Entretien avec l'universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Entretien avec l’universitaire Anatoly Livry autour de « l’agonie psychique française »

17/04/2014 – GENÈVE (NOVOpress) - L’universitaire franco-suisse Anatoly Livry, dont nous avons récemment parlé suite à son initiative en faveur de la non-reconnaissance des diplômes et titres universitaires en Suisse, nous a accordé ce jour un long entretien. L’occasion de revenir sur un parcours d’exception, saboté en France car idéologiquement non-conforme à la doxa marxiste qui prévaut encore dans de nombreuses facultés françaises, et sur la situation de l’université, où se forgent les “élites” de demain. Photo en Une : crédit saneboy via Flickr (cc)


Entretien avec l'universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Entretien avec l’universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Novopress – Anatole Livry bonjour, comment vous présenter ?

Anatoly Livry – Pour une meilleure présentation de ma personne, je recourrais à l’avis d’un collègue français récemment intervenu dans l’Université d’État de Russie Moscou-Lomonossov, lors d’un colloque, intervention parue en version bilingue dans les actes de ce même colloque :

Sauver Nabokov : la thèse de doctorat d’Anatoly Livry

Le doctorat d’Anatoly Livry, « Nabokov et Nietzsche », est à ma connaissance l’unique thèse reproduisant totalement la Weltanschauung de Vladimir Nabokov, et ce, depuis que l’Université s’intéresse à cet écrivain. La soutenance de cette thèse s’est déroulée, avec ma participation, il y a deux ans à l’Université de Nice – Sophia Antipolis. Le fait que l’auteur de ces découvertes haïes par l’establishment (dont le gourou était incontestablement feu Dimitri Nabokov qui a purement et simplement commercialisé l’œuvre de son père !) soit lauréat du Prix Littéraire Mark Aldanov (New York, 2010, pour le roman Les Yeux), créateur d’un nouveau style littéraire russe et enseignant de l’université de Nice – ville où Nietzsche avait rédigé la troisième partie d’Also sprach Zarathustra et où Mark Aldanov est mort –, a apporté un peu plus de piment à ce plat idéologico-institutionnel que, durant les décennies à venir, l’Université française devra ingurgiter, sous l’œil scrutateur de la slavistique mondiale.

Anatoly Livry a raison : Nabokov est non seulement un fin connaisseur de Nietzsche, mais aussi un écrivain méprisant le socialisme et toutes ses facettes meurtrières pour le corps et l’âme. Le vrai Nabokov, sauvé de l’emprise non seulement de ces carriéristes trotskisants poussant l’homme de lettres dans les bras de Sartre et de sa Grande Sartreuse, mais aussi de ceux qui s’efforcent de stériliser l’aversion de Nabokov pour le socialisme – socialisme auquel ces fonctionnaires protocommunistes sont charnellement liés –, est enfin apparu, dans l’Université française, grâce à la plume de l’écrivain russe Anatoly Livry ! Comment cela pouvait-il être supportable pour ces quatre membres du syndicat SNESUP – qui est resté officiellement lié au parti communiste français quinze ans après la chute de l’URSS ! – parachutés dans le jury de thèse d’Anatoly Livry par des intérêts syndicaux – bassesse carriériste et couardise professorale – et qui ont tout fait pour discréditer les découvertes d’Anatoly Livry !?

Le ridicule ne connaît pas de limite ! L’accusation principale des néostaliniens made in France est la suivante : Anatoly Livry a osé publier une partie de sa thèse en France, dans la maison d’édition parisienne « Hermann ». Je crains fort que l’Université française ne fasse tout pour écarter M. Anatoly Livry auteur d’une remarquable thèse sur Nabokov et Nietzsche, helléniste publié dans « Guillaume Budé » depuis 2003, germaniste édité par des professeurs de la Humboldt-Universität depuis 2006, auteur d’un roman nuancé Apostat, paru en 2012 chez l’éditeur russe de Nietzsche « Koultournaia revoluzia » où il reproduit des éléments métriques de Homère et de Callimaque.

René Guerra, Agrégé de l’Université, Ancien Directeur du Département de russe à l’Université de Nice – Sophia Antipolis, Maître de Conférences honoraire, HDR, Docteur en Slavistique de l’Université de Paris, Membre du CTEL, Chevalier de l’Ordre National de Mérite, Chevalier des Arts et des Lettres

Publié dans : René Guerra, Douzièmes Lectures en l’honneur du Professeur Andreev, Université d’État de Russie Moscou-Lomonossov, Actes du colloque du 1er février 2014, Moscou, EKON-Info, 2014.


Novopress – Vous agissez donc à la fois en tant qu’écrivain et scientifique ?

A. L. – Toute forme de création véritable doit s’exprimer dans sa totalité, ou se taire. Elle a toujours comme champ d’action un cadre civique traditionnellement séparé en trois couches : prêtres, guerriers-politiciens, population source d’approvisionnement des deux castes supérieures. Naturellement, lorsqu’une nation se meurt, cette répartition nette n’est plus perceptible ; se retrouvant au milieu d’une ethnie agonisante le créateur a le choix de s’adresser soit à un autre peuple doté d’une santé robuste, voire barbare, soit au passé des vieilles nations civilisatrices et à leur éventuel avenir. Voilà la raison pour laquelle citoyen Suisse, né à Moscou, docteur de l’Université française où j’ai fait toute ma carrière académique jusqu’en 2012, j’ai décidé d’écrire en russe, autrement dit dans l’idiome d’une ethnie structurée d’une façon sainement antique qui fait de la Russie actuelle une bulle de puissance national-socialiste pour aujourd’hui mais aussi pour demain. Au bout d’un quart de siècle de travail sur le style de la langue russe – et je connais sa prose du XIXe siècle, sans parler de sa poésie, par cœur –, j’ai reforgé une langue néo-classique à destination de la caste supérieure de ce pays et les dix livres que j’ai fait paraître à Moscou et à Saint-Pétersbourg en tant que philosophe, romancier et poète – ce qui est la même chose – sont effectivement inconnus dans le monde francophone, celui-ci étant devenu un magma car sa base humaine ne génère plus d’élites nationales militaires ou spirituelles. Dès lors, aucune connexion n’est possible entre l’univers slave de l’est et l’univers latin de l’ouest, leurs ethniques volontés de puissance étant dirigées vers des avenirs différents. Compte tenu de cette situation, mes écrits russes demeurent quasi inconnus en France. En effet, pour qu’ils soient tus, il suffit d’un minuscule obstacle, et le voici : les traducteurs issus ou dépendants de la Sorbonne sont mes premiers concurrents dans le monde universitaire. Or, avant que je n’obtienne le Prix Mark Aldanov, leur calomnie s’est exercée ouvertement ex cathedra sorbonica, prenant ensuite la forme d’un mur du silence à partir du moment où mon roman, Les Yeux, rédigé en 1999, fut distingué, enlevant les lauriers à New York après onze ans d’acharnement de l’Université française contre l’œuvre primée. Cette corruption que les fonctionnaires de la slavistique française dressent contre le Verbe russe s’est renforcée avec la sortie en 2002 à Saint-Pétersbourg de mon Convalescent, œuvre russe entièrement consacrée à la France et dont des séquences furent récompensées par des prix internationaux russes. Par ailleurs, la corruption d’une seule slavistique française s’est métamorphosée au fil des années en un acharnement mafieux de tout le système universitaire, exercé au grand jour dans le monde académique français et devenu l’objet de centaines d’articles scientifiques et recherches universitaires dans le la sphère scientifique russe – et ce, jusqu’à des thèses de doctorat consacrées à l’affaire qui posent que si un Soljenitsyne, un Nabokov ou un Mandelstam se retrouvaient à ma place et avaient le malheur d’exercer la création totale (autrement dit : étaient les concurrents scientifiques des traduttore, traditore universitaires actuels), ils subiraient la même calomnie corruptionnelle permanente dans cette Université française qui s’obstine à dresser un barrage entre la Russie et le reste des aristocraties intellectuelles francophones pour qu’aucune étude universitaire issue de l’univers russe et consacrée à l’« Affaire Livry » ne parvienne en France. Nos intrépides professeurs sorbonnagres sont donc des staliniens qui ont fabriqué un rideau de fer virtuel pour des nécessités groupusculaires carriéristes ; nombre d’entre eux n’osent même plus remettre le pied dans une Russie qu’ils sont censés enseigner à la Sorbonne et dans les autres universités françaises car, malgré leurs grimaces d’arrogance, aucune faculté russe ne souhaite accueillir des micros Staline schizophrènes titularisés par la Ve république en dépit de leur pathologie.

Novopress – Quelle partie de vos travaux scientifiques gênerait d’éventuels traducteurs de vos œuvres littéraires ?

A. L. – Parler de ma thèse de doctorat tant calomniée – soutenue avec Patrick Quillier de Nice–Sophia Antipolis, des trois universités où j’ai enseigné ou des quatre monographies parues en France et en Russie n’évoquerait pas ma valeur scientifique : pas mal de cuistres syndiqués et plagiateurs possèdent de nos jours davantage d’acquis académiques. Il est donc important d’évoquer certaines de mes découvertes qui ont sensiblement révolutionné la perception des fondateurs de notre civilisation. Une de mes découvertes, par exemple, consiste en une approche païenne de ce que nous a laissé Paul Claudel. Sur les quatre générations de claudéliens sévissant en Occident, personne n’a mentionné le nom de l’empereur Julien l’Apostat quant au protagoniste de Tête d’Or, ce Simon destiné à devenir la pierre sur laquelle l’Église du Christ sera fondée, mais revenu à nos racines indo-européennes afin de renaître de cette même pierre tel un néo-Mithra francophone. Je fus donc le premier à avoir nommé Tête d’Or du nom de l’Empereur Apostat, bouleversant par cette action l’univers des claudéliens fonctionnaires – fonctionnaires comme ce Claudel attiédi et tombé dans le gaullisme, et qui, ne l’oublions pas, demanda (après que l’Allemagne devint victime définitive à l’issue de cette longue guerre 1870-1945) à l’Académie la place d’un Maurras toujours vivant mais incarcéré par les vainqueurs. La première publication de cette découverte eut lieu dans le Bulletin de l’Association Guillaume Budé (Anatoly Livry, « Tête d’Or et Hélios Roi, la rupture du Cercle de l’Éternel Retour », Bulletin d’Association Guillaume Budé, Paris, 2008 – 2, p. 167-193.), piloté par l’actuel directeur de la faculté d’études grecques de Paris IV – Sorbonne (revue d’hellénistes français qui a publié mes découvertes depuis 2003), et a trouvé écho dans le Bulletin de la Société Paul Claudel, alors géré, comme tout dans notre France de boutiques familiales, par la petite-fille du dramaturge. En effet, et c’est assez risible, lorsqu’une personne talentueuse apporte une nouveauté, le système soviétoïde, qu’il soit francophone ou russophone, attend qu’elle se courbe et entre dans le rang afin de servir la cause du boutiquier-chef. La quasi-totalité des chercheurs talentueux acceptent la transaction, se courbent et ratent ainsi la métamorphose de leur talent en génie, transformation qui exige inévitablement une atmosphère propice, exempte de toute puanteur humaine. Or, dès qu’à la boutique claudélienne, l’on avait compris que, selon ma thèse, le paganisme initial de Claudel était le Big Bang produit par l’éclat solaire de Mithra ayant propulsé la totalité de son œuvre et que, comme je l’estime, le christianisme n’avait fait qu’amollir son arc créatif, ces « bons chrétiens » ont tout fait pour calomnier ma découverte en utilisant des procédés de dénonciation dignes des seksoty de la NKVD. Dès lors, le développement de ma thèse sur Tête d’Or – Julien l’Apostat n’a pu paraître en français qu’à l’Université de Moscou ou à l’Université de Berlin, comme si les uhlans de Bonaparte occupaient toujours le Kremlin et Sanssouci. Quant aux chercheurs étrangers travaillant sur mon œuvre littéraire, et donc désireux de connaître chacun des événements de ma vie, ils se font un pur délice d’introduire dans leur thèse de doctorat les dénonciations de ces pseudo-catholiques universitaires – aux réflexes de flics – qui commercialisent le christianisme d’un Claudel fonctionnaire (statut leur permettant donc une bassesse soviétoïde tout en se disant « chrétiens »), ce « catholicisme », déchu de ses caractéristiques ethniques, droit-de-l’hommisé donc jusqu’à l’écœurement et admis par la IVe puis par la Ve républiques, qu’ils gèrent avec plus d’impudence et de profit que des bourgeois bloyens devenus rentiers grâce à l’habile administration d’une maison close dans le port de Toulon.

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Henry de Lesquen : "L’union des croyants, piège pour la droite"

Henry de Lesquen : “L’union des croyants, piège pour la droite”

16/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Depuis quelques temps des catholiques français, très engagés contre la loi Taubira et les modifications anthropologiques désirées par le gouvernement socialiste, voient d’un bon oeil une alliance avec les musulmans. Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge et patron d’émission à Radio Courtoisie, s’insurge contre cela. Novopress l’a interrogé à cette occasion.


Henry de Lesquen, pourquoi vous opposez vous à un rapprochement politique des catholiques et des musulmans ?

Je ne parlerai pas des musulmans en bloc, c’est l’islam qui doit nous préoccuper. Jules Monnerot disait que le communisme était l’islam du XXe siècle, c’est-à-dire un projet idéologique de conquête du monde. J’ai proposé d’inverser la formule : l’islam est le communisme du XXIe siècle. Si cela est vrai, il est aussi sot ou criminel, aujourd’hui, pour un catholique, de s’acoquiner avec l’islam, c’est-à-dire, en pratique, avec les organisations islamiques telles que l’UOIF, qu’il l’était hier de faire cause commune avec le parti communiste et ses représentants.

N’y a-t-il pas des intérêts communs aux catholiques et aux musulmans, par exemple en matière de culture de vie ou sur le rejet de l’idéologie du genre ?

Je ne crois pas que les musulmans convaincus soient très ardents à combattre l’avortement, mais il est certain qu’ils repoussent avec horreur la théorie du genre et le mariage homosexuel. Ils vont même plus loin : en Malaisie, pays musulman, le chef de l’opposition a été condamné à cinq ans de prison pour sodomie – sans, du reste, que les media occidentaux et les grandes consciences frelatées ne s’en émeuvent, comme ils auraient dû ! Mais il ne faut pas que, pour obtenir des résultats tactiques secondaires, on oublie l’essentiel, qui est d’empêcher l’islamisation de notre pays.

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"Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple" – Entretien avec Erwan Fouéré – 2/2

“Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple” – Entretien avec Erwan Fouéré – 2/2

11/04/2014 – GUINGAMP (NOVOpress)
Militant infatigable de la cause bretonne, défenseur des minorités nationales et promoteur d’un véritable fédéralisme européen, Yann Fouéré (photo) est un des hommes politiques les plus atypiques de la deuxième partie du XXème siècle. Son maître-ouvrage “L’Europe aux cent drapeaux” est incontournable pour tout Européen enraciné. Qu’il suscite l’adhésion ou au contraire la répulsion, son fédéralisme européen s’articule parfaitement avec sa défense des patries charnelles. Nous avons rencontré son fils Erwan Fouéré, ancien ambassadeur européen et très impliqué dans la Fondation Yann Fouéré.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


En parcourant ses éditoriaux dans « l’Avenir de la Bretagne » – que vous avez rassemblés dans un ouvrage paru en 2008 – on est étonné par le ton très “technique” qui est employé. Yann Fouéré semble beaucoup plus préoccupé par les questions économiques et institutionnelles que culturelles et identitaires. Cela vient-il de sa formation de “serviteur de l’Etat” ?

Si les principes de base du fédéralisme sont relativement accessibles pour les non-initiés, il n’en est pas de même lorsque l’on compare les différents systèmes constitutionnels, ou les effets néfastes des systèmes centralisateurs et des conceptions unitaristes sur le citoyen, non seulement du point de vue politique, mais aussi du point de vue économique et social.

Yann Fouéré l’a lui-même reconnu  lorsqu’il évoquait la difficulté de convaincre, non seulement à cause de l’aridité et de la technicité du sujet, mais également à cause de l’enseignement contrôlé par l’Etat centralisateur : « Comment le traiter , afin qu’il soit non seulement clair, mais encore accessible aux non-spécialistes, à tous ceux qui n’ont pas étudié le droit public et constitutionnel, et encore moins le droit comparé, à tous ceux qui ne connaissent de l’histoire des institutions et du droit que des très rares, très partielles et très partiales notions qu’un enseignement étroitement dirigé a pu leur dispenser? »

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"Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple" – Entretien avec Erwan Fouéré – 1/2

“Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple” – Entretien avec Erwan Fouéré – 1/2 

09/04/2014 – GUINGAMP(NOVOPress)
Militant infatigable de la cause bretonne, défenseur des minorités nationales et promoteur d’un véritable fédéralisme européen, Yann Fouéré est un des hommes politiques les plus atypiques de la deuxième partie du XXème siècle. Son maître-ouvrage “L’Europe aux cent drapeaux” est incontournable pour tout Européen enraciné. Qu’il suscite l’adhésion ou au contraire la répulsion, son fédéralisme européen s’articule parfaitement avec sa défense des patries charnelles. Nous avons rencontré son fils Erwan Fouéré, ancien ambassadeur européen et très impliqué dans la Fondation Yann Fouéré.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


Yann Fouéré est décédé il y a bientôt trois ans, quelle est aujourd’hui la part vivante de son héritage ?

La Fondation Yann Fouéré, devenue le Fonds de dotation de Bretagne et l’IDBE (Institut de documentation bretonne et européenne) ont été créés dans le but précis de constituer un centre d’archives et de documentation réunissant non seulement tous les écrits et archives de Yann Fouéré accumulés tout au long de sa vie, mais également des documents et articles consacrés au Fédéralisme, à l’Europe des Régions et à la construction de l’Union européenne. Une partie de ces archives sont consultables librement sur le site : fondationyannfouere.org.

Au fil des années le fonds s’est enrichi de dons de militants et sympathisants bretons, ils savent que nous conserverons leurs archives et bibliothèques avec le plus grand soin et surtout que nous ne les disperserons pas. Installé à Guingamp, l’IDBE pourra accueillir des chercheurs et étudiants de toutes les régions et pays d’Europe. Nous envisageons par ailleurs d’ouvrir la bibliothèque à un plus large public dans un avenir très proche.

Mais au-delà de ce Centre, héritage physique de la vie de Yann Fouéré, son héritage  a laissé des traces dans le quotidien de ceux et celles qui luttent pour la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de chacun. Il s’agit des droits linguistiques et culturels, du droit à être consulté avant toute prise de décision des pouvoirs centralisés qui affectent le citoyen au niveau local, ou du droit à une Europe des régions. Ramener le pouvoir au niveau des localités, des régions, et appliquer le principe de subsidiarité devient de plus en plus une exigence répétée des citoyens qui se sentent aliénés par le pouvoir. Face à la crise qu’a subie l’Europe ces dernières années de plus en plus nombreux sont ceux qui ont plaidé pour une réorganisation de l’Europe sur des bases fédérales.

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Nicolas Bonnal " Ridley Scott et le rétrofuturisme" (Lu sur Internet)

Nicolas Bonnal “Ridley Scott et le rétrofuturisme” (Lu sur Internet)

28/04/2013 – PARIS (NOVOpress via Dualpha)
Nicolas Bonnal vient de publier ” Ridley Scott et le rétrofuturisme” aux éditions Dualpha. A cette occasion, il a répondu aux questions de Fabrice Dutilleul pour les éditions Dualpha. Extraits.


Pourquoi ce livre sur un cinéaste si commercial ?

Ridley Scott (photo) est un créateur visuel, un réalisateur qui a beaucoup filmé et sur lequel il y a beaucoup à dire. Notre inconscient collectif depuis quarante ans a été façonné par lui. Pensez à Alien (quelle parabole sur nos sociétés !), Blade runner, Gladiateur ou Prométhée. Je pense en outre que le cinéma d’auteur n’a jamais eu grand-chose à dire, alors que les œuvres grand public ont deux ou trois niveaux de lecture. Blade runner aura obsédé ma génération par son aura visuelle, sa rêverie nietzschéenne, sa dystopie cruelle et ses conflits métaphoriques.

Qu’est-ce que le rétrofuturisme ?

Je l’ai évoqué dans mon livre publié en 2000 sur Internet, nouvelle voie initiatique. C’est l’idée qu’à l’ère des jeux vidéo, des réseaux, des labyrinthes, des codes secrets, la Bible, la Genèse, la mythologie, la culture archaïque ont plus à nous apprendre que notre culture littéraire bourgeoise. Cela rejoint la remarque de Kubrick que la littérature de fantaisie nous parle plus que le romanesque. Alien évoque ainsi le minotaure, Blade runner les anges rebelles, Prométhée les géants du ciel et tous les thèmes Illuminati. J’aime aussi la fascination de Ridley Scott pour l’histoire – pensez aux duellistes napoléoniens – et pour le passé mythique. Si son Gladiateur est un grand film musical, ses opus sur le Moyen Âge relèvent par contre de ce que j’ai nommé les épopées désabusées, des pensums.

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Anthony Garénaux (FN, Harnes) : "Nous sommes très sereins"

Anthony Garénaux (FN, Harnes) : “Nous sommes très sereins”

24/0/302104 – HARNES (NOVOpress)
Anthony Garénaux, jeune candidat du Front national à Harnes dans le Pas-de-Calais a réalisé une très belle performance dimanche soir. En effet, les Harnésiens ont été 20% à faire confiance à sa liste. Contacté par Novopress, Anthony a aimablement souhaité répondre à nos questions.


Anthony, votre première réaction après le score de dimanche soir ?

C’est exceptionnel ! En 2008, nous avions fait 11 % au premier tour puis 6 % au second, et obtenu un seul conseiller municipal. Nous avons donc doublé notre score du premier tour, alors que nous sommes dans un bastion solidement socialo-communiste depuis plus de 50 ans !

Dans quel état d’esprit envisagez-vous ce second tour ?

Nous sommes très sereins : nous n’avions rien à perdre ! L’objectif est d’avoir au moins deux conseillers municipaux : ce sera chose faite, et c’est d’ores et déjà une victoire pour notre formation au niveau local.

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Fratelli d'Italia : « Mêler la tradition avec l'innovation »

Fratelli d’Italia : « Mêler la tradition avec l’innovation »

03/03/2014 – ROME (NOVOpress)
La droite italienne qui est souvent un mystère difficilement compréhensible de notre côté des Alpes connaît moult rebondissements et transformations. Dernier exemple en date Fratelli d’Italia qui vient d’organiser des primaires en attendant un congrès. Se plaçant dans l’héritage d’Alliance nationale. A cette occasion, Novopress a interrogé Carlotta Andrea Buracchi, porte-parole de Fratelli d’Italia pour la région d’Arezzo.


Samedi 22 et dimanche 23 février ont eu lieu des primaires importantes pour Fratelli d’Italia ? Quel était l’objet de ces primaires ? Un nouveau programme, un nouveau symbole, de nouveaux chefs ? Quel est le but du congrès des 8 et 9 mars prochains ?

Il y a une semaine ont eu lieu les premières consultations primaires de la droite politique italienne, organisées par Fratelli d’Italia – Alliance nationale. Tout les citoyens pouvaient y participer, pas seulement les adhérents, pour choisir non seulement le symbole du mouvement mais également 8 principes importants quant à la ligne du mouvement (en répondant “oui” ou “non” à des questions qui allaient du rapport avec l’UE jusqu’à l’immigration, la réforme présidentielle [à savoir l'évolution vers un régime présidentiel, NDLR], le protectionnisme, la prostitution, l’aide fiscale aux familles nombreuses, etc.) et les “Grandes Électeurs” qui participeront au congrès du parti les 8 et 9 mars à Fiuggi [lieu hautement symbolique, puis que c'est là en 1995 que le MSI se transforma en Alliance nationale, NDLR]. Le but de ce congrès sera surtout d’entériner la présidence de Giorgia Meloni à la tête du mouvement – elle était la seule candidate – et de définir le programme à partir du verdict des primaires.

Le symbole adopté (photo) reprend certes le nom de Fratelli d’Italia, mais également celui d’Alliance nationale et la flamme du MSI. En quoi cet héritage, cette filiation sont importants ?

L’intention était de mêler la tradition représentée par la flamme du Mouvement social italien (MSI) contenue dans le symbole d’Alliance nationale avec l’innovation à laquelle le présent nous appelle. Se « projeter » dans le futur avec une classe des jeunes dirigeants politiques mais avec un regard vers le passé glorieux de la droite italienne dont nous représentons la continuation naturelle. Et en fait le symbole qui a gagné repropose la même logique proposée à la fin de 1993 par Alliance nationale : le cercle le plus grand représentant le futur, l’innovation qui englobe en bas le cercle qui représente le passé nos “racines”, exactement comme la croissance d’un arbre ; on voulait représenter graphiquement l’évolution de notre histoire, celle de la droite politique italienne. En plus, il faut souligner qu’Alliance nationale est “la maison politique”, le mouvement où la plupart de nos membres et dirigeants a été formée ou bien a commencé à s’occuper de politique. Enfin, comme l’indiquait Giorgio Almirante, l’un des “modèles” de la droite italienne : “Ne pas renier, ne pas restaurer”…

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Dimitrios Papageorgiou : "Ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme" (2/2)

Dimitrios Papageorgiou : “Ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme” (2/2)

Rassemblement de l’Aube dorée en décembre 2010.

02/03/2014 – ATHENES (NOVOPress)
Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…


Quel est votre avis au sujet de l’Aube dorée et de ce qu’elle a accompli jusqu’à maintenant ? Quel est son talon d’Achille ?

L’Aube dorée est très importante pour la mouvance grecque. Ils ont réussi à survivre pendant des décennies alors que d’autres formations se disloquaient. Ils ont réalisé quelque chose d’une grande ampleur : ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme, qu’il n’était pas nécessaire d’attendre que l’Etat autorise le changement… Ils ont redonné à l’engagement politique son véritable sens : militer quotidiennement, sept jours sur sept, trois-cent soixante cinq jours par an. Pas seulement face aux caméras de télévision mais par du travail de terrain. Ils sont parvenus à se rendre médiatiquement acceptables. L’Aube dorée représente le dernier coup porté au politiquement correct en Grèce, criblé de toutes parts depuis quelques années.

Leur talon d’Achille est leur croissance exponentielle depuis deux ans. Je serai franc : ils n’ont pas la « tradition » politique et les infrastructures suffisantes pour assimiler les centaines de personnes qui ont rejoint leurs rangs. Or, ils ont accepté toutes sortes d’excités et de néophytes. Autant que je sache, je doute vraiment qu’ils puissent contrôler tout ce monde.

À propos de la mort d’un antifasciste grec et de la chasse aux sorcières qui toucha l’Aube dorée, vous avez récemment écrit : « Les gens commencent à comprendre le deux poids deux mesures à l’oeuvre, et beaucoup doutent de la version des événements relayée par les médias ». Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? Les esprits sont-ils prêts à accepter un changement politique profond en Grèce ?

Il y a un certain pourcentage de la population grecque qui n’accorde plus le moindre crédit à ce que disent les médias. Les derniers sondages montrent qu’environ 25 à 30% de la population grecque ne croient pas que l’Aube dorée soit une organisation criminelle. Le sondage intervient après deux à trois semaines de lavage de cerveau et de propagande intensifs. C’est fondamental pour comprendre la situation grecque : l’Aube dorée a peut-être baissé dans les sondages (- 7%),  mais ils peuvent encore toucher un tiers des Grecs.

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Les Grands Entretiens de Novopress - Piero San Giorgio : "L’anthropologie montre que l’homme est un animal social" (2/2)

Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “L’anthropologie montre que l’homme est un animal social” (2/2)

28/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience. Nous l’avons rencontré.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Venons-en maintenant à la préparation concrète. J’ai pris conscience de la gravité de la situation actuelle, de la fragilité du système auquel je suis relié et je souhaite me préparer, retrouver une certaine autonomie, par où commencer ?

La prise de conscience est déjà une grande étape. Après, pas besoin de voir grand, de planifier des stratégies très complexes. L’important est de démarrer, quitte à ce que ce soit à petits pas. J’explique dans mes livres qu’une bonne approche est celle qui est équilibrée entre les sept grands points que sont l’autonomie et la préparation pour l’eau, la nourriture, l’hygiène et la santé, l’énergie, la connaissance, la défense et le lien social. Beaucoup de choses peuvent se préparer chez-soi, par soi-même, en lisant, en prenant connaissance de techniques et d’outils et en faisant l’acquisition d’un peu de matériel et de réserves. Dans « Rues Barbares » nous donnons la marche à suivre sur comment démarrer en 30 jours, et à petit budget !

Il n’y a cependant pas de préparation efficace sans changement des modes de vie, vouloir retrouver son autonomie passe donc inévitablement par diminuer ses besoins et revoir son rapport au monde ?

C’est la démarche idéale oui. Une réelle prise de conscience nécessite des changements. Toutefois, ces changements peuvent ne pas être radicaux. Pas besoin de vivre avec des chèvres dans le Larzac, pas besoin de se faire construire un abri antiatomique.

L’équilibre est essentiel. Equilibre dans son travail, entre ses besoins de revenus et ses aspirations personnelles, entre désir d’indépendance et le confort qu’offrent les systèmes d’infrastructure de la civilisation, entre désir de vie saine et d’harmonie avec la nature et l’environnement et nos désirs de consommateurs. Tout cela peut se faire progressivement, petit à petit, sans frénésie et sans panique. Le résultat est au final des besoins plus modestes et plus de bonheur, comme en témoignent de nombreuses personnes et comme c’est le cas pour moi.

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Edouard Limonov : "La Russie vit des jours nerveux"

Edouard Limonov : “La Russie vit des jours nerveux”

28/02/2014 – MOSCOU (NOVOpress)
La crise ukrainienne ne semble pas terminée mais bien au contraire s’achemine vers un niveau plus important suite aux événements récents en Crimée. Novopress a tenu à interroger Edouard Limonov. Fondateur du mouvement national-bolchévique, Edouard Limonov est un opposant virulent à Vladimir Poutine, tout en voulant restaurer la grandeur russe. Cet entretien a été réalisé et traduit le 21 février 2014 par Vladimir Berezovski, les questions étant formulées par Arnaud Naudin.


La crise ukrainienne connaît depuis quelques jours une nouvelle étape, avec des affrontements mortels (on compte plusieurs dizaines de victimes). Cela conforte-t-il le parallèle que vous avez établi avec la Roumanie de Ceausescu et le bobard de Timisoara ?

Les premières « victimes » : Serge Nigoyan, Mikhail Zhiznevski ont été fusillés par une arme de chasse très appréciée des partisans de Bandera : le fusil à canon scié. Ils ont été présentés dans la salle du conseil municipal de Kiev et l’on ne sait pas où ils avaient été tués réellement. Et Nigoyan, (Arménien membre d’ASALA) et Zhiznevski (nationaliste biélorusse) sont des cadavres classiques « de Timisoara ». Ce sont des étrangers, ils n’ont pas eu pitié d’eux. Maïdan avait besoin de cadavres pour son affaire, c’est pourquoi les cadavres sont apparus. Les cadavres des derniers jours sont déjà les cadavres de la guerre civile.

Bien qu’opposant à Vladimir Poutine, vous ne soutenez pas les opposants en Ukraine. Ne considérez-vous pas comme légitime la volonté d’indépendance des Ukrainiens vis-à-vis de la Russie ? Faut-il alors restaurer le grand empire russe (celui des Tsars et celui de l’époque soviétique) ?

De quels « Ukrainiens » parlez-vous exactement ? Il y a au moins deux Ukraine. Que les maïdanistes soient contre le régime de Ianoukovitch (qui n’est qu’un escroc au pouvoir) n’en fait pas des opposants idéologiques au régime. C’est l’insurrection de la minorité active des régions occidentales, rattachées à l’URSS seulement dans les années 1939-1945. Leurs grands-pères voire même leurs pères étaient nés en Autriche-Hongrie ou en Pologne, ils ont une hostilité ancestrale vis-à-vis de l’Ukraine de la rive gauche de Dniepr et vis-à-vis de l’Ukraine du Sud : « l’Ukraine russe » (ce sont les trois quarts de l’Ukraine). Nous avons donc une insurrection des régions occidentales dans l’objectif de soumettre toute l’Ukraine.

La guerre civile existe et continuera mais ils ne pourront pas soumettre toute l’Ukraine. Ils n’auront pas assez de forces en fin de compte, même s’ils ont du succès actuellement.

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Grèce - Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : "Nous avons été la frontière de l'Europe pendant mille ans" (1/2)

Grèce – Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : “Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans” (1/2)

L’Acropole d’Athènes

27/02/2014 – ATHENES (NOVOPress)
Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…


Bonjour Dimitrios, pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de Novopress ?

Eh bien, comme disent les Chinois, « je vous maudis à vivre en des temps intéressants ». Être un journaliste à une époque intéressante, je pense que c’est une double malédiction. Car la Grèce traverse des temps “intéressants” en effet. J’ai 32 ans, je travaille dans deux journaux grecs, je suis l’éditeur de Patria Magazine et également, de temps à autre, producteur d’émissions radios. J’ai été engagé dans des mouvements patriotes depuis mes 15 ans et j’ai passé 6 mois, 2 jours et deux heures en prison après avoir été la cible d’un groupe de gauchistes. Mon projet principal est Patria Magazine, qui est bimensuel. J’écris aussi de temps en temps en anglais pour www.alternativeright.com.

D’après vous, quels sont les principaux responsables de la crise grecque ?

Cela dépend de jusqu’où vous souhaitez remonter dans l’histoire de la Grèce. Si vous allez suffisamment loin, vous pouvez blâmer l’occupation turque. La Grèce n’a pas connu de révolution industrielle et c’est une société largement agricole jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Ensuite, nous avons subi une longue guerre civile qui détruisit la plupart des infrastructures existantes. Puis est venue la “libération démocratique” qui a mené à la corruption et au triomphe idéologique de la gauche. Si vous ne voulez pas remonter aussi loin dans le passé, les années après la junte militaire était un désastre économique total. Népotisme, corruption et bien sûr l’immigration constituent ce que Guillaume Faye appelle la “convergence des catastrophes”. La crise mondiale actuelle a amené la situation à un point de non-retour et notre économie s’est effondrée. Nous verrons si cela est bon ou mauvais, car la crise économique a réussi à saper le bipolarisme politique en Grèce. Les gauchistes comme les nationalistes sont en pleine croissance, nous verrons qui sera le plus fort, et si le système y survivra.

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Les Grands Entretiens de Novopress - Piero San Giorgio : "Aider le maximum de gens à prendre conscience" (1/2)

Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “Aider le maximum de gens à prendre conscience” (1/2)

26/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio (photo) a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Comment un cadre dirigeant parfaitement intégré professionnellement à la superclasse mondialisée se retrouve un jour frappé par “le monde tel qu’il ne va pas” et s’interroge sur “l’effondrement qui vient” ?

C’est le cumul d’expériences et de ressentis personnels. D’une part j’ai eu la chance de beaucoup voyager, notamment en Afrique, et de voir la réalité de notre monde : la surpopulation, les vagues migratoires, l’urbanisme dément, la consommation énergétique… Et d’autre part, je suis féru d’histoire et les effondrements économiques, civilisationnels, etc… sont relativement fréquents et sont passionnants, même si tragiques. Enfin, ma curiosité à essayer de comprendre le « comment ça marche » de notre monde moderne m’a fait prendre conscience que nous sommes au cœur d’une convergence de tendances lourdes aux conséquences catastrophiques : surpopulation, tarissement des ressources naturelles notamment pétrole et minerai, surexploitation et pollution de nos écosystèmes notamment pénuries des sols fertiles et de l’eau potable, économies globalisées et financiarisées, crise structurelle du chômage avec perte de valeurs morales en Occident … La liste est longue et tout nous amène à rendre très fragile et imprévisible un système économique déjà trop complexe et en perte de contrôle.

Bien que cadre supérieur, je n’étais qu’un tout petit rouage dans la machine. Malgré un bon salaire – qui parfois me manque, je l’avoue – je n’avais rien pour m’en sortir réellement, si l’effondrement de notre système arrivait, comme je pense qu’il arrive dans la décennie.

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Les Grands Entretiens de Novopress - Nikola Mirkovic : "En Serbie, l’OTAN a bombardé des cibles civiles" 2/3

Les Grands Entretiens de Novopress – Nikola Mirkovic : “En Serbie, l’OTAN a bombardé des cibles civiles” 2/3

Un équipement de pilote de F-16 ainsi que la carcasse d’un F-117 abattu par les forces serbes lors des bombardements de l’OTAN en 1999.

20/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Français d’origine serbe, Nikola Mirkovic est l’un des fondateurs de l’ONG Solidarité Kosovo qui vient en aide depuis 2004 aux populations serbes des enclaves du Kosovo. Dans Le Martyre du Kosovo (Editions Jean Picollec), il rappelle l’histoire de cette antique province, cœur culturel et spirituel de la Serbie. Il fait également la démonstration implacable de la substitution de population dont ont été victimes les Serbes du fait des Ottomans, des communistes de Tito puis de l’empire du Bien américain. Il répond aux questions de Novopress.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Venons-en à la période contemporaine, le drame vécu par le peuple serbe de Kosovo-Métochie est, pour quiconque accepte de regarder le réel en face, une préfiguration des drames auxquelles la France va tôt ou tard être confrontée. Partagez-vous ce constat ?

Les drames ont des causes différentes. Pour le peuple serbe, les causes sont exogènes car le Kosovo et la Métochie ont toujours été convoités par des puissances étrangères. Pour la France, les causes sont endogènes et c’est la France qui dégringole de sa stature de puissance internationale et se suicide à petit feu. Pour des raisons historiques bien différentes, la France pourrait connaître le même sort que la Serbie si elle ne se réveille pas à temps et si elle ne remet pas de l’ordre chez elle. Il y a des zones de non-droit en France qui me font penser au Kosovo et à la Métochie. La France laisse ces zones se développer et renonce d’elle-même à toute volonté d’assimilation ou d’organisation pour éviter de telles fractures au sein de la nation. Certains parlent déjà du reste de risques de balkanisation de la France et si les Français ne font pas rapidement attention alors il est certain qu’ils vivront les mêmes situations tragiques qu’au Kosovo et en Métochie. La France a connu d’autres crises graves en d’autres temps et a réussi à les surmonter. Il faut qu’elle se réveille.

Les atrocités et le mensonge permanent de l’OTAN en Serbie sont difficilement niables. N’auraient-ils pas du discréditer définitivement cette institution ? Pouvez-vous revenir sur le rôle spécifique de la MVK et du diplomate William Walker qui illustre assez bien cet état de fait ?

Les mensonges et les crimes de l’OTAN auraient dû amener cette organisation et ses chefs à se faire condamner par le Tribunal pénal international de La Haye. Pour des raisons mystérieuses le procureur de ce tribunal a analysé plusieurs rapports de crimes commis par l’OTAN mais a jugé bon de ne poursuivre aucun des responsables. Cela en dit long sur l’objectivité de la justice internationale. Les pays de l’OTAN se sont organisés pour mener la guerre où ils le veulent quand ils le veulent en invoquant des prétextes fallacieux et sans avoir de compte à rendre à quiconque. En Serbie, l’OTAN a bombardé des trains, des ponts, un hôpital, des quartiers résidentiels, une chaîne de télévision, des convois de réfugiés… essentiellement des cibles civiles ! C’est une infraction à la convention de Genève et aux principes de distinction et de proportionnalité du droit international humanitaire. Nous savons aujourd’hui que ces attaques n’étaient pas du tout des « dommages collatéraux » mais des actes intentionnels. Pas un seul responsable de l’OTAN n’a eu à rendre des comptes pour ces actes de barbarie qui ont tué plus de 500 civils en 3 mois et qui ont plongé les Kosovo dans le chaos.

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Les Grands Entretiens de Novopress : Nikola Mirkovic "Mourir debout plutôt que vivre à genoux"1/3

Les Grands Entretiens de Novopress – Nikola Mirkovic “Mourir debout plutôt que vivre à genoux”1/3

La tour construite en mémoire de la bataille du Champ des Merles (Kosovo Polje).

18/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Français d’origine serbe, Nikola Mirkovic est l’un des fondateurs de l’ONG Solidarité Kosovo qui vient en aide depuis 2004 aux populations serbes des enclaves du Kosovo. Dans Le Martyre du Kosovo (Editions Jean Picollec), il rappelle l’histoire de cette antique province, cœur culturel et spirituel de la Serbie. Il fait également la démonstration implacable de la substitution de population dont ont été victimes les Serbes du fait des Ottomans, des communistes de Tito puis de l’empire du Bien américain. Il répond aux questions de Novopress.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Le premier intérêt de votre livre est de briser un lieu-commun solidement établi qui voudrait que le Kosovo ne soit nullement une terre serbe mais le pays de « kosovars »…

Toute une partie de la rhétorique guerrière de l’OTAN, relayée par les grands médias, consiste en effet à essayer de nous faire croire que le Kosovo est habité de gentils Kosovars martyrisés pas de méchants Serbes venus coloniser le pays. On ne peut être plus éloigné de la réalité. Le Kosovo, à l’origine, n’est même pas une province mais une plaine à qui les Serbes ont donné le nom de Kosovo Polje (ce qui signifie, en serbe, le champ des merles). La grande majorité des noms des villages, des villes, des montagnes, des rivières, etc .ont tous des noms d’origine serbe. La plupart des anciens monuments, qui sont le trésor du Kosovo et de la Métochie, sont serbes. Il n’y a pas de peuple kosovar, cela n’existe pas ; ceux qu’on appelle communément kosovars aujourd’hui sont en fait des Albanais. Quant aux frontières du Kosovo actuel, elles ont été dessinées par Tito à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. C’est vous dire si les racines «kosovardes » sont lointaines…

Il n’y a pas de peuple kosovar, cela n’existe pas ; ceux qu’on appelle communément kosovars aujourd’hui sont en fait des Albanais.

La bataille du Champ des Merles est un évènement fondateur de l’identité serbe, pouvez-vous y revenir ?

Cet événement est historique par la grandeur de l’armée serbe qui a osé affronter, seule, l’immense empire ottoman avec une armée deux fois plus importante sur le champ de bataille. Cet événement est également historique par sa profondeur spirituelle, le roi serbe et ses chevaliers sont tous partis à la guerre pour se battre pour leur foi chrétienne. Ils ont préféré mourir debout plutôt que vivre à genoux. Pendant les siècles d’occupation ottomane, le courage, la bravoure et la foi de ces guerriers ont nourri l’espérance serbe et donné les modèles à suivre pour devenir des hommes libres.

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Les Grands Entretiens de Novopress - Lionel Baland "Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider" (3/3)

Les Grands Entretiens de Novopress – Lionel Baland “Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider” (3/3)

06/04/2014 – 13h30
BRUXELLES (NOVOpress) -
Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, . Pour la troisième et dernière partie, Lionel Baland revient sur la figure de Jörg Haider. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


Lionel Baland, vous étudiez les populismes européens depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi de traiter dans votre dernier ouvrage de sa dimension autrichienne, c’est à dire du FPÖ et de son leader charismatique Jorg Haider ?

Lorsque j’étais adolescent, Jörg Haider faisait de temps à autre, lors de ses victoires électorales, la « Une » de la presse. À l’époque, peu de partis patriotiques en Europe engrangeaient des succès. J’ai suivi au fil du temps les exploits électoraux de Jorg Haider. Le samedi 11 octobre 2008, étant sorti en discothèque la veille, je me suis levé tard. J’ai alors appris le décès de cet homme extraordinaire qui a profondément modifié le paysage politique de son pays. Disposant d’un blog consacré à l’actualité des partis patriotiques en Europe, j’avais suivi au cours des semaines précédentes sa campagne électorale pour les élections législatives de 2008. J’ai relaté son décès et les événements politiques qui y ont fait suite.

Je me suis rendu quelques mois plus tard en Carinthie, le bastion de Jörg Haider dont il a été durant de nombreuses années le gouverneur. Visitant les bureaux de celui qui à l’époque lui avait succédé et qui appartenait à la même famille politique, j’ai été enchanté par l’accueil reçu et la visite des lieux que j’ai pu réaliser avec une des proches collaboratrices de Jörg Haider. Ayant constaté qu’il n’existait pas d’ouvrage en français sur la vie de Jörg Haider, j’ai décidé d’en écrire un. Le fait que je parle le français, néerlandais, allemand et anglais m’a permis de traiter de nombreuses sources. J’ai étendu le sujet de l’ouvrage à l’ensemble de l’histoire de la famille patriotique en Autriche. Au fil de l’écriture, je me suis rendu compte que la presse francophone raconte de nombreuses inepties sur Jörg Haider.

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Crise ukrainienne : entretien exclusif avec Andriy Voloshyn, chef adjoint des relations internationales pour Svoboda

Crise ukrainienne : entretien exclusif avec Andriy Voloshyn, chef adjoint des relations internationales pour Svoboda

06/02/2014 -11h30
KIEV (NOVOpress) -
Alors que les médias occidentaux soutiennent ouvertement les opposants ukrainiens, depuis quelques temps ils manifestent une certaine gêne quant à la présence plus active des militants “nationalistes” de Svoboda parmi les manifestants. Se fixant une mission de réinformation, Novopress a rencontré Andriy Voloshyn, chef adjoint des relations internationales pour Svoboda. Entretien traduit de l’anglais.


Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre mouvement ?

Andriy Voloshyn, chef adjoint des relations internationales pour Svoboda

Andriy Voloshyn, chef adjoint des relations internationales pour Svoboda

Premièrement merci beaucoup pour l’attention que vous portez à l’Ukraine.

Je suis un des responsables des relations extérieures pour le parti Svoboda – L’Union de tous les Ukrainiens fondé en 1991. Lors des élections de 2012, ce parti a rassemblé 10,44% des suffrages et gagné 37 sièges.

Vous pouvez en savoir plus sur notre histoire, notre programme politique et notre actualité sur la page en anglais de notre site : http://en.svoboda.org.ua

Svoboda est le seul parti qui a réussi a remporté un succès à la fois national et local. Pour être bref, je dirais que nous avons toutes les chances d’arriver au pouvoir durant les prochaines années.

Je suis par ailleurs membre du Club traditionaliste ukrainien qui a été créé à Kiev durant l’été 2009. Il s’agit d’une organisation métapolitique de la Nouvelle Droite.

Nos objectifs principaux sont :

1) L’étude la recherche et l’analyse des traditions ukrainiennes et des traditions d’autres nations.
2) L’étude la recherche et l’analyse de l’impact des traditions dans les sociétés modernes.
3) L’étude de l’héritage occidentale et slave et plus particulièrement les héritages qui ont été oubliés.
4) Participer au dialogue interculturel en fournissant des informations non-biaisée sur l’Ukraine
5) La création et la consolidation d’une nouvelle élite ukrainienne (politique, culturelle, économique et scientifique) qui a une vision du monde traditionaliste.

Depuis 2009, le club a organisé beaucoup d’événements, actuellement nous nous concentrons plus sur la géopolitique et devenons progressivement un think tank.

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Gérald Pichon : "Ce sont les visages pâles qui sont prioritairement pris pour cible"

Gérald Pichon : “Ce sont les visages pâles qui sont prioritairement pris pour cible”

04/01/2014 – 10h30
ANGERS (NOVOpress) – Vendredi dernier – le 31 janvier – Gérald Pichon a tenu une conférence à Angers autour de son livre « Sale Blanc ». A cette occasion, Novopress l’a interrogé sur les des éléments de sa conférence mais également sur le fait que les médias semble désormais s’intéresser au racisme anti-blancs.


Gérald Pichon, lors de votre conférence à Angers, vous avez établi qu’il n’y avait plus de clivage droite/gauche mais un clivage pro-vie/pro-mort quant à la France. Pouvez-vous développer cela ?
Je crois que tous les observateurs sérieux et la population française ont compris que le clivage gauche/droite était désormais dépassé. Pour appliquer la théorie du genre à la politique, il y a désormais un « transparti », l’UMPS, sans filiation et famille idéologique, né d’une Gestation pour autrui (GPA) dans des cerveaux qui veulent arracher la démocratie au déterminisme des urnes afin d’appliquer leur système mortifère. Un bon nombre de philosophes, de penseurs ou de simples citoyens, ont fait ce constat avant moi : il y a d’un côté, ceux qui veulent que la France et les Français survivent et qui manifestent depuis des mois non seulement contre le mariage homo ou la légalisation de l’euthanasie mais aussi contre l’asphyxie fiscale, la destruction des emplois et les délocalisations…Et de l’autre, il y a le camp de ce « Système à tuer les peuples » qui veut nous faire céder au chant des sirènes du suicide de nos identités familiales et civilisationnelles au nom de l’égalité.

Auriez-vous enfin été entendu ? En effet, il y a quelques semaines Valeurs actuelles a consacré un dossier au racisme anti-blancs et semble même avoir largement puisé dans votre livre « Sale Blanc »
Le dossier de Valeurs actuelles m’a laissé dubitatif. Premièrement, pour un magazine soi-disant de droite, il a plusieurs années de retard. Deuxièmement il pointe du doigt la gauche pour expliquer le phénomène du racisme anti-blanc, alors comme le démontre mon ouvrage, le Parti socialiste comme l’UMP ou le RPR à l’époque, sont parfaitement au courant de cette haine raciale et du nombre de victimes. Les « petits blancs » tués, violés ou mutilés sont considérés aux yeux des gouvernements successifs comme les dommages collatéraux de la substitution de population que connaît l’Europe dans son ensemble. Les médias ont bien compris qu’il était contre-productif de maintenir cette chape de plomb sur le racisme anti-blancs, cette réalité a malheureusement rattrapé une très grande majorité de la population et il est difficile de le passer sous silence. Valeurs actuelles participe, à sa manière, au détournement de la colère de la majorité invisible vers un ennemi, la gauche, en espérant faire oublier les responsabilités des « droitards » dans l’immigration (800.000 naturalisations sous Nicolas Sarkozy) ou la culpabilisation des Français (programmes scolaires l’Education nationale et audiovisuels de France 2 ou France Culture).

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Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe » (2/3)

03/02/2014 –
PARIS (NOVOpress) - Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, ci-dessous, consiste en un questionnaire de Proust, auquel il a bien voulu se livrer pour Novopress.


Lionel Baland

Lionel Baland. Crédit : DR Bernard Lombard

Le principal trait de votre caractère ? Je pense être efficace, réservé et sympathique.
La qualité que vous préférez chez un homme ? La droiture.
La qualité que vous préférez chez une femme ? La beauté.
Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ? Qu’ils soient des patriotes.
Votre principal défaut ? La curiosité.
Votre occupation préférée ? Lire.
Ce que vous voudriez être ? L’homme qui trouve, en étudiant les activités des partis patriotiques en Europe, la formule qui permette au Front National d’arriver au pouvoir.
Où aimeriez-vous vivre ? En Suède.
Vos auteurs favoris en prose ? En Belgique, la bande dessinée est une institution : Hergé, Franquin et de nombreux autres auteurs de « petits mickeys ». Parmi les livres parus au cours des dernières années, un attire tout particulièrement mon attention : « Le Grand remplacement » de Renaud Camus.
Votre chanteur préféré ? Je pense à Jacques Brel.
Votre musicien préféré ? Mozart.
Trois personnages que vous admirez particulièrement ? Napoléon III, Otto von Bismarck et Notger (le premier Prince-Évêque de la Principauté de Liège en Belgique).
Trois noms qui vous sont chers ? Marine Le Pen, Pim Fortuyn, Jörg Haider. Ils ont jeté les bases qui dans leur pays respectif doivent permettre aux patriotes d’arriver au pouvoir. J’ajoute Vladimir Poutine, l’homme qui, je l’espère, nous délivrera de l’oppression mondialiste.
Le fait militaire que vous estimez le plus ? La guerre est quelque chose d’abominable.
Le don de la nature que vous voudriez avoir ? L’éternelle jeunesse.
Comment aimeriez-vous mourir ? Dans mon lit, dans une Europe aux mains des patriotes.

Crédit photo en Une : farbfilmvergesser via Flickr (cc)