Obama et les musulmans, par Hélios d'Alexandrie

Obama et les musulmans – par Hélios d’Alexandrie

Sur le plan international Barak Obama a créé des attentes auxquelles il a très mal répondu, il y a une explication à cela: tout d’abord une interprétation de l’histoire contemporaine fortement teintée d’idéologie, ensuite une lecture erronée de la situation géopolitique, particulièrement celle du Moyen-Orient…

Après son assermentation il entreprit une tournée d’excuses qui l’a mené au Caire et en Europe. Au Caire il a fait mea culpa et tenu des propos dithyrambiques sur l’islam…Selon lui c’était la faute de l’Amérique et de son interventionnisme si le monde n’allait pas bien, lui Obama remettrait son pays à sa place, désormais il ne prétendra plus au leadership des pays démocratiques et ferait preuve de respect et de non-ingérence à l’égard des pays musulmans.

… La nouvelle orientation qu’Obama donnait à l’Amérique a eu pour effet d’insécuriser les alliés et enhardir les ennemis. Un vacuum s’est créé que les adversaires se sont efforcés de remplir, non sans avoir au préalable testé la réaction des Américains, tant sur le plan diplomatique que militaire.

L’alliance avec les extrémistes

Le chaos qui s’étend au Moyen-Orient repose sur deux piliers : l’islamisme et l’argent du pétrole. L’islamisme est représenté par ses variantes sunnites : frères musulmans, wahhabites, salafistes, et par sa variante chiite le khomeynisme, lequel inclut le Hezbollah. Le jihad est consubstantiel à toutes ces variantes comme d’ailleurs le califat, qui dans le khomeynisme est appelé «velayat el faqih» soit la dictature du juriste. L’islamisme sous toutes ses variantes ne fait aucune distinction entre la politique et la religion, les deux sont indissociables; mais il y a plus grave car la fusion des deux amplifie leur aspect rétrograde, oppressif et totalitaire.

Dans les faits l’islamisme, qu’on désigne également par islam politique ou intégrisme islamique, est un fascisme, il en possède toutes les caractéristiques:

  • – Une idéologie bien structurée qui a «réponse à tout», qui exempte ou plutôt interdit à ses adeptes de réfléchir et de questionner, et qui exige une obéissance aveugle.
  • – La paranoïa, l’islam est «menacé» par l’Occident à l’extérieur et par les «ennemis de l’islam» à l’intérieur.
  • – La domination de la oumma (la collectivité des croyants) sur l’individu, lequel ne peut exister en dehors d’elle.
  • – Le suprématisme religieux des musulmans (équivalent au suprématisme racial) qui les autorisent à discriminer, persécuter et dominer les non-musulmans, ces derniers étant assujettis, corps et biens à la oumma.
  • – La violence, laquelle est dirigée contre tous ceux qui font obstacle à la domination de l’islam.
  • – L’intolérance et la haine de tout ce qui n’est pas islamique et en particulier les juifs et les chrétiens.
  • – Le principe de responsabilité collective des non-musulmans, laquelle autorise les croyants offensés à user de violence contre eux, même s’ils ne sont aucunement impliqués dans l’offense ou le préjudice.
  • – L’esprit de conquête et le projet d’étendre sa domination sur le monde entier.
  • – Et, last but not least, la place primordiale accordée au chef, le calife ou l’ayatollah suprême, lequel concentre tous les pouvoirs entre ses mains et exerce son autorité sur tous les sujets.

Il est étonnant que les occidentaux qui ont subi tant de souffrances et de destructions à cause du fascisme, avant et durant la deuxième guerre mondiale, se montrent à ce point aveugles ou inconscients face au fascisme islamique. Il est tout aussi étonnant de voir la gauche, supposément ennemie jurée du fascisme, se lover amoureusement dans ses bras. Cette idylle en apparence contre nature s’explique par l’existence de sentiments communs, dont la haine du christianisme et de la civilisation occidentale. Obama est un gauchiste, rien de ce qui est propre à la gauche ne lui est étranger; il s’ensuit que l’homme le plus puissant du monde a pesé de tout son poids en faveur de l’islam.

La beauté du diable

Obama entretient une vision romantique de l’islam, il n’est pas le seul à détourner le regard de la réalité navrante, celle d’une religion qui asservit un cinquième de l’humanité et qui constitue l’obstacle principal si ce n’est le seul à son développement; du coup, il exonère l’islam de toute responsabilité dans l’échec et la régression des pays musulmans. Si l’écart se creuse entre eux et les pays développés, ce ne peut-être que de la faute de ces derniers et à leur tête les États Unis, ils ont trop longtemps appuyé les dictateurs «laïcs» tels que Moubarak, Kadhafi, Ben Ali, Assad, Saleh, ainsi que les monarques saoudiens, qui même s’ils appliquent strictement la charia, ne trouvent pas grâce aux yeux des islamistes et en particulier les Frères Musulmans. Cet appui aux régimes dictatoriaux ne pouvait avoir qu’une seule raison, les intérêts égoïstes de l’Occident, et ceux-ci ne pouvaient être que contraires aux aspirations légitimes des peuples musulmans.

Obama s’est montré ouvert et sympathique envers les islamistes, il a adopté en quelque sorte leur slogan: «l’islam est la solution ». Qui mieux qu’eux pouvait prétendre à la légitimité? Leur idéologie ne les plaçait-elle pas à un niveau infiniment supérieur à toutes les autres tendances politiques? N’ont-ils pas de bonnes raisons d’en vouloir à l’Occident coupable de les maintenir constamment loin du pouvoir? Leur «amertume » et leurs «griefs» n’ont-ils pas trouvé pour exutoire le terrorisme, lequel est l’arme par excellence des faibles et des déshérités? L’Occident ne risque-t-il pas de subir ce terrorisme tant et aussi longtemps qu’il œuvrera à la marginalisation des islamistes et en tirera profit? Le temps n’est-il pas venu de tourner la page et de rebâtir les relations sur de nouvelles bases?

 

La doctrine Obama

En arrivant au pouvoir Obama s’est engagé dans la politique dite du «reset», soit la remise à zéro, pour ce qui concerne les relations des États Unis avec les pays musulmans. Cette politique ou plutôt cette doctrine, qu’on pourrait d’ailleurs appeler la doctrine Obama, repose sur les éléments suivants:

  • – Tout peuple musulman aspire à être gouverné par les islamistes, par conséquent aucune autre formation politique ne détient une légitimité suffisante pour prétendre au pouvoir.
  • – Les États Unis doivent par conséquent faire preuve de «respect» en facilitant l’arrivée au pouvoir des islamistes.
  • – L’appui des États-Unis aux islamistes constitue une réponse positive à leurs «griefs», elle aura pour effet de dissiper leur «amertume».
  • – Une fois au pouvoir avec l’aide et la bénédiction des États-Unis, les islamistes comprendront que l’Amérique n’est pas leur ennemie mais leur partenaire.
  • – L’amélioration des relations fera en sorte que l’hostilité des islamistes fera place à la paix, à la bonne entente et à la coopération notamment dans le domaine de la sécurité; par conséquent le terrorisme qui carbure au ressentiment, finira par s’éteindre de lui-même.

S’appuyant sur cette doctrine Obama remodela la politique étrangère des États Unis envers les pays islamiques. Cette nouvelle politique s’est articulée sur plusieurs axes, il est utile de les mentionner:

En ce qui concerne l’islamisme chiite:

  1. Retrait précipité d’Irak autorisant l’Iran à faire un satellite de ce pays, lui permettant ainsi de réaliser son rêve séculaire d’un croissant chiite, lequel doit réunir l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Du coup l’Iran se voit accordé un accès direct à la méditerranée et aux frontières d’Israël.
  2. Ce geste de bonne volonté convaincra les mollahs d’Iran de se montrer plus coopératifs et de renoncer à l’arme nucléaire, en échange de quoi les sanctions économiques visant leur régime seront levées, permettant ainsi à l’Iran de commercer librement et de prospérer.

En ce qui concerne l’islamisme sunnite:

  1. Développer des liens étroits avec les tenants de l’islam politique et en particulier la Confrérie des frères musulmans présente et active dans tous les pays islamiques.
  2. Établir avec eux des ententes, prélude à leur prise du pouvoir. Ces ententes leur garantissent des relations privilégiées avec les États Unis ainsi que leur appui tant moral que pratique. En retour de quoi les islamistes sunnites mettront fin à leur hostilité envers les occidentaux et à leur tête les États Unis.
  3. Cesser de soutenir les dictatures dites laïques en cas de soulèvement populaire contre eux, comme ce fut le cas pour Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, et en ce qui concerne Assad, encourager et armer l’insurrection contre son régime.
  4. Prendre ses distances avec la monarchie des Saoud du fait qu’elle est corrompue et réfractaire aux Frères Musulmans, et non parce qu’elle applique rigoureusement le wahhabisme et la charia en Arabie.
  5. Établir la Turquie d’Erdogan et le Qatar comme agents et facilitateurs de la politique proislamiste d’Obama, en particulier sur le plan de l’accès des Frères Musulmans au pouvoir partout où ils bénéficient d’une base populaire.
  6. En contrepartie de cette ouverture et de cet appui aux islamistes, ces derniers s’engagent à reconnaître ouvertement la bienveillance de l’Amérique envers l’islam, à décrédibiliser le jihadisme, à l’interdire voire à le combattre, et à établir des relations cordiales avec l’Occident.

 

Des conséquences imprévues

Le scénario écrit par Obama a tourné court comme il est possible de le constater aujourd’hui. Bien pire il a eu des conséquences tragiques, et nul n’est en mesure de prévoir où et quand l’escalade de l’horreur s’arrêtera. Obama et les apprentis sorciers qui le conseillent, sont partis de prémisses erronées, ils ont bêtement présumé que l’islamisme est un mouvement politique comme les autres, alors qu’il s’agit d’un fascisme plus dangereux que le nazisme du fait qu’il s’appuie entièrement sur la religion. Mais ils se sont également trompés sur la possibilité de coexistence pacifique entre islamistes sunnites et islamistes chiites, ils n’ont pas prévu le déferlement de haine et de mort résultant de la confrontation des deux principales branches de l’islam. Leur islamophilie les a littéralement aveuglés, sans le vouloir et sans le savoir ils ont nourri des monstres assoiffés de sang.

Obama porte la responsabilité entière des conséquences tragiques du retrait total de l’armée américaine de l’Irak et de l’abandon de ce pays au profit de l’Iran. Le gouvernement irakien de confession chiite, influencé par les mollahs iraniens, s’est montré ouvertement hostile aux tribus sunnites du Nord, les exactions systématiques voire les assassinats en séries perpétrés par les forces de sécurité à leur endroit ont été nombreux et ont poussé les sunnites dans les bras de l’État Islamique. Face à la déferlante jihadiste Obama a refusé toute intervention de l’aviation américaine, alors que les forces jihadistes étaient à découvert et que leurs convois constituaient des cibles faciles pour les avions et les hélicoptères d’attaque au sol. Obama refusait d’intervenir tant que le premier ministre en exercice, qu’il jugeait avec raison partial et corrompu était au pouvoir; il n’a pas tenu compte du fait qu’il opprimait la minorité sunnite à l’incitation des iraniens. L’inaction américaine a contribué à la débandade de l’armée irakienne permettant aux jihadistes de s’emparer d’un butin fabuleux, sous forme d’argent, de lingots d’or, de canons, de blindés et de chars d’assaut américains après la prise de Mossoul. L’inaction d’Obama a également permis aux jihadistes de s’en prendre aux minorités yazidis et chrétiennes; persécutions, exils, esclavage et massacres ont été le lot de ces gens. Leur vie n’a pesé d’aucun poids dans la décision d’Obama de ne pas intervenir.

L’aveuglement d’Obama et son préjugé favorable envers l’islam, l’ont empêché de prendre la mesure du danger, et de jouer le rôle qui lui était dévolu, à savoir maintenir une présence militaire américaine pour prévenir les conflits religieux. Plus tard alors que les jihadistes gagnaient du terrain il a bêtement exigé un changement politique à la tête du gouvernement irakien avant d’intervenir. Ce changement a finalement eu lieu mais il était trop tard, les jihadistes s’étaient emparés de Mossoul et poursuivaient leurs attaques. Ironie du sort, bien qu’il ait obtenu l’approbation d’Obama, le nouveau premier ministre se trouve lui aussi sous la coupe des mollahs iraniens, le conflit sanglant entre sunnites et chiites se poursuivra.

Obama a également fermé les yeux sur les incursions de l’Iran au Yémen. Il a laissé les rebelles houthis, financés et armés par l’Iran, renverser le pouvoir en place et s’emparer des rênes de l’État. Cette fois son inaction était motivée par son désir de ne pas perturber les difficiles négociations avec l’Iran sur le nucléaire. Une semaine à peine avant l’accord final, il évacué son ambassade à Sanaa et retiré la centaine de militaires américains présents au Yémen, abandonnant leurs équipements et leurs armes comme butin pour les rebelles. L’entente avec l’Iran avait un prix et il s’est montré plus que disposé à le payer.

Récemment, l’Arabie et l’Iran ont fait, chacun de leur côté, un pas de plus en direction de l’affrontement direct; il y a moins de deux semaines ils se faisaient encore la guerre par procuration. Non contents d’être spectateurs des massacres et des destructions en Syrie et en Irak, ils se sont trouvés un troisième champ de bataille au Yémen. Le conflit est d’ordre existentiel, chaque belligérant joue son avenir, sa survie dépend désormais de la destruction totale de l’adversaire.

L’automne dernier l’Arabie Saoudite a orchestré de main de maître la chute des prix du pétrole, son raisonnement est simple: elle dispose de réserves monétaires de sept cent milliards de dollars, elle peut sans trop de mal passer à travers quelques années de vaches maigres. L’Iran de son côté est très vulnérable, sous l’effet de sanctions économiques décrétées par les puissances occidentales à cause de son programme nucléaire, il a besoin pour son pétrole d’un prix trois fois plus élevé que le prix actuel, afin de boucler son budget et financer son effort de guerre en Syrie et en Irak. À moyen terme la guerre économique déclarée par l’Arabie, pourrait ébranler le régime des mollahs et même entraîner leur chute.
Le temps jouant en leur défaveur, les mollahs n’ont d’autre choix que de faire monter la tension dans le Golfe persique et au Yémen, espérant par là faire grimper le prix du pétrole. Les marchés cependant n’ont pas trop réagi et pour cause: l’Arabie a prévu le coup et a augmenté sa production de pétrole, inondant un marché déjà saturé et tirant les prix encore une fois par le bas. La riposte iranienne ayant fait long feu, les mollahs n’ont d’autres options que menacer directement l’Arabie et les routes du pétrole en contrôlant entièrement le Yémen et en particulier le port stratégique d’Aden et le détroit de Bab el Mandab qui donne accès à la mer rouge et au canal de Suez.

Obama  et les musulmans, par Hélios d'Alexandrie

À cette nouvelle escalade de l’Iran, l’Arabie a répondu par une riposte dévastatrice, aidée en cela par les émirats du Golfe et par l’Égypte. Les bombardements aériens massifs, et l’intervention musclée des flottes égyptienne et saoudienne, ne semblent pas donner de résultats probants, en terme de recul des milices chiites financées et armées par l’Iran; ces dernières pour échapper aux bombes, se sont fondues dans la population civile, rendant plus difficile pour l’aviation saoudienne, de les retracer et de les détruire. La population yéménite souffre, mais son calvaire ne fait que commencer, la guerre se poursuivra car aucun des belligérants n’a obtenu le résultat décisif qu’il souhaitait.

D’ici quelques semaines les Saoudiens se rendront compte qu’ils n’ont d’autres choix que d’occuper militairement le Yémen, or ce pays est montagneux et peu propice à une guerre conventionnelle, une armée régulière n’est pas adaptée à ce type de terrain; en y mettant les pieds les militaires saoudiens feront face à une guérilla chiite déterminée et prête à tous les sacrifices pour défendre son territoire. Les Saoudiens découvriront mais un peu tard, qu’il est plus facile de commencer une guerre que d’y mettre fin. Mais il est fort possible qu’ils se contentent dans un premier temps d’objectifs limités, tels qu’occuper les villes et les sites stratégiques, d’une part pour sécuriser les routes maritimes du pétrole, et d’autre part pour empêcher l’Iran de ravitailler les milices chiites du Yémen. Cependant, on peut d’ores et déjà prévoir, qu’ils ne seront pas en mesure de stabiliser suffisamment la situation; tôt ou tard ils seront forcés de s’aventurer au cœur du pays, là où le terrain leur est défavorable.

 

Obama a échappé la balle

En terre d’islam l’Amérique ne mène plus le jeu, elle n’est même pas en position de l’arbitrer. Placée devant les conséquences désastreuses de la politique étrangère d’Obama, elle est impuissante à modifier profondément le cours des évènements. Obama s’est laissé entraîner dans le jihad, soit la guerre sainte que se livrent sunnites et chiites, il a donné tête baissée dans la Grande Fitna version 2015, où les cimeterres ont cédé la place aux chasseurs-bombardiers F-15 et aux missiles de tous genres, et où il est possible de tuer sans états d’âme des milliers de gens en quelques heures. Il aurait cherché à allumer la guerre qu’il n’aurait pas fait mieux, et d’ailleurs bien des gens se demandent si telle n’était pas sa véritable intention.

Dans les faits Obama sans le savoir et sans le vouloir a servi de catalyseur à la Grande Fitna, sans lui elle se serait quand même allumée, pour la raison que tous les ingrédients du conflit étaient en place. Certains mélanges sont simplement dangereux: Islam, haine religieuse multiséculaire, régimes totalitaires, impérialisme, ressources abondantes en argent et en armement, tous ces éléments mis ensemble n’attendent qu’une simple étincelle; toute rupture de l’équilibre précaire des forces ne peut que dégénérer en guerre ouverte.

Il est trop tard à présent et Obama n’y peut rien, il n’a d’ailleurs pas l’humilité de reconnaître ses erreurs, et il ne possède ni le talent ni la crédibilité nécessaire pour amener les parties à rechercher un règlement politique.

Le gardien, convaincu que les fauves sont doux et bien dressés, les a laissé sortir de leurs cages. Son erreur, pour ne pas dire sa Bêtise Suprême, est de refuser d’admettre qu’un fauve est un fauve!

Hélios d’Alexandrie

Cet article a été initialement publié sur le site canadien français Poste de veille.

Crédit illustrations : DR.

Nouveau drame de l’immigrationnisme : 155 clandestins de plus sur le sol européen de Lampedusa

Immigrés clandestins en route vers l’Italie : des chrétiens noyés en mer par les musulmans !

17/04/2015 – ITALIE (NOVOpress)
Les vagues de clandestins continuent d’affluer, récupérées par les gardes-côtes et la marine italienne. Environ 10 000 clandestins ont été secourus en Méditerranée en une semaine, 950 auraient péri dans des circonstances diverses : naufrage, rixe à bord des embarcations…

Des clandestins musulmans en route pour l’Europe ont trouvé le remède à la surpopulation à bord des embarcations : arrivés mercredi en Sicile, 15 clandestins ivoiriens, maliens et sénégalais ont en effet été inculpés dès le lendemain d’« homicide multiple, aggravé par la haine religieuse » pour avoir jeté par-dessus bord une douzaine d’autres clandestins juste parce qu’ils étaient chrétiens. Les autres chrétiens n’ont échappé à la noyade qu’en formant une chaîne humaine…

Rome a exprimé sa colère envers l’Union européenne : “Le problème est européen mais le remède est italien, ça ne va pas. La surveillance et les secours en mer pèsent à 90 % sur nos épaules” a ainsi déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.



Marine Le Pen fait partie des 100 personnalités les plus influentes au monde

Marine Le Pen fait partie des 100 personnalités les plus influentes au monde

16/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Marine Le Pen fait partie du classement des 100 personnalités les plus influentes au monde établi chaque année par le magazine américain Time.

“C’est une femme leader, ce qui n’est pas très commun et elle rappelle ici Margaret Thatcher”, explique Renaud Thillaye, le directeur adjoint du think tank Policy Network.

Crédit photo : Global Panorama via Flickr (cc)


Eric Zemmour : "La Turquie est décidément bien de l'Europe"

Éric Zemmour : “L’Islam a aussi sa guerre de religions”

16/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
“C’est le temps des grandes manœuvres entre l’Iran et l’Arabie Saoudite”, affirme Éric Zemmour, pour qui la guerre dans la région se fait désormais “à visage découvert, Perses contre Arabes, chiites contre sunnites”.

“Les guerres de religions sont les plus inexpiables, car c’est le sort de chacun pour l’éternité et le salut de son âme qui sont en jeu”, poursuit le journaliste. Il rappelle que le christianisme a connu au XVème siècle la lutte entre catholiques et protestants. L’islam a aujourd’hui celle des chiites et des sunnites. “À côté, la Saint-Barthélemy apparaîtra bientôt comme un conte pour enfant”, ironise-t-il.

Avec son nouveau roi, l’Arabie Saoudite a décidé de faire régner l’ordre dans le camp arabe sunnite, et ce n’est pas tâche aisée”. Car le sunnisme n’a pas clergé (…) Et c’est la même anarchie au plan géostratégique. Le pays essaye donc de faire rentrer dans le rang les Al-Qaïda, État islamique, Boko Haram et autres califats islamiques


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Les impressionnantes images GoPro de sorties dans l’espace

15/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
La NASA a publié la vidéo GoPro du travail récemment accompli par les astronautes en dehors de la Station Spatiale Internationale. Les images ont été prises au cours de deux sorties dans l’espace, le 25 février et le 1er mars dernier, pendant lesquelles les astronautes ont dû installer des amarrages pour de nouveaux vaisseaux américains. Avant la fin 2017, la NASA souhaite briser le monopole de la Russie dans la production de navettes spatiales, en achetant des vaisseaux à Boeing et SpaceX.


Tentative d'attentat contre Filip Dewinter (Vlaams Belang)

Filip Dewinter du Vlaams Belang a-t-il échappé à une tentative d’assassinat ?

15/04/2015 – Bruxelles (NOVOpress)
Que serait-il arrivé à Filip Dewinter si par un hasard de calendrier, il n’avait pas été absent au moments des faits ?
Un homme armé, le visage dissimulé s’est introduit mardi matin au domicile du député flamand à Anvers.

L’information a été confirmée par Filip Dewinter.

Un homme s’est visiblement introduit chez moi vers 8h00 et a déposé un costume noir dans les buissons, explique Filip Dewinter. Il portait des lunettes de soleil, un bonnet et avait le visage dissimulé sous un voile. Il était également armé. Ma voisine l’a vu et a immédiatement appelé la police. Mon gendre est ensuite sorti de la maison et est tombé nez à nez avec cet individu qui lui a demandé dans un anglais approximatif si j’habitais là.

Le chef de file du Vlaams Belang était en vacance au moment des faits. Son gendre, mais aussi une voisine ont pu voir celui qui aurait été son agresseur, voire son assassin. L’intrus s’est enfui. La police essaya ensuite, en vain, de mettre la main dessus.

En niant qu’il s’agissait du domicile du dirigeant politique, son beau-fils a désarçonné l’individu qui s’est enfui. « La police est rapidement arrivée sur place mais n’a plus vu l’homme », a précisé Filip Dewinter.

La police d’Anvers a confirmé qu’il y avait bien eu « une menace » au domicile de Filip Dewinter mardi 14 avril au matin, sans vouloir apporter plus de précisions. Une « menace » qui ressemble à s’y méprendre à une tentative d’assassinat.

Crédit photo : novopress.info via Flickr (cc)


L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

Source : blog.realpolitik.tv - Les annonces décisives que M. Modi, Premier ministre indien, a faites à l’Élysée à Paris le 10 avril portent en elles une leçon essentielle. La France n’est grande aux yeux du monde que lorsqu’elle remplit sa mission historique : celle d’une nation souveraine et d’exception.

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

M. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde (DR).

Souveraineté diplomatique tout d’abord : c’est en raison de son siège au Conseil de Sécurité aux Nations-Unies que la France peut aujourd’hui proposer à l’Inde son aide pour qu’elle intègre cette instance internationale de règlements des conflits mondiaux; quelle valeur ajoutée aurait eu à offrir la France si elle avait bradé cette position diplomatique majeure à l’Union européenne ? Son domaine maritime propre en Océan Indien en fait un partenaire-clé pour la politique de « l’Acting East » de M. Modi dans les domaines de la sécurité maritime, du renseignement et du maintien de la paix.

Souveraineté culturelle ensuite : La France n’est pas ce pays « moisi » si souvent décrit par tous ceux qui la haïssent tout en bénéficiant de sa générosité, mais au contraire, une nation millénaire dont l’identité culturelle (des monuments historiques au cinéma) séduit au point que l’Inde souhaite engager des partenariats-clés dans ces domaines.

Souveraineté industrielle enfin : c’est uniquement en raison de l’investissement massif de l’État régalien dans les industries de souveraineté (défense, nucléaire) que notre pays peut se poser en partenaire fiable de l’Inde dans la durée (de l’Ouragan au Rafale en passant par le Mirage 2000) ; l’investissement dans nos filières aéronautique (derrière Dassault Aviation) et nucléaire (avec Areva) est non seulement stratégique mais rentable pour notre économie et nos emplois. C’est pour ne pas avoir consenti de pareils efforts financiers et technologiques que d’autres pays européens, comme l’Allemagne, ne peuvent prétendre à de tels partenariats stratégiques, avant-hier avec le Brésil, hier avec l’Égypte, aujourd’hui avec l’Inde et demain, espérons-le, avec les Émirats arabes unis et la Malaisie.

Ce n’est pas l’Eurofighter, mais le Rafale, que M. Modi a choisi ; ce n’est pas vers l’Europe de la défense ou l’OTAN que M. Modi s’est tourné pour assurer sa propre défense, mais vers la capacité française à lui transférer la technologie de ses propres systèmes d’armes (aviation de chasse, missiles et sous-marins); ce ne sont pas les usines à charbon allemandes polluantes mais les centrales nucléaires françaises que M. Modi souhaite acquérir pour garantir l’indépendance énergétique de son pays ; ce n’est pas un Disneyland apatride mais une nation chargée de monuments historiques que M. Modi a voulu visiter en premier.

C’est donc une grande leçon de souveraineté que M. Modi est venu nous apporter et la preuve, du même coup, que seul un projet tourné vers l’indépendance nationale, qu’elle soit diplomatique ou technologique, peut de nouveau rendre à la France le rang qu’elle mérite.

Aymeric Chauprade

Crédit photo : joseluiscel via Flickr (cc)

Manuel Valls fustige le Front National à la télévision portugaise

Manuel Valls fustige le Front National à la télévision portugaise

12/04/2015 – LISBONNE (NOVOpress)
Manuel Valls a estimé qu’il était « hors de question » que la France « tombe entre les mains du Front national », menant une nouvelle salve contre le mouvement national.

Ce fut, cette fois, à l’étranger que le Premier ministre s’emballa lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision portugaise SIC le vendredi 10 avril.

La France possède l’arme nucléaire, il est hors de question que ce pays tombe entre les mains du Front national.

Crédit photo : Fondapol via Flickr (cc)



La remigration, c’est possible, les exemples d'Israël et de l'Algérie

La remigration, c’est possible : les exemples d’Israël et de l’Algérie

12/04/2015 – PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois)
En juin 2012, les autorités de l’Etat hébreu prenaient la mesure des problèmes liés à l’immigration extra-hébraïque en Israël et de l’inquiétude qu’elle génère dans la population juive de souche. Le mois précédent,  une manifestation contre l’immigration sub-saharienne, plus violente que les autres, avait dégénéré dans le sud de Tel-Aviv. Le gouvernement de Jérusalem mettait alors sur pied une vaste opération de reconduite des migrants sur leurs terres d’origine, opération intitulée « Retour à la maison ».

Mises à part quelques réticences, bien vite endiguées, du côté des associations de droits de l’homme, cette politique a reçu l’approbation d’une très large majorité de l’opinion publique juive. Pour Benyamin Netanyahu, c’est carrément le « rêve sioniste » que la présence de ces populations exogènes risque de faire disparaître. Et le Premier ministre d’appeler « à protéger le caractère juif et démocratique d’Israël ».

Le ministre israélien de l’Intérieur de l’époque, Elie Yishaï, par ailleurs dirigeant du parti identitaire juif Shass, déclarait sur les chaînes de télévision de l’Etat hébreu « Il s’agit d’une étape importante pour le rapatriement des clandestins et le retour d’un sentiment de sécurité pour les habitants de localités israéliennes ». On notera un réel souci d’humanité de la part des autorités dans le déroulement des opérations. Le ministre précisait en effet que tout  clandestin volontaire pour le rapatriement de sa famille se verrait allouer l’équivalent de 500 dollars par adulte et 100 dollars par enfant. Ainsi, les familles avaient l’assurance, pourvu qu’elles collaborent, que les petits ne seraient pas séparés de leurs parents.

Ensuite l’Etat hébreu se lançait dans l’édification d’un mur le long de la frontière égyptienne, afin de contenir les infiltrations d’immigrés passant par le Sinaï. L’ouvrage fut mené à bien en un temps record : 250 km en quelque six mois. Depuis, les conditions des immigrés, clandestins ou non, se sont largement durcies. Ces derniers, massivement internés dans des centres de rétention situés dans le désert du Néguev, doivent dorénavant choisir entre deux options : la prison ou l’expulsion vers un pays africain.

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Des musulmans protestent contre les actes de l'Etat islamique en brûlant son drapeau

Un “guide de voyage” à l’attention des djihadistes

12/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Le Figaro)
Un manuel de cinquante pages circulant sur internet délivre des conseils pratiques aux candidats au djihad désirant traverser la frontière turque pour se rendre en Syrie. Un guide qui inquiète les autorités britanniques.

Quand partir ? Quels vêtements emporter ? Quelle valise choisir? Comment circuler une fois sur place? L’État islamique diffuse désormais son propre guide de voyage sous forme de e-book à l’attention des aspirants djihadistes. Ce manuel de 50 pages intitulé “Hijrah to the Islamic State” (“Émigration vers l’État islamique”) explique en anglais aux voyageurs comment passer sans encombre la frontière entre la Turquie et la Syrie.


Djihadistes made in France

Djihadistes made in France

10/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Présent)
Près de 1 500… Tel serait le nombre de “Français” qui auraient quitté le territoire national à destination de la Syrie et de l’Irak. Un chiffre en hausse de 24 % par rapport à celui de novembre dernier et de 84 % par rapport à janvier 2014 ! Mais plus inquiétant encore est cet autre chiffre, révélé mercredi par le rapport du sénateur Sueur sur « les réseaux djihadistes en France et en Europe » : sur les 261 “Français” qui auraient quitté la zone de djihad, 200 tenteraient actuellement de regagner notre pays.

PresentPrésentant au Sénat ce document de quelque 440 pages, le socialiste Jean-Pierre Sueur – après avoir pris le soin de préciser que tous les djihadistes, loin s’en faut, n’avaient pas été recensés – devait ainsi indiquer que, sur les quelque 3 000 djihadistes européens repérés dans les régions tenues par l’EI, près de la moitié, soit 47 %, seraient “français”. Un chiffre en très nette hausse donc, et qui devrait encore grimper de façon vertigineuse dans les mois à venir quand on sait que la plateforme d’appel, mise à la disposition des familles pour prévenir la police de leurs doutes, a enregistré depuis fin 2014 une augmentation des signalements de 116 %…

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Maxime Hauchard, Mickaël Dos Santos… La France, N°1 du djihadisme

Désintégrations, histoire d’un échec français

09/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Ancien éducateur sportif en banlieue, reporter de guerre et spécialiste des questions sociales et politiques, Jean-Paul Ney revient 20 ans après sur ses premiers pas d’éducateur, quand l’intégration paraissait agir, quand la diversité n’était pas imposée et fonctionnait d’elle-même.

En 2005 les “jeunes” des banlieues y mettaient le feu, en 2015 leurs petits frères partent faire le djihad ou attaquent la France.

A travers des dizaines de rencontres, à travers des archives et une enquête socio-politique, Jean-Paul Ney montre l’échec de l’intégration en France.

Jean-Paul Ney a également lancé un appel pour aider au “financement participatif” de ce documentaire.



TV5 monde

La chaîne TV5 Monde piratée par des individus se réclamant de l’État islamique

09/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Ecran noir mercredi soir sur TV5 monde: la chaîne francophone a connu un black-out pendant 3 heures, piratée par des individus se réclamant de l’État islamique. Les sites et les réseaux sociaux de la chaîne affichaient également des revendications djihadistes. La diffusion des programmes a repris vers 1 heure, mais cette attaque prouve que l’État islamique maitrise aussi le cyberterrorisme. Selon Anthony Morel, spécialiste high-tech de BFMTV, Cybercalifate est “le bras armé de l’Etat islamique sur Internet”.

Pour le directeur de TV5 Monde, Yves Bigot, tout laisse à penser à une planification depuis plusieurs semaines :

Quand on travaille à la télévision et que l’on apprend que ses 11 chaînes sont en écran noir, c’est une des choses les plus violentes qui puissent vous arriver. Pour l’instant ce qu’on essaie de faire c’est d’analyser ce qui s’est passé. Comment cette cyberattaque très puissante a pu se produire alors qu’on a des firewall extrêmement puissant et certifiés. Ça nous donnera éventuellement la provenance de cette attaque.

Les djihadistes en ont profité pour menacer la France :

Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’État islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en (…) Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberjihad contre les ennemis de l’État islamique.

Accusant également François Hollande d’avoir commis «une faute impardonnable» en menant «une guerre qui ne sert à rien», les islamistes affirment également que le CyberCalipphate est «en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains».