La Serbie, entre les États-Unis, l’UE et la Russie – Colloque du 30/06/2015 à Bruxelles. Première partie

Le mardi 30 juin 2015 se tenait, à Bruxelles, le premier colloque de l’Institut du Monde Multipolaire, sous la Présidence d’Aymeric Chauprade, co-organisé avec le Serbian Institute for Public Diplomacy et en partenariat avec la revue Conflits et Realpolitik.tv. Le thème de cette première réunion était « La Serbie, entre les États-Unis, l’Union Européenne et la Russie ».
Première partie : introduction et intervention d’Aymeric Chauprade « La Serbie dans le monde multipolaire et son rôle dans les équilibres européens ».
Images : Realpolitik.tv + Kris Roman & Euro-Rus.

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Taxis et éleveurs ont montré que le gouvernement cède à la force. De quoi méditer…

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Pendant qu’on accueille les clandestins, la France ne parvient plus à loger ses SDF

27/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les demandes d’abri (centres d’hébergement, hôtels, etc.) ont augmenté de 26% en 2014 par rapport à 2012, avec plus de 771.500 demandes, faites par 97.600 sans-abri dans les 37 départements du baromètre 115.

Mais, selon le baromètre du 115, numéro d’urgence des SDF, près de la moitié n’ont jamais obtenu de places.

“On constate une hausse inquiétante des demandes des familles et des mineurs“, souligne Florent Gueguen. Les familles représentent désormais 39% du public (+16%), avec des appels en forte hausse (+34%), et plus de 20.600 mineurs (+18%) ont été concernés par un appel au 115.

Alors qu’il semble de plus en plus difficile de trouver un logement pour nos SDF, la France continue à vouloir accueillir les immigrés clandestins. Les nôtres avant les autres !


I Media : Immigration, le retour du mariage forcé

27/07/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Retrouvez l’analyse des travers et des mensonges des médias par le toujours pertinent Jean-Yves Le Gallou

01:12 – Fort Béar – Y a-t-il une cinquième colonne ?
09:16 – Le zapping d’I-Média
17:07 – La nuit du Ramadan, France 2 promeut un artiste raciste

Bernard Cazeneuve : la loi sur le renseignement remet en cause la vie privée

Loi sur les droits des étrangers : Florilège

26/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Adoptée le 23 juillet, la loi sur les droits des étrangers continuent à susciter de vives réactions. Florilège.

Patrick Balkany confisque violemment une caméra de BFMTV (vidéo)

Balkany part en croisade contre les privilèges de la presse et des journalistes

Source : Ojim.fr Bien connu pour ses relations tendues avec les médias et les journalistes, Patrick Balkany vient de déposer trois propositions de loi visant à réduire les privilèges de la profession journalistique.

Ainsi, comme indiqué dans le Journal officiel du jeudi 23 juillet, la première d’entre elles vise à supprimer « l’avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu », la deuxième vise à supprimer les aides à la presse écrite, ce qui se justifie par « l’état de nos finances publiques », et la troisième plaide en faveur de « la privatisation de l’audiovisuel public ».

Concernant l’avantage fiscal, Patrick Balkany dénonce un « privilège qui ne se justifie plus aujourd’hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu’il faut corriger ».

Pour le maire de Levallois-Perret, la presse est « un secteur sous perfusion d’argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique ». De plus, « ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l’État, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier – ou tout du moins feint d’oublier – qu’elle coûte aux Français, qu’ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d’euros chaque année ».

Enfin, à propos de la privatisation du service public, il déclare : « Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public: France Télévisions et Radio France. » Et celui-ci de souligner le « manque d’objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques ».

La guerre entre certains médias et l’homme politique n’est pas prête de s’arrêter…


Seine-Saint-Denis : la manifestation lycéenne en hommage à Rémi Fraisse vire à l'émeute

La réforme du droit des étrangers ou l’agenda jusqu’au-boutiste des sociétalistes

Source : Boulevard Voltaire
Rien ne les arrête, ni l’opposition parlementaire, ni le peuple en masse dans les rues, ni les pétitions et manifestes des intellectuels.

Le pouvoir continue dans sa voie suicidaire, et en accélère même l’agenda, avec cette réforme du droit des étrangers qualifiée de criminelle par Marine Le Pen, car visant à faciliter les démarches, raccourcir les procédures et améliorer l’accueil matériel des immigrés, en gros pour qu’ils se sentent tout à fait chez eux, en France, avant même que d’accéder au statut de Français de papiers.
Jamais un gouvernement n’a été si impopulaire depuis Guy Mollet, dont Hollande partage du reste nombre de traits, et pourtant rien ne freine l’ardeur de ses mesures insensées.

Nous avons au pouvoir des cyniques qui appliquent un agenda de transformation irréversible de la société française : soutien à l’hébergement et à l’accueil des migrants, territorialisation du remplacement de population, aide à l’islamisation, réforme multiculturelle de l’enseignement, loi Macron de dérégulation des derniers bastions de souche, lois sur la famille et la fin de vie liquidant ce qui reste de catholicisme vivant, bâillonnement des opposants par la loi sur le renseignement.
Ils n’ont rien à perdre. Leur horizon est 2022 plutôt que 2017, quand les réformes auront produit leurs effets et qu’ils en récolteront les fruits électoraux. C’est le programme Terra Nova. Ils refont le coup de la génération Mitterrand en préparant une génération Hollande.
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Big Brother : 200 nouvelles caméras de vidéosurveillance supplémentaires à Paris

Surveillance de masse : la loi renseignement jugée constitutionnelle

24/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le Conseil constitutionnel a donc validé l’essentiel de la loi renseignement. Le président de la Commission des lois, Jean-Jacques Urvoas, s’est félicité dans un communiqué : “La quasi-totalité de la loi sur le renseignement est jugée conforme à la Constitution, aucun des griefs médiatiquement agités n’ayant été retenu. Contrairement à ce qui été martelé, ce texte n’organise en rien une surveillance de masse. C’est au contraire une loi qui garantit la protection des libertés par le renforcement de l’Etat de droit.” (sic)

Selon Florian Philippot, “c’est une petite victoire pour les terroristes“. Mais c’est également “une loi liberticide et parfaitement inutile“.

Pour Manuel Valls, “la France a désormais un cadre sécurisé contre le terrorisme et respectueux des libertés. C’est un progrès décisif“…

Souriez, vous êtes surveillés !


 

 

 

 



Florian Philippot : “C’est une loi liberticide… par Europe1fr

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Policiers : l’été infernal (Présent 8402)

24/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

À 74 ans, Jacques Toubon, Défenseur des droits, friserait-il la sénilité ? Toujours est-il qu’à l’heure où la France entière connaît une recrudescence des actes dits de « malveillance » (agressions envers les personnes et les forces de l’ordre, « dérapages » et débordements « festifs », violences urbaines…), que des kalachnikovs circulent dans les quartiers sensibles, que des municipalités réarment leur police municipale et que le plan Vigipirate est en alerte rouge, Jacques Toubon l’angélique, grand humaniste qui ne s’est sans doute jamais retrouvé face à une bande de racailles prêtes à en découdre avec les forces de l’ordre, a préconisé mardi – suite à un incident récent de flash-ball sur un mineur – l’abandon de l’utilisation des flash-balls par les forces de l’ordre lors d’affrontements avec des émeutiers et autres casseurs. Des « jeunes » sur le pied de guerre, eux, armés de barres de fer, de battes de baseball, de pierres, de cocktails Molotov et, au pire, kalachs » et mortiers…).
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Une sorte de « défendez-vous avec des fleurs » qui depuis mardi fait des remous au sein de la police et que le ministère de l’Intérieur a estimé mercredi « contre-productif ».
« Un moratoire sur les armes intermédiaires serait contre-productif et pourrait avoir des conséquences dangereuses : nous ne pouvons pas nous permettre de désarmer nos forces de l’ordre », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, en précisant que « l’équipement des forces de l’ordre en armes de force intermédiaire répond à une double préoccupation : assurer la protection des policiers et gendarmes exposés à des agressions de plus en plus en plus violentes, tout en limitant le recours des armes à feu qui doit rester extrêmement rare et n’intervenir que dans les cas et les circonstances les plus graves ». Logique !
« Pour nous, hors de question de nous passer du flash-ball », a déclaré Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat de police Unité SGP-Police FO. « Le problème, c’est que le Défenseur des droits ne nous explique pas comment on va faire sans. On va se défendre avec les poings ? »

Il aura fallu cette polémique sur le flash-ball pour que l’on apprenne de la bouche des syndicats de police que l’été 2015 est particulièrement infernal pour les policiers. Les médias n’en font pas tout un plat. Commissariats attaqués dans le Val-d’Oise, policiers visés par des tirs de mortiers, policière frappée dans le Nord jusqu’à en perdre connaissance, armes volées, policier passé à tabac en Seine et Marne, policiers roués de coups à Sète, policiers attaqués à coups de pierres et d’haltères à Reims aux cris de « Allah Akbar », nuits de violence entières dans les Yvelines… En quinze jours (du 1er au 16 juillet), le site « Fdesouche » a recensé plus de 17 commissariats ou gendarmeries attaqués et/ou assiégés, du Kremlin-Bicêtre à Vaulx-en-Velin, et parfois par une centaine d’individus comme à Neuilly-Plaisance. Il est urgent de désarmer la police en effet.

Pierre Malpouge

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«Les heures sombres de l’histoire», le point Godwin en matière d’expression politique

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Loi renseignement

Loi renseignement : lettre ouverte aux membres du Conseil constitutionnel

22/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Novopress a décidé de reproduire une lettre ouverte de chercheurs et universitaires français, américains, britanniques et belges qui ont décidé de s’exprimer contre la Loi sur le renseignement en invitant les membres du Conseil constitutionnel à mesurer ses conséquences éthiques et politiques.


Nous sommes pleinement conscients des menaces que les nouvelles formes de terrorisme font peser sur nos espaces démocratiques. La loi relative au renseignement adoptée récemment par le Parlement français entend être la réponse la plus appropriée à ces menaces. Nous nous inquiétons toutefois très vivement d’un certain nombre de points inhérents à cette loi qui touchent, non seulement au respect des libertés individuelles, mais au sens que nous entendons conférer à la construction du vivre ensemble.

Dans la loi en question, un régime d’exception se profile assez nettement. Ce régime vise en effet à légaliser des moyens exceptionnels de surveillance en les faisant accepter par l’opinion publique, en rendant de ce fait acceptable la possibilité de capturer toutes les données personnelles des citoyens, en instaurant par là un régime de suspicion généralisée. La confiance, qui est pourtant une dimension essentielle à toute coexistence, à tout échange, se verrait de la sorte explicitement bafouée. Le régime dominant serait celui d’une défiance qui ne serait plus simplement destinée à lutter contre le terrorisme, puisqu’il s’agit – selon le texte de la loi – de prévenir « des atteintes à la forme républicaine des institutions » ou des « violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ». Les critères de dangerosité s’étendent ici au point de devenir très flous, en créant un risque de grave confusion entre d’éventuelles actions terroristes et des actes de dissidence, voire de militantisme. Surtout, à partir de quels principes et de quelles valeurs ces critères seront-ils forgés ? Quelles garanties aurons-nous dans le long terme à cet égard ?

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distribution d’aide alimentaire à Menton

Projet de loi immigration : toujours plus de droits !

22/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Toujours plus de droits pour les étrangers, des mesures de lutte contre l’immigration illégale a minima, le gouvernement poursuit sa logique immigrationniste avec ce nouveau texte, qui passe au cœur de l’été et en procédure accélérée pour éviter au maximum le débat.

Les députés français examinent depuis lundi l’examen d’un projet de loi controversé sur l’immigration qui propose d’améliorer les conditions de vie des résidents légaux en France tout en renforçant la lutte contre l’immigration illégale. c’est du moins la volonté affichée, puisque dans les faits, le texte, avec la carte de séjour pluriannuelle et l’assignation à résidence comme dispositif par défaut des immigrants illégaux ne fait que leur faciliter la vie.

Le texte prévoit en effet prévoit la création d’un titre de séjour de deux à quatre ans, après un premier d’un an, destiné à éviter aux étrangers d’avoir à se rendre chaque année en préfecture. Cette mesure a été approuvée hier soir par les députés. Pour en bénéficier, un étranger devra justifier de son “assiduité et du sérieux de sa participation aux formations prescrites par l’Etat dans le cadre du contrat d’intégration” et ne pas avoir “manifesté de rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République”.
Les titulaires du titre pluriannuel pourraient ensuite demander la carte de résident. Un amendement PS voté en commission la donne de plein droit au bout de trois ans pour les parents d’enfants français ou les conjoints de Français.

Bref, des contrôles de l’ordre du symbolique et un boulevard vers la naturalisation, étape suivant la carte de résident.
Pour Marion Maréchal-Le Pen ce texte va donner

des droits toujours plus favorables aux étrangers, notamment l’élargissement du regroupement familial, l’assouplissement de la procédure des étrangers malades, l’incitation pour les étudiants qui ont fini leur cycle de rester en France.

Les reconduites à la frontière pour les déboutés du droit d’asile seraient facilitées et si l’assignation à résidence serait privilégiée à la détention, les forces de l’ordre pourraient mener la personne concernée à son consulat afin d’obtenir les papiers nécessaires à son expulsion… pour peu bien sûr que les clandestins soient restés sagement dans leur lieu de résidence plutôt que de disparaitre dans la nature !

Le député Les Républicains Guillaume Larrivé, un proche de Nicolas Sarkozy et l’un des seuls orateurs de la droite “modérée” sur ce texte a appelé à “rompre avec cette idéologie immigrationniste” et accusé le gouvernement d’avoir “une pratique qui est celle de l’augmentation de l’immigration”. Il propose d’agir dès le pays d’origine en limitant la délivrance de visa d’immigration aux candidats faisant la « preuve de leur capacité d’intégration ». Une fois en France, les immigrés verraient ensuite leurs conditions d’accès aux prestations restreintes. Surtout, il proposera que l’Assemblée puisse définir, tous les ans, un « plafond d’immigration » appliqué notamment au regroupement familial, en fonction des besoins économiques.

Parmi les amendements qui font débat, l’un d’eux dispose que les enfants nés à l’étranger de parents étrangers, arrivés sur le territoire français avant l’âge de 6 ans et ayant depuis lors résidé habituellement en France, puissent acquérir la nationalité française sur simple déclaration à leur majorité. Pour le député Les Républicains Guillaume Larrivé, c’est un moyen déguisé d’accorder la nationalité aux clandestins :

Nous ne sommes pas favorables à l’idée absurde selon laquelle tous les étrangers venus illégalement par le regroupement familial deviendraient automatiquement français à l’âge de 18 ans.


Marion Maréchal-Le Pen sur France Info

22/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le député FN était l’invitée de France Info mardi matin. Elle est revenue sur la mobilisation des éleveurs, le projet de loi sur le droit des étrangers et la possible candidature de Jean-Marie Le Pen contre elle en PACA pour les régionales. Elle préconise aussi l’arrêt des négociations sur le TAFTA.


Marion Maréchal-Le Pen : « Je comprends que les… par FranceInfo


Ramadan : Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, s'assoit allègrement sur la laïcité

“Attentats déjoués” : quand Bernard Cazeneuve refusait d’en parler

21/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
En changeant d’attitude du jour au lendemain, François Hollande a obligé son ministre de l’Intérieur à organiser, dans la précipitation, une conférence de presse sur un projet d’attentat déjoué contre une base militaire en France.

Or, Bernard Cazeneuve jugeait avant qu’il n’était “pas nécessaire de parler”.

Le ministre de l’Intérieur préfère donc se contredire plutôt que d’avoir à déjuger François Hollande.

La preuve en vidéo !


varouflakis

[À lire] Yanis Varoufakis sur l’Eurogroupe et sur sa démission

Source : blogs.mediapart.fr
Une passionnante interview-fleuve de l’ex-ministre des Finances Grec, qui donne un éclairage précieux car vraiment renseigné sur le fonctionnement dictatorial de l’eurogroupe et la volonté allemande de casser la Grèce. A lire, puis enchainer sur sa tribune expliquant pourquoi il a voté “non” à “l’accord” entre la Grèce et l’Eurogroupe et le même accord annoté par lui (liens dans les tweets ci-dessous).

Interview de Yanis Varoufakis (traduit par MONICA M. pour Mediapart) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.
Cette interview est édifiante et instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

Harry Lambert : Alors comment vous sentez-vous ?

Yanis Varoufakis : Je me sens au dessus du monde – Je n’ai plus à vivre à travers un agenda de folie, qui est absolument inhumain, juste incroyable. J’ai dormi deux heures par jour pendant cinq mois. Je suis aussi soulagé de ne plus avoir à subir cette incroyable pression de devoir négocier pour une position que je trouve difficile à défendre, même si je me suis arrangé pour forcer l’autre partie à acquiescer, si vous voyez ce que je veux dire.

HL : A quoi cela ressemblait-il ? Aimiez-vous quelque aspect de tout ça ?

YV : Oh oui beaucoup de choses. Mais l’information qui arrive, qui confirme vos pires craintes…voilà qu’il est en votre “pouvoir” que cela vous soit dit directement, et que ce soit comme vous le redoutiez – la situation était pire que vous l’imaginiez ! Ainsi, ce fut bon après de n’être plus aux premières loges.

HL : De quoi parlez-vous ?

YV : L’absence complète de tous scrupules démocratiques, de la part des supposés défenseurs de la démocratie européenne. La très claire compréhension d’autre part que nous sommes sur la même course analytiquement – bien sûr cela n’arrivera plus à présent. Avoir ces vraies figures de pouvoir qui vous regardent dans les yeux et disent “Vous avez raison dans ce que vous dites, mais nous allons vous croquer de toute façon.”

HL : Vous avez dit que les créanciers vous contestaient parce que vous avez parlé économie dans l’Eurogroupe, ce que personne ne fait. Qu’est-il arrivé lorsque vous l’avez fait ?

YV : Ce n’est pas que ça n’allait pas – c’est qu’il y avait un refus total de s’engager dans des argumentations économiques. Refus total. … Vous avancez un argument sur lequel vous avez réellement travaillé – pour être sûr que c’est logiquement cohérent – et vous rencontrez des regards vides. C’est comme si vous n’aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu’ils disent. Vous auriez pu aussi bien chanter l’hymne national suédois – vous auriez eu la même réponse. Et c’est saisissant, pour quelqu’un qui est habitué aux débats académiques. … D’ordinaire l’autre partie participe toujours et là il n’ y avait aucune participation du tout… Ce n’était même pas de l’ennui, c’est comme si personne n’avait parlé.

HL : Quand vous êtes arrivé, début février, il n’a pas pu y avoir une position commune ?

YV : Il y avait des personnes qui étaient sympathiques à un niveau personnel – ainsi, vous savez, derrière les portes fermées, sur une base informelle, notamment avec le FMI [HL : "Aux plus hauts niveaux ?" YV : " Aux plus hauts niveaux, aux plus hauts niveaux "]. Mais ensuite dans l’Eurogroupe, quelques mots gentils et c’est tout, retour derrière le parapet de la version officielle.
[Mais] Schäuble était d’une grande cohérence. Son option était “Je ne suis pas en train de discuter le programme – il a été accepté par le précédent gouvernement et nous ne pouvons pas permettre à une élection de changer quoi que ce soit. Parce que nous avons tout le temps des élections, nous sommes 19, si à chaque fois qu’il y a une élection quelque chose change, les contrats entre nous ne voudraient plus rien dire”.
Aussi à ce point il ne me restait plus qu’à me lever et à dire : “Bon peut-être que nous ne devrions plus jamais organiser des élections dans les pays endettés”, et il n’y a pas eu de réponse. La seule interprétation que je puisse donner c’est “Oui, ce serait une bonne idée, mais elle serait difficile à mettre en application. Donc soit vous signez sur la ligne en pointillé, soit vous sortez.”

HL : Et Merkel ?

YV : Vous devez comprendre que je n’ai jamais rien eu à faire avec Merkel, les ministres des finances parlent aux ministres des finances, les premiers ministres parlent aux chanceliers. De ce que je comprends, elle était très différente. Elle tentait d’apaiser le Premier Ministre (Tsipras) – elle disait “Nous trouverons une solution, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose de d’horrible, faites juste votre travail et travaillez avec les institutions, travaillez avec la Troïka ; il ne peut pas y avoir d’impasse ici.”

Ce n’est pas ce que j’entendais de la part des mes interlocuteurs – à la fois de la tête de l’Eurogroupe et du Dr Schäuble, ils étaient très clairs. A un certain point il me fut signifié sans équivoque “C’est un cheval et soit vous l’enfourchez, soit il est mort”.

HL : Quand était-ce ?

YV : Au début, au tout début (ils se sont rencontrés la première fois début février)
Crédit photo : EFFER LECEBE via Flickr (CC) = Yanis Varoufakis persona non grata

Source : Lire la suite sur Mediapart


 

 

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A lire ! très bonne analyse de l’attentat de Berre l’Etang

20/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Incendie de Berre-l’Etang : les drôles de coïncidences d’un “acte malveillant” (Novlangue pour “attentat” ?)

 

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