Présence de Thierry Maulnier - par Christopher Gérard

Présence de Thierry Maulnier – par Christopher Gérard

25/10/2014 – PARIS (via Archaïon)
Itinéraire singulier que celui de Jacques Talagrand (1909-1988), mieux connu sous son pseudonyme de L’Action française, Thierry Maulnier (photo). Normalien brillantissime, condisciple de Brasillach, de Bardèche et de Vailland, Maulnier fut l’un des penseurs les plus originaux de sa génération, celle des fameux non conformistes des années 30, avant de devenir l’un des grands critiques dramatiques de l’après-guerre, ainsi qu’un essayiste influent, un chroniqueur fort lu du Figaro, et un académicien assidu.

Georges Feltrin-Tracol, "Thierry Maulnier. Un itinéraire singulier"

Georges Feltrin-Tracol, “Thierry Maulnier. Un itinéraire singulier”

Un sympathique essai tente aujourd’hui de sortir Maulnier d’un injuste purgatoire, moins complet bien sûr que la savante biographie qu’E. de Montety a publiée naguère, puisque l’auteur, Georges Feltrin-Tracol, a surtout puisé à des sources de seconde main. Moins consensuel aussi, car ce dernier rappelle à juste titre le rôle métapolitique de Thierry Maulnier, actif dans la critique du communisme en un temps où cette idéologie liberticide crétinisait une large part de l’intelligentsia, mais aussi du libéralisme, parfait destructeur des héritages séculaires. Car Maulnier, en lecteur attentif des Classiques, savait que l’homme, dans la cité, doit demeurer la mesure de toutes choses sous peine de se voir avili et asservi comme il le fut sous Staline, comme il l’est dans notre bel aujourd’hui. Feltrin-Tracol souligne par exemple le fait que, peu après Mai-68, Maulnier s’impliqua aux côtés d’un jeune reître au crâne ras, qui avait tâté de la paille des cachots républicains, dans l’animation d’un Institut d’Etudes occidentales qui influença la toute jeune nouvelle droite. L’activiste en question s’appelait Dominique Venner, futur écrivain et directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire

Le digne académicien, le ponte du Figaro, n’avait pas oublié sa jeunesse d’orage, quand, exaltant Nietzsche et Racine dans deux essais mémorables, il critiquait les mythes socialistes ou nationalistes, et analysait cette crise de l’homme européen dont nous ne sommes pas sortis, en tout cas par le haut. Héritier de Maurras, mais de manière critique et sans servilité aucune (posture moins courante qu’on ne le croit chez les intellectuels français, si friands d’obédiences et de chapelles, si perinde ac cadaver), Maulnier prôna dans des brûlots tels que L’Insurgé (dangereusement proche de la Cagoule, comme me le dit un jour le délicieux Pierre Monnier, salué comme il se doit dans la jolie préface de Philippe d’Hugues) ou Combat une révolte spirituelle (et agnostique), aristocratique (et libertaire), conservatrice (et personnaliste), aux antipodes des mises au pas rouges ou brunes. Son credo peut se résumer par une phrase de son vieux maître provençal : « Un ordre qui est une tendresse tutélaire pour la chair et l’âme des hommes et des choses, à qui il permet de naître, de grandir, et de continuer d’être ». En un mot comme en cent, la subversion classique, celle-là même qu’illustra l’écrivain Jacques Laurent.

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Méridien Zéro émission n° 205 : "La bataille culturelle peut-elle être gagnée ?"

Méridien Zéro émission n° 205 : “La bataille culturelle peut-elle être gagnée ?”

24/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ce vendredi de 21 heures à 23 heures, Méridien Zéro vous propose une émission très largement consacrée à la 7e journée de la réinformation organisée samedi dernier par Polemia sur le thème de “la bataille culturelle”. Nous avons pu y rencontrer des intervenants – Gabriel Robin (Boulevard Voltaire), Arnaud Naudin (Novopress), Patrick Péhèle (Eléments) ou encore Orick (dessinateur, affichiste [affiche ci-dessous]) – ainsi que des observateurs extérieurs et attentifs, comme David Doucet (Les Inrockuptibles) et Dominique Albertini (Libération). Ces entretiens s’insèrent dans un bilan de la journée que nous menons avec Pierre Brabant (Polemia) et Xavier Eman (Zentropa et Livr’arbitres).

A la barre Gérard Vaudan et Jean-Louis Roumégace, à la technique JLR.

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Samedi 25 octobre, rencontre à Nice avec Philippe Vardon autour de son livre "Militants"

Samedi 25 octobre, rencontre à Nice avec Philippe Vardon autour de son livre “Militants”

24/10/2014 – NICE (NOVOpress)
Philippe Vardon présentera son livre “Militants” demain samedi 25 octobre à 15h30 à l’Hôtel Splendid (50 bd Victor Hugo) à Nice. Au programme : résentation de l’ouvrage, discussion avec l’auteur (à propos du livre ou de ses autres ouvrages et engagements) à travers les questions de la salle, et dédicaces à l’issue de la rencontre. Le livre sera en vente sur place (10€).

Les folies du pédagogisme totalitaire, par Claude Lorne

Les folies du pédagogisme totalitaire, par Claude Lorne

« Mais que dire du jargon utilisé par les technos de l’Educ’ nat’ dans les centres de formation des jeunes professeurs en instance de titularisation ? »
Le 12 octobre, l’écrivain Christian Combaz épinglait le ministre Fleur Pellerin et la novlangue des technocrates de la Culture (1) dont il citait quelques formules alambiquées telle « Développer les moyens dédiés à l’éducation artistique et culturelle, à l’accès à la culture et à la démocratisation culturelle grâce notamment aux politiques transversales de médiation et au plan de développement de l’éducation artistique et culturelle ». Mais que dire du jargon utilisé par les technos de l’Educ’ nat’ dans les centres de formation des jeunes professeurs en instance de titularisation ?


A cet égard, le témoignage d’Emmanuelle Delacomptée, qui, d’une plume allègre, relate dans Molière à la campagne (2) sa première année d’enseignement en Normandie, est proprement hallucinant.

Novterminologie : lancer du « référentiel bondissant » par le « segment mobile »

Passons sur les « géniteurs d’apprenants » (les parents d’élèves) et les « séquences » qui ont remplacé les cours d’antan, termes relativement traduisibles. Mais sait-on que les « lectures cursives » sont les lectures à faire à la maison ? qu’un « référentiel bondissant » est un ballon et un « référentiel bondissant oblique » un ballon de rugby (oblong serait plus indiqué) tandis que le bras est un « segment mobile » ? Et malheur au petit prof qui oublie cette novterminologie : « Il s’agit d’être précis dans son discours », lui rétorque le formateur, qui rappelle « qu’on ne dit plus grammaire mais “discours raisonné de la langue”, ni discours indirect mais “paroles rapportées indirectement” ou, à la rigueur, “énoncé coupé”, par opposition à “énoncé ancré” ». Bien entendu, les compléments ne sont plus d’objet indirect ni même circonstanciels comme naguère mais « non essentiels » et les professeurs de français d’un même établissement sont sommés de se « réunir à chaque rentrée pour harmoniser [leur] terminologie ».

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Yannick Noah regrette "la censure" contre Dieudonné

Yannick Noah regrette “la censure” contre Dieudonné

23/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Alors que pour faire oublier ses turpitudes fiscales Yannick Noah se présente comme un chevalier blanc de la société métissée et de la résistance chantée au Front national (un flop commercial), il n’en oublie pas moins une solidarité communautaire. Ainsi, lors d’une émission récente sur France 2, il a exprimé ses regrets quant à la censure qui touche Dieudonné, tout en prenant certaines précautiosn oratoires pour ne pas montrer un soutien franc et massif…

Il faut dire que Dieudonné dans une vidéo exprimait son soutien à Yannick Noah contre le Front national (le mérite de la clarté…)

Crédit photo : DR

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Alain de Benoist : “LMPT : la France a plus besoin d’une seconde Révolution que d’une VIème République”

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Synode sur la famille : David contre Goliath - Entretien avec François-Xavier Peron (Présent 8214)

Synode sur la famille : David contre Goliath – Entretien avec François-Xavier Peron (Présent 8214)

21/10/2014- PARIS (NOVOpress) – Le Synode sur la famille qui s’est tenu au Vatican pendant deux semaines laisse un goût amer aux catholiques. Incertitudes, provocations, errements… Qu’y comprendre ? François-Xavier Peron, de Civitas, livre quelques-unes de ses analyses.

– Ce samedi, le pape François a dévoilé la « relatio sinodi », une synthèse susceptible d’apaiser les tumultes liés à la remise en cause des fondements les plus élémentaires de la définition de la Famille. Pouvez‑vous exprimer votre ressenti ?

Synode sur la famille : David contre Goliath - Entretien avec François-Xavier Peron (Présent 8214)– Quel est le rôle du Pape ? Trouver des compromis et faire des synthèses ou bien confirmer ses frères dans le Foi quoi qu’il advienne, y compris le martyre ? Est‑ce la vérité qui prime ou le consensus ? De plus, depuis quand un synode se permet‑il de changer la doctrine ? Depuis quand le Pape lui‑même peut‑il modifier la Loi naturelle ? Hélas, tout ceci montre bien que le référentiel des hommes d’Eglise n’est plus Dieu mais l’Homme : cette religion nouvelle est anthropocentrique. Ceci n’est pas nouveau, ce fut la volonté du concile Vatican II il y a 50 ans, exposée dans des termes sans équivoques par Paul VI lors de son discours de clôture : « L’humanisme laïque et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes pour les hommes l’a envahi tout entier. La découverte des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé l’attention de notre Synode. »

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Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : "La bataille culturelle"

Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : “La bataille culturelle”

21/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La 7ème édition de la Journée de Réinformation sur « la bataille culturelle » s’est tenue samedi 18 octobre au Salon Dosne-Thiers, devant une salle comble, démontrant que cette manifestation suscite un intérêt croissant auprès d’un public attentif et sensibilisé aux thématiques développées par la fondation Polémia depuis plusieurs années. Novopress y était présent a pu constaté le succès et le sérieux de cette journée.


Jean-Yves Le Gallou a ouvert les travaux en posant la question : « Qui sont les censeurs ? Qui sont les dictateurs ? » Reprenant les exemples qu’il citait dans la présentation de la Journée diffusée sur le site le 16 octobre, il a mis en évidence que c’est en France qu’un Jack Lang avait pu instaurer un corps d’inspecteurs de la création artistique, qu’un libraire se voit cloué au pilori sur une radio d’Etat pour avoir diffusé des ouvrages de Dominique Venner ou d’Alain de Benoist, qu’un directeur d’un grand musée est « recadré » pour être intervenu sur Radio Courtoisie. C’est encore en France que les mondes des bibliothèques municipales et des livres pour enfants sont aux mains des « petits flics de la pensée », qui font peser sur eux la chape du politiquement correct.

Il a pu compléter cette illustration par deux événements tout récents :

• Lors des « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois sur « Les rebelles », qui se déroulaient du 9 au 12 octobre dernier, la conférence inaugurale prononcée par Marcel Gauchet a soulevé un scandale, car l’intervenant n’était pas jugé assez « rebelle » aux yeux de certains ;
• Les protestations contre l’érection sur la Place Vendôme du « sapin » de MacCarthy (qui n’est autre qu’un « plug anal » géant), ont été repoussées du pied par les pouvoirs publics au motif que « l’œuvre » avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ! (L’on devait apprendre dans la journée qu’elle avait été vandalisée au cours de la nuit, ce qui pourrait n’être qu’une manœuvre pour soutenir sa cote.)

Le président de Polémia insiste sur le fait que ces exemples apparemment épars se ramènent à un phénomène global : les mécanismes d’intimidation mis en œuvre, par l’Etat, les collectivités locales, les médias et le monde des grandes entreprises privées, notamment financières, pour briser, dans le domaine culturel, toutes les tentatives de dissidence par rapport au modèle idéologique dominant.

Mais la contre-offensive a commencé, et c’est précisément l’objet de cette Journée d’en apporter la preuve.

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Quand Jean-Michel Cambadélis évoque malicieusement les origines hongroises de Nicolas Sarkozy…

Quand Jean-Christophe Cambadélis évoque ironiquement les origines hongroises de Nicolas Sarkozy…

20/10/2014 – PARIS (NOVOpress) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, était mercredi dernier l’invité de LCP – France Inter – Le Monde. Evoquant le retour en politique de Nicolas Sarkozy  (Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, de son nom complet), Cambadélis lâche (à partir de 38 : 32)* : « [Sarkozy] revient dans une thématique de vengeance ». A la question d’un journaliste : « C’est Monte-Cristo ? », Cambadélis répond, dans un sourire : « Oui, c’est peut-être ça. Ou Mathias Sandorf… »

Le Comte Mathias Sandorf, héros éponyme d’un roman de Jules Vernes, est un nationaliste hongrois. Le personnage est vraisemblablement inspiré de Lajos Kossuth. La conjuration dont il a pris la tête pour délivrer la Hongrie du joug autrichien ayant échoué, Sandorf est condamné à mort. Il parvient à s’échapper, change d’identité et, grâce à ses talents d’hypnotiseur, acquiert de grandes richesses qui lui permettent de se rendre propriétaire d’une île au large de l’actuelle Libye. Il n’aura de cesse de se venger de ses ennemis, jusqu’à leur mort.

Une problématique très semblable à celle du Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas père, auquel le livre est d’ailleurs dédié…

* En faisant démarrer la lecture de la vidéo, celle-ci démarrera à 38 : 32.

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (6)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (6)

20/10/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La première partie des lettres de Paul Vaseux

La deuxième partie des lettres de Paul Vaseux

La troisième partie des lettres de Paul Vaseux

La quatrième partie des lettres de Paul Vaseux

La cinquième partie des lettres de Paul Vaseux

Au début octobre, le 131ème régiment d’infanterie stationne autour du château d’Abaucourt et de la ferme du même nom. Puis il vient s’articuler sur la cote 285, les bois de Bolante et la lisière est de la forêt d’Argonne. Entre deux bombardements de gros calibre et des heures de travaux de renforcements des tranchées, on procède à une succession d’attaques locales pour parfois ne gagner que cent mètres sur l’ennemi.


Le Neufour, 5 octobre.

« Depuis hier rien de nouveau ici. Nous restons sur nos positions où nous avançons très lentement. C’est la guerre de siège en campagne. J’ai vu plusieurs fois des convois de prisonniers nous en avons fait nous mêmes un certain nombre. Il y a parmi ces Allemands des jeunes gens de 16 ans qui ont à peine 2 mois d’instruction en même temps que des hommes très âgés. C’est dire que de l’autre côté on fait feu de tout bois pour tenir tête aux alliés. Espérons cependant que nous finirons bien par avoir raison de ces barbares, mais, je crois que ce sera dur.

L’hiver a déjà commencé par ici et s’il faut le passer entièrement ainsi, souvent au bivouac, nous pourrons dire que nous en aurons vu de durs. Enfin quoi qu’il arrive, j’espère à la victoire finale et je souhaite que ce soit avant la fin de l’année pour courir vous embrasser bien fort et me réchauffer au coin du foyer paternel ».

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De la place Vendôme et McCarthy

De la place Vendôme et McCarthy

19/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Encore une pulsion théâtrale du dinosaure McCarthy à bout de souffle. Activant sa ficelle, la transgression, l’agitateur « scato-choc » se raccroche aux branches, gonflant des structures qui ont perdu la fougue de ses vertes années. Sa nouvelle astuce : écraser par le gigantisme des spectateurs culpabilisés, pétrifiés devant l’horreur. La critique leur est interdite, sous peine d’être livrés à la milice subventionnée.

Monsieur McCarthy avait-t-il le cran de s’asseoir au sommet de son monticule vert, sans filet, comme il le fit jadis muni de petites poupées blondes(1) ? Tree (photo ci-dessus, avant qu’il ne soit dégonflé hier dimanche 18/10/2014) est un échec, qu’il cesse d’asséner sa crise nihiliste et renonce désormais à son exposition de la Monnaie de Paris(2). Nous contemplons chaque jour le pillage de l’héritage européen et de son esthétique instrumentalisée. L’art d’Etat imposé n’offre rien, mais dévore ce qu’il capte, drapé dans l’orgueil des doubles sens. L’architecture parisienne, sans doute trop pauvre pour ses fonctionnaires, subit brutalement la réforme.

Il est temps pour le vieil homme et ses comparses de se retirer décemment et laisser place à la jeune garde. Les artistes se réveillent en nombre et enterreront cette soif de destruction, car la jeune France analyse ce poison désabusé. Le choc visuel est devenu mainstream(3). Lorsque le débat philosophique autour de l’art éclatera, ces plasticiens homologués n’auront pour seule carte que le piège du détournement cher aux conceptuels(4). L’art officiel se nourrit de l’émotion douloureuse qu’il suscite. N’existant qu’au travers de la violence, cette production se heurtera à la transcendance des créateurs de demain, las de ramasser les débris d’une novlangue creuse.

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Robert Ménard confie la rédaction d’un livre à Renaud Camus, théoricien du Grand remplacement

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La non-information pourrait bien être la forme la plus perverse et la plus efficace de la désinformation

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Le plug anal installé place Vendôme, cible de la vindicte populaire ?

18/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
L’objet gonflable “Tree” de Paul Mc Carthy, qui ressemble plus à un plug anal qu’à un arbre, a été la cible de Français mécontents.

D’après une source policière : “Des individus ont sectionné les câbles qui maintiennent la sculpture en place, profitant d’un moment d’inattention de l’agent de sécurité. L’oeuvre gonflable s’est affaissée. Le responsable a choisi de la dégonfler volontairement. Des investigations sont en cours“.

[Tribune] Slavistes français, capos du goulag universitaire ou la paranoïa stalinienne au service du nivellement par le bas

[Tribune] Slavistes français, capos du goulag universitaire ou la paranoïa stalinienne au service du nivellement par le bas

Anatoly Livry est philosophe et homme de lettres, auteur de quatorze livres parus à Paris et à l’étranger, lauréat de trois prix internationaux, russes et américain, helléniste publié depuis 2003 par le Bulletin de l’Association « Guillaume Budé » – géré par l’actuel directeur de la faculté d’Études Grecques de Paris IV-Sorbonne, Alain Billault – et germaniste dont les découvertes ont vu le jour chez l’éditeur berlinois de Nietzsche « Walter de Gruyter ». L’œuvre d’Anatoly Livry ainsi que des évènements de sa vie sont entrés dans des programmes universitaires, analysés lors de conférences internationales et publiés par l’Académie des Sciences de Russie. Anatoly Livry, de nationalité suisse, docteur de l’Université de Nice-Sophia Antipolis et victime de l’acharnement administratif du Ministère français de l’enseignement, est par ailleurs auteur de la pétition pour la NON-reconnaissance des diplômes et titres universitaires français en Suisse.


Depuis une douzaine d’années que dure l’« Affaire Livry » (sujet d’enseignements et de publications académiques, en français, en anglais, en allemand et en russe), les mammifères diplômés en slavistique française sont devenus synonymes d’une inculture non élémentaire, mais ridicule, poussée à l’extrême et même purement soviétique : ces  créatures,  formant depuis des décennies la première interface de contact entre l’URSS et la France, sont devenues par la force des choses un micro-GOULAG ordurier[1] et pervers, contaminant naturellement par son atmosphère stalinienne les slavistes français de souche. Face à une telle situation, l’on peut logiquement se demander pourquoi la slavistique française est devenue depuis un siècle l’expression francophone du stalinisme le plus stupide et le plus arriéré, alors que, au contraire, elle aurait pu s’ériger en bastion entre la Science française, cette entité fragile et nuancée, nourricière d’une élite universelle, et les ordures staliniennes, génitrices naturelles du journalisme (dans le sens d’une prostituée journalière se vendant aux idées qui rapportent le plus) et de cette inculture devenue norme et glorifiée, bien qu’elle ne soit en réalité que la posture arrogante d’une fille de joie qui s’est bien vendue pendant des années puis qui, flétrie, est devenue la gestionnaire d’une maison close.

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Contre l’art contemporain, la dissidence. Entretien avec Aude de Kerros (Présent 8211)

Contre l’art contemporain, la dissidence. Entretien avec Aude de Kerros (Présent 8212)

17/10/2014- PARIS (NOVOpress) - Ce samedi 18 octobre, Polémia consacre sa septième journée de réinformation à la Bataille culturelle (cf. notre interview de Jean-Yves Le Gallou, Présent du 23 septembre). L’artiste et essayiste Aude de Kerros participera à une table ronde sur l’art caché, en abordant particulièrement la question des voies de la dissidence. Entrer en résistance ? Aude de Kerros nous explique comment et pourquoi.

Contre l’art contemporain, la dissidence. Entretien avec Aude de Kerros (Présent 8212)— L’intrusion de l’art contemporain dans les lieux patrimoniaux (châteaux, abbayes…) est-elle une désinformation ?

C’est plus exactement une déprogrammation et une reprogrammation autrement.

En effet « Art » et « AC (1) » appartiennent à deux catégories différentes. Dans l’Art, la forme porte le sens quand elle est accomplie. L’AC n’est pas de l’art au sens originel du terme : il procède de la déclaration duchampienne, « est de l’art ce que l’artiste déclare tel ». Il ne crée pas une œuvre autonome qui se suffit à elle-même, il détourne lieux, objets, références, monuments. Son action a pour finalité non pas de créer quelque chose de nouveau et d’unique mais de subvertir quelque chose qui existe déjà, en l’occurrence le contexte qu’il investit. Cette nouvelle finalité de « l’Art contemporain » est revendiquée par le courant dominant, bien-pensant et officiel. Comme un service que l’AC rend à la société, pour son bien. En effet il combat « l’entropie », la sclérose, en permettant un changement perpétuel, conçu comme le moteur du développement et de la richesse matérielle.

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EI : l’esclavage, une pratique institutionnelle dans l’islam

EI : l’esclavage, une pratique institutionnelle dans l’islam

17/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
L’Etat islamique publie sur Internet un magazine en anglais, « Dabiq », 50 pages de prêches, d’appels au djihad, de vidéos de décapitations et de texte sur l’esclavage.

Dans son quatrième numéro, qui vient de paraître, les communicants de l’Etat islamique affirment que les femmes et les enfants yazidis — du nom d’une petite ethnie du nord de l’Irak — ont été livrés aux combattants musulmans ayant participé aux récentes opérations de Sinjar. Soit un « butin de guerre » constitué de plusieurs centaines de civils. L’article se félicite manifestement de ce retour à l’esclavage et déclare « Un esclavage qui est probablement le premier depuis l’abandon de cette loi de la charia ».

Rappelons qu’en 625 à Yahrib (la future Médine), les musulmans, sous la direction du Prophète, massacrent tous les hommes de la tribu des Banû Qurayzah puis se répartirent les femmes et les enfants en esclavage sexuel.
L’ouvrage de Robert Davis, professeur d’histoire à l’université de l’Ohio, « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans », paru en 2007, replace dans sa perspective historique la traite des Blancs pratiquée en Méditerranée par les musulmans — une traite qui s’étage du XVIe au XIXe siècle et qui a causé plus d’un million de victimes — à partir de trois principales métropoles esclavagistes : Alger, Tunis et Tripoli.

Rappelons également l’ouvrage de l’anthropologue franco‑sénégalais Tidiane N’Diaye : « Le génocide voilé »

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Malgré ses réseaux, BHL n’aura pas réussi à sauver sa pièce « Hôtel Europe »

17/10/2014 – PARIS (via Rue89) Même si vous êtes actuellement en stage aux îles Kerguelen, vous avez entendu parler de la pièce de Bernard-Henri Lévy, « Hôtel Europe », actuellement jouée au théâtre de L’Atelier, à Paris. Vous avez vu, entendu partout, BHL faisant l’article de sa pièce. Vous êtes forcément tombé sur un des articles (celui du Point, par exemple) faisant état de la visite de Valls, de Sarkozy, ou de Hollande, venus voir le spectacle, et assurant que « la pièce affiche complet ».

Toute cette sympathique propagande n’aura malheureusement pas suffi. Ce plaidoyer pro-européen, qui devait être joué jusqu’à fin décembre, s’arrêtera le 16 novembre, faute de clients dans l’hôtel.

Leçon de l’épisode : les « réseaux BHL » sont certes assez étendus pour atteindre la direction du théâtre de L’Atelier, le site du Point, et les anciens et actuels dirigeants de l’Etat. Mais il faut croire que cela ne suffit pas à impressionner les amateurs de théâtre.