Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : « La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! »

Réforme de l’éducation : la hantise des tenants du pédagogisme ? Le roman national !

Source : Boulevard Voltaire
Alain de Benoist livre son analyse de la réforme de l’Education nationale : comment les iconoclastes veulent détruire la mémoire pour créer un homme nouveau

La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins… Pourquoi cet acharnement ?

De quoi l’histoire est-elle le nom ? Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament. Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.
Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau : « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).
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Derrière le Niqab : le monde vu par les femmes musulmanes

20/05/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Un reportage photo qui en dit plus long que la plupart des grands discours sur la condition féminine dans les pays soumis la charia : la vie vue au travers du niqab.

Hassan Ammar est photographe pour l’agence Associated Press. Libanais résidant à Beyrouth, il a voyagé dans tout le Moyen-Orient, où il a croisé de nombreuses femmes portant le voile intégral, parfois par choix, parfois sous la contrainte. Ne pas se soumettre au port du voile peut vous coûter la vie dans les zones de Syrie ou d’Irak contrôlées par l’État islamique.
Le photographe a donc décidé de prendre des clichés au travers d’un niqab intégral, montrant ainsi le monde au travers du regard des femmes soumises au port de ce voile islamique.

Crédit photo : Hassan Ammar pour Associated Press
Femmes se promenant sur la Corniche à Beyrouth, l’équivalent de la « promenade des Anglais » à Nice.
Promeneurs dans le parc Al-Azhar du Caire
Un guide égyptien attendant les touristes au pied des pyramides de Gizeh, avec et sans le niqab

Mideast Behind the Niqab Photo Essay

Promeneurs dans le parc Al-Azhar du Caire

Mideast Behind the Niqab Photo Essay

Un guide égyptien attendant les touristes au pied des pyramides de Gizeh

pascal praud

Nouveaux mots du dictionnaire : “Un jeunisme de contrebande”, dénonce Pascal Praud

19/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
“Comment ça, je suis crudivore ? Et toi t’est un bolos, un naïf si tu préfères. T’es dans la lose, mon copain !”, s’amuse Pascal Praud.

“T’as le look mémérisé, tu pars en cacahuète et t’es tendu comme un string. Alors arrête de chouiner, ou je t’envoie des scuds ou j’appelle Bernard Henri-Lévy, et crois-moi tu vas prendre cher ! Le Bernard Henry, c’est pas un baltringue. Glamourisé, le garçon”, poursuit-il.

Vous l’aurez compris, voici le Petit Robert Illustré, mâtiné de Petit Larousse. Il y a parfois quelque chose de pathétique à épouser l’ère du temps. Ce jeunisme de contrebande n’apporte pas grand chose à la langue française.


Les « najateries » de Madame Vallaud-Belkacem

Nouveaux programmes scolaires : détruire l’identité nationale – Par Guillaume Faye

14/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Les programmes scolaires revisités par Mme Najat Vallaud-Belkacem mettent l’islam en valeur et tentent d’abolir la transmission de la culture française et européenne. Cette entreprise, fort bien ciblée, est parfaitement corrélée au processus d’immigration de peuplement invasive, de colonisation et d’islamisation. Les nouveaux programmes prévoient qu’une partie de l’histoire de France sera facultative (chrétienté médiévale) mais l’histoire de l’islam (truquée, on peut le prévoir…) obligatoire.

La logique islamisatrice
On croit rêver : en effet, dans les nouveaux programmes du collège concoctés par la ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat Vallaud-Belkacem, l’histoire de la chrétienté médiévale, des Empires byzantin et carolingiens ou de la période des Lumières devient facultative. En revanche, en 5e, l’étude des débuts de l’expansion de l’islam est… obligatoire ! Le Conseil supérieur des programmes (CSP), peuplé d’islamo-gauchistes, a parfaitement validé ces choix. Ils entrent dans le projet d’effacer progressivement le récit de la mémoire historique nationale française au profit de l’identité des ”nouvelles populations”, selon le souhait du think-tank Terra Nova. Pour l’essayiste Dmitri Casali « on veut gommer les racines chrétiennes de la France ». C’est vrai, mais ce constat est insuffisant, il faut aller plus loin encore. Il s’agit tout simplement d’islamiser (et d’arabiser) l’enseignement de la mémoire historique dès l’adolescence.

Mais on cherche aussi à faire reculer dans les programmes tout ce qui pourrait heurter les musulmans – le christianisme, les Lumières, etc. « À croire qu’il ne faut pas heurter certaines sensibilités religieuses », remarquait pudiquement Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’histoire-géographie. Tout cela sous le prétexte d’« alléger les programmes » qui seraient trop chargés. En réalité, dans les collèges à forte proportion ou à majorité d’élèves musulmans issus de l’immigration, pour ne pas « créer de problèmes », on laisse aux professeurs le soin de faire l’impasse sur les sujets qui fâchent.

En revanche, tous les élèves, même dans les classes sans musulmans, devront obligatoirement étudier l’histoire de l’islam ! On se doute qu’elle sera enjolivée et expurgée de ses sombres réalités – comme par exemple l’esclavagisme des Africains, les raids barbaresques, les persécutions d’infidèles, etc. Derrière cette démission, cette soumission à l’islam, on retrouve aussi les pratiques soft-totalitaires de l’Éducation nationale, adepte du bourrage de crâne idéologique. Parmi les enseignements obligatoires, on trouve la traite négrière transatlantique et les conquêtes coloniales présentées comme des agressions ; toujours le même objectif : culpabiliser l’histoire de France.

Abolition et substitution de la mémoire
Mme Najat Vallaud-Belkacem sait ce qu’elle fait. Avec la complicité des idéologues de l’Éducation nationale et la bénédiction de François Hollande, elle milite activement pour accélérer l’islamisation. En tant que féministe, adepte de la théorie du genre, égalitariste forcenée, elle semble ne pas percevoir l’insurmontable contradiction de sa position. Mais peu importe : pour elle, sans doute, la dépossession de l’identité française est prioritaire et corrélée à une volonté de procéder à une acculturation arabo-musulmane. Tout se passe comme si l’islam devait devenir, par force, « notre histoire », comme si nous devions l’incorporer dans notre mémoire. Cela correspond au dogme (de type stalinien) de l’idéologie dominante, maintes fois asséné en dépit de toute vérité historique, selon lequel « la France a toujours été un pays musulman » ou un pays d’immigration et de mélanges permanents, sans identité fixe. Un récent rapport sur l’intégration parle, sans rire, de la « dimension arabo- orientale de notre identité ». Le n’importe quoi, le mensonge historique, au service du fanatisme idéologique.

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LSD à l'Olympia

La Souris Déglinguée, 35 ans déjà

10/05/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Les 35 ans de la Souris Déglinguée à l’Olympia… no comment, mythique !

LSD, le 9 mai à l'Olympia

LSD, le 9 mai à l’Olympia

Crédit photo : Charles Dewotine pour NOVOpress


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Olivier Rey

Une question de taille, l’entretien, spécial Olivier Rey (2/2)

Source : Présent du 25/04/2015
Après la recension l’ouvrage Une question de taille, Pierre Saint-Servant convie à un entretien passionnant avec le philosophe Olivier Rey.

Polytechnicien, mathématicien membre du CNRS, Olivier Rey enseigne désormais la philosophie à l’Université Paris 1. Il a notamment publié Itinéraire de l’égarement. Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine (2003) et Une folle solitude. Le fantasme de l’homme auto-construit (2006). Son deuxième roman, Après la chute, vient de paraître aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Dans les premières pages de votre livre, vous annoncez vouloir vous confronter à « des questions parmi les plus cruciales et les moins traitées de notre temps ». Quelles sont-elles ?
La plupart des « débats » contemporains consistent à s’envoyer de grands principes à la tête. Le problème est que souvent, les principes dans lesquels on se drape servent à ne pas regarder la réalité telle qu’elle est. Je prends un exemple. Aristote, dans sa Politique, affirmait que le bien, pour un État comme pour toute chose, est qu’il ait la taille appropriée à sa nature et à sa fonction. Dès lors, la première question posée par Aristote était : combien de citoyens une entité politique doit-elle compter pour être saine ? Ce n’est qu’une fois cette question de l’ordre de grandeur réglée que l’on peut aborder la question du bon gouvernement. La plupart des problèmes auxquels nous sommes confrontés à l’heure actuelle tiennent à des questions de taille. Il faudrait cesser de se gargariser de principes, pour s’interroger sur les échelles appropriées à leur réalisation.

Plusieurs chapitres de votre livre s’articulent autour de la pensée d’Ivan Illich ou s’en nourrissent. En quoi cette pensée est-elle profondément originale dans l’histoire des idées ?
Au fond, la pensée d’Illich n’est pas si originale que cela : à sa manière, Illich n’a fait qu’appliquer au monde contemporain un mode de réflexion qu’on trouve chez Aristote et saint Thomas d’Aquin. En l’occurrence, il s’agit de comprendre que l’être humain s’épanouit et fructifie à l’intérieur d’un monde proportionné à ses facultés. Ce n’est pas bien compliqué, mais c’est essentiel.

On dit trop souvent que la modernité s’est nourrie « de vertus chrétiennes devenues folles » selon le mot de G.K. Chesterton. Vous semblez pourtant montrer que christianisme et sagesse antique se rejoignent pour contenir l’hubris et maintenir l’homme dans de justes mesures.
Il fut un temps où on reprochait au christianisme d’avoir été le principal obstacle à l’avènement de la modernité. Maintenant que la modernité n’est plus si pimpante, on pourrait se dire : au fond, certaines réticences chrétiennes n’étaient pas si absurdes. Mais pas du tout : on s’avise que finalement, le christianisme est responsable de la modernité ! En fait, il y a des gens pour qui le christianisme joue le rôle du poumon chez Molière. Quelque chose ne va pas ? Le christianisme vous dis-je. Le christianisme a fait partie des conditions de possibilité de ce qu’on appelle la modernité, mais il n’en est pas cause. Le rapport de la démesure moderne au christianisme est celui d’une perversion à ce qu’elle pervertit. Illich aimait à rappeler cette phrase : la corruption du meilleur engendre le pire.

L’illimitation moderne, au-delà de la soif intarissable du profit, n’est-elle pas une fuite désespérée devant la mort (avec le recours à tous les anesthésiants qui lui sont offerts) ?
On peut le voir ainsi. Le « Connais-toi toi-même » des Grecs, c’était d’abord cela : sache que tu es mortel. Saint François, dans son cantique des créatures, disait de la mort corporelle : « ma sœur ». D’un côté, toutes les formes d’illimitation sont une façon de nous étourdir, d’oublier la mort. De l’autre, tous les subterfuges échouent devant elle. C’est pourquoi l’ivresse de l’illimité, pour perdurer, a maintenant besoin de prétendre abolir la mortalité. C’est le rôle alloué par le système aux propagandistes transhumanistes. Je suis déjà allé dans une réunion transhumaniste, par curiosité. On y côtoie un mélange très curieux de niais intégraux, qui idolâtrent la technoscience, et de cyniques brutaux, qui trouvent leur intérêt à entretenir cette forme de niaiserie.

Disséquons certains aspects de la postmodernité. Vous évoquez le remplacement des « métiers » par des « emplois », que revêt cette mutation sémantique ?
Notre monde est marqué par une division du travail poussée à l’extrême. C’est le principe de la manufacture d’épingles décrite par Adam Smith : la segmentation de la chaîne de production, avec des ouvriers affectés chacun à une tâche particulière, permet de produire bien plus d’épingles que si chaque ouvrier fabriquait une épingle de A à Z. Le même raisonnement se généralise à l’organisation de la société entière, et même désormais à celle du « village planétaire ». C’est l’une des raisons pour lesquelles les métiers, qui correspondaient à une division du travail raisonnable, dégénèrent en emplois, où il ne s’agit que d’occuper une microplace dans la mécanique générale. Une autre raison est une technicisation à outrance. Au bout d’un moment, les avantages dus à une production accrue ne compensent plus les sacrifices humains réclamés par l’augmentation de la productivité.

Vous écrivez que « la liberté du citoyen consiste aujourd’hui à déléguer toujours plus de responsabilités ». La perte d’autonomie de l’homme post-moderne est centrale dans votre pensée. Pouvez-vous nous en soumettre quelques exemples ?
La prétendue autonomie du sujet contemporain est pure rodomontade. Mon grand-père qui venait de la campagne du Dauphiné était bien plus autonome que moi, dont les capacités de survie en dehors de l’environnement techno-économique sont extrêmement réduites. Je dépends de tellement de « services » qui, au prétexte de me faciliter l’existence, ont fini par faire de moi un impotent ! Un des services les plus tentaculaires, aujourd’hui, est l’école. Au fur et à mesure de son accroissement, le système scolaire a dépossédé les familles, et les adultes en général, de leurs compétences éducatives, pourtant constitutives de l’humanité, pour s’en arroger le monopole. Avec l’école, on a un excellent exemple d’une institution qui, à une certaine échelle, était bénéfique, et qui, lorsqu’elle outrepasse toute limite, devient néfaste.

« Dans l’immense tout s’effondre, même le bien. » Cet aphorisme de Leopold Kohr peut sembler obscur mais dans le même temps riche de développements. Pouvez-vous nous en livrer l’exégèse ?
Je reviens à Aristote : pour qu’une chose soit bonne, il faut qu’elle ait une taille appropriée à sa nature et à sa fonction. Si certains seuils sont dépassés vers le haut ou vers le bas (aujourd’hui, c’est généralement vers le haut, du côté du trop gros et du trop rapide), alors ce qui était bon se corrompt. La formule de Kohr, c’est lui-même qui en donne la meilleure exégèse : « Les jeunes gens d’aujourd’hui n’ont pas encore compris que le changement sans précédent qui marque notre temps ne tient pas à la nature de nos difficultés sociales, mais à leur échelle. Comme leurs aînés, ils n’ont pas encore pris conscience que ce qui importe n’est plus la guerre, mais la Grande Guerre ; pas le chômage, mais le chômage de masse ; pas l’oppression, mais l’amplitude de l’oppression ; pas le pauvre, dont Jésus a dit qu’il serait toujours parmi nous, mais leur scandaleuse multitude. »

N’y aurait-il aucun espoir pour que le système se bloque et s’effondre ? Partagez-vous la « stratégie du grain de sable », de préférence à celle du révolutionnaire « exalté » ? Le grain de sable de quelques existences enracinées, de petites communautés familiales qui n’ont pas totalement rompu avec le cosmos, cherchant à préserver et développer leur autonomie ?
Au stade où nous en sommes, je ne crois pas que quelques grains de sable, ni même un sac entier ne suffiraient à faire dérailler la machine. Celle-ci poursuit sa course folle, et c’est d’elle-même qu’elle tombera dans le ravin. Notre rapport à cette catastrophe prévisible est ambigu : nous la redoutons, pour les ravages qu’elle causera, et nous l’attendons, comme l’occasion de recouvrer une certaine liberté et de renouer avec des modes de vie mieux accordés au monde et à notre propre nature. Ces modes de vie, moins « productifs » et plus solides, plus conformes à nos facultés, nous pouvons d’ores et déjà les ébaucher, dans nos rapports avec les autres et les choses. Non pour nous préparer aux chocs à venir, ou pas seulement : pour d’emblée vivre une vie qui ne soit pas un grincement, mais une note juste. Une des bénédictions de notre temps est de nous désintoxiquer des visions d’un avenir radieux, pour nous rendre au présent et à l’éternel.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

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Une excellente tribune sur l’antiquité et et les monothéismes

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Redonner à l’homme une vie à sa mesure, spécial Olivier Rey (½)

Source : Présent du 25/04/2015
Pour ceux qui l’auraient manqué en version papier, Pierre Saint-Servant nous livre sa recension de l’ouvrage Une question de taille, d’Olivier Rey. Utile avant de découvrir l’entretien que le philosophe a accordé au journaliste de NOVOpress et de Présent, que vous pourrez lire demain.

Au cours d’une année de lecture, combien de livres choisirait-on de placer en tête de notre bibliothèque, au rayon des essentiels, des lectures qui nourrissent notre méditation de nombreuses années et, mieux encore, sont à même de transformer nos habitudes, de changer notre regard, d’informer — c’est-à-dire donner forme — notre quotidien ? Bien peu en réalité. Même pour le grand lecteur, les doigts d’une seule main suffisent à les dénombrer. Une question de taille, d’Olivier Rey, est incontestablement de ceux-là.

Une question de taille

Une question de taille, Olivier Rey
Ed. Stock

Les philosophes boutiquiers, vendant sur plateaux de télévision et séminaires d’entreprise leur camelote conceptuelle, nous avaient trop habitués à une philosophie à la fois pauvre et extrêmement brouillonne dans son expression. Nous avions beau les écouter avec bienveillance ou les lire avec la plus grande attention, il fallait bien reconnaître que nous n’y comprenions goutte. Le vocabulaire d’une certaine caste universitaire, volontairement obscur, s’intercalant entre eux et nous. Ajoutons que nous discernions avec peine la relation qu’entretenait leur charabia avec le réel, avec ce réel que Bernanos nous invite à « saisir à bras le corps ».

Olivier Rey est de ces philosophes limpides, qui choisissent les mots avec une précision et un amour de la langue qui sont ceux de l’artisan. L’ensemble est simple mais d’une grande richesse. Difficile de ne pas penser à Gustave Thibon. Rey partage avec ce dernier le souci permanent de retrouver la grande harmonie. Celle de l’homme avec la Création. De retisser tous ces liens charnels et spirituels que la modernité a sectionnés un à un pour les remplacer par des prothèses technologiques. La thèse principale de ce livre est, dans la lignée d’Ivan Illich et de Leopold Kohr – que beaucoup, comme moi, découvriront à cette occasion – que le grand mal de la modernité puis de la postmodernité actuelle est le gigantisme. Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème de nature de telle ou telle nouveauté, structure ou institution mais avant tout d’un problème de taille.

Cette approche inhabituelle était également celle de l’économiste Ernst Friedrich Schumacher, qu’il mît en forme dans son ouvrage le plus célèbre Small is beautiful, publié en 1973. Plus proche de nous, les éditions de l’Homme nouveau ont édité, il y a cinq ans et pour la première fois en français, un essai de Joseph Pearce s’y rapportant sous le titre small is toujours beautiful. Signe que cette recherche d’une société ramenée aux justes mesures qui conviennent à l’homme est en train de faire école. D’autant que comme le rappelle Olivier Rey, la définition de la juste taille et le maintien de celle-ci dans la vie sociale et politique ont préoccupé aussi bien Aristote que… saint Thomas d’Aquin. Voilà un socle philosophique sur lequel bâtir une vision politique qui ne soit plus lâchement livrée au seul impératif de la « rentabilité économique ».

 

Pierre Saint-Servant


Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud Blin

Les Batailles qui ont changé l’Histoire – par Arnaud Blin

Source : Realpolitik.tv.

Cette recension a été publiée dans le numéro 4 de Conflits. Si vous souhaitez acheter ce numéro au format numérique, rendez-vous sur la e-boutique de Conflits en cliquant ici.

C’est au milieu du XIXe siècle que l’historien britannique J.F.C. Fuller publie ses Batailles décisives du monde occidental. Reflet de son époque, celles-ci étaient toutes des batailles remportées par les Occidentaux. Longtemps les orientalistes avaient négligé les faits militaires des sociétés non occidentales. Cela se justifiait, pour certains, par le fait qu’elles avaient été aisément vaincues au xixsiècle par l’Europe. Il fallut la victoire de Mao en 1949 pour que l’on s’intéressât à l’antique stratège chinois Sun Zi, pourtant traduit en français avant la Révolution française. On peut aussi s’étonner qu’il n’y ait aucune étude, avant ces dernières années, consacrée à l’histoire militaire de l’Empire ottoman qui fit trembler l’Europe de la chute de Constantinople (1453) au second siège de Vienne (1683) ou sur l’empire qui a connu la plus longue durée, celui des Byzantins.

Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud BlinL’excellent ouvrage d’Arnaud Blin, un des stratégistes les plus remarquables de sa génération, auteur entre autres d’un Tamerlan (Perrin, 2008) tout à fait original, remet en perspective les batailles à l’échelle du monde non occidental et cherche à déterminer en quoi elles ont été décisives.

Son choix, discutable comme tout choix, a le mérite de réhabiliter des batailles considérées généralement comme secondaires parce qu’elles n’ont pas engagé de gros bataillons. Parmi celles-ci, la plus importante n’est-elle pas la chute de Tenochtitlan/Mexico en août 1521 par une troupe d’Espagnols de moins de deux mille hommes, renforcés par des contingents indiens désireux d’en finir avec la tyrannie aztèque ? En une opération combinée terrestre et lacustre dirigée par un capitaine de génie alliant le sens politique, la diplomatie et la stratégie – sans même évoquer le courage physique – un empire est abattu. L’Amérique latine aura ainsi été constituée comme un « extrême Occident » par une poignée d’Ibériques.

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Colloque Iliade

Institut Iliade : la reconquête culturelle en marche

Source : Présent n°8344 du 28 avril 2015 via l’institut Iliade — L’institut Iliade pour la longue mémoire européenne organisait son colloque annuel samedi 25 avril sur le thème de l’univers esthétique des Européens. Hommages appuyés à Dominique Venner, scène placée sous le signe de Diane chasseresse, les organisateurs et intervenants n’ont pas caché leur inspiration païenne. L’Iliade n’en reste pas moins un acteur majeur de la défense de notre identité et de nos traditions. Jean-Yves Le Gallou, l’un des trois fondateurs avec Bernard Lugan et Philippe Conrad, nous a livré ses impressions sur la tenue de cet événement. Les débats peuvent être vus ici.

Etes-vous satisfait de l’affluence et de l’organisation du colloque ?

Absolument. Nous avons rempli le grand amphithéâtre de la Maison de la Chimie, à savoir l’orchestre plus le balcon, soit 800 places. Par ailleurs, beaucoup de jeunes sont venus, alors même que le sujet est assez difficile. A la fois philosophique et historique, l’univers esthétique des Européens n’est pas une thématique facile. Ce sujet fait travailler les neurones mais aussi le sentiment, puisque nous sommes dans l’esthétique. Je crois donc que c’est un grand succès.
C’est aussi, je pense, un signe des temps parmi d’autres qu’il est en train de se passer quelque chose en France et en Europe. Il y a dans l’âme de toutes ces personnes qui sont présentes, de tous âges, hommes et femmes, un grand désir de ressourcement face au déracinement, à l’effacement de notre mémoire. Je crois que c’est une source d’espoir.

La reconquête culturelle vous paraît-elle possible ? Parce nous partons de très loin, tout de même. Le monde moderne ayant tout envahi, c’est une véritable gageure.

Effectivement, nous partons de loin. Ils ont tout, par conséquent nous ne pouvons que conquérir des positions. Il y a évidemment beaucoup de réponses possibles. Il y a la réponse par la volonté de retrouver
le beau alors qu’on nous impose la laideur, notamment avec ce qu’on appelle l’art, qui est plutôt un « non-art », contemporain. Face à l’immonde monde moderne, le recours, et le retour à la nature s’imposent, comme nous l’a rappelé Slobodan Despot [NDLR : suisse d’origine serbe, écrivain et photographe]. Et puis il y a enfin la redécouverte de nos sources anciennes, de notre mémoire.

Quels sont les prochains rendez-vous de l’Institut Iliade ?

La vocation principale de l’Institut Iliade est la formation et la transmission. Donc nous avons entamé au mois de janvier un premier cycle de formation. Un cycle, c’est cinq week-ends de deux jours, là aussi très exigeant, à la fois par les sujets traités et le travail qui est demandé aux stagiaires. Nous allons avoir également un deuxième cycle de formation, pour 20 personnes, à partir du mois de septembre. Et puis, bien sûr, un nouveau colloque l’année prochaine sur un thème qui reste encore à déterminer. Vous pouvez suivre toute notre actualité sur notre site internet et notre page Facebook.

Crédit photo : Institut Iliade


« L’univers esthétique des Européens » : revoir le colloque de l’Institut Iliade en vidéo

01/05/2015 – PARIS (NOVOpress) - L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne organisait samedi dernier 25 avril son premier colloque, réunissant 900 personnes à la maison de la Chimie à Paris. Retrouvez en vidéo les interventions d’Alain de Benoist (« L’art européen, un art de la représentation »), Slobodan Despot (« L’art européen et le sentiment de la Nature »), Christopher Gérard (« La beauté et le sacré »), Jean-François Gautier (« La polyphonie du monde »), Javier Portella (« La dissidence par la beauté ») et des présentations de hauts lieux européens (Duarte Branquinho, Adiano Scianca, Philip Stein, Marie Monvoisin).

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Dimitri Casali : J’ai pris ces nouveaux programmes scolaires comme un nouveau coup de poignard à ce qui fonde notre identité

Source : Atlantico — Dimitri Casali, historien et directeur de collection, livre ses réflexions sur les nouveaux programmes d’histoire. Il explique en quoi ils menacent les fondements de notre identité et préparent les guerres civiles françaises de demain.

Les concepteurs des programmes n’ont pas tiré les leçons des attentats du 11 janvier, ni compris l’attente de tout un peuple pour retrouver ses racines : la transmission de la culture est le premier facteur d’intégration. Pour éviter que des événements comme ceux de janvier ne se reproduisent, il faut réapprendre à nos élèves à aimer la France. Le projet de programme d’histoire au collège manqué de ce grand récit fédérateur, qui parle à tous les Français, quelle que soit leur origine ou leur religion. Exit l’humanisme de Montaigne et l’esprit des Lumières, à la trappe Napoléon Ier, Louis Philippe, la IIe république et Napoléon III, Gambetta, optionnel l’enseignement du christianisme à l’époque médiévale. En revanche, l’étude de l’islam et de la traite négrière sont obligatoires. La France est le produit d’un double héritage chrétien et monarchiste et républicain et laïc. Effacer des programmes scolaires ces périodes revient à effacer ce qui fait l’identité de la France.

Les concepteurs des programmes pensent avoir affaire à de jeunes universitaires qui savent déjà tout de l’histoire de France, alors qu’en réalité 25 % des élèves qui entrent en 6e ne savent ni lire ni écrire. Cette réforme, qui vient s’ajouter à la suppression du grec et du latin, est révélatrice des partis pris idéologiques des technocrates de la rue de Grenelle.
Ils affichent leur volonté de plaire aux nouveaux arrivants en supprimant tout ce qui peut les heurter : l’enseignement des racines chrétiennes et l’exercice de l’esprit critique si français. On s’étonne ensuite que des Coulibaly, des Kouachi et des Merah, qui tous ont suivi consciencieusement le cursus scolaire français, puissent en arriver à des telles extrémités.
Ces garçons sont le pur produit des travers de la société française tout entière, et en particulier de ceux du ministère de l’Éducation nationale qui ont déconstruit nos valeurs et nos repères depuis une trentaine d’années

Crédit photo : Michel Montignon via Flickr (CC)


Galerie des Batailles, le Grand Effacement en cours

Programmes d’histoire au collège : le Grand effacement en action

27/04/2014 – SOCIÉTÉ (NOVOpress via Boulevard Voltaire)
Le grand effacement contre lequel nous luttons est une réalité quotidienne. Découvrez la tribune de Julien Langard sur Boulevard Voltaire

Julien Langard, professeur certifié d’histoire-géographie, Membre du collectif Racine (collectif d’enseignants associés au Rassemblement Bleu Marine) est en bonne position pour observer le Grand effacement à l’œuvre dans l’éducation nationale.
Sa chronique sur les nouveaux programmes d’histoire au collège illustre parfaitement la duplicité du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui prétend préserver le caractère chronologique de l’histoire alors qu’il fait exactement le contraire, en instaurant une approche thématique dès la 5e.
De plus, la plus grande autonomie laissée aux profs dans le choix des sujets masque mal la volonté d’imposer une vision politiquement correcte de l’histoire : enseignement obligatoire de l’islam, de la traite négrière ou du génocide juif et tzigane durant la seconde guerre mondiale… l’Empire carolingien, la Réforme protestante, le débarquement de Normandie et autres grandes batailles qui ont forgé notre roman national sont eux facultatifs.

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr (CC), retouchée par NOVOpress

Génération Identitaire Lorraine occupe le parvis de la mosquée de Woippy !

27/04/2014 – France (NOVOpress)
Les militants de Génération Identitaire Lorraine ont occupé le parvis de la mosquée de Woippy le 24 avril 2015, Pour dire non à l’islamisation croissante et la déchristianisation massive de leur région !

Retrouvez le communiqué officiel de cette action, que nous reproduisons ci-dessous, sur la page Facebook de Génération Identitaire :

Le 4 avril dernier, Dalil Boubakeur, président du CFCM et recteur de la Grande Mosquée de Paris faisait grand bruit dans la presse en appellant à doubler le nombre de mosquées dsn les deux ans à venir.
Le sénateur-maire de Woippy, François Grosdidier, lui, approuvait cette idée. Pour rappel, ce dernier était le premier à faire construire une mosquée financée par des fonds publics sur son territoire communal, soit près de trois millions d’Euros.
Dans le même temps, et dans le silence le plus total des médias, on apprenait que de nombreuses églises étaient à nouveau menacées de disparition du fait de leur vetusté. L’église Sainte Rita à Paris qui célébrait sa dernière messe le 15 mars ou celle de Bouin-Plu-Moison dans le Pas-de-Calais en sont deux exemples récents.
Tandis que l’État, qui se soumet toujours plus, encourage les constructions de mosquées, nous, membres de Génération Identitaire, sommes attachés à la défnse de notre culture, de notre identité et au patrimoine de notre région. Nous refusons donc une islamisation plus croissante encore !

Face à l’islamisation massive et la déchristianisation croissante, Génération Identitaire dit Stop !

À l’issue du Colloque organisé par l’institut Iliade qui s’est déroulé à Paris le 25 avril 2015, NOVOpress a rencontré Jordan, cadre de la section Lorraine de Génération Identitaire qui a accepté de répondre à nos questions :

Entretien réalisé par Franck Guiot pour NOVOpress le 25 avril 2015

Génération Identitaire rappelle qu’un meeting sur le thème de « L’Europe face au djihad » se tiendra à METZ le 30 Mai 2015 et vous convie à l’évènement.

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Charles Martel et la bataille de Poitiers : mythe ou réalité ?

Charles Martel et la bataille de Poitiers : la désinformation

Par Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, auteur de Ils ont tué l’histoire-géo (éd. François Bourin, 2012).

♦ J’ai été saisi d’étonnement en découvrant, le 19 avril, sur le site Les Inrocks, l’article d’un certain Jean-Marie Durand, spécialiste des « idées », intitulé « Tu parles, Charles Martel ! La déconstruction d’un mythe identitaire », consacré à l’essai, paraît-il « éclairant », de deux « historiens », William Blanc et Christophe Naudin, Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire.

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule ».


A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

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Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Comme l’expliquait l’auteur Jean Hurtado dans sa biographie consacrée à Zénon, celui-ci ainsi que son contemporain Epicure (image en Une) vécurent « une période troublée de l’histoire de la Grèce ». Confrontés à une phase de déclin, ces deux sages proposèrent « une philosophie adaptée aux hommes désorientés de ce temps ». Alors bien sûr, en parlant de Zénon et d’Epicure, je n’ai pas l’intention de vouloir faire revivre le passé. Ceci n’aurait aucun sens du fait que rien ne peut être comme avant. Par contre, à l’image de cette « période troublée » qu’ils ont vécu, nous pouvons nous aussi, dans notre époque dite moderne, nous définir et nous reconnaître comme des « hommes désorientés ».

Face à cette triste réalité, que nos politiques nient, car incapables de se remettre en question comme étant l’une des causes de notre décadence, nous devons dès à présent nous servir de notre passé, comme l’ont fait en leur temps Zénon et Epicure avec Homère, Pythagore, Hésiode, Socrate, Platon, Aristote, Diogène… pour enfin trouver une issue favorable et porteuse d’espoir.

Prioritairement, nous devons dresser un constat rigoureux de notre situation actuelle pour savoir ce que nous avons perdu et ce sur quoi nous pouvons nous reposer.

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