Tag Archives: Adel al-Jubeir

La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.
Lire la suite

president_iranien_hassan_rohani

L’Iran accuse l’Arabie saoudite d’avoir bombardé son ambassade au Yémen

08/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’escalade se poursuit entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Après l’exécution d’un dignitaire chiite pour « terrorisme » par Ryad, l’ambassade saoudienne endommagée en Iran, c’est maintenant au Yémen que se déplace l’affrontement entre les deux puissances régionales.

L’Iran a accusé l’aviation saoudienne d’avoir sciemment bombardé son ambassade au Yémen, dans un contexte de tension exacerbée entre les deux pays après l’exécution d’un religieux chiite saoudien, l’attaque de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et une rupture diplomatique.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a annoncé son intention d’informer l’ONU de ce que Téhéran qualifie d’« action délibérée de l’Arabie saoudite » en violation des conventions internationales.

Lors d’une attaque aérienne de l’Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement un de nos gardes a été grièvement blessé (…). Nous allons informer d’ici quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque.

S’agit-il d’une stratégie de l’escalade de la part de Téhéran ? Des journalistes et des témoins locaux n’ont constaté aucun dégât sur l’ambassade iranienne, qui aurait été touchée par des éclats et gravats d’une frappe aérienne visant un objectif à 700 mètres de là.
Les deux puissances s’affrontent indirectement sur plusieurs terrains au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak au Liban et au Yémen.
Le royaume saoudien avait déjà délibérément joué la provocation en exécutant Nimr al-Nimr, le dignitaire chiite figure de proue de l’opposition au régime le jour même de la rupture d’une fragile trêve au Yémen entre le pouvoir soutenu par une coalition menée par Ryad et les rebelles chiites houthis.
La trêve a été rompue à l’initiative de l’Arabie saoudite, qui a repris une campagne de bombardement meurtrière pour les populations civiles : 6 000 morts, vingt-huit mille blessés et deux millions cinq cent mille déplacés, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), qui estime que 80 % des Yéménites ont besoin d’aide humanitaire.
Il faut dire que sur un plan strictement militaire, le royaume saoudien accumule des revers et fait la preuve de la médiocrité de son armée dès lors qu’il s’agit de faire autre chose que de parader sur des matériels dernier cri, la stratégie de la terre brûlée semblant la seule efficace pour Ryad.

zemmour_rtl

Éric Zemmour : « Entre Ryad et Téhéran, ce n’est pas encore la guerre »

05/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
L’exécution d’un imam chiite par l’Arabie Saoudite a provoqué des manifestations très hostiles à Téhéran, avec qui Ryad a rompu les relations diplomatiques.

« Ce n’est pas la guerre entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Enfin, pas encore », affirme Éric Zemmour. « L’ambassade saoudienne à Téhéran brûle et Ryad rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran, mais ce n’est pas la guerre, pas encore », insiste le journaliste, pour qui la guerre est pourtant « dans les têtes et dans les cœurs : une guerre de mille ans entre chiites et sunnites, une guerre civile au sein de la nation musulmane ». Il explique que si l’Iran est une république et si l’Arabie est une monarchie, « seul le Coran fait loi ».

Pour le journaliste, « la révolution iranienne de 1979 a refait de la religion le moteur politique du monde arabo-musulman ».

Depuis lors, les deux rivaux s’affichent comme le meilleur musulman, le plus cher à Allah, le plus respectueux de son message divin, même quand il s’agit d’occire les infidèles.

Pour Éric Zemmour, Téhéran comme Ryad ont fait de l’islam « un message mondialisé, le seul qui depuis la chute de l’Union soviétique s’oppose à sa version occidentale ».


cheikh_nimr_baqer_al_nimr

L’exécution d’un dignitaire chiite par l’Arabie saoudite provoque une grave crise avec l’Iran

04/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

47 prisonniers du régime saoudien sunnite ont été exécutés par balle ou par décapitation, vendredi dernier après la prière. L’Arabie saoudite avance qu’il s’agit de terroristes. Pourtant parmi les exécutés seuls deux étaient membres d’Al-Qaida. De nombreux autres étaient membres de la minorité chiite. Parmi lesquels le cheikh Nimr Baqer al Nimr, condamné à mort pour sédition contre le régime.

Comment le monde chiite a-t-il réagi ?
Des manifestations ont eu lieu à Beyrouth, Ankara, Bagdad, jusqu’au Pakistan et au Cachemire. À Bahreïn, de violents affrontements ont opposé les manifestants et la police. À Téhéran, les manifestants ont pris d’assaut l’ambassade saoudienne samedi soir et l’ont incendiée au cocktail Molotov.

Des responsables chiites se sont également exprimés
Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a prévenu « le sang du cheikh Nimr, poursuivra la famille des Saoud dans le monde et dans l’au-delà ». Il a également appelé à la condamnation des Saoud pour leur soutien au terrorisme. Il a insisté sur le combat pacifique du cheikh Nimr et a rappelé la responsabilité du Hezbollah dans l’évitement d’un conflit chiite-sunnite. L’ayatollah Khamenei, guide suprême iranien, a quant à lui averti que la main divine vengerait ce crime.

L’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a annoncé hier la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Tous les diplomates iraniens ont 48 h pour faire leurs bagages et rentrer à Téhéran. Il accuse le régime de passivité envers les manifestants. Il a également accusé l’Iran d’ingérence dans les affaires du royaume et de créer des cellules terroristes sur le sol saoudien.

Crédit photo : WikiCommons (CC) = cheikh Nimr Baqer al Nimr