Intelligence

Baisse du QI moyen en Europe : l’immigration de masse en cause ?

01/07/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Immigration de masse et baisse du QI moyen en Europe sont‑elles liées ? Le journal Le Monde a récemment relayé une étude menée en 2015 par deux spécialistes des neurosciences, Edward Dutton et Richard Flynn, respectivement finlandais et britannique et publiée dans la revue Intelligence, dirigée par le psychologue américain Rich Haier. Alors que le QI moyen des Européens a été en hausse convexe pendant quasiment tout le XXe siècle, on a assisté dans les années 1990 à une inversion de la courbe et, depuis une dizaine d’années, à une dégradation accéléré du QI moyen sur l’Europe entière.

Les deux chercheurs passent en revue un certain nombre de causes possibles. Ils évoquent ainsi le rôle des perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation, celui des drogues, douces ou dures, le déclin de l’éducation (l’« effet Belkacem » avant la lettre) ou encore la plus faible reproduction des personnes à QI supérieurs. Les deux chercheurs n’hésitent pas à pointer également l’arrivée massive de populations africaines sur le Vieux continent.

Leurs travaux confirment en cela une étude de 2013, réalisée par un chercheur danois qui a épluché les tests du service militaire dans son pays, montrant que le QI moyen des non‑Européens était de 86,3 contre 100 pour les Danois de souche.

En France, entre 1990 et 2009, le QI moyen est passé de 102 à 98, soit une baisse de 4 points en vingt ans, ce qui, écrit Le Monde, « est énorme ». Notons que le QI moyen poursuit sa croissance en Finlande, pays sans immigration de masse, que les tests Pisa placent d’ailleurs en tête des pays de l’OCDE en matière de performance des systèmes éducatifs.

Serge Latouche

Serge Latouche : « La décroissance veut retrouver le sens de la mesure »

10/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Serge Latouche, économiste, philosophe, contributeur historique de la revue du Mauss, est l’un des premiers théoriciens de la décroissance en France. En mai 2016, il a publié Les Précurseurs de la décroissance. Une anthologie (Le Passager clandestin). Il vient d’accorder un bel et long entretien à Philitt. Nous en reprenons cet extrait.

Latouche SurvivrePHILITT : Dans Survivre au développement, vous évoquez les mythes de la modernité. Quels sont-ils selon vous ?

Serge Latouche : La modernité, c’est d’abord un projet de société, pas un état de fait – comme le montre l’éternelle injonction « il faut se moderniser », c’est un processus. Les premiers modernes sont les penseurs des Lumières. Leur mot d’ordre a été l’émancipation. Mais l’émancipation de quoi au juste ? À quoi l’homme était-il soumis ? À trois choses : la transcendance, la révélation et la tradition. L’idée était que l’on vivait dans une société hétéronome où les hommes étaient soumis à différentes autorités : l’Église, le roi, les coutumes.

Les Lumières ont remis en question tout ce qui faisait l’Ancien Régime, autrement dit tout ce qui limitait, tout ce qui normait les choses. Certes, ces normes étaient arbitraires, mais les normes sont toujours arbitraires. Ces limites étaient questionnables et il fallait les questionner. Le problème, c’est que ce questionnement s’est fait au nom d’une instance nouvelle : l’individu. Or, l’individu est un mythe. Tous les mythes de la modernité découlent ensuite du mythe de l’individu, du mythe de l’illimitation, de la démesure et d’un troisième, le mythe de l’homme maître de la nature. Ils ont réussi à créer un individu qui n’est soumis ni au social, encore au moins transcendant, ni à l’ordre naturel, à une insertion dans le monde vivant.

Résultat : la démesure s’est installée. Toutes les sociétés avaient affaire avec la démesure, mais on s’efforçait alors de la limiter. Pour les Grecs, toute l’éducation avait pour but de domestiquer l’hybris. Sur le plan économique, l’hybris se traduit par l’illimitation de la production, la croissance sans limite, c’est-à-dire la destruction des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, l’illimitation de la consommation – puisque nous avons une production illimitée, il faut une consommation illimitée. Et comme nous avons une capacité d’absorption qui est elle-même limitée, naturellement il faut créer artificiellement des besoins, toujours plus de besoins artificiels. La conséquence c’est l’illimitation des déchets, de la pollution de l’air et de l’eau… La démesure représente un réel danger.

Quel rôle joue la décroissance dans ce problème moderne ?

Le principal message de la décroissance, c’est de retrouver le sens de la mesure, de se donner des limites. Ces limites seront forcément arbitraires et c’est pour cela que la décroissance est un projet démocratique. Car quelle est la seule instance qui peut avoir légitimité à dire la loi, la mesure, si l’on récuse la transcendance, la révélation et la coutume ? C’est le demos, le peuple assemblé, qui devra décider, avec le risque de se tromper, mais qui tranchera sur ce qui sera permis ou non, jusqu’à ce qu’un autre peuple décide de remette en question ces normes. On peut effectivement remettre en question les limites. On peut trouver normal un jour de refuser une chose et le lendemain dire que c’est arbitraire et négatif. On va déplacer la limite mais pas l’abolir, surtout pas.

Serge Latouche LivreLe projet de la décroissance tourne-t-il donc le dos ouvertement à la transcendance et à la coutume ?

Pas forcément. Le projet des Lumières se faisait au nom d’une instance transcendante, c’est pour cette raison qu’il a abouti à la société la plus hétéronome de l’histoire, une société soumise aux lois de l’économie, c’est-à-dire aux lois du marché et de la technoscience. Cette remise en question de la modernité a provoqué un déplacement. Elle se faisait au nom de la déesse raison, qui est une instance transcendante dont le seul contenu solide qu’elle s’est donnée est la rationalité économique. On voit bien que la rationalité économique est totalement ravageuse, destructrice et surtout contraire au bon sens, qui était la base des sagesses. La sagesse est d’ailleurs une autre forme de la raison, mais domestiquée en quelque sorte, une version disciplinée de la raison.

La sagesse nous apprend que, jusqu’à preuve du contraire, ce que les Anciens ont établi n’est pas forcément idiot. Il ne faut pas remettre en question systématiquement tout ce dont on a hérité, à moins de prouver le contraire. On ne peut pas décréter arbitrairement tout sur tout, c’est pourquoi il y a l’héritage. Le problème c’est que la modernité refuse l’héritage : « du passé faisons table rase ». Non, il ne faut pas faire table rase du passé. Il faut remettre en question certains éléments du passé, qui ne correspondent plus à ce que les gens veulent et pensent. Et là c’est le demos qui doit décider.

 L’intégralité de cet entretien de haut vol est à lire sur Philitt.fr

Iconem Palmyre

Iconem : une « start-up » française pour sauver la mémoire de l’humanité

C’est une PME d’une dizaine de personnes. Iconem a pour métier de modéliser des sites archéologiques menacés. En 2009, Iconem avait filmé et reconstitué en trois dimensions un site archéologique afghan menacé par des développements industriels.

Grâce à Daech (si l’on peut dire), cette société a désormais attiré l’attention des pouvoirs publics, du monde archéologique, de l’Unesco, de tous ceux que préoccupe la sauvegarde de la mémoire des sites archéologiques, spécialement dans les zones où ils sont menacés par le « progrès » ou par l’obscurantisme (ce qui va parfois ensemble).

Le site de Palmyre constitue, sur ce point, un exceptionnel terrain d’expérimentation de son savoir-faire. Hélicoptères, avions et drones peuvent survoler les lieux les plus inaccessibles, se jouer des mines et des pièges qui parsèment les zones de combat, filmer, accumuler les images pour, à l’aide d’algorithmes, reconstituer des monuments dans leur relief complet.

De telles prises de vues devraient faciliter la reconstruction de joyaux de l’humanité tels que Palmyre en Syrie. Mais, au-delà ce travail de restauration, Iconem a pour ambition de créer et de commercialiser une banque de données en 3 dimensions sur tout le patrimoine mondial de l’humanité, par accumulation et superposition, en quelque sorte, des prises de vues.

A l’origine de cette start-up ou plutôt de cette jeune pousse, on trouve deux hommes : un architecte qui s’est spécialisé en archéologie et un pilote d’avion et d’hélicoptère. Au moment de la grande sécheresse de 1976 en Europe de l’Ouest, la science archéologique et son couplage avec la photographie aérienne avaient permis de découvrir des sites archéologiques inconnus ou oubliés et d’établir une nouvelle cartographie de nos sous-sols antiques. Les nouvelles technologies de prises de vue et de survol de territoires dangereux, militarisés, va permettre d’en conserver une mémoire spécialement fidèle et de reconstruire des sites détruits, saccagés, voire tout simplement effondrés du fait des intempéries, de la végétation, de l’usure… la nature étant parfois plus destructrice que les hommes eux-mêmes.

Mais en Syrie, les prédateurs sont les bandes islamiques, les iconoclastes d’Allah. A chaque siècle, la nature humaine semble engendrer ses propres démons, décidés à « faire table rase du passé ». En Syrie, Iconem a fort à faire. Une dizaine de sites sont visés par cette campagne de sauvegarde de nos racines : des sites phéniciens, romains, croisés, qui témoignaient jusqu’à présent de la richesse patrimoniale de la région.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent n° 8624 daté du 8 juin 2016

Iconem’s protocol from Iconem on Vimeo.

Dame Carthage

Le génome d’un Carthaginois révèle une origine européenne

01/06/2016 – CARTHAGE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Une équipe internationale de chercheurs a procédé au séquençage du génome mitochondrial complet d’un jeune homme de Carthage. Cette ville de l’actuelle Tunisie était une colonie phénicienne à l’époque, vers 500 ans avant Jésus-Christ.

On savait déjà que ce Carthaginois était de race europoïde. C’est ce que révélait son squelette et plus particulièrement son crâne : il avait l’apparence d’un Européen de type méditerranéen et mesurait 1,70 m. Cette origine est confirmée par l’étude génétique, publiée par la revue Plos One. En effet, l’homme appartenait à un groupe génétique européen appelé U5b. Cet haplogroupe est hérité de la population de chasseurs-cueilleurs d’Europe de l’Ouest.

Aujourd’hui, moins de 2% des Européens de l’Ouest portent cette marque génétique. On en trouve notamment trace dans l’Europe de l’Ouest, par exemple au Portugal. Cette proximité fait dire aux chercheurs que ce Carthaginois-là n’avait probablement pas d’origines proche-orientales, alors que les Phéniciens sont supposés être des Sémites. En revanche, par leurs multiples implantations en Méditerranée occidentale, les Phéniciens ont pu faciliter la venue d’Européens en Afrique du Nord.

Ce génome constitue le témoignage génétique le plus ancien que l’on ait trouvé de la présence européenne dans une zone géographique qui était alors berbère. Cette présence remonte donc a minima au VIe siècle avant l’ère chrétienne. Les scientifiques espèrent désormais pouvoir séquencer l’ADN de Phéniciens de souche, pour en savoir plus sur l’origine de ce peuple.

Journal de Béziers juin 2016

A Béziers, même les bâtards vont devoir donner leur ADN

01/06/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : A Béziers, les bâtards qui salissent la ville vont devoir donner leur ADN, faute de quoi ceux qui les laissent faire n’importe quoi écoperont d’une amende. Robert Ménard ne vise pas… ses opposants mais les chiens. Qu’ils soient dotés d’un pedigree ou de simples bâtards, tous ceux qui sont susceptibles de déposer leurs excréments dans le centre ville vont être soumis à un prélèvement de salive, après quoi leurs maîtres recevront une carte d’identification.

Journal de Béziers juin 2016Dans le dernier numéro du Journal de Béziers, le magazine municipal, qui consacre sa une à ce dispositif (à télécharger ici), Robert Ménard explique que « malgré nos efforts, malgré les verbalisations réalisées par notre police municipale depuis près de deux ans, le problème des déjections dans la rue demeure ». Une seule solution : instaurer « une solution alternative, en prenant modèle sur ce qui marche chez nos voisins. Dans une petite ville espagnole, mais aussi dans de grandes métropoles, comme à Londres, Jérusalem ou à Naples, les municipalités ont opté pour la solution de la collecte de l’ADN des chiens ». Et ça marche ! Dans la ville espagnole de Xativa, les déjections canines sur la voie publique ont baissé de 80 % !

Dans ce même journal municipal, on apprend que ces tests ADN, dont l’annonce avait soulevé un tollé, sont défendus par la présidente de la SPA de Béziers, tant pour la propreté de la ville que pour la protection de l’animal.

A partir du 1er octobre 2016, les personnes qui auront laissé leur chien déféquer sans ramasser les crottes et qui auront été identifiées grâce au fichier ADN seront passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 450 euros. Un montant élevé pour que les chiens arrêtent enfin… de faire chier.

galileo

Le système européen Galileo poursuit sa route vers les étoiles

27/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le programme Galileo, nom donné au futur système de navigation européen, poursuit sa réalisation de manière discrète mais certaine. Celui qui constituera le concurrent à l’hégémonique GPS américain a franchi une étape décisive mardi : deux satellites qui serviront au système de navigation européen ont été mis en orbite. C’est désormais la moitié de ceux‑ci qui effectuent leur rotation à une altitude de plus de 23 000 kilomètres au‑dessus de nos têtes.

La mission Galileo devrait permettre l’autonomie du continent européen en matière de « navigation par satellites ». Dans le meilleur des cas, Galileo devrait commencer à fonctionner dès le 17 novembre et offrir un service plus précis et fonctionnel que l’actuel. Et une réussite européenne, une !

Jacques Myard

La CIA fait ses emplettes sur la technologie, la recherche et le savoir faire français

23/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le Cegid est le premier éditeur français de logiciels de gestion. C’est un acteur majeur de l’informatique en nuage. Les fonds d’investissements étatsuniens et britanniques Silver Lake et AlphaOne Capital Partners viennent de lancer une offre publique d’achat.

D’autres domaines sont aussi concernés par ce type d’opération. C’est le cas notamment des secteurs de la sécurité et de l’énergie. Ainsi, le rachat d’Alstom par General Electrics a placé entre les mains étatsuniennes une partie de la technologie nucléaire française.

D’autres secteurs stratégiques ont ou vont subir le même sort. C’est le cas notamment d’Airbus qui a vendu son département d’électronique de défense au fonds étasunien KKR. Ce même fonds prévoit de racheter la société Morpho à Safran. Morpho domine le marché de la sécurité et de la biométrie et vient de signer un contrat avec l’Inde pour la création de pièces d’identité biométriques.

Le patron de ce fonds n’est autre que David Petraeus, ancien directeur de la CIA. Qu’en pense le gouvernement français ? Interrogé par Jacques Myard, député (LR) des Yvelines, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a botté en touche. Les Etats‑Unis ont très bien compris les rapports de force de la guerre économique, qu’ils utilisent aux dépens de leurs alliés. Mais il existe un manque de stratégie flagrant de la part du gouvernement français.

Nasa

Des aurores boréales comme vous ne les avez jamais vues

21/04/2016 – MONDE (NOVOpress) : La Nasa a mis en ligne il y a trois jours une vidéo exceptionnelle d’aurores boréales vues de l’espace. Ces images ont été prises depuis la station spatiale internationale et filmées en haute définition en « time‑lapse ». Cette technique permet de diminuer la cadence des prises de vues afin de produire une accélération lors de la projection. Les dernières aurores boréales visibles en France l’ont été dans le Nord, en mars 2015, mais il fallait être doté d’un appareil photo pour les apercevoir.

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Google supprime une application des talibans pour smartphones

05/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Google a décidé de retirer de son magasin en ligne (le Play Store), une application pour smartphone créée par les talibans.

Lancée vendredi dernier en pachto sous le nom de « Alemarah », cette application visait notamment à renforcer la présence de ce mouvement islamiste sur internet.

Michael Kugelman, expert de l’Afghanistan au sein du Woodrow Wilson International Center for Scholars, revient sur cette initiative des talibans :

À l’heure du groupe État islamique et de sa communication numérique sophistiquée, beaucoup de groupes islamistes plus anciens comme les talibans afghans peuvent se sentir en perte de vitesse. En se plaçant sur ces nouvelles technologies, les talibans peuvent démontrer à leurs recrues potentielles qu’ils sont autant à la page que leurs concurrents plus récents.


anonymous

Anonymous lance #OpBrussels pour mener une guerre totale contre les terroristes islamistes

24/03/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Après les attentats de Bruxelles, le collectif de hackers Anonymous a annoncé qu’il lançait une « guerre totale » contre l’État islamique.

Le collectif explique qu’après les attentats de Paris, certains initiatives auraient déjà permis de saboter 5 500 comptes liés directement à l’État islamique et de pirater un portefeuille électronique que les djihadistes possèdent sur le Darknet (le réseau internet parallèle), contenant près de 3 millions de dollars en Bitcoins.

Nous avons décidé de mener une guerre totale contre les djihadistes, avec l’opération Bruxelles (#OpBrussels). Nous sommes libres, terroristes, redoutez-nous. Nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas.



Anonymous lance #OpBrussels contre l’Etat… par direct-matin

iphone

Soutien inattendu à Apple contre le FBI

07/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Apple et le FBI se livrent une bataille sans merci autour du décryptage d’un iPhone utilisé lors de l’attentat de San Bernardino. Le constructeur à la pomme a reçu le soutien de l’ONU

C’est un soutien de poids qu’a reçu Apple dans sa bataille juridique et communicationnelle contre le FBI. Il n’est en effet pas courant que les Nations Unies se positionnent en faveur d’une entreprise privée contre un État.
Bref rappel des faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire : le FBI demande à Apple de concevoir un procédé permettant d’accéder aux données cryptées contenues dans l’iPhone d’un des terroristes musulmans auteur de la tuerie de San Bernardino, en Californie (14 morts). L’agence fédérale accuse le constructeur californien de faire obstruction à une enquête pour terrorisme et met en avant la sécurité des Américains.
Outre une base juridique mince et qui a été depuis invalidée, Apple craint que cela ne crée un dangereux précédent, permettant non seulement aux USA, mais aussi à tous les régimes autoritaires de la planète, d’exiger le « déplombage » des téléphones à la pomme, compromettant gravement le respect de la vie privée et les libertés publiques. Le FBI a d’ailleurs fini par admettre qu’il comptait bien s’appuyer sur le succès de la requête de San Bernardino pour pousser d’autres demandes similaires.
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PavelDourov

Face à la surveillance généralisée, Pavel Dourov défend son application Telegram

25/02/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Son application de messagerie sécurisée a annoncé mardi dernier avoir séduit 100 millions d’utilisateurs. Dans un entretien accordé à Rue89, Pavel Dourov répond à ceux qui l’accusent d’avoir permis à l’État islamique de préparer des attentats grâce à son application. le fondateur de Telegram a d’ailleurs finalement fermé des dizaines de chaînes du groupe islamiste.

Telegram permet d’échanger par smartphone (et sur ordinateur) des messages indéchiffrables et autodestructibles, à deux ou à plusieurs, mais aussi des photos, des documents ou de la musique.

Sûr de sa technologie, il promet 300 000 dollars à qui saura casser son protocole de chiffrement, développé par sa petite équipe de 15 ingénieurs, des as de la programmation, tous russophones, dont son frère aîné Nikolaï.


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1984, façon Zuckerberg

23/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Cela se passait au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone. Tandis que toute l’assistance était aveuglée par un casque de réalité virtuelle, le patron de Facebook remontait l’allée, tel le marionnettiste heureux de tous ces zombies. Notre futur, façon 1984 ? Ou notre présent ?

C’est le sujet qui « buzze » chez les geeks… mais pas qu’eux. En pleine démonstration d’un casque de réalité virtuelle Samsung au MWC de Barcelone, Mark Zuckerberg, invité-surprise, remonte l’allée pour rejoindre l’estrade. Il voulait créer la surprise, mais l’effet obtenu a glacé de nombreux internautes.

Assis, des dizaines d’hommes en chemise et costumes, les visages inexpressifs, plongés dans le monde virtuel de leurs lunettes. Debout, ce jeune en T-shirt et baskets, tout sourire, marchant comme si le monde lui appartenait et surtout comme s’il était seul ancré dans la réalité d’un univers qu’il manipule à sa guise.

On pense à 1984, à Matrix, à Johnny Mnemonic ou à Orange Mécanique.

Mark – ça ne te semble pas étrange d’être le seul à marcher avec tes propres yeux, alors que tous les autres sont des zombies dans la Matrice ?

interroge un utilisateur de Facebook.

Cette photo est-elle une allégorie de notre futur, Les gens dans une réalité virtuelle, et nos leaders qui se promènent à côté de nous.

demande un autre internaute.

Propagande commerciale et politique de masse, contrôle social exacerbé, isolement volontaire des individus, rupture du lien social, manipulation à grande échelle… ce qui est vraiment effrayant dans cette image, ce n’est pas qu’elle préfigure notre futur. C’est qu’elle décrive notre présent.


La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Révolution numérique : miracle ou imposture ? (2e partie) – par Guillaume Faye

20/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

On est fasciné par la technologie numérique, sans comparer rationnellement ses avantages et ses inconvénients. Une innovation technologique n’a de sens – depuis la révolution néolithique – que si elle fait baisser les coûts et les efforts de production des biens et services et augmente leur nombre et leurs qualités. Comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, l’utilité marginale des technologies informatiques et numériques depuis les années 80 est en baisse par rapport à celle des révolutions techno–industrielles précédentes. Problème.

Une révolution technologique non maîtrisée

Ni l’informatique, ni Internet ni le smartphone, ni le GPS, etc. n’ont créé de bouleversements ni d’améliorations comparables aux innovations de la période 1840–1960. C’est le phénomène de l’utilité marginale décroissante. La révolution numérique crée des mutations comportementales, sociales et économiques mais au fond assez peu d’améliorations concrètes en termes de performances et de commodités ou même d’emplois créés : les innovations technologiques de l’informatique de seconde génération, n’ont pas généré le moindre emploi supplémentaire. Elles n’ont pas accéléré non plus la transmission des informations. Et parfois elles l’ont ralentie du fait de la complexité et de la fragilité des nouvelles machines. Quand j’envoie un SMS à un correspondant, mon message ne va pas plus vite que jadis un appel téléphonique sur un poste fixe avec fil ; en revanche, le système est moins fiable et…plus cher – contrairement à ce que croit le consommateur abusé.

Les précédentes révolutions industrielles ont connu un développement linéaire ; la révolution numérique connaît un développement géométrique, exponentiel. Loi de Moore : la puissance des ordinateurs double tous les dix-huit mois. En réalité, c’est, selon moi, inexact : ce n’est pas la puissance électro-physique des ordinateurs qui double à cette allure, mais ce sont leurs champs d’applications, leurs connections.

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Twitter, petit soldat de la doxa ?

18/02/2016 – MÉDIAS (Présent 8549)

Le site conservateur anglais Breitbart révélait mercredi que l’entreprise Twitter s’était lancée dans le « shadowbanning » politique. L’entreprise ne se gênerait pas pour cacher aux utilisateurs les messages de personnalités influentes et peu sujettes au politiquement correct. C’est une source interne à l’entreprise qui aurait révélé la pratique, appuyée par le rédacteur en chef d’une grosse maison d’édition.
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Selon cette source évidemment restée anonyme, l’entreprise alimente une « liste blanche » de comptes à favoriser, mais également une « liste noire » de comptes à bannir… des utilisateurs. À croire que nous sommes décidément trop idiots pour rester libres, ou trop intelligents pour ne pas percer à jour les manipulations politiques et idéologiques qui pleuvent de toutes parts. Le résultat est le même : la censure, pour le bien de l’humanité bien entendu.

La technique est déjà connue des informaticiens, elle est utilisée contre les « spammeurs », ces indésirables qui profitent de n’importe quelle occasion pour poster massivement des messages publicitaires ou des informations non vérifiables. Au lieu de bannir un tel compte, ce qui entraîne la création d’un nouveau dans la seconde, on en cache le contenu en espérant que le propriétaire ne s’en rende pas compte. L’idée est bonne évidemment, sauf qu’elle semble devenir un instrument de censure idéologique. C’était si tentant… et si prévisible.

Cela faisait d’ailleurs plusieurs semaines que des utilisateurs dénonçaient la disparition des tweets de conservateurs, populistes, libertaires culturels et autres opposants populaires à la doxa ambiante.

L’information est largement crédible, a fortiori quelque temps après la création du « Trust and Safety Council » au sein de l’entreprise américaine, composé d’associations militantes de gauche et du centre de recherche islamique « Wahid Institute ». Un Conseil de confiance et de sécurité tout impartial, comme ses composantes l’indiquent.
Le 10 février, Twitter annonçait par ailleurs le lancement d’une option d’affichage des tweets les plus « intéressants » sélectionnés par un algorithme…
La question semblera peut-être idiote ou naïve, mais osons-la malgré tout : qui décidera pour nous de ce qui est « intéressant » ou non ?

Charlotte d’Ornellas

[Tribune] Suicide français : l’erreur de diagnostic de Zemmour - Par Guillaume Faye

Révolution numérique : miracle ou imposture ? (1ère partie) – par Guillaume Faye

16/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Cet article de fond, qui sera publié en quatre parties distinctes au cours de ce mois de février, pose la question : la révolution numérique et Internet ne seraient-ils pas des faux-semblants, qui n’amènent pas d’améliorations substantielles mais au contraire compliquent les choses ? Cette hypothèse incorrecte doit être soigneusement examinée.

La petite musique de l’utopie numérique

Le journaliste économique Jean–Pierre Robin, assez sceptique envers les promesses de cette révolution numérique, écrit dans Le Figaro : « L’utopie est au coin de la rue. À moins qu’elle ne transmue en son contraire, la dystopie, dont la plus célèbre, Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley semble avoir anticipé très exactement le nôtre : moyens de surveillance tentaculaires, perte de confidentialité, grégarisme des comportements ».

La révolution numérique nous promet aussi la transplantation d’organes artificiels fabriquées par des imprimantes 3D, la robotique généralisée, les nanomatériaux, (le graphène, 100 fois plus résistant que l’acier), l’Internet des objets, la connexion aux capteurs (un milliard de capteurs prévus en 2025) et des tas d’autres merveilles, notamment le fameux ”surhumanisme”. Nous verrons plus loin, dans le cours de cet article, qu’il s’agit souvent de plaisanteries.

Dans The Fourth Industrial Révolution, Klaus Schwab, l’organisateur des forums de Davos, explique que cette quatrième révolution techno-industrielle est caractérisée par trois facteurs : « sa rapidité (contrairement aux autres révolutions industrielles, son évolution est exponentielle et non pas linéaire) ; son amplitude (de multiples techniques sont à l’œuvre) ; son impact systémique (sur les entreprises, les pays et la société »).

Selon deux chercheurs du MIT, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, nous entrons dans « le deuxième âge de la machine ». Cette révolution technologique pourrait « rendre les hommes inutiles », notamment les moins qualifiés et provoquer des inégalités ingérables. Jusqu’à présent, selon eux, la performance instrumentale des machines progressait de 2% à 5% par an. Actuellement, elle aurait doublé.

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Qui fournit internet à l’État islamique ? Des opérateurs satellite européens ?

09/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une enquête du Spiegel a donné des informations sur la manière dont l’État islamique (EI) parvient à se connecter à Internet, notamment pour diffuser sa propagande.

Les djihadistes utiliseraient essentiellement des connexions par satellite qui permettent de se connecter dans des régions dévastées par les conflits où les infrastructures de télécommunication ont été détruites.

Or, d’après le quotidien allemand, ces satellites utilisés par l’EI seraient gérés par des opérateurs européens et notamment le français Eutelsat, détenu pour partie par la Caisse des dépôts et consignations.


Bernard Cazeneuve réunira demain les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

État d’urgence : le gouvernement pourra fermer des sites internet

23/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Source : OJIM

Avec la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois, le gouvernement va être en mesure de bloquer les sites internet faisant l’apologie du terrorisme.

Votée à l’Assemblée nationale, la prolongation de l’état d’urgence a été amendée, sur l’impulsion des députés centristes et radicaux, afin de permettre le blocage des sites djihadistes. « Le ministre de l’Intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie », est-il ainsi inscrit dans le texte. Quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps, le même ministre estimait que ce n’était pas un délit d’appeler au djihad…

Cet amendement vient ainsi compléter le projet de loi visant à supprimer les mesures de contrôle de la presse lors de ces trois mois. Depuis février 2015, 87 sites ont déjà été fermés en vertu de la loi anti-terroriste de 2014. Désormais, les procédés seront plus efficaces et il ne sera pas nécessaire de contacter, au préalable, le l’hébergeur du site visé.

Comme toujours, certains craignent des dérives sécuritaires qui conduiraient le ministère à agir selon des méthodes tout à fait subjectives et arbitraires à l’égard de certains sites. L’avenir nous dira si cette disposition a été utilisée à bon escient.