pas de « jeunes » tels que les entend le langage politiquement correct de la presse française, mais bien de jeunes Européens totalement marginalisés.

Le triste état dans lequel se trouve une partie de la classe ouvrière britannique est le résultat de son abandon par les structures traditionnelles de soutien, que ce soit l’Eglise, les syndicats ou le Parti travailliste.

C’est peut-être ce qui nous attend en France si la gauche suit les préconisations du think tank socialiste Terra Nova : si le peuple ne vote plus pour vous, changez le peuple.

[box] Photo : Fusil à canon scié. Crédit Bluedog, Licence CC.[/box]