varouflakis

Le Plan B de Varoufakis : piratage contre coup de force ?

29/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Yanis Varoufakis avait étudié la mise en place d’un système bancaire parallèle en cas d’échec des négociations avec l’UE. Un piratage pour contrer un coup de force, en somme.

L’ex-ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, est sous le coup de plusieurs plaintes après la révélation de son « plan B », étudié en cas d’échec des négociations avec les créanciers de la Grèce. Il s’agissait de créer un système bancaire parallèle afin de permettre à la Grèce de continuer à disposer de fonds en cas d’exclusion de la zone euro et de fermeture prolongée des banques.
La fin justifie-t-elle mes moyens ? Pour mettre en œuvre son plan, Varoufakis devait faire pirater la plateforme de la direction des impôts pour récupérer les adresses fiscales des contribuables et leur permettre, le moment venu, d’utiliser le nouveau système de paiement.
Cerise sur le gâteau, la promesse (difficile à prouver) du Président Russe Vladimir Poutine d’une aide financière massive pour subventionner les importations nécessaires, pour faire fonctionner l’administration et soutenir les investissements du pays.

Nous ne sommes pas loin des meilleurs thrillers de politique-fiction et pourtant les faits semblent avérés, ils sont issus d’une téléconférence le 16 juillet avec des responsables du Forum officiel des institutions financières et monétaires (OMFIF), qui a été enregistrée. Reste que leur présentation pour discréditer l’ex-cauchemar des négociateurs de la Troïka a poussé Varoufakis à en diffuser l’intégralité.

Nous envisagions de créer clandestinement des comptes secrets reliés au numéro fiscal de chaque contribuable grec

avait expliqué l’ex-ministre lors de la conférence. Les contribuables auraient ainsi pu utiliser ce « système de paiement parallèle » pour régler « ce qu’ils doivent ou pour payer leurs impôts à l’État ». Libellé en euro, ce système de paiement « aurait pu à tout moment être converti en une nouvelle drachme » en cas de « Grexit », une sortie de la Grèce de la zone euro.
Lire la suite

Chard-Présent-8405

Chômage : la courbe de l’esbroufe (Présent 8405)

28/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Jean-Marie Le Guen l’a assuré : « C’est une tendance vers l’inversion de la courbe du chômage. » Certes, ce mois-ci, comme tous les autres, le nombre de chômeurs a crû mais un peu moins, c’est donc une baisse de la hausse ou une diminution de l’augmentation. Tel est l’argumentaire du gouvernement devant la montée du flot des sans-emploi. Ces pathétiques acrobaties verbales brodant autour du thème « c’est moins pire qu’hier et ce sera mieux demain » sont supposées rassurer les Français !
8405-Une
Le chef de l’État a donc lié une nouvelle candidature à l’inversion de cette increvable courbe. Il l’a répété une fois encore lundi soir devant la presse présidentielle : « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. » Il est peu probable qu’il y arrive. Mais, il fait comme si… À l’évidence, il est déjà dans les grandes manœuvres électorales s’efforçant de rallier les Verts et de dissuader le Front de gauche de telle façon qu’il puisse être, dès le premier tour, le candidat unique de la gauche. François Hollande est un incorrigible optimiste mais à ce niveau et dans ces circonstances cela confine à l’inconscience. Sauf si l’on se souvient qu’il est un politicien roué, roi de l’esbroufe et prince des coups tordus. Et dans ce registre, il n’a pas dit son dernier mot…

On n’a pas fait assez attention aux propos du ministre du Travail Rebsamen, proche du chef de l’État, la semaine dernière sur Europe 1, quand on l’a interrogé là-dessus : « Il ne s’agit pas d’inverser la courbe du chômage, il faut faire diminuer le nombre de chômeurs, c’est ça qui pèse sur le moral des Français. » On a ironisé, à juste titre, sur une courbe du chômage qui continuerait de croître tandis que le nombre des chômeurs, lui, diminuerait. Mais il n’a pas dit n’importe quoi non plus : il a livré la seule manœuvre qui peut permettre à Hollande de faire croire qu’il y a moins de salariés au chômage.

Comment faire disparaître les chômeurs (sans violence physique) ? La formation : un chômeur en formation ne figure plus dans les statistiques du chômage, même si cela n’aboutit pas à un emploi, l’important est que le salarié reste dans ce parking de 2016 à 2017. C’est pourquoi, en mars 2014, le gouvernement a fait voter une loi sur la formation avec un compte personnel pour tous, à partir de 16 ans. Pour les jeunes, il y a le service civique universel, jusque-là limité à 100 000 par an, le Président a décidé qu’il serait désormais ouvert à tous les jeunes : encore des chômeurs en moins ! Et puis, on a le « classique » : la radiation massive des chômeurs des listes de Pôle emploi sous les prétextes les plus divers, on nous expliquera qu’il s’agit là d’une gestion plus rigoureuse des deniers publics. En privé, Hollande, pour sa candidature, dit qu’elle peut passer « dans un trou de souris » qui passe par un gros trou dans les statistiques du chômage, le temps de faire illusion. Mais les Français ne seront pas dupes : depuis qu’il est président, ils savent qu’il y a 600 000 chômeurs de plus.

Guy Rouvrais

logique_honneur

Quand gestion rime avec tradition

Source : Polémia Quand gestion rime avec tradition

Nous étions un certain nombre à pressentir que la mondialisation ne constituait pas seulement un facteur d’uniformisation et de massification, mais provoquait également – et fort heureusement – en retour une réaffirmation, une réappropriation identitaire puisant sa légitimité dans de très anciennes stratifications ethno-culturelles.
L’originalité de l’essai de Philippe d’Iribarne est d’appliquer cette vision à une sphère qui lui est généralement étrangère, voire hostile : celle de l’économie et plus précisément de l’organisation du travail en entreprise.
Et son principal mérite est qu’il s’agit non pas d’un pamphlet, mais d’un véritable travail d’enquête.

A partir de l’exemple de trois usines choisies dans chacun des trois pays retenus (la France, les Etats-Unis et les Pays-Bas), l’auteur reste fidèle à ce rythme ternaire en y effectuant un triple travail : de sociologue pour dépecer la manière dont se comporte le personnel, de la base à la direction ; d’historien pour rechercher dans la culture nationale quelques facteurs explicatifs de ce qu’il a observé sur le terrain ; d’économiste enfin, pour définir quelle sorte de gestion serait la plus adaptée à la sensibilité de chaque pays.

Si aux Etats-Unis, c’est le contrat qui constitue la pierre angulaire des rapports sociaux, et aux Pays-Bas le consensus (ou à tout le moins sa recherche permanente), en France prédomine ce que l’auteur nomme très justement « la logique de l’honneur » qui fournit la trame autant que le titre de son ouvrage.

Lire la suite

varouflakis

[À lire] Yanis Varoufakis sur l’Eurogroupe et sur sa démission

Source : blogs.mediapart.fr
Une passionnante interview-fleuve de l’ex-ministre des Finances Grec, qui donne un éclairage précieux car vraiment renseigné sur le fonctionnement dictatorial de l’eurogroupe et la volonté allemande de casser la Grèce. A lire, puis enchainer sur sa tribune expliquant pourquoi il a voté “non” à “l’accord” entre la Grèce et l’Eurogroupe et le même accord annoté par lui (liens dans les tweets ci-dessous).

Interview de Yanis Varoufakis (traduit par MONICA M. pour Mediapart) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.
Cette interview est édifiante et instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

Harry Lambert : Alors comment vous sentez-vous ?

Yanis Varoufakis : Je me sens au dessus du monde – Je n’ai plus à vivre à travers un agenda de folie, qui est absolument inhumain, juste incroyable. J’ai dormi deux heures par jour pendant cinq mois. Je suis aussi soulagé de ne plus avoir à subir cette incroyable pression de devoir négocier pour une position que je trouve difficile à défendre, même si je me suis arrangé pour forcer l’autre partie à acquiescer, si vous voyez ce que je veux dire.

HL : A quoi cela ressemblait-il ? Aimiez-vous quelque aspect de tout ça ?

YV : Oh oui beaucoup de choses. Mais l’information qui arrive, qui confirme vos pires craintes…voilà qu’il est en votre “pouvoir” que cela vous soit dit directement, et que ce soit comme vous le redoutiez – la situation était pire que vous l’imaginiez ! Ainsi, ce fut bon après de n’être plus aux premières loges.

HL : De quoi parlez-vous ?

YV : L’absence complète de tous scrupules démocratiques, de la part des supposés défenseurs de la démocratie européenne. La très claire compréhension d’autre part que nous sommes sur la même course analytiquement – bien sûr cela n’arrivera plus à présent. Avoir ces vraies figures de pouvoir qui vous regardent dans les yeux et disent “Vous avez raison dans ce que vous dites, mais nous allons vous croquer de toute façon.”

HL : Vous avez dit que les créanciers vous contestaient parce que vous avez parlé économie dans l’Eurogroupe, ce que personne ne fait. Qu’est-il arrivé lorsque vous l’avez fait ?

YV : Ce n’est pas que ça n’allait pas – c’est qu’il y avait un refus total de s’engager dans des argumentations économiques. Refus total. … Vous avancez un argument sur lequel vous avez réellement travaillé – pour être sûr que c’est logiquement cohérent – et vous rencontrez des regards vides. C’est comme si vous n’aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu’ils disent. Vous auriez pu aussi bien chanter l’hymne national suédois – vous auriez eu la même réponse. Et c’est saisissant, pour quelqu’un qui est habitué aux débats académiques. … D’ordinaire l’autre partie participe toujours et là il n’ y avait aucune participation du tout… Ce n’était même pas de l’ennui, c’est comme si personne n’avait parlé.

HL : Quand vous êtes arrivé, début février, il n’a pas pu y avoir une position commune ?

YV : Il y avait des personnes qui étaient sympathiques à un niveau personnel – ainsi, vous savez, derrière les portes fermées, sur une base informelle, notamment avec le FMI [HL : "Aux plus hauts niveaux ?" YV : " Aux plus hauts niveaux, aux plus hauts niveaux "]. Mais ensuite dans l’Eurogroupe, quelques mots gentils et c’est tout, retour derrière le parapet de la version officielle.
[Mais] Schäuble était d’une grande cohérence. Son option était “Je ne suis pas en train de discuter le programme – il a été accepté par le précédent gouvernement et nous ne pouvons pas permettre à une élection de changer quoi que ce soit. Parce que nous avons tout le temps des élections, nous sommes 19, si à chaque fois qu’il y a une élection quelque chose change, les contrats entre nous ne voudraient plus rien dire”.
Aussi à ce point il ne me restait plus qu’à me lever et à dire : “Bon peut-être que nous ne devrions plus jamais organiser des élections dans les pays endettés”, et il n’y a pas eu de réponse. La seule interprétation que je puisse donner c’est “Oui, ce serait une bonne idée, mais elle serait difficile à mettre en application. Donc soit vous signez sur la ligne en pointillé, soit vous sortez.”

HL : Et Merkel ?

YV : Vous devez comprendre que je n’ai jamais rien eu à faire avec Merkel, les ministres des finances parlent aux ministres des finances, les premiers ministres parlent aux chanceliers. De ce que je comprends, elle était très différente. Elle tentait d’apaiser le Premier Ministre (Tsipras) – elle disait “Nous trouverons une solution, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose de d’horrible, faites juste votre travail et travaillez avec les institutions, travaillez avec la Troïka ; il ne peut pas y avoir d’impasse ici.”

Ce n’est pas ce que j’entendais de la part des mes interlocuteurs – à la fois de la tête de l’Eurogroupe et du Dr Schäuble, ils étaient très clairs. A un certain point il me fut signifié sans équivoque “C’est un cheval et soit vous l’enfourchez, soit il est mort”.

HL : Quand était-ce ?

YV : Au début, au tout début (ils se sont rencontrés la première fois début février)
Crédit photo : EFFER LECEBE via Flickr (CC) = Yanis Varoufakis persona non grata

Source : Lire la suite sur Mediapart


 

 

1280x720-1bM

Terrorisme : pour Didier Bolelli « Tout Occidental, voyageant à titre professionnel ou privé, est devenu une cible »

16/07/2015 – MONDE (NOVOpress)

Didier Bolelli, président de Geos, fait preuve de lucidité sur le monde tel qu’il est réellement. L’éditorial qu’il signe dans la dernière lettre d’information de cette société spécialisée dans la sécurité conseille à ses clients de s’adapter en conséquence :

Les évènements récents viennent encore de nous rappeler, si besoin en était, à quel point nous sommes confrontés à une menace terroriste diffuse, transnationale et multiforme. Ainsi, et il faut malheureusement le prendre en compte de manière permanente, tout Occidental, voyageant à titre professionnel ou privé, est devenu une “cible” pour les mouvements terroristes.

Et pourtant, dans ce contexte marqué par la multiplication des zones crisogènes, les entreprises doivent pouvoir continuer à développer leurs activités, rechercher et conquérir de nouveaux marchés. Les voyageurs d’affaires et les expatriés sont donc exposés, de plus en plus, à une grande diversité de risques (instabilité politique et sociale, agressions, chantage, kidnapping, terrorisme, etc.). Leur sécurité est ainsi devenue un enjeu majeur et aux conséquences multiples pour l’entreprise… »
Les valeurs de la civilisation occidentale, pour ne pas dire américaine, ne sont visiblement pas partagées par toutes les autres civilisations humaines. Quant au « Vivre-Ensemble », ce n’est pas parce que l’on rajoute simplement l’adjectif « bien » devant que la cohabitation civilisationnelle tournera forcément bien sur le sol européen.

Crédit photo : Dicod. Capture d’écran d’une intervention de Didier Bolelli alors qu’il était encore inspecteur général des armées terre

goodeed

Goodeed permet d’effectuer des dons sans dépenser un centime

16/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Goodeed est un site internet qui permet d’effectuer des dons sans dépenser un centime.

En acceptant de visionner une vidéo publicitaire de 20 secondes minimum, il est ainsi possible de générer des revenus dont 80% sont reversés aux ONG participantes – le Programme alimentaire mondial, Unicef ou d’autres. Les 20% restants servent au bon fonctionnement de l’entreprise.

Une idée à creuser pour développer le soutien à des projets identitaires et enracinés ?


Monsanto-Skull1

Monsanto, la “reine des graines OGM”

12/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Vendre son poison et son antidote est l’assurance d’un business florissant. #DATAGUEULE s’intéresse à l’empire Monsanto, la “reine des graines OGM”.

Cette entreprise américaine dont le siège est situé à Creve Coeur, dans le Missouri, est la cible prioritaire de ceux qui souhaitent défendre une agriculture durable et sans OGM.


Chard

Loi Macron : la grande illusion (Présent 8394)

10/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

La loi Macron est définitivement adoptée après un nouveau recours à l’article 49‑3, qui permet l’adoption du texte sans passer par le vote des députés. C’est ce procédé que François Hollande dénonçait en 2006 quand Dominique de Villepin alors Premier ministre, l’utilisait pour imposer le CPE : « Le 49‑3 est une brutalité, le 49‑3 est un déni de démocratie, le 49‑3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. »

C’est la seconde fois que Valls use de ce procédé pour le même projet de loi. Lors de la précédente, en février 2015, afin de justifier cette méthode expéditive, il invoquait « l’esprit du 11 janvier », ce qui était hors-sujet. Cette fois, cet esprit ayant fait long feu, il se raccroche à une autre actualité : « C’est peut-être encore plus utile aujourd’hui, au moment où le monde est confronté à une crise, celle de la Grèce, mais avec des inquiétudes également avec ce qui se passe en Chine. » Sauf à considérer que du fait de la mondialisation tout, partout, est dans tout et réciproquement, la réforme des prud’hommes en France, n’a évidemment aucun rapport avec ce qui passe en Chine, en Grèce ou dans le Béloutchistan oriental.
8394-Une
Le seul motif de ce passage en force, c’est de tordre le bras des députés socialistes frondeurs qui, alliés à la droite parlementaire, feraient capoter cette réformette. À défaut de rassembler les socialistes, Macron a réussi à unir gauche et droite contre lui. Car son projet est trop libéral pour l’aile gauche du parti et pas assez pour les députés libéraux. C’est dans le droit fil de l’action de Hollande qui ménage la chèvre et le chou : il se fait donc mordre par la chèvre après qu’elle a dévoré le chou. Pour les libéraux, on ouvrira largement le travail du dimanche et pour apaiser les syndicalistes on imposera aux patrons d’informer les salariés en amont de la vente d’une entreprise. Emmanuel Macron veut libéraliser le transport en autocar, mais il laisse intact le statut des taxis alors qu’il entendait abolir les rentes de situation. Il préfère s’en prendre aux notaires qui ne peuvent paralyser les villes, c’est moins risqué.

Le but de tout cela ? Montebourg, le prédécesseur de Macron qui avait lancé le projet l’a dit : « Rendre 6 milliards de pouvoir d’achat aux Français » après qu’impôts et taxes leur en eurent ponctionné quelque 20 milliards ! Quoique urgente pour « l’emploi et la croissance » on ne sait pas quand la loi sera appliquée. Décidée il y a un an, elle attend maintenant le verdict du Conseil constitutionnel et l’avis des partenaires sociaux, après quoi, si tout se passe bien, il faudra passer aux décrets d’application, sachant que 40 % des décrets attendus pour 2014 ne sont toujours pas publiés. Le chef de l’État est déjà dépassé, lui qui disait le 16 juin : « Si on pense que ce texte est utile à la croissance et à l’emploi, il faut qu’il soit mis en œuvre avant l’été, avant les vacances. » Ce ne sera pas le cas. La loi Macron et ses mesurettes inopérantes, c’est la grande illusion de ce quinquennat agonisant.

Guy Rouvrais

Vu sur Twitter

Sanctions anti-Russie : l’effet boomerang en chiffres

09/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les USA font tout pour pousser leurs “partenaires” à poursuivre les sanctions contre la Russie. des pressions à bon compte, puisque le volume d’affaire entre ces deux pays a augmenté (partant d’un niveau très bas), tandis que les pays européens souffrent de ces sanctions, comme le montre l’infographie de l’institut autrichien WIFO

Publié le
séance du parlement européen durant laquelle le vote sur le TAFTA a été reporté

Vote sur le TAFTA au Parlement européen : interpellez vos euro-députés !

04/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le traité de libre-échange transatlantique est toujours sur la table des parlementaire européens, qui doivent approuver (ou pas) les négociations menées par la Commission et les Etats-Unis. plus que jamais il faut se mobiliser contre ce texte liberticide


Lire la suite

Jacques Sapir face à Ruth Elkrief

Jacques Sapir : référendum en Grèce, le retour de la démocratie en Europe

Source : FigaroVox – Selon l’économiste Jacques Sapir, la Grèce a été victime d’un coup de force de la part de l’eurogroupe. Son appel au peuple est la seule réponse digne face à la tyrannie européenne.

Dans une tribune publiée dans le FigaroVox, Jacques Sapir démonte la propagande européenne qui fait porter la responsabilité de la rupture des négociations sur la dette grecque et souligne l’importance de la décision de Tsipiras de recourir au référendum.

Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

Lire la suite

silk_road_belt

La fin du dollar roi ? – suite sans fin – les nouvelles routes de la soie

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Non contente de payer son pétrole en Yuans, de mettre en place ses propres systèmes d’échanges financiers ou de cartes de crédit ou encore de monter un FMI asiatique, la Chine lance un Plan Marshall pour développer tout le continent asiatique… à son profit bien sûr. Un clou de plus dans le cercueil du dollar roi et de l’hégémonie économique et diplomatique des USA.

L’initiative « une ceinture, une route » plus connue sous le nom de « route de la soie » est une initiative économique lancée par le Président chinois Xi Jin Ping en 2013. Le plan se concentre sur la mise en place d’une infrastructure économique et logistique le long de l’ancienne route de la soie vieille de 2000 ans. Cette nouvelle route terrestre se doublera d’une route de la soie Maritime.
History_Mankind_The_Silk_Road_SF_still_624x352
L’Asie Centrale, l’Iran, la Turquie et la Russie sont directement concernées ainsi que la côte orientale de l’Afrique finissant même à Venise. Ce programme ambitieux a de multiples buts comme établir des installations et zones de libre-échange, promouvoir l’utilisation du Yuan et intensifier la coopération diplomatique entre la Chine et de ses voisins, en cas de succès on estime que ce programme concernera environ 4,4 milliards de personnes dans plus de 65 pays.
Lire la suite

cb chine2

La fin du dollar roi ?– suite – MasterCard et Visa demandent à la Chine de les laisser utiliser son réseau

24/06/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Non contents de battre en brèche le monopole américain sur les transactions interbancaires, la Chine se dote de son propre système de carte de crédit.

Depuis le 1er juin, la Chine autorise Visa et MasterCard à utiliser son propre standard de transmission pour les paiements par carte bancaire, Union Pay. Il y a là une certaine ironie, car jusqu’à un passé récent ces deux géants des paiements dématérialisés – sans échange d’argent physique – pensaient encore pouvoir imposer leur propre système à tous les pays. Mieux, UnionPay vient de dépasser Visa en termes de montant de transactions réalisées, à 1,9 milliards de dollars contre 1,75 pour le géant américain sur les quatre premiers moise l’année 2015.

Mais la faiblesse de leur position a éclaté au grand jour en mars 2014 quand Visa et MasterCard décidèrent de bloquer les transactions russes sans préavis suite aux sanctions imposées par le gouvernement US contre ce pays.

Il faut bien comprendre que Visa, MasterCard ou American Express ne font pas de paiements eux-mêmes, mais ne sont que des réseaux informatiques qui mettent en relation banques et commerces adhérents. Tous les paiements en devises sont regroupés sur un gigantesque serveur de compensation où les échanges (clearing) se font via un cours de change basé sur le dollar US. Les groupements de cartes de crédit se financent via des prélèvements sur chaque opération et ce sont les standards et les lois US qui gèrent ce système. Votre banque n’intervient nulle part dans ce processus.

Lire la suite

diplome-baccalaureat-iberation-entreprise.org

Le vrai coût du baccalauréat

20/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le coût affiché chaque année par le ministère de l’Éducation nationale se limite à la seule organisation des épreuves, soit quelque 57 millions d’euros. Or en juin 2013, le syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN) avait jeté un gros pavé dans la mare, faisant remarquer qu’il convient d’intégrer à ces coûts ceux qui résultent de la suppression de trois semaines de cours en juin, soit quelque 1,5 milliard d’euros, très loin des 57 millions affichés par le ministère. S’interrogeant sur l’utilité pratique d’un examen donné à quasiment tous les élèves, puisque sur les 685 000 candidats, moins de 60 000 se verront recalés, le SNPDEN ironisait

1,5 milliard pour refuser l’accès à l’enseignement supérieur à 60 000 élèves, c’est 25 000 € par candidat recalé, soit plus du double de ce qu’aura coûté son année en terminale.

« À quoi le bac sert-il encore ? » s’interroge cette semaine Le Point en ligne, proposant aux internautes plusieurs réponses, certaines positives, d’autres franchement dubitatives. La réponse « Pas à grand-chose. Ne pas l’obtenir est un drame, être reçu ne mène à rien » a obtenu 47 % des suffrages.

Crédit photo : libem via Flickr (CC) = diplôme du baccalauréat


yuansetusd

La fin du dollar Roi ? – suite – la Chine crée son propre système électronique bancaire

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le pétrodollar n’est pas le seul levier de la puissance américaine contesté par les BRICS. Le contrôle des flux financiers pourrait aussi échapper en partie à l’Oncle Sam, au profit de la Chine.

Si Vladimir Poutine peut sourire – personne ne l’a vu faire – il en aurait l’occasion avec les derniers développements financiers de la région. Après avoir mis en place un méga-contrat de fourniture énergétique avec la Chine en yuans, la Russie aura bientôt la possibilité de se faire payer via un système électronique indépendant des USA et donc du dollar.

La Chine vient en effet d’annoncer qu’elle testait sur 20 banques, dont 13 Chinoises, une nouvelle technologie de transmission bancaire appelée CIPS – Système de Paiements Internationaux Chinois.
SWIFT est l’actuel système de transactions financières interbancaires. C’est un standard de communication créé en 1973 et utilisé par 10.800 institutions financières et 215 pays. Il est indispensable pour recevoir vos relevés bancaires, mais aussi pour transférer des fonds partout dans le monde, donner des autorisations de signatures dans une entreprise ou faire fonctionner un cash-pool. Voilà pourquoi un blocage de SWIFT signifierait la mort de l’activité économique d’un pays ou d’une banque, un peu comme si on vous interdisait d’utiliser le langage informatique Java : fini les achats en ligne avec votre Visa, vos consultations de comptes, les réservations sur le web, et extinction des téléphones sous Androïd.
La dernière utilisation de cette arme de destructions massive financière a eu lieu en 2012. Les USA et leurs alliés ont poussé SWIFT à retirer de son réseau 30 institutions financières iraniennes (y compris la Banque centrale). Cette sanction visait à stopper des milliards de dollars d’exportations de pétrole et mettre les entreprises iraniennes à l’arrêt.
Il s’avère que beaucoup de banques iraniennes avaient déjà paré cette attaque d’une manière presque embarrassante. Au lieu d’utiliser le système SWIFT pour envoyer et recevoir leurs ordres de paiement, ils ont simplement décroché leur téléphone ou envoyé un courriel. Certes cela est moins efficace et prend un peu plus de temps, mais au final fonctionne tout aussi bien et il n’y a rien que SWIFT ou quelqu’un d’autre puisse faire pour empêcher les banques de communiquer directement entre elles.
Lire la suite

gazprom

La fin du dollar Roi ? La Chine paie du pétrole Russe en Yuan

17/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les premières ventes de pétrole en Yuan entre la Russie et la Chine sont officielles : un tournant historique qui pourrait bien signer la fin de l’hégémonie du dollar US dans le monde.

Deux mastodontes de l’économie mondiale, la Chine et la Russie, qui se passent du dollar pour leurs transactions pétrolières, voilà qui est totalement inacceptable pour les Etats Unis d’Amérique confronté là à une question de vie ou de mort.
En 1971 Richard Nixon avait conclu un accord avec l’Arabie Saoudite puis avec l’Opec imposant le règlement de toute transaction pétrolière en USD. Le pétrodollar était né.
Cela impliquait que les produits non producteurs en pleine croissance, comme le Japon d’alors, devait d’abord gagner des dollars pour pouvoir acheter l’énergie dont ils avaient besoin. Donc vendre leur propre production de biens de consommation en USD. Et aux pays moins développés ne restait que la solution d’emprunter des USD sur les marchés financiers ou à la Banque mondiale, à moins qu’ils ne soient généreusement aidé par le Fonds Monétaire International, toujours en USD. Et de payer des intérêts en USD.

Les États-Unis de leur côté n’avaient qu’à imprimer plus de billets pour couvrir leurs besoins et répondre à cette demande massive de dollars. Ils peuvent donc importer ce qu’ils veulent sans avoir à se soucier de « gagner » l’argent qui servira à payer leurs fournisseurs. Ce qui se reflète par leur dette astronomique de 18 000 milliard d’USD dont une large partie est supportée par des investisseurs étrangers et des organismes financiers.
Si les 4/5ème des échanges mondiaux qui utilisent actuellement le dollar se faisant en une autre devise, alors la monnaie américaine n’aurait guère plus d’intérêt pour les investisseurs et s’effondrait. Ce qui rendrait du jour au lendemain les produits Apple et Nike hors de prix, où entrainerait une baisse de profit significative de ces sociétés stars qui seraient compensée par des « ajustements » de main d’œuvre et une explosion du chômage.
Pour résumer : un effondrement soudain du fameux modèle Américain.

Lire la suite

FLARE-OIL-

Total se “torche” avec l’écologie

02/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
« Engagé pour une énergie meilleure », Total ? Un rapport de l’organisation écologique Les Amis de la Terre montre le contraire. Le cas du torchage du gaz naturel au Nigéria est ainsi pointé du doigt, comme source de pollution, de troubles de santé publique graves et comme gâchis considérable.

Crédit photo : NOAA via WikiMedias (CC) = Vue Satellite des torchages au Nigéria, 2006
NOAA via WikiMedias (CC) : torchère sur un puits de pétrole via WikiMedias (CC)

Nigeria_flares Author=NOAA |Permission=Federal Office

En rouge, les torchages au Nigéria. Vue satellite prise en 2006.


 

 

Hausse contenue du chômage pour le premier trimestre 2014

Chômage : nouveau record en France !

02/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que la conjoncture pourrait difficilement être meilleure, la France s’enfonce encore plus dans la crise et le chômage bat de nouveaux records.

Pas moyen cette fois de maquiller les chiffres du chômage. C’est un nouveau record que la France a battu en avril, avec 26.200 nouveaux inscrits en catégorie A (n’ayant exercé aucune activité). Si l’on prend les critères du BIT, qui permet les comparaisons internationales, il faut aussi inclure les catégories B et C (demandeurs d’emploi en activité réduite). Le couperet est alors encore plus cinglant, avec 54.100 chômeurs supplémentaires sur un mois !
Bref, depuis le début du quinquennat, le million d’inscrits supplémentaire a été dépassé fin avril, pour culminer (provisoirement…) à 5,35 millions de demandeurs d’emploi.
Soyons cruels et ajoutons les catégories D et E, qui recensent les chômeurs dispensés de chercher un emploi et l’on approche des 6 millions.
Lire la suite