Chard Libération fiscale

Cette année, le jour de la libération fiscale arrivera le 26 juillet

La date est tombée : cette année, les Français commenceront à travailler pour eux-mêmes et leur famille… le 26 juillet ! C’est la fameuse « date de libération » fiscale que donne chaque année l’association indépendante Contribuables associés.

Concrètement, cela veut dire que les Français ont travaillé, cette année, 207 jours pour l’Etat (si l’on ramène les gains à une année entière). A partir du 26 juillet, il restera donc 159 jours au contribuable pour profiter du fruit de son travail.

Si l’année 2016 marque une légère inflexion, l’association craint le pire pour 2017, année qui portera les conséquences de tous les cadeaux électoralistes distribués ci et là par un gouvernement d’abord soucieux de son avenir politique.

Si François Hollande a compris – comme tout politique – que l’annonce d’une baisse d’impôt était payante populairement, il s’est bien gardé – et il n’est pas le seul à avoir usé de la manipulation évidemment – d’expliquer comment il baisserait les impôts sans modifier le train de vie de l’Etat d’une part, mais il n’a pas précisé non plus qui bénéficierait de ce nouveau cadeau fiscal. Les plus pauvres évidemment, ceux pour qui la pression est déjà la moins forte mais parmi lesquels pourraient se cacher les derniers électeurs socialistes. Et par conséquent, ce sera, une fois de plus, à la classe moyenne de compenser.

A noter que ce jour de libération fiscale symbolique arrive en France un mois en moyenne après le jour de libération fiscale des autres pays de la zone euro : cocorico, nous sommes au moins les premiers dans la course au socialisme…

Les chiffres que révèle par ailleurs l’association Contribuables associés ont de quoi inquiéter sur l’inconséquence qui tient lieu de politique depuis des décennies : le dernier budget voté à l’équilibre en France date de… 1974 ! Autre exemple, la dette publique du pays augmente chaque seconde de 1 449 euros.

Concrètement, cette dette publique s’élève aujourd’hui à 34 000 euros par habitant. Certains se rassurent ou tentent de rassurer en affirmant que le chiffre est abstrait. Pas tant que ça puisque Christine Lagarde, présidente du FMI, affirmait encore récemment que les Etats en faillite pourraient prélever directement les contribuables pour tenter de la renflouer. C’est donc bien sur des Français déjà terriblement sollicités que pèse le poids de cette dette considérable.

Et la situation ne risque pas de s’améliorer avec la multiplication des dépenses – parfois scandaleusement inutiles ou idéologiques – de l’Etat. Les Français doivent faire toujours plus d’efforts pendant que l’Etat, lui, se gave. Il dépense bien trop et la conséquence est simple : toujours plus d’impôts, autant d’argent qui n’est pas réinvesti dans le pays et donc… toujours plus de chômage. Le cercle vicieux est bien identifié, reste à trouver l’homme ou la femme politique qui trouvera enfin le courage de le briser.

Charlotte d’Ornellas

Article paru dans Présent daté du 22 juillet 2016
sous le titre « Libération fiscale, enfin ! »

Libération fiscale

Joseph Stiglitz

Du Brexit à l’avenir, par Joseph Stiglitz

12/07/2016 – MONDE (NOVOpress) : Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, conseiller de Bill Clinton, expert à la Banque mondiale, professeur à la prestigieuse Université de Colombia, a publié le 6 juillet ce texte intitulé « From Brexit to the Future » qui dépasse, et de loin, la simple analyse du Brexit. Il nous est paru suffisamment intéressant pour que nous le traduisions en français et que nous vous le livrions ici.

« Il faudra un certain temps et à l’Europe et au reste du monde pour digérer toutes les implications du dernier référendum britannique. Les conséquences les plus profondes dépendront de la réponse de l’Union européenne au retrait du Royaume-Uni. La plupart des gens suppose que ce départ de l’UE ne devrait pas défigurer le continent : après tout, un divorce à l’amiable semble être dans l’intérêt de tous. Mais ce divorce – comme beaucoup d’autres– pourrait devenir détestable.

Les avantages du commerce et de l’intégration économique entre le Royaume-Uni et l’UE sont réciproques, et si l’Union européenne respecte sa conviction que l’intégration économique est la meilleure voie possible, ses dirigeants chercheront à garder des liens proches dans ces circonstances. Mais Jean-Claude Juncker, l’architecte des stratagèmes d’évasions fiscales massives pour les sociétés au Luxembourg et maintenant président de la Commission européenne, a décidé de suivre une ligne dure : « Out signifie dehors » martèle-t-il.

Cette réaction instinctive est peut-être compréhensible, étant donné que Juncker est la personne qui aura présidé la phase initiale de dissolution de l’UE. Il fait valoir que pour dissuader d’autres pays de quitter l’UE, Bruxelles doit être intransigeant, laissant au Royaume-Uni juste ce qui est garanti en vertu d’accords de l’Organisation mondiale du commerce.

En d’autres termes, l’Europe ne doit pas être conservée pour ses prestations, qui dépassent de loin ses coûts. La prospérité économique, le sentiment de solidarité et la fierté d’être européen ne sont pas suffisants, selon Juncker. Non, l’Europe doit être conservée par des menaces, l’intimidation et la peur.

Cette position ignore à la fois le Brexit et les primaires républicains aux Etats-Unis : une grande partie de la population ne s’en sort pas. L’agenda néolibéral des quatre dernières décennies est très bon pour les 1 % de favorisés, mais pas pour le reste. J’avais prévu depuis longtemps que cette stagnation aurait éventuellement des conséquences politiques. Ce jour-là est maintenant à nos portes.

Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens considèrent les grands accords commerciaux mondiaux comme source de leurs malheurs. Il s’agit d’une simplification excessive, mais compréhensible. Ces accords commerciaux, aujourd’hui négociés en secret, avec les intérêts des entreprises bien représentés, sont totalement opaques pour les citoyens ordinaires ou les salariés. Et sans surprise, les avantages sont à sens unique : la législation du travail s’en trouve affaiblie, la précarité devient la règle.

Alors que les accords commerciaux jouent un rôle dans la création de ces inégalités, beaucoup d’autres facteurs ont contribué à déséquilibrer la politique vers la finance. Les règles de propriété intellectuelle, par exemple, permettent aux laboratoires pharmaceutiques d’augmenter leurs prix sans limite. Mais toute augmentation de la puissance des sociétés entraine de facto une baisse des salaires réels – et un accroissement des inégalités, qui est devenu une caractéristique des pays avancés.

Dans de nombreux secteurs, la concentration industrielle s’accroit, ainsi que la financiarisation de l’économie. Les effets de la stagnation et des baisses de salaires sont combinés à ceux de l’austérité, annonçant les restrictions de services publics dont tant de salariés à revenus moyens dépendent.

L’incertitude économique qui en résulte pour les salariés, lorsqu’elle est combinée avec une immigration massive, créé un mélange toxique. De nombreux réfugiés sont victimes de la guerre et de l’oppression auxquelles l’Occident a contribué. Leur venir en aide est une responsabilité morale de tous, mais surtout des anciennes puissances coloniales.

Et pourtant, alors que beaucoup le nient, une augmentation de l’offre de main-d’œuvre peu qualifiée conduit à un abaissement des salaires. Et lorsque les salaires ne peuvent plus être diminués, le chômage augmente. Il s’agit du problème le plus préoccupant dans les pays où la mauvaise gouvernance économique a déjà donné lieu à un niveau élevé de chômage global. L’Europe, en particulier la zone euro, a été mal gérée ces dernières décennies, au point que son taux de chômage moyen est à deux chiffres.

Bien sûr, on parle beaucoup des bénéfices nets de l’immigration. Pour un pays offrant un faible niveau de prestations garanties – protection sociale, éducation, soins de santé, etc. – à tous ses citoyens, cela peut être le cas. Mais pour les pays qui fournissent une protection sociale décente, la situation est intenable.

Le résultat de toute cette pression à la baisse des salaires et à la réduction des services publics a été le massacre de la classe moyenne, avec des conséquences similaires des deux côtés de l’Atlantique. Les classes moyennes n’ont pas reçu les bénéfices de la croissance économique. Ces ménages comprennent que les banques ont causé la crise de 2008 ; mais ensuite, ils virent les milliards valser pour sauver ces financiers alors que rien n’était fait pour sauver leurs maisons et leurs emplois. Avec un salaire médian ajusté d’un travailleur de sexe masculin à temps plein aux États-Unis plus bas qu’il était il y a quatre décennies, personne ne devrait s’étonner d’avoir à affronter un électorat en colère.

Par ailleurs, les politiciens qui avaient promis le changement n’ont pas délivré ce qui était espéré. Les citoyens ordinaires savaient que le système était injuste, mais ils se sont aperçus que le système était encore plus truqué qu’ils ne l’avaient imaginé, et ils ont perdu le peu de confiance qu’ils avaient quitté dans les politiciens en place. Cela, aussi, est compréhensible : les politiciens avaient promis que la mondialisation serait profitable à tous. Mais un vote de colère ne résoudra pas les problèmes, et il pourrait engendrer une situation politique et économique encore pire.

Laisser le passé au passé est un principe fondamental en économie. Des deux côtés de la Manche, la politique doit maintenant chercher à comprendre comment, dans une démocratie, l’establishment politique a pu faire si peu pour répondre aux préoccupations de nombreux citoyens. Chaque gouvernement de l’UE doit maintenant chercher à améliorer le bien-être des citoyens ordinaires en priorité. Aucune idéologie néolibérale ne pourra les aider. Et nous devrions arrêter de confondre les fins avec des moyens : par exemple, le libre-échange, si bien réglementé, pourrait apporter une plus grande prospérité partagée ; mais s’il n’est pas bien administré, il abaissera le niveau de vie d’un grand nombre – peut-être d’une majorité – des citoyens.

Il y a des solutions de rechange au régime néolibéral actuel qui peut créer une prospérité partagée, tout comme il existe aussi des alternatives – comme le traité transatlantique de partenariat pour l’investissement proposé par le président Barack Obama à l’UE – qui causeraient beaucoup plus de mal. Le défi consiste aujourd’hui à apprendre du passé, afin d’éviter de nous enfoncer encore plus dans l’échec. »

Joseph Stiglitz

Texte traduit de « From Brexit to the Future », paru sur Project Syndicate

Chard Barroso Finance

Barroso : de l’Union européenne à la haute finance

José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

La nouvelle a été annoncée par Goldman Sachs elle-même : la branche internationale de la banque d’affaires s’offre un nouveau directeur non-exécutif, dont le nom résonne familièrement et pour cause : il s’agit de José Manuel Barrosso, ancien président de la Commission européenne de 2004 à 2014. A l’heure où l’euroscepticisme convainc de plus en plus d’Européens et que le soleil se lève chaque matin malgré le Brexit, l’annonce ne risque pas de redorer le blason de l’institution vivement critiquée et quotidiennement désavouée.

Les critiques ont d’ailleurs émergé de toute part, même dans la bouche des plus européistes qui soient : il est des connivences qu’il vaut mieux taire pour le bien de la « démocratie » probablement. Mais pour les deux co-directeurs exécutifs de son nouvel employeur, José Manuel Barroso « va apporter une connaissance et une expérience immenses à Goldman Sachs, notamment une profonde compréhension de l’Europe ». On lui fait confiance, en effet, pour poursuivre sa mission au service de l’Union européenne et contre les peuples qui la subissent et la rejettent toujours plus.

Goldman SachsCe que de très nombreux observateurs soupçonnent depuis des années éclate au grand jour : les connivences entre certains acteurs majeurs de l’Union européenne et le lobby de la Haute finance sont bien une réalité. Pendant que ses nouveaux employeurs louent son « expérience », Barroso annonce fièrement qu’il pourra « utiliser son savoir-faire au profit d’une institution globaliste ». Expérience et savoir-faire dont les peuples européens se souviennent, même sans le savoir : José Manuel Barroso fut aux commandes pendant dix ans, et notamment lors de la crise financière de 2008, dans laquelle Goldman Sachs porte une lourde responsabilité. Pour l’Europe, elle s’est traduite par une explosion du chômage. On se demande quels services a pu rendre l’ancien Premier ministre Portugais pour être ainsi plébiscité.

Même choquante, la connivence n’est pas nouvelle : il n’est pas inintéressant de noter que Barroso vient remplacer Peter Sutherland, lui-même ancien commissaire européen qui avait récemment appelé à « contourner le Brexit ». Tous ensemble contre les peuples qu’ils prétendent servir.

Quelques jours après le vote britannique, l’ancien grand manitou rejoint officiellement ceux qui avaient attribué plus de 500 000 euros à la campagne gouvernementale britannique anti-Brexit. Le petit nouveau a d’ailleurs précisé qu’il s’efforcerait de minimiser les effets du vote populaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si cet habitué des couloirs européistes et des réunions mondialistes se retrouve à Londres, par amour de la démocratie n’en doutons pas.

L’euroscepticisme a de beaux jours devant lui, mais en attendant, ce sont toujours les mêmes qui nuisent, et aux plus hauts niveaux.

Charlotte d’Ornellas

Article paru dans Présent daté du 13 juillet 2016

Poste suisse

Du courrier de La Poste suisse est traité au Vietnam !

12/07/2016 – SUISSE (NOVOpress) : Chaque jour, plusieurs centaines de milliers de lettre confiées à La Poste suisse sont traitées au Vietnam ! L’établissement public helvétique a en effet décidé de mener une expérimentation durant cinq semaines et, si elle est concluante, elle sera pérennisée à la rentrée de septembre et étendue à toute la Confédération.

Suisse Vietnam« Les lettres qui ne peuvent pas être triées automatiquement au centre de tri de La Poste près de Zurich ou qui portent une adresse incorrecte sont traitées au Vietnam », à 10 000 kilomètres de la Suisse, rapporte La Tribune de Genève, qui explique que « les adresses que les scanners ne reconnaissent pas au centre de tri sont scannées, chiffrées et envoyées au Vietnam », où « les employés de Swiss Post Solutions les comparent avec la liste des adresses de La Poste et ajoutent un code lisible par la machine de tri ». Après quoi, les postiers suisses reçoivent les lettres dans l’ordre du parcours de distribution : « Le codage au Vietnam soulage ainsi le postier du travail de tri. » Et le prive de travail, non ?

On apprend à cette occasion que Swiss Post Solutions, filiale à 100 % de La Poste suisse, « emploie environ 1 200 personnes au Vietnam » qui « traitent des documents pour différentes entreprises, en 28 langues ».

Comme l’écrit La Poste avec une franchise capitalistique déconcertante : grâce à cette « structure conçue pour répondre aux besoins des marchés, la Poste peut réagir rapidement aux évolutions qui s’y dessinent »…

etiquetage_alimentaire

Comprendre les conflits d’intérêts autour de l’étiquetage alimentaire

11/07/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Cette vidéo très intéressante propose d’expliquer les conflits d’intérêts autour de l’étiquetage alimentaire.

L’Union européenne aurait essayé d’imposer un système d’étiquetage clair et obligatoire. Mais à l’issue d’une campagne de lobbying d’1 milliard d’euros, l’industrie agro-alimentaire a eu raison du projet en 2011.



4 minutes pour comprendre les conflits d… par lemondefr

agriculteurs_france24

Le grand malaise des agriculteurs français

04/07/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La France est le premier producteur agricole de l’Union européenne mais une partie de ses paysans sont déprimés. Les raisons de leur malaise sont nombreuses : course au rendement, contraintes administratives, chute des prix de vente, surendettement… Des difficultés qui poussent certains d’entre eux au suicide.

Officiellement, ils sont 200 à passer à l’acte chaque année. Les reporters de France 24 sont allés à la rencontre de paysans frappés de plein fouet par la crise.


Taxes

Préparez-vous à payer une nouvelle taxe sur les taxes !

29/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : La prochaine loi de finances contiendra une nouvelle taxe dont les recettes seront affectées aux régions. C’est ce qu’a annoncé Manuel Valls à l’issue d’un entretien avec le président de l’Association des régions de France, Philippe Richert, qui est aussi président de la région Grand Est. Cette « taxe spéciale d’équipement régional » devrait rapporter 600 millions d’euros.

Le prétexte est de financer le soutien aux TPE‑PME locales. Le financement sera trouvé par un procédé qui existe déjà en Ile‑de‑France et qui correspond à la nouvelle compétence économique de la région inscrite dans la loi Notre.

Ces 600 millions d’euros seront financés par une augmentation de la fiscalité agrémentée de l’application de la théorie des vases communicants : le gouvernement compte en effet les trouver grâce au produit d’une taxe additionnelle sur la taxe foncière et sur la cotisation foncière des entreprises ! Les propriétaires paieront donc plus, et les entreprises aussi, histoire de financer… les entreprises !

Et, histoire de rendre le dispositif un peu plus compliqué, cette taxe sur la taxe sera prélevée par l’Etat, qui la redistribuera ensuite aux régions selon un mode de calcul qui reste bien sûr à trouver et au prix d’un coût de gestion qui n’a pas été estimé…

Israël militaires

Les Etats-Unis augmentent massivement leur aide militaire à Israël

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 40 milliards de dollars : tel est le montant de l’aide militaire promise par les Etats‑Unis à Israël sur 10 ans, entre 2019 et 2029. Soit une hausse de 25 % par rapport aux années passées (3,1 milliards de dollars en 2015).

A quoi va servir cette aide ? Cette aide est censée servir à l’optimisation des systèmes balistiques et aériens et à renforcer les équipements militaires israéliens face aux éventuelles attaques en provenance du Liban, de la bande de Gaza ou celles de l’Etat islamique et d’Al Qaida.

Cette enveloppe d’aide militaire montre la hausse considérable du soutien des Etats-Unis à Israël. Susan Rice, conseillère nationale à la sécurité des Etats‑Unis, a déclaré devant le forum mondial du Comité juif américain, à propos de ce futur accord : « Même dans ces moments de restrictions budgétaires, nous sommes prêts à signer l’accord d’aide militaire avec un autre pays le plus important de l’histoire. » Elle ajoute : « Israël a reçu plus de la moitié de tout le budget d’aide militaire étrangère des Etats‑Unis ». Elle conclut par : « La sécurité d’Israël n’est pas un intérêt démocrate ou un intérêt républicain. C’est un intérêt américain. »

Au-delà de l’aide militaire, Israël est, et de loin, le principal bénéficiaire de l’aide extérieure américaine, et ce depuis 1976. Et c’est le premier bénéficiaire d’aides étrangères, en sommes cumulées, depuis la Deuxième Guerre mondiale. L’aide américaine est essentiellement économique (sous forme de dons, de prêts, d’intérêts non payés) et militaire.

Selon le journal en ligne Jerusalem Plus, le montant total de l’aide américaine depuis 1948 s’élève à la somme astronomique de… 234 milliards de $ ! Et c’est sans compter les facilités de commandes américaines à l’industrie militaire israélienne. Cela correspond à une véritable subvention de l’appareil militaro‑industriel israélien.

Barclays

Brexit : en plein scrutin, la Barclays brandit la menace d’une tourmente mondiale !

18/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin, alors que les électeurs britanniques avaient commencé à se rendre aux urnes, la banque Barclays est venue brandir la menace d’une tourmente mondiale en cas de victoire du Brexit !

Dans sa lettre financière d’informations quotidienne, adressée en début de matinée, la Barclays écrit en effet :

« Enfin le jour tant attendu est arrivé. Nous saurons ce soir ou demain matin, l’issue du référendum britannique. Les marchés se préparent depuis plusieurs jours à tous les scénarios possibles. Les banques centrales, à travers le monde sont en alerte, prêtes à intervenir dès cette nuit. En cas de vote en faveur du Brexit, les projections les plus alarmistes circulent, dévaluation de la Livre Sterling, récession à venir pour le Royaume-Uni, croissance revue à la baisse pour l’Europe et bien sûr, marchés boursiers et financiers dans la tourmente. »

Si, après ça, il se trouve encore un client de la Barclays pour aller voter pour le Brexit…

Un peu plus haut, à la rubrique « analyse financière » (sic), la Barclays écrivait déjà :

« Les marchés souhaiteraient bien être en avance de quelques heures pour en finir avec ce référendum qui perturbe totalement les bourses européennes depuis plus d’un mois. »

Ah ! Ces irresponsables qui donnent la parole aux peuples !…

Zemmour Juin 2016

Eric Zemmour : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée »

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Prenant exemple sur l’incapacité de l’Union européenne à défendre Airbus face à Boeing pour conquérir le marché iranien, Eric Zemmour ne s’en montre pas surpris : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée », dit-il. Mais commençons par le début de sa chronique de ce matin, sur RTL.

« Des Airbus ou des Boeing ? Telle est la question existentielle que se pose l’Iran », explique Zemmour. Ils en veulent plus d’une centaine. « A Toulouse et à Chicago, on a la langue pendante comme le loup de Tex Avery devant une jolie fille. Mais comme tous ceux qui ont été privés pendant trop longtemps de gâteau au chocolat, les Iraniens ont les yeux plus gros que le ventre. Les avions, ils les veulent mais ils n’ont pas d’argent pour se les offrir.

« Mais pour les gros contrats du commerce international, péché d’argent est faute vénielle. Les vendeurs amènent leurs banquiers, qui prêtent à l’acheteur. Airbus vient avec les banques européennes et Boeing avec les banques américaines. Mais voilà… Cette fois les banques européennes se planquent, se terrent, se font toutes petites, regardent leurs chaussures, prennent la poudre d’escampette. Elles aimeraient bien mais n’osent point. Elles tremblent de peur. Elles se souviennent de l’amende faramineuse que la justice américaine a infligée à la BNP pour avoir financé des accords commerciaux avec l’Iran. Banquier échaudé craint l’eau glacée. […]

« La BNP et les autres demandent que l’administration américaine leur donne l’autorisation par écrit. A Washington, on fait la sourde oreille. […] Pendant ce temps-là, les patrons de Boeing rient sous cape et font les jolis cœurs dans le Téhéran by night. »

Le pouvoir politique aurait pu venir en appui d’Airbus mais non, se désole Zemmour :

« Que fait la France ? Rien. Que fait l’Allemagne ? Rien. Que fait Bruxelles ? Rien. Que fait la Banque centrale européenne à Francfort ? Rien. L’Europe aujourd’hui c’est ça : l’impuissance institutionnalisée. Bruxelles a été assez fort pour abolir les souverainetés des vieilles nations mais pas assez pour édifier une souveraineté européenne.

« Loin des querelles métaphysiques autour du Brexit, loin des statistiques tronquées et de prophéties apocalyptiques, loin des slogans dont on nous a abreuvés (“A plusieurs, on est plus forts“, “Seule l’Europe a la taille pour résister aux Etats-Unis“, “Seul l’euro concurrence le dollar comme monnaie de réserve mondiale“), illusions perdues… Ou plutôt, agenda caché. »

« Depuis l’après-guerre, estime Eric Zemmour, les Etats-Unis ont toujours favorisé l’émergence et le développement de l’Union européenne. Mais tant que celle-ci restait à sa place, c’est-à-dire la seconde. Comme un petit frère qui a toujours besoin de la protection de son grand frère et ne songe jamais à remettre en cause le droit d’aînesse… »

François Lenglet RTL

François Lenglet : « Il ne faut pas craindre le Brexit »

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, dans un débat avec Alain Duhamel, François Lenglet a affirmé : « Il ne faut pas craindre le Brexit. » Le journaliste économique a même ajouté que « les conséquences économiques [d’un Brexit] sont largement fantasmées ». « Sur le fond, explique François Lenglet, je ne crois pas qu’il faille craindre un Brexit. Il ne faut pas craindre davantage l’expression de la vérité, l’évidence, qui est que cette Europe-là ne marche plus. Et tout ce qui nous rapproche de cette vérité-là est bienvenu. Le référendum britannique est certainement de cet ordre-là. »

A la remarque d’Yves Calvi (« Un Brexit affaiblirait forcément l’Europe commerciale »), François Lenglet répond : « Pas forcément parce que vous savez qu’il y a des possibilités de régler les relations commerciales indépendantes de l’Europe. On peut intégrer ce qu’on appelle l’Espace économique européen, c’est le cas de la Norvège, ou avoir des accords économiques bilatéraux, c’est le cas de la Suisse. »

« Sur le fond, ajoute Lenglet, l’issue du référendum est presque secondaire. Que le Brexit gagne ou perde, l’Europe sera changée durablement et d’un certain côté tant mieux. Il faut souligner que ce référendum est quand même quelque chose d’assez courageux de la part de Cameron, le Premier Ministre, et que c’est une campagne qui a passionné les Britanniques. »

François Lenglet a également rappelé que, en 1931, le Royaume-Uni a quitté le « Bloc or et singulièrement l’Europe monétaire » et que, « sur le plan économique, ça a été un redressement beaucoup plus rapide que le nôtre, où nous avons végété jusqu’au Front populaire où là, on a dévalué ».

« Comme toujours, ajoute-t-il, les Anglais font ce qui les arrange. On peut les critiquer là-dessus mais, pour autant, je ne suis pas sûr que ce soit toujours les mauvais choix. »

Aujourd’hui, explique encore François Lenglet, l’Union européenne est devenue « une alliance sans destination, sans projet, et sans frontières. C’est-à-dire qu’on ne sait pas où elle s’arrête. Un ensemble qui n’a pas de frontières n’a pas d’être. Et de ce point de vue, le fait que cet être se délite me paraît plus favorable pour arriver à ce que vous dites, vous-même, Alain, c’est-à-dire à une refondation. Pour qu’il y ait une refondation, il faut un choc ; peut-être ce référendum va-t-il l’apporter. »

Avion Russie Otan

Etats-Unis : propagande financière de masse anti-Russie

20/06/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Alors que le monde entier s’était ému d’une publicité chinoise pour une petite marque de lessive qui montrait un acteur noir devenir blanc après un lavage, personne n’a rien trouvé à redire quand le groupe financier Interactive Brokers, n° 1 des courtiers en ligne aux Etats-Unis – genre Boursorama –, a fait passer en boucle dans les grands médias une publicité où la Russie est censée avoir détruit un avion de l’Otan.

La publicité commence dans un restaurant très « Wall Street » où une femme rejoint un homme pour dîner. Elle lui demande : « Savez-vous qu’un avion de l’Otan a été abattu par la Russie ? » La publicité se poursuit en montrant cette femme liquider ses actions à l’aide d’Interactive Brokers car les marchés du monde entier y sont accessibles même après 20 heures et il y a urgence : les actions ont déjà chuté de 2 %.

Voilà donc le rêve de nos banques internationales : une crise majeure qui permette de passer un grand nombre de transactions et procurer ainsi d‘immenses commissions…

Durée du travail

Durée du travail : les salariés français, derniers de la classe européenne

17/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Selon une enquête d’Eurostat, l’office de statistiques de l’Union européenne, les Français travailleraient de moins en moins et seraient même les derniers de la classe européenne pour la durée annuelle de travail.

Enquête durée du travailCette enquête, commandée et publiée mercredi dernier par le Centre d’observation économique et de recherche pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises (Coe-Rexecode), révèle en effet que la durée effective annuelle du travail des salariés à temps complet en France est la plus basse de tous les pays de l’Union européenne. Les Français auraient en moyenne travaillé 1 646 heures en 2015, soit 14 heures de moins qu’en 2013, année des derniers relevés. Comparé à nos voisins européens, c’est 199 heures de moins qu’en Allemagne, 228 heures de moins qu’au Royaume‑Uni et jusqu’à 434 heures de moins qu’en Roumanie ! En 2013, seuls les Finlandais faisaient moins bien. En 2015, nous sommes devenus les derniers de la classe.

Comment expliquer un tel écart ? Les résultats de la France sont plombés par le nombre de semaines d’absence par an. Il est de 10,6 semaines en France contre 7,7 en Allemagne. En cause, non pas les arrêts‑maladies, mais les congés ordinaires et les RTT : 7 semaines sur les 10,6.

La répartition du temps de travail en France est particulièrement inégalitaire. En comparant les différentes catégories de travailleurs et secteurs d’activité, on constate que les fonctionnaires des services non marchands (administration publique, éducation, santé, action sociale, etc.) sont ceux qui travaillent le moins : 1 569 heures de travail par an. Moins que la durée légale de travail, qui est de 1 607 heures par an, correspondant aux fameuses 35 heures par semaine. En revanche, les chefs d’entreprises français, avec en moyenne 2 335 heures par an, travaillent beaucoup plus que la moyenne nationale et même européenne. C’est 42 % de plus qu’un salarié moyen français et 14 % de plus qu’un chef d’entreprise britannique.

L’enquête soulève aussi un curieux paradoxe : même en travaillant moins, les Français font partie des travailleurs les plus productifs au monde. Une énigme pour les pays anglo‑saxons si souvent critiques envers le modèle français. La clé est sans doute à chercher dans le caractère fortement inégalitaire de la répartition des heures travaillées, en France. En clair, peu de personnes travaillant beaucoup surcompensent le poids que représentent beaucoup de personnes travaillant peu…

Jo Cox

Le meurtre du député britannique Jo Cox rassure les marchés financiers !

17/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le meurtre du député britannique Jo Cox est… une bonne nouvelle pour les marchés financiers ! Ceux-ci s’attendent en effet à ce que le meurtre de ce député, qui était favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, inverse la courbe des sondages, qui étaient devenus favorables au Brexit.

C’est ce qu’explique le directeur bordelais de la banque britannique Barclays dans sa lettre d’informations financières adressée ce matin à ses clients :

« Le référendum britannique entretient cette forte volatilité sur les marchés financiers. Les sondages d’une part continuent d’être orientés vers une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit). D’autre part, les bookmakers ont revu en baisse hier la probabilité d’une sortie en réaction au drame d’hier. L’issue du vote reste donc complètement incertaine. Face à cette échéance du 23 juin, nous ne prenons pas de nouvelles positions. »

Encore faut-il que la version officielle de ce crime, celle d’un acte commis par un homme qui aurait crié « Britain first » au moment de son geste, tienne jusqu’au 23 juin…

Barclays Brexit Jo Cox

Marché dollar immigration

Faire commerce de l’immigration, dernière trouvaille des libéraux-libertaires

15/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Et si on créait un marché de l’immigration ? » Tel est le titre d’une tribune publiée dans Les Echos sous la plume de Gaspard Koenig, « philosophe et président du think tank GénérationLibre ». Koenig raconte que, la semaine dernière, il s’est rendu au Musée de l’immigration où était décerné le prix littéraire de la Porte Dorée « qui récompense des ouvrages sur l’exil ». Là, il a constaté que, « parmi ce public choisi, chacun pense que l’immigration est un cadeau des Dieux – moi le premier, qui vis entre deux pays et suis marié avec un troisième ». Mais voilà, les peuples « les peuples ne l’entendent pas de cette oreille. Que faire ? « Plutôt que de s’en tenir à la rengaine de l’amour de l’Autre, il faut […] combattre le non politiquement correct des nationalistes par un non politiquement correct de l’ouverture. » Et la bonne idée existe. Il l’a trouvée dans un livre. Il explique. On s’assoit avant de lire encore que le risque existe de tomber de sa chaise…

« C’est exactement ce qu’entreprend Emmanuelle Auriol, économiste de la Toulouse School of Economics, dans un livre courageux : Pour en finir avec les mafias (Armand Colin). Dans la lignée de Jean Tirole, qui prend toujours soin de laisser la morale en dehors des réflexions de politique publique, Emmanuelle Auriol propose de légaliser ce qui fait l’objet des trafics illégaux, à commencer par le sexe et la drogue. S’agissant de l’immigration économique (bien distincte du droit d’asile, sacré et universel), sa solution est tout aussi simple et rationnelle : la vente des visas. “Puisque les politiques répressives de contrôle des frontières et d’identités ne sont pas efficaces contre les passeurs, écrit-elle, une idée naturelle est d’utiliser des instruments tels que les prix et le marché pour les éliminer.“

« A l’immigration clandestine se substituerait ainsi une immigration légale et payante, qui aurait le double avantage d’évincer les organisations criminelles, et de renflouer les caisses de l’Etat pour mieux organiser l’accueil ou lutter contre le travail au noir. Des négociations avec les entreprises et les partenaires sociaux permettraient d’identifier les secteurs les plus demandeurs, tandis que des accords bilatéraux avec les pays d’origine faciliteraient les processus, gérés par des agences de placement privées (l’Espagne s’est déjà engagée dans cette voie).

« Il est assez probable que mes nouveaux amis du prix littéraire de la Porte Dorée s’étrangleraient d’indignation à l’idée de vendre des visas, et m’accableraient de sermons sur le thème de la “marchandisation“. Mais vaut-il mieux laisser un Erythréen entre les mains de mafias sans scrupules, ou lui permettre d’acheter sa nouvelle vie à un prix raisonnable, et de prendre tranquillement l’avion pour l’Europe ? Si le marché est un instrument de gestion de la rareté, pourquoi ne pas le mettre au service d’une noble cause ? Pour gagner la bataille face aux populismes, il est temps que les bien pensants se mettent à penser bien ! »

Si le Grand Remplacement peut rapporter encore plus, pourquoi s’en priver.

Euro 2016 UEFA

Euro 2016 : l’UEFA championne de l’évasion fiscale

15/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est Damien Lempereur, délégué national de Debout la France, qui s’en est ému dans Le Figaro Vox. La France organise cette année le championnat d’Europe des nations de balle au pied. Une manifestation dont elle attend des retombées économiques, mais qui représente aussi d’importants coûts : 2 milliards d’investissements publics dans les équipements sportifs, des dépenses de sécurité exponentielles… et aussi des dépenses fiscales !

L’UEFA a en effet été exonérée d’impôts ! C’est un classique pour accueillir l’Euro ou encore une coupe du monde. L’autorité organisatrice exige des pays candidats à l’organisation qu’ils lui épargnent tout tracas fiscal. Sinon, pas de compétition ! La France, du temps de la présidence Sarkozy, s’était donc engagée à exonérer l’UEFA, l’Union européenne des associations du football. Mais c’est sous la présidence Hollande que le Parlement a effectivement voté les mesures nécessaires.

La société par actions simplifiée « Euro 2016 », qui est une émanation de l’UEFA, bénéficie de l’exonération votée fin 2014. La société en charge de l’organisation commerciale de la compétition ne sera redevable ni de l’impôt sur les sociétés, ni de la taxe sur les salaires, ni de la taxe d’apprentissage, ni de la cotisation foncière des entreprises… Il en ira de même des sociétés organisatrices d’autres « grands événements sportifs internationaux ».

Mais les joueurs devront bien s’acquitter de l’impôt sur les revenus touchés dans le cadre de l’Euro 2016. Du moins en principe. Le gouvernement avait d’ailleurs envisagé l’an dernier de mettre en place un système dérogatoire de retenue à la source « libératoire » pour les sportifs étrangers : en clair, l’UEFA aurait été chargée de prélever l’impôt pour solde de tout compte, sans que les joueurs n’aient à déposer de déclaration de revenus.

Cette idée ayant été abandonnée, c’est le droit commun qui s’applique. L’UEFA devrait prélever une retenue à la source non libératoire et les joueurs devront spontanément déposer une déclaration. A vérifier que cela sera bien le cas !

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La Société Générale s’en prend à des diplomates russes

13/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Alors que l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté la levée des sanctions contre la Russie, des diplomates russes en poste à Paris ont vu leurs comptes fermés par la Société Générale. L’incident a eu lieu en fin de semaine dernière. Aucune explication n’a été fournie.

Des sources proches du dossier estiment que la Société Générale a peur de mesures de rétorsions américaines. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mésaventure arrive aux missions diplomatiques russes ainsi qu’à des sociétés en relations d’affaires avec la Russie.