Bernard Cazeneuve réunira demain les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

Bernard Cazeneuve va réunir les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

21/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinfromatioon)
Hier devait avoir lieu une réunion de la plus haute importance place Beauveau. Bernard Cazeneuve devait y rencontrer les patrons des grands opérateurs d’Internet. Suite à la mort des 700 clandestins en Méditerranée, cette réunion a été reportée à demain, mercredi 22 avril.

Cette réunion se place dans un contexte : celui du vote très prochainement à l’assemblée du projet de loi sur le Renseignement. Selon le ministre de l’Intérieur lui‑même, l’objectif est de trouver « Un accord sur une méthode d’action commune ». Bernard Cazeneuve sera accompagné d’Axelle Lemaire, le secrétaire d’Etat au numérique. De l’autre côté, tous les grands groupes du monde d’Internet devraient être présents : Google, Facebook, Apple, Twitter, Microsoft et l’Association française des fournisseurs d’accès et de services Internet.

Bernard Cazeneuve avait déjà rencontré ces interlocuteurs, il y a peu :

Le 21 février pour être exact. Bernard Cazeneuve s’était à l’époque rendu dans la Silicon Valley. A l’époque, un mois et demi après les attentats islamistes de Paris, le ministre s’était félicité du zèle mis en œuvre par ces grands groupes pour retirer les contenus « extrémistes ».

Des grands groupes privés qui pourraient confisquer à terme la liberté d’expression, comme l’Etat en fait

C’est en effet ce que ce genre de rencontres peut laisser prévoir. Dans ce cas, l’Etat semble avoir un rôle, si ce n’est dominant tout du moins moteur. Dans certains cas, les groupes privés s’accordent ce droit de censure. C’est le cas de Facebook, qui a récemment changé ses règles d’utilisation, en se réservant le droit de supprimer les contenus dits “inappropriés”. Contenus, dont la définition reste finalement assez floue…

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Les impressionnantes images GoPro de sorties dans l’espace

15/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
La NASA a publié la vidéo GoPro du travail récemment accompli par les astronautes en dehors de la Station Spatiale Internationale. Les images ont été prises au cours de deux sorties dans l’espace, le 25 février et le 1er mars dernier, pendant lesquelles les astronautes ont dû installer des amarrages pour de nouveaux vaisseaux américains. Avant la fin 2017, la NASA souhaite briser le monopole de la Russie dans la production de navettes spatiales, en achetant des vaisseaux à Boeing et SpaceX.


Entretien de Laurent Obertone pour l'Ojim sur « La France Big Brother »

Loi sur le renseignement : les opposants organisent une manifestation le 13 avril

11/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi sur le Renseignement sera examiné à partir du 13 avril 2015 à l’Assemblée nationale, un certain nombre de structures lancent un appel à manifester ce jour-là, à 12h30 place Edouard Herriot à Paris.

Parmi les principaux opposants au texte, on trouve notamment l’Observatoire des libertés et du numérique qui regroupe des acteurs comme la Quadrature du Net, Attac ou encore Amnesty International France. Cette manifestation doit permettre aux citoyens de montrer qu’ils refusent de céder à la logique de surveillance généralisée et sans garantie présentée comme indispensable par le gouvernement.

Dans un communiqué de presse, la Quadrature du Net pointe du doigt ce projet de loi liberticide :

Les méthodes de surveillance sont massives, le contrôle inconsistant. Le texte issu de la Commission des lois porte un déséquilibre liberticide : l’usage des techniques de surveillance est entre les mains de l’exécutif, sans contrôle solide. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, soi-disant garante des libertés, ne disposera ni des pouvoirs ni des moyens nécessaires pour accomplir sa mission. Le Premier ministre pourra toujours passer outre son avis, et elle ne pourra rien interrompre par elle-même. Le gouvernement se refuse à assurer un contrôle systématique et indépendant a priori des demandes des services et organise un contrôle a posteriori illusoire. La saisine du juge administratif restera aléatoire et la procédure asymétrique, les principes processuels fondamentaux cédant devant le secret défense.

Tous les citoyens sont concernés : non seulement parce que les méthodes relèvent de la surveillance de masse, mais aussi parce que le texte étend dangereusement le champ d’action des services spécialisés. La surveillance pourra s’abattre sur les mouvements sociaux et politiques, au titre de la « prévention des violences collectives » et sur tout citoyen ou mobilisation qui, dénonçant des pratiques industrielles néfastes, porterait atteinte aux « intérêts économiques ou industriels essentiels de la France ». Ce projet est une menace pour les libertés politiques et les mobilisations à venir.

Pour rappel, le 3 avril dernier, les opposants au texte avaient adressé aux parlementaires une « lettre ouverte aux traîtres à la République ». Dans ce texte, Laurent Chemla s’adressait aux élus de la République qui vont tentés d’autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen :

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c’est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir. En mettant (quel que soit l’enrobage sur le pseudo-anonymat des données recueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c’est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Un site dédié permet encore aux internautes contacter directement leur député pour l’inciter à ne pas voter cette loi.


Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Source : 20 Minutes.fr (extrait) – « Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ? »
Elles pourront, en théorie, tout savoir de nous, mais on en sait très peu sur elles. Les boîtes noires, dont le rôle sera de scanner le Web à la recherche de terroristes en puissance, sont l’un des dispositifs centraux du projet de loi sur le renseignement qui sera examiné à l’Assemblée à partir de lundi. L’un des plus contestés par les opposants au texte, également. Ce vendredi, sept hébergeurs de données informatiques français, dont les deux principaux OVH et Gandi, sont montés au créneau contre ces « boîtes noires aux contours flous » et ont menacé le gouvernement d’exil en cas d’adoption de la loi. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de ces systèmes de surveillance.


TV5 monde

La chaîne TV5 Monde piratée par des individus se réclamant de l’État islamique

09/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Ecran noir mercredi soir sur TV5 monde: la chaîne francophone a connu un black-out pendant 3 heures, piratée par des individus se réclamant de l’État islamique. Les sites et les réseaux sociaux de la chaîne affichaient également des revendications djihadistes. La diffusion des programmes a repris vers 1 heure, mais cette attaque prouve que l’État islamique maitrise aussi le cyberterrorisme. Selon Anthony Morel, spécialiste high-tech de BFMTV, Cybercalifate est “le bras armé de l’Etat islamique sur Internet”.

Pour le directeur de TV5 Monde, Yves Bigot, tout laisse à penser à une planification depuis plusieurs semaines :

Quand on travaille à la télévision et que l’on apprend que ses 11 chaînes sont en écran noir, c’est une des choses les plus violentes qui puissent vous arriver. Pour l’instant ce qu’on essaie de faire c’est d’analyser ce qui s’est passé. Comment cette cyberattaque très puissante a pu se produire alors qu’on a des firewall extrêmement puissant et certifiés. Ça nous donnera éventuellement la provenance de cette attaque.

Les djihadistes en ont profité pour menacer la France :

Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’État islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en (…) Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberjihad contre les ennemis de l’État islamique.

Accusant également François Hollande d’avoir commis «une faute impardonnable» en menant «une guerre qui ne sert à rien», les islamistes affirment également que le CyberCalipphate est «en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains».



Vu sur Twitter

Ce qu’il se passe en 1 minute sur Internet en 2015

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Comment l’État islamique a réorganisé son armée numérique sur Twitter

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Loi sur le renseignement : Vers une surveillance de masse en France ?

21/03/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Si le projet de loi sur le renseignement a été présenté comme une « avancée majeure de l’Etat de droit », il permettra surtout de mettre en place les bases d’une surveillance de masse de la population.

Le magazine 01Net s’est intéressé aux axes principaux de ce «Patriot Act» à la française qui sont susceptibles d’inquiéter les défenseurs des libertés que nous sommes. Outre une connexion directe aux réseaux pour recueillir des informations et documents en temps réel (correspondances, données de connexion, etc.), les autorités pourraient mettre en place une surveillance de masse par des algorithmes pour détecter les agissements suspects de terroristes. Mais, en pratique, cela pourrait concerner d’autres publics. La mise en place de “boîtes noires” sur les réseaux des opérateurs permettraient de surveiller aussi bien les emails, les SMS, les messages instantanés que les conversations.

La Quadrature du Net a vivement réagi dans un communiqué intitulé “Vague d’opposition au projet de loi « Surveillance »”:

La levée de boucliers unanime des acteurs de l’Internet, des associations de défense des libertés et des professionnels de la Justice contre le projet de loi sur le renseignement présenté en Conseil des ministres le jeudi 19 mars illustre de façon éclatante les dangers multiples de ce projet et la nécessité absolue de changer d’orientation, quand bien même le gouvernement tente de rattraper sa communication en proposant, a posteriori, un dialogue avec la société civile.


Vu sur Twitter

L’auteur de la liste anti-État islamique jette l’éponge

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Afrique du Sud

Afrique du Sud : 3389 blancs doivent prendre la porte de la compagnie d’électricité Eskom

10/03/2015 – JOHANNESBURG (NOVOpress)
Eskom, première compagnie sud-africaine d’électricité et dixième fournisseur au monde a reçu un ultimatum pour réduire son nombre d’employés blancs de 44,3 % au cours des cinq prochaines années. Cela signifie que 3 389 blancs devront prendre la porte. Cette demande fait partie du programme fédéral « Black Empowerment ».

Pendant des années Eskom a été poussée à n’engager que des non-blancs. La firme déclare d’ailleurs que c’est un souci majeur que de trouver des candidats non blancs assez qualifiés. Actuellement les cadres intermédiaires chez Eskom sont à 30 % blancs et à 21% pour sa main-d’œuvre qualifiée.

Parmi les 3 389 employés qualifiés de race blanche dont va se séparer Eskom, 1 081 sont des ingénieurs et des administratifs, afin d’améliorer sa politique de discrimination positive vers les hauts postes.

Ces détails proviennent du syndicat Solidarity  –  principale représentation des salariés en Afrique du Sud – qui précise que service public d’électricité reflétera alors la démographie nationale au 31 mars 2020.

“Selon ces objectifs, il y a environ 3 400, soit 44 %, d’employés de race blanche en trop chez Eskom. Les niveaux d’emploi qui seront les plus durement touchés sont ceux de spécialistes expérimentés et de cadres intermédiaires. Les syndicats doivent maintenant être consultés sur les nouveaux plans d’Eskom” a ajouté Dirk Hermann le directeur général de Solidarity.

“Nous sommes complètement abasourdis par ces nouvelles demandes. Eskom connaît actuellement une crise et nous, ainsi que d’autres syndicats, devons maintenant travailler avec eux sur ces mesures très agressives. On devait plutôt parler avec eux sur des solutions à trouver pour faire face à la crise actuelle. »

Solidarity a déclaré que les postes visés sont d’une importance cruciale pour Eskom qui doit déjà faire face à des plans sociaux en série.

« Sur les 3 400 blancs environ qui doivent partie, 3 200 occupent des postes critiques aux niveaux techniques et managériaux, » précise Hermann.

Eskom étalera son objectif de 2020 sur cinq ans, selon des objectifs annuels par type de d’emploi, ajoute Solidarity.

Citant la documentation d’Eskom, le syndicat a déclaré que la démographie provinciale pourrait également rentrer en compte lors de la détermination des postes.

“Dans le cas d’Eskom cela peut aggraver la perte de compétences techniques. La majorité des centrales électriques du groupe est située dans le Mpumalanga. Dans cette province les Africains noirs constituent 90,8 % de la population totale,” dit-il.

En supposant que 1 000 personnes travaillant dans une centrale électrique, cela signifierait que seuls d’entre eux 92 peuvent être Blancs ou Indiens.

Dans le Limpopo, où se trouvent de nouvelles centrales telles que celle de Medupi, 95,4 % des habitants sont des noirs africains. Dans ce cas seulement 46 employés pourraient être blancs ou Indiens par tranche de 1 000 salariés.

« La priorité absolue d’Eskom est que les lumières s’allument, » a déclaré le parti de la DA (Democratic Alliance – parti anti apartheid) dans un communiqué ce dimanche (9 mars).

« Jouer la carte de la victimisation raciale ne servira à rien pour justifier des dysfonctionnements qui au final, pénaliseront les sud-africains pauvres et pour la plupart noirs. Les plans sociaux sont désormais une réalité quotidienne et touchent durement les plus défavorisés et la DA demande à Eskom d’utiliser les compétences de tous ses ingénieurs pour trouver une solution aux difficultés actuelles au lieu d’aggraver le problème. ”

Le parti politique a cependant noté que l’Afrique du sud est confrontée à une grave pénurie d’ingénieurs. Le ministre des Sciences technologiques, Naledi Pandor, a récemment déclaré que malgré le nombre élevé d’étudiants inscrits chaque année en ingénierie, l’Afrique du Sud ne produit environ que 1 500 ingénieurs diplômés par an – dont seulement la moitié va travailler sur le terrain.

Le ministre a ajouté que la pénurie de professionnels en ingénierie signifie que nous n’avons pas assez professionnels disponibles pour les travaux en cours. Et cela ne tient pas compte des dernières instructions de ce gouvernement décidément très populiste.