Incendie Jungle Calais

Violents affrontements et incendie dans la Jungle de Calais

27/05/2016 – CALAIS (NOVOpress) : De violents affrontements accompagnés d’un incendie ont eu lieu hier après-midi dans la Jungle de Calais. Un bilan provisoire fait état de 57 blessés, dont cinq graves. Deux policiers figurent au nombre des blessés : l’un a été sérieusement blessé au visage par un projectile encore indéterminé, un autre a reçu un pavé en plein thorax. Cinq bénévoles associatifs ont également dû être soignés, ainsi qu’une cinquantaine de migrants.

Pour une raison inconnue, une altercation est survenue durant la distribution des repas entre migrants afghans et soudanais, avant de dégénérer en affrontements entre deux cents migrants. « D’après les témoignages recueillis sur place, écrit La Voix du Nord, des migrants auraient été aperçus armés de pierres, de bâtons et de machettes. »

Un riverain, interrogé par le quotidien régional, témoigne avoir vu ensuite des centaines de migrants se diriger vers la rocade, « prêts à en découdre » : « Ils ramassaient des pierres, ils avaient des barres de fer. Dans la jungle, une épaisse fumée et des flammes montaient dans le ciel. » « Des violences, ajoute-t-il, on en voit tous les jours, vous savez. Mais elles ne sont pas si importantes. »

 

Cantona

Eric Cantona déverse sa haine antifrançaise contre Didier Deschamps

26/05/2016 – LONDRES (NOVOpress) : Dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, Eric Cantona déverse une haine antifrançaise rarement vue ! Le footballeur à la retraite accuse Didier Deschamps d’avoir refusé de sélectionner Karim Benzema et Hatem Ben Arfa dans l’équipe de France de football qui jouera l’Europe 2016 sur des critères raciaux. Pire encore : il reproche à Deschamps d’avoir un nom trop français ! « Eric Cantona believes Didier Deschamps may have left out France players on racial grounds », titre d’ailleurs le journal, soit « Eric Cantona soupçonne Didier Deschamps d’avoir laisse de côté des joueurs sur des critères raciaux ».

Morceau choisi : « Benzema est un grand joueur, Ben Arfa est un grand joueur, mais Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille ne s’est mélangé avec quelqu’un. Comme les Mormons aux Etats-Unis. Donc je ne suis pas surpris qu’il se soit servi de la situation de Benzema pour ne pas le prendre. Surtout après que Valls ait dit qu’il ne devrait pas jouer pour la France. Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur en France aujourd’hui. Mais ils ont des origines. Je suis autorisé à m’interroger à propos de ça. »

Les réactions ne se sont pas fait attendre, comme celle de Gabriel Robin, le secrétaire général du Collectif Culture du Rassemblement Bleu Marine :

Et sinon, Cantona, tu as vu la tronche qu’elle a, l’équipe deFrance de Deschamps ?

Equipe de France de football

Ahmad Janati

Fin de la parenthèse réformatrice en Iran

26/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’ayatollah Ahmad Janati a été porté mardi à la tête de l’Assemblée des experts en Iran. Cette assemblée des experts a un rôle fondamental au sein des institutions iraniennes. Cet organe est en effet chargé de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême de la révolution iranienne, c’est‑à‑dire la plus haute autorité du pays. L’actuelle santé fragile de l’ayatollah Khamenei, 77 ans, pourrait donner à l’Assemblée des experts un rôle décisif dans un futur proche.

Ahmad Janati est présenté comme un « ultraconservateur ». Janati dirigeait déjà le conseil des gardiens de la constitution, l’équivalent de notre conseil constitutionnel. Il est connu pour son opposition récurrente aux candidats dits modérés ou réformistes. C’est lui qui parlait de pendre les meneurs de la contestation de 2009. Plus récemment, il n’était pas avare de critiques à l’égard du président Hassan Rohani et sa politique à l’égard des Etats‑Unis.

Les élections de février avaient pourtant donné la majorité aux modérés. Pour le journal suisse, 24 heures, cet apparent paradoxe prouve que derrière les institutions d’apparence démocratique, le régime iranien demeure une théocratie. C’est le guide suprême qui décide. C’est lui par exemple qui a choisi d’approuver l’accord avec les Etats‑Unis malgré l’opposition du Parlement. Avec l’élection de Janati, Khamenei semble encore avoir été entendu, lui qui affirmait mardi que « la responsabilité de l’Assemblée des experts est de préserver la nature islamique et révolutionnaire du régime ».

Les religieux conservateurs chiites continuent donc de contrôler le pays. L’accord sur la levée des sanctions et le nucléaire semble en effet avoir été la feuille de route du président Hassan Rohani, qui apparaît donc comme le simple chef de l’exécutif. La nomination d’Ahmad Janati indique que les ayatollahs ne semblent pas prêts à le laisser poursuivre les réformes.

Zemmour mai 2016

Eric Zemmour : « La lutte des classes existe et les riches l’ont gagnée »

26/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « La lutte des classes existe et les riches l’ont gagnée », affirme Eric Zemmour, reprenant le propos cynique d’un grand patron américain. L’éditorialiste réagit au projet de loi gouvernemental visant à limiter les salaires des patrons – à 100 fois le Smic –, initiative combattue par Carlos Ghosn, le pdg de Renault-Nissan, que Zemmour moque ainsi : « Carlos Ghosn, c’est l’oncle Picsou nageant dans un bain de dollars, c’est de Funès dans la Folie des grandeurs réveillé au son mélodieux de ses écus : “Il est l’or, Monsignore !“ »

Invasions barbares Huns

En Bavière, des migrants assureront l’ordre public : l’Histoire antique se répète-t-elle ?

26/05/2016 – BAVIERE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le ministre de l’Intérieur de la Bavière, Joachim Herrmann, a lancé une campagne de recrutement de policiers parmi les migrants de sa région. Qu’ils possèdent un passeport ou pas, tous les nouveaux venus souhaitant rejoindre les forces de l’ordre peuvent désormais tenter leur chance, a rapporté le journal allemand nchner Merkur.

Le ministre a expliqué que cette campagne avait pour but d’améliorer l’efficacité de la lutte contre la criminalité, car le fait que les policiers partageront la même langue et mentalité que les clandestins présents facilitera le travail de la police…

Rappelons que l’Allemagne a accueilli, en 2015, près d’un million d’immigrés. Le même nombre d’immigrés (des Goths, des Huns, des Alains, des Vandales) est entré dans l’empire romain d’Occident, lors de ce qu’on a appelé les « invasions barbares ». L’empire avait alors recruté des mercenaires dans ces peuplades. L’objectif était de maintenir l’ordre et d’être mieux acceptés par ces nouvelles populations immigrées. Ces mercenaires prirent de plus en plus de pouvoir, ce qui fut l’une des causes de la chute de l’empire romain d’Occident.

Zemmour mai 2016

Eric Zemmour : « L’Europe va redécouvrir les joies de la guerre civile »

25/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « L’Europe va redécouvrir les joies de la guerre civile froide – froide, au mieux… » a prédit hier Eric Zemmour sur RTL, tirant les leçons de l’élection présidentielle en Autriche. « L’Autriche a joué sa présidentielle à pile ou face, a-t-il expliqué, mais c’est toute l’Europe qui lit son avenir politique dans le marc de café viennois. Il faut oublier les valses et les culottes de peau tyroliennes. Il faut même oublier l’Histoire, l’empire des Habsbourg ou l’Anschluss et le passé hitlérien […] La mort des deux grands partis, la démocratie-chrétienne et la social-démocratie, sonne le glas du clivage droite-gauche traditionnel tel qu’il s’était incarné depuis la fin de la de la Seconde Guerre mondiale. »

Mais selon lui, le « clivage droite/gauche meurt…pour mieux ressusciter. La leçon autrichienne signifie que les deux partis vont périr ensemble, comme la CDU et le SPD allemand, Les Républicains et le Parti socialiste français. Les états-majors ont déjà anticipé cette révolution : les Verts allemands très proches des Verts autrichiens se rallient déjà à Angela Merkel pour préparer l’affrontement contre l’AFD, le parti europhobe et antimusulman qui monte. En France, les socialistes et les Républicains feront cause commune en 2017 pour bloquer Marine Le Pen. » […]

La générale est que « l’élection autrichienne a valeur de test pour tout l’Occident. Elle précise les fondements économiques, géographiques, sociologiques, idéologiques de nos affrontements de demain : les grandes métropoles contre le rural et le péri-urbain, les classes supérieures, les jeunes diplômés, les femmes des grandes villes et les enfants de l’immigration contre les classes populaires, ouvriers et employés. Les vainqueurs de la mondialisation contre les vaincus. Les partisans de l’Union européenne contre ses adversaires. Le multiculturalisme contre l’identité […] Les partisans du mariage homosexuel contre les défenseurs de la famille traditionnel […] Le parti de l’Autre contre les patriotes. Les migrants contre les frontières. Les “pas d’amalgame“ contre les islamophobes. Le politiquement correct contre le populisme. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « Cet affrontement sera impitoyable et inexpiable. […] Le temps des gestionnaires et des technocrates est révolu. L’Europe va redécouvrir les joies de la guerre civile froide. Froide, au mieux. »

Chard France otage

La France otage de la guerre entre la CGT et Manuel Valls, par Guy Rouvrais

Depuis Jérusalem, Valls pense avoir le recul nécessaire pour apprécier la situation en France et la galère dans laquelle se débattent les Français, le jugement est péremptoire et le mot d’ordre impératif : « Il ne faut pas céder à la panique », a-t-il dit. Huit raffineries sur huit sont bloquées, ainsi que des dépôts de carburant, des stations-service plus nombreuses à chaque heure sont à sec, les automobilistes font des heures de queue pour trouver de l’essence afin d’aller travailler. Le mal gagne tout le pays petit à petit, les entreprises tournent au ralenti, d’autres sont contraintes d’interrompre leurs activités ? Pas de panique ! Valls aura assez de kérosène dans son avion pour s’en revenir, sa voiture de fonction ira sans problème de Roissy à Matignon toutes sirènes hurlantes.

Et ce n’est qu’un début ! Jeudi, journée nationale avec arrêts de travail et manifestations contre la loi El Khomri, à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, etc. Le 2 juin, ce sera la CGT de la RATP qui lancera une grève illimitée, les habitants d’Ile-de-France ne pourront pas se déplacer ni en voiture, ni en transports en commun. Et cela avant une autre journée de mobilisation, le 14 juin, pour le même motif. Les contrôleurs aériens vont cesser le travail, les dockers cégétistes bloquent les ports. La grève est votée dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Oise, avec le risque de connaître, en plus, des coupures de courant. Mais pas de panique !

A Tel Aviv, Manuel Valls a exhorté les Français à « ne pas être dans une attitude alarmiste », lui ne s’alarme pas, car il est « déterminé à ce qu’il n’y ait aucune pénurie ». Or la pénurie est déjà là, mais à 3 000 kilomètres de Paris, c’est moins visible. S’il a fait évacuer quelques barrages, il est impuissant face à la grève dans les raffineries, sauf à réquisitionner le personnel, mais il hésite car la CGT considérerait qu’il s’agit d’une déclaration de guerre, comme si son secrétaire général, Philippe Martinez, ne la lui avait pas déjà déclarée ! Valls vient de s’apercevoir que les agitateurs cégétistes sont une « minorité » et qu’elle ne saurait dicter sa loi à la majorité. Il est bien temps de constater qu’il fait jour à midi ! Reconnaissons tout de même au Premier ministre qu’il n’a pas encore osé dire, comme François Hollande, « Ça va mieux ». Car ça va mal.

La CGT veut paralyser le pays, pris en otage entre le chef du gouvernement, qui prétend qu’il « ira jusqu’au bout » et ne renoncera pas à la loi El Khomri, et le patron de la CGT, qui entend généraliser les grèves tant que le gouvernement ne retirera pas son texte. Tout cela pour une loi croupion que personne ne soutient, ni la droite, ni la gauche de la gauche, ni les syndicats, ni le patronat, et même le ministre Macron la conteste au motif qu’elle n’irait pas assez loin. Seul le dernier carré des députés socialistes légitimistes la défend mollement quand Valls fait les gros yeux. Les victimes de ce bras de fer entre le socialiste de Matignon et le communiste de la CGT, ce sont les Français, comme toujours, qui pourtant ne sont nullement concernés par cet affrontement idéologique socialo-communiste.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8615 daté du 26 mai 2016

Europe des nations et des libertés

Présidentielle en Autriche : quels enseignements pour la droite nationale française ?

25/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Battu par le candidat écologiste, le candidat du FPÖ, Norbert Hofer, ne sera pas le prochain président autrichien.

La victoire a‑t‑elle été obtenue de manière régulière ? Certains analystes s’interrogent. Le vote par correspondance a fortement augmenté entre les deux tours alors que le vote direct a baissé, ce qui semble peu cohérent. A‑t‑on fait le tour des maisons de retraite pour collecter des votes ?

Le candidat patriote, lui, n’entend pas contester les résultats de l’élection. Malgré sa déception, il a estimé que ce scrutin était historique pour le parti national et libéral autrichien. De fait, jamais un parti allié au Front national au Parlement européen n’aura été aussi proche d’accéder à la magistrature suprême.

Assistons‑nous à une recomposition du paysage politique en Europe ? Les résultats du FPÖ en Autriche ne sont pas isolés. Un rapide tour d’horizon permet de le constater. Si dans les pays du sud de l’Europe, ce sont les partis gauchisants qui connaissent actuellement les progressions les plus remarquables : Podemos en Espagne et Syriza en Grèce, la Ligue du Nord italienne faisant figure d’exception, en Europe centrale et de l’Est, ce sont en revanche les partis de la droite populiste qui progressent le plus. Cette progression s’est confirmée par les récentes votations suisses à l’initiative de l’UDC, l’arrivée au pouvoir du PIS en Pologne en novembre dernier, les succès électoraux d’Orban en Hongrie et les bons résultats de l’AFD dans plusieurs Landër allemands.

En France cependant, le Front national, malgré de très bons résultats, ne parvient pas à accéder au pouvoir. De fait, en échouant à remporter une ou plusieurs régions en décembre 2015 en dépit de ses résultats importants, le parti de Marine Le Pen n’a pas encore la majorité nécessaire pour être en mesure de gouverner, hormis au sein de quelques exécutifs locaux. Alors que le FPÖ peut prétendre au pouvoir, le Front national est encore très loin de rassembler la majorité qui lui permettrait de diriger les destinées de la France.

A cet égard, la stratégie du FPÖ ne pourrait‑elle pas inspirer le Front national dans sa conquête du pouvoir ? C’est la question que se sont posés hier l’économiste Jacques Sapir et l’analyste Jean‑Yves Le Gallou en des termes contradictoires. Selon Jacques Sapir en effet, l’élection autrichienne serait la démonstration que « les sujets sociétaux n’entraîneront jamais un vote d’adhésion », ce à quoi, Jean‑Yves Le Gallou oppose l’affirmation suivante :

« Le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat des valeurs. »

Ces deux déclarations ne résument‑elles pas l’affrontement latent au sein du Front entre les tenants d’une ligne souverainiste, étatiste et libertaire défendue par Philippot et Montel, et celle d’une ligne plus soucieuse de la civilisation européenne, des libertés économiques et des valeurs familiales défendues par Gollnisch et Marion ?

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Jean-Yves Le Gallou : « La remigration est indispensable et faisable »

25/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans le dernier numéro de Minute, Jean-Yves Le Gallou explique que la remigration est « indispensable et faisable ». Le créateur de la fondation Polémia, interrogé à l’occasion de la sortie de son livre : Immigration, la catastrophe – Que faire ?, explique comment cette remigration pourrait être mise en œuvre. Extrait de ce long entretien qui peut être commandé ici.

Minute 2772 CouvMinute : Etes-vous favorable à ce que l’on appelait autrefois l’expulsion des étrangers et que l’on appelle aujourd’hui la remigration ? Et est-elle faisable ?

Jean-Yves Le Gallou : La remigration est indispensable et faisable, dès lors que la volonté politique est là, même si la tâche peut paraître immense. Je vais utiliser une image : si vous allez en Irlande et que l’on vous sert un très grand verre de bière, d’un litre par exemple, vous allez vous demander comment le boire. La bonne méthode, c’est de commencer à boire progressivement et vous allez voir que le verre va se vider, lentement mais sûrement.

Pour la remigration, c’est la même chose : il faut commencer par le commencement, c’est-à-dire par l‘expulsion des clandestins, qui n’ont absolument rien à faire ici, poursuivre par l’expulsion des criminels et des délinquants, qui n’ont plus rien à y faire non plus dès lors qu’ils ont enfreint nos lois, et puis il faut continuer, et vous verrez que ce n’est pas si ardu que cela paraît.

Il y a environ quatre millions d’étrangers qui disposent de titres de séjour. Or ces titres de séjour ne sont pas définitifs : par nature, ils sont provisoires, ils ont en quelque sorte une date de péremption. Il suffit donc de ne pas les renouveler. Une fois que vous avez fait ça, vous avez déjà accompli beaucoup de travail. Donc commençons par cela.

Ensuite, vous avez les binationaux. Là, la question qui se pose est de savoir s’ils ont une simple appartenance administrative à la France, auquel cas ce n’est peut-être pas tout à fait suffisant, ou s’ils ont aussi une appartenance affective, une appartenance culturelle. Mais cela, ce sera dans un deuxième temps.

Ce n’est pas parce que ce deuxième temps va être plus délicat qu’il faut s’interdire le premier temps.

Minute : Est-il possible de renvoyer des gens de façon massive ? Y a-t-il des exemples dans l’histoire ?

Jean-Yves Le Gallou : Il n’y a pas de besoin de remonter très loin. Tout le XXe siècle est marqué par des déplacements massifs de populations.

A la fin de la Première Guerre mondiale, un million et demi de Grecs ont été évacués d’Asie mineure ! On ne peut même pas parler de remigration puisqu’ils étaient là depuis des millénaires, mais le transfert a eu lieu.

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, où des millions de gens ont été déplacés et ont quitté des endroits où leurs ancêtres étaient depuis non pas seulement des dizaines d’années mais des centaines d’années. Ces expulsions, précisons-le, avaient été décidées par les puissances sorties victorieuses de la guerre.

Plus récemment encore, il y a bien sûr eu l’exode des pieds-noirs.

Ken Loach

La palme d’or du festival de Cannes fait bondir un journal pro-israélien

25/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de radio Courtoisie) : La palme d’or du festival de Cannes a été attribuée dimanche au cinéaste britannique Ken Loach pour Moi, Daniel Blake. C’est la 6e fois qu’il décroche un prix à Cannes où il avait déjà reçu la palme d’or en 1996 pour Le vent se lève.

Mais ce choix ne plait pas à tout le monde. Le journal en ligne Le Monde juif titre : « Palme d’or de la haine d’Israël : le festival de Cannes récompense l’anti‑israélien Ken Loach ». La raison invoquée par le journal est qu’en 2004, Ken Loach avait déclaré au quotidien berlinois Tagesspiegel : « Israël se présente comme une démocratie occidentale… et en même temps enfreint des accords internationaux et ne respecte pas la convention de Genève, vole des terres auxquelles il n’a pas droit, emprisonne des enfants et ment à la terre entière par rapport à ses armes nucléaires. » Ken Loach prône le boycott d’Israël qui est selon lui la seule chose à faire pour « accomplir ce que ni l’ONU ni Obama n’ont réussi à faire ». C’est‑à‑dire mener Israël à rendre les territoires occupés.

Il n’y a pas que Le Monde juif qui ne soit pas ravie par ce prix. Engagé aux côtés de la classe ouvrière britannique, Ken Loach a produit de nombreux films sur les abandonnés de l’Angleterre néolibérale. Son film vainqueur cette année, Moi, Daniel Blake, raconte d’ailleurs le parcours d’un chômeur en difficulté.

Face à certaines critiques, le délégué général du festival Thierry Frémaux a défendu le choix du jury : « Le jury est un groupe de neuf (personnes) qui ne lit pas la presse et qui juge selon sa conscience, son coeur, son émotion. » Autrement dit: circulez, nous on parle cinéma.

Trump NRA

Etats Unis : Donald Trump adoubé par la NRA

25/05/2016 – WASHINGTON (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio CourtoisieLa puissante coterie américaine des armes à feu a adoubé Donald Trump en fin de semaine dernière. Il s’agit d’un allié de poids pour le candidat républicain puisque la NRA compte 5 millions d’adhérents. Trump a déclaré son attachement au deuxième amendement de la Constitution sacralisant la possession des armes à feu. Il a dénoncé vivement le projet d’abolition de cet amendement par Hillary Clinton. Cette annonce de la National Rifle Association permet à Trump de renforcer sa position auprès de l’état‑major du parti républicain.

Chard Autriche

Autriche : patience, ce sera pour la prochaine fois, par Guy Rouvrais

Il y a eu un long soupir de soulagement dans les sacristies de la secte bruxelloise : le candidat de « l’extrême droite » n’est pas devenu président de la République autrichienne. Libéraux et socialistes, quoique leurs champions aient été balayés dès le premier tour, se sont joints au chœur des vitriers qui se félicitent de ce que là-bas, comme ici, un « plafond de verre » empêcherait la droite nationale de l’emporter.

Ce peuple autrichien que ces belles âmes européistes étaient prêtes à vouer aux gémonies hier devient admirable aujourd’hui car il a résisté au « repli » et à « l’intolérance », grâce, comme dit Le Monde, à un « sursaut citoyen », l’autre moitié des électeurs n’étant pas des citoyens mais des factieux.

Il s’en est donc fallu de 31 000 voix pour que les Autrichiens soient rejetés dans les ténèbres extérieures de la bien-pensance européenne. Cela tient à peu de chose d’être un grand peuple ou un ramassis de minables populistes : quelques suffrages en plus ou en moins !

Après le « ouf ! » sonore des capitales européennes, nous eûmes droit aux propos convenus sur « l’avertissement » venu de Vienne, comme en France quand le Front national bat un nouveau record électoral. Et puis on continue comme avant. Mais cela s’arrêtera, le jour est proche où ce ne sera pas le « vent du boulet » qui frappera nos européistes, mais le boulet lui-même.

Ce sera pour la prochaine fois, demain ou après-demain : la défaite de l’Europe de la technocratie bruxelloise est en marche, elle ne s’arrêtera plus. En Autriche, bien sûr, mais ailleurs aussi en Europe, à l’Est déjà, en Pologne, en Hongrie, en Slovaquie, à l’Ouest bientôt, en France, au Danemark, en Hollande, en Finlande, en Suède et même en Allemagne, où le parti souverainiste Afd a déjà recueilli 11 % des voix alors qu’il n’existait pas il y a trois ans, il sera présent au Bundestag lors des prochaines élections législatives.

Ils peuvent encore gagner à l’arraché pendant quelque temps, comme à Vienne, mais les peuples ont déjà tranché, c’est pourquoi les hiérarques de Bruxelles font tout pour éviter qu’ils ne prennent la parole et n’exècrent rien tant que le référendum, où ils sont régulièrement désavoués. Ils ont déjà perdu, parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe sur le Vieux Continent.

Que disent-ils aux électeurs pour les dissuader de quitter le Titanic européen ? Qu’ils vont être ruinés, que les cours de la Bourse vont choir, que leurs économies fonderont tandis que le chômage va galoper et les prix bondir, sans compter que les Chinois ne feront de nous qu’une bouchée, etc. Ils parlent économie et gros sous, PIB et cash-flow. Ils disent aux peuples : « Vous allez perdre de l’argent », les peuples répondent « Nous ne voulons pas perdre notre âme » : notre identité, notre foi, notre culture, nos traditions, nos aigles et nos croix, l’empreinte des siècles sur nos paysages et nos visages, la poussière de nos routes où nos ancêtres ont marché et par lesquels nous sommes. Nous ne voulons pas disparaître dans le maelström de la mondialisation à la sauce bruxelloise, ni abandonner nos territoires à ceux venus d’ailleurs pour devenir étrangers chez nous. A la fin, c’est toujours l’âme des peuples qui gagne car c’est elle qui résiste. 

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8614 daté du 25 mai 2016

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Psychologie du casseur en démocratie avancée

24/05/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
La scène de l’agression du policier et l’incendie de sa voiture a choqué un grand nombre de personnes. Mathieu Bock-Côté, docteur en sociologie et chargé de cours aux HEC à Montréal, tente d’analyser les motivations des casseurs.

L’anarchisme radical est habité par le fantasme de la guerre civile. La plupart du temps, cette mouvance idéologique est confinée dans les marges de la cité et condamnée à se perdre dans une glose indigeste. L’anarchisme radical habite un monde parallèle, celui du refus radical de la société telle qu’elle est: il se perd en théories alternatives où il a tendance à se réfugier. Un autre monde est possible: il s’en convainc tous les jours. Mais lorsque la société connaît des tensions, cette mouvance se jette au cœur de la cité et espère exciter le conflit et le radicaliser, en le durcissant, en le polarisant, en le poussant à la guerre civile.

Mathieu Bock-Côté considère que les casseurs sont plutôt dans la parodie révolutionnaire :

Évidemment, nous ne sommes pas au seuil d’une révolution. Les casseurs s’adonnent plutôt à une parodie révolutionnaire, ils mettent en spectacle leur propre refus de la société qui elle-même s’émeut à l’idée d’être aussi ouvertement défiée. On ne fera pas l’erreur, toutefois, de ne pas les prendre au sérieux. En un sens, c’est la possibilité du chaos, qui n’est jamais évacuée complètement d’une société, qui resurgit.


Hofer

Autriche : percée historique des populistes du FPÖ, par Jean-Yves Le Gallou

Caramba ! Encore raté ! Norbert Hofer manque à 30 000 voix près l’accès à la Hofburg. Grâce au vote par correspondance des expats et des maisons de retraite, le système sauve la mise. De fort peu toutefois. Mais pour la première fois à une élection nationale en Europe de l’Ouest, un candidat populiste mobilise la moitié de l’électorat pour sa cause. C’est un fait majeur. 

Jean-Yves Le GallouC’est l’invasion migratoire qui fournit la première explication de ce succès : l’Autriche a été le point de passage des migrants venus de Grèce. Son gouvernement de coalition démocrate-chrétien/socialiste a payé au prix fort son soutien initial (avant de s’en détacher) à la folle politique d’Angela Merkel : ses candidats ont été éliminés dès le premier tour de l’élection présidentielle, incapables de réunir à eux deux plus de 22 %. A contrario, le FPÖ a capitalisé sur son opposition sans faille à l’immigration, premier point de son programme.

Norbert Hofer – un patronyme historique en Autriche – s’est révélé un bon candidat. 45 ans, ingénieur aéronautique de formation, amateur de sports aériens (grièvement blessé en 2003), vice-président du Parlement, c’est un homme d’allure modérée mais ferme dans ses convictions : militant depuis plus de 20 ans au FPÖ, c’est le principal rédacteur de son programme de 2011.

Le FPÖ est d’abord un parti identitaire, qui considère l’Autriche comme une composante de la « communauté de langue, de peuple et de culture allemande ». Beaucoup de ses dirigeants sont issus des corporations étudiantes héritières de la culture nationale du XIXesiècle. Le point 1 du programme du FPÖ est l’arrêt de l’immigration. Il est aussi partisan, selon l’exemple suisse, de la démocratie directe et propose notamment d’interdire par référendum les minarets et le voile islamique dans l’espace public. Le FPÖ est aussi farouchement hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ces positions expliquent son succès dans les couches populaires.

C’est ensuite un parti conservateur, défenseur de la famille traditionnelle. Le FPÖ se montre très critique sur les évolutions sociétales prônant le mariage homosexuel ou la théorie du genre. Comme héritier assumé des révolutions « bourgeoises démocratiques » de 1848, il adhère aux valeurs morales du petit peuple d’artisans, de commerçants et de petits entrepreneurs qui ont constitué sa base électorale d’origine. Il est attaché à la liberté d’entreprendre.

Enfin, sur les questions européennes, c’est un parti eurosceptique mais pas europhobe. Il en tient pour une autre Europe : ses principes sont « l’Autriche d’abord » et la subsidiarité. Très critique à l’égard de la Commission européenne, le FPÖ ne prône pour autant ni sortie de l’Union ni de l’euro. Il est pour une « Europe des peuples ».

Le succès du Parti de la Liberté d’Autriche est une leçon pour tous les partis populistes européens. Elle montre que :
– La lutte contre l’immigration et la défense de l’identité constitue un ressort électoral bien plus puissant que la critique de l’Union européenne ou de l’euro ;
– C’est cet axe programmatique qui permet de conquérir un électorat populaire sans recourir à des annonces démagogiques effrayantes pour l’électorat modéré ;
– À l’aube du XXIe siècle, le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat pour les valeurs.

Texte paru sur Boulevard Voltaire

Kevin Philippy

La police désarmée, par Caroline Parmentier

La police que Cazeneuve aime, c’est celle qui ne riposte pas et ne fait jamais usage de son arme.

« Vous êtes un exemple » a-t-il déclaré au très courageux Kevin Philippy en le décorant. Il s’en est pourtant fallu de peu qu’il y reste. Lui et sa collègue Alison Barthélémy. Les images vidéos témoignent de la violence criminelle des casseurs gauchistes pulvérisant à coups de barre de fer les vitres du conducteur et du passager, tapant sur la carrosserie puis jetant un engin incendiaire tandis que les fonctionnaires étaient encore dans le véhicule qui s’enflammera et brûlera entièrement et enfin cognant à coups de tuyaux sur Kevin Philippy qui se protégera à mains nues et sera contraint de battre en retraite.

C’est bien cela le modèle de police que prône Cazeneuve ? Une police désarmée contrainte de reculer devant ceux qui veulent la tuer ? Et le ministre de l’Intérieur d’insister dans son discours : « A aucun moment, on ne vous voit porter la main à votre arme. » Parce que s’il l’avait fait, c’eût été hautement répréhensible ? Et Cazeneuve aurait été le premier à le lâcher ? Avant le lynchage des médias puis celui de la justice.

Interrogé par la presse Kevin Philippy aura des mots lourds de sens : « Je ne suis pas le seul, il y a des collègues sur le terrain qui prennent plus cher que moi. Ce sont eux les héros et pas moi. » Alors que près de 500 policiers ont été blessés depuis le début de cette chienlit, dont plusieurs grièvement, certains lynchés à même le sol avec une haine inouïe, c’est ça le signal que le premier flic de France envoie aux forces de l’ordre exténuées et révoltées ? C’est comme ça qu’il compte rétablir l’ordre et l’autorité régalienne de l’Etat alors que les émeutes ravagent les centres-villes et affaiblissent le pays sur lequel la menace terroriste islamiste pèse plus que jamais ?

Les quatre agresseurs de Kevin Philippy et Alison Barthélémy sont à l’image de cette racaille gauchiste que le gouvernement traite avec une incroyable complaisance et une indulgence paternelle. Ils pourraient être les enfants de Cazeneuve ou Cazeneuve lui-même s’il n’était pas devenu sagement juriste à la Banque populaire avant d’intégrer les cabinets ministériels. Agés de 18 à 32 ans, ce sont trois « étudiants » en histoire, sociologie et géographie et un chômeur. Gardons-lui précieusement ses allocations-chômage à celui-là, surtout qu’il suit une formation d’éducateur spécialisé pour laquelle il a comme on le voit les meilleures prédispositions. Ils sont issus de milieux « favorisés ». Tous « militants antifascistes ». De « bons jeunes » on vous dit. Et eux quand ils tabassent un policier noir, ce n’est pas du racisme.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent n° 8613 daté du 24 mai 2016

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem et les « hommes blancs »

22/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Aujourd’hui personne, de gauche ou droite, n’imaginerait conduire une liste sans femmes ou personnes issues de l’immigration. » Dixit Najat Vallaud-Belkacem dans une interview publiée hier par le quotidien belge Le Soir. Pour le ministre de l’Education nationale, la classe politique française peut même être donnée en exemple, par rapport, en particulier, au Brésil, où, s’indigne-t-elle, « le nouveau gouvernement est fait exclusivement d’hommes blancs ! » Le point d’exclamation est d’origine.

Dans ce même entretien, à la question : « Manuel Valls dit que la gauche peut mourir… », Najat Vallaud-Belkacem répond : « Non, moi j’ai la plus grande foi dans la gauche. C’est la gauche qui sauvera notre modèle de société. » Une société où les hommes blancs auraient été renvoyés à leurs cuisines ?