-

La Manif pour tous : “Un combat pour l’hégémonie culturelle”

22/11/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Gaël Brustier, qui vient de publier “Le Mai 68 conservateur : que restera-t-il de la Manif pour tous ?”, a accordé un entretien très intéressant à la revue Les Inrocks. D’après le politologue, la Manif pour tous peut apparaître comme “un combat pour l’hégémonie culturelle”.

En voici quelques extraits :

Au début, les tenants de la Manif pour tous ne souhaitaient pas que leur mouvement ait une traduction politique.

La Manif pour tous n’est plus la propriété de l’association qui la porte. Aujourd’hui, ce sont des gens qui ont fait le choix de l’investissement politique : ils se retrouvent à Sens commun à l’UMP, derrière Jean-Christophe Fromantin à l’UDI, ou même autour de Marion Maréchal-Le Pen au FN… Il y a aussi des militants qui ont fait le choix de l’action par l’intellectuel, comme les Veilleurs de Gaultier Bès, qui se tiennent éloignés du pouvoir tout en imposant leurs thématiques. D’autres encore poursuivent leur engagement au niveau associatif. La Manif pour tous a été un mouvement social très vaste qui se traduit aujourd’hui par des stratégies différentes. Le mariage pour tous a permis de cristalliser ces tendances. Maintenant, il y a une lutte pour imposer la vision du monde des Veilleurs. C’est un combat pour l’hégémonie culturelle.

(…)

La Manif pour tous sera donc pérenne ?

Oui, tant que la gauche n’ouvre pas un front culturel. On a une gauche européenne sociale qui préfère parler de politiques publiques (policies) plutôt que de politique (politics). Ce discours-là ne peut pas battre la Manif pour tous. Beaucoup de gens sont heurtés par la société de la rentabilité dans laquelle on vit, une société du chiffre où on évalue les enfants dès 3 ans. Les conservateurs de la nouvelle génération proposent une vision du monde philosophiquement contre-révolutionnaire mais qui répond à ces aspirations-là, en rejetant le productivisme, le consumérisme, et l’économie inféodée à la finance. Ils trouvent écho dans la société.

Cogolin (Var) : le maire FN Marc-Etienne Lansade contraint de marier un clandestin extra-européen

Cogolin (Var) : le maire FN Marc-Etienne Lansade est obligé de marier une clandestine extra-européenne

21/11/2014 – COGOLIN (NOVOpress)
Le samedi 22 novembre à 15 heures, la ville de Cogolin, dont Marc-Etienne Lansade est le maire FN, est obligée par le législateur français, soutenu par la Cour européenne des droits de l’homme, de marier une clandestine d’origine extra-européenne. Marc-Etienne Lansade dénonce, via une vidéo (ci-dessous), cette aberration avec la plus grande fermeté. Il est insupportable que les Français aient moins de droits que les clandestins dans leur propre pays.

La "zemmourisation" du débat public ? (Présent 8236)

La “zemmourisation” du débat public ? (Présent 8236)

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le scepticisme grandissant des Français à l’égard de politiciens charlatanesques peinant de plus en plus à dissimuler leur impuissance sous des faux-semblants usés jusqu’à la trame, est à l’origine sans doute de l’intérêt de nombreux lecteurs pour le livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (sous-titré Les 40 années qui ont défait la France).

Un succès qui inquiète les tenants de l’idéologie dominante sur laquelle repose tout à la fois leur pouvoir intellectuel, moral et politique. Une idéologie que le polémiste multimédia du Figaro Magazine et d’I-Télé, s’emploie à torpiller méthodiquement. Signe de cette inquiétude grandissante : le canonnage que Le Monde, Libération, L’Express et autres médias de la bien-pensance dominante déclenchent depuis un mois contre Eric Zemmour, l’accusant tour à tour d’homophobie, de sexisme, de xénophobie, de racisme et, bouquet final, d’être « un agent électoral de Marine Le Pen », un « sous-marin de la stratégie de dédiabolisation du Front national ». Et même un suppôt maréchaliste. Autant dire une sorte de mini « mal absolu » à lui seul.

Une du numéro 8236 de "Présent"Une haine, selon Denis Tillinac, « de facture quasi djihadiste », avec tentative de lynchage et de lapidation sur la place médiatique. Mais le pompon de cette curée hystérique revient sans conteste au Premier ministre déclarant à la télévision : « Eric Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » Une sorte de petit autodafé verbal ?

L’un des grands prêtres de cette « petite cléricature médiatique » en folie, en l’occurrence Christophe Barbier, reconnaît toutefois : « Le Suicide français n’est pas seulement un ouvrage politique, c’est aussi un essai sociologique, qui dresse, souvent avec justesse, l’inventaire accablant soixante-huitard. » Un fatras de tabous idéologiques qui « accable » en effet la société française depuis quarante-six ans et que Zemmour brise dans un fracas jubilatoire. Sans oublier d’établir le procès-verbal des dégâts occasionnés : individualisme et hédonisme de masse corrodant le lien social ; multiculturalisme ; obsession du principe de non-discrimination au point d’interdire toute préférence nationale, notamment dans l’embauche d’un salarié. Au point également d’assimiler le nationalisme d’abord, puis ensuite le patriotisme, au racisme.

Lire la suite

La liberté d’expression à l’ère de la communication numérique : faut-il domestiquer Internet ?

La liberté d’expression à l’ère de la communication numérique : faut-il domestiquer Internet ?

« La domestication d’Internet n’apparaît donc ni souhaitable, ni même réalisable »

Cette conférence d’Yves Duhamel a été donnée au cours de la XXXe Université annuelle du Club de l’Horloge qui s’est tenue les 15 et 16 novembre à Paris sur le thème « Rétablir la liberté d’expression ».


Je vais m’employer à traiter devant vous de la liberté d’expression à l’heure d’Internet, en vous donnant le strict point de vue d’un technicien du Net.

Encadrement, amendements, contrôle, restrictions, censure… Ce champ lexical est étroitement lié au terme « liberté d’expression ».

L’histoire de la liberté d’expression et de la presse, qui vont de pair, est paradoxalement jalonnée de lois visant précisément à les restreindre, voire à les étouffer. Il s’agit pourtant de l’une des premières libertés politiques et, plus généralement, des libertés fondamentales garanties par la Déclaration des droits de l’homme dès 1789 en réaction à la censure royale, et reformulées dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, en réaction aux totalitarismes nazi et soviétique.

Certains pans de l’Histoire peuvent ainsi – parfois – se résumer à une succession de luttes entre pouvoirs et contre-pouvoirs.

Lire la suite

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel - par Stella Costanzo

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel – par Stella Costanzo

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le 17 novembre, Anne-Sophie Lapix soutenait, face à Henri Guaino, que « 80% des jeunes djihadistes proviennent de familles laïques ». Le lendemain, Jean-Jacques Bourdin exigeait de Marion Maréchal-Le Pen qu’elle admette que « la plupart sont issus de familles à 80 % athées ». Sujet décidément en vogue, puisque Rachida Dati était l’invitée de France 2 mercredi matin, et revenait sur la polémique des Français partis faire le djihad en ces termes : « Ceux qui sont engagés dans ces combats barbares ne sont ni liés à l’immigration, ni à l’intégration, et encore moins à l’islam. » Mais d’où viennent ces chiffres et ces affirmations ?

Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

La très controversée Dounia Bouzar

Pour y voir un peu plus clair, il faut se pencher du côté de la très controversée Dounia Bouzar, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité (connue pour avoir défendu le port du voile en entreprise et réclamé le remplacement d’une fête chrétienne par une célébration musulmane dans le calendrier). Cette dernière affirme que « 70% des 130 familles qui m’ont appelée sont ce que le FN appellerait des “Français de souche” ». Étrange de parler de « Français de souche » quand tous sont habituellement d’accord pour nier leur existence… De plus, ce que cette dernière oublie malhonnêtement de préciser, c’est que l’on estime qu’il y a 1.100 Français impliqués dans les filières djihadistes, cet échantillon en représentant alors une goutte d’eau puisqu’ils constituent uniquement ceux qui ont composé le numéro vert anti-djihad. Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

Lire la suite

Terra Nova à l’américaine : Obama courtise l’électorat latino

Terra Nova à l’américaine : Obama courtise l’électorat latino

21/11/2014 – WASHINGTON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Hier soir, le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé une série de décrets présidentiels visant à régulariser des millions de clandestins. C’était l’une de ses promesses de campagne. Or, depuis plus d’un an, le projet de loi sur l’immigration est bloqué par la Chambre à majorité républicaine. Une opposition que le président Obama a décidé de contourner par la publication de décrets visant à régulariser la situation de cinq millions de clandestins, sur les douze actuellement recensés aux Etats-Unis. Face aux critiques des Républicains, le président a argué de l’échec du système d’immigration : « Tout le monde est d’accord pour dire que notre système d’immigration ne fonctionne plus. Washington a laissé la situation s’envenimer depuis trop longtemps ». Quant aux Républicains, ils dénoncent « une gigantesque amnistie présidentielle ».

En quoi consistent ces décrets ?

La mesure-phare est la création d’une procédure d’accès à la citoyenneté américaine quasi-automatique pour les clandestins vivant sur le territoire américain depuis au moins 5 ans, à la condition de ne pas avoir de casier judiciaire. Les Républicains dénoncent une énorme pompe aspirante pour l’immigration illégale. Les clandestins arrivés enfants sur le sol américain bénéficieront d’une procédure de régularisation similaire. Ils seraient environ un million concernés par cette situation. Pour rappel, en 2012, un programme baptisé Daca (Deferred Action for Childhood Arrival) lancé par Obama avait déjà délivré des permis temporaires de séjour aux mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans. Près de 600.000 clandestins avaient été concernés par une telle mesure.

Lire la suite

La Remigration ou la guerre, par Renaud Camus

La remigration ou la guerre – par Renaud Camus

Photo : Renaud Camus (à gauche) et Fabrice Robert. © Bloc identitaire.

21/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Une des allocutions les plus intéressantes, aux Assises de la Remigration, fut la dernière, celle de l’hôte, Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire. Il s’est colleté à une question majeure, à laquelle je suis soumis fréquemment moi aussi, à propos du Grand Remplacement comme de la Remigration :

« Ce sont là des mots très forts, nous dit-on. Est-ce que vous ne craignez pas d’alarmer les gens, avec des termes aussi abrupts ? »

J’ai tendance à répondre, pour ma part, que c’est de fuir la réalité qui est anxiogène : de se repaître de mensonges, de se laisser bercer d’illusions. Ce n’est pas le syntagme Grand Remplacement qui est effrayant, c’est le phénomène qu’il désigne. On peut souhaiter, bien sûr, ne pas s’aviser de ce qui survient, fermer les yeux, n’écouter rien, sinon le rassurant babil des remplacistes. Mais ce babil est de plus en plus difficile à croire, à mesure que la situation se dégrade. Mieux vaut, ce me semble, être averti d’un danger pressant, serait-ce pour se mettre en état de s’en défendre, que d’en ignorer tout de parti délibéré, au risque d’être emporté par lui sans retour. Au demeurant je n’ai pas peur de faire peur, ni ne me sentirais coupable si c’était le cas : celui qui avertit d’un incendie en criant au feu de toutes ses forces, qui songe à lui reprocher d’affoler tout le quartier ?

L’approche de Fabrice Robert est différente. Il est vrai que le Grand Remplacement est une calamité tandis que la remigration, elle, est un remède, une façon de traiter le mal, une solution — c’est même la seule qui ait été proposée jusqu’à présent. L’une des deux appellations est très négative (sauf pour les remplaçants et leurs complices remplacistes), l’autre se présente comme un objectif à atteindre et comme une espérance, au moins pour les victimes avérées ou potentielles de ce que recouvre la première. Sans doute la perspective de certains traitements peut-elle inquiéter presque autant que la maladie, surtout s’il est question d’opération chirurgicale. Mais, à ce stade, il n’est pas sûr qu’on ne puisse pas éviter l’intervention, et de toute façon on n’a guère le choix : il est impossible de ne rien faire.

Lire la suite

Terra Nova à l’américaine : Obama courtise l’électorat latino

Assises de la remigration – allocution de Guillaume Faye

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Avec plus de 520 entrées, les Assises de la remigration organisées par le Bloc Identitaire ce samedi 15 novembre à Paris ont été un incontestable succès. A l’affluence et la diversité du public, s’est aussi ajoutée la qualité et la diversité des interventions.

Pendant près de cinq heures, neuf intervenants (essayistes, universitaires, acteurs politiques et associatifs) se sont succédé à la tribune en apportant chacun leur contribution au débat. Que cela soit à travers leurs constats, leurs expériences, leurs idées ou leurs propositions. Au-delà de la discussion, des mesures concrètes, s’inscrivant dans la continuité des “26 mesures pour une politique d’identité et de remigration” élaborées par le Bloc Identitaire, ont aussi été évoquées. Voici l’allocution de Guillaume Faye.

L'Assemblée vote la réforme territoriale

L’Assemblée vote la réforme territoriale

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Après des débats animés, les députés ont finalement adopté le projet de loi de réforme territoriale avec la carte à 13 régions déjà retenues en première lecture.

Hier, les députés alsaciens étaient en pointe pour dénoncer la disparition de leur région. Celle‑ci est absorbée dans un vaste gloubi‑boulga rassemblant en outre la Lorraine et la région Champagne‑Ardenne. La fusion de Midi‑Pyrénées avec le Languedoc‑Roussillon est également très contestée.

Inquiets pour les prochaines échéances qui devraient voir une nouvelle poussée du Front National, les députés socialistes du Nord ne sont pas parvenus à retarder une fusion avec la Picardie. Enfin, les députés bretons ont réclamé avec force le retour de Nantes dans leur région. Cette carte livre un résultat étonnant. A l’ouest, un vaste ensemble sera formé par l’Aquitaine, le Poitou‑Charentes et le Limousin. Le gouvernement réussit donc à mettre Guéret dans la même région que Saint‑Jean‑de‑Luz. Contrairement à l’Alsace, la Bretagne a réussi à éviter une fusion avec sa voisine, la région Pays de Loire. Celle‑ci demeurera donc orpheline.

Crédit image : Gtaf, via Wikipédia, (cc).

Il est désormais possible de destituer le chef de l'Etat

Il est désormais possible de destituer le chef de l’Etat

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La réforme constitutionnelle de 2008 avait modifié l’article 68 en permettant formellement une destitution du chef de l’Etat. Auparavant, ce même article prévoyait que le président de la république n’était responsable de ses actes devant aucun tribunal sauf la Haute Cour, en cas de haute trahison. Désormais, il n’est plus question de juger le président, mais de le destituer.

Pourquoi la mesure n’a-t-elle pas été applicable dès 2008 ?

La réforme de 2008 exigeait qu’une nouvelle loi précise les contours et les modalités de la destitution. Cette loi a été votée par l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle vient de passer la dernière étape, celle du Conseil constitutionnel.

Dans quel cas peut‑on destituer le président ?

Le président peut désormais être destitué pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». La phrase n’est guère plus claire que la notion, assez floue, de haute trahison.

Comment fonctionne la procédure ?

Les parlementaires disposent de l’initiative. Un dixième des membres de l’une des deux assemblées doit en faire la proposition : 58 députés ou 35 sénateurs. Après cela, l’assemblée doit se prononcer à la majorité sur la suite à donner à cette proposition, puis la seconde chambre. Si la procédure est enclenchée, 22 juges de la Haute Cour sont choisis parmi les parlementaires. Si le président est destitué à l’issue d’un procès de 48 heures maximum, une élection est organisée dans les 35 jours.

aqmi2

Ces djihadistes “français” qui menacent la France dans une vidéo de l’État islamique

20/11/2014 – SYRIE (NOVOpress)
Dans une vidéo diffusée le mercredi 20 novembre, trois djihadistes de l’État islamique appellent – en français – les musulmans de France à rejoindre leurs rangs en Syrie.

Ces trois hommes qui se font appeler Abu Osama al-Faranci, Abu Maryam al-Faranci, et Abu Salman al-Faranci, brûlent leurs passeports français devant la caméra.

L’un d’entre eux suggère à ceux qui ne feraient pas le choix de venir en Syre, d’agir directement en France afin que “le simple fait d’aller faire des courses soit terreur”.

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

20/11/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La neuvième partie des lettres de Paul Vaseux


A la fin de l’année 1914, le 131ème régiment d’infanterie se bat autour de deux villages dont les noms, désormais historiques, rappellent des combats sanglants : Vauquois, observatoire d’où l’on domine 30 kilomètres de terrain, et Boureilles, clef de la route qui contourne l’Argonne.

31 janvier 1915

« Que de choses à vous dire depuis mon dernier mot. Que d’émotions et que de tristesses ! Que de deuils la mort a encore semés autour de moi sans m’atteindre !
Commençons par le commencement et suivons la marche des événements qui se sont succédés pendant cette huitaine de tranchées que nous venons de passer.

Si je me souviens, j’avais écrit le 21 ou 22 courant un lettre assez longue. C’était la veille de notre départ. Quelques heures après, à minuit exactement nous partions pour la tranchée. Six heures de marche sous la neige d’abord. Sous nos toiles de tentes, nos sacs de couchage et tout ce que nous avions pu nous mettre sur le dos pour nous protéger contre ce mauvais temps, nous aurions été traversés. Ces petits abris de fortune nous ont protégé au moins les épaules ; le reste du corps et principalement les jambes et les pieds étaient trempés. Mauvaise arrivée dans la tranchée. Enfin dès que le jour apparut, nous échangeâmes notre linge de corps contre celui contenu dans notre sac et que ce fameux “As de carreaux” quoi qu’on dise, avait conservé bien sec. Quelques jours de dégel, nuits très froides, surtout les premières, et voilà la moitié de notre séjour passé.

Lire la suite

Assises de la remigration - allocution de Jean-Yves Le Gallou

Assises de la remigration – allocution de Jean-Yves Le Gallou

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Avec plus de 520 entrées, les Assises de la remigration organisées par le Bloc Identitaire ce samedi 15 novembre à Paris ont été un incontestable succès. A l’affluence et la diversité du public, s’est aussi ajoutée la qualité et la diversité des interventions.

Pendant près de cinq heures, neuf intervenants (essayistes, universitaires, acteurs politiques et associatifs) se sont succédé à la tribune en apportant chacun leur contribution au débat. Que cela soit à travers leurs constats, leurs expériences, leurs idées ou leurs propositions. Au-delà de la discussion, des mesures concrètes, s’inscrivant dans la continuité des “26 mesures pour une politique d’identité et de remigration” élaborées par le Bloc Identitaire, ont aussi été évoquées. Voici l’allocution de Jean-Yves Le Gallou

Le retour de l’Iran, par Aymeric Chauprade

Le retour de l’Iran, par Aymeric Chauprade

La chute de Sanaa n’a été que peu commentée ; pourtant, la prise de contrôle de la capitale yéménite par les rebelles chiites Houthis a d’importantes répercussions et doit surtout être interprétée dans un contexte plus large : la stratégie régionale de Téhéran dont l’influence s’étend désormais sur tout le Golfe.

De l’encerclement à l’offensive…

Ce résultat était pourtant loin d’être acquis : au cours de la décennie précédente, l’influence perse avait été réduite sous les coups de butoir de la diplomatie néo-conservatrice américaine et l’Iran, pratiquement encerclée. Présentes en 2001 en Afghanistan, les forces armées américaines envahissaient deux ans plus tard l’Irak. Au Liban, Assad retirait progressivement son armée sous la pression de Washington (2005), et l’État hébreu commençait de s’entendre avec l’Azerbaïdjan dans un échange dont seul Israël a le secret : devenant conseiller militaire de Baku comme il l’est de Singapour et de New-Dehli, Tel-Aviv lui vendait des armes, lui achetait son pétrole (un tiers de son approvisionnement) et infiltrait ses agents de sabotage via cette base avancée de sa lutte féroce et clandestine contre le programme nucléaire iranien. Enfin, dernier trait, au moment même où Israël recevait enfin de Washington le feu vert pour la fourniture de bombes anti-bunkers (les massive ordnance penetrators), Moscou refusait de livrer à Téhéran le système S-300 de défense sol-air de moyenne portée, indispensable bouclier pourtant de son programme nucléaire… et entamait des négociations avec Ryad pour l’exportation du S-400, le nec plus ultra de la défense sol-air.

Lire la suite

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel - par Stella Costanzo

15.000 djihadistes de l’Etat islamique viennent de partout dans le monde, la France est très bien représentée

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress via le quotidien autrichien Kronen-Zeitung)
Selon l’ONU, les succès militaires des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et en Syrie leur ont apporté un afflux sans précédent de combattants étrangers. 15.000 hommes et femmes se sont établis dans les deux pays pour y combattre avec ces terroristes ou d’autres groupes extrémistes. Aussi selon l’ONU, 60 Autrichiens sont venus au djihad, alors que pour les services secrets autrichiens [la soi-disant "Protection constitutionnelle"] il y a de 100 à 120 combattants autrichiens.

Dans l’ensemble, il n’y a pas moins de 80 pays, d’où des combattants volontaires sont venus en Syrie et en Irak, a récemment rapporté le journal britannique “The Guardian”. “Les chiffres depuis 2010 dépassent de plusieurs fois le montant de combattants terroristes étrangers entre 1990 et 2010 – et continuent de croître”, dit le journal en citant le document de l’Organisation des Nations Unies. La propagande de l’Etat islamique (EI) dans les réseaux sociaux montre que ses membres sont jeunes et viennent de partout, selon “The Guardian”.

Sans surprise beaucoup de mercenaires étrangers de l’EI viennent des pays du Maghreb. En tête arrive la Tunisie avec environ 3.000 combattants, suivi par l’Arabie saoudite avec 2.500 djihadistes et ensuite des pays considérés comme relativement calmes comme la Jordanie et le Maroc, chacun avec environ 1.500 personnes qui sont venues en Syrie ou en Irak.

Europe : la France et les Balkans sont fortement représentés

En Europe aussi, la propagande de l’EI tombe sur un sol fertile. C’est la France qui a fourni le plus gros contingent de djihadistes européens dans cette sanglante guerre de l’EI, suivie par le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Lire la suite

Marine Le Pen : "L'immigration massive est le terreau de l'islamisme"

Marine Le Pen : “L’immigration massive est le terreau de l’islamisme”

19/11/2014 – PARIS (via Sud Radio)
Interrogée ce matin par Sud Radio, Marine Le Pen pointe du doigt l’immigration massive comme terreau de l’islamisme et notamment comme cause du nombre massif de “Français” parmi les djihadistes qui agissent pour l’Etat islamique. Elle a également indiqué que ce sont 4.000 “Français” partis faire le djihad et que l’immense majorité sont des bi-nationaux. C’est la raison pour laquelle Marine Le Pen a réaffirmé la volonté du Front national de déchoir de la nationalité françaises ces djihadistes. Marine Le Pen a ensuite attaqué Nicolas Sarkozy quant à son soutien à l’UOIF, organisation membre du Conseil français du culte musulman et classée terroriste ces derniers jours par… les Emirats arabes unis.

 

 

 

Crédit photo : Foto-AG Gymnasium Melle via Wikipédia (cc).