octave-klaba

Le point de vue d’OVH.com sur la loi renseignement

12/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
le prestataire internet Français OVH a menacé de quitter la France si le projet de loi renseignement était voté. Son président s’explique.

OVH est un hébergeur de sites web français. Il propose des serveurs dédiés, des serveurs privés, de l’hébergement mutualisé, du housing, des services de Cloud computing, de la fourniture d’accès… Il est aussi expert en conception et réalisation de datacentres.
Le 5 mai dernier, les députés ont voté l’adoption de la loi renseignement par 438 voix pour et 86 contre. En attendant la suite du processus législatif, Octave Klaba, fondateur et président d’OVH, revient en détail sur les conséquences réelles de cette loi, pour les hébergeurs, les FAI et leurs clients.

OVH a menacé de s’exiler hors de France, si la loi renseignement était adoptée. La loi vient d’être votée par l’Assemblée nationale. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je souhaite d’abord m’exprimer sur la loi elle-même. Cette loi n’est pas bonne pour notre pays. Pourquoi ? Parce qu’elle va changer nos comportements, notre manière de vivre au quotidien, notamment lorsqu’on utilise les téléphones et l’Internet. Nous allons avoir le sentiment d’être sur écoute constamment et cela va créer une psychose dans la population. Manuel Valls le Premier ministre disait « Nous sommes en guerre », et effectivement avec la loi renseignement, le stress vient d’être transmis à l’ensemble du pays. En bref, si le gouvernement voulait que la population se sente menacée, c’est réussi. Très rapidement et automatiquement, nous allons intégrer les mécanismes de l’autocensure.
Je pense qu’au contraire, le rôle du gouvernement est de gérer le pays et ses problématiques sans que cela ait un impact sur la population, sans provoquer un changement de nos comportements, sans modifier les habitudes, sans modifier nos libertés acquises ou notre manière de vivre au quotidien. Le gouvernement a décidé de nous lier tous à cet état d’urgence terroriste. C’est un fait. C’est un choix. Personne ne peut plus dire « moi dans mon village je me moque du terrorisme ».

63 % des Français pensent pourtant que cette loi n’est pas dérangeante parce qu’être écouté n’est pas grave quand on n’a rien à se reprocher. Quelles réflexions cela vous inspire-t-il ?
Nous vivons en démocratie. Le plus grand nombre décide pour le pays, les lois sont votées de manière démocratique par des personnes qui ont été élues et auxquelles nous avons décidé de donner le pouvoir. C’est dans ce type de système que nous avons choisi de vivre, il faut le respecter. Ceux qui ne sont pas contents, ceux qui veulent changer le système peuvent s’engager, créer de nouveaux partis politiques, participer à la vie publique et faire en sorte que ce genre de loi ne passe pas. C’est comme ça. Voilà.

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[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

TAFTA : la grande menace, décryptée par Alain de Benoist, le 22 mai prochain à Lyon

08/15/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le silence assourdissant qui entoure les négociations du TAFTA (Zone de Libre-Echange Transatlantique) n’est brisé que par quelques voix, dont l’une des plus éminentes est Alain de Benoist, avec son livre Le Traité transatlantique et autres menaces. Il en parlera à Lyon le 22 mai prochain.

Le TAFTA, (acronyme de Transatlantic Free Trade Area, « Zone de Libre-Echange Transatlantique » en français) est certainement l’événement majeur pour le destin européen depuis la chute du mur de Berlin. Il ne s’agit rien de moins que d’une unification économique, commerciale et juridique des espaces nord-américain et européen, sur des bases libre-échangistes à l’américaine. Pourtant, ce traité est discuté dans la plus grande discrétion de la part des autorités politiques… et des médias de l’oligarchie. Parmi les voix qui se sont élevées contre cette monstruosité figure celle du très estimé Alain de Benoist, avec son ouvrage Le Traité transatlantique et autres menaces, sorti récemment en librairie.

Les occasions d’entendre l’un des philosophes les plus accomplis de notre époque sont précieuses, surtout sur un sujet aussi important. Nos lecteurs de la région Rhône-Alpes seront donc heureux d’apprendre que les identitaire , dans le cadre du Cercle de Précy, reçoivent Alain de Benoist le 22 mai prochain dans son local « la Traboule » (5 montée du change 69005 Lyon). Il abordera les problèmes posés par ce traité négocié dans le plus grand secret entre les États-Unis et l’Union Européenne, ses conséquences sur les peuples du Vieux-Continent et les menaces qu’il fait peser sur notre identité civilisationnelle.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence d’un des plus grands événements de ce début du XXIe siècle, et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de “grand marché transatlantique”, et même du plus important accord commercial bilatéral jamais réalisé, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, […] la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

Alain de Benoist, Le Traité transatlantique et autres menaces.

Conscient de la menace que représente le TAFTA, le Bloc identitaire Lyon a par ailleurs décrété symboliquement la capitale des Gaules « Zone anti-TAFTA »



 

 

Rafale

Vente de Rafale au Qatar : le dessous des cartes

06/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La vente de Rafale au Qatar, après celle de l’Égypte et de l’Inde, est assurément une bonne nouvelle pour notre avionneur national. Elle le doit aux qualités de l’avion, à quelques belles contreparties financières et industrielles, mais aussi (et surtout) à l’évolution du contexte géopolitique dont a su profiter la France.

Enfin une bonne nouvelle pour François Hollande ! C’est avec son air réjoui des grands jours que notre président a annoncé le 4 mai la vente de 24 avions Rafale au Qatar, pour un montant de 6,3 milliards d’euros. Un contrat qui fait suite à ceux signés avec l’Égypte (24 de ces avions de combat) et l’Inde (36 appareils). La série noire semble donc terminée pour ce bel oiseau, qui reste à la pointe de la technologie et des performances 25 ans après son premier vol de démonstration.

Pourquoi un tel succès après des années de revers sur les marchés internationaux ?
Si la vente de matériel militaire répondait uniquement à des considérations de rapport qualité/prix, le Rafale aurait trouvé preneur depuis longtemps : ce n’est pas le meilleur avion du monde, ni surtout le moins cher, mais il est excellent dans tous les compartiments de combat (supériorité aérienne, attaque au sol, reconnaissance…).
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Véhicule 4X4 P4

Armement : le gouvernement ne connaît pas le patriotisme économique

04/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Armement : pas de remplaçant française pour le 4X4 P4

Pour remplacer la P4, un 4×4 Peugeot, assemblé à Sochaux, l’armée française préfère le modèle Ranger fabriqué par Ford au Dacia Duster modifié par Poclain Études pour Renault. À l’heure où les emplois sont rares, on croyait que le made in France sur le refrain « produisons français, achetons français », était un credo cher au gouvernement. Apparemment, le patriotisme économique n’est pour le gouvernement qu’une vue de l’esprit. Les constructeurs tricolores aimeraient bien savoir pourquoi l’armée française a choisi le « made in USA », alors que Le Duster version « mili », moins cher d’ailleurs que les autres véhicules en lice, s’en est mieux sorti que la concurrence aux tests tout-terrain.

« Autant d’heures de travail qui ne sont pas affectées à la France », se désole Pascal Bernard, directeur général de Poclain. « Ce marché représentait 10 000 heures de travail pour nous, sept à huit personnes à l’année. Sans parler des 100 000 € investis dans le développement pour répondre au cahier des charges de l’armée et les essais de ce Duster modifié. Idem chez Nedey » qui a réalisé la peinture « vert OTAN » du véhicule.

Cependant, tout n’est pas perdu encore. L’appel d’offres portant sur 5 000 véhicules, seuls 1 000 d’entre eux ont été attribués au constructeur américain. Il n’empêche, la pilule est dure à avaler pour les constructeurs français.

Crédit photo : kosmograddotnet via Flickr (CC)


L’Etat continue à rechercher des réductions de dépenses

L’Etat continue à rechercher des réductions de dépenses

29/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
C’est ce qu’on appelle le marathon budgétaire. Cette course à la réduction des dépenses publiques a pris un nouveau tournant hier. L’Etat devra réduire ses dépenses de 2,8 milliards d’euros supplémentaires, en 2016 par rapport à la loi de programmation budgétaire votée à l’automne dernier.

Pour effectuer ces réductions, Manuel Valls a envoyé à tous ses ministres des lettres de cadrage leur intimant de continuer à chercher des dépenses à éliminer.

Selon le journal économique les Echos, ces lettres de cadrage donnent des objectifs chiffrés clairs : 1 % de réduction de la masse salariale ainsi que 3 % de réduction des autres dépenses. Ces 2,8 milliards d’euros de réductions s’inscrivent dans un plan plus large. Michel Sapin et Christian Eckert, respectivement ministres des Finances et secrétaire d’Etat au budget avaient annoncé la semaine dernière un nouveau plan de réduction de 4 milliards d’euros pour 2015 et 5 milliards pour 2016.

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Jacques Bompard à L'Assemblée

Jacques Bompard souhaite un meilleur contrôle des subventions aux associations

En France, 7 % des associations reçoivent 70 % des subventions publiques alors que 80 % des associations n’en reçoivent pas. Les associations recevaient en 2012 plus de 1,8 milliards d’euros de subventions, dont une part non négligeable va à des partis de gauche et à des mouvements aidant les migrants en situation irrégulière telles SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le Groupe d’Information de Soutien des Immigrés [GITSI]… parfois à hauteur de 95 % de leur budget, comme Ni Putes Ni Soumises. La seule association France Terre d’Asiles reçu plus de 26 millions d’euros !

Ce financement opaque, arbitraire et parfois abusif a d’ailleurs fait l’objet d’un enquête des Contribuables Associés pointant du doigt les abus, détournements de fonds, subventions excessives. Quelques exemples :
- Julien Dray est accusé d’avoir détourné 351 027 euros dans un scandale impliquant SOS Racisme et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) créée par les étudiants de SOS Racisme (accusé en 2009)
- Harlem Désir, lui, aurait détourné 202 560 francs soit 30 880 euros lors d’un emploi fictif chez l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants (Arfem) alors qu’il dirigeait SOS Racisme (accusé en 2012)
- Sihem Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises, est accusée de de détournements de fonds : « 20 000 euros pour refaire le site de l’association », des factures de 3 000 euros de taxis par mois (accusée en 2011)

C’est pour éviter de tels abus que le député Jacques Bompard a rédigé une proposition de loi visant à contrôler le financement public du monde associatif sur trois aspects :
• Un volet économique : que les associations profitent vraiment à la France et aux Français. Des associations soutenues à plus de 95 % par l’Etat démontrent par la faiblesse de leurs dons privés le peu d’intérêt que les français y portent et en retirent.
• Un volet identitaire : les subventions allouées doivent être au service des citoyens français et non pas, par exemple, à celui de l’immigration clandestine (Jean-Paul Gourévitch estime que 220 millions d’euros par an sont alloués aux associations d’aide aux immigrés)
• Le député souhaite enfin que les associations qui se portent partie civile de manière abusive soient sanctionnées.

Le chômage explose encore

Chômage : l’envolée se poursuit, les Français trinquent

28/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Une fois de plus, la réalité inflige un désaveu cinglant à l’optimisme de circonstance et au volontarisme en carton-pâte de nos gouvernants. Avec 15 400 inscrits supplémentaires en catégorie A fin mars, le nombre de chômeurs n’ayant exercé aucune activité a franchi la barre des 3,5 millions.

Triste record pour François Hollande, qui s’apprête à fêter sa troisième année à la tête de l’État et qui avait fait -et fait encore- de la lutte contre le chômage sa priorité entre toutes, nous citons :

Je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l’objectif que j’ai fixé, la baisse du chômage.

En comptant l’outre-mer et les chômeurs ayant exercé une petite activité (catégories A, B, et C, celle qui correspond aux normes internationales), la France comptait en mars 5,59 millions de demandeurs d’emploi, un autre record. Le mandat de François Hollande aura vu jusqu’à présent leur nombre augmenter de 586 600. Particulièrement touchés, les seniors (+ 0,4 % sur un mois, + 8,6 % sur un an) et les chomeurs de longue durée (+1,1 % en mars, + 10,1 sur un an). Les jeunes étaient relativement épargnés ces derniers mois, cette catégorie bénficiant de nombreux dispositifs d’emplois aidés qui contribuent à les sortir des statistiques, à défaut de leur offrir un avenir. Fin de l’embellie ? Le mois de mars aura vu leur nombre augmenter de 1 %.

Quant on sait que ce sont bien souvent les mêmes qui sont victimes du chomage et qui subissent de plein fouet les ravages de l’immigration, on ne peut que s’alarmer de cette situation

François Hollande le déclarait lui-même le 18 avril dernier à Clermont-Ferrand :
Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu.

Chiche ?
Crédit photo : capture d’écran du site Pôle Emploi par Laurence Vagner via Flickr (CC)


A Moscou, Kirchner scelle son rapprochement avec Poutine par des accords dans l'énergie

A Moscou, Kirchner scelle son rapprochement avec Poutine par des accords dans l’énergie

24/04/2014 – MOSCOU (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La présidente argentine, Cristina Kirchner (photo à Fête de la Patrie), a signé jeudi à Moscou une série d’accords ouvrant la voie à la participation d’entreprises russes à des projets dans le nucléaire, l’hydroélectricité et le gaz en Argentine, au moment où la Russie, en froid avec l’Occident, cherche à renforcer ses liens avec d’autres états non‑alignés.

La Russie tente de se rapprocher de l’Amérique latine et d’y augmenter son influence depuis qu’elle a mis en place un embargo sur la majorité des produits alimentaires provenant de l’Union européenne et des Etats‑Unis, qui avaient adopté une série de sanctions contre Moscou en raison de la crise ukrainienne.

Cristina Kirchner, qui se bat de son côté contre la justice des Etats‑Unis dans son litige l’opposant à deux fonds spéculatifs, affiche une proximité de vues avec Moscou.

Arrivée à Moscou mardi, elle a souligné mercredi la force des liens entre l’Argentine et la Russie, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis 130 ans.

« Nous sommes deux pays qui, au-delà d’une longue histoire d’amitié, ont des économies complémentaires », a‑t‑elle déclaré, lors d’une rencontre avec des hommes d’affaires russes et argentins.

Crédit photo : Ministerio de Cultura de la Nación Argentina, via Flickr, (cc).

Echec du CPF

Compte Personnel de Formation (CPF) : le bide de l’usine à gaz

22/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Lancé à grand renfort de tambour et trompettes technocratiques (« renforcement de l’employabilité », « portabilité des droits » ou « latéralisation des potentialités salariales »), le compte personnel de formation (CPF) connaît un échec retentissant : sur 23 millions de bénéficiaires potentiel, une seule formation a été dispensée depuis la création du dispositif il y a trois mois.
Dispositif lancé à la hâte, coordination interministérielle et inter-organismes défaillantes, problèmes informatiques ou d’ergonomie du site, mais aussi de contenu des formations éligibles, tout a concouru à ce bide retentissant. Lequel est bien sûr financé avec nos impôts et a pour conséquence la plus directe une baisse de 15 à 20 % du chiffre d’affaires du secteur de la formation.

Crédit photo : Behrooz Nobakht via Flickr cc


Commission européenne

Politico, un nouvel outil d’influence de Washington débarque à Bruxelles

22/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)
L’un des médias les plus influents outre-Atlantique a ouvert son antenne bruxelloise. Politico, c’est côté pile un journalisme de qualité, fait de scoops et d’analyses pénétrantes. Côté face se cache une myriade de lettres professionnelles, autant d’agents d’influence au service des multinationales yankees et de l’ultralibéralisme.

Le magazine en ligne qui fait trembler le Tout-Washington s’implante à Bruxelles. Politico, fort de ses huit ans d’existence, de ses 7 millions de visiteurs uniques mensuels, d’une version papier diffusée à 35 000 exemplaires et de ses 320 salariés va venir scruter et décrypter les arcanes de la politique européenne. Fondé en 2007 par deux signatures du service politique du prestigieux quotidien The Washington Post, John Harris et Jim VandeHei, le média s’est imposé par ses scoops, la qualité de ses informations et sa lettre matinale sur les coulisses de la politique américaine, Playbook, scrutée avec attention par toute la classe politico-médiatique américaine. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut compter sur le professionnalisme et la qualité des journalistes recrutés par Politico pour nous dévoiler les coulisses de la Commission, que nos journalistes habituels laissent volontiers dans l’ombre, par ignorance ou complicité. D’ailleurs, l’ambition affichée du titre est de devenir la référence des décideurs européens et de détrôner ainsi The Financial Times.


Journalisme de qualité… mais connoté “conservateur”

La moins bonne nouvelle, c’est que Politico, bien qu’il s’en défende, est tout sauf neutre. La Maison-Blanche et des démocrates, régulièrement épinglés par la rédaction en savent quelque chose. Son PDG, Frederick J. Ryan, fut en effet un proche collaborateur de Ronald Reagan pendant toute sa carrière. Et la branche européenne du média est montée en collaboration avec le groupe de médias allemand Axel Springer, dont les titres phares, Die Welt et surtout Bild, sont classés du côté de la droite eurosceptique. De même, Ryan Heath, responsable du pendant bruxellois de Playbook, est un technocrate, ancien porte-parole l’ultralibérale néerlandaise Neelie Kroes, l’ex-commissaire responsable de la Concurrence puis du Numérique sous Barroso.

Logo POLITICO

Logo POLITICO

Voilà pour le contexte politique, mais le plus gênant n’est pourtant pas encore là. En effet, Politico tire 40 % de ses revenus de lettres professionnelles, qui couvrent aux USA 14 secteurs, de l’agriculture, aux services financiers, en passant par les transports. La division européenne de Politico Pro proposera « trois thématiques, les mêmes qu’aux États-Unis à nos débuts : l’énergie, les technologies et la santé. Le prix d’un abonnement se situe en moyenne autour de 7000 dollars par an, en fonction du profil de l’abonné et du nombre de lecteurs », explique Shéhérazade Semsar, directrice générale de Politico Europe.


Implanté à la demande des multinationales US

Selon The Center for Responsive Politics, les lobbies ont dépensé outre-Atlantique 3,2 milliards de dollars l’an dernier afin d’influencer les décisions des élus. À Bruxelles, les trois plus grands lobbyistes sont actuellement Philip Morris, Exxon Mobil et Microsoft. Est-ce un hasard si ces multinationales américaines travaillent justement dans les secteurs-clés cités par Shéhérazade Semsar ? « Ce sont nos abonnés, nos annonceurs qui nous ont demandé de venir nous installer ici », explique John Harris. Cela a le mérite d’être clair, les transnationales Yankees ont besoin de relais d’influence de ce côté de l’Atlantique. Politico se défend pourtant d’être un bras armé des groupes américains, ce qui reviendrait à se couper de la clientèle des grandes sociétés européennes.

Mais, au-delà de la concurrence commerciale qu’ils se livrent, les objectifs stratégiques de ces groupes transnationaux diffèrent-ils ? Qu’ils soient basés sur les rives du Pacifique, de ce côté de l’Atlantique ou de l’autre, tous visent à saper les identités et les réglementations nationales qui constituent autant de barrières au grand marché mondial composé d’individus acculturés, hors-sol, malléables aux sirènes de la consommation à outrance. À l’heure des négociations sur le projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre les États-Unis et l’Union européenne, qui vise à harmoniser (sur des bases américaines) les normes relatives aux exportations, droits de douane ou à la résolution de conflits commerciaux devant des tribunaux, l’arrivée de cet agent d’influence majeur de l’ultralibéralisme américain ne doit laisser personne indifférent.

Crédit photo : Sébastien Bertrand via Flickr cc


Drachmes : billets grecs

La BCE évoque une monnaie Grecque parallèle

Source : Reuters - Une dépêche de Reuters mentionnait, le weekend dernier, une « proposition » de Bruxelles, pour aider la Grèce, en cas de non accord avec l’Eurogroupe et donc d’impossibilité pour le gouvernement grec de payer ses salaires, ses retraites, etc… à mettre en place de façon provisoire une double monnaie appelé en Anglais IOU, « I Owe You », soit « Je Vous Dois ». Plus simplement des reconnaissances de dette papier.

Le gouvernement pourrait ainsi émettre des reconnaissances de dette pour payer les salariés du secteur public et les retraités et libérer du « vrai » cash pour rembourser la dette. Mais cela pourrait aussi provoquer un chaos économique si la population craint que les reconnaissances de dette ne soient jamais payées, avec un risque de paralysie du secteur public qui pourrait tout simplement se mettre en grève générale. Même si le peuple grec accepte ces reconnaissances de dette, ce système ne pourrait pas fonctionner longtemps. Ces reconnaissances de dettes pourraient ainsi servir à payer l’impôt. Et comme ces IOU n’ont aucune valeur sur le plan international nous aurions un nouveau défaut de paiement. De fait les IOU deviendrait une monnaie grecque parallèle dont la valeur serait largement inférieure à celle d’un euro normal. Cela équivaudrait à une sortie de la zone euro.

Mais comme il est bien entendu impossible d’abandonner l’euro, on présentera cette solution comme provisoire – un provisoire qui conduira inéluctablement, à plus ou moins brève échéance, à la sortie de l’euro. Car les élites ultra-libérales qui nous gouvernent ne peuvent admettre à aucun prix qu’ils ont bâti il y 25 ans un système extrêmement rentable pour une minorité d’entre eux mais qui a tant couté au peuple en destruction de richesses, d’emplois, en vies perdues et que ce système n’est plus tenable. La Grèce est bien un parfait symbole de cette chimère qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres, balayé toute forme de services public dans la santé et les transports et en tentant jusqu’au bout de détruire toute contestation populaire, par la menace ou en envoyant des élus du peuple en prison sous des prétextes fallacieux. La nouveauté est que Bruxelles cherche des solutions techniques pour que le passage soit le moins chaotique possible, en présentant cela bien entendu comme une aide purement humaniste, mais sans pour autant annuler la dette. Le défaut viendra forcément, par une dévaluation/inflation qui en réduira le montant nominal au fil des ans.

Première étape de ce scénario, l’établissement en Grèce d’un contrôle de sortie des capitaux, qui mettra déjà en cause le principe fondamental de libre circulation des biens et des capitaux dans l’UE. Cela pourrait être évoqué cette semaine si la Grèce ne capitule pas face aux exigences de l’Allemagne, la BCE et la Commission. En tout état de cause, ce n’est qu’une question de temps avant que la drachme soit officiellement de retour.

Une question qui semble n’intéresser pour le moment que les spécialistes, mais dont l’impact sur l’UE et donc sur la France pourrait être considérable.

Crédits photo : montage NOVOpress


Libye et chute de Kadhafi : les véritables causes de la guerre

21/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’équipe de NOVOpress est retombé sur ce documentaire consacré à la préparation de la guerre contre la Libye à l’occasion du fameux “printemps arabe”. Instructif et édifiant, notamment sur le rôle joué par le Qatar, le grand ami de Nicolas Sarkozy.

En 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s’agissait d’intervenir au nom des droits de l’Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35 % du pétrole libyen en cas de changement de régime. L’accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ?

Une reportage à redécouvrir à un moment où l’actualité est dominée par la multiplication des naufrages d’immigrés en Méditerranée. En effet, l’intervention voulue par Nicolas Sarkozy pour mettre fin au régime de Kadhafi a profondément déstabilisé la région en provoquant un développement des départs pour l’Europe.


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patisserie

Le Conseil représentatif des associations noires condamné à manger ces pâtisseries de Grasse ?

17/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le Conseil d’Etat a annulé jeudi la décision du tribunal administratif de Nice qui avait interdit fin mars l’exposition de pâtisseries en forme de figurines nues en chocolat noir, accusées d’être «racistes» par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) qui avait saisi la justice administrative.

Le juge des référés du Conseil d’Etat a justifié sa décision en ces termes :

Si l’exposition de pâtisseries figurant des personnages de couleur noire présentés dans une attitude obscène et s’inscrivant délibérément dans l’iconographie colonialiste est de nature à choquer, l’abstention puis le refus du maire de Grasse de faire usage de ses pouvoirs de police pour y mettre fin ne constituent pas en eux-mêmes une illégalité manifeste portant atteinte à une liberté fondamentale.


"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"

L’Europe de Bruxelles accuse Google d’abus de position dominante

16/04/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Y a-t-il abus de position dominante de la part de Google ? Oui, estime Bruxelles. La Commission européenne a ainsi dressé une liste de griefs à l’encontre du géant américain.
Google favoriserait ainsi son propre service de comparaison des prix dans les recherches sur internet. Une pratique qui nuit aux concurrents.

Cela fait des années que Bruxelles demandent à l’entreprise américaine de se conformer aux règles européennes. La conciliation n’ayant pas abouti, la commission a donc choisi de passer à l’offensive.

Si aucune solution à l’amiable n’est trouvée, Google pourrait devoir payer une amende de plus de 5 milliards et demi d’euros.


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L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

Source : blog.realpolitik.tv - Les annonces décisives que M. Modi, Premier ministre indien, a faites à l’Élysée à Paris le 10 avril portent en elles une leçon essentielle. La France n’est grande aux yeux du monde que lorsqu’elle remplit sa mission historique : celle d’une nation souveraine et d’exception.

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

Souveraineté diplomatique tout d’abord : c’est en raison de son siège au Conseil de Sécurité aux Nations-Unies que la France peut aujourd’hui proposer à l’Inde son aide pour qu’elle intègre cette instance internationale de règlements des conflits mondiaux; quelle valeur ajoutée aurait eu à offrir la France si elle avait bradé cette position diplomatique majeure à l’Union européenne ? Son domaine maritime propre en Océan Indien en fait un partenaire-clé pour la politique de « l’Acting East » de M. Modi dans les domaines de la sécurité maritime, du renseignement et du maintien de la paix.

Souveraineté culturelle ensuite : La France n’est pas ce pays « moisi » si souvent décrit par tous ceux qui la haïssent tout en bénéficiant de sa générosité, mais au contraire, une nation millénaire dont l’identité culturelle (des monuments historiques au cinéma) séduit au point que l’Inde souhaite engager des partenariats-clés dans ces domaines.

Souveraineté industrielle enfin : c’est uniquement en raison de l’investissement massif de l’État régalien dans les industries de souveraineté (défense, nucléaire) que notre pays peut se poser en partenaire fiable de l’Inde dans la durée (de l’Ouragan au Rafale en passant par le Mirage 2000) ; l’investissement dans nos filières aéronautique (derrière Dassault Aviation) et nucléaire (avec Areva) est non seulement stratégique mais rentable pour notre économie et nos emplois. C’est pour ne pas avoir consenti de pareils efforts financiers et technologiques que d’autres pays européens, comme l’Allemagne, ne peuvent prétendre à de tels partenariats stratégiques, avant-hier avec le Brésil, hier avec l’Égypte, aujourd’hui avec l’Inde et demain, espérons-le, avec les Émirats arabes unis et la Malaisie.

Ce n’est pas l’Eurofighter, mais le Rafale, que M. Modi a choisi ; ce n’est pas vers l’Europe de la défense ou l’OTAN que M. Modi s’est tourné pour assurer sa propre défense, mais vers la capacité française à lui transférer la technologie de ses propres systèmes d’armes (aviation de chasse, missiles et sous-marins); ce ne sont pas les usines à charbon allemandes polluantes mais les centrales nucléaires françaises que M. Modi souhaite acquérir pour garantir l’indépendance énergétique de son pays ; ce n’est pas un Disneyland apatride mais une nation chargée de monuments historiques que M. Modi a voulu visiter en premier.

C’est donc une grande leçon de souveraineté que M. Modi est venu nous apporter et la preuve, du même coup, que seul un projet tourné vers l’indépendance nationale, qu’elle soit diplomatique ou technologique, peut de nouveau rendre à la France le rang qu’elle mérite.

Aymeric Chauprade

Crédit photo : joseluiscel via Flickr (cc)

Le paradoxe de l’antiracisme

Le paradoxe de l’antiracisme

09/04/2015 – LYON (NOVOpress)
Le paradoxe de l’antiracisme, c’est de vouloir réserver des emplois pour la « diversité » (terme de la novlangue pour désigner les extra-européens) au nom de la lutte contre le racisme !

Le mercredi 1er avril, une dizaine d’entreprises de l’agglomération lyonnaise proposait à l’occasion du Forum pour l’emploi organisé par Jobs & Cité, une centaine d’emplois dans les secteurs de la grande distribution, de la banque, de la restauration, de l’énergie et de l’assurance santé. Le seul hic ? C’est que cette opération est « axée diversité et égalité des chances » et que l’organisateur de cet événement le « cabinet Nes et Cité » met en « relation directe le monde économique et des candidats à l’emploi issus de la diversité ». Et ce grâce à « un réseau d’entreprises », comme Cegid, Coca Cola, NJR, GL Event, Veolia, Gaz de France, « en besoin de recrutements et engagées au quotidien dans la lutte contre la discrimination à l’embauche »

De quelle diversité parlons-nous ?

Le texte de présentation du Nes et Cité est assez sibyllin, la diversité « constitue un potentiel d’hommes et de femmes en qui croire (…) la réalité de la population française avec laquelle il est bénéfique de composer, dans la vie de l’entreprise ou dans la sphère publique. » Ainsi leur « mission est faire valoir une capacité à travailler avec et dans la diversité pour construire la société de demain ». La présentation de Nes et Cité est maline, car en évoquant les mots d’ intégration, de diversité, de lutte contre les discriminations ou de quartiers martelés par les médias à longueur de journée, il n’y a pas besoin de parler frontalement de diversité ethnique, l’opinion publique et les entreprises le font d’elles mêmes et pensent immédiatement aux populations afro-maghrébines.

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STX : notre secteur naval est aussi menacé

STX : notre secteur naval est aussi menacé

Par Aymeric Chauprade. Source : Realpolitik.tv - Le 12 décembre dernier, le ministre des Finances, M. Michel Sapin, évoquait l’intérêt du chantier italien étatique Fincantieri pour STX-France, les anciens Chantiers de l’Atlantique. Depuis, plusieurs articles de presse – Les Échos, le site spécialisé Mer & marine, etc – ont repris l’information. Si cet intérêt italien pour STX-France n’est en rien surprenant, en revanche, la réaction des pouvoirs publics français fait craindre un abandon pur et simple d’un joyau industriel français. Un abandon qui n’aurait rien de surprenant de la part de l’actuel gouvernement : le secteur aéronautique a été bradé en 2000 lorsque le gouvernement Jospin a octroyé 50% du capital d’EADS alors que les Allemands – en quasi banqueroute – en demandaient seulement 30% ; le secteur terrestre l’est depuis la loi Macron avec le projet Kant qui livrera Nexter aux appétits de Krauss-Maffei Wegmann avec les mêmes conséquences que pour EADS : opacité de la gouvernance, délocalisation et destruction des emplois et conduite des programmes désastreuse (voir l’A400M, le NH-90 et le Tigre) ; est-ce désormais le tour du secteur naval d’être livré aux Italiens de Fincantieri ou aux appétits d’un Daewoo ? Les déclarations de M. Sapin et les silences de l’Administration de Bercy (APE, Trésor, budget) le laissent penser.

Plus récemment, il est évoqué à mots couverts dans les milieux de la défense et les cercles industriels une possible alliance entre DCNS et Fincantieri soit disant afin d’éviter des concurrences sur les marchés français et export. Alliance censée faire passer cette opération pour un progrès de l’Europe de la Défense.

STX-France doit redevenir les Chantiers de l’Atlantique, c’est-à-dire une société française à capitaux français, basée en France (Saint-Nazaire, Lanester) et concevoir des bâtiments en France. Les raisons en sont simples : STX France, outre son activité civile (croisières, offshore), est une entreprise stratégique : elle est un partenaire de la Marine nationale non seulement pour ses BPC, mais également pour ses futurs programmes-clés : ravitailleurs (4 unités du programme FlotLog) et frégates de surveillance NG destinées à la protection de nos DOM-TOM ; ses produits ont ensuite un impact sur notre diplomatie de défense. Le BPC est ainsi un enjeu des relations franco-russes et peut le devenir pour nos relations avec l’Inde (projet de 4 unités), le Brésil (projet également de 4 unités), le Chili, la Malaisie, etc. Au-delà de l’outil industriel exceptionnel, STX-France est un actif de souveraineté pour notre marine et notre diplomatie de défense.

Des solutions nationales existent pour préserver ce fleuron : reprise de STX France par un investisseur privé (comme le groupe Privinvest déjà actionnaire actif des CMN qui est candidat comme un article de presse l’a révélé) et alliance entre STX-CMN et DCNS sur le segment des bâtiments de surface (des intercepteurs aux BPC). Toute autre solution que nationale serait de la forfaiture pure et simple.

Aymeric Chauprade
Géopolitologue, député européen

Crédit photo : oliviermartins via Flickr (cc)


Eclatement de la bulle afro-optimiste – L’Afrique Réelle N°64, avril 2015

Eclatement de la bulle afro-optimiste – L’Afrique Réelle N°64, avril 2015

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La chute des cours des matières premières a fait éclater la bulle afro-optimiste artificiellement gonflée par les médias. Après les emballements de l’année 2014, le retour à la réalité est donc cruel.

Aujourd’hui, les compagnies minières réduisent leurs investissements pour se concentrer sur les parties du monde dans lesquelles les coûts de production sont les moins élevés, l’Australie par exemple. Pour toutes l’objectif est désormais de ne conserver que les projets les plus rentables ; or, et il faut bien être conscient de cela, l’Afrique est mal placée pour quatre grandes raisons qui sont le manque d’infrastructures, la corruption, l’insécurité et l’absence d’industries de transformation.

La désaffection pour l’Afrique, réalité prenant l’exact contre-pied des discours afro-optimistes ressassés par les médias, est actuellement amplifiée par une erreur économique majeure : pour compenser les pertes, la plupart des pays producteurs augmentent les taxes ou souhaitent le faire, ce qui entraîne automatiquement l’accélération du mouvement de retrait.

La Zambie a ainsi multiplié par trois les taxes sur l’extraction du cuivre, avec pour résultat, la fuite des investisseurs. La société multinationale Vedanta Resources a ainsi annoncé une révision profonde de son implication dans le pays. Or, le cuivre représente 70% des recettes à l’exportation de la Zambie.

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