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Réforme du collège : l’avenir de nos enfants, entretien avec Ludovine de La Rochère (Présent 8360)

22/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
En pointe contre la révolution anthropologique en cours (attaques contre le mariage, GPA, PMA…), la Manif pour tous serait particulièrement à même de faire entendre sa voix – celle des millions de Français qui ne veulent pas hypothéquer l’avenir de leurs enfants – sur la réforme du collège.

La grogne monte contre cette nouvelle réforme qui enfonce un peu plus le clou de la déconstruction et du grand effacement. Là encore, c’est l’avenir de nos enfants que l’on attaque. La Manif pour tous se sent-elle concernée par ce sujet ?
Bien entendu. Il y a d’ailleurs une continuité saisissante entre la déconstruction de la filiation biologique et celle de la filiation culturelle. On s’attaque à la transmission, à la mémoire, ce qui est évidemment défavorable à l’éducation et à l’avenir des enfants. C’est un sujet important et je pense que les Français sont susceptibles de se mobiliser. Il est en outre clair que famille et éducation vont de pair. À ce jour, la Manif pour tous conserve sa pleine liberté sur ce sujet, sans rien laisser présager de l’avenir.8360-Chard

Voilà une nouvelle réforme qui est mise en œuvre sans aval démocratique (le vote de la loi de programmation Peillon n’a, en son temps, suscité aucun vrai débat). Que vous inspire cette méthode qui devient une habitude du pouvoir en place ?
Ce sont toujours les mêmes procédés, qui consistent à mépriser la vox populi. En effet, une grande partie de la majorité parlementaire croit savoir mieux que les Français ce qu’il leur faut : c’est pourquoi l’opinion de nos concitoyens n’a aucune importance à leurs yeux. En outre, ils veulent intervenir dès le plus jeune âge, donc à l’école, pour modeler les générations à venir selon leurs vues. Paradoxalement, selon eux, il faut contraindre nos concitoyens pour les « libérer » de tous les « déterminismes », en particulier familiaux, sociaux, intellectuels… Nous avons connu cela avec la loi Taubira et nous le vivons actuellement pour la GPA et la PMA « sans père », pour lesquelles le pouvoir politique a transféré son pouvoir aux juges, brisant toute validation démocratique.

La réforme Peillon-Vallaud-Belkacem n’est pas à proprement parler révolutionnaire, elle est le dernier fruit de quarante années de pédagogisme destructeur, qui s’est épanoui sous des gouvernements de gauche comme de droite. N’y a-t-il pas ici un défi à relever ?
La droite – pour une large part en tout cas – paraît encore terrifiée à l’idée d’aller à l’encontre de la domination culturelle de la gauche. Elle n’arrive pas à reprendre la main. Elle a d’ailleurs contribué à cette œuvre de déconstruction, par peur, par démagogie. Elle n’a pas encore compris l’importance d’un positionnement clair sur ce sujet. Elle demeure extrêmement complexée. Il y a pourtant urgence à exprimer une opposition respectueuse, mais ferme et à poser les bases d’une véritable refondation de notre système d’éducation.

Le ministre de l’Éducation voit dans sa réforme un espoir pour les classes défavorisées. Que lui répondez-vous ?
La gauche et l’extrême-gauche ne sont pas intéressées par le réel, c’est-à-dire par ce que vivent les Français : ils restent dans des postures idéologiques sur ces sujets, alors que les faits attestent de l’ampleur grandissante et alarmante des difficultés de l’institution scolaire. L’ascenseur social n’a jamais aussi mal fonctionné que sous la domination d’un pédagogisme absurde et de l’obsession égalitariste. Ne cherchant pas à se mettre à la place de l’enfant, ils appliquent des méthodes qui, visiblement, ne lui conviennent pas et, en plus, ils veulent encore en ajouter dans ce sens. Ils préfèrent le nivellement par le bas plutôt qu’un système qui tire vers le haut tous les élèves, et donc aussi les moins à l’aise à l’école. Nous sommes, encore et toujours, dans l’idéologie, comme nous l’avons constaté lors des récentes et récurrentes attaques contre la famille : dans tous les cas, les enfants en seront les victimes.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

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Taubira, après le mariage, c’est transgenre pour tous ?

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La réforme des collèges vue de l’intérieur

21/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Annie Genevard a publié dernièrement sur FigaroVox une tribune-choc consacrée à l’éducation nationale. Au menu, la réforme des collèges vue de l’intérieur. À lire !

Elle connaît les rouages l’Éducation Nationale. Annie Genevard est professeur de lettres classiques, députée membre de la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée Nationale et membre du Conseil Supérieur des Programmes (CSP). Cette instance a contribué à la réforme des collèges prévue pour 2016. Annie Genevard explique son hostilité à ce projet et aux choix idéologiques qui le sous-tendent : l’abaissement général du niveau, l’uniformisation par le bas… au détriment des élèves les plus défavorisés

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette mauvaise réforme que de favoriser ainsi ce que l’on prétend combattre.
Il faut développer ce qui a fait ses preuves, et d’autre part, encourager l’effort, l’excellence, le goût de la réussite qui sont les fondements de la méritocratie républicaine.

Elle nous détaille aussi ce à quoi nous avons échappé, « comme le recours dès la maternelle aux langues de l’immigration », « favoriser la parité dans le choix des auteurs de littérature » ou encore

l’idée de mettre sur le même plan historique ce que l’on appelait autrefois les invasions barbares, la colonisation ou l’immigration de travail du XXe siècle pour accréditer l’idée que tous les Français seraient le produit de ces « mouvements migratoires » : une analyse historiquement fausse et politiquement explosive. »

Elle détaille également les aberrations de la gestion de l’Éducation Nationale,

la structure la plus nombreuse en salariés au monde, ne dispose pas d’une gestion des ressources humaines.

Enfin, elle se prononce pour une vraie indépendance du Conseil supérieur des programmes. Cette institution censée être indépendante « tout en étant placé auprès du ministre de l’Éducation, quelle ambiguïté ! Son Président est en réalité en relation étroite avec le Cabinet, lequel inspire parfois de mauvaises décisions… ».

Crédit photo : UMP via Flickr (CC)

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Mariage gay : l’étude américaine était une imposture

21/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Une étude américaine prouvait qu’il suffisait qu’un homosexuel parle 22 minutes à un opposant au mariage gay pour le faire changer d’avis. Pas de chance, c’était un bobard de A à Z !

« Qu’est-ce qui différencie un militant de La Manif pour tous et son voisin favorable au mariage gay ? Vingt-deux minutes de discussion avec un homosexuel. Cette affirmation n’a rien d’une boutade. C’est la conclusion d’une étude publiée dans l’éminente revue américaine Science, jeudi 11 décembre, au terme d’une enquête méticuleuse conduite en Californie à l’été 2013 ». Voilà ce qu’annonçait triomphalement Le Monde, sous la signature de Nathaniel Herzberg, le 12 décembre dernier.

L’étude, cosignée par un doctorant en sciences politiques à la très gauchiste université de Californie à Los Angeles (UCLA), Michael LaCour, et un professeur à Columbia, Donald Green, affirmait reposer sur un échantillon de 9 500 personnes, résidant dans le comté le plus conservateur de la Californie. Parmi ceux (un tiers de l’échantillon) qui recevaient la visite « d’un militant de la cause homosexuelle, soucieux de défendre le mariage gay », le taux de soutien à celui-ci augmentait de manière spectaculaire. Mieux, le changement d’opinion se révélait durable plusieurs semaines et même plusieurs mois après, à condition que le militant se fût déclaré lui-même homosexuel – si c’était un hétérosexuel militant pour le mariage gay, ça ne marchait pas !

Toujours plus fort, « les politologues ont aussi mesuré un effet de contagion : lorsque l’opposant au mariage gay a eu une conversation avec un militant homosexuel, il en a parlé avec les autres résidents du foyer, qui ont aussi changé d’avis. (Cette contagion n’est pas advenue lorsque le bénévole était hétérosexuel) ».

On imagine l’enthousiasme dans les médias libéraux, d’abord aux États-Unis, puis en France : c’est bien le cas de parler de contagion. Quelles perspectives radieuses ne s’ouvraient-elles pas à la cause progressiste ! « LaCour, promettait le journaleux du Monde, entend d’ailleurs adapter le dispositif à d’autres sujets controversés, comme le droit à l’avortement ou la situation des immigrés illégaux ». « L’idée, expliquait-on chez Slate, est notamment d’envoyer des bénévoles qui parlent de leur avortement ou de l’avortement de leurs proches. Comme pour le mariage gay, c’est la connexion personnelle et émotionnelle qui peut faire toute la différence ».

Las, comme l’explique le très sérieux site Retraction Watch spécialisé dans la fraude scientifique, des chercheurs qui ont tenté de reproduire l’étude de LaCour et Green ont constaté des anomalies troublantes. Ils se sont alors mis à enquêter. Au fur et à mesure, tout l’édifice s’est effondré. La société de sondages censée avoir fourni les données a déclaré qu’elle n’en avait jamais entendu parler et qu’elle n’aurait même pas eu les moyens de mener un travail de ce genre. Il a finalement été établi que l’enquête n’avait jamais eu lieu et que l’on avait affaire à une mystification pure et simple.

Le Professeur Green a lui-même demandé à Science de retirer son article, expliquant qu’il avait été trompé par son jeune et ambitieux co-auteur – lequel, sur la base de son « travail », était juste sur le point d’être recruté comme professeur assistant à l’université de Princeton. Les journaux américains qui avaient fait bruyamment écho à la pseudo-enquête, tels le New York Times ou le Huffington Post, ont commencé à publier des correctifs. Nous verrons bien le temps qu’il faudra, cette fois, pour que leurs confrères français les imitent.

La grande rééducation des réactionnaires risque en tout cas de se révéler plus difficile que prévu. Heureusement qu’il reste le bon vieil hôpital psychiatrique

Flavien Blanchon

Crédit photo : heather buckley via Flickr (CC) = Brighton Pride 2014

Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : « La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! »

Réforme de l’éducation : la hantise des tenants du pédagogisme ? Le roman national !

Source : Boulevard Voltaire
Alain de Benoist livre son analyse de la réforme de l’Education nationale : comment les iconoclastes veulent détruire la mémoire pour créer un homme nouveau

La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins… Pourquoi cet acharnement ?

De quoi l’histoire est-elle le nom ? Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament. Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.
Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau : « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).
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Zohra Bitan : une ex du PS qui a ouvert les yeux

Pour ceux qui l’auraient loupé, un entretien passionnant avec Zohra Bitan sur Belle et Rebelle. La gauche, la forfanterie du PS, l’identité nationale, le business de l’antiracisme, l’immigration, le racisme anti-blanc, elle aborde tout avec une honnêteté que l’on n’est plus guère habitué à rencontrer.

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Droite, gauche, même collège (Présent 8358)

20/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Au-delà des polémiques, un demi-siècle d’idéologie

8358-UneLa droite libérale en général et l’UMP en particulier s’en prennent à la réforme des collèges et aux nouveaux programmes que veut imposer le pouvoir, c’est de bonne guerre, l’opposition que peut-elle faire d’autre que s’opposer ? Mais là encore, c’est un trompe-l’œil : entre la droite libérale et la gauche socialiste, il n’y a pas rupture mais continuité.

Cela est éminemment vrai de l’éducation où libéralisme et socialisme révèlent, là aussi, leur gémellité. Il peut y avoir désaccord ponctuel çà et là et modifications cosmétiques, mais leur vision de l’école se déploie dans le même « cercle de la raison » pédagogique et idéologique dont la matrice est le collège unique qu’un ministre de Giscard, René Haby, mit en œuvre en 1977. Cela dans la continuité du plan Langevin-Wallon, du nom de deux universitaires communistes qui furent chargés par le gouvernement du général de Gaulle de « démocratiser l’enseignement » dans le cadre du programme du Conseil national de la Résistance. Leur plan prévoyait un tronc commun pour les élèves de 11 à 15 ans par l’unification des programmes des cours complémentaires, collèges et lycées. C’était la première mouture du « collège unique », la droite n’a rien inventé…

L’égalitarisme forcené de Najat Vallaud-Belkacem entraînant le nivellement par le bas en est le dernier avatar. Mais aucun ténor libéral n’a remis ni ne remet en cause ce collège unique. Bruno Le Maire le souhaite « diversifié », François Bayrou, alors ministre de l’Éducation nationale voulait un collège unique « mais pas uniforme », un de ses successeurs, Luc Chatel disait clairement : « Sur le principe, je ne suis pas favorable à la suppression du collège unique, qui est une vraie avancée. »
L’idée de René Haby était qu’en regroupant tous les élèves, sans distinction, entre la 6e et la 3e, avec le même programme on allait démocratiser l’enseignement, ce collège devenant un « levier de l’égalité des chances ». Le postulat utopique étant celui-ci : en mettant tous les enfants sur la même ligne de départ, tous arriveront au même endroit au même moment.
C’était oublier que, si tous les hommes sont égaux en dignité, ils ne le sont pas en aptitudes, tous les collégiens ne sont pas aptes à poursuivre des études secondaires. Alors, pour ceux-là, on a abaissé le niveau d’exigences dont ont pâti les autres. C’est à ce moment-là que l’apprentissage s’est effondré.

Cette dérive égalitaire a abouti au diplôme pour tous, Jean-Pierre Chevènement souhaitant que 80 % d’une classe d’âge obtiennent le baccalauréat, nous y sommes, ou peu s’en faut, et il n’y a jamais eu autant de bacheliers chômeurs. Dans sa volonté de développer « l’égalité des chances » en supprimant les matières et les filières jugées « élitistes », Najat Vallaud-Belkacem ne fait donc que développer la funeste logique qui prospère dans l’enseignement depuis la Libération, sous tous les gouvernements de droite ou de gauche. Les apparatchiks syndicaux et les pédagogues rousseauistes y veillent, qui cogèrent l’école dans notre pays ; les ministres passent, eux restent.
L’UMP, par la voix de Luc Chatel, a promis qu’elle abrogerait les programmes nouveaux quand elle serait de retour aux affaires… comme elle avait promis d’abolir le Pacs et les 35 heures. Si elle n’en fait jamais rien, ce n’est pas d’abord par lâcheté mais par complicité idéologique.

Guy Rouvrais

Crédit photo : lunavorax via Flickr (CC)

Saint-Nicolas du Chardonnet

Procès pour injures raciales : Y’a bon l’abbé, y’a pas bon Taubira

20/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
« Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira » scandait l’abbé Xavier Beauvais, lors d’une manif. L’ecclésiastique a été relaxé mardi des poursuites pour injure raciale dont il faisait l’objet, à l’égard de la Garde des Sceaux Christiane Taubira
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Banania

Chocolat en poudre Banania

C’est lors d’une manifestation contre la christianophobie, organisée en 2013 par le mouvement Civitas que l’ancien curé de la paroisse de Saint-Nicolas du Chardonnet (Ve) s’était laissé aller à un jeu de mots qui n’a pas eu l’heur de plaire au Garde des Sceaux. Poursuivi pour injure publique raciale, il risquait une amende de 3 000 euros.

Il a plaidé l’innocence, arguant que ne possédant ni télévision, ni téléphone portable, ni ordinateur, il ne pouvait connaître la connotation prétendument raciste du slogan « Y’a bon Banania ». L’abbé a expliqué qu’il avait tout simplement voulu mettre en opposition l’image familiale, véhiculée durant des décennies par le célèbre chocolat en poudre, à « celle de la destruction de la famille, que représente à ses yeux la loi Taubira sur le mariage homosexuel ».

Les juges ont estimé que l’abbé Beauvais avait connu « l’époque où le slogan incriminé ne faisait l’objet d’aucune controverse et était associé à un produit populaire présent dans quasiment tous les foyers français ».

L’ecclésiastique, aujourd’hui responsable de la paroisse Saint-Pie X de Marseille n’était donc pas « nécessairement informé » que « la formulation retenue est non seulement critiquée depuis quelques années par plusieurs associations en raison de ses relents colonialistes et des stéréotypes racistes qu’elle véhiculerait, mais interdite depuis un arrêt de la cour d’appel de Versailles du 19 mai 2011 ».

Crédits photos :
Jay Pitsby via Flickr (CC) = Banania
Wally Gobetz via Flickr (CC) = église Saint-Nicolas du Chardonnet

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Islamisation : deux mosquées à Mantes-la-Ville ? (Présent 8356)

19/05/2015 (NOVOpress)
Islamisation : le premier maire FN des Yvelines et d’Ile-de-France, Cyril Nauth, se trouve confronté à deux projets d’installation de mosquées dans sa commune. Mantes-la-Ville deviendra-t-elle Mantes-les-Deux-Mosquées ?

Découvrez-vous aujourd’hui ces deux projets de mosquées ?
Découvrir est un bien grand mot. Mon prédécesseur, Monique Brochot, a élaboré un projet de lieu de culte musulman pendant la campagne électorale des municipales. Il s’agissait d’installer une salle de prière dans l’ancienne trésorerie, qui appartient à la communauté d’agglomérations (CAMY), afin de remplacer la salle de prière de la rue Salengro, qui pose des problèmes d’exiguïté et de salubrité. Le montage était le suivant : la CAMY vendait les locaux à la commune de Mantes-la-Ville et celle-ci les revendait à l’Association des Musulmans de Mantes-Sud (AMMS).8356-P1
Ma victoire a modifié la donne. J’ai refusé de signer l’acte de vente qui était prévue le 15 mai 2014, un mois après les résultats. Depuis, la situation n’avait pas évolué. Or j’ai appris il y a quelques jours, en même temps que tout le monde, que le préfet des Yvelines, Érard Corbin de Mangoux, a écrit au président de la CAMY pour lui demander de se saisir à nouveau du dossier et d’éventuellement vendre la trésorerie à l’AMMS, sans passer par la mairie de Mantes-la-Ville. Selon le préfet, en l’état actuel des choses il y a un risque de troubles à l’ordre public : l’ancien lieu de culte, celui de la rue Salengro, est toujours occupé par l’association musulmane, illégalement puisqu’il y a une procédure d’expulsion.

Que va-t-il se passer maintenant ?
La vente de l’ancienne trésorerie est censée passer en délibération lors du prochain conseil communautaire, qui a lieu mardi soir. Personnellement, d’ici là j’aurai rencontré le président de la CAMY, Paul Martinez, pour lui demander de retirer, provisoirement ou définitivement, cette délibération. J’ai plusieurs arguments à faire valoir que j’ai déjà notifiés par courrier à tous les conseillers communautaires (sachant qu’ils sont quatre-vingts élus, dont sept élus Front national, ceux-ci tous de Mantes-la-Ville).

Et le deuxième projet ?
Un des arguments du préfet est qu’il n’y a pas d’alternative au projet de l’AMMS. Mais une autre association, El Fethe, annonce avoir en vue un local pour un lieu de culte. Il faut savoir qu’El Fethe est en conflit avec l’AMMS, laquelle a été créée, manifestement, afin de rabattre des voix musulmanes vers le vote socialiste : plusieurs membres de l’AMMS étaient sur la liste de la candidate socialiste, dont la volonté de bénéficier d’un vote communautariste musulman était manifeste. Le projet d’El Fethe poserait moins de problèmes a priori que le projet de l’AMMS. La trésorerie sur laquelle l’AMMS a jeté son dévolu est située à côté d’un cimetière, sur un des axes de la ville et en face d’une des principales salles des spectacles : on déplace le problème. D’autres élus avaient émis des réserves, le Front national n’a fait que dire les choses de façon plus directe et plus virile. Le projet d’El Feth sera étudié, mais, dans un premier temps, mon objectif est d’empêcher la vente de la trésorerie.

Comment réagissent les Mantevillois ?
Le Parisien a titré : « La ville FN pourrait accueillir deux mosquées. » C’est provocateur. Après tout, il est possible qu’aucun des projets n’aboutisse… J’espère que le président de la CAMY saura nous écouter. Il a obéi au doigt et à l’œil du préfet : il reçoit le courrier le 11 mai et la question est mise à l’ordre du jour du 19 ! Jusqu’à maintenant, le président de la CAMY m’avait assuré qu’il ne vendrait jamais directement la trésorerie à l’AMMS, parce qu’il avait pris note de mon opposition et qu’il était respectueux de la démocratie. Qu’il ne contraindrait aucun maire, quel que soit le projet. Tout le monde l’admet : cette histoire de salle de prière a joué un grand rôle pendant la campagne des municipales et a été déterminante dans la victoire d’un candidat FN. Les Mantevillois étaient hostiles à ce projet. Imposer ce projet de mosquée un an après les élections serait odieux et scandaleux.

Entretien avec Cyril Nauth, propos recueillis par Samuel Martin

L’Église protestante unie de France ouvre la bénédiction aux couples homosexuels

19/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Le principal courant protestant ouvre la voie à une reconnaissants des couples homosexuels

Ce dimanche 17 mai avait lieu la journée mondiale contre l’homophobie. Et c’est en ce jour que l’Église protestante unie de France (EPUdF), qui incarne le courant historique du protestantisme français, a adopté la possibilité de bénir des unions homosexuelles. Le mariage n’est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple.

…Si certaines personnes venaient nous demander une bénédiction après s’être mariées en mairie, il nous fallait pouvoir apporter une réponse. Nous avons donc organisé un débat, pas sur l’homosexualité, mais sur la manière de répondre à ces demandes.
Pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF)

L’EPUdF, qui incarne le courant historique du protestantisme français, qui rassemble également les luthériens, et les réformés, revendique 110 000 membres actifs parmi 400 000 personnes faisant appel à ses services.
Sur la centaine de délégués réunis à Sète, 94 ont voté en faveur de cette décision. Ce vote donne la possibilité aux 500 pasteurs membres de cette branche protestante de bénir des unions homosexuelles, sans pour autant obliger ceux qui y sont opposés.
Une autre église protestante avait déjà pris cette décision, il s’agit de la Mission populaire évangélique, bien plus petite que l’EPUdF. La décision ne fait toutefois pas l’unanimité dans le milieu protestant français, à l’image du Conseil national des évangéliques de France (Cnef), qui s’est déclaré consterné par un tel vote. En toute bonne logique, cette situation devrait rendre plus difficile le dialogue œcuménique entre catholiques et protestants.

Crédit photo : Bernard O via Flickr (CC) = temple protestant du Carla-Bayle (Ariège)


Charlie Hebdo

Charlie Hebdo explose en vol

Source : Ojim
L’ambiance à Charlie Hebdo est désormais pire qu’à Wall Street ! Trois mois après l’immense succès du « numéro des survivants » du 25 février dernier, la rédaction succombe au « poison des millions » et se déchire, chacun voulant sa part du grisbi.

Ainsi la journaliste Zineb El Rhazoui, membre du collectif contestataire récemment créé au sein de la rédaction, a-t-elle été convoquée le 13 mai pour un entretien préalable à un licenciement pour faute grave, sans que l’on sache pour le moment quelle est la nature exacte de cette faute grave. D’ici là, elle est mise à pied.

La journaliste s’est déclarée « choquée et scandalisée qu’une direction qui a bénéficié d’autant de soutien après les attentats de janvier fasse preuve d’aussi peu de soutien envers un de ses salariés, qui est sous pression comme tous dans l’équipe et fait l’objet de menaces ». Elle a reçu le soutien de l’urgentiste Patrick Pellous, chroniqueur à Charlie, qui a estimé que « convoquer des membres de l’équipe qui sont encore dans des souffrances incroyables, c’est méchant et déloyal ».
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gpa

Philippe Gosselin sur la GPA: “Nous y sommes, ce n’était pas un fantasme”

17/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Trois enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l’étranger vont être inscrits à l’état civil. Le tribunal de grande instance de Nantes a, en effet, donné raison mercredi dernier, aux parents.
Le TGI condamne également le parquet à rembourser les frais d’avocats des trois familles requérantes à hauteur de 1000 euros.
Les magistrats ont suivi les arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans de précédents dossiers similaires.

Il s’agit d’un véritable scandale car cette décision apparaît tout simplement comme une porte ouverte à la légalisation de la GPA.



TextO’ : Philippe Gosselin : "Nous y sommes, ce… par Lopinionfr

GPA : au Royaume-Uni, elle porte légalement le bébé de son fils

GPA : la décision du tribunal de Nantes relève du déni de justice à l’égard des enfants

17/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via Figarovox)
Le tribunal de grande instance de Nantes a condamné le parquet à transcrire à l’état civil les actes de naissance de trois enfants nés par gestation pour autrui à l’étranger. Aude Mirkovic, Maître de conférences en droit privé et auteur de PMA-GPA – Après le mariage pour tous, l’enfant pour tous?, décrypte cet arrêt.

Combien de temps les Français vont-ils supporter de se voir imposer, à petits pas, la gestation pour autrui? La location d’utérus dans le Tiers-monde va-t-elle se pratiquer encore longtemps avant que le gouvernement ne réagisse? Manuel Valls affirmait en octobre dernier que «le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA» (La Croix, 3 octobre 2014). Pourtant, ce gouvernement persiste depuis dans un mutisme coupable alors que la justice est prise à parti par ceux-là mêmes qui ont enfreint la loi française pour se procurer un enfant au moyen de la GPA à l’étranger, qui ont, délibérément, placé l’enfant dans une situation juridiquement bancale avant de s’indigner de cette situation qu’ils ont eux-mêmes suscitée pour parvenir à leurs fins.

(…)

L’honneur du droit français eut été de résister à la jurisprudence irresponsable de la cour européenne qui, sous prétexte de protéger la vie privée des enfants, entérine la nouvelle forme de traite dont ils sont victimes. En effet, que la mère porteuse vende l’enfant ou qu’elle le donne, l’enfant est traité comme un objet de propriété car on ne peut donner ou vendre que ce qui nous appartient. Or, précisément, le code pénal définit l’esclavage comme le fait d’exercer à l’encontre d’une personne l’un des attributs du droit de propriété (art. 224-1 A). Les bonnes intentions ne changent pas le contenu du contrat de GPA qui prévoit la fabrication et la remise de l’enfant, et planifie à cette fin une situation d’abandon objectivement infligée à l’enfant séparé de sa mère de naissance, quand bien même il serait immédiatement accueilli et choyé.

La suite sur FigaroVox.


Première condamnation d’un terroriste Français pour actes commis à l’étranger

15/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le djihadiste français Gilles Le Guen condamné à 8 ans de prison ferme

Gilles Le Guen, 60 ans, avait été interpellé en avril 2013 par les forces françaises présentes à Tombouctou (Mali), dans le cadre de l’opération Serval, alors qu’il se trouvait dans un pick-up bourré d’explosifs. Remis aux autorités maliennes, il avait été extradé puis immédiatement arrêté à son retour en France. Il a écopé hier de 8 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir rejoint le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali de 2012 à 2013. Il était notamment apparu sur plusieurs vidéos de propagande de ce groupe.
Cette condamnation est une grande première en France. Pour la première fois, un citoyen a ainsi pu être jugé et condamné pour des soupçons d’actes terroristes à l’étranger ou pour y être parti s’entraîner, comme le permet une loi votée fin 2012.



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Le paradoxe de la mémoire culpabilisante de l’esclavage

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Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Pendant de nombreuses années, Robert Ménard a été l’homme que l’on désirait inviter sur les plateaux télés. Sa fréquentation était recherchée voire même espérée. En tant que fondateur et président de Reporters sans frontière, sa voix était écoutée et ses actions étaient suivies avec le plus grand intérêt. Son combat s’est toujours résumé à défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression. De ce fait nul ne pouvait contredire Monsieur Ménard. Sur les cinq continents, il fut amené à faire entendre la conception qu’il avait du métier de journaliste. Digne héritier de Voltaire et du Siècle des Lumières, il ne transigea jamais avec cet objectif.

Sur sa fin de carrière, réussie à plus d’un titre, et suite à des retours prolongés sur notre territoire, il prit du recul avec son milieu professionnel et ouvrit réellement les yeux sur la réalité politique, sociale et démographique de notre douce France et cet instant fut probablement vécu comme un choc. Les années 2000 furent sans aucun doute une révélation lui faisant comprendre que ce pourquoi il avait combattu toute sa vie n’existait plus chez lui.

Son pays était devenu un lieu où le politiquement correct pouvait envoyer des individus devant les tribunaux, où les nouveaux censeurs d’une République à l’agonie pouvaient décider arbitrairement qui avait droit à la parole et qui devait être ostracisé sans aucun moyen de défense. Cette analyse explique en grande partie l’engagement récent de Robert Ménard. La pensée unique qui tenaille les libertés individuelles, née de l’idéologie progressiste libérale, implique, comme nous le dit Jean-Claude Michéa dans son ouvrage Les Mystères de la Gauche, à déconstruire, « à désinstaller, une à une, toutes les traces et toutes les racines du passé ou à défaut, à ne devoir s’en souvenir que sur le mode religieux de la repentance. »

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La GPA bientôt légalisée en Belgique

LA GPA s’infiltre en France via les tribunaux

15/05/2015 – SOCIETE (NOVOpress)
Officiellement, la GPA est interdite en France, mais sous la pression de Bruxelles et des lobbies, elle s’installe en douce.

La GPA, le gouvernement nous l’avait annoncé lors du passage en force de la loi dite du « mariage pour tous », est et restera illégale en France. Double langage typique d’une certaine gauche, qui savait parfaitement que l’interdiction serait contournée. Que faire en effet d’enfants nés par GPA à l’étranger ?
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a déjà tranché pour nous en 2014, condamnant la France dans deux affaires de refus de retranscription d’actes d’état civil pour des enfants nés par GPA aux États-Unis. La Cour rappellait la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant sur l’intérêt général, soulignant que si la France a le droit d’interdire la GPA sur son territoire, elle ne peut pas porter atteinte à “l’identité” des enfants nés de mères porteuses à l’étranger en refusant de les reconnaître.
En octobre, le premier ministre Manuel Valls avait assuré que la reconnaissance des enfants nés par ce procédé resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH.

Vœu pieux, comme le montre le récent jugement rendu par le TGI de Nantes. S’appuyant sur la jurisprudence de juin 2014 de la CEDH, il a donné raison mercredi à trois familles en enjoignant au procureur de la République de cette ville la transcription sur les registres d’état-civil des actes de naissance de trois enfants nés par gestation pour autrui (GPA) en Ukraine, en Inde et aux États-Unis.

« Derrière ces trois lettres, GPA, se cache un scandale que la France, patrie des droits de l’homme, doit combattre et non avaliser par l’intermédiaire des tribunaux »

a réagi de son côté dans un communiqué la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.


De l’identité… Par Renaud Camus

Renaud Camus : “Si Godefroy de Bouillon voyait ça !”

Source : Boulevard Voltaire – « Si Godefroy de Bouillon voyait ça ! »
Il faut de toute urgence une autre force, dont l’antiremplacisme, le refus du changement de peuple, le non au Grand Remplacement, soit à la fois la fin, le moteur et le principe fédérateur.

Avez-vous prêté attention aux élections britanniques, la semaine dernière ? Vous avez raison, c’était fascinant. Fascinant et désespérant. Fascinant parce qu’insignifiant : rien.

Oh, il y a bien eu le coup de théâtre écossais, et je suis trop amoureux de l’Écosse, quoique très ami de l’Angleterre, pour ne pas y attacher un peu d’importance. Mais à part ça, Cameron, Miliband, Miliband, Cameron, un peu moins d’impôts de ce côté-là, un peu plus de service public de celui-ci, je ne dis pas que ça ne compte pas, au contraire, mais au regard de ce qui se passe… La disproportion entre la gravité des enjeux et la futilité des débats est proprement vertigineuse.

Voilà donc un pays qui, autant et plus que la France et que le reste de l’Europe, est soumis au Grand Remplacement, à la substitution ethnique et culturelle, au changement de peuple et de civilisation, à la colonisation précipitée. Sa capitale est déjà à moitié évacuée par les indigènes. On peut faire des dizaines de kilomètres dans le Grand Londres sans rencontrer rien, hormis des immeubles ou des maisons en ruine, qui rappelle l’Angleterre de Jeeves, de Passeport pour Pimlico, de Tueurs de dames ou de Miss Marple. Ailleurs, de derniers petits Anglais d’Angleterre sont obligés d’aller faire un tour à la mosquée, afin qu’ils puissent mieux s’intégrer à leur nouvel environnement. La propagande terroriste fonctionne à plein régime, le djihad recrute à tour de bras et nos bons amis déclarent à qui veut les entendre que dans quinze ou vingt ans, le Royaume-Uni sera un État islamique, où s’appliquera la charia. Je crois comprendre qu’en de certaines zones, elle s’applique déjà.

Et pour toute réponse à cette horreur : Cameron, Miliband, Miliband, Cameron (finalement ce sera Cameron). Rappelons que les élections législatives sont encore plus importantes en Grande-Bretagne qu’en France puisqu’elles tiennent lieu aussi de présidentielles, par définition exclues.

Il a bien été un peu question, durant la campagne, d’immigration, ainsi qu’il est convenu d’appeler l’invasion et le changement de peuple ; mais, absurdement, d’immigration européenne, pour l’essentiel, comme si c’était là le véritable problème. Encore prend-on bien soin d’appeler les Roms des Roumains, pour que la question ethnique n’ait pas l’occasion de montrer son visage maudit.

Les résultats d’UKIP et de Nigel Farage sont évidemment décevants, surtout en sièges, mais pour ma part je n’en pleure que d’un œil car leur combat me semble l’archétype de l’erreur sur la cible : l’immigration européenne, justement, l’Europe, Bruxelles, etc. Loin de moi de prétendre que rien n’est à critiquer de ce côté-là ; mais au regard de l’invasion en cours, de la conquête afro-asiatique, de la colonisation endémique du territoire, c’est parfaitement dérisoire.

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