Zemmour mai 2016

Eric Zemmour : « La lutte des classes existe et les riches l’ont gagnée »

26/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « La lutte des classes existe et les riches l’ont gagnée », affirme Eric Zemmour, reprenant le propos cynique d’un grand patron américain. L’éditorialiste réagit au projet de loi gouvernemental visant à limiter les salaires des patrons – à 100 fois le Smic –, initiative combattue par Carlos Ghosn, le pdg de Renault-Nissan, que Zemmour moque ainsi : « Carlos Ghosn, c’est l’oncle Picsou nageant dans un bain de dollars, c’est de Funès dans la Folie des grandeurs réveillé au son mélodieux de ses écus : “Il est l’or, Monsignore !“ »

Banque

Petites et grandes manœuvres dans le secteur bancaire

26/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : La mondialisation et les changements technologiques entraînent petites et grandes manœuvres dans le secteur bancaire, qui bouleversent les équilibres établis. Une grande banque britannique est en difficulté : Barclays Bank cède son activité de banque de détail en France à Anacorp, un fonds d’investissement britannique, gérant de banques en ligne. Plusieurs affaires montrent que Barclays n’aurait pas assez contrôlé la régularité de ses activités, à Biarritz ou à Londres. Cette banque se désengage aussi d’Afrique, continent dans lequel elle avait des positions importantes dans le système financier local. Les repreneurs potentiels viennent des pays émergents.

Bruno BézardLes sirènes de la mondialisation touchent aussi les hauts cadres de notre système financier national. D’origine modeste, Bruno Bézard a fait Polytechnique puis à l’ENA dont il sort major. Sa nomination en tant qu’inspecteur des finances le conduira tout en haut de l’appareil d’Etat socialiste : il sera par la suite confirmé à de hautes responsabilités par Christine Lagarde dans le gouvernement Sarkozy. Il était présenté comme un « moine‑soldat » du service public par Les Echos en 2014… Son recrutement par un fonds d’investissements franco‑chinois fait l’effet d’une bombe. Il était chargé de la gestion de la dette souveraine de la France.

Et pendant ce temps‑là, le monde bancaire reste très lié à nos élites politiques. La banque du monde politique local fait payer au contribuable ses errements financiers. La banque franco‑belge Dexia finançait les collectivités locales. Elle le faisait en investissant à travers ses 111 filliales dans des paradis fiscaux. Elle vendait en toute connaissance de cause des emprunts à hauts risques. Pour s’en sortir, la métropole de Lyon et le nouveau département du Rhône ont fait un chèque de 425 millions d’euros en payant par anticipation : il s’agit de mettre fin aux diverses procédures judiciaires en cours considérées comme trop risquées.

Les contribuables payent donc aujourd’hui 100 % de la charge financière, sous trois casquettes : en tant que contribuables locaux, pour la partie qui reste à charge de la collectivité, en tant que contribuables nationaux pour la partie supportée par le fonds de soutien provenant de la participation de l’Etat, et enfin en tant que clients bancaires pour la partie du fonds de soutien provenant de la participation des banques.

Des renvois d’ascenseurs ne sont pas impossibles. D’après une information publiée mardi par Europe 1, le Front national aurait contacté des banques de 45 pays pour se financer. Il ne trouve curieusement aucune banque française qui accepte de lui prêter de l’argent pour ses campagnes électorales, contrairement aux autres partis politiques.

Chard France otage

La France otage de la guerre entre la CGT et Manuel Valls, par Guy Rouvrais

Depuis Jérusalem, Valls pense avoir le recul nécessaire pour apprécier la situation en France et la galère dans laquelle se débattent les Français, le jugement est péremptoire et le mot d’ordre impératif : « Il ne faut pas céder à la panique », a-t-il dit. Huit raffineries sur huit sont bloquées, ainsi que des dépôts de carburant, des stations-service plus nombreuses à chaque heure sont à sec, les automobilistes font des heures de queue pour trouver de l’essence afin d’aller travailler. Le mal gagne tout le pays petit à petit, les entreprises tournent au ralenti, d’autres sont contraintes d’interrompre leurs activités ? Pas de panique ! Valls aura assez de kérosène dans son avion pour s’en revenir, sa voiture de fonction ira sans problème de Roissy à Matignon toutes sirènes hurlantes.

Et ce n’est qu’un début ! Jeudi, journée nationale avec arrêts de travail et manifestations contre la loi El Khomri, à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, etc. Le 2 juin, ce sera la CGT de la RATP qui lancera une grève illimitée, les habitants d’Ile-de-France ne pourront pas se déplacer ni en voiture, ni en transports en commun. Et cela avant une autre journée de mobilisation, le 14 juin, pour le même motif. Les contrôleurs aériens vont cesser le travail, les dockers cégétistes bloquent les ports. La grève est votée dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Oise, avec le risque de connaître, en plus, des coupures de courant. Mais pas de panique !

A Tel Aviv, Manuel Valls a exhorté les Français à « ne pas être dans une attitude alarmiste », lui ne s’alarme pas, car il est « déterminé à ce qu’il n’y ait aucune pénurie ». Or la pénurie est déjà là, mais à 3 000 kilomètres de Paris, c’est moins visible. S’il a fait évacuer quelques barrages, il est impuissant face à la grève dans les raffineries, sauf à réquisitionner le personnel, mais il hésite car la CGT considérerait qu’il s’agit d’une déclaration de guerre, comme si son secrétaire général, Philippe Martinez, ne la lui avait pas déjà déclarée ! Valls vient de s’apercevoir que les agitateurs cégétistes sont une « minorité » et qu’elle ne saurait dicter sa loi à la majorité. Il est bien temps de constater qu’il fait jour à midi ! Reconnaissons tout de même au Premier ministre qu’il n’a pas encore osé dire, comme François Hollande, « Ça va mieux ». Car ça va mal.

La CGT veut paralyser le pays, pris en otage entre le chef du gouvernement, qui prétend qu’il « ira jusqu’au bout » et ne renoncera pas à la loi El Khomri, et le patron de la CGT, qui entend généraliser les grèves tant que le gouvernement ne retirera pas son texte. Tout cela pour une loi croupion que personne ne soutient, ni la droite, ni la gauche de la gauche, ni les syndicats, ni le patronat, et même le ministre Macron la conteste au motif qu’elle n’irait pas assez loin. Seul le dernier carré des députés socialistes légitimistes la défend mollement quand Valls fait les gros yeux. Les victimes de ce bras de fer entre le socialiste de Matignon et le communiste de la CGT, ce sont les Français, comme toujours, qui pourtant ne sont nullement concernés par cet affrontement idéologique socialo-communiste.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8615 daté du 26 mai 2016

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Vers un crash économique mondial ? – Par Guillaume Faye

06/04/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Les économistes classiques distinguent deux niveaux de crise : la récession et la dépression, la première étant passagère (une grippe), la seconde étant plus grave (une pneumonie), comme la crise de 1929. Il existe un troisième niveau, jamais envisagé, à tort, par les économistes officiels : le crash, comparable à un cancer. Mortel. Le dernier en date eut lieu au début du Ve siècle avec l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. Il aura fallu près de mille ans pour s’en remettre. Voici quels sont les facteurs de déclenchement possibles de l’ apocalypse économique.

1. Un mécanisme spéculatif international fondé sur des robots numériques et déconnecté de l’économie réelle.

Le spéculateur va du fonds de pension au petit épargnant en passant par les banques et autres institutions financières, avec aussi les fonds souverains et les important investisseurs privés. Les bourses ne dépendent plus des ordres concrets des détenteurs d’actions mais les ordres d’achats et de ventes, instantanés, sont définis par des algorithmes informatiques, simplement contrôlés, mais non décidés intelligemment, par des ”financiers” rivés à leurs écrans. Ce sont les milliers de robots interconnectés qui décident de vendre, d’acheter, d’emprunter, de prêter. De gigantesques flux d’argent, hors contrôle et totalement virtuels innervent la planète à une vitesse et avec une instantanéité phénoménales. Cela n’a aucun rapport avec l’économie réelle et peut créer des bulles explosives. Le terme d’ « économie de casino », créé par le prix Nobel d’économie Maurice Allais s’applique aujourd’hui bien plus que de son temps.

2. Un système bancaire international opaque et adepte de pratiques dangereuses.

Blanchiment d’argent sale, aide aux fraudes fiscales, prêts pourris… La prudence et l’honnêteté de beaucoup de banques (pas toutes évidemment !) dans tous les pays du monde peuvent être mises en cause. Il en va de même pour les compagnies d’assurance. Les banques des deux premières économies mondiales (États–Unis et Chine) sont particulièrement adeptes de créances douteuses et de pratiques risquées et opaques. L’absence de réorganisation du système bancaire international après l’alerte de 2008–2009 est inquiétante parce que le niveau des créances et d’opérations dangereuses ne cesse d’augmenter.

Lire la suite

Ampoule Energie

Etat en faillite cherche 7 milliards pour sauver son secteur énergétique

18/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : D’ici à la fin de l’année, l’Etat va devoir trouver 7 milliards d’euros pour venir au secours du secteur de l’énergie. D’abord, 4 milliards d’euros pour recapitaliser Areva plongé en plein scandale Uramin et en proie à des « anomalies » dans la fabrication de composants nucléaires. Puis environ 3 milliards d’euros pour l’augmentation de capital d’EDF, notamment pour lui permettre de continuer à investir dans son projet d’EPR à Hinkley Point en Angleterre.

Ce n’est pas la première fois que l’Etat intervient dans le sauvetage d’entreprises : en 2002, pour France Telecom après le rachat d’Orange ; en 2008, pour Renault et PSA.

Le scénario pour régler la facture cette année a été avancé par Martin Vial, commissaire aux participations de l’Etat : se désengager dans plusieurs entreprises dans lesquelles l’Etat a des participations afin d’éviter de creuser le déficit.

George Soros

Un tiers des ONG pro immigration est financé par l’Union européenne

17/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dans un entretien accordé au site Atlantico, Bernard Carayon, maître de conférences à Sciences Po Paris, estime « une centaine d’ONG soutiennent l’installation de ces migrants en Europe. Un tiers d’entre elles sont subventionnées par l’Union européenne et par l’Open Society de George Soros ».

L’Open Society de George Soros (photo) et le groupe de réflexion américain Migration Policy Institute ont par ailleurs publié un rapport commun nommé « Comment le sponsoring privé peut renforcer l’installation des réfugiés dans l’Union européenne ? ». Ce rapport se félicite que la Commission européenne ait encouragé l’appel aux sponsors privés et aux ONG pour réinstaller, hors quotas bien sûr, des migrants au sein des Etats membres.

« Il y a une complicité intellectuelle et politique entre l’Union européenne et les ONG que je viens de citer, accuse Bernard Carayon. Toutes sont portées par une idéologie sans-frontiériste, l’Europe représentant un terrain de choix car ses institutions sont très perméables à leurs idées politiques.

[…] Comment peut-on accepter qu’une institution européenne soutienne des opérations qui violent les lois et les règlements des Etats membres de l’Union ? Financer des activités illégales, avec l’argent du contribuable européen, est illégitime et illégal ! »

Il ajoute : « Je souhaite que, pour le temps de la crise du Proche-Orient, les politiques migratoires ressortent de la compétence des Etats-nations, puisque l’Union européenne a démontré son impuissance et s’absorbe dans des solutions scandaleuses. »

Vote Brexit

Des hommes d’affaires britanniques soutiennent le Brexit

17/05/2016 – LONDRES (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Plus de 300 hommes et femmes d’affaires britanniques se sont prononcés pour la sortie du Royaume‑Uni de l’Union européenne. Leur appel a été publié hier dans le Daily Telegraph, en prévision du référendum du 23 juin 2016.

Selon les signataires, un départ du pays permettra aux entreprises nationales davantage d’opportunités et de croissance sur de nouveaux marchés. Si quelques‑uns des signataires sont d’anciens grands patrons, il apparaît toutefois que le Brexit est surtout soutenu par les PME, alors que les grandes entreprises soutiennent principalement le maintien dans l’UE.

Melon charentais

L’arnaque du « melon charentais » cultivé… au Maroc !

15/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : Sur l’étiquette du melon acheté au marché, bien visible, est écrit « Melon charentais vert ». En dessous, une marque qui inspire confiance, qui fait noble et terroir à la fois : « Les Domaines ». Ça sent le produit bien de chez nous, et cette impression est renforcée par ce slogan qui figure encore sur l’étiquette : « De nos vergers à vos assiettes », comme s’il arrivait en ligne direct du producteur au consommateur. Sauf qu’on est très loin du localisme…

Car ce « melon charentais », avant d’arriver en France, a tout de même dû traverser la Méditerranée ! C’est écrit en dessous, en tout petit : « Cultivé sous le soleil du sud marocain »… Bonjour l’arnaque, mais une arnaque tout à fait légale…

L’appellation « melon charentais » n’ayant pas été protégée, n’importe qui peut s’en en emparer. Ce que se sont empressés de faire ces « Domaines » qui sont, en fait, une marque – parmi beaucoup d’autres – des Domaines agricoles du Maroc, autrefois appelés Domaines royaux. Et pour cause : ce mégagroupe, présent jusque dans le loisir avec le Royal Golf de Marrakech, est sous le contrôle du roi du Maroc, de père en fils.

Plombier polonais

Travailleurs détachés : où en est on ?

12/05/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les travailleurs détachés sont la conséquence de la directive européenne du 16 décembre 1996, elle‑même établie par le Conseil et le Parlement européens. Elle précise qu’un travailleur détaché doit être envoyé par son employeur pour « poursuivre ses fonctions » dans un Etat membre de l’UE.

Les principaux pays d’accueil des travailleurs détachés sont l’Allemagne (un peu plus de 400 000 en 2014), suivie de la France (un peu moins de 200 000) et la Belgique (environ 160 000). Le principal pays d’origine est la Pologne (428 000 personnes en 2014, en augmentation de 61 % par rapport à 2010).

Il s’agit d’une concurrence déloyale qui a des conséquences terribles sur l’économie française. C’est un déversement social.

Il y a eu plusieurs tentatives européennes pour endiguer le problème et la dernière en date vient de la Commission européenne elle‑même. Jusqu’à présent, la directive de 1996 n’imposait qu’une seule chose : que les travailleurs détachés touchent au moins le salaire minimum du pays d’accueil. Avec la dernière proposition de la Commission, les travailleurs détachés pourraient obtenir un 13e mois, des primes de Noël ou d’ancienneté si elles existent dans le secteur ou la branche qui les emploient.

L’échec de l’Union européenne. Onze pays de l’UE, dont dix d’Europe de l’Est, ont fait front commun contre ce projet de la Commission européenne. Tous les pays qui résistent au projet de la Commission sont d’anciens pays du bloc communiste : Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie, Slovaquie. Etonnamment, il s’agit des pays qui envoient plus de travailleurs détachés qu’ils n’en reçoivent…

Ces pays de l’Est européen forcent donc Bruxelles à revoir la copie. « La Commission a reçu des avis motivés de 11 parlements nationaux. Ces avis représentent 22 sur 56 voix. C’est le seuil du carton jaune qui est fixé à 19 », indiquait hier Christian Wigand, porte‑parole de l’exécutif européen.

Bruxelles devra donc prendre en considération les avis des pays qui s’opposent à l’évolution du statut du travailleur détaché, mais n’a pas indiqué de date butoir. 

tafta_328E9E0099B6321F-620x330

Tafta : les révélations de Greenpeace sur l’accord secret actuellement en discussion

02/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Greenpeace s’est procuré des documents inédits démontrant comment les Américains mettent la pression sur les Européens pour imposer leur point de vue.

Stefan Krug (Greenpeace) a ainsi déclaré :

Nous publions ces documents parce que ces négociations sont tellement peu transparentes que c’est un scandale. On ne peut pas négocier en secret un accord commercial qui impacte l’environnement, la protection des consommateurs ou le droit du travail de plus d’un demi-milliard d’Européens.

L’ONG s’est ainsi procuré 15 documents liés à la négociation, totalisant 248 pages, qui viennent d’être intégralement publiés ce lundi 2 mai sur le site web dédié, « TTIP Leaks ».


Jacques Myard

La CIA fait ses emplettes sur la technologie, la recherche et le savoir faire français

23/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le Cegid est le premier éditeur français de logiciels de gestion. C’est un acteur majeur de l’informatique en nuage. Les fonds d’investissements étatsuniens et britanniques Silver Lake et AlphaOne Capital Partners viennent de lancer une offre publique d’achat.

D’autres domaines sont aussi concernés par ce type d’opération. C’est le cas notamment des secteurs de la sécurité et de l’énergie. Ainsi, le rachat d’Alstom par General Electrics a placé entre les mains étatsuniennes une partie de la technologie nucléaire française.

D’autres secteurs stratégiques ont ou vont subir le même sort. C’est le cas notamment d’Airbus qui a vendu son département d’électronique de défense au fonds étasunien KKR. Ce même fonds prévoit de racheter la société Morpho à Safran. Morpho domine le marché de la sécurité et de la biométrie et vient de signer un contrat avec l’Inde pour la création de pièces d’identité biométriques.

Le patron de ce fonds n’est autre que David Petraeus, ancien directeur de la CIA. Qu’en pense le gouvernement français ? Interrogé par Jacques Myard, député (LR) des Yvelines, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a botté en touche. Les Etats‑Unis ont très bien compris les rapports de force de la guerre économique, qu’ils utilisent aux dépens de leurs alliés. Mais il existe un manque de stratégie flagrant de la part du gouvernement français.

Nucléaire logo

L’Allemagne fait la chasse aux centrales nucléaires de ses voisins

20/04/2016 – BERLIN (NOVOpress) : Engagée dans la sortie du nucléaire civil, l’Allemagne a du mal à supporter que ses voisins n’en aient pas fait autant. Barbara Hendricks, ministre allemand de Environnement et membre du SPD, vient de demander à la Belgique de fermer deux de ses sept réacteurs, celui de Doel 3, à une vingtaine de kilomètres d’Anvers, et celui de Tihange 2, près de Liège. Ces deux réacteurs, qui produisent un tiers de l’énergie nucléaire de la Belgique, ont repris leur activité en décembre après avoir été arrêtés durant deux ans en raison de microfissures.

Pour justifier sa demande, le ministère de l’Environnement de la République fédérale s’appuie sur une étude d’experts allemands qui, faute de disposer d’« éléments concrets » que ces fissures présentent un danger, « ne peuvent pas confirmer non plus qu’il n’y en ait pas ».

En mars dernier, l’Allemagne, toujours par la voix de Barbara Hendricks, avait déjà réclamé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, en France, arguant qu’elle est « trop vieille pour être encore en activité ».

L’an dernier, France Télévisions rappelait que « l’Allemagne est peut-être la championne d’Europe des énergies renouvelables, mais c’est aussi le plus gros pollueur » et que « le charbon, qui remplace l’énergie nucléaire, provoque des catastrophes écologiques ».


COP 21 : l’Allemagne, mauvaise élève de l’UE avec le charbon

Wauquiez

La préférence régionale dans les marchés publics à l’épreuve de la loi

16/04/2016 – France (NOVOpress) : Dans un entretien au quotidien Le Progrès (13 avril 2016), Laurent Wauquiez, président (LR) du conseil régional de Rhône-Alpes-Auvergne, indiquait que, conformément à ses engagements de campagne, il avait « mis en place la préférence régionale pour les marchés publics ». Avec une méthode qui « sera très simple : pour les marchés publics de moins de 25 000 euros, nous choisirons directement des entreprises régionales. Pour les autres marchés, l’accès sera réservé aux entreprises prenant des apprentis dans la Région. »

Interrogé par nos soins, un spécialiste de ce type marché semble plutôt dubitatif devant cette déclaration :

« A mon sens, la déclaration de Wauquiez est très politique et ne reflète que très partiellement l’état actuel du droit des marchés publics. En effet, il est impossible en l’état actuel de la réglementation (celle de l’Union européenne et nationale, à savoir le Code des marchés publics) de mettre en œuvre une préférence nationale ou une préférence locale au niveau de ces marchés.

Même si la nouvelle ordonnance du 23 juillet 2015 et le nouveau Code des marchés publics 2016 ouvrent une porte sur le localisme (possibilité d’encourager l’allotissement des marchés publics en faveur des PME locales et volonté de privilégier l’emploi dans la zone géographique d’exécution de ces marchés), il n’en demeure pas moins que la mise en œuvre d’un critère de sélection lié à l’implantation géographique des entreprises apparaîtrait comme discriminatoire (cf décision de la cour administrative d’appel de Lyon)

De même, le souci de favoriser l’emploi local ne pourrait être pris en compte dans le choix de l’entreprise à moins que cette considération soit en rapport avec l’objet du marché (comme le stipule la jurisprudence récente du Conseil d’Etat, département de l’Isère, en 2013).

La marge de manœuvre pour Wauquiez est très étroite : il faudrait qu’une obligation d’implantation géographique puisse être une condition d’obtention du marché sous réserve qu’elle soit justifiée par l’objet du marché ou par ses conditions d’exécution. Il faudrait alors que le soumissionnaire s’engage à s’implanter localement en cas d’attribution du marché mais à ce moment-là, on retombe sur l’écueil suivant : on ne favoriserait pas forcément une PME locale mais une entreprise plus importante ayant son siège social en dehors du lieu d’exécution du marché.

Par ailleurs, l’esprit de la jurisprudence récente de la cour d’appel administrative de Lyon a tendance à aussi rejeter ce genre de solution immédiate pour l’acheteur public.

Enfin, concernant le seuil de 25 000 €, il est facile pour certains élus de considérer qu’en deçà de ce seuil, on peut se soustraire aux règles du code des marchés publics et faire ainsi un peu n’importe quoi. Il convient de rappeler que les textes prévoient qu’un marché passé dès le premier euro est un marché public et que, par conséquent, ce marché est soumis aux règles du Code des marchés publics, à savoir : égalité de traitement entre les candidats, transparence des procédures et égal accès des opérateurs économiques à la commande public.

Par conséquent, les dispositions juridiques précitées s’appliquent en deçà du seuil comme pour un appel d’offres européen et la volonté de préférence régionale risque de se heurter au principe d’égalité de traitement entre les candidats. »

Il reste donc à attendre les recours qui ne manqueront pas d’être déposés contre cette « préférence régionale » pour voir les suites qui y seront données par les tribunaux.

chard

Le maire (LR) de Poissy s’attaque aux arrêts-maladie bidon

Le maire (LR) de Poissy s’est courageusement attaqué à un fléau français entouré d’une énorme hypocrisie : les arrêts maladie de complaisance.

Cet ancien journaliste sportif du groupe Canal devenu maire de Poissy en mars 2014 s’est aperçu comme beaucoup de chefs d’entreprise que chaque fois qu’il refusait des vacances à la date exigée ou qu’il faisait une remarque à ses employés ceux-ci revenaient aussitôt avec un arrêt maladie…

« J’ai constaté que depuis la suppression du jour de carence le 1er janvier 2014 », explique Karl Olive, « le nombre d’arrêts en mairie a progressé de 20 %. » Ce qui désorganise complètement ses services municipaux et au final creuse l’endettement de sa ville. « Ils coûtent deux millions d’euros à la mairie. »

A la mairie de Poissy, la moyenne est de 22 jours d’arrêt de travail par an et par agent. Une employée à laquelle un congé-formation n’avait pu être accordé s’est ainsi vue prescrire un repos d’une semaine par mois, pendant un an ! Entre 2007 et 2014, le taux d’absence des agents municipaux s’est envolé de 19 %. La « maladie » concentre plus de 75 % des absences.

Afin d’endiguer cette épidémie, Karl Olive a sollicité l’aide des médecins du secteur. Dans un courrier adressé à 45 généralistes le maire les appelle à une « vigilance accrue » et les invite même à « orienter (leurs) patients » vers le service municipal de prévention plutôt que de les recevoir.

Car il faut bien voir que s’il y a des médecins qui signent des arrêts maladie bidons en le sachant très bien, il y a aussi des faux malades au long cours (souvent les premiers à donner des leçons de conscience professionnelle et personnelle !) qui se portent comme des charmes et que l’on peut croiser faisant des courses ou en train de faire la fête (vécu) alors qu’ils ont joué la comédie de la dépression voire du chantage au suicide à leur médecin. Ce sont les collègues de leur boîte qui bossent pour deux ou trois et les entretiennent. Quel médecin va prendre le risque de les renvoyer « à la mine » ?

Dans ses vœux au personnel en janvier dernier, le maire de Poissy avait cité Benjamin Franklin : « L’humanité se divise en trois catégories : ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger, et ceux qui bougent. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent n° 8587 daté du 14 avril 2016

Raphaël Cohen

Les Panama Papers sont-ils le « coup de maître » des Etats-Unis annoncé dès mars ?

10/04/2016 – SUISSE (NOVOpress) : Avec la publication des « Panama Papers », un article publié en mars dernier par le professeur à l’université de Genève Raphaël H. Cohen et signalé par l’éditeur suisse Slobodan Despot dans sa lettre hebdomadaire Antipresse prend des allures de prédiction.

L’article, intitulé « Le coup de maître des USA », est paru le 14 mars 2016 sur le site de l’Agefi, l’Agence économique et financière, à Genève. Raphaël H. Cohen y explique que, à son « humble analyse, les Américains sont en train de déployer un plan diabolique qui va renflouer le trésor américain. La beauté du plan est que, sa finalité ne sautant pas aux yeux, la plupart des gens ne s’en méfient pas. De plus et surtout, il est presque imparable ».

Selon l’économiste suisse, lui-même homme d’affaires, ce « plan diabolique » a déjà connu trois actes. Acte I : la signature du Facta (Foreign Account Tax Compliance Act), par lequel les grandes banques – notamment suisses – se sont engagées à livrer aux Etats-Unis les noms des citoyens américains ou simples résidents aux Etats-Unis détenant des avoirs chez elles. La première conséquence est de soumettre à l’impôt les actifs qui n’avaient pas été déclarés, la deuxième est que « ces détenteurs, n’étant plus bienvenus auprès des établissements étrangers, sont très tentés de rapatrier leurs fonds dans des banques américaines. Cela a bien sûr renforcé ces dernières en augmentant leur profitabilité tout en affaiblissant leurs concurrents étrangers ».

Acte II : par un accord bilatéral avec la Suisse, les banques helvétiques sont désormais contraintes d’acquitter une pénalité sur les actifs des Américains qu’elles ont imprudemment hébergés depuis 2008. Ce n’est pas tant le montant des sommes recueillies par le Trésor US qui compte que le message que reçoivent toutes les banques du monde : il ne devient plus très raisonnable d’accueillir des citoyens ou résidents des Etats-Unis d’Amérique…

L’acte III s’est joué à l’OCDE : « Tous les pays, sauf les Etats Unis, se sont engagés à mettre en œuvre la Norme d’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale de l’OCDE (EAR) », sachant que « le hasard faisant bien les choses, le seul pays signataire de l’EAR qui bénéficie d’une exception au devoir de transmission est… les Etats Unis. Cela en fait la star des rares pays pouvant accueillir les actifs qui fuient les pays engagés à transmettre les informations dans le cadre de l’EAR ».

Commentaire de Raphaël H. Cohen : « Il apparaît donc que les Américains ont, jusqu’à présent, fait un parcours sans faute. Ce sont même les seuls à tirer leurs marrons du feu en profitant d’un transfert massif d’actifs vers leurs paradis fiscaux (Delaware, Nevada, Wyoming et autres) en profitant notamment du fait que leurs institutions ne sont pas soumises à l’obligation de transmettre les informations de l’EAR. Pendant ce temps, les banquiers suisses, bientôt suivis par leurs concurrents non-américains, se consument avec moins de revenus et des charges de compliance astronomiques, auxquelles les banques américaines échappent joyeusement. »

L’économiste suisse fait alors cette prédiction – son article, rappelons-le, a été publié le 14 mars 2016 :

« Le prochain round consistera pour les Américains à intensifier la pression pour faire en sorte que le seul refuge vraisemblable pour les actifs non déclarés soient les banques des paradis fiscaux américains (sauf pour les Américains qui sont déjà faits comme des rats, du fait qu’ils sont déjà devenus persona non grata presque partout). Pour bétonner leur attractivité, il suffira aux Américains de répliquer les méthodes mises au point avec les Suisses et peut-être même d’en inventer de nouvelles. La clé étant évidemment de décourager les titulaires d’actifs non déclarés de les laisser ailleurs qu’aux Etats Unis. La convention de l’OCDE agit ici comme un magnifique cheval de Troie : sauf si quelques grandes puissances dessaoulent, son application aboutira à faire fuir les actifs non déclarés vers les paradis fiscaux américains. A ce stade, il n’y aura plus d’autre alternative.

Quand l’étau se sera resserré autour de ceux qui ont encore des actifs non déclarés en dehors des Etats-Unis et que l’essentiel de ces actifs seront hébergés aux USA, bien sûr dans des banques essentiellement américaines, l’heure sera venue pour le coup de grâce : faire en sorte que les détenteurs étrangers d’actifs hébergés aux USA deviennent des… sujets fiscaux américains. Ceci permettra évidemment de les taxer et de toucher le jackpot. »

panama_papers

Drahi, les Panama papers et les silences du Monde

Source : OJIM

Il est encore trop tôt pour appréhender tous les aspects, les origines, les stratégies de communication, les conséquences des Panama Papers. Mais on peut déjà souligner des absences troublantes, des présences (trop) tonitruantes et des présences (trop) discrètes.

Parmi les absences, celles des américains qui ne sont représentés que par quelques hommes d’affaires de Floride. Il semble étrange – étrange est un euphémisme – que le monde entier se soit croisé dans les bureaux du cabinet Mossack Fonseca… sauf les sujets américains. Cherchez l’erreur. Par contre Poutine (premier portrait de la une du Monde daté du mardi 5 avril) et Assad (second portrait) figurent en première page du Monde… alors qu’ils ne sont directement cités dans aucun papier du cabinet panaméen. Si Poutine a le droit a une page entière « La banque des copains de Poutine », l’Ukrainien Porochenko directement impliqué n’est même pas cité dans les deux premières éditions papier et son nom se retrouve de manière marginale dans LeMonde.fr. Étonnant ?

Dans son numéro suivant Le Monde ne consacre pas moins de deux pages complètes au Front National… alors que le parti n’est jamais cité directement dans les papiers. Pour Patrick Drahi, cherchez et cherchez bien ! Arrêtez de chercher vous ne trouverez pas son nom. Jérôme Fenoglio directeur du quotidien s’en est expliqué d’une manière embrouillée à la matinale de France Culture le 5 avril : c’est à cause de Xavier Niel propriétaire de Free et actionnaire du Monde, il ne fallait pas donner l’impression d’un conflit d’intérêts ou d’un coup de Jarnac à un concurrent. Diable ! Doit-on comprendre que si Bouygues ou Orange, eux aussi concurrents de Free (propriété de Niel), sont mis en cause pour toute autre affaire, Le Monde invoquera une réserve de neutralité sur le thème non possumus ? Étrange conception du journalisme.

Lire la suite

Drapeau Panama

Un consortium occidental opaque derrière les révélations des papiers de Panama

06/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Depuis quelques jours, l’affaire dite des papiers de Panama occupe tout l’espace médiatique. Elle correspond à la révélation de données concernant la création de sociétés dans des paradis fiscaux. Ces données auraient été obtenues par piratage du cabinet spécialisé Mossack Fonseca.

Ces données n’ont pas été directement révélées au grand public, qui ne peut rien vérifier. L’accès à cette immense quantité d’informations a été autorisé à 108 rédactions dans 76 pays, dont le journal Le Monde en France et des journalistes de France 2. Tout cela s’est fait sous l’égide du Consortium international des journalistes d’investigation, existant depuis 1997. Il s’agit d’un collectif de journalistes réunis en un groupement qui dépend lui‑même d’une autre institution, le Center for Public Integrity, fondé par le journaliste américain Charles Lewis, en 1989.

Son but est de « dévoiler les abus de pouvoir, la corruption et les manquements au devoir des institutions publiques ou privées ». Côté financement, ce sont des fondations caritatives et des mécènes privés qui permettent le bon fonctionnement de la structure. On trouve par exemple le milliardaire George Soros, connu également pour son soutien aux Femen et son rôle dans les révolutions de couleur en Europe orientale.

Le porte‑parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dénonce lui une opération américaine : « Nous connaissons bien cette soi‑disant communauté journalistique. Il y a parmi eux de nombreux journalistes dont le journalisme n’est pas l’activité principale. Beaucoup sont d’anciens employés du Département d’Etat, de la CIA, d’autres services secrets ». Dmitri Peskov a dénoncé une enquête pleine d’« inventions » et de « falsifications ».

Serait‑ce la raison pour laquelle aucune grande personnalité américaine n’est impliquée dans cette affaire ? Aucune personnalité publique américaine n’apparaît dans ces révélations, alors que le Panama est un quasi‑protectorat américain… Les données publiées ont manifestement été filtrées.