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NSA : un plan pour espionner les utilisateurs de téléphones portables

27/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Selon des documents rendus publics par Edward Snowden, la NSA avait mis au point un plan pour écouter les GSM dès 2011. A-t-il été mis en pratique ?

Une publication du site The Intercept a dévoilé des documents rendus publics par Edward Snowden. Ces documents font état d’un plan conçu par la NSA entre 2011 et 2012 pour intercepter des données entre un utilisateur de téléphone portable connecté à Internet et le serveur recueillant l’application. Nommé Irritant Horn, ce projet visait la France ainsi que d’autres pays, suite au printemps arabe de 2010. La National Security Agency souhaitait mettre la main sur des informations qui traitaient du Moyen-Orient et conflit à venir en Afrique. Officiellement l’objectif était donc de lutter contre le terrorisme, mais aussi de développer les techniques d’espionnage.
Le procédé vise les téléphones Android et particulièrement les modèles Samsung. d’autres techniques développées par la NSA ciblent aussi les utilisateurs d’iPhone.
Sans commentaire des différents organismes impliqués, on peut être en droit de penser que ce projet est un jour passé à la pratique…

Crédit photo : Marjan Lazarevski via Flickr (CC)


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Le point de vue d’OVH.com sur la loi renseignement

12/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
le prestataire internet Français OVH a menacé de quitter la France si le projet de loi renseignement était voté. Son président s’explique.

OVH est un hébergeur de sites web français. Il propose des serveurs dédiés, des serveurs privés, de l’hébergement mutualisé, du housing, des services de Cloud computing, de la fourniture d’accès… Il est aussi expert en conception et réalisation de datacentres.
Le 5 mai dernier, les députés ont voté l’adoption de la loi renseignement par 438 voix pour et 86 contre. En attendant la suite du processus législatif, Octave Klaba, fondateur et président d’OVH, revient en détail sur les conséquences réelles de cette loi, pour les hébergeurs, les FAI et leurs clients.

OVH a menacé de s’exiler hors de France, si la loi renseignement était adoptée. La loi vient d’être votée par l’Assemblée nationale. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je souhaite d’abord m’exprimer sur la loi elle-même. Cette loi n’est pas bonne pour notre pays. Pourquoi ? Parce qu’elle va changer nos comportements, notre manière de vivre au quotidien, notamment lorsqu’on utilise les téléphones et l’Internet. Nous allons avoir le sentiment d’être sur écoute constamment et cela va créer une psychose dans la population. Manuel Valls le Premier ministre disait « Nous sommes en guerre », et effectivement avec la loi renseignement, le stress vient d’être transmis à l’ensemble du pays. En bref, si le gouvernement voulait que la population se sente menacée, c’est réussi. Très rapidement et automatiquement, nous allons intégrer les mécanismes de l’autocensure.
Je pense qu’au contraire, le rôle du gouvernement est de gérer le pays et ses problématiques sans que cela ait un impact sur la population, sans provoquer un changement de nos comportements, sans modifier les habitudes, sans modifier nos libertés acquises ou notre manière de vivre au quotidien. Le gouvernement a décidé de nous lier tous à cet état d’urgence terroriste. C’est un fait. C’est un choix. Personne ne peut plus dire « moi dans mon village je me moque du terrorisme ».

63 % des Français pensent pourtant que cette loi n’est pas dérangeante parce qu’être écouté n’est pas grave quand on n’a rien à se reprocher. Quelles réflexions cela vous inspire-t-il ?
Nous vivons en démocratie. Le plus grand nombre décide pour le pays, les lois sont votées de manière démocratique par des personnes qui ont été élues et auxquelles nous avons décidé de donner le pouvoir. C’est dans ce type de système que nous avons choisi de vivre, il faut le respecter. Ceux qui ne sont pas contents, ceux qui veulent changer le système peuvent s’engager, créer de nouveaux partis politiques, participer à la vie publique et faire en sorte que ce genre de loi ne passe pas. C’est comme ça. Voilà.

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Quels pays compte installer des boites noires permettant de surveiller ses citoyens sur Internet ?

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Bernard Cazeneuve réunira demain les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

Bernard Cazeneuve va réunir les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

21/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinfromatioon)
Hier devait avoir lieu une réunion de la plus haute importance place Beauveau. Bernard Cazeneuve devait y rencontrer les patrons des grands opérateurs d’Internet. Suite à la mort des 700 clandestins en Méditerranée, cette réunion a été reportée à demain, mercredi 22 avril.

Cette réunion se place dans un contexte : celui du vote très prochainement à l’assemblée du projet de loi sur le Renseignement. Selon le ministre de l’Intérieur lui‑même, l’objectif est de trouver « Un accord sur une méthode d’action commune ». Bernard Cazeneuve sera accompagné d’Axelle Lemaire, le secrétaire d’Etat au numérique. De l’autre côté, tous les grands groupes du monde d’Internet devraient être présents : Google, Facebook, Apple, Twitter, Microsoft et l’Association française des fournisseurs d’accès et de services Internet.

Bernard Cazeneuve avait déjà rencontré ces interlocuteurs, il y a peu :

Le 21 février pour être exact. Bernard Cazeneuve s’était à l’époque rendu dans la Silicon Valley. A l’époque, un mois et demi après les attentats islamistes de Paris, le ministre s’était félicité du zèle mis en œuvre par ces grands groupes pour retirer les contenus « extrémistes ».

Des grands groupes privés qui pourraient confisquer à terme la liberté d’expression, comme l’Etat en fait

C’est en effet ce que ce genre de rencontres peut laisser prévoir. Dans ce cas, l’Etat semble avoir un rôle, si ce n’est dominant tout du moins moteur. Dans certains cas, les groupes privés s’accordent ce droit de censure. C’est le cas de Facebook, qui a récemment changé ses règles d’utilisation, en se réservant le droit de supprimer les contenus dits “inappropriés”. Contenus, dont la définition reste finalement assez floue…

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Les impressionnantes images GoPro de sorties dans l’espace

15/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
La NASA a publié la vidéo GoPro du travail récemment accompli par les astronautes en dehors de la Station Spatiale Internationale. Les images ont été prises au cours de deux sorties dans l’espace, le 25 février et le 1er mars dernier, pendant lesquelles les astronautes ont dû installer des amarrages pour de nouveaux vaisseaux américains. Avant la fin 2017, la NASA souhaite briser le monopole de la Russie dans la production de navettes spatiales, en achetant des vaisseaux à Boeing et SpaceX.


Entretien de Laurent Obertone pour l'Ojim sur « La France Big Brother »

Loi sur le renseignement : les opposants organisent une manifestation le 13 avril

11/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi sur le Renseignement sera examiné à partir du 13 avril 2015 à l’Assemblée nationale, un certain nombre de structures lancent un appel à manifester ce jour-là, à 12h30 place Edouard Herriot à Paris.

Parmi les principaux opposants au texte, on trouve notamment l’Observatoire des libertés et du numérique qui regroupe des acteurs comme la Quadrature du Net, Attac ou encore Amnesty International France. Cette manifestation doit permettre aux citoyens de montrer qu’ils refusent de céder à la logique de surveillance généralisée et sans garantie présentée comme indispensable par le gouvernement.

Dans un communiqué de presse, la Quadrature du Net pointe du doigt ce projet de loi liberticide :

Les méthodes de surveillance sont massives, le contrôle inconsistant. Le texte issu de la Commission des lois porte un déséquilibre liberticide : l’usage des techniques de surveillance est entre les mains de l’exécutif, sans contrôle solide. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, soi-disant garante des libertés, ne disposera ni des pouvoirs ni des moyens nécessaires pour accomplir sa mission. Le Premier ministre pourra toujours passer outre son avis, et elle ne pourra rien interrompre par elle-même. Le gouvernement se refuse à assurer un contrôle systématique et indépendant a priori des demandes des services et organise un contrôle a posteriori illusoire. La saisine du juge administratif restera aléatoire et la procédure asymétrique, les principes processuels fondamentaux cédant devant le secret défense.

Tous les citoyens sont concernés : non seulement parce que les méthodes relèvent de la surveillance de masse, mais aussi parce que le texte étend dangereusement le champ d’action des services spécialisés. La surveillance pourra s’abattre sur les mouvements sociaux et politiques, au titre de la « prévention des violences collectives » et sur tout citoyen ou mobilisation qui, dénonçant des pratiques industrielles néfastes, porterait atteinte aux « intérêts économiques ou industriels essentiels de la France ». Ce projet est une menace pour les libertés politiques et les mobilisations à venir.

Pour rappel, le 3 avril dernier, les opposants au texte avaient adressé aux parlementaires une « lettre ouverte aux traîtres à la République ». Dans ce texte, Laurent Chemla s’adressait aux élus de la République qui vont tentés d’autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen :

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c’est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir. En mettant (quel que soit l’enrobage sur le pseudo-anonymat des données recueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c’est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Un site dédié permet encore aux internautes contacter directement leur député pour l’inciter à ne pas voter cette loi.


Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Source : 20 Minutes.fr (extrait) – « Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ? »
Elles pourront, en théorie, tout savoir de nous, mais on en sait très peu sur elles. Les boîtes noires, dont le rôle sera de scanner le Web à la recherche de terroristes en puissance, sont l’un des dispositifs centraux du projet de loi sur le renseignement qui sera examiné à l’Assemblée à partir de lundi. L’un des plus contestés par les opposants au texte, également. Ce vendredi, sept hébergeurs de données informatiques français, dont les deux principaux OVH et Gandi, sont montés au créneau contre ces « boîtes noires aux contours flous » et ont menacé le gouvernement d’exil en cas d’adoption de la loi. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de ces systèmes de surveillance.


TV5 monde

La chaîne TV5 Monde piratée par des individus se réclamant de l’État islamique

09/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Ecran noir mercredi soir sur TV5 monde: la chaîne francophone a connu un black-out pendant 3 heures, piratée par des individus se réclamant de l’État islamique. Les sites et les réseaux sociaux de la chaîne affichaient également des revendications djihadistes. La diffusion des programmes a repris vers 1 heure, mais cette attaque prouve que l’État islamique maitrise aussi le cyberterrorisme. Selon Anthony Morel, spécialiste high-tech de BFMTV, Cybercalifate est “le bras armé de l’Etat islamique sur Internet”.

Pour le directeur de TV5 Monde, Yves Bigot, tout laisse à penser à une planification depuis plusieurs semaines :

Quand on travaille à la télévision et que l’on apprend que ses 11 chaînes sont en écran noir, c’est une des choses les plus violentes qui puissent vous arriver. Pour l’instant ce qu’on essaie de faire c’est d’analyser ce qui s’est passé. Comment cette cyberattaque très puissante a pu se produire alors qu’on a des firewall extrêmement puissant et certifiés. Ça nous donnera éventuellement la provenance de cette attaque.

Les djihadistes en ont profité pour menacer la France :

Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’État islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en (…) Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberjihad contre les ennemis de l’État islamique.

Accusant également François Hollande d’avoir commis «une faute impardonnable» en menant «une guerre qui ne sert à rien», les islamistes affirment également que le CyberCalipphate est «en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains».



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Ce qu’il se passe en 1 minute sur Internet en 2015

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Comment l’État islamique a réorganisé son armée numérique sur Twitter

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Loi sur le renseignement : Vers une surveillance de masse en France ?

21/03/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Si le projet de loi sur le renseignement a été présenté comme une « avancée majeure de l’Etat de droit », il permettra surtout de mettre en place les bases d’une surveillance de masse de la population.

Le magazine 01Net s’est intéressé aux axes principaux de ce «Patriot Act» à la française qui sont susceptibles d’inquiéter les défenseurs des libertés que nous sommes. Outre une connexion directe aux réseaux pour recueillir des informations et documents en temps réel (correspondances, données de connexion, etc.), les autorités pourraient mettre en place une surveillance de masse par des algorithmes pour détecter les agissements suspects de terroristes. Mais, en pratique, cela pourrait concerner d’autres publics. La mise en place de “boîtes noires” sur les réseaux des opérateurs permettraient de surveiller aussi bien les emails, les SMS, les messages instantanés que les conversations.

La Quadrature du Net a vivement réagi dans un communiqué intitulé “Vague d’opposition au projet de loi « Surveillance »”:

La levée de boucliers unanime des acteurs de l’Internet, des associations de défense des libertés et des professionnels de la Justice contre le projet de loi sur le renseignement présenté en Conseil des ministres le jeudi 19 mars illustre de façon éclatante les dangers multiples de ce projet et la nécessité absolue de changer d’orientation, quand bien même le gouvernement tente de rattraper sa communication en proposant, a posteriori, un dialogue avec la société civile.