bernard_lugan

Sur l’État islamique en Libye et Boko Haram au Nigeria – par Bernard Lugan

29/05/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

Deux dangers ont été exagérés : l’Etat islamique en Libye et Boko Haram au Nigeria. Aucun de ces deux périls n’est définitivement écarté, mais le premier est contenu quand le second recule. Tous deux ont initialement profité de situations politiques locales complexes et favorables avant de buter sur de solides définitions ethno-tribales.

En Libye, l’Etat islamique s’est implanté à Syrte, dans la zone tampon entre la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Interdisant le contact entre les forces du général Haftar et celles de Misrata, sa présence empêcha donc une guerre Cyrénaïque-Tripolitaine, ce qui permit aux deux principales forces militaires de Libye de consolider leur pouvoir sur leurs zones respectives d’influence. En Cyrénaïque, le général Haftar eut ainsi tout le loisir de liquider les dernières poches islamistes, cependant que Misrata apparaissait de plus en plus comme le principal acteur de Tripolitaine.
La présence de l’Etat islamique ne leur étant plus utile, les deux principaux belligérants vont donc se lancer dans une course à celui qui, le premier, reprendra Syrte et les ports pétroliers de la région. Avant de s’affronter directement.
L’Etat islamique qui ne dispose d’aucune base tribale et qui ne peut, comme au Levant, jouer de l’opposition chiites-sunnites, sera éliminé. Sauf naturellement si Misrata, donc la Turquie, a encore intérêt à sa survie. C’est en effet après la fin de l’Etat islamique que les choses sérieuses commenceront entre Misrata et la Cyrénaïque. Misrata, fief des Frères musulmans, est soutenue par la Turquie, le Qatar, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l’Italie. Le général Haftar est appuyé par les Emirats arabes, par l’Egypte et dans une certaine mesure par l’Arabie saoudite et la France.

Lire la suite

Syrie Destructions

Syrie : La bataille qui pourrait tout faire basculer

29/05/2016 – LONDRES (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 26 mai, un assaut massif soutenu et orchestré par les Américains a été lancé contre la capitale de Daesh. Des soldats syriens marchent sur Raqqa avec l’intention de frapper d’un coup décisif l’entité terroriste. Une telle victoire pourrait rentrer dans l’histoire comme la date du début de la défaite de l’EI.

Cependant, tout porte à croire que certains pays de la coalition avaient tout intérêt à ce que le conflit se prolonge. « Vous ne pouvez pas mettre fin à la guerre civile tant que vous n’avez pas de gouvernement considéré comme légitime par la majorité de ce pays » déclarait en effet Barack Obama au président syrien. Jusqu’alors, la position des Etats Unis, à la tête de la coalition et en accord avec l’ONU, avait consisté à appuyer les rebelles contre Daesh et contre Assad en même temps. Cette politique double a eu pour conséquence de prolonger une guerre majoritairement civile.

Cependant, le conflit entre rebelles syriens et soldats du régime se résorbe ; il ralentit le combat contre Daesh et empêche l’approvisionnement des civils des villes assiégées. Les convois sont saisis par les rebelles ou le gouvernement et les civils meurent de faim. Une trêve a donc été finalement mise en place entre le régime et ses opposants. La Russie a même accepté de cesser ses frappes sur les rebelles opposants a Assad, le temps des pourparlers. Ceux ci sont néanmoins au point mort : l’envoyé de l’ONU, Staffan de Mistura, a déclaré hier vouloir « commencer la nouvelle session de négociations dès que possible, mais certainement pas avant deux ou trois semaines ».

Lire la suite

Hollande mouillé

Hollande, homme d’État mondial 2016 ! L’incompétence enfin récompensée

Source : Boulevard Voltaire

L’information est irréelle. Certains se pincent pour le croire, d’autres soufflent dans un éthylotest pour vérifier qu’ils ont toute leur tête… Mais oui. L’info est là, froide, tangible, inouïe, incroyable, et les mots nous manquent : François Hollande, le François Hollande qu’on a vient d’être désigné… heu… comique international ? Bouffon de l’année ? Non. « Homme d’État mondial » 2016.

Oups. Elle est bien bonne. Ça alors. Bigard est dans le coup ? Un extraterrestre est aux commandes du comité ? Pas du tout. Le titre a été décerné par une obscure fondation interconfessionnelle basée à New York – et non au Point-Virgule, comme on aurait pu le croire – intitulée en toute modestie « Appeal of Conscience ». Rien que ça. « Ne reculons pas devant le ronflant », se sont dit les initiateurs. « Allons-y gaiement dans le grandiloquent, nous sommes détenteurs du beau et du vrai. » Et c’est ainsi que nous retrouvons notre rondouillard à lunettes bombardé « Homme d’État mondial ». Lui-même n’en revient pas. Moi ? Vous êtes sûr ? Mais pourquoi ?

Et sur-le-champ, la « foundation » interconfessionnelle fondée par le rabbin Arthur Schneier apporte l’explication de l’inimaginable. Ce prix, affirment-ils sans rire, « honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous ». Amen. La messe mondialiste est dite. Le baratin des camelots de l’humanisme a encore frappé. À quand la canonisation ? Nous l’exigeons. Les occasions de rigoler ne sont pas si fréquentes et puis, entre islamophiles, la solidarité doit jouer. Le pape François peut rendre ce service à son compagnon de combat.

Lire la suite

Ahmad Janati

Fin de la parenthèse réformatrice en Iran

26/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’ayatollah Ahmad Janati a été porté mardi à la tête de l’Assemblée des experts en Iran. Cette assemblée des experts a un rôle fondamental au sein des institutions iraniennes. Cet organe est en effet chargé de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême de la révolution iranienne, c’est‑à‑dire la plus haute autorité du pays. L’actuelle santé fragile de l’ayatollah Khamenei, 77 ans, pourrait donner à l’Assemblée des experts un rôle décisif dans un futur proche.

Ahmad Janati est présenté comme un « ultraconservateur ». Janati dirigeait déjà le conseil des gardiens de la constitution, l’équivalent de notre conseil constitutionnel. Il est connu pour son opposition récurrente aux candidats dits modérés ou réformistes. C’est lui qui parlait de pendre les meneurs de la contestation de 2009. Plus récemment, il n’était pas avare de critiques à l’égard du président Hassan Rohani et sa politique à l’égard des Etats‑Unis.

Les élections de février avaient pourtant donné la majorité aux modérés. Pour le journal suisse, 24 heures, cet apparent paradoxe prouve que derrière les institutions d’apparence démocratique, le régime iranien demeure une théocratie. C’est le guide suprême qui décide. C’est lui par exemple qui a choisi d’approuver l’accord avec les Etats‑Unis malgré l’opposition du Parlement. Avec l’élection de Janati, Khamenei semble encore avoir été entendu, lui qui affirmait mardi que « la responsabilité de l’Assemblée des experts est de préserver la nature islamique et révolutionnaire du régime ».

Les religieux conservateurs chiites continuent donc de contrôler le pays. L’accord sur la levée des sanctions et le nucléaire semble en effet avoir été la feuille de route du président Hassan Rohani, qui apparaît donc comme le simple chef de l’exécutif. La nomination d’Ahmad Janati indique que les ayatollahs ne semblent pas prêts à le laisser poursuivre les réformes.

2015EaglesOfDeathMetal_JF_40502250915.hero_

Le chanteur des Eagles Of Death Metal ose critiquer l’islam ? Rock en Seine déprogramme le groupe !

26/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
En France, la polémique enfle au sujet du chanteur des Eagle of Death Metal, le groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre dernier.

Dans une interview accordée à un site américain, Jesse Hughes affirme notamment que les agents de sécurité musulmans du Bataclan étaient complices des terroristes. Il assure avoir vu Salah Abdeslam dans la salle avant le concert, mais aussi des musulmans en train de célébrer dans les rues de Paris pendant la prise d’otages.

Comme il n’est pas bon de critiquer l’islam en France, certains organisateurs de festivals ont décidé de déprogrammer le groupe. Voici un tweet posté par Rock en Seine : « En désaccord total avec les propos tenus par Jesse Hughes, le concert des Eagles Of Death Metal est annulé ».

http://takimag.com/article/surrendering_to_death_gavin_mcinnes/print#axzz49bAsA3pQ



Trump NRA

Etats Unis : Donald Trump adoubé par la NRA

25/05/2016 – WASHINGTON (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio CourtoisieLa puissante coterie américaine des armes à feu a adoubé Donald Trump en fin de semaine dernière. Il s’agit d’un allié de poids pour le candidat républicain puisque la NRA compte 5 millions d’adhérents. Trump a déclaré son attachement au deuxième amendement de la Constitution sacralisant la possession des armes à feu. Il a dénoncé vivement le projet d’abolition de cet amendement par Hillary Clinton. Cette annonce de la National Rifle Association permet à Trump de renforcer sa position auprès de l’état‑major du parti républicain.

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Vers un crash économique mondial ? – Par Guillaume Faye

06/04/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Les économistes classiques distinguent deux niveaux de crise : la récession et la dépression, la première étant passagère (une grippe), la seconde étant plus grave (une pneumonie), comme la crise de 1929. Il existe un troisième niveau, jamais envisagé, à tort, par les économistes officiels : le crash, comparable à un cancer. Mortel. Le dernier en date eut lieu au début du Ve siècle avec l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. Il aura fallu près de mille ans pour s’en remettre. Voici quels sont les facteurs de déclenchement possibles de l’ apocalypse économique.

1. Un mécanisme spéculatif international fondé sur des robots numériques et déconnecté de l’économie réelle.

Le spéculateur va du fonds de pension au petit épargnant en passant par les banques et autres institutions financières, avec aussi les fonds souverains et les important investisseurs privés. Les bourses ne dépendent plus des ordres concrets des détenteurs d’actions mais les ordres d’achats et de ventes, instantanés, sont définis par des algorithmes informatiques, simplement contrôlés, mais non décidés intelligemment, par des ”financiers” rivés à leurs écrans. Ce sont les milliers de robots interconnectés qui décident de vendre, d’acheter, d’emprunter, de prêter. De gigantesques flux d’argent, hors contrôle et totalement virtuels innervent la planète à une vitesse et avec une instantanéité phénoménales. Cela n’a aucun rapport avec l’économie réelle et peut créer des bulles explosives. Le terme d’ « économie de casino », créé par le prix Nobel d’économie Maurice Allais s’applique aujourd’hui bien plus que de son temps.

2. Un système bancaire international opaque et adepte de pratiques dangereuses.

Blanchiment d’argent sale, aide aux fraudes fiscales, prêts pourris… La prudence et l’honnêteté de beaucoup de banques (pas toutes évidemment !) dans tous les pays du monde peuvent être mises en cause. Il en va de même pour les compagnies d’assurance. Les banques des deux premières économies mondiales (États–Unis et Chine) sont particulièrement adeptes de créances douteuses et de pratiques risquées et opaques. L’absence de réorganisation du système bancaire international après l’alerte de 2008–2009 est inquiétante parce que le niveau des créances et d’opérations dangereuses ne cesse d’augmenter.

Lire la suite

xavier_raufer_2

Xavier Raufer : « Avec les islamo-gauchistes, désigner l’ennemi devient difficile… »

24/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Durant son audition, le 10 mai dernier, devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, Patrick Calvar, le patron de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a exprimé ses craintes d’un nouvel attentat terroriste sur le sol français. Mais, chose étonnante, il a conclu sur la nécessité de combattre « l’ultra-droite » qui n’attendrait, selon lui que « la confrontation ». Réaction de Xavier Raufer.


2015EaglesOfDeathMetal_JF_40502250915.hero_

Eagles of Death Metal : la bien-pensance a encore frappé

Source : Boulevard Voltaire

Le massacre du Bataclan n’a pas fini de faire parler de lui. Jesse Hughes, le leader du groupe Eagles of Death Metal dont les membres avaient échappé à la tuerie, vient de déclencher l’ire de deux festivals français de musique. Rock en Seine et le Festival du Cabaret Vert de Charleville-Mézières viennent purement et simplement d’annuler leurs concerts. C’est un tweet de François Missionnier, le créateur de Rock en Seine, qui nous le confirme : « En désaccord total avec les récents propos tenus à un média américain par Jesse Hughes, le chanteur des Eagles, les deux festivals ont décidé d’annuler les concerts du groupe. »

Claude Askolovitch vient d’en rajouter une couche en tweetant : « C’est en allant écouter un vieux con que des dizaines d’innocents ont rencontré leurs assassins. » Il est vrai que ce polémiste a largement pris une positon pro-islamiste dans son livre Nos mal-aimés. 

Mais qu’a donc déclaré le chanteur pour déclencher un tel séisme ? Je vous le donne en mille : Jesse Hughes s’est permis de critiquer l’islam. Il a osé accuser l’islam d’être responsable du carnage parisien.

Lire la suite

Un psychanalyste analyse le spectre du « surmusulman »

16/05/2016 – SOCIETE (NOVOpress)
Dans un article publié sur le le site Causeur.fr, Jean-Paul Brighelli décrypte le nouveau livre du psychanalyste Fethi Benslama, « Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman » qui est sorti le 12 mai, aux éditions du Seuil.

Que dit Fethi Benslama, psychanalyste et professeur de psychopathologie à l’Université Paris-Diderot ? Sa pratique de l’analyse en Seine-Saint-Denis, à la fois laboratoire et bouillon de culture, l’a amené à croiser un bon nombre de musulmans hantés par la crainte de ne pas être assez musulmans — « agités d’un profond sentiment de culpabilité ». Et, agités du désir d’être « plus musulmans », ils « endossent les stigmates et la revendication d’une justice identitaire ». D’où le croisement mortel du clinique et du social qui fait émerger le surmusulman, comme Nietzsche disait « surhomme » — à ceci près que c’est juste l’inverse : le surhomme nietzschéen est par delà le bien et le mal, il a liquidé la morale chrétienne en général et kantienne en particulier, il n’est pas l’homme des foules — Zarathoustra doit faire un effort pour redescendre parmi les hommes. Le surmusulman est totalement englué dans une morale religieuse réinventée. L’islamisme a travaillé le surmoi afin de le rendre étanche au réel, en inversant le désir, et en glissant Thanatos à la place d’Eros.

Il est également conseillé de lire l’entretien qu’a accordé Fethi Benslama à L’Obs. Le psychanalyste explique ce qui l’a poussé à analyser cette notion de « surmusulman » :

Le spectre du surmusulman a commencé à m’effleurer durant mes quinze années d’activité clinique en Seine-Saint-Denis. J’ai alors vu en consultation des musulmans, qui vivaient jusque-là d’une manière tranquille et traditionnelle leur rapport à l’islam, plonger dans d’infinis tourments, se mettant à croire qu’ils étaient «insuffisamment musulmans», et plus que ça, à se sentir dans une situation de défection par rapport à leur religion. Ils étaient agités par un profond sentiment de culpabilité et le désir de retrouver une dignité perdue.


Obama perd le Congrès (Présent 8225)

Obama demande le soutien militaire de l’UE dans une guerre éventuelle contre la Russie

Source : Polemia

Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama «exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l’Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l’OTAN» en Pologne et dans les Républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l’Union soviétique et au Pacte de Varsovie – organisation miroir de l’OTAN – et c’est aussi l’aboutissement d’un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l’Amérique, qui incluaient que l’OTAN «ne bouge pas d’un pouce vers l’est».

En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis a tenu une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l’Allemagne (Angela Merkel), de l’Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L’objectif présumé de cette réunion était l’obtention d’un accord pour établir, dans les pays de l’OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d’une invasion, si ou quand l’OTAN décide par la suite qu’il faut répondre militairement à la menace de la Russie.

Lire la suite

drapeau-koweit

Le Koweit expulse des dizaines de milliers d’étrangers

13/05/2016 – KOWEIT (NOVOpress) : Le Koweit a expulsé 41 000 étrangers au cours des 16 derniers mois, essentiellement pour séjour illégal dans le riche émirat pétrolier du Golfe, rapporte un quotidien local, cité par l’AFP.

Selon le journal Al-Anba, qui se réfère à une source de haut rang au sein des services de sécurité, 26 600 travailleurs étrangers, dont une majorité d’Asiatiques, ont été expulsés en 2015. Le rythme des expulsions s’est accéléré au cours des quatre premiers mois de 2016 avec le renvoi de 14 400 personnes vers leurs pays.

La plupart des expulsés n’étaient pas dotés d’un permis de séjour légal tandis que d’autres ont été renvoyés pour avoir commis des crimes ou de simples délits, comme des infractions au code de la route.

Syrie Destructions

Guerre en Syrie : un conflit appelé à durer ?

13/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Nous nous étions réjouis de la nouvelle de la récupération de Palmyre par les troupes syriennes. Voilà qu’hier, on apprend que Palmyre est encerclée de toute part par Daesh. Ce conflit terrible, qui a déjà fait plus de 260 000 morts, semble donc ne jamais devoir s’arrêter.

Mais quel est donc l’état actuel du conflit ? Il faut savoir quels sont les principaux belligérants. La Syrie d’el‑Assad doit faire face à l’Etat islamique, mais aussi aux opposants à son régime, bénignement appelés « rebelles », qui sont souvent des dérivés d’Al‑Nosra et Al‑Qaeda. Daesh, ou état islamique on l’a compris, est l’ennemi de tout le monde. Assad est quant à lui soutenu par ses alliées, à savoir la Russie, l’Irak, l’Iran et le Liban. Les autres ennemis de Daesh, ce sont la coalition US, qui rassemble les pays européens dont la France et les pays du golfe. Cette coalition frappe Daesh, mais soutient aussi les rebelles.

On comprend donc mieux pourquoi l’armée syrienne peine face à Daesh. « Cela fait cinq ans que le peuple syrien meurt » s’écrit Riad Hijab coordinateur de l’opposition, « Nous voulons des actes, et non plus des paroles, de la part de nos amis ». La complexité de ce conflit, dû à la multiplication toujours croissante du nombre d’acteurs, prolonge le conflit, et donc le nombre de morts et de destructions de villes.

Pour illustrer le coup de poignard dans le dos que représentent les rebelles, il suffit de regarder les nouvelles d’hier. Un raid rebelle a tué plusieurs soldats de l’armée syrienne et enlevé des civils ; à Alep, les combats ont repris entre armée syrienne et rebelles et cela malgré la trêve.

« Ma priorité est de régler cette crise à travers un dialogue politique » a annoncé hier le secrétaire général des Nations unies. Néanmoins, résoudre ce conflit « pourrait prendre du temps », a‑t‑il ajouté. Vladimir Poutine a pourtant dû essuyer le refus d’ajouter sur la liste noire de l’ONU certains groupes rebelles. Le paradoxe de la position américaine est saisissant.

Facebook

Facebook pas si neutre que cela aux Etats Unis

11/05/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’existence d’un système informatique très largement répandu et opaque peut menacer la liberté d’information. Un ancien employé de Facebook aux Etats‑Unis a en effet témoigné de manipulations de l’algorithme qui détermine le choix des articles de journaux relayés comme « populaires » par le site américain.

Selon le site américain Gizmodo, « les employés de Facebook supprimaient régulièrement de la section « Populaire » du site des articles d’actualité concernant le Parti républicain américain ». Des employés de Facebook ont empêché des articles d’apparaître dans ce fil d’actualités, alors même que ces articles faisaient partie des plus partagés sur le réseau social.

Imposer des valeurs éditoriales humaines à une liste déterminée par un algorithme n’est pas une mauvaise chose en soi, mais elle est à l’opposé de ce qu’affirme officiellement la compagnie, qui assure que cette liste n’est composée que « de sujets populaires sur Facebook ».

Vivement critiqué par le Parti républicain, qui craint que cette sélection ne finisse par influer sur le choix des électeurs pour l’élection présidentielle américaine, le réseau social fondé par Mark Zuckerberg a affirmé avoir mené une enquête sans trouver trace d’une quelconque manipulation.

Bernard Lugan

Sur le Polisario et la Centrafrique – par Bernard Lugan

07/05/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

Le 1er janvier 2017, le mandat de Ban Ki-Moon comme secrétaire général de l’ONU aura pris fin. Le Polisario, mouvement demandant l’indépendance du Sahara occidental, aura alors perdu un allié de poids. Pour le diplomate coréen, la présence du Maroc dans ses provinces saharienne est en effet vue comme une « occupation ».
Durant son calamiteux mandat, M. Ban Ki-Moon qui aurait gagné à étudier l’histoire de la région, aura ainsi réussi à rallumer un conflit qui était en passe de résolution. Faute de combattants, exsangue, le Polisario ne vivotait en effet plus qu’à travers les derniers survivants des mouvements anti-impérialistes des années 1960. N’étant plus reconnu que par 31 pays alors qu’il l’avait été par 82, gangrené par une dérive islamo-mafieuse, cet appendice des services algériens profite actuellement des derniers mois de présidence de l’actuel secrétaire général pour abattre ses dernières cartes en menaçant d’une reprise des hostilités.
Jeudi 14 avril à l’ONU, le « président » saharaoui, M. Mohamed Abdelaziz a été très clair à ce sujet : si le Conseil de sécurité n’exerce pas une pression réelle et directe sur le Maroc en le forçant à accepter un référendum d’auto détermination à ses conditions, « le peuple saharaoui sera alors de nouveau contraint de défendre ses droits par tous les moyens légitimes, y compris la lutte armée qui est légalisée par l’ONU pour tous les peuples colonisés ».

Lire la suite