Gestion de la barbarie : le livre de chevet des islamistes

Gestion de la barbarie : le livre de chevet des islamistes

27/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Gestion de la barbarie (Abu Bakr Naji) se veut le parfait manuel du djihadiste. Cette « bible » du terroriste musulman, passée inaperçue ou presque en France, est surnommée le « Mein Kampf des islamistes ».

Écrit en arabe et publié sur Internet en 2004, ce livre est traduit en plusieurs langues. Son auteur, Abu Bakr Naji, est l’un des théoriciens les plus lus parmi les chefs djihadistes, aussi bien au sein de l’organisation État islamique que d’Al-Qaïda ou de Boko Haram.

Pendant 248 pages, Abu Bakr Naji décrit la stratégie du chaos nécessaire pour soumettre l’Occident à l’islam. La méthode est simple : viser les touristes occidentaux dans les pays arabes (attentat de Charm el-Cheikh du 23 juillet 2004 – 88 morts) ; assassiner les journalistes (un principe appliqué par l’organisation de l’État islamique) ; kidnapper les employés des compagnies pétrolières (la prise d’otages d’In Amenas en Algérie par un groupe islamiste dissident d’Al-Qaïda au Maghreb) ; commettre des attentats de manière répétée afin de créer un sentiment de peur (Irak depuis la seconde guerre du Golfe, attentats aux USA et en Europe).

L’autre objectif de Gestion de la barbarie est de faire du monde arabe un gigantesque califat islamique. Pour y parvenir, Abu Bakr Naji dit qu’il faut s’appuyer sur la violence et la misère subies par les populations locales pour gagner leur confiance : promettre une sécurité accrue, une protection sociale ou encore l’application de la charia. Abu Bakr Naji projette de voir la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Yémen, la Turquie, le Pakistan ou encore le Maroc rejoindre son califat.

Publié en 2007 par les Éditions de Paris, une maison d’édition basée à Versailles et spécialisée notamment dans les ouvrages en lien avec l’islam, le livre est en vente libre. Sur Amazon, où il figure à la 56e place des meilleures ventes dans la catégorie « terrorisme », l’éditeur le présente ainsi : « Ce document hallucinant donne un sens aux informations de la presse. Il faut le lire et le faire connaître pour qu’il ne soit pas dit : Nous ne savions pas ! ». Une bonne formule pour justifier la publication de cette méthode du djihadisme tout en augmentant ses ventes.


Crédit photo : Jean-François Gornet via Flickr (cc)

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Entretien avec Alain de Benoist

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Le salon du livre à l'heure du numérique

Le salon du livre à l’heure du numérique

24/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Les Français lisent de moins en moins, surtout les plus jeunes. Les maisons d’édition voient leur chiffre d’affaires baisser chaque année. Les librairies ferment. Le Salon du Livre de Paris s’est clos lundi 23 mars 2015 sur d’amers constats statistiques autant que sur des raisons d’espérer.

Le salon a ainsi été l’occasion de présenter des innovations qui pourraient séduire de nouveaux lecteurs dans les années à venir. « La manière de lire ne change pas beaucoup. Les gens lisent encore majoritairement chez eux, avant de se coucher, ou dans les transports en allant au travail, constate Rémi Gaucher, président d’une société de conseil spécialisée dans l’édition. En revanche, la manière dont les lecteurs entrent en contact avec les livres évolue très vite. »

Le récent rapport ministériel Engel les juge illégales. Les offres d’abonnement de lecture en illimité ont contre-attaqué au Salon du Livre. La société Youscribe y organisait un colloque.

L’objectif était de démontrer que le streaming est une bonne réponse à l’évolution des usages. La lecture doit se battre. Convaincre les éditeurs, les auteurs et les libraires de l’utilité du streaming en illimité ne sera pas chose aisée.

« Notre modèle est celui d’une bibliothèque publique, explique Juan Pirlot de Corbion. Quinze millions de Français empruntent 200.000 millions de livres chaque année dans les bibliothèques. Et tout le monde reconnaît que ça encourage la lecture. Le streaming payant, c’est pareil. »

La maison d’édition numérique ePoints, en partenariat avec Twitter, a lancé l’application #MerciduRetard. Le service, payant, permet d’offrir à ceux qui vous attendent, un peu de lecture. L’échange se fait par smartphone et vous pouvez choisir le type d’ouvrage en fonction de votre retard. ePoints est par ailleurs spécialisée dans les offres de lecture courte.
Crédit photo : ActuaLitté via Flickr (cc)


L'historial Jeanne d'Arc ouvre ses portes à Rouen

L’historial Jeanne d’Arc ouvre ses portes à Rouen

22/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’ouverture au public de l’ historial Jeanne d’Arc de Rouen a eu lieu ce samedi 21 mars 2015, et va devenir le plus grand lieu de mémoire – et de tourisme – consacré à l’héroïne française mythique de la Guerre de Cent ans contre les Anglais au 15e siècle.

S’appuyant sur les conseils d’un comité scientifique regroupant la plupart des spécialistes de « Johanne », l’Historial de 1000 m2 fait « parler » les murs à l’aide d’images en 3D d’une vingtaine d’acteurs jouant des témoins du procès posthume. « Nous n’inventons rien, les sources sont les minutes du procès de réhabilitation », assure la scénographe Clémence Farrell.

Après le parcours multimédia, le visiteur est dirigé vers une « mythothèque », où il peut se renseigner à sa guise sur l’abondante historiographie consacrée à l’héroïne, au moyen de bornes de consultation.

Entre 100 et 150.000 touristes sont attendus par an pour visiter l’Historial, dont l’initiateur est le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Ce dernier l’a inauguré le vendredi 20 mars 2015.

« En permettant à chacun de réfléchir sur notre histoire et la façon dont elle s’écrit, il s’agit aussi de faire échapper Jeanne à toute tentative de confiscation politique », souligne Fabius, dans une référence implicite au Front national (FN).

Et en disant cela, il pratique une confiscation politique lui-même et au delà. Il dénie l’action entière de Jeanne d’Arc puisqu’elle n’est que politique, s’inscrivant dans une démarche de reconquête. L’histoire de Jeanne d’Arc est intrinsèquement liée à la politique, elle ne peut en être séparée.

Ayant traversé les siècles dans la mémoire collective pour se forger en symbole d’une France qui se bat contre l’envahisseur, la bergère de Domremy a bouté les Anglais d’Orléans le 8 mai 1429 et fait sacrer le dauphin à Reims.

Jeanne d’Arc a donc fait renaître le sentiment national et a permis au roi de France, Charles VII de reconquérir son royaume.

C’est à travers cette icône du roman national, par exemple, que les troupes française en 14-18 puisèrent le moral au combat.

Dans les années 30, lorsqu’une partie de la politique Française commença en crescendo à se tourner vers des idées internationalistes, elle devint l’image de la France conservatrice, celle qui continue de se battre aujourd’hui à travers les mouvements patriotiques.

Crédit photo :victor mendivil via Flickr (cc)


[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

22/03/2015 – PARIS (NOVOPress)
N’est-ce pas un formidable symbole de la modernité que de joindre, dans un temps extrêmement bref, l’appauvrissement d’une langue millénaire et belle comme aucune autre à l’obsession de tout ce que nous comptons d’élites de créer sans cesse de nouveaux langages compatibles avec leur quête illimitée du profit ?

Expliquons-nous. Il était un temps, bien peu éloigné, où ces ouvrages que l’on qualifiait de romans “populaires” étaient construits à partir des solides matériaux de la langue française, en respectant les non moins solides règles de l’artisanat littéraire. Ces romans, nouvelles, feuilletons, étaient lus par le petit peuple français, quand celui-ci existait encore en chair et non seulement dans le verbiage politicien. Nous pouvions alors parler de culture populaire sans rougir, car il existait bel et bien une culture très largement partagée. La langue française était une matière inaltérée, simplement retravaillée et affinée par la succession de quelques génies et d’une myriade de serviteurs attentionnés. Matière inaltérée mais vivante, organique. Une langue mâchée, digérée, chantée et criée à chaque étage des corps sociaux, de ces corps intermédiaires qui n’avaient pas encore été broyés par le jacobinisme niveleur. Une langue accentuée, parfois malmenée, mais avec quelle tendresse, dans nos provinces les plus contrastées.

Comme toute particularité, tout caractère trop fortement marqué, une telle langue, si exigeante et si jalouse, en somme si inégalitaire, devait disparaitre. De ce projet, nous pouvons constater l’indéniable succès. De haut en bas de la société, nous observons depuis les décennies 1950 et 1960 le profond déclin de notre langue. Au sommet de l’Etat, la richesse du champ lexical du président De Gaulle a laissé place à une affligeante pauvreté, tant dans les interventions de Nicolas Sarkozy que dans celles de François Hollande. Le dictionnaire Larousse se félicite d’ouvrir ses pages à “zénitude”, “candidater”, “vapoter” ou encore “iconique”.

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L'intégrisme islamique et la civilisation par Hélios d'Alexandrie

L’intégrisme islamique et la civilisation – par Hélios d’Alexandrie

Source : Poste de veille – « L’intégrisme islamique et la civilisation, par Hélios d’Alexandrie »
Il s’agit de la deuxième chronique de la série d’Hélios d’Alexandrie consacrée à l’intégrisme islamique.

Paradoxe étrange que celui de la civilisation dite islamique, car c’est la seule civilisation qu’on identifie à une religion, et qui fut en même temps la seule où la religion ne joua aucun rôle positif, voire qui prit son essor en dépit de la religion. La civilisation dite islamique fut également la seule où la religion a été le facteur principal de son déclin et de sa disparition.

Cette introduction me semble nécessaire pour bien comprendre les dangers mortels de l’intégrisme islamique. Depuis qu’un certain Samuel Huntington a parlé du « conflit des civilisations », l’islam intégriste, sous ses aspects politique et belliqueux, n’a cessé de gagner du terrain. En tant que « phénomène civilisationnel », il a atteint son « apogée » et sa « parfaite expression » avec l’avènement du Califat islamique. Peut-on sérieusement parler dans son cas de civilisation ? La question se pose, parce que dans la mesure où le Califat islamique reproduit fidèlement l’État musulman fondé par Mahomet et ses successeurs immédiats à Médine, il se trouve à reproduire également la « civilisation islamique » à sa naissance.

La « civilisation islamique » des origines

Ce que le Califat islamique accomplit présentement à petite échelle, la « civilisation islamique » au début de l’islam, l’a accompli à très grande échelle. Les destructions opérées dans tous les pays conquis et l’asservissement de leurs peuples ont eu pour effet d’effacer ou du moins de plonger dans l’oubli une part importante du patrimoine culturel de l’humanité. Les musulmans n’utilisent jamais le mot conquête pour parler des invasions de la Syrie, de la Mésopotamie, de la Perse, de l’Inde, de l’Égypte, de l’Afrique du Nord, du Sud de l’Europe, ils emploient plutôt le terme foutouhat (pluriel de fath) ce qui signifie ouvertures. À en croire l’histoire officielle de l’islam les armées musulmanes n’ont pas envahi ou conquis, elles ont « ouvert » ces pays !

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Crédit photo : Thierry Ehrmann via Flickr (cc)

L’Algérie, par Vincent Revel

L’Algérie, par Vincent Revel

Lors du conflit algérien, qui a duré de 1945 à 1962, plus de 210 000 algériens ont combattu aux côtés des soldats français pour défendre une Algérie française. Pour nos accusateurs algériens ce ne sont que des renégats qui ne méritent ni considération ni compassion et ceci malgré les crimes violents qu’ils ont eu à subir du Front de Libération Nationale (FLN). Pour notre élite politique déracinée, ces harkis ont été jusqu’à nos jours des personnes fort encombrantes. La République, face à cette guerre appelée pendant longtemps simple maintien de l’ordre, ne sut jamais prendre ses responsabilités. Les jeunes soldats français, envoyés combattre le FLN dans son maquis, n’eurent que très peu de reconnaissance pour leur jeunesse perdue à faire une guerre inutile.

Sur l’Algérie, nous devrions avoir un discours clair. Expliquer qu’avant la présence française, l’Algérie n’existait pas en tant que pays et nation. Avant l’arrivée de l’islam, au VIIème siècle, la partie nord de ce grand territoire appartenait à l’empire byzantin, héritier de l’empire romain. Les musulmans, lors de leur conquête, réprimèrent avec brutalité la résistance des tribus Berbères qui furent contraintes de subir une arabisation forcée de la part des vainqueurs. Sous la domination ottomane, du XVIème siècle jusqu’à l’arrivée des français en 1830, les barbaresques d’Alger vécurent de façon autonome face à la souveraineté turque. Ils s’enrichissaient grâce aux pillages et à la vente des esclaves qu’ils capturaient le plus souvent sur les côtes européennes. Malgré leur pouvoir de nuisance sur la méditerranée occidentale, les deys d’Alger ne contrôlèrent jamais plus qu’une petite bande côtière. Il fallut vraiment attendre l’intervention des forces armées françaises pour voir l’Algérie prendre forme et être découpée en trois départements français par la IIème République en 1849. De nombreux colons vinrent s’installer en Algérie, mirent en valeur ses terres par un savoir faire agricole et équiperont le pays par leurs ingénieurs (image en Une : le pont El-Kantara à Constantine construit en 1860, photochrome datant de 1899).

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secours populaire français

Semaine de la langue française : le Secours populaire apprend bénévolement le français aux immigrés

17/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
En cette semaine de la langue française, il est surtout question de ceux qui ne la parlent pas ou qui la parlent mal. Même là, la propagande réussit l’exploit d’effacer l’autochtone au profit de celui venu d’ailleurs. Il faut dire qu’au delà d’être aussi invasive que les gens qu’elle chérit, la doctrine multiculturelle ne se fatigue jamais. Et s’il y a une semaine de la langue étrangère, que les Français de souche ne se fassent pas d’illusion : ils en seront absents également.

Le “vivre-ensemble” n’est pas dyslexique, il est hémiplégique.

Si les immigrés ont besoin de cours de français gratuits, ils peuvent compter sur le Secours populaire, des bénévoles se sont pressés à Paris pour dispenser cet enseignement. On ne sait jamais, ça peut servir encore quelques temps.


Lino à l'Ecole normale supérieure

Lino, du duo rap Ärsenik à l’École normale supérieure

17/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Après Kanye West à Oxford pour un discours, Youssoupha à Sciences Po pour une masterclass et même une citation de Booba à Paris-Sud dans un sujet de partiel, voici un autre exemple de rappeur investissant l’enseignement supérieur: Lino, du duo Ärsenik, donnait un cours magistral mercredi 11 mars à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Le rappeur, fondateur avec son frère Calbo du duo Ärsenik en 1992, était invité par l’association La Plume et le Bitume, qui organise des séminaires ouverts à tous le mercredi de 18h à 20h

Le thème de la soirée ? « J’suis devenu poète par défaut ». Les Inrocks expliquent ainsi que « n’en déplaise aux détracteurs du rap en général, les textes de Lino sont truffés de références invisibles aux oreilles profanes ». Le rappeur est notamment un grand fan d’Aimé Césaire, qu’il cite dans son morceau « Paradis assassiné ». La rencontre avec Lino a en tout cas rencontré un beau succès: sur le groupe Facebook du séminaire RAP La Plume et le Bitume, au milieu des remerciements des spectateurs enthousiastes, certains déçus regrettaient de ne pas avoir pu entrer par faute de place.

Les Normaliens à l’origine de ce séminaire n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’en février, ils avaient déjà convié le rappeur Vîrus. En mai, ils accueilleront le rappeur Kohndo. Le séminaire «souhaite proposer une approche stylistique du rap français» ; il s’agit « d’interroger le rapport des rappeurs à l’écriture ».

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50 nuances de regrets pour 50 nuances de Grey

50 nuances de regrets pour 50 nuances de Grey

16/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le livre déjà tenait ses promesses, il était gris. Sans envolée, la prose d’E L James est morne comme la vie d’un Américain qui usine dans le tertiaire.

Il arrive parfois que par le travail des scénaristes, du réalisateur et des acteurs, une adaptation cinématographique mette de la couleur dans la grisaille d’un roman.  Aussi, il pouvait être bien de voir le film dont tout le monde parle afin de le juger sur pièces.

Hélas, les deux principaux rôles étaient dépourvus du charisme nécessaire au fait romantique, car on ne peut aimer que si on admire. Et pour que ces deux personnages vivent réellement cette passion, il aurait fallu que leurs interprètes aient ce quelque chose à l’intérieur qui vibre.

De plus, dans ce film, l’action reste en dessous du moteur psychologique de l’intrigue. En d’autres termes, c’est un sadique, il cherche une soumise, au bout de deux heures qui représentent des mois dans l’histoire, il lui donnera une fessée, un coup de martinet et elle se sauvera en pleurant pour ne plus revenir.  L’amour ne saurait être la substance et le sexe secondaire, car quand ce premier est présent, il irradie chaque mimique, chaque mouvement, chaque regard. On aime trop et mal ou on n’aime pas du tout, c’est sans nuances qu’elles soient grises ou pas.

Puisqu’en littérature, on explore le particulier (l’intime) pour le révéler au général (le public), il n’y a pas à avoir cette belle pudeur mise à mal par le système en outrances exhibitionnistes quotidiennes (propos gores dans les médias, publicité avec des femmes nues pour tout produit pouvant se vendre, starlettes télévisuelles sans pudeur, ni éducation, confidences publiques de sa vie sexuelle, télé-réalité). Qu’un livre ou un film ait, de temps à autre, comme sujet : une déviance, pourquoi pas ?

Il ne s’agit pas de juger la vie sexuelle de deux adultes consentants, elle ne regarde qu’eux ; ni d’injecter des doses de moraline au lecteur, entendons-nous bien. Mais de produire un avis de société pour enrichir la réflexion sur un film à la teneur pauvre.

Que 50 nuances de Grey se retrouve avec une telle promotion quand les têtes d’affiche jouent si mal, que les dialogues sont si creux, que le sentiment tel qu’il soit se porte absent, cela ne peut s’expliquer que comme une propagande de la vie moderne .

Soyez transparents comme du gris très pale, mais ayez une vie basée uniquement sur la consommation puisque le nombre de voitures et de cravates font le bonheur.  Ayez la pensée et la réplique plates comme un discours du parti socialiste. Soyez uniformes et distinguez-vous en étant “tordu” de type psychorigide au lieu d’avoir une personnalité forte et unique. N’aimez pas vraiment, mais faites comme si. N’allez pas au bout de qui vous êtes en vous assumant et en vous améliorant, mais soyez comme la réflexion d’un philosophe télévisuel, restez à demi.

Avec ce long métrage, nous sommes loin d’une Marlene Dietrich qui a une passion douloureuse pour Charles Boyer dans le chef d’oeuvre : Les Jardins d’Allah. Nous ne sommes pas emportés par une Vivien Leigh qui envoûte un Clark Gable désabusé dans Autant en Emporte le Vent. Ce film est ennuyeux comme le monde qu’il propose. Il est triste qu’un si large public se soit enthousiasmé pour l’ennui. Il est possible qu’il accepte le  destin qu’on lui propose par fatalité et qu’il soit heureux de trouver un film identificateur.

50 nuances de Grey nous laisse avec 50 nuances de regrets.

Louis Chaumont

Raphaël Glucksmann

Pour Raphaël Glucksmann, la réaction identitaire est plus dangereuse politiquement que les djihadistes

15/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Raphaël Glucksmann, Bayard des temps modernes a quitté la Géorgie et ses connexions avec une Ukraine en feu pour venir sur les plateaux de télévision française expliquer, sans peur, mais avec beaucoup de reproches, ce qu’était la vie. Sa nouvelle mission est de combattre les réactionnaires, insolite combat ces dernières décennies, du jamais vu. Il en a même fait un livre : Génération Gueule de Bois – Manuel de Lutte Contre les Réacs

Ne pas se soumettre à la métissocratie est être réactionnaire pour Glucksmann le jeune. Le Bloc Identitaire et le Front National se retrouvent ainsi dans le même panier que les islamistes qu’ils combattent idéologiquement, il est même pire.

“Face aux djihadistes, il y a une autre forme de réaction qui est, pour moi, politiquement plus dangereuse pour la France et pour l’Europe, c’est-à-dire la réaction identitaire, nationaliste, fermée de l’extrême droite française”

Il affirme dans la conversation avec la tablée de l’émission : C à vous que nous vivons dans un monde de liberté.
Pour lui, certainement, pas pour les Français soumis à une batterie de lois sociétales, dépouillés d’autonomie par un panel de taxes (il est plus difficile de bouger, d’être libre avec peu d’argent).



 

 

Tatzu+Nishi

L’art comptant pour rien

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’art contemporain a encore frappé. Sa nouvelle victime est la ville de Nantes. L’artiste japonais Tatzu Nishi a heureusement fait dans l’œuvre éphémère. Et, elle ne durera que le temps qu’il encaisse son chèque qui ne sera pas aussi abstrait que son art, parions-le.

Le génie a décidé d’empiler sur la tête de la statue du général Mellinet : des livres, un bureau, un lavabo, un radiateur, un piano, un porte-manteaux, un lit. On s’extasie !

C’est toujours des symboles d’un ordre qu’il soit militaire, étatique, familial ou religieux les objets de ces clowneries que nous serions obligés de prendre très au sérieux sous peine de nous voir qualifiés de rustres, voire de ploucs ou d’imbéciles.
Alors qu’en réalité, le rustre est plutôt celui grossier qui enlaidit que l’esthète qui embellit par souci du “Beau”.

Versailles s’est vu ainsi attaquée ces dernières années par Jeff Koons, Xavier Veilhan ou Takashi Murakami, s’en prendre à la civilisation dans l’espoir vain de pouvoir encore choquer quelqu’un, c’est leur truc.

L’art comptant pour rien en terme de réalisation, mais l’art coûtant beaucoup avec peu de travail, pourtant.

Louis Chaumont



Akhenaton : “les djihadistes, ça correspond à ce qu’étaient les punks dans ce pays”

“Les djihadistes, ça correspond à ce qu’étaient les punks dans ce pays.”

13/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Décidément lorsqu’un chanteur est invité, il ne faudrait lui demander que de faire son métier : chanter, pour ceux qui savent encore le faire.

Le chanteur de rap marseillais du groupe IAM s’est exprimé sur l’actualité, c’est à dire sur l’islam, religion à laquelle il s’est converti.

Ça a commencé fort lorsque Thomas Sotto l’a interrogé sur la crainte du Premier ministre de voir la France se fracasser contre le mur du Front National. Il a répondu : “je pense qu’il est réaliste, comme nous, il regarde la télévision.”

Plus loin sur le rôle des médias et des politiques en France qui parlent des djihadistes, de l’islamisme et des femmes voilées : “moi, je vivais à New-York, ma banquière était voilée, elle faisait très bien son travail.” [...] “en France, on manque de liberté, d’acceptation, d’ouverture d’esprit.”

Interrogé sur sa réaction si sa fille partait faire le djihad, il répond sereinement : “les djihadistes, ça correspond à ce qu’étaient les punks dans ce pays.”
Si cette mouvance anarchiste plus liée à un phénomène de mode anglo-saxon dans les années 80 qu’à une idéologie construite comme celle de Proudhon est l’antithèse de la panacée politique, on ne peut la taxer des mêmes faits que ceux que l’EI commet en ce moment. De même qu’il est compliqué de comparer son histoire avec celle de la France.

Sur la France qui est islamophobe, il développe :
- “La France a peur de l’islam depuis septembre 2001. [...] C’est une matière, un sujet qui n’est absolument pas enseigné alors qu’on a 7 millions de nos concitoyens qui sont musulmans.”
- “Vous voulez dire que la France a peur d’une partie de sa propre population ?”, lui rétorque Laurent Sotto.
- “Oui absolument.”

À propos de Charlie Hebdo et des caricatures de Mahomet : “les caricatures des Juifs entre les deux guerres. C’est du même acabit.”


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Philippe Conrad : « Dominique Venner : un regard inspiré sur l’Histoire »

Philippe Conrad : « Dominique Venner : un regard inspiré sur l’Histoire »

11/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
En amont du premier rendez-vous public de l’Institut Iliade qui se tiendra à Paris le 25 avril prochain, nous publions le texte ci-dessous. Il s’agit de l’intervention de Philippe Conrad, historien, Directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire (NRH), au Colloque Dominique Venner, qui se déroulait le 17 mai 2014.


Quand j’ai fait sa connaissance au début des années 1960, rien ne semblait destiner Dominique Venner à un parcours intellectuel au long duquel l’Histoire allait prendre une place toujours plus grande. Engagé à dix-huit ans dans l’armée avant d’être entraîné très tôt dans l’action politique, il milite pour l’Algérie française et contre la politique d’abandon alors mise en œuvre par le général De Gaulle, avant de faire l’expérience de la clandestinité et d’effectuer deux longs séjours en prison pour reconstitution de ligue dissoute.

La « critique positive » et l’expérience du terrain

Quand se tourne la page du conflit algérien, il formule sa « critique positive » de l’échec que vient de connaître son camp et s’efforce de créer un mouvement politique porteur d’un « nationalisme » européen qu’il juge nécessaire dans le nouvel ordre du monde en train de s’établir. Les limites de l’action politique lui apparaissent toutefois rapidement et, soucieux de préserver sa pleine indépendance, il y renonce quelques années plus tard. Spécialiste des armes et amoureux de la chasse, de son histoire et de ses traditions, il va dès lors vivre de sa plume en conservant ses distances vis à vis d’un monde dans lequel il ne se reconnaît plus guère.

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Robert Ménard

Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ?

source : Boulevard Voltaire – “Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ?”
Il fut un temps lointain où les politiques lisaient les philosophes, et un temps encore plus reculé où ils les comprenaient. Dans une époque où on lit peu et où ne pas comprendre est encore la meilleure façon de se protéger de la réalité, il n’est plus extravagant de voir un Premier ministre monter en chaire médiatique pour sermonner un philosophe.

Le crime de Michel Onfray est d’une gravité extrême. D’abord parce qu’il s’agit d’un crime contre la République. De cette République qui n’en finit plus de pourrir sur pied comme une récolte dont nul ne veut plus. En Ve République, l’intelligence est bannie de la cité. Nul ne doit lui donner eau et pain. Même l’évidence est jetée du haut des remparts avec les ordures et les cadavres. Préférer une idée juste à une idée fausse n’est pas une erreur, mais un péché, un mal. Tous les docteurs en républicanisme le savent : on reconnaît une idée juste au fait qu’elle est professée par un savant de gauche. On reconnaît une idée fausse quand c’est un énergumène de droite qui cause.

Michel Onfray a eu la tranquille audace de dire préférer une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy. Il aurait pu, cruel, ajouter qu’Alain de Benoist n’a jamais fait bombarder la Libye ni pousser à la guerre en Ukraine… Émoi et vitupération du Premier ministre. L’œil noir du corbeau tournoyant sur les charniers médiatiques. Et pourtant…

Hormis d’être de « droite », même si, sur le tard, il s’en défend, Alain de Benoist porte surtout la tare d’avoir mené, en dehors du tohu-bohu soixante-huitard, une œuvre puissante et immense. Mais pour le condamner, encore faudrait-il l’avoir un peu lu. Encore faudrait-il avoir le goût de la pensée, de l’analyse, de la confrontation, du débat. Régis Debray, intellectuel de gauche, l’a compris qui a su parler avec Alain de Benoist.

Michel Onfray a raison sur un autre point : ce mince épisode médiatique pose la question de la gauche politique. Celle-ci a coupé ses liens avec sa matrice métapolitique. Pour des raisons différentes, mais dans un même but, il en était allé de même pour la droite dans les années soixante.

Alors, s’il n’y a plus de gauche, s’il n’y a plus de droite, et s’il y a de moins en moins de République, que reste-t-il à leurs orphelins ? La liberté, le courage et le devoir. Quand un cycle s’achève, l’année zéro approche. Et, durant ce compte à rebours, il n’est pas interdit – encore ! – de penser que la lecture de Michel Onfray ou d’Alain de Benoist est d’une urgente nécessité.
Robert Ménard