Poutine : le De Gaulle russe ? Tribune de Guillaume Faye

Poutine : le De Gaulle russe ? Tribune de Guillaume Faye

La thèse que je soutiens ici est que Vladimir Poutine défend une vision gaullienne de l’Europe et du monde, ainsi que de la souveraineté de la Russie. Il se heurte logiquement à l’hégémonie de Washington et des pays anglo-saxons et, comme en son temps le Général de Gaulle, il est présenté comme un danger et un ennemi. Pourtant, c’est notre meilleur allié.

La diabolisation de Poutine

Le journaliste du Figaro Pierre Rousselet, dans un article intitulé « Le monde sans règles de Vladimir Poutine » (30/10/2014) nous explique, au terme d’une démonstration fumeuse, que Poutine « joue avec une habileté redoutable de sa capacité de nuisance dans un monde où les règles ont de moins en moins d’emprise ». Il veut dire par là que le Kremlin viole le droit international à la suite de la crise ukrainienne. Il se moque du monde et, peut-être sans le savoir, il utilise la méthode de la propagande stalinienne de l’inversion de la réalité. Cette méthode est celle, paradoxalement, de Washington et d’une Union européenne aux ordres. Le monde de Poutine n’est pas ”sans règles”, au contraire, il est ”avec des règles”. Le monde sans règles est celui de la politique étrangère US depuis le bombardement de la Serbie par l’Otan et l’affaire du Kosovo.

Poutine est présenté comme le ”nouveau Tsar”, c’est-à-dire un autocrate non élu, alors qu’il a été régulièrement élu à la présidence avec une majorité plus importante que ses homologues occidentaux. La gauche socialo-trotskiste avait accusé en son temps le général de Gaulle d’être un ”fasciste” – en particulier en Mai 68. La même mouvance idéologique rabâche les mêmes éructations contre Poutine. Et ceux qui diabolisent Poutine et la Russie – notamment tous les milieux atlantistes et ”démocrates” – se satisfont parfaitement de bonnes ententes et d’alliances avec divers régimes tyranniques à travers le monde.

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Affaire de la taxation des dividendes : retour sur l’amateurisme gouvernemental

Affaire de la taxation des dividendes : retour sur l’amateurisme gouvernemental

22/11/2014 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Avec son projet de taxation des dividendes des entreprises, c’est sans état d’âme que le gouvernement socialiste s’apprêtait à tuer des milliers de PME

Retour sur une disposition votée dans l’indifférence des médias le 17 octobre dernier, sur proposition du député socialiste Gérard Bapt (photo). L’amendement avait pour objet de soumettre à cotisations et contributions sociales la part de dividendes perçus par les travailleurs indépendants exerçant leur activité dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés, sur la part excédant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant. Ainsi, tout dirigeant de sociétés déjà soumises à l’impôt sur les sociétés aurait vu ses dividendes taxés. Une mesure fiscale aux conséquences dévastatrices pour les petites entreprises, qui constituent pourtant l’essentiel de tissu économique français.

Une disposition qui paraissait d’autant plus scandaleuse que le gouvernement injecte parallèlement des milliards dans les entreprises du CAC 40

Le gouvernement socialiste vient ainsi de verser 80 millions d’euros au pétrolier Total au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), une entreprise qui a pourtant fait 8,4 milliards de bénéfice en 2013. Les 20 milliards d’euros prévus par le dispositif pour relancer la compétitivité et l’emploi vont d’ailleurs profiter aux entreprises qui en ont le moins besoin, celles-là mêmes qui, expertes en optimisation fiscale et en délocalisation des profits, ne payent pas, ou peu d’impôt sur les sociétés. En revanche, la taxation devient carrément confiscatoire pour les petites entreprises françaises. Elle aurait approché les 60 % avec la mise en place du projet gouvernemental.

Le gouvernement a finalement reculé, face à la colère des petits patrons

Gérard Bapt a reconnu « Un manque de préparation ». Marqué par l’affaire des « pigeons du net », le gouvernement n’a pas insisté. Pour le ministre des Finances Michel Sapin « Un amendement qui n’est pas compris (sic), c’est un amendement qui est mauvais ». Il a finalement demandé au Parlement de retirer la disposition. Un incroyable amateurisme…

Crédit photo : François Damerval, via Wikipédia, (cc).

À la une

Territoires, d’Olivier Norek : plongée en Seine-Saint-Denis

22/11/2014 – PARIS (NOVOpress) - Le livre Territoires, sortit récemment aux éditions Michel Lafon, est le second roman d’Olivier Norek. Celui-ci, en bon auteur de roman noir, utilise une enquête policière comme prétexte pour plonger dans la réalité sociale et politique de la Seine-Saint-Denis. Et elle n’est guère reluisante.
Lieutenant à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quinze ans, Olivier Norek sait de quoi il parle, ce qui fait de Territoires un témoignage précieux, proche d’une enquête journalistique.

Dans la ville imaginaire de Malceny, qui ressemble énormément à celle de Saint-Denis, plusieurs gros trafiquants de drogue sont assassinés par un rival cherchant à s’emparer du marché des stupéfiants. En enquêtant, les policiers vont découvrir des kilos de drogue chez des retraités, une racaille psychopathe de treize ans, et vont faire face à des émeutes extrêmement violentes.

Et surtout, en remontant le fil des évènements, ils vont s’intéresser à la mairie de Malceny : son équipe municipale élue en achetant des voix, les amis du maire qui vivent dans un HLM de luxe, les emplois municipaux réservés à la racaille en échange de la paix sociale…

Un témoignage précieux, sur la réalité de la France des banlieues.

Olivier Norek, Territoires, Michel Lafon, 2014.

- Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c’est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l’électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
- Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
- Et vous avez déposé plainte ?
- Non, j’ai remis le courant.
- Mouais, c’est cohérent. Mais alors, ça consiste en quoi votre job exactement ?
Vexé, le gardien répliqua sèchement :
- Je m’occupe d’un immeuble dans une cité où vos collègues ne mettent même plus les pieds. Je nettoie la cage d’escalier et le hall quand ils ne sont pas squattés et le reste du temps, je ferme les yeux sur tout. J’essaie d’énerver personne, de pas me faire péter la gueule et je dis aux locataires que je fais mon possible.
- En gros, vous foutez pas grand-chose.
- Je fais ce que je peux. Tout seul et sans votre flingue.

 

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Du kärcher à l’abrogation du mariage pour tous : les fausses promesses de Nicolas Sarkozy

22/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Dans une récente tribune publiée sur FigaroVox, il s’intéresse à la récente prise de position de Nicolas Sarkozy sur l’abrogation du mariage pour tous.

D’après lui, l’ancien président de la République ne cherche qu’une chose : faire l’actualité.

Nicolas Sarkozy ne désire pas simplement être présent dans les médias – car ceci est devenu assez commun en matière de communication politique, et, surtout, cela n’empêche personne d’être, malgré tout, invisible. Ce qu’il désire c’est faire l’actualité, c’est-à-dire la créer, la susciter, peu importe le sujet. L’objectif n’est pas qu’on parle de lui, mais qu’on parle autour de lui, qu’on discute ses propositions, qu’on fasse de ses positionnements le centre des débats. L’approche est astucieuse, car ainsi, ce n’est plus lui, par ses propres efforts, qui tente de s’élever au-dessus des autres, ce sont les autres – classe politique et société civile discutant ses propositions – qui le placent sur un piédestal. Lui propose, eux en discutent le bien fondé, l’opportunité, la véracité. Lui décide, eux commentent. Lui agit, eux perdent leur temps en commérages. Une hiérarchie presque implicite s’installe ainsi.

(…)

En 2007, Nicolas Sarkozy avait défrayé la chronique avec son désir affiché de passer les banlieues au Kärcher. Aujourd’hui, les banlieues sont toujours dans le même état. Il avait également crié haut et fort la nécessité d’abroger les 35 heures, proposition économique phare à la base de son «travailler plus pour gagner plus». Elles sont toujours en place. Face à l’échec du CPE et à la précarisation des jeunes en matière d’emploi, il avait lancé la proposition d’un contrat de travail unique: «Plus de flexibilité pour les employeurs et plus de sécurité pour les salariés.» Comprenne qui pourra… quoi qu’il en soit, rien de tel n’a vu le jour. Le ministère de l’Identité Nationale, qui a fait couler tant d’encre? Une coquille vide.

enfant

Ces enfants qui viennent de France sont partis faire le djihad en Syrie

22/11/2014 – DAMAS (NOVOpress)
“Ici, c’est la guerre !”, voici le message transmis par ces enfants venus de France et qui ont certainement accompagnés leurs parents partis faire le djihad en Syrie.

L’un des enfants témoigne, d’ailleurs, de son admiration pour Mohamed Merah. Et certains osent nous faire encore le coup du vivre-ensemble ?

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La Manif pour tous : “Un combat pour l’hégémonie culturelle”

22/11/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Gaël Brustier, qui vient de publier “Le Mai 68 conservateur : que restera-t-il de la Manif pour tous ?”, a accordé un entretien très intéressant à la revue Les Inrocks. D’après le politologue, la Manif pour tous peut apparaître comme “un combat pour l’hégémonie culturelle”.

En voici quelques extraits :

Au début, les tenants de la Manif pour tous ne souhaitaient pas que leur mouvement ait une traduction politique.

La Manif pour tous n’est plus la propriété de l’association qui la porte. Aujourd’hui, ce sont des gens qui ont fait le choix de l’investissement politique : ils se retrouvent à Sens commun à l’UMP, derrière Jean-Christophe Fromantin à l’UDI, ou même autour de Marion Maréchal-Le Pen au FN… Il y a aussi des militants qui ont fait le choix de l’action par l’intellectuel, comme les Veilleurs de Gaultier Bès, qui se tiennent éloignés du pouvoir tout en imposant leurs thématiques. D’autres encore poursuivent leur engagement au niveau associatif. La Manif pour tous a été un mouvement social très vaste qui se traduit aujourd’hui par des stratégies différentes. Le mariage pour tous a permis de cristalliser ces tendances. Maintenant, il y a une lutte pour imposer la vision du monde des Veilleurs. C’est un combat pour l’hégémonie culturelle.

(…)

La Manif pour tous sera donc pérenne ?

Oui, tant que la gauche n’ouvre pas un front culturel. On a une gauche européenne sociale qui préfère parler de politiques publiques (policies) plutôt que de politique (politics). Ce discours-là ne peut pas battre la Manif pour tous. Beaucoup de gens sont heurtés par la société de la rentabilité dans laquelle on vit, une société du chiffre où on évalue les enfants dès 3 ans. Les conservateurs de la nouvelle génération proposent une vision du monde philosophiquement contre-révolutionnaire mais qui répond à ces aspirations-là, en rejetant le productivisme, le consumérisme, et l’économie inféodée à la finance. Ils trouvent écho dans la société.

Cogolin (Var) : le maire FN Marc-Etienne Lansade contraint de marier un clandestin extra-européen

Cogolin (Var) : le maire FN Marc-Etienne Lansade est obligé de marier une clandestine extra-européenne

21/11/2014 – COGOLIN (NOVOpress)
Le samedi 22 novembre à 15 heures, la ville de Cogolin, dont Marc-Etienne Lansade est le maire FN, est obligée par le législateur français, soutenu par la Cour européenne des droits de l’homme, de marier une clandestine d’origine extra-européenne. Marc-Etienne Lansade dénonce, via une vidéo (ci-dessous), cette aberration avec la plus grande fermeté. Il est insupportable que les Français aient moins de droits que les clandestins dans leur propre pays.

La "zemmourisation" du débat public ? (Présent 8236)

La “zemmourisation” du débat public ? (Présent 8236)

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le scepticisme grandissant des Français à l’égard de politiciens charlatanesques peinant de plus en plus à dissimuler leur impuissance sous des faux-semblants usés jusqu’à la trame, est à l’origine sans doute de l’intérêt de nombreux lecteurs pour le livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (sous-titré Les 40 années qui ont défait la France).

Un succès qui inquiète les tenants de l’idéologie dominante sur laquelle repose tout à la fois leur pouvoir intellectuel, moral et politique. Une idéologie que le polémiste multimédia du Figaro Magazine et d’I-Télé, s’emploie à torpiller méthodiquement. Signe de cette inquiétude grandissante : le canonnage que Le Monde, Libération, L’Express et autres médias de la bien-pensance dominante déclenchent depuis un mois contre Eric Zemmour, l’accusant tour à tour d’homophobie, de sexisme, de xénophobie, de racisme et, bouquet final, d’être « un agent électoral de Marine Le Pen », un « sous-marin de la stratégie de dédiabolisation du Front national ». Et même un suppôt maréchaliste. Autant dire une sorte de mini « mal absolu » à lui seul.

Une du numéro 8236 de "Présent"Une haine, selon Denis Tillinac, « de facture quasi djihadiste », avec tentative de lynchage et de lapidation sur la place médiatique. Mais le pompon de cette curée hystérique revient sans conteste au Premier ministre déclarant à la télévision : « Eric Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » Une sorte de petit autodafé verbal ?

L’un des grands prêtres de cette « petite cléricature médiatique » en folie, en l’occurrence Christophe Barbier, reconnaît toutefois : « Le Suicide français n’est pas seulement un ouvrage politique, c’est aussi un essai sociologique, qui dresse, souvent avec justesse, l’inventaire accablant soixante-huitard. » Un fatras de tabous idéologiques qui « accable » en effet la société française depuis quarante-six ans et que Zemmour brise dans un fracas jubilatoire. Sans oublier d’établir le procès-verbal des dégâts occasionnés : individualisme et hédonisme de masse corrodant le lien social ; multiculturalisme ; obsession du principe de non-discrimination au point d’interdire toute préférence nationale, notamment dans l’embauche d’un salarié. Au point également d’assimiler le nationalisme d’abord, puis ensuite le patriotisme, au racisme.

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Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel - par Stella Costanzo

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel – par Stella Costanzo

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le 17 novembre, Anne-Sophie Lapix soutenait, face à Henri Guaino, que « 80% des jeunes djihadistes proviennent de familles laïques ». Le lendemain, Jean-Jacques Bourdin exigeait de Marion Maréchal-Le Pen qu’elle admette que « la plupart sont issus de familles à 80 % athées ». Sujet décidément en vogue, puisque Rachida Dati était l’invitée de France 2 mercredi matin, et revenait sur la polémique des Français partis faire le djihad en ces termes : « Ceux qui sont engagés dans ces combats barbares ne sont ni liés à l’immigration, ni à l’intégration, et encore moins à l’islam. » Mais d’où viennent ces chiffres et ces affirmations ?

Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

La très controversée Dounia Bouzar

Pour y voir un peu plus clair, il faut se pencher du côté de la très controversée Dounia Bouzar, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité (connue pour avoir défendu le port du voile en entreprise et réclamé le remplacement d’une fête chrétienne par une célébration musulmane dans le calendrier). Cette dernière affirme que « 70% des 130 familles qui m’ont appelée sont ce que le FN appellerait des “Français de souche” ». Étrange de parler de « Français de souche » quand tous sont habituellement d’accord pour nier leur existence… De plus, ce que cette dernière oublie malhonnêtement de préciser, c’est que l’on estime qu’il y a 1.100 Français impliqués dans les filières djihadistes, cet échantillon en représentant alors une goutte d’eau puisqu’ils constituent uniquement ceux qui ont composé le numéro vert anti-djihad. Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

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La Remigration ou la guerre, par Renaud Camus

La remigration ou la guerre – par Renaud Camus

Photo : Renaud Camus (à gauche) et Fabrice Robert. © Bloc identitaire.

21/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Une des allocutions les plus intéressantes, aux Assises de la Remigration, fut la dernière, celle de l’hôte, Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire. Il s’est colleté à une question majeure, à laquelle je suis soumis fréquemment moi aussi, à propos du Grand Remplacement comme de la Remigration :

« Ce sont là des mots très forts, nous dit-on. Est-ce que vous ne craignez pas d’alarmer les gens, avec des termes aussi abrupts ? »

J’ai tendance à répondre, pour ma part, que c’est de fuir la réalité qui est anxiogène : de se repaître de mensonges, de se laisser bercer d’illusions. Ce n’est pas le syntagme Grand Remplacement qui est effrayant, c’est le phénomène qu’il désigne. On peut souhaiter, bien sûr, ne pas s’aviser de ce qui survient, fermer les yeux, n’écouter rien, sinon le rassurant babil des remplacistes. Mais ce babil est de plus en plus difficile à croire, à mesure que la situation se dégrade. Mieux vaut, ce me semble, être averti d’un danger pressant, serait-ce pour se mettre en état de s’en défendre, que d’en ignorer tout de parti délibéré, au risque d’être emporté par lui sans retour. Au demeurant je n’ai pas peur de faire peur, ni ne me sentirais coupable si c’était le cas : celui qui avertit d’un incendie en criant au feu de toutes ses forces, qui songe à lui reprocher d’affoler tout le quartier ?

L’approche de Fabrice Robert est différente. Il est vrai que le Grand Remplacement est une calamité tandis que la remigration, elle, est un remède, une façon de traiter le mal, une solution — c’est même la seule qui ait été proposée jusqu’à présent. L’une des deux appellations est très négative (sauf pour les remplaçants et leurs complices remplacistes), l’autre se présente comme un objectif à atteindre et comme une espérance, au moins pour les victimes avérées ou potentielles de ce que recouvre la première. Sans doute la perspective de certains traitements peut-elle inquiéter presque autant que la maladie, surtout s’il est question d’opération chirurgicale. Mais, à ce stade, il n’est pas sûr qu’on ne puisse pas éviter l’intervention, et de toute façon on n’a guère le choix : il est impossible de ne rien faire.

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L'Assemblée vote la réforme territoriale

L’Assemblée vote la réforme territoriale

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Après des débats animés, les députés ont finalement adopté le projet de loi de réforme territoriale avec la carte à 13 régions déjà retenues en première lecture.

Hier, les députés alsaciens étaient en pointe pour dénoncer la disparition de leur région. Celle‑ci est absorbée dans un vaste gloubi‑boulga rassemblant en outre la Lorraine et la région Champagne‑Ardenne. La fusion de Midi‑Pyrénées avec le Languedoc‑Roussillon est également très contestée.

Inquiets pour les prochaines échéances qui devraient voir une nouvelle poussée du Front National, les députés socialistes du Nord ne sont pas parvenus à retarder une fusion avec la Picardie. Enfin, les députés bretons ont réclamé avec force le retour de Nantes dans leur région. Cette carte livre un résultat étonnant. A l’ouest, un vaste ensemble sera formé par l’Aquitaine, le Poitou‑Charentes et le Limousin. Le gouvernement réussit donc à mettre Guéret dans la même région que Saint‑Jean‑de‑Luz. Contrairement à l’Alsace, la Bretagne a réussi à éviter une fusion avec sa voisine, la région Pays de Loire. Celle‑ci demeurera donc orpheline.

Crédit image : Gtaf, via Wikipédia, (cc).

Maxime Hauchard, Mickaël Dos Santos… La France, N°1 du djihadisme

Maxime Hauchard, Mickaël Dos Santos… La France, N°1 du djihadisme (Présent 8235)

Image : Copie d’écran de la vidéo de l’Etat islamique sur la décapitation de Peter Kassig et la décapitation de masse de soldats syriens. DR.

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Après le Normand Maxime Hauchard, nos services de renseignement ont donc officiellement identifié mercredi un autre Français, Mickaël Dos Santos dit « Abou Uthman », parmi les assassins musulmans responsables de la décapitation de 18 prisonniers syriens et de l’otage américain Peter Kassig. Un deuxième Français qui, hélas ! ne sera sûrement pas le dernier à être impliqué dans les crimes de l’Etat islamique.

Maxime Hauchard, Mickaël Dos Santos… La France, N°1 du djihadisme (Présent 8235)« Tuer n’importe quel civil »

Né de parents portugais à Champigny-sur-Marne en 1992, naturalisé Français en 2009, au moment même où il se convertissait à l’islam, Dos Santos, décrit par les médias comme « discret », ne passait pourtant pas inaperçu dans son lycée : barbe et djellaba, prières collectives dans les couloirs de l’établissement… Des signes qui, curieusement, ne semblent pas avoir inquiété plus que cela la direction de l’époque. Parti pour la Syrie en août 2012, son nom apparaît à l’automne 2013 dans l’enquête sur le démantèlement d’une filière djihadiste se concentrant autour d’une mosquée de Villiers-sur-Marne, qu’il a longuement fréquentée et où des imams bien républicains lui ont enseigné « l’islam véritable ». Faisant enfin l’objet d’un mandat d’arrêt, il poste régulièrement sur les réseaux sociaux des appels à « tous les frères qui vivent en France » à « tuer n’importe quel civil » en représailles aux raids de l’armée française contre l’EI en Irak. Ce qui a permis à nos services de renseignement de l’identifier.

Responsabilité UMPS

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Il est désormais possible de destituer le chef de l'Etat

Il est désormais possible de destituer le chef de l’Etat

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La réforme constitutionnelle de 2008 avait modifié l’article 68 en permettant formellement une destitution du chef de l’Etat. Auparavant, ce même article prévoyait que le président de la république n’était responsable de ses actes devant aucun tribunal sauf la Haute Cour, en cas de haute trahison. Désormais, il n’est plus question de juger le président, mais de le destituer.

Pourquoi la mesure n’a-t-elle pas été applicable dès 2008 ?

La réforme de 2008 exigeait qu’une nouvelle loi précise les contours et les modalités de la destitution. Cette loi a été votée par l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle vient de passer la dernière étape, celle du Conseil constitutionnel.

Dans quel cas peut‑on destituer le président ?

Le président peut désormais être destitué pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». La phrase n’est guère plus claire que la notion, assez floue, de haute trahison.

Comment fonctionne la procédure ?

Les parlementaires disposent de l’initiative. Un dixième des membres de l’une des deux assemblées doit en faire la proposition : 58 députés ou 35 sénateurs. Après cela, l’assemblée doit se prononcer à la majorité sur la suite à donner à cette proposition, puis la seconde chambre. Si la procédure est enclenchée, 22 juges de la Haute Cour sont choisis parmi les parlementaires. Si le président est destitué à l’issue d’un procès de 48 heures maximum, une élection est organisée dans les 35 jours.

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Ces djihadistes “français” qui menacent la France dans une vidéo de l’État islamique

20/11/2014 – SYRIE (NOVOpress)
Dans une vidéo diffusée le mercredi 20 novembre, trois djihadistes de l’État islamique appellent – en français – les musulmans de France à rejoindre leurs rangs en Syrie.

Ces trois hommes qui se font appeler Abu Osama al-Faranci, Abu Maryam al-Faranci, et Abu Salman al-Faranci, brûlent leurs passeports français devant la caméra.

L’un d’entre eux suggère à ceux qui ne feraient pas le choix de venir en Syre, d’agir directement en France afin que “le simple fait d’aller faire des courses soit terreur”.

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

20/11/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La neuvième partie des lettres de Paul Vaseux


A la fin de l’année 1914, le 131ème régiment d’infanterie se bat autour de deux villages dont les noms, désormais historiques, rappellent des combats sanglants : Vauquois, observatoire d’où l’on domine 30 kilomètres de terrain, et Boureilles, clef de la route qui contourne l’Argonne.

31 janvier 1915

« Que de choses à vous dire depuis mon dernier mot. Que d’émotions et que de tristesses ! Que de deuils la mort a encore semés autour de moi sans m’atteindre !
Commençons par le commencement et suivons la marche des événements qui se sont succédés pendant cette huitaine de tranchées que nous venons de passer.

Si je me souviens, j’avais écrit le 21 ou 22 courant un lettre assez longue. C’était la veille de notre départ. Quelques heures après, à minuit exactement nous partions pour la tranchée. Six heures de marche sous la neige d’abord. Sous nos toiles de tentes, nos sacs de couchage et tout ce que nous avions pu nous mettre sur le dos pour nous protéger contre ce mauvais temps, nous aurions été traversés. Ces petits abris de fortune nous ont protégé au moins les épaules ; le reste du corps et principalement les jambes et les pieds étaient trempés. Mauvaise arrivée dans la tranchée. Enfin dès que le jour apparut, nous échangeâmes notre linge de corps contre celui contenu dans notre sac et que ce fameux “As de carreaux” quoi qu’on dise, avait conservé bien sec. Quelques jours de dégel, nuits très froides, surtout les premières, et voilà la moitié de notre séjour passé.

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L’inquiétante radicalisation des convertis français à l’islam

20/11/2014 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Thibault de Montbrial est avocat au barreau de Paris. Spécialiste du terrorisme, il propose une analyse sur le phénomène inquiétant des conversions à l’islam radical.

D’après lui, on observe de manière indiscutable, en France, une progression des conversions à l’Islam. C’est ainsi que le nombre de convertis augmenterait de 20% par an depuis le début des années 2010, ce qui représenterait plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Les jeunes qui partent combattre, au nom de la séduction de l’Islam radical, embrassent un mouvement qui prône la destruction de l’Occident, et adoptent une haine viscérale de notre société. Ils reviennent ensuite aguerris dans leur pays d’origine, et cherchent à se réinsérer au milieu d’une population qu’ils détestent. Le danger est donc réel, et il serait criminel de le taire sous le prétexte fallacieux de ne pas déplaire à tel ou tel mouvement.