Tag Archives: Abdelaziz Bouteflika

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Algérie : l’heure de vérité approche pour le clan Bouteflika – par Bernard Lugan

18/04/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

La visite que le Premier ministre français, M. Manuel Valls, vient d’effectuer à Alger, fut l’occasion de constater ce que les lecteurs de l’Afrique Réelle n’ignoraient pas, à savoir que l’Algérie est « dirigée » par un président moribond.

Depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika, paralysé, sourd et quasiment muet, n’apparaît plus en public que très rarement, et sur un fauteuil roulant. Ses trois frères, sa sœur -tous quatre conseillers à la présidence-, et leurs affidés, savent qu’ils vont vivre des moments difficiles dans les heures qui suivront son trépas. Il ne doit donc pas mourir tant que les clans qui, dans l’ombre, dirigent l’Algérie, ne seront pas parvenus à un accord permettant une succession contrôlée.

Acculée, l’équipe au pouvoir a épuré l’armée au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense. Est-ce pour autant un gage de survie ?
Il est permis d’en douter car, lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l’effondrement du prix des hydrocarbures[1] ? L’Odjak des janissaires[2] pourrait alors être tenté de se refaire une « vertu » à bon compte en donnant au peuple la tête de Saïd Bouteflika et celles de ses proches, avant de placer l’un des siens aux commandes.

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Algérie : cette guerre qui menace

Source : Boulevard Voltaire

L’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ».

Il y a maintenant deux ans, j’écrivais un article, en forme de bouteille à la mer, pour Boulevard Voltaire intitulé « Printemps algérien en vue, une catastrophe pour la France ? » Des troubles naissaient alors en Algérie, suite à la nouvelle élection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. Loin de s’être arrangée, la situation du pays s’est, depuis, dégradée. En cause, notamment, la chute des cours des matières premières. Les rentes de gaz et de pétrole (60 % des recettes budgétaires d’Alger) ne rapportent plus autant qu’auparavant et la gérontocratie algérienne ne peut plus calmer la population en l’arrosant d’allocations diverses.

Mohamed Benchicou, ancien directeur du journal Le Matin, estime que l’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ». Une situation qui n’est pas souhaitable des deux côtés de la mer Méditerranée. Pire : l’Algérie partage une frontière avec la Libye, actuellement en guerre civile suite à la funeste opération de « démocratisation » voulue par Nicolas Sarkozy et son visiteur du soir, l’« intellectuel » Bernard-Henri Lévy.

Les forces de l’État islamique se sont considérablement renforcées lors des derniers mois, et certaines zones libyennes menacent de basculer sous le joug des armées du califat. Boualem Sansal, auteur du roman d’anticipation 2084 – La fin du monde, grand prix du roman de l’Académie française pour l’année 2015, déclarait hier au Figaro qu’un « scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien » lui paraissait tout à fait crédible. Je fais mienne sa déclaration et suis au regret de constater que ce que je prévoyais il y a deux ans pourrait n’être que modéré par rapport à ce qu’il se prépare.

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Éric Zemmour : "La Manif pour tous, un drame pour l'UMP"

Éric Zemmour évoque « Hollande, l’Algérien »

18/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour est revenu sur la récente visite du chef de l’État français à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika.

« C’est un goût qu’on lui découvre sur le tard. Ô non, pas celui pour les belles actrices, mais pour les dictateurs, les vieux tyrans qui semblent l’attirer irrésistiblement », lance Éric Zemmour, qui note qu’après Fidel Castro, c’est à Abdelaziz Bouteflika (« impotent, grabataire et presque sénile ») que François Hollande a rendu visite.

Éric Zemmour note qu’à Cuba, c’est le frère de Fidel Castro, Raul, qui est aux manettes ; et qu’en Algérie, « ce sont les services secrets issus de clans familiaux qui dirigent tout, les mêmes depuis le FLN et la guerre d’indépendance« . Ce qui lui fait dire que « François Hollande aime les familles solides« .


Election présidentielle en Algérie : la corruption au pouvoir

Election présidentielle en Algérie : la corruption au pouvoir

19/04/2014 – ALGER (NOVOpress via Kiosque courtois)
Jeudi, les Algériens étaient appelés à élire un nouveau président parmi les six candidats, dans un climat de tension palpable. Plusieurs incidents ont éclaté dans plusieurs villes du pays : des bureaux de vote ont été saccagés, au sud‑est d’Alger. Des affrontements violents ont même éclaté entre des jeunes et la police dans le nord‑est du pays.

Ces élections se sont exportées également en France, où environ 815 000 Algériens se sont inscrits sur les listes électorales, sur les cinq millions vivants en France.

Le président actuel Bouteflika (photo), favori de l’élection, a été réélu avec plus de 81 % des voix. Son principal adversaire, l’ex‑Premier ministre Ali Benflis, l’accuse de fraude électorale…
Pourtant, Bouteflika fait l’objet de nombreuses critiques. A raison, car ses trois mandats ont été marqués par d’innombrables affaires de corruption.

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Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

11/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Lundi 7 avril avaient circulé sur les réseaux sociaux des photos représentant tracts et affiches sur la campagne électorale algérienne, à Paris. Quelques élus avaient alors condamné ces actes. Une condamnation, c’est bien. Seulement, le mal perdure dans les mentalités et nos rues restent recouvertes par les affiches critiquées ou condamnées.

Lors de la campagne pour les municipales, Anne Hidalgo avaient par exemple fustigé le collage sauvage des équipes de Nicolas Miguet puis demandé à ce que les services de propreté les retirent mais plusieurs semaines après, elles demeurent. Quelques vérifications s’imposaient.

A Barbès, peu d’affiches dans les rues mais bon nombre d’individus désœuvrés traînaient sans même maîtriser la langue française (n’étant pas capable d’expliquer clairement des itinéraires). Constat encore plus alarmant à la sortie du métro Belleville. A deux pas des escaliers se trouvaient des affiches d’Ali Benflis, un des candidats algériens. Puis, à l’angle de la rue des Maronites, les pro-Bouteflika avaient également placardé des affiches de leur candidat Abdelaziz Bouteflika.

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L’Algérie, ce pays cher à nos cœurs, et à nos bourses

L’Algérie, ce pays cher à nos cœurs, et à nos bourses

17/01/2014 – 15h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Nous avons publié hier l’analyse de Bernard Lugan sur les rapports entre la politique intérieure algérienne et la nouvelle hospitalisation à Paris du président algérien Abdelaziz Bouteflika (photo), alors qu’il ne cesse de dénoncer, d’accuser et demander repentance à la France pour la colonisation de l’Algérie.

En France cette hospitalisation  (qui s’est terminée ce jeudi) soulève à nouveau un débat quant à la dette accumulée de la sécurité sociale algérienne vis-à-vis de notre pays, sécurité sociale algérienne qui est censée prendre en charge les opérations. Sa dette en France s’élève à trente-quatre millions d’euros. Les Français sont de plus nombreux à renoncer à se soigner faute de moyens, mais on n’exige pas le remboursement de la dette hospitalière de l’Algérie…

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Vu sur Twitter

Les Hôpitaux de Paris tournent à plein régime

Publié le
Autour de la nouvelle hospitalisation d’Abdelaziz Bouteflika en France, par Bernard Lugan

Autour de la nouvelle hospitalisation d’Abdelaziz Bouteflika en France, par Bernard Lugan

Hospitalisé en France – au Val de Grâce -, du 27 avril au 16 juillet 2013, puis à nouveau depuis le lundi 13 janvier 2014, le président algérien Abdelaziz Bouteflika (photo) aura donc privilégié les hôpitaux militaires de l’ancien colonisateur qu’il ne cessa pourtant à aucun moment de dénoncer, d’accuser et d’acculer à la repentance.

Alors qu’au mois de novembre 2013 le FLN l’a désigné comme son candidat lors des élections présidentielles du mois d’avril 2014, à moins de quatre mois du scrutin, l’on ne sait toujours pas s’il sera physiquement et intellectuellement en mesure de briguer un 4° mandat.

Son véritable état de santé est caché à l’opinion algérienne parce que les clans régionaux et politiques qui se partagent les fruits du pouvoir ne se sont toujours pas mis d’accord sur sa succession.

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