VALEURS-ACTUELLES

Valeurs actuelles : une vente en trompe-l’œil

25/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Maroun Zainoun signe dans Lyon Capitale une analyse très poussée de la vente de de l’hebdomadaire Valeurs actuelles à Privinvest Médias. Plongée dans les coulisses du pouvoir.

C’est officiel depuis le 22 avril, Valeurs actuelles est cédé à Privinvest Médias, filiale de Privinvest Holding SAL de l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa. L’homme peu connu du grand public est pourtant un acteur clef des relations commerciales et diplomatiques entre la France et le Moyen-Orient. Il joue un rôle important dans la libération des otages français au Liban en 1986 et dans les relations franco-libyennes, assure le redressement des chantiers navals de Cherbourg, joue le rôle d’intermédiaire pour Dassault… adoubé par tous les pouvoirs, il met maintenant la main sur Valeurs actuelles. Pourquoi ?

Avec la vente à Safa, si utile aux gouvernements de droite et de gauche, fini les unes coups de poing, anti-Hollande, anti-Taubira, anti-Roms et anti-migrants.

Explique le journaliste. Dorénavant, Valeurs actuelles devra redevenir un magazine de droite modérée. Privinvest Médias, nouveau propriétaire du titre, est dirigée par le duo Charles Villeneuve-Étienne Mougeotte. Ce dernier est brouillé avec Sarkozy et ne souhaite de toute façon plus soutenir l’ancien président, dont les casseroles judiciaires commencent à être trop nombreuses et trop voyantes. Valeurs Actuelles sera donc, selon l’ancien Vice-président du groupe TF1 et directeur d’antenne « un grand groupe de média, mais jamais une écurie présidentielle ».

mariage_gay

Mariage gay : l’étude américaine était une imposture

21/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Une étude américaine prouvait qu’il suffisait qu’un homosexuel parle 22 minutes à un opposant au mariage gay pour le faire changer d’avis. Pas de chance, c’était un bobard de A à Z !

« Qu’est-ce qui différencie un militant de La Manif pour tous et son voisin favorable au mariage gay ? Vingt-deux minutes de discussion avec un homosexuel. Cette affirmation n’a rien d’une boutade. C’est la conclusion d’une étude publiée dans l’éminente revue américaine Science, jeudi 11 décembre, au terme d’une enquête méticuleuse conduite en Californie à l’été 2013 ». Voilà ce qu’annonçait triomphalement Le Monde, sous la signature de Nathaniel Herzberg, le 12 décembre dernier.

L’étude, cosignée par un doctorant en sciences politiques à la très gauchiste université de Californie à Los Angeles (UCLA), Michael LaCour, et un professeur à Columbia, Donald Green, affirmait reposer sur un échantillon de 9 500 personnes, résidant dans le comté le plus conservateur de la Californie. Parmi ceux (un tiers de l’échantillon) qui recevaient la visite « d’un militant de la cause homosexuelle, soucieux de défendre le mariage gay », le taux de soutien à celui-ci augmentait de manière spectaculaire. Mieux, le changement d’opinion se révélait durable plusieurs semaines et même plusieurs mois après, à condition que le militant se fût déclaré lui-même homosexuel – si c’était un hétérosexuel militant pour le mariage gay, ça ne marchait pas !

Toujours plus fort, « les politologues ont aussi mesuré un effet de contagion : lorsque l’opposant au mariage gay a eu une conversation avec un militant homosexuel, il en a parlé avec les autres résidents du foyer, qui ont aussi changé d’avis. (Cette contagion n’est pas advenue lorsque le bénévole était hétérosexuel) ».

On imagine l’enthousiasme dans les médias libéraux, d’abord aux États-Unis, puis en France : c’est bien le cas de parler de contagion. Quelles perspectives radieuses ne s’ouvraient-elles pas à la cause progressiste ! « LaCour, promettait le journaleux du Monde, entend d’ailleurs adapter le dispositif à d’autres sujets controversés, comme le droit à l’avortement ou la situation des immigrés illégaux ». « L’idée, expliquait-on chez Slate, est notamment d’envoyer des bénévoles qui parlent de leur avortement ou de l’avortement de leurs proches. Comme pour le mariage gay, c’est la connexion personnelle et émotionnelle qui peut faire toute la différence ».

Las, comme l’explique le très sérieux site Retraction Watch spécialisé dans la fraude scientifique, des chercheurs qui ont tenté de reproduire l’étude de LaCour et Green ont constaté des anomalies troublantes. Ils se sont alors mis à enquêter. Au fur et à mesure, tout l’édifice s’est effondré. La société de sondages censée avoir fourni les données a déclaré qu’elle n’en avait jamais entendu parler et qu’elle n’aurait même pas eu les moyens de mener un travail de ce genre. Il a finalement été établi que l’enquête n’avait jamais eu lieu et que l’on avait affaire à une mystification pure et simple.

Le Professeur Green a lui-même demandé à Science de retirer son article, expliquant qu’il avait été trompé par son jeune et ambitieux co-auteur – lequel, sur la base de son « travail », était juste sur le point d’être recruté comme professeur assistant à l’université de Princeton. Les journaux américains qui avaient fait bruyamment écho à la pseudo-enquête, tels le New York Times ou le Huffington Post, ont commencé à publier des correctifs. Nous verrons bien le temps qu’il faudra, cette fois, pour que leurs confrères français les imitent.

La grande rééducation des réactionnaires risque en tout cas de se révéler plus difficile que prévu. Heureusement qu’il reste le bon vieil hôpital psychiatrique

Flavien Blanchon

Crédit photo : heather buckley via Flickr (CC) = Brighton Pride 2014

pascal praud

Nouveaux mots du dictionnaire : “Un jeunisme de contrebande”, dénonce Pascal Praud

19/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
“Comment ça, je suis crudivore ? Et toi t’est un bolos, un naïf si tu préfères. T’es dans la lose, mon copain !”, s’amuse Pascal Praud.

“T’as le look mémérisé, tu pars en cacahuète et t’es tendu comme un string. Alors arrête de chouiner, ou je t’envoie des scuds ou j’appelle Bernard Henri-Lévy, et crois-moi tu vas prendre cher ! Le Bernard Henry, c’est pas un baltringue. Glamourisé, le garçon”, poursuit-il.

Vous l’aurez compris, voici le Petit Robert Illustré, mâtiné de Petit Larousse. Il y a parfois quelque chose de pathétique à épouser l’ère du temps. Ce jeunisme de contrebande n’apporte pas grand chose à la langue française.


Charlie Hebdo

Charlie Hebdo explose en vol

Source : Ojim
L’ambiance à Charlie Hebdo est désormais pire qu’à Wall Street ! Trois mois après l’immense succès du « numéro des survivants » du 25 février dernier, la rédaction succombe au « poison des millions » et se déchire, chacun voulant sa part du grisbi.

Ainsi la journaliste Zineb El Rhazoui, membre du collectif contestataire récemment créé au sein de la rédaction, a-t-elle été convoquée le 13 mai pour un entretien préalable à un licenciement pour faute grave, sans que l’on sache pour le moment quelle est la nature exacte de cette faute grave. D’ici là, elle est mise à pied.

La journaliste s’est déclarée « choquée et scandalisée qu’une direction qui a bénéficié d’autant de soutien après les attentats de janvier fasse preuve d’aussi peu de soutien envers un de ses salariés, qui est sous pression comme tous dans l’équipe et fait l’objet de menaces ». Elle a reçu le soutien de l’urgentiste Patrick Pellous, chroniqueur à Charlie, qui a estimé que « convoquer des membres de l’équipe qui sont encore dans des souffrances incroyables, c’est méchant et déloyal ».
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Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Pendant de nombreuses années, Robert Ménard a été l’homme que l’on désirait inviter sur les plateaux télés. Sa fréquentation était recherchée voire même espérée. En tant que fondateur et président de Reporters sans frontière, sa voix était écoutée et ses actions étaient suivies avec le plus grand intérêt. Son combat s’est toujours résumé à défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression. De ce fait nul ne pouvait contredire Monsieur Ménard. Sur les cinq continents, il fut amené à faire entendre la conception qu’il avait du métier de journaliste. Digne héritier de Voltaire et du Siècle des Lumières, il ne transigea jamais avec cet objectif.

Sur sa fin de carrière, réussie à plus d’un titre, et suite à des retours prolongés sur notre territoire, il prit du recul avec son milieu professionnel et ouvrit réellement les yeux sur la réalité politique, sociale et démographique de notre douce France et cet instant fut probablement vécu comme un choc. Les années 2000 furent sans aucun doute une révélation lui faisant comprendre que ce pourquoi il avait combattu toute sa vie n’existait plus chez lui.

Son pays était devenu un lieu où le politiquement correct pouvait envoyer des individus devant les tribunaux, où les nouveaux censeurs d’une République à l’agonie pouvaient décider arbitrairement qui avait droit à la parole et qui devait être ostracisé sans aucun moyen de défense. Cette analyse explique en grande partie l’engagement récent de Robert Ménard. La pensée unique qui tenaille les libertés individuelles, née de l’idéologie progressiste libérale, implique, comme nous le dit Jean-Claude Michéa dans son ouvrage Les Mystères de la Gauche, à déconstruire, « à désinstaller, une à une, toutes les traces et toutes les racines du passé ou à défaut, à ne devoir s’en souvenir que sur le mode religieux de la repentance. »

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LES MÉDIAS FACE À L’ISLAM : SOUMISSION ?

Source : Ojim
SUJET À LA FOIS PÉRILLEUX ET RÉCURRENT ENTRE TOUS, COMMENT L’ISLAM EST-IL TRAITÉ PAR LES MÉDIAS FRANÇAIS ? APRÈS UN MOIS PARTICULIÈREMENT CHARGÉ EN ACTUALITÉS AYANT TRAIT À UN CERTAIN ISLAM EN GUERRE CONTRE LE CHRISTIANISME – PROFANATION DU CIMETIÈRE DE CASTRES, NOYADES DE MIGRANTS CHRÉTIENS PAR DES MIGRANTS MUSULMANS ET ATTENTATS DÉJOUÉS CONTRE DES ÉGLISES -, L’OJIM SE PENCHE SUR CETTE QUESTION CRITIQUE.

La guerre que mène contre l’Occident l’Islam radical, du 11 septembre 2001 jusqu’à aujourd’hui, comporte plus qu’à aucune autre époque une dimension médiatique et spectaculaire. On sait depuis Sun Tzu, et davantage encore depuis Clausewitz, que la guerre se mène et se gagne bien au-delà du choc des hommes. Dans un monde à la fois globalisé et hyper-médiatisé, le combat sur le plan de l’image est stratégiquement essentiel. Au point, d’ailleurs, que la destruction des Twin Towers, à New York, fut avant tout, en termes militaires, un attentat visuel. 3000 morts chez l’ennemi, si on les compare aux carnages des guerres classiques, ce n’est pas grand-chose. Mais la diffusion de telles images d’apocalypse hollywoodienne en boucle sur toute la planète, voilà quel était le remarquable succès stratégique de l’attaque. Depuis, Al Quaeda s’est vu supplantée par Daech, et l’État Islamique, quant à lui, mitraille toujours en premier lieu sur le front médiatique. Exploitant le constat publicitaire sordide qu’on pourrait résumer par : « Plus c’est gore, plus ça buzze », leurs atrocités diverses permettent à ces excellents communicants de cumuler les vues sur YouTube. Le piratage de TV5 Monde, le 8 avril dernier, par une branche internet se réclamant de l’État Islamique, témoignait encore de l’efficacité de leurs techniques comme de l’importance allouée à cette dimension du combat. Dans un tel contexte, l’information et son traitement dans nos médias deviennent un exercice très complexe puisqu’ils se jouent désormais sur un champ de bataille : on sort du cercle civil pour se retrouver aux prises avec des problématiques militaires. L’information devient un enjeu stratégique, qu’on le veuille ou non, sauf que le pays n’étant pas non plus soumis à une quelconque loi martiale, une certaine ambiguïté dans la marge de manœuvre vient ajouter encore une difficulté supplémentaire. Ainsi, d’un côté, il serait absurde de reprocher aux médias de traiter des agressions islamiques sans employer un filtre particulier. D’un autre côté, le filtre en question, s’il ne doit pas empêcher la mission d’information du grand public, doit également être jugé pour ses conséquences militaires.

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Ruquier n'invitera plus jamais Caroline Fourest dans ses émissions

Quand Laurent Ruquier ne veut plus inviter Caroline Fourest dans ses émissions

12/05/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’animateur Laurent Ruquier, après vérification faite sur le mensonge de Caroline Fourest, a décidé ne plus jamais inviter la journaliste antiraciste dans aucune de ses émissions et l’a fait savoir au grand public lors du dernier “on n’est pas couché
Il n’a pas précisé s’il s’en tiendrait uniquement à elle ou s’il entendait, désormais, étendre cette éthique à l’ensemble de ses invités. Son plateau n’en deviendrait-il pas désespérément vide ?
Caroline Fourest n’a t-elle pas eu surtout le tort d’avoir été prise en flagrant délit par Aymeric Caron, d’avoir menti de façon trop visible ?

Qui donc s’est rendu quelques fois aux “Bobards d’Or“, lit les divers sites de réinformation sérieux ou analyse de son chef l’information diffusée dans les médias mainstream sait à quel point cette journaliste (qu’il ne s’agit pas de dédouaner) est très largement concurrencée dans le mensonge par sa caste de propagandistes.
Et en était-elle à son premier mensonge, elle qui décrivait les yeux bleus des terroristes dans l’attentat contre Charlie-Hebdo ?

Crédit photo : capture youtube de l’émission “On n’est pas couché”


Polémique Todd / Valls, la guerre des gauches continue

09/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
« Vraiment bête », « pétainiste », « désœuvré », Emmanuel Todd ne mâche pas ses mots à l’endroit de Manuel Valls et de ses appels creux aux « valeurs de la République ». Cela le rend plutôt sympathique à priori, mais ne valide pas pour autant ses thèses.


Todd: “Soit Manuel Valls n’a pas lu mon livre… par BFMTV

Après s’être fait traiter de « crétin » par Michel Onfray, le voilà accusé d’être « vraiment bête » par Emmanuel Todd. Décidément, Manuel Valls a du mal à mettre au pas les intellectuels qui ne pensent pas droit. En démocratie, il est moins facile qu’on ne le pense d’être un kapo ! Au-delà du côté distrayant de ces passes d’armes, elles sont révélatrices à plusieurs niveaux :

• Emmanuel Todd a tort quand il affirme que Manuels Valls aurait mieux à faire que de lire des livres. Face à l’échec patent du gouvernement sur tous les plans, il ne lui reste plus que le fameux « esprit du 11 janvier » auquel se raccrocher pour éviter de sombrer.

• Il a en revanche raison quand il voit dans le « 11 janvier » un « flash totalitaire ». Nous ne parlons bien sûr pas des foules de braves gens descendues dans la rue par sympathie, refus de la violence, du terrorisme ou de l’islamisation de la France.
C’est du côté des élites, de notre gouvernement (Valls, Taubira, NKM…) qu’il existe un côté profondément sectaire, pour qui la « laïcité » et la « République » ne sont pas que des mantras communicationnels, mais bien les fondements d’une idéologie qu’ils essaient d’imposer envers et contre l’identité Française. Nous sommes face à des gens qui veulent vraiment créer un « homme nouveau » et ne reculent devant aucune manipulation pour y parvenir. L’ouvrage de Serge Federbusch est éclairant à cet égard.
Preuve en est la virulence des attaques de Manuel Valls à l’encontre des « déviants » : réflexe totalitaire typique, tout opposant et notamment les « intellectuels », doivent être mis au pilori (à défaut de goulag). Les coups sont d’autant plus violents que les « fautifs » (Onfray, Todd) sont supposés être dans le « même camp ».
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Caroline Fourest et Aymeric Caron

Caroline Fourest : ouh, la menteuse !

Source : OJIM
Caroline Fourest ne nous déçoit pas. elle s’est ait prendre la main dans le pot de confiture, ayant délibérément menti devant des millions de téléspectateurs lors de son accrochage avec Aymeric Caron sur le plateau de l’émission On est pas couché.

Parmi les divers sujets d’accrochage, Aymeric Caron a rappelé à son interlocutrice qu’elle avait été condamnée pour diffamation en 2013 après avoir laissé entendre, sur France Culture, que l’agression de la jeune femme voilée Rabia Bentot, à Argenteuil, pouvait être « bidonnée », ce qui avait entraîné une plainte de l’intéressée. Pourtant, ce soir-là sur France 2, Fourest a assuré avoir « gagné (s)on procès ». Non pas en première instance, où elle a perdu, mais « en appel ». Face au scepticisme de Caron, celle-ci a annoncé que son avocat ferait un communiqué le lendemain.

Communiqué qui n’est jamais arrivé. En leu et place, elle a depuis affirmé que l’avocat adverse avait « délibérément laissé filer le délai de prescription pour que cet appel n’ait pas lieu, et abandonné les poursuites ». Ainsi, la militante féministe s’est considérée « affranchie de cette plainte ridicule ». Version aussitôt démentie par les avocats de la partie adverse.
En clair, Caroline Fourest aurait-elle menti pour protéger son image publique un soir de grande audience ? Une stratégie « ridicule et suicidaire » pour Daniel Schneidermann. Dans L’Obs, le fondateur d’@rrêt sur images souligne que dans cette situation de « mensonge cynique », de mensonge « à la Cahuzac », « le menteur ne peut pas ignorer qu’il va être démasqué un jour ». C’est pourtant la voie choisie par Fourest ce soir-là.

Vérification faite, auprès de toutes les parties, oui, elle a menti

assure-t-il avant de conclure : « Si le mensonge de Fourest est un problème, c’est d’ailleurs d’abord pour la cause qu’elle prétend servir, celle de la laïcité et du droit au blasphème, cause qui mérite d’être défendue dans le débat public, défendue vigoureusement, à la loyale, et qu’elle torpille. »

Crédit photo : capture d’écran de l’émission ONPC du 2 mai


Éric Zemmour : “Jacques Chirac, un président tête de veau”

08/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

« Vingt ans, vingt ans après sera toujours le roman de la nostalgie et des désillusions », lâche Éric Zemmour, pour qui cela « vaut pour Chirac comme pour les autres ». Le polémiste note qu’il a fallu trente ans (trois essais) à l’intéressé pour conquérir son Graal. « ,Mais il parcourut son mandat à toute allure de son habituel pas d’homme pressé », poursuit-il, notant qu’il « ne lui fallut que trois mois pour abandonner ses promesses de campagne ».

« Il inventait le septennat de deux ans », s’amuse Éric Zemmour. « Vous serez surpris par ma démagogie » : ainsi Jacques Chirac avait-il prévenu ses derniers fidèles lors de sa campagne « homérique » de 1995.

Éric Zemmour évoque aussi son célèbre discours du Vel d’Hiv :

Jacques Chirac a mis notre pays dans l’engrenage de la repentance des lois mémorielles et de la concurrence victimaire


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Manifestation du NPA en 2009

Antisémitisme de gauche bien réel, que fait la police ?

04/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)

Selon un communiqué du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, deux hommes de confession juive auraient été agressés ce vendredi 1er mai par une quarantaine de membres du NPA. Alors qu’ils étaient en train de coller des affiches pro-palestiniennes boulevard Voltaire, sur le trajet de la manifestation syndicale de la Fête du travail, les militants d’extrême-gauche auraient, je cite : « Agressé deux jeunes gens qu’ils ont reconnus comme appartenant à la communauté juive ». Fin de citation.
L’affaire n’a curieusement pas fait la une de l’actualité. Nul doute que si les colleurs d’affiches avaient été membres du Front National, l’oligarchie politico-médiatique aurait immédiatement mobilisé Charlie et provoqué moult marches républicaines contre la Bête immonde au ventre toujours fécond.

Crédit photo : Moacir P. de Sá Pereira via Flickr (CC)


Caroline Fourest Vs Aymeric Caron : face à l’islamisation, la gauche se déchire

04/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

Le clash entre Caroline Fourest et Aymeric Caron sur le plateau d’ONPC est révélateur. Face à la montée de l’islam en France, deux courants idéologiques s’opposent à gauche : les collabos et les laïcards. Malheureusement, aucun n’arrive à saisir les enjeux du problème.

Samedi soir a eu lieu une passe d’armes entre Caroline Fourest et Aymeric Caron sur le plateau de l’émission On n’est pas couché animé par Laurent Ruquier. Venue présenter son nouveau livre Éloge du blasphème, la journaliste militante LGBT d’extrême-gauche s’en est prise vertement à Caron : « Ca me fait chier de parler avec quelqu’un d’aussi con que vous ! ». Ce « clash » qui ne manquera pas de buzzer révèle surtout une ligne de fracture idéologique à gauche de plus en plus marquée : de quelle manière doit-on appréhender la question de l’islam en France ?

Caroline Fourest ne s’y trompe pas : il y a effectivement deux tendances.
La première que l’on pourrait qualifier de « collabo » assumée avec en tête de gondole Edwy Plenel, qui avait notamment appelé quelques jours après la tuerie de Charlie Hebdo à « comprendre » les frères Kouachi. On y retrouve également Rokhaya Diallo, spécialisée dans la dénonciation (souvent imaginaire) de l’islamophobie et pour qui le racisme anti-blanc n’existe évidemment pas. La seconde, en apparence plus dure, la sienne, qui fait de la défense inconditionnelle de la laïcité l’étendard de la lutte contre les extrémismes religieux, ce dernier concept creux mélangeant tout autant les familles cathos ayant manifesté contre le mariage homosexuel que les salafistes fans de l’État Islamique.

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La remigration ? c’est possible… en Martinique

02/05/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Parler de remigration en métropole vous classe aussitôt parmi les racistes-réactionnaires. Appelez les Martiniquais à revenir au pays, votre initiative passera comme une lettre à la poste.

Selon que vous serez métropolitain ou créole, les jugements médiatiques vous rendront blancs ou noirs… Alors que le moindre appel à la remigration des populations étrangères implantées en métropole vous vaut immédiatement les oukases de la classe politico-médiatique, le président de la région Martinique a mené dans un silence médiatique assourdissant une initiative pour favoriser le retour sur l’île des Martiniquais âgés de moins de 40 ans.
L’objectif du projet « Migration Retour » de Serge Letchimy est de relancer l’économie martiniquaise en s’appuyant sur « l’expérience et l’expertise » des candidats au retour.

« À travers le dispositif de migration retour, il s’agit donc de demander à des jeunes qui sont à l’extérieur, puisqu’on sait que deux sur trois qui partent faire des études ne reviennent pas, de revenir avec un projet »

Le dispositif mis en place par la Région prévoit de sélectionner 60 à 100 projets, dotés de deux primes de 5 000 euros chacune à laquelle s’ajoutera à une prime exceptionnelle d’installation de 15.000 euros. Les candidatures sont closes depuis le 20 avril dernier.

Nous ne pouvons que saluer cette expérience qui démontre que la remigration peut être aussi positive pour la France que pour les pays ou régions d’origine des personnes concernées, zones qui sont souvent en cruel manque de forces vives pour assurer leur développement. Quand on sait qu’il y a plus de médecins originaires du Bénin exerçant en France que dans leur pays d’origine, on ne peut s’empêcher de penser que leurs compétences seraient plus utiles à leurs compatriotes que sur notre sol.

Crédit photo : Roberto Faccenda via Flickr

Raquel Garrido veut lutter contre le djihadisme bleu marine

Les Grandes Gueules sur RMC : Raquel Garrido veut lutter contre le djihadisme bleu marine

01/05/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’avocate, cofondatrice du Front de gauche, a un cv de militante d’extrême-gauche bien rempli : jeune dirigeante étudiante à l’UNEF-ID, vice-présidente de SOS-Racisme à 22 ans, c’est surtout dans les relations internationales qu’elle a ensuite exercé, notamment au sein d’une grande confédération syndicale. Elle fut, toutefois, l’avocate de Jean-Luc Mélenchon notamment dans un procès contre Marine Le Pen.

Raquel Garrido participait à l’émission des Grandes Gueules sur RMC le 29 avril.

C’est sur cette antenne, qu’elle s’est livrée à un effet de manche sémantique hors-norme puisqu’elle est partie des massacres perpétrés par l’État islamique en le qualifiant de fascislamisme pour les assimiler ensuite à la politique de Marine Le Pen via un détour par la doctrine politique fasciste des Italiens pendant les années vingt.

Le FN et l’Etat islamique seraient donc pareils.

Il lui fallait sortir une formule concoctée aux petits oignons qu’elle a répétée plusieurs fois jusqu’à obtenir un écho de ses pairs à l’antenne : « le djihadisme bleu marine ». Visiblement, l’ensemble de sa rhétorique tournait autour cet abus de langage avec lequel elle tentait de faire réagir.

« Pour moi, Le djihadisme bleu marine, c’est un fondamentalisme qui génère de la violence

« Quand vous avez un problème de vivre ensemble entre Français, quand les Français, eux-mêmes, s’entre-détestent » a t-elle reconnu, « dans notre patrie républicaine, nous devons nous aimer et être dans l’égalité ».

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (cc)


Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui - Tribune de Flavien Blanchon

Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui – Tribune de Flavien Blanchon

Je fais des efforts. J’essaie de ne pas souhaiter, pour que cette exaspérante hystérie trouve du moins un autre objet, que l’Indonésie fusille au plus vite M. Serge Areski Atlaoui (photo). Quoi que ce personnage ait commis, il n’est pas responsable de ceux qui le soutiennent. Mais qu’on ne me demande pas de me lamenter sur sa possible exécution. L’indifférence est le mieux que je puisse faire.

En temps ordinaire, aux yeux de la caste politico-médiatique, être Français est tout sauf un titre à la considération. Le Français est naturellement coupable, pour les crimes de ses pères et pour son propre racisme, et ceux qui l’agressent, le volent ou l’assassinent sont toujours des victimes.

Jamais vous ne lirez dans les journaux que la petite Française Jeanne ou Marie a été violée et torturée, le jeune Français Paul ou Pierre tabassé et laissé pour mort. La moindre suggestion qu’il ne serait pas aberrant, en France, de faire une différence entre les Français et les autres, déchaîne des flots d’indignation.

Tout change dès lors que le détenteur plus ou moins improbable d’un passeport français a des ennuis judiciaires à l’étranger. En ce cas, il est invariablement innocent. Celle-ci passe des mois dans un ranch où des prisonniers sont torturés dans les caves, sans rien voir ni entendre et sans non plus se demander de quoi vit donc son beau basané. Ceux-là avaient ramassé en toute innocence des enfants qu’ils avaient pris pour des orphelins, pour les vendre par bonté d’âme à des bourgeois français en mal de parentalité.

Et M. Areski Atlaoui n’a rien trouvé d’étrange à ce qu’on lui offrît d’aller faire un peu de soudure au noir en Indonésie, en gagnant chaque semaine plus que le revenu annuel moyen du pays : il le valait bien !

Ce serait à croire que le peuple qui s’est longtemps fait gloire d’être le plus spirituel de la terre n’est désormais composé que de jocrisses et d’enfants de chœur.

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Débat sur la réponse européenne au drame des migrants : Aymeric Chauprade sur BFM Business

Débat sur la réponse européenne au drame des migrants. L’Europe est-elle à la hauteur ? Doit-elle accueillir ces migrants ? Avec le témoignage de Zihad Janoudi, réfugié syrien qui a passé 35 jours dans un container pour gagner l’Europe. Il avait déserté l’armée syrienne après avoir refusé de tirer sur des manifestants anti-régime. Invités : Gérard Deprez, Ministre d’État, eurodéputé libéral-démocrate belge, Florent Marcellesi, eurodéputé d’EQUO (Verts espagnols), Aymeric Chauprade, eurodéputé FN, Anne Bathily, Conseil européen pour les réfugiés et les exilés et Pauline Armandet (Revue de presse).

Source : bfmbusiness.bfmtv.com

La politique, ça n’est pas l’émotion, ni les histoires personnelles. La politique, ce sont les responsabilités qu’ont les décideurs politiques vis-à-vis de leur peuple et de leur État. Et de ce point de vue, bien évidemment, le vrai politique est là pour gouverner, c’est-à-dire pour prévoir et c’est bien sûr assurer la sérénité et la stabilité de sa population, et aussi son économie.

Aymeric Chauprade

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Charles Martel et la bataille de Poitiers : mythe ou réalité ?

Charles Martel et la bataille de Poitiers : la désinformation

Par Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, auteur de Ils ont tué l’histoire-géo (éd. François Bourin, 2012).

♦ J’ai été saisi d’étonnement en découvrant, le 19 avril, sur le site Les Inrocks, l’article d’un certain Jean-Marie Durand, spécialiste des « idées », intitulé « Tu parles, Charles Martel ! La déconstruction d’un mythe identitaire », consacré à l’essai, paraît-il « éclairant », de deux « historiens », William Blanc et Christophe Naudin, Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire.

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule ».


A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

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