Madonna fustige Marine Le Pen et le FN

27/02/2015 – PARIS (NOVOpress) - La chanteuse pop quinquagénaire qui chute sur scène comme en popularité n’a pas de mots assez durs pour diffamer la Présidente du Front National : “la montée du parti fasciste”, “je recevais des critiques, mais aussi des menaces de Marine Le Pen”.

La chanteuse s’était déjà permise de vives critiques à l’encontre du Front National en juin 2014 à l’issue des élections européennes, ne digérant pas le score très important du parti patriote. Elle s’illustre régulièrement par des remarques totalement absconses dès qu’elle s’invite sur le terrain politique, comme en 2012 lors de l’élection de Barack Obama :

« Vous avez intérêt à voter pour ce putain d’Obama, OK ? Pour le meilleur et pour le pire, d’accord ? » (…) « Nous avons un musulman noir* à la Maison Blanche. C’est quand même extraordinaire. Ça veut dire qu’il y a de l’espoir dans ce pays »

* Barack Obama est chrétien.

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Réédition du « Songe d’Empédocle », de Christopher Gérard

Réédition du « Songe d’Empédocle », de Christopher Gérard

Source : institut-iliade.com - La réédition du Songe d’Empédocle est l’occasion de revenir sur ce premier et merveilleux roman de Christopher Gérard. C’est à une envoûtante quête des origines, à une initiation des plus exigeantes sur les chemins de traverse de la plus longue mémoire – la plus rebelle de toutes aussi – que nous convie l’auteur, directeur de la mythique revue Antaios (1992-2001). Par ses solides qualités d’helléniste, son expérience des fouilles obscures dans les montagnes d’Ardennes et son goût immodéré pour l’Empereur-philosophe Julien, Christopher Gérard connaît intimement son sujet. Il le maîtrise d’autant plus que qu’il le vit, à l’évidence, dans toutes les profondeurs de son être.

Retrouver l’héritage le plus sacré de l’Hellade

Le Songe d'Empédocle, de Christopher Gérard

Le Songe d’Empédocle, de Christopher Gérard

Et c’est à cette sur-vie qu’il convie ses lecteurs, sur les traces de Padraig, fils d’Europe d’ascendance celto-brabançonne, partant à la recherche d’une société secrète fondée il y a plus de 2 500 ans par Empédocle d’Agrigente afin de maintenir et transmettre, à travers les vicissitudes des temps, l’héritage le plus sacré de l’Hellade. Son parcours, davantage peuplé de songeries que parsemé d’embûches, l’entraînera sur les lieux les plus sacrés de la Grande Europe, jusqu’aux confins de l’Eurasie, tout en l’incitant à un retour aux sources fondatrices – au point de prendre le nom d’Oribase.

La toile de fond en est une époque indéfinie, mais dont les caractéristiques sont évidemment contemporaines. Des temps marqués par les stigmates toujours vifs des dernières « Grandes Conflagrations », où les arbres parlent encore mais où la police de la pensée, les « Organes », sévit aussi, ne laissant qu’un espace des plus réduits aux derniers hommes libres, ces véritables « Affranchis ». Pour être difficile, au point de paraître parfois désespéré, le combat pour la liberté de l’esprit n’est pas encore perdu. Comme le souligne l’un des personnages du livre en présentant Padraig à ses compagnons : « Nombre d’Européens pensent comme lui, ne se reconnaissent plus dans cet Occident matérialiste qui coupe la personne de ses ancêtres et de ses descendants pour le laisser seul face à l’Etat tentaculaire et aux désirs les plus vils ».

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Destruction du musée de Ninive : dramatique massacre culturel, civilisationnel, archéologique

27/02/2015 – IRAK (NOVOpress)
Les djihadistes de l’Etat islamique ont détruit les statues datant parfois de 3000 ans au musée de Ninive, situé à Mossoul dans le nord de l’Iraq.  De la civilisation mésopotamienne aux chrétiens d’Orient, rien ni personne de différent n’est épargné par la folie religieuse jusqu’au-boutiste de Daesh. Des hommes brulés, égorgés, décapités jusqu’aux vestiges des civilisations anciennes en passant par les femmes violées, cette barbarie détruit tout sur son passage au nom d’Allah.


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Critique ciné : L’Apôtre, de Cheyenne Carron

La fin angélique, trop rare dans la réalité, affiche une réconciliation familiale heureuse dans un œcuménisme qui n’existe guère et porte à faire croire que seule la religion est un frein à un “vivre-ensemble” entre indigènes et exogènes, mais que finalement l’amour triomphe de tout.

25/02/2015 – PARIS (NOVOpress) - Le 1er octobre 2014 sortait sur les écrans le film L’Apôtre, de la réalisatrice Cheyenne Carron. L’Apôtre, c’est la tranche de vie d’une famille musulmane pratiquante installée en France, ancrée pleinement dans la tradition religieuse. Le fils aîné, promis à la relève cultuelle de son oncle imam, est touché par la foi catholique au point de finir après doutes et tourments par apostasier.

La réalisatrice, les acteurs et la caméra restituent à merveille l’univers oppressant, agressif, désespéré, morne du scénario. C’est avec talent que l’acteur principal Faycal Safi interprète Hakim, un jeune Français d’origine algérienne, ayant un emploi, pratiquant l’alpinisme, ayant une vie sans histoire. Il n’y a presque rien à redire, non plus, sur l’ensemble des protagonistes gravitant autour du héros le long du film. On peut toutefois regretter la féminité du prêtre laissant fortement penser à de l’homosexualité et plongeant cet acte de foi dans la marmite bouillante des nouveaux préjugés. Il est visiblement confondu dans ce jeu sensibilité, humanité, compassion chrétienne et féminisation de l’homme, notions pouvant sans mal être parfaitement distinctes.

L'Apôtre, de Cheyenne Carron

L’Apôtre, de Cheyenne Carron

Hakim allant faire des courses pour sa mère à vélo est choqué en étant confronté au corps d’une femme assassinée par un voyou à qui elle avait refusé de l’argent. Il voit au milieu des ambulanciers et de la police sortir le frère de celle-ci, prêtre de son état. Il est, un peu plus tard, victime d’un accident et un Français de souche intercède en sa faveur auprès du policier devant l’automobiliste indélicat. Nait et progresse alors une amitié entre les deux hommes faite de rencontres hasardeuses comme de petits services rendus si bien qu’Hakim va se trouver invité au baptême du fils de son nouveau copain.

Ce sont deux terres étrangères qui se rejoignent avec le même cataclysme que la tectonique des plaques. Car troublé par la lecture des évangiles comme par les retrouvailles avec le prêtre frère de la défunte qui officie en ce lieu, Hakim est interrogé en son cœur et sa raison à la fois par la beauté du message d’amour christique, à la fois par l’attitude du curé qui a choisi de résider près de la famille du meurtrier de sa sœur afin de l’aider à vivre l’épreuve. Il est inexorablement piqué de curiosité, mais aussi attiré par le christianisme, et chaque lecture, chaque parole de cette religion l’éloigne dans le même temps de sa foi musulmane qui était jusqu’alors sans failles. Dire que cela ne va pas sans heurts est un euphémisme puisqu’il essuie la tristesse de sa famille, la colère de son très impulsif frère cadet, la déception de son oncle imam qui projetait sur lui l’orgueil d’une transmission de pouvoir. Le contact d’autres apostats devenus comme lui catholiques l’aide à supporter honte, rejet, violence de sa famille et de ses anciens amis de mosquée.

La fin angélique, trop rare dans la réalité, affiche une réconciliation familiale heureuse dans un œcuménisme qui n’existe guère et porte à faire croire que seule la religion est un frein à un “vivre-ensemble” entre indigènes et exogènes, mais que finalement l’amour triomphe de tout. Des assassins, meurtriers, délinquants venus d’ailleurs n’oublient pas de nous rappeler que s’ils sont volontiers musulmans, ils peuvent être également catholiques, animistes, athées, et que cela ne change pas grand chose à leur comportement dans le pays d’accueil.

Cela reste un bon film, élément rare dans un cinéma français qui ne donne plus envie de se rendre dans les salles, tant il es perdu entre propagande, dynastie d’acteurs médiocres, scénarios alambiqués de psychanalyse et de métaphysique pour imbéciles malheureux, hurlements de petites sottes surjouant comme un cabot de théâtre, de comédies vulgaires et pas drôles.

Par malchance, L’Apôtre souffre de l’effet post Charlie où l’on défile pour la liberté d’expression pourtant si malmenée, tout en se dépêchant de l’enlever encore un peu plus tout de suite après. Pour des raisons de sécurité, le film est déprogrammé des salles de Neuilly et de Nantes. Une soirée débat organisée le 23 janvier par la Fédération des Associations Familiales Catholiques de Loire-Atlantique a de même été annulée sur les conseils de la DGSI.

Louis Chaumont
Pour Novopress

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Un prédicateur musulman saoudien explique pourquoi la Terre ne tourne pas

20/02/2015 – RIYAD (NOVOpress)
Devant un auditoire d’étudiants le cheikh Bandar al-Khaibari a récemment “démontré” que la Terre ne tourne pas. Les images ont été relayées par le site d’Al-Arabiya.

Un verre dans les mains, le cheikh a expliqué pourquoi la Terre était “stationnaire” et ne bougeait pas.

Il prend l’exemple d’un avion partant d’Arabie saoudite pour rejoindre la Chine. Si la Terre tournait dans un sens l’avion n’aurait qu’à rester immobile et la Chine finirait par arriver en dessous de lui. Si la Terre tournait dans l’autre sens, l’avion ne pourrait jamais atteindre la Chine, car la Chine tournerait en même temps que lui. Elémentaire mon cher Watson !

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Colloque sur “la Serbie au XXème siècle” le 23 février à Paris

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Succès de “Soumission”. “Du jamais vu”, selon Flammarion

Le roman de Michel ‪Houellebecq‬ caracole en tête des ventes depuis sa sortie en France, en Allemagne et en Italie. “Du jamais vu”, selon Flammarion. “Houellebecq a même détrôné en Italie le dernier Umberto Eco”.

 

 

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Mardi 10 février, conférence de Philippe Conrad : “Histoire de la Reconquista”

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[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme - par Gabriel Robin

[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme – par Gabriel Robin

04/02/2015 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
« Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger », avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ».

C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.

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Par leurs provocations irresponsables, les « Charlie » réussiront-ils à paralyser la lutte anti-jihadiste au Sahel ? L'Afrique Réelle N°62, février 2015

Par leurs provocations irresponsables, les « Charlie » réussiront-ils à paralyser la lutte anti-jihadiste au Sahel ?

Editorial et Sommaire de L’Afrique Réelle N°62, février 2015

Editorial de Bernard Lugan :

1) Parlons vrai : que cela plaise ou non, pour une grande partie de l’Afrique, l’odieux assassinat des journalistes de Charlie Hebdo est vu comme la « juste punition de blasphémateurs ». Quant aux imprudents responsables africains qui furent littéralement convoqués à la marche parisienne des « Charlie », notamment les présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali et Mahamadou Issoufou du Niger, les voilà désignés comme des ennemis de l’islam. Ils sont donc politiquement affaiblis et cela alors qu’ils sont en première ligne contre le jihadisme.

Par leurs provocations irresponsables, les « Charlie » réussiront-ils à paralyser la lutte anti-jihadiste au Sahel ? L'Afrique Réelle N°62, février 2015Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées. Notamment au Niger où Boko Haram (photo ci contre) qui, jusqu’à présent ne s’était pas manifesté, a pris le prétexte de la livraison du numéro spécial de Charlie Hebdo publié après les assassinats, pour lancer des foules fanatisées contre les intérêts français à Zinder et à Niamey. Au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays pour empêcher le Niger de passer sous le contrôle des jihadistes…

Un officier supérieur égyptien pourtant peu suspect de sympathies islamistes me disait récemment : « Quand Charlie Hebdo représentait le pape Benoît XVI sodomisant un enfant de chœur, ses journalistes passaient pour de facétieux potaches et les catholiques protestaient par la prière. Mais quand ils insultent le prophète Mahomet, ils le paient de leur vie. Il est désolant de devoir constater que ce sont les malades mentaux salafistes qui, par l’assassinat, rappellent vos journalistes à la décence ».

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Vendredi 6 février : soirée dédicaces de la revue "Livr'Arbitres"

Vendredi 6 février : soirée dédicaces de la revue “Livr’Arbitres”

02/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro comportant un portrait consacré à André Fraigneau, ainsi qu’un dossier intitulé de la critique en littérature, la revue littéraire non-conforme « Livr’Arbitres » organise sa désormais traditionnelle soirée “apéritif et dédicaces” le vendredi 6 février, à partir de 20 heures, au restaurant “Ratatouille”, 168 rue Montmartre, Paris 2ème, métro : Bourse ou Grands-Boulevards.

Dans une atmosphère conviviale, les lecteurs et les curieux sont invités à rencontrer à cette occasion les écrivains qui collaborent à la revue ou dont les ouvrages ont été évoqués dans ses colonnes. Ils pourront également acheter des livres neufs ou d’occasions, les faire dédicacer et échanger autour d’un verre
de vin…

affiche soirée-dédicace 1

Soumission : on y est presque !

Soumission : on y est presque !

La vraie soumission des faux résistants.

Les attentats islamistes contre Charlie hebdo et l’épicerie casher vont renforcer les lois antiracistes qui visent quasi exclusivement l’extrême-droite ou ce qu’il en reste. On ne se trompe certes pas de cible, mais on se donne bonne conscience antiraciste à moindre coût. L’ennemi principal reste celui d’hier, ce qui évite l’affrontement avec celui d’aujourd’hui. C’est l’islamisme radical qui fait monter l’antisémitisme en France en dénonçant la politique sioniste.

En réalité la montagne de mobilisation va accoucher d’une souris.

Soumission : on y est presque !Mais il y a pire… en fait on s’aperçoit au fil des semaines que la résistance affichée massivement et sans risque cède rapidement le pas à la lâcheté ordinaire. Le film Timbuktu, charge féroce contre les barbus maliens, va être récompensé mais il a été, dans certains endroits, déprogrammés. Même chose pour le film d’auteur l’« Apôtre » ou pour la pièce «  Lapidée ». Les caricaturistes eux-mêmes mettent la pédale douce pour le respect de l’autre… quand cet autre est musulman.

Soumission : on y est presque !En fait c’est, dans le milieu culturel, une sorte de «  courage fuyons » qui donne raison aux djihadistes. On n’ose plus critiquer l’islam pour ne pas stigmatiser les musulmans, on se «  soumet «  à sa vision du monde » par crainte, derrière le leurre du vivre ensemble. La mobilisation pour la liberté débouche sur une dynamique favorable à ceux qui veulent islamiser notre société. Un comble.

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De quoi le « choc des civilisations » est-il le nom ?

De quoi le « choc des civilisations » est-il le nom ? Par Jean-David Cattin

29/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Régulièrement, l’expression « choc des civilisations », tirée de l’essai du même nom rédigé par le professeur américain de sciences politiques Samuel Huntington, est utilisée dans le débat public. Force est de constater qu’elle l’est souvent à mauvais escient.

Certains l’imaginent comme étant le manifeste impérialiste des néo-conservateurs américains et le fondement de leur interventionnisme à tout crin. Certains pensent même qu’il s’agit d’une sorte de nouvel appel à une croisade de la démocratie libérale contre le monde musulman. En somme, elle constituerait un condensé de la politique étrangère américaine telle qu’elle a été appliquée par les faucons de l’administration Bush. On ne pourrait pas se tromper davantage.

C’est même l’exact inverse, puisque cette thèse s’oppose frontalement à celle de Francis Fukuyama, universitaire lui aussi, qui prétend que l’histoire serait terminée, que la démocratie libérale aurait triomphé et qu’il faudrait ainsi la répandre dans le monde entier, par la guerre si nécessaire. Ainsi, Fukuyama a souhaité et encouragé à de nombreuses reprises la guerre en Irak, lorsque Huntington, lui, la critiquait.

Le drame est que l’expression « choc des civilisations » a une telle puissance d’évocation que certains se la sont désormais appropriée pour justifier, ou bien dénoncer, une politique qui va en fait à l’encontre des idées d’Huntington.

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Liberté d’expression : les grandes manœuvres ont commencé !

Liberté d’expression : les grandes manœuvres ont commencé !

Chronique de Bernard Mazin, essayiste.

♦ « Avant tout, on n’aura cure d’oublier que la liberté d’expression est une manifestation de la démocratie, et que les forces qui concourent à l’éviction de la démocratie s’avancent masquées ; elles transcendent tous les clivages politico-économiques et sont d’une incommensurable puissance. »

La magistrale opération de storytelling à laquelle nous assistons depuis le 11 janvier a d’ores et déjà permis à ceux qui nous gouvernent de rebondir dans les sondages. Mais cela était prévisible, et ce regain de faveur n’aura probablement qu’un temps, une fois dissipés les vertiges de Charlie, et revenue à l’ordre du jour la confrontation au mur de la réalité.


Cependant, ces derniers jours, sur Polémia et sur tous les sites qui lui sont proches, de nombreuses voix nous ont mis en garde contre les risques de récupération et de manipulation qu’allait générer cette atmosphère à la « Embrassons-nous, Folleville », si provisoire soit-elle. En contrepoint de ces avertissements, la publication de la moitié des interventions prononcées lors de la XXXe Université annuelle du Club de l’Horloge sur le thème « Rétablir la liberté d’expression » a fourni fort opportunément les éléments de contexte du débat.

Force est de constater qu’en quelques jours seulement, les craintes que l’on pouvait avoir se vérifient. Malgré les dénégations de nos gouvernants, tout se met en place pour accréditer l’idée qu’une législation d’exception est souhaitable, parce que souhaitée par l’opinion.

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