Galerie des Batailles, le Grand Effacement en cours

Programmes d’histoire au collège : le Grand effacement en action

27/04/2014 – SOCIÉTÉ (NOVOpress via Boulevard Voltaire)
Le grand effacement contre lequel nous luttons est une réalité quotidienne. Découvrez la tribune de Julien Langard sur Boulevard Voltaire

Julien Langard, professeur certifié d’histoire-géographie, Membre du collectif Racine (collectif d’enseignants associés au Rassemblement Bleu Marine) est en bonne position pour observer le Grand effacement à l’œuvre dans l’éducation nationale.
Sa chronique sur les nouveaux programmes d’histoire au collège illustre parfaitement la duplicité du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui prétend préserver le caractère chronologique de l’histoire alors qu’il fait exactement le contraire, en instaurant une approche thématique dès la 5e.
De plus, la plus grande autonomie laissée aux profs dans le choix des sujets masque mal la volonté d’imposer une vision politiquement correcte de l’histoire : enseignement obligatoire de l’islam, de la traite négrière ou du génocide juif et tzigane durant la seconde guerre mondiale… l’Empire carolingien, la Réforme protestante, le débarquement de Normandie et autres grandes batailles qui ont forgé notre roman national sont eux facultatifs.

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr (CC), retouchée par NOVOpress

Génération Identitaire Lorraine occupe le parvis de la mosquée de Woippy !

27/04/2014 – France (NOVOpress)
Les militants de Génération Identitaire Lorraine ont occupé le parvis de la mosquée de Woippy le 24 avril 2015, Pour dire non à l’islamisation croissante et la déchristianisation massive de leur région !

Retrouvez le communiqué officiel de cette action, que nous reproduisons ci-dessous, sur la page Facebook de Génération Identitaire :

Le 4 avril dernier, Dalil Boubakeur, président du CFCM et recteur de la Grande Mosquée de Paris faisait grand bruit dans la presse en appellant à doubler le nombre de mosquées dsn les deux ans à venir.
Le sénateur-maire de Woippy, François Grosdidier, lui, approuvait cette idée. Pour rappel, ce dernier était le premier à faire construire une mosquée financée par des fonds publics sur son territoire communal, soit près de trois millions d’Euros.
Dans le même temps, et dans le silence le plus total des médias, on apprenait que de nombreuses églises étaient à nouveau menacées de disparition du fait de leur vetusté. L’église Sainte Rita à Paris qui célébrait sa dernière messe le 15 mars ou celle de Bouin-Plu-Moison dans le Pas-de-Calais en sont deux exemples récents.
Tandis que l’État, qui se soumet toujours plus, encourage les constructions de mosquées, nous, membres de Génération Identitaire, sommes attachés à la défnse de notre culture, de notre identité et au patrimoine de notre région. Nous refusons donc une islamisation plus croissante encore !

Face à l’islamisation massive et la déchristianisation croissante, Génération Identitaire dit Stop !

À l’issue du Colloque organisé par l’institut Iliade qui s’est déroulé à Paris le 25 avril 2015, NOVOpress a rencontré Jordan, cadre de la section Lorraine de Génération Identitaire qui a accepté de répondre à nos questions :

Entretien réalisé par Franck Guiot pour NOVOpress le 25 avril 2015

Génération Identitaire rappelle qu’un meeting sur le thème de « L’Europe face au djihad » se tiendra à METZ le 30 Mai 2015 et vous convie à l’évènement.

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Charles Martel et la bataille de Poitiers : mythe ou réalité ?

Charles Martel et la bataille de Poitiers : la désinformation

Par Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, auteur de Ils ont tué l’histoire-géo (éd. François Bourin, 2012).

♦ J’ai été saisi d’étonnement en découvrant, le 19 avril, sur le site Les Inrocks, l’article d’un certain Jean-Marie Durand, spécialiste des « idées », intitulé « Tu parles, Charles Martel ! La déconstruction d’un mythe identitaire », consacré à l’essai, paraît-il « éclairant », de deux « historiens », William Blanc et Christophe Naudin, Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire.

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule ».


A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

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Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Comme l’expliquait l’auteur Jean Hurtado dans sa biographie consacrée à Zénon, celui-ci ainsi que son contemporain Epicure (image en Une) vécurent « une période troublée de l’histoire de la Grèce ». Confrontés à une phase de déclin, ces deux sages proposèrent « une philosophie adaptée aux hommes désorientés de ce temps ». Alors bien sûr, en parlant de Zénon et d’Epicure, je n’ai pas l’intention de vouloir faire revivre le passé. Ceci n’aurait aucun sens du fait que rien ne peut être comme avant. Par contre, à l’image de cette « période troublée » qu’ils ont vécu, nous pouvons nous aussi, dans notre époque dite moderne, nous définir et nous reconnaître comme des « hommes désorientés ».

Face à cette triste réalité, que nos politiques nient, car incapables de se remettre en question comme étant l’une des causes de notre décadence, nous devons dès à présent nous servir de notre passé, comme l’ont fait en leur temps Zénon et Epicure avec Homère, Pythagore, Hésiode, Socrate, Platon, Aristote, Diogène… pour enfin trouver une issue favorable et porteuse d’espoir.

Prioritairement, nous devons dresser un constat rigoureux de notre situation actuelle pour savoir ce que nous avons perdu et ce sur quoi nous pouvons nous reposer.

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Manuel Valls

Valls veut de l’improvisation à l’école, l’opposition en voudrait moins au gouvernement

24/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Manuel Valls propose d’intégrer des fours d’improvisation, façon Jamel Debbouze, à l’école. NKM appuie la proposition, l’opposition monte au créneau. est-ce vraiment la priorité ?

L’un des derniers soutiens de François Hollande n’est autre que Jamel Debbouze, cela vaut bien un petit renvoi d’ascenseur. C’est Manuel Valls qui s’y est collé il y a deux jours dans une interview accordée au magazine culturel L’Œil. Le chef du gouvernement y affirmait en effet qu’il se verrait bien « intégrer, dans nos écoles, l’art de l’improvisation que porte Jamel Debbouze ».
Bonne élève, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a appuyé l’idée de son patron et renchéri de compliments sur le comédien : « C’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’admiration [...] L’improvisation qu’il a beaucoup portée [...] est une façon d’apprendre à vivre ensemble. »

Alors que les « fondamentaux » (lecture, écriture, calcul…) ne sont plus maîtrisés, que l’école devient un lieu du « grand effacement » de l’histoire française et européenne et que les racines de notre culture sont extirpées des programmes (notamment le grec et le latin), la proposition de Manuel Valls fait réagir l’opposition.

Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement

Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement

Source : Boulevard Voltaire – « Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement »
Najat Vallaud-Belkacem a annoncé une énième réforme des collèges. Au programme, la baisse des heures consacrées à l’enseignement des disciplines fondamentales au profit du temps attribué à « l’interdisciplinaire », c’est-à-dire au conditionnement idéologique. En clair : moins d’heures pour le français, l’histoire et la géographie, davantage de temps pour les parlottes politiquement correctes sur « la communication », « la citoyenneté » et « le développement durable ». Au passage, ce qui restait de l’enseignement du latin et du grec disparaît dans un magma « interdisciplinaire ». Et l’enseignement possible d’une deuxième langue dès la sixième passe à la trappe.

Certains en ont conclu que Vallaud-Belkacem était « le pire ministre de l’Éducation nationale de la Ve République ». C’est très injuste. Elle ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Car elle se contente de mettre ses pas dans ceux de ces prédécesseurs. D’Edgar Faure (1968) à Vallaud-Belkacem (2015), en passant par Haby, Savary, Chevènement, Monory, Jospin, Bayrou, Allègre, Lang, Chatel et quelques autres bravaches, la logique a toujours été la même : s’écarter de l’école lieu de transmission pour en faire un « lieu de vie » (sic) ; délaisser l’instruction au profit d’une hypothétique éducation ; sacrifier l’enseignement du contenu des matières au bénéfice du conditionnement pédagogique (et idéologique).

Au demeurant, cette évolution n’est pas particulière à la France, elle concerne tous les pays européens. Dans un but manifeste de rupture avec le passé et de déracinement des enfants. Pour mieux en faire des consommateurs dociles et des citoyens serviles. Le but ? Supprimer tout ce qui pourrait permettre la construction d’un esprit critique pour disposer d’éponges aptes à se gorger des messages de la publicité commerciale et de la propagande « antiraciste ».

De ce point de vue, le grand effacement de la mémoire collective est l’indispensable préalable du Grand Remplacement démographique. Le message est clair : oubliez qui vous êtes, ignorez d’où et de qui vous venez, et laissez d’autres prendre votre place !

C’est précisément contre cela qu’a été voulu, avant son suicide-avertissement, par Dominique Venner, l’ILIADE, l’Institut pour la longue mémoire européenne : il s’agit de promouvoir le grand ressourcement comme riposte au grand effacement. Reprendre conscience de notre héritage d’Européens d’expression française. Réaffirmer notre identité dans la longue histoire. Réécoutez Renan affirmant : « Le chant spartiate “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. »

C’est dans cet esprit que l’ILIADE offre des sessions de formation pour jeunes hommes et jeunes femmes à haut potentiel. C’est dans le même esprit que l’Institut invite, pour le samedi 25 avril prochain, à la Maison de la Chimie, à son deuxième colloque consacré à « L’univers esthétique des Européens ». Un univers esthétique aujourd’hui bouleversé par les interdits sur la représentation (l’islam), l’enlaidissement des paysages (l’appropriation technicienne et marchande de la nature) et la dictature du non-sens (le non-art contemporain). Face à la tyrannie du vide, de grands intellectuels dissidents apporteront leurs réponses en puisant dans la longue histoire.

Jean-Yves Le Gallou


Crédit photo : COD Newsroom via Flickr (cc)

Réforme du collège : la novlangue obligatoire

Réforme du collège : la novlangue obligatoire

Source : Le Figaro – « Réforme du collège : la novlangue obligatoire ! » – « Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs ». Non, ce n’est pas le titre de la brochure d’une secte post-Raélienne mais bien celui des nouveaux programmes de collège pour les langues étrangères et régionales (cycle 4, page 17). Ce jargon « pédagogiste » fait son grand retour dans les nouveaux programmes scolaires pour l’école primaire et le collège.

Ainsi, dans la section consacrée à l’éducation physique et sportive le lecteur apprend avec bonheur que l’élève ne nage pas, non, il « traverse l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête ».

Pas question non plus de s’adonner à de vulgaires jeux de raquettes, l’objectif c’est de « rechercher le gain d’un duel médié par une balle ou un volant » (page 23). Toujours dans cette section l’élève est invité lors des activités de combat à «vaincre un adversaire en lui imposant une domination corporelle symbolique et codifée». Une prose digne des plus belles pages de Cinquante nuances de Grey.

Au-delà de ces citations absconses qui amusent et inquiètent les réseaux sociaux, ces programmes sont le révélateur d’une réalité bien plus inquiétante: la déconnexion consommée entre ceux qui les rédigent et les autres, qui les subissent au quotidien. En effet, comment ne pas s’inquiéter du fait que personne, au sein du conseil supérieur des programmes, n’ait perçu le caractère risible des intitulés et la vacuité du vocabulaire employé ?

Choix conscient ou non, l’emploi d’une telle novlangue est par essence le produit d’une idéologie déréalisante, c’est également un moyen de tenir à l’écart les parents en rendant, par l’utilisation d’un charabia scientiste, extrêmement compliqué ce qui pourrait être simple et clair. Au fond, les programmes sont réalisés non pas pour les élèves et les enseignants, mais bien au nom d’une certaine conception du système éducatif, d’une certaine idée de l’enfant.

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Didier Barbelivien : « Marine Le Pen n’est pas d’extrême droite »

21/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Barbelivien, le “faiseur de tubes”, en pleine promotion de sa comédie musicale, se livre sur l’actualité politique.

Il critique l’intervention récente de François Hollande sur Canal+ et affirme ne pas être inquiet de la montée du Front National en France (vers 13’00).

Pour Didier Barbelivien :

Marine Le Pen n’est pas d’extrême droite

L’artiste dit aussi être attaché à une France charnelle. Pour lui, beaucoup de choses ont disparu en France comme les libertés quotidiennes.

La France du bon sens a disparu. C’est ce que je remarque un peu partout. Et beaucoup moins en province qu’à Paris.



Entretien avec Grégoire Gambier, de l’Institut Iliade : « Il y a urgence à décoloniser notre imaginaire »

21/04/2015 – PARIS (NOVOpress) - L’Institut Iliade organise le 25 avril prochain un colloque, « l’univers esthétique des Européens ». Novopress est allé interroger son porte-parole, Grégoire Gambier.

Rien ne nous oblige à accepter « la loi du pognon », et pire encore la « soumission » à une culture étrangère à nos valeurs.


NOVOpress : L’Institut ILIADE organise son colloque annuel le 25 avril prochain à la Maison de la Chimie, avec pour thème « l’univers esthétique des Européens ». Pourquoi un tel choix ?

Grégoire Gambier : Parce que la réaffirmation de notre univers esthétique, et donc éthique, nous apparaît impérieuse. L’art européen est fondamentalement un art de la représentation, celle de l’homme et du divin. Il est à la fois le terreau et le vecteur d’une vue du monde où la beauté et le sacré sont indissociables. Et où notamment la figure de la femme, de Diane chasseresse à la Vierge Marie, de la Dame de Brassempouy à la Vénus de Botticelli, occupe une place essentielle. Or cette spécificité plurimillénaire est aujourd’hui attaquée, voire niée par deux formes de totalitarisme.

Celui de l’islam radicalisé, bien sûr, dont la fureur iconoclaste et fortement misogyne apparaît au grand jour partout où il peut se déployer sans limites : en Afghanistan hier, en Irak et en Syrie aujourd’hui – en Europe demain ? Mais aussi le totalitarisme du marché, la prétention de « l’avoir » à supplanter « l’être », qui nous impose une forme de dictature de la laideur, dont les provocations dérisoires de « l’art contemporain » ne constituent qu’un des aspects. Dans les médias comme dans nos villes, les zones commerciales et jusque dans nos champs et sur nos rivages avec la prolifération des éoliennes, c’est bien notre univers esthétique, mental, qui est agressé par le règne de la vulgarité, de la consommation et de l’utilitarisme « technicien ». Or rien ne nous oblige à accepter « la loi du pognon », et pire encore la « soumission » à une culture étrangère à nos valeurs !

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Quand les indiens Cahuilla se battent pour leur culture, c’est bien. Et pour les Français de souche, c’est mal ?

20/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
Quand la petite tribu des indiens Cahuilla se bat pour préserver son identité et sa culture, c’est digne d’éloges et cela vaut bien un reportage de l’AFP. Et nous, pauvres Français ?

 


 

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"L’univers esthétique des Européens" - Colloque de l’Institut ILIADE le 25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

“L’univers esthétique des Européens” – Colloque de l’Institut ILIADE le 25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, un des co-fondateurs de l’Institut Iliade.

« Il peut y avoir choc de civilisations : la charia n’est pas compatible avec les valeurs européennes et la burka peut difficilement cohabiter avec la minijupe ».


"L’univers esthétique des Européens" - Colloque de l’Institut ILIADE le25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

Institut Iliade

L’ILIADE organise son deuxième colloque samedi 25 avril 2015 à Paris sur le thème de « L’univers esthétique des Européens ». Vous êtes avec Bernard Lugan et Philippe Conrad le co-fondateur de cet Institut pour la longue mémoire européenne, pourquoi ?

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Alain de Benoist

Cet institut de formation et de transmission de la mémoire européenne a été voulu par Dominique Venner. L’écrivain au cœur rebelle nous a chargés de sa création avant d’accomplir son geste sacrificiel en mai 2013 : créer cet Institut était pour nous un engagement d’honneur. Le 21 juin 2014 l’ILIADE a été fondé au sommet du mont Olympe. Notre analyse est la suivante : le Grand Remplacement (de population) est rendu possible par le grand effacement (de notre mémoire) ; nous devons y faire face par le grand ressourcement (dans notre culture et nos traditions).

Le thème de ce deuxième colloque « L’univers esthétique des Européens » n’est-il pas excessivement intellectuel ?

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Slobodan Despot

Je ne crois pas. Bien sûr on se bat contre ce qui nous menace. Mais on se bat mieux quand on a une claire conscience de son identité, une vue du monde, et quoi de plus fort que l’esthétique pour la traduire ? Notre colloque sera « total » : des communications fortes, bien sûr, mais aussi des images de hauts lieux européens (Brocéliande, le Mont Palatin, la Tour de Belem, le Château de la Wartbourg), bref, une évocation des univers celte, latin et germanique. Et une salle décorée notamment d’une grande tenture représentant Diane, la gardienne de la nature. Il s’agit d’un grand panneau décoratif réalisé en Anjou par des artistes françaises. Nous avons aussi fait appel à des peintres et des graphistes pour réaliser des affiches illustrant le thème du colloque. Elles seront en vente sur place. Ce colloque est une pièce majeure dans le dispositif de reconquête culturelle, donc également artistique, qu’il nous faut bâtir.

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Obama et les musulmans, par Hélios d'Alexandrie

Obama et les musulmans – par Hélios d’Alexandrie

Sur le plan international Barak Obama a créé des attentes auxquelles il a très mal répondu, il y a une explication à cela: tout d’abord une interprétation de l’histoire contemporaine fortement teintée d’idéologie, ensuite une lecture erronée de la situation géopolitique, particulièrement celle du Moyen-Orient…

Après son assermentation il entreprit une tournée d’excuses qui l’a mené au Caire et en Europe. Au Caire il a fait mea culpa et tenu des propos dithyrambiques sur l’islam…Selon lui c’était la faute de l’Amérique et de son interventionnisme si le monde n’allait pas bien, lui Obama remettrait son pays à sa place, désormais il ne prétendra plus au leadership des pays démocratiques et ferait preuve de respect et de non-ingérence à l’égard des pays musulmans.

… La nouvelle orientation qu’Obama donnait à l’Amérique a eu pour effet d’insécuriser les alliés et enhardir les ennemis. Un vacuum s’est créé que les adversaires se sont efforcés de remplir, non sans avoir au préalable testé la réaction des Américains, tant sur le plan diplomatique que militaire.

L’alliance avec les extrémistes

Le chaos qui s’étend au Moyen-Orient repose sur deux piliers : l’islamisme et l’argent du pétrole. L’islamisme est représenté par ses variantes sunnites : frères musulmans, wahhabites, salafistes, et par sa variante chiite le khomeynisme, lequel inclut le Hezbollah. Le jihad est consubstantiel à toutes ces variantes comme d’ailleurs le califat, qui dans le khomeynisme est appelé «velayat el faqih» soit la dictature du juriste. L’islamisme sous toutes ses variantes ne fait aucune distinction entre la politique et la religion, les deux sont indissociables; mais il y a plus grave car la fusion des deux amplifie leur aspect rétrograde, oppressif et totalitaire.

Dans les faits l’islamisme, qu’on désigne également par islam politique ou intégrisme islamique, est un fascisme, il en possède toutes les caractéristiques:

  • – Une idéologie bien structurée qui a «réponse à tout», qui exempte ou plutôt interdit à ses adeptes de réfléchir et de questionner, et qui exige une obéissance aveugle.
  • – La paranoïa, l’islam est «menacé» par l’Occident à l’extérieur et par les «ennemis de l’islam» à l’intérieur.
  • – La domination de la oumma (la collectivité des croyants) sur l’individu, lequel ne peut exister en dehors d’elle.
  • – Le suprématisme religieux des musulmans (équivalent au suprématisme racial) qui les autorisent à discriminer, persécuter et dominer les non-musulmans, ces derniers étant assujettis, corps et biens à la oumma.
  • – La violence, laquelle est dirigée contre tous ceux qui font obstacle à la domination de l’islam.
  • – L’intolérance et la haine de tout ce qui n’est pas islamique et en particulier les juifs et les chrétiens.
  • – Le principe de responsabilité collective des non-musulmans, laquelle autorise les croyants offensés à user de violence contre eux, même s’ils ne sont aucunement impliqués dans l’offense ou le préjudice.
  • – L’esprit de conquête et le projet d’étendre sa domination sur le monde entier.
  • – Et, last but not least, la place primordiale accordée au chef, le calife ou l’ayatollah suprême, lequel concentre tous les pouvoirs entre ses mains et exerce son autorité sur tous les sujets.

Il est étonnant que les occidentaux qui ont subi tant de souffrances et de destructions à cause du fascisme, avant et durant la deuxième guerre mondiale, se montrent à ce point aveugles ou inconscients face au fascisme islamique. Il est tout aussi étonnant de voir la gauche, supposément ennemie jurée du fascisme, se lover amoureusement dans ses bras. Cette idylle en apparence contre nature s’explique par l’existence de sentiments communs, dont la haine du christianisme et de la civilisation occidentale. Obama est un gauchiste, rien de ce qui est propre à la gauche ne lui est étranger; il s’ensuit que l’homme le plus puissant du monde a pesé de tout son poids en faveur de l’islam.

La beauté du diable

Obama entretient une vision romantique de l’islam, il n’est pas le seul à détourner le regard de la réalité navrante, celle d’une religion qui asservit un cinquième de l’humanité et qui constitue l’obstacle principal si ce n’est le seul à son développement; du coup, il exonère l’islam de toute responsabilité dans l’échec et la régression des pays musulmans. Si l’écart se creuse entre eux et les pays développés, ce ne peut-être que de la faute de ces derniers et à leur tête les États Unis, ils ont trop longtemps appuyé les dictateurs «laïcs» tels que Moubarak, Kadhafi, Ben Ali, Assad, Saleh, ainsi que les monarques saoudiens, qui même s’ils appliquent strictement la charia, ne trouvent pas grâce aux yeux des islamistes et en particulier les Frères Musulmans. Cet appui aux régimes dictatoriaux ne pouvait avoir qu’une seule raison, les intérêts égoïstes de l’Occident, et ceux-ci ne pouvaient être que contraires aux aspirations légitimes des peuples musulmans.

Obama s’est montré ouvert et sympathique envers les islamistes, il a adopté en quelque sorte leur slogan: «l’islam est la solution ». Qui mieux qu’eux pouvait prétendre à la légitimité? Leur idéologie ne les plaçait-elle pas à un niveau infiniment supérieur à toutes les autres tendances politiques? N’ont-ils pas de bonnes raisons d’en vouloir à l’Occident coupable de les maintenir constamment loin du pouvoir? Leur «amertume » et leurs «griefs» n’ont-ils pas trouvé pour exutoire le terrorisme, lequel est l’arme par excellence des faibles et des déshérités? L’Occident ne risque-t-il pas de subir ce terrorisme tant et aussi longtemps qu’il œuvrera à la marginalisation des islamistes et en tirera profit? Le temps n’est-il pas venu de tourner la page et de rebâtir les relations sur de nouvelles bases?

 

La doctrine Obama

En arrivant au pouvoir Obama s’est engagé dans la politique dite du «reset», soit la remise à zéro, pour ce qui concerne les relations des États Unis avec les pays musulmans. Cette politique ou plutôt cette doctrine, qu’on pourrait d’ailleurs appeler la doctrine Obama, repose sur les éléments suivants:

  • – Tout peuple musulman aspire à être gouverné par les islamistes, par conséquent aucune autre formation politique ne détient une légitimité suffisante pour prétendre au pouvoir.
  • – Les États Unis doivent par conséquent faire preuve de «respect» en facilitant l’arrivée au pouvoir des islamistes.
  • – L’appui des États-Unis aux islamistes constitue une réponse positive à leurs «griefs», elle aura pour effet de dissiper leur «amertume».
  • – Une fois au pouvoir avec l’aide et la bénédiction des États-Unis, les islamistes comprendront que l’Amérique n’est pas leur ennemie mais leur partenaire.
  • – L’amélioration des relations fera en sorte que l’hostilité des islamistes fera place à la paix, à la bonne entente et à la coopération notamment dans le domaine de la sécurité; par conséquent le terrorisme qui carbure au ressentiment, finira par s’éteindre de lui-même.

S’appuyant sur cette doctrine Obama remodela la politique étrangère des États Unis envers les pays islamiques. Cette nouvelle politique s’est articulée sur plusieurs axes, il est utile de les mentionner:

En ce qui concerne l’islamisme chiite:

  1. Retrait précipité d’Irak autorisant l’Iran à faire un satellite de ce pays, lui permettant ainsi de réaliser son rêve séculaire d’un croissant chiite, lequel doit réunir l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Du coup l’Iran se voit accordé un accès direct à la méditerranée et aux frontières d’Israël.
  2. Ce geste de bonne volonté convaincra les mollahs d’Iran de se montrer plus coopératifs et de renoncer à l’arme nucléaire, en échange de quoi les sanctions économiques visant leur régime seront levées, permettant ainsi à l’Iran de commercer librement et de prospérer.

En ce qui concerne l’islamisme sunnite:

  1. Développer des liens étroits avec les tenants de l’islam politique et en particulier la Confrérie des frères musulmans présente et active dans tous les pays islamiques.
  2. Établir avec eux des ententes, prélude à leur prise du pouvoir. Ces ententes leur garantissent des relations privilégiées avec les États Unis ainsi que leur appui tant moral que pratique. En retour de quoi les islamistes sunnites mettront fin à leur hostilité envers les occidentaux et à leur tête les États Unis.
  3. Cesser de soutenir les dictatures dites laïques en cas de soulèvement populaire contre eux, comme ce fut le cas pour Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, et en ce qui concerne Assad, encourager et armer l’insurrection contre son régime.
  4. Prendre ses distances avec la monarchie des Saoud du fait qu’elle est corrompue et réfractaire aux Frères Musulmans, et non parce qu’elle applique rigoureusement le wahhabisme et la charia en Arabie.
  5. Établir la Turquie d’Erdogan et le Qatar comme agents et facilitateurs de la politique proislamiste d’Obama, en particulier sur le plan de l’accès des Frères Musulmans au pouvoir partout où ils bénéficient d’une base populaire.
  6. En contrepartie de cette ouverture et de cet appui aux islamistes, ces derniers s’engagent à reconnaître ouvertement la bienveillance de l’Amérique envers l’islam, à décrédibiliser le jihadisme, à l’interdire voire à le combattre, et à établir des relations cordiales avec l’Occident.

 

Des conséquences imprévues

Le scénario écrit par Obama a tourné court comme il est possible de le constater aujourd’hui. Bien pire il a eu des conséquences tragiques, et nul n’est en mesure de prévoir où et quand l’escalade de l’horreur s’arrêtera. Obama et les apprentis sorciers qui le conseillent, sont partis de prémisses erronées, ils ont bêtement présumé que l’islamisme est un mouvement politique comme les autres, alors qu’il s’agit d’un fascisme plus dangereux que le nazisme du fait qu’il s’appuie entièrement sur la religion. Mais ils se sont également trompés sur la possibilité de coexistence pacifique entre islamistes sunnites et islamistes chiites, ils n’ont pas prévu le déferlement de haine et de mort résultant de la confrontation des deux principales branches de l’islam. Leur islamophilie les a littéralement aveuglés, sans le vouloir et sans le savoir ils ont nourri des monstres assoiffés de sang.

Obama porte la responsabilité entière des conséquences tragiques du retrait total de l’armée américaine de l’Irak et de l’abandon de ce pays au profit de l’Iran. Le gouvernement irakien de confession chiite, influencé par les mollahs iraniens, s’est montré ouvertement hostile aux tribus sunnites du Nord, les exactions systématiques voire les assassinats en séries perpétrés par les forces de sécurité à leur endroit ont été nombreux et ont poussé les sunnites dans les bras de l’État Islamique. Face à la déferlante jihadiste Obama a refusé toute intervention de l’aviation américaine, alors que les forces jihadistes étaient à découvert et que leurs convois constituaient des cibles faciles pour les avions et les hélicoptères d’attaque au sol. Obama refusait d’intervenir tant que le premier ministre en exercice, qu’il jugeait avec raison partial et corrompu était au pouvoir; il n’a pas tenu compte du fait qu’il opprimait la minorité sunnite à l’incitation des iraniens. L’inaction américaine a contribué à la débandade de l’armée irakienne permettant aux jihadistes de s’emparer d’un butin fabuleux, sous forme d’argent, de lingots d’or, de canons, de blindés et de chars d’assaut américains après la prise de Mossoul. L’inaction d’Obama a également permis aux jihadistes de s’en prendre aux minorités yazidis et chrétiennes; persécutions, exils, esclavage et massacres ont été le lot de ces gens. Leur vie n’a pesé d’aucun poids dans la décision d’Obama de ne pas intervenir.

L’aveuglement d’Obama et son préjugé favorable envers l’islam, l’ont empêché de prendre la mesure du danger, et de jouer le rôle qui lui était dévolu, à savoir maintenir une présence militaire américaine pour prévenir les conflits religieux. Plus tard alors que les jihadistes gagnaient du terrain il a bêtement exigé un changement politique à la tête du gouvernement irakien avant d’intervenir. Ce changement a finalement eu lieu mais il était trop tard, les jihadistes s’étaient emparés de Mossoul et poursuivaient leurs attaques. Ironie du sort, bien qu’il ait obtenu l’approbation d’Obama, le nouveau premier ministre se trouve lui aussi sous la coupe des mollahs iraniens, le conflit sanglant entre sunnites et chiites se poursuivra.

Obama a également fermé les yeux sur les incursions de l’Iran au Yémen. Il a laissé les rebelles houthis, financés et armés par l’Iran, renverser le pouvoir en place et s’emparer des rênes de l’État. Cette fois son inaction était motivée par son désir de ne pas perturber les difficiles négociations avec l’Iran sur le nucléaire. Une semaine à peine avant l’accord final, il évacué son ambassade à Sanaa et retiré la centaine de militaires américains présents au Yémen, abandonnant leurs équipements et leurs armes comme butin pour les rebelles. L’entente avec l’Iran avait un prix et il s’est montré plus que disposé à le payer.

Récemment, l’Arabie et l’Iran ont fait, chacun de leur côté, un pas de plus en direction de l’affrontement direct; il y a moins de deux semaines ils se faisaient encore la guerre par procuration. Non contents d’être spectateurs des massacres et des destructions en Syrie et en Irak, ils se sont trouvés un troisième champ de bataille au Yémen. Le conflit est d’ordre existentiel, chaque belligérant joue son avenir, sa survie dépend désormais de la destruction totale de l’adversaire.

L’automne dernier l’Arabie Saoudite a orchestré de main de maître la chute des prix du pétrole, son raisonnement est simple: elle dispose de réserves monétaires de sept cent milliards de dollars, elle peut sans trop de mal passer à travers quelques années de vaches maigres. L’Iran de son côté est très vulnérable, sous l’effet de sanctions économiques décrétées par les puissances occidentales à cause de son programme nucléaire, il a besoin pour son pétrole d’un prix trois fois plus élevé que le prix actuel, afin de boucler son budget et financer son effort de guerre en Syrie et en Irak. À moyen terme la guerre économique déclarée par l’Arabie, pourrait ébranler le régime des mollahs et même entraîner leur chute.
Le temps jouant en leur défaveur, les mollahs n’ont d’autre choix que de faire monter la tension dans le Golfe persique et au Yémen, espérant par là faire grimper le prix du pétrole. Les marchés cependant n’ont pas trop réagi et pour cause: l’Arabie a prévu le coup et a augmenté sa production de pétrole, inondant un marché déjà saturé et tirant les prix encore une fois par le bas. La riposte iranienne ayant fait long feu, les mollahs n’ont d’autres options que menacer directement l’Arabie et les routes du pétrole en contrôlant entièrement le Yémen et en particulier le port stratégique d’Aden et le détroit de Bab el Mandab qui donne accès à la mer rouge et au canal de Suez.

Obama  et les musulmans, par Hélios d'Alexandrie

À cette nouvelle escalade de l’Iran, l’Arabie a répondu par une riposte dévastatrice, aidée en cela par les émirats du Golfe et par l’Égypte. Les bombardements aériens massifs, et l’intervention musclée des flottes égyptienne et saoudienne, ne semblent pas donner de résultats probants, en terme de recul des milices chiites financées et armées par l’Iran; ces dernières pour échapper aux bombes, se sont fondues dans la population civile, rendant plus difficile pour l’aviation saoudienne, de les retracer et de les détruire. La population yéménite souffre, mais son calvaire ne fait que commencer, la guerre se poursuivra car aucun des belligérants n’a obtenu le résultat décisif qu’il souhaitait.

D’ici quelques semaines les Saoudiens se rendront compte qu’ils n’ont d’autres choix que d’occuper militairement le Yémen, or ce pays est montagneux et peu propice à une guerre conventionnelle, une armée régulière n’est pas adaptée à ce type de terrain; en y mettant les pieds les militaires saoudiens feront face à une guérilla chiite déterminée et prête à tous les sacrifices pour défendre son territoire. Les Saoudiens découvriront mais un peu tard, qu’il est plus facile de commencer une guerre que d’y mettre fin. Mais il est fort possible qu’ils se contentent dans un premier temps d’objectifs limités, tels qu’occuper les villes et les sites stratégiques, d’une part pour sécuriser les routes maritimes du pétrole, et d’autre part pour empêcher l’Iran de ravitailler les milices chiites du Yémen. Cependant, on peut d’ores et déjà prévoir, qu’ils ne seront pas en mesure de stabiliser suffisamment la situation; tôt ou tard ils seront forcés de s’aventurer au cœur du pays, là où le terrain leur est défavorable.

 

Obama a échappé la balle

En terre d’islam l’Amérique ne mène plus le jeu, elle n’est même pas en position de l’arbitrer. Placée devant les conséquences désastreuses de la politique étrangère d’Obama, elle est impuissante à modifier profondément le cours des évènements. Obama s’est laissé entraîner dans le jihad, soit la guerre sainte que se livrent sunnites et chiites, il a donné tête baissée dans la Grande Fitna version 2015, où les cimeterres ont cédé la place aux chasseurs-bombardiers F-15 et aux missiles de tous genres, et où il est possible de tuer sans états d’âme des milliers de gens en quelques heures. Il aurait cherché à allumer la guerre qu’il n’aurait pas fait mieux, et d’ailleurs bien des gens se demandent si telle n’était pas sa véritable intention.

Dans les faits Obama sans le savoir et sans le vouloir a servi de catalyseur à la Grande Fitna, sans lui elle se serait quand même allumée, pour la raison que tous les ingrédients du conflit étaient en place. Certains mélanges sont simplement dangereux: Islam, haine religieuse multiséculaire, régimes totalitaires, impérialisme, ressources abondantes en argent et en armement, tous ces éléments mis ensemble n’attendent qu’une simple étincelle; toute rupture de l’équilibre précaire des forces ne peut que dégénérer en guerre ouverte.

Il est trop tard à présent et Obama n’y peut rien, il n’a d’ailleurs pas l’humilité de reconnaître ses erreurs, et il ne possède ni le talent ni la crédibilité nécessaire pour amener les parties à rechercher un règlement politique.

Le gardien, convaincu que les fauves sont doux et bien dressés, les a laissé sortir de leurs cages. Son erreur, pour ne pas dire sa Bêtise Suprême, est de refuser d’admettre qu’un fauve est un fauve!

Hélios d’Alexandrie

Cet article a été initialement publié sur le site canadien français Poste de veille.

Crédit illustrations : DR.

Les ventes de Charlie Hebdo ont rechuté en kiosques

Les ventes de Charlie Hebdo ont chuté de 50% à 90% selon les kiosques

17/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’effet du choc semble passé. Charlie Hebdo continue à se vendre mais sur un rythme bien moins élevé qu’en janvier dernier, à la suite des attentats qui ont visé le journal. En fonction des kiosques, les ventes ont chuté de 50 à 90%. Beaucoup ont acheté l’hebdomadaire satirique pour marquer leur protestation, sans forcément adhérer aux thèses défendues par la ligne éditoriale.

Les assassinats commis au nom de l’islam contre l’équipe de Charlie-Hebdo et dans l’hyper-cacher de la porte de Vincennes ont bouleversé une population à qui l’on a essayé de vendre un « vivre-ensemble » qui n’existe même pas dans les contes de fée les plus angéliques.

Ce réveil pour le moins brutal s’est manifesté par un « je suis Charlie » qui pensait que les stylos étaient plus forts que les kalachnikovs (bon courage !), un autre conte de fée était en écriture. Il fallait trouver le moyen de se rendormir.

L’émotion dépassée, la lecture de l’hebdomadaire satirique retrouve une place plus confidentielle dans le lectorat de presse.

Crédit photo : David FromFrance via Flickr (cc)


Pierre Rabhi : la mondialisation est une horreur, non seulement pour l'Afrique, mais aussi pour le monde tout entier

Pierre Rabhi : “La mondialisation est une horreur, non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde entier”

14/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans une interview accordée au média africain Droit Libre TV, l’agriculteur biologiste et écrivain Pierre Rabhi donne son point de vue sur le Burkina Faso, la mondialisation, l’alimentation, le surpopulation.

Ce spécialiste de l’agro-écologie estime que la mondialisation est une horreur, non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde tout entier. « Elle détruit l’initiative des gens, elle confisque la possibilité des populations de se nourrir par elles-mêmes en les mettant en compétition avec des supra-sociétés qui deviennent si grosses qu’elles monopolisent le marché mondial. »

Selon lui, la politique est inconsciente de l’immensité de l’enjeu qui est la continuité de l’humanité ou sa disparition.

Nous sommes aujourd’hui sur un plan d’éradication de notre espèce. On pollue notre terre, notre eau, notre air ; on détruit nos semences donc le programme suicidaire est en route, surtout pour les damnés de la terre pour qui les souffrances sont atroces.

Pour Pierre Rabhi, le surpopulation mondiale n’est pas la cause de la faim dans le monde, mais c’est plutôt le partage inéquitable des ressources : « Imaginez cinq personnes autour d’une table, on met un plat, et il y en a un qui prend quatre parts et laisse une part aux quatre autres, c’est comme ça que se fait le partage des biens de la planète. C’est à dire, les goulus, ceux qui consomment énormément, affament les autres. »

Pierre Rabhi a écrit un livre : Vers La Sobriété Heureuse qui est un best-seller. Il traduit ce succès par le besoin d’un retour à la nature pour l’humanité. Son espoir est la créativité des gens et leur conscience, notamment en France.



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Pour Marion Ruggieri, le christianisme a inventé la lapidation

Pour Marion Ruggieri, le christianisme a inventé la lapidation

13/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Un chrétien, c’est responsable de tout, même de ce qu’il n’a pas fait, c’est bien connu. Marion Ruggiery n’y est pas allée avec le dos de la cuillère dans le pot de la repentance, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’animatrice d’Europe 1 a interpelé Saphia Azzeddine, l’auteur du livre « Bilqiss » :

Et, vous racontez, d’ailleurs, que ça (la lapidation, ndlr) a été inventée par les chrétiens ; que c’est une vieille tradition chrétienne.

La lapidation fut bien antérieure à l’arrivée du Christianisme. Lequel ne la préconise pas.

Jésus s’opposa fermement à la lapidation d’une femme prise en flagrant délit d’adultère par la célèbre phrase : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jn 8,7). Mais loin de bafouer la morale en prenant partie pour l’adultère, il ajouta pour préconiser le pardon : « va et ne pèche plus. »

Sans vouloir jeter la première pierre à Marion Ruggieri, on peut déjà lui recommander de préparer ses émissions avec plus de soin…

Crédit photo : Stéphane Bily via Flickr (cc)



 

 

 

 

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Napoléon et Paris : rêves d’une capitale au musée Carnavalet

11/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Chef de guerre mais aussi administrateur, urbaniste, Napoléon a transformé Paris en ville moderne. Cet amour pour la capitale française, son rêve d’une nouvelle Rome, sont au coeur d’une exposition au musée Carnavalet. Sous son règne, la ville est devenue le centre de la vie politique, diplomatique et mondain du Grand empire. Napoléon a également beaucoup fait en termes d’urbanisme, il a changé le quotidien des Parisiens en faisant édifier de nombreux
équipements d’utilité publique.