Geert Wilders

Le leader néerlandais Geert Wilders s’en prend à la « racaille marocaine »

19/02/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress) : En campagne pour les élections législatives qui se tiennent le 15 mars, le leader populiste néerlandais Geert Wilders s’en est pris à la « racaille marocaine » : « Regardez l’islamisation, comment nous laissons le terrorisme entrer dans le pays, comment nous laissons la racaille marocaine agir sans rien faire. » En visite dans la banlieue de Rotterdam, le patron du PVV (Parti pour la liberté) a ajouté :

« Il y a beaucoup de racaille marocaine en Hollande qui rend les rues dangereuses. »

Les sondages donnent actuellement le parti de Geert Wilders en tête des intentions de vote, avec trois à quatre sièges d’avance sur le parti au pouvoir, ce qui serait toutefois insuffisant pour leur permettre de devenir premier ministre : seul le soutien de plusieurs autres formations le lui permettrait et chacune s’y refuse, au nom du « cordon sanitaire ».

Frontex migrants

Frontex l’avoue : le sauvetage en mer favorise l’afflux et la mort de migrants

Dans son rapport d’analyse des risques pour 2017 (Risk Analysis for 2017), Frontex constate le lien direct de cause à effet entre l’intensification des opérations de sauvetage des immigrants clandestins au large de la Libye et l’augmentation du nombre de morts en mer. L’année 2016 a battu tous les records sur la route de la Méditerranée centrale, et 89 % des immigrants en situation irrégulière nous arrivent désormais par la Libye, faisant de l’Italie la principale porte d’entrée illégale dans l’UE.

Alors que la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, affirmait en mai 2015 que les 28 allaient casser le « business model » des passeurs libyens, Frontex confirme aujourd’hui ce que les critiques de l’époque prévoyaient et que Frontex avait déjà entrevu dans son analyse des risques pour 2016 : non seulement le modèle d’activité des passeurs n’a pas été cassé par l’UE, mais il a été bougrement renforcé.

En effet, et c’est Frontex qui le dit, les passeurs, comptant sur l’intervention rapide des secours européens et cherchant à maximiser leurs profits en augmentant le nombre d’émigrants mis à flot, expédient leurs cargaisons humaines sur des embarcations de plus en plus précaires. Et ce ne sont pas les clients qui manquent car, comme le constate toujours Frontex dans l’édition 2017 de son rapport, les populations africaines sont encouragées à émigrer en Europe par les membres de leur famille ou leurs amis qui y sont déjà parvenus et qui ont pu constater que c’est faisable malgré les dangers et que l’on s’en fait rarement rapatrier.

Autre constatation de Frontex, les passeurs ne prennent bien souvent même plus la peine d’appeler le centre de secours en mer à Rome puisqu’ils ont les numéros de téléphone des ONG et les appellent directement pour prendre RDV en mer avant de faire partir les embarcations des côtes libyennes. C’est exactement ce qu’avait dénoncé début décembre la fondation néerlandaise Gefira à partir de ses propres observations (Présent du 13 décembre, et Alain Sanders le rappelait récemment).

Que propose donc Frontex pour mettre fin à cette situation absurde ? La même stratégie qu’avec la légalisation des drogues censée ruiner les trafiquants : tout simplement de faciliter l’immigration légale ! La solution australienne qui a permis de réduire le nombre de clandestins traversant la mer dans des conditions précaires de plus de 25 000 dans les années 2012-2013 à zéro aujourd’hui n’est même pas envisagée car contraire aux « valeurs » européennes.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent
sous le titre : « Frontex : l’effet pervers »

Fouad Belkacem Daech

La Belgique va libérer 57 islamistes ayant prêté allégeance à Daech !

18/02/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : C’est le quotidien belge La Dernière Heure qui le révèle ce matin : 57 islamistes fichés comme tels, dont certains ont prêté allégeance à l’Etat islamique (Daech) durant leur séjour en prison, sont sur le point d’être libérés !

« Au moins neuf doivent à coup sûr retrouver l’air libre cette année parce qu’ils ont purgé leur peine, mais si l’on tient compte des libérations anticipées légales – au tiers de la peine ou aux deux tiers pour les récidivistes –, on arrive à une liste de 57 personnes. »

Pire encore : parmi ceux-ci figure « quelques noms bien connus comme Fouad Belkacem » (photo), la figure de proue de Shariah4Belgium, « qui a envoyé une centaine de combattants en Syrie » ! Ou encore « Soufiane Alilou, une figure du réseau qui entourait Abdelhamid Abaaoud, responsable des attentats de Paris » : lui devrait sortir le 5 avril prochain.

La Dernière Heure cite encore un certain nombre de noms, comme celui de Mohammed Azzedine Keraï, « membre des Kamikaze Riders, dont plusieurs membres sont partis en Syrie, et soupçonné, mais sans qu’on puisse le prouver, d’avoir planifié des attentats en Belgique pour la nuit du Nouvel An 2015 ». Lui est assuré d’être libéré au plus tard… le 25 décembre prochain. Joyeux Noël !

Le quotidien Le Soir précise qu’il ressort par ailleurs de la liste « que plus d’un tiers des détenus en question sont emprisonnés pour d’autres faits (abus, homicides…) et ont prêté allégeance derrière les barreaux ».

Mais, pas de panique, la situation est sous contrôle. C’est le ministre belge de la Justice, Koen Geens, qui le dit : « La base de données centrale des prisons est liée à la base de données de la police fédérale. De cette manière, les détenus peuvent être mieux suivis. » On est pleinement rassurés.

Palmiers cathédrale Milan

Tollé après la plantation de dizaines de palmiers devant la cathédrale de Milan

18/02/2017 – ITALIE (NOVOpress) : La plantation de palmiers devant la cathédrale de Milan, piazza Duomo, fait bondir les défenseurs du patrimoine italien et de la civilisation européenne. Ainsi du patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, député au Parlement européen, qui s’est écrié :

« Des palmiers et des bananiers « piazza Duomo », tout ce dont on a besoin maintenant ce sont les singes et les chameaux pour avoir vraiment l’Afrique en Italie ! »

Ce sont en effet 42 palmiers qui doivent être plantés, « dont certains dépassent les cinq mètres de haut », ainsi que des bananiers. Cette plantation massive est d’autant plus perçue comme une provocation qu’elle a été financée par la chaîne de salons de café Starbucks, dont Novopress a déjà raconté qu’elle entendait donner la priorité aux migrants dans son recrutement.

« En ce qui me concerne, le café, j’irai le boire ailleurs », avait déjà déclaré Salvini à l’annonce de l’implantation de Starbucks en Italie, où la société américaine projette d’ouvrir plusieurs centaines d’établissements !

La Hongrie ferme ses camps de migrants pour éloigner les renards du poulailler…

18/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie a donc bien confirmé son intention de fermer tous ses camps de migrants et de transférer leurs occupants dans deux ou trois nouveaux emplacements à la frontière Sud du pays. L’idée est d’y retenir les immigrants illégaux le temps que leur demande d’asile soit étudiée.

Ils sont actuellement près de 600 en Hongrie à attendre le traitement de leur dossier.

Le Premier ministre Viktor Orban a défendu cette décision en expliquant :

Les renards sont librement accueillis dans le poulailler, et personne ne peut empêcher les renards de gagner à tous les coups.

Il a en revanche offert d’ouvrir son pays aux vrais réfugiés, ceux qui cherchent refuge sous la contrainte des politiques libérales de l’Europe occidentale, journalistes ou politiciens effrayés, chrétiens qui ont dû fuir leur propre pays et tous ceux qui veulent trouver en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue chez eux.

Chard Martin Schulz

Martin Schulz a-t-il vraiment les mains propres ?

Souvenez-vous : c’était en 2015. Martin Schulz, celui qui se présentait comme le « Monsieur Propre » du Parlement européen, se lançait dans une grande leçon de morale à destination du FN et saisissait l’Office européen de lutte anti-fraude au sujet de ses assistants parlementaires… Moins de deux ans plus tard, et après quelques révélations médiatiques, c’est maintenant l’ancien président du Parlement qui pourrait bien faire l’objet d’une enquête pour fraude.

A l’origine de ce scandale, quelques révélations croustillantes publiées par Der Spiegel et le Sunday Times, dans lesquels on apprenait que Schulz, non content d’empocher durant sa présidence une indemnité quotidienne de 304 euros qui, ajoutée à son traitement mensuel, portait ses revenus annuels à un montant de 322 544 euros, aurait également fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin, alors que son lieu de travail se limitait à la capitale belge. Surtout, indiquaient ces deux médias, « Schulz la vertu » n’aurait pas lésiné en matière de clientélisme, nommant en effet de nombreux proches à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement.

Des accusations tellement énormes qu’Ingeborg Grässle, à la tête de la commission de contrôle budgétaire des fonds de l’UE, a déclaré cette semaine que l’ex-président du Parlement avait créé un véritable « système stalinien de clientélisme » et qu’il était nécessaire d’ouvrir une enquête pour fraude.

Une mauvaise nouvelle pour celui qui se verrait bien aujourd’hui calife à la place du calife Merkel. Mais qui ne constitue en rien une surprise pour la délégation FN-RBM, qui a rappelé mercredi qu’elle « avait déjà alerté les services compétents du PE d’éventuels faits impliquant Martin Schulz » en 2015, sans aucune réaction officielle.

Jugeant par ailleurs que « ces très graves accusations doivent pour le moins aboutir à l’ouverture d’une enquête », les eurodéputés FN-RBM ajoutent :

« Si ces faits étaient avérés, ils montreraient le véritable visage de Martin Schulz, celui d’un socialiste sectaire et haineux, d’un véritable tartuffe moralisateur, qui n’eut de cesse de persécuter les seuls députés eurosceptiques, et au premier chef ceux du FN. »

Franck Deletraz

Article et dessin de Chard
parus dans Présent daté du 18 février 2017

Dandrieu Eglise Immigration

Laurent Dandrieu : quel rôle pour l’Eglise face à la submersion migratoire ?

Laurent Dandrieu Eglise pape16/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eglise et Immigration : le grand malaise : tel est le titre de l’ouvrage de Laurent Dandrieu, sous-titré : « Le pape et le suicide de la civilisation européenne », qui vient de paraître aux éditions Plon. Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages Culture de Valeurs actuelles pour lequel il suit également l’actualité religieuse, y dénonce le grand malaise de nombreux catholiques qui n’arrivent plus à suivre l’Eglise sur des questions aussi complexes que l’immigration, l’Islam et l’identité.

Pendant que l’Europe, qui n’a déjà pas réussi à intégrer les précédentes générations d’immigrés, est soumise à un afflux de migrants sans précédent, l’Eglise catholique, plus que jamais, martèle l’unique impératif de l’accueil, donnant l’impression de se faire complice de ce que le pape a lui-même qualifié « d’invasion ». Cette incompréhension est-elle une fatalité ? L’Église est-elle condamnée à être prisonnière de la « culture de la rencontre » tant vantée par le pape, au risque de livrer le continent au chaos sans profit pour les migrants eux-mêmes ? Ou bien existe-t-il une autre voie, qui permette de réconcilier les impératifs de la charité authentique et la défense de la civilisation européenne ? C’est à ces questions que répond ce livre.

Pour l’auteur, qui s’exprime ici sur le plateau de TV Libertés, cette incompréhension n’est pas une fatalité. On peut réconcilier les impératifs de la charité authentique et la défense de la civilisation européenne.

Chard Hongrie réfugiés

La Hongrie ouvre ses portes aux réfugiés… d’Europe occidentale

Dans son discours annuel à la nation hongroise, vendredi, le premier ministre Viktor Orban s’est dit prêt à accueillir « les vrais réfugiés : Allemands, Hollandais, Français et Italiens, politiciens et journalistes terrorisés, tous ceux qui veulent retrouver ici en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue dans leur patrie ». Une note d’humour, sans doute, mais qui pourrait bientôt devenir réalité à cause de cette « très curieuse coalition de passeurs, militants des droits de l’homme et élites politiques européennes » qui, comme le dénonçait Orban dans le même discours se sont entendus pour « amener délibérément des millions de migrants en Europe ». Mais, a-t-il encore clamé, les peuples se soulèvent : vote pour le Brexit, victoire de Donald Trump, éjection du gouvernement italien, tels étaient les exemples cités par le chef du gouvernement hongrois.

Une révolte des peuples causée par l’imposition de la « société ouverte » de l’empire Soros, nommément accusé dans le discours de Viktor Orban, et par le remplacement de la « démocratie du débat » par une « démocratie du politiquement correct ». Et, a-t-il encore expliqué à ses concitoyens, si les habitants des pays dominés par l’idéologie libérale-libertaire résistent, « ils sont inondés par des millions de migrants qui ont une religion et des habitudes différentes ». Oui, c’est bien le Grand Remplacement à l’œuvre dans les sociétés occidentales que dénonce le courageux leader hongrois, à propos de la stratégie adoptée par les élites libérales-libertaires face à ceux qui, en Europe, « ne veulent pas se libérer de leurs racines chrétiennes et de leurs sentiments patriotiques ».

Pour Viktor Orban, les « seigneurs de la politique mondialiste » n’ont en effet pas abandonné leur lutte, et si des élections ne sont pas gagnées par les libéraux, ils proclament que le pays concerné n’est plus une démocratie, ils proclament que « le peuple est un danger pour la démocratie ». Le Hongrois en sait quelque chose, lui dont le gouvernement est régulièrement accusé depuis 2010 par les élites médiatiques européennes d’avoir mis en place une « démocrature », sorte de régime à mi-chemin entre une démocratie et une dictature. Et pourtant, s’est encore moqué Orban, ce sont « ceux qui exprimaient des craintes hystériques pour la liberté de la presse » qui exigent aujourd’hui que des restrictions soient imposées sur les médias et sur internet.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus
dans Présent daté du 16 février 2017

Norbert Hofer

Norbert Hofer : « Je remporterai la prochaine présidentielle en Autriche »

16/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Norbert Hofer en est persuadé : il sera élu président de l’Autriche. Celui qui a été battu par l’écologiste Alexander Van der Bellen (53 % contre 47 %) lors de la dernière élection présidentielle à rebondissements se dit certain de lui succéder à la tête du pays, en 2022.

Norbert Hofer, troisième président du Parlement d’Autriche, est devenu mondialement célèbre en étant proche de remporter l’élection présidentielle autrichienne de 2016, avec 47% des suffrages. Cette élection s’était déroulée dans un contexte inédit pour l’Autriche : un premier tour en avril 2016, un second tour en mai 2016 (annulé), un nouveau second tour prévu en octobre 2016 et annulé pour des raisons techniques (la colle des enveloppes de vote par correspondance… collait mal !) et un scrutin final en décembre 2016, remporté par Alexander Van der Bellen.

Ferenc Almássy a interrogé Norbert Hofer pour TV Libertés dans son bureau de troisième président du Parlement d’Autriche. Il revient sur l’élection présidentielle de 2016, les perspectives de son parti, le FPÖ, d’accéder au gouvernement après les prochaines élections législatives, prévues pour 2018, l’élection de Donald Trump, le rapprochement qu’il désire entre l’Autriche et les pays du groupe de Visegrád, mais aussi sur son combat contre la paraplégie et le handicap à la suite d’un grave accident de parapente.

CETA

CETA : 3,5 millions de signatures contre le traité de libre-échange avec le Canada

14/02/2017 – FRANCE (avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le chiffre est phénoménal : 3,5 millions de personnes ont signé la pétition contre le CETA, le traité de libre‑échange économique entre l’Union européenne et le Canada. « Les signataires, explique le Journal de Montréal, demandent aux députés européens de s’opposer au traité commercial que l’UE a conclu avec le Canada (CETA), mais aussi à celui qu’elle négocie avec les États-Unis (TTIP, ou Tafta), dont les discussions sont gelées depuis l’élection de Donald Trump. »

Le texte doit être voté ce mercredi à Strasbourg par le Parlement européen. De nombreuses manifestations sont aussi prévues pour perturber la venue de Justin Trudeau, le jeune Premier ministre canadien qui doit intervenir lui jeudi devant le Parlement européen. Si le Parlement vote le texte, le traité pourra être appliqué dès avril dans les grandes lignes, avant d’être ratifié par les Parlements des Etats membres de l’UE.

Carte Europe

Quinze pays d’Europe s’organisent hors UE pour protéger leurs frontières

Partant du constat de l’incapacité de l’UE à protéger ses frontières extérieures contre l’immigration illégale, l’Autriche, les pays du Groupe de Visegrad et les pays des Balkans ont décidé de prendre eux-mêmes les choses en main par le biais d’une coopération intergouvernementale.

Réunis à Vienne mercredi, les ministres de l’Intérieur et de la Défense de 15 pays (Autriche, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Slovénie, Croatie, Serbie, Macédoine, Bosnie, Monténégro et Albanie, plus des représentants du Kosovo) ont annoncé qu’ils allaient préparer d’ici au mois d’avril un plan commun pour coordonner les échanges d’informations et la surveillance des frontières nationales, afin de mieux fermer la route des Balkans aux immigrants clandestins. Il s’agira de mieux identifier les principales routes empruntées par les « migrants » ainsi que les alternatives dont ils disposent et de pouvoir envoyer les renforts nécessaires à la fermeture rapide des frontières sur le passage des flux migratoires.

Vienne s’apprête à changer sa loi pour autoriser l’envoi de troupes à l’étranger pour des opérations non humanitaires. « L’Autriche est prête à offrir [des renforts] aux pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE […] pour la protection de leurs frontières », a promis le ministre de la Défense autrichien Hans Peter Doskozil, qui a également fait remarquer que, pour lutter contre l’immigration illégale, il fallait des centres de rapatriement, des pénalités lourdes contre les demandeurs d’asile qui violent les règles et des réductions massives des aides financières versées aux immigrants.

Le lendemain de la rencontre de Vienne, la Hongrie, pionnière dans ce domaine, annonçait qu’elle allait désormais procéder à l’expulsion automatique de tout clandestin interpellé n’importe où sur le territoire hongrois, alors que jusqu’ici cette règle s’appliquait uniquement aux immigrants clandestins qui se faisaient prendre à moins de 8 km de la frontière.

Le ministre de la Défense autrichien n’a pas caché que les pays réunis à Vienne envisageaient la fin possible de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie et le risque qu’Ankara rouvre les vannes de l’émigration illégale depuis son territoire. Plusieurs ministres, dont le ministre tchèque et le ministre autrichien de la Défense, ont clairement signifié que le président turc Recep Erdogan n’était pas pour eux un partenaire fiable de l’UE.

Mais même aujourd’hui, des clandestins continuent d’arriver au rythme de 1 000 à 1 500 personnes par semaine en Autriche, via les Balkans et l’Italie. Pour M. Doskozil, un accord de l’ensemble de l’UE aurait été préférable pour stopper définitivement l’immigration illégale, mais il n’est plus possible d’attendre.

L’attitude de l’Europe centrale face au manque de volonté d’agir des 28 a été résumée en ces termes par le ministre autrichien :

« Nous ne croyons pas que les frontières externes de l’UE soient correctement protégées. C’est pourquoi l’Autriche, avec 15 autres pays de la route des Balkans et le groupe de Visegrad, prévoit une coopération [intergouvernementale] étroite dans le cadre d’un nouveau projet de défense des frontières des Balkans. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 février sous le titre
« L’Autriche, le V4 et les Balkans veulent mieux protéger les frontières »

La Hongrie prête à accueillir les vrais réfugiés

14/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
On peut lire sur The New Observer online, que, dans une allocution à la nation au Castle Garden Bazaar à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé que son pays était prêt accepter des réfugiés allemands, néerlandais, français et italiens, ainsi que des politiciens et journalistes terrifiés qui souhaiteraient retrouver, en Hongrie, l’Europe qu’ils ont perdue dans leur propre pays.

Il a ajouté que son pays devait combattre, si nécessaire avec les armes, les activistes professionnels œuvrant pour des organisations internationales et leurs officines en Hongrie.

Orban a cité le Brexit, l’élection présidentielle américaine, l’éjection du gouvernement italien et le référendum sur le quota comme les exemples de l’exaspération des peuples face l’imposition d’idées utopiques.


Une majorité d’Européens veut stopper l’immigration venant de pays musulmans

10/02/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Un sondage mené par le think tank britannique Chatham House révèle que 55 % des Européens veulent stopper toute immigration en provenance de pays musulmans. Le sondage, réalisé dans dix pays européens avant que le président américain Donald Trump ne signe son décret interdisant l’entrée sur le territoire des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans, révèle en outre que les habitants de huit des dix pays consultés sont opposés à cette immigration.

L’étude des résultats par catégorie d’âge démontre que les personnes les plus âgées sont les plus favorables à une interdiction de l’immigration des musulmans, tandis que les moins de 30 ans y sont les plus opposés.


Vous ne louerez plus par Airbnb sans savoir qu’ils aident d’abord les migrants

09/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La semaine dernière, les fondateurs d’Airbnb, Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk, ont entrepris de mobiliser tout leur réseau en faveur des migrants. Ils récidivent par une lettre qui va encore plus loin. C’est, clairement, les migrants – ou les réfugiés, comme ils disent  – d’abord. Et gratuitement bien sûr. On ne trouve rien, dans cette lettre, qui laisse penser que les pauvres, nos pauvres, tous les Européens de condition modeste, les intéressent.

Non, les seuls qui comptent, auxquels ils demandent de prêter son logement et au profit desquels ils réclament des dons, ce sont les migrants.

Nous avions pensé vous livrer quelques extraits de leur appel. Finalement, nous vous en livrons la quasi-intégralité. Ça se lit et ça se déguste. Jusqu’à la lie. #weaccept, qu’ils disent. Eh bien non, #wedonotaccept

Airbnb Migrants« Au cœur de nos valeurs, il y a une idée très simple : chacun a le droit d’être accepté pour ce qu’il est, quelle que soit son origine, la personne qu’il aime ou sa religion. Cette notion pourtant élémentaire fait aujourd’hui face à de nombreux défis, et nous ne sommes pas tous acceptés de la même manière partout où nous allons.

Des êtres humains sont aujourd’hui contraints d’être déplacés, que ce soit pour des raisons liées à des conflits ou à d’autres facteurs. Plus que jamais, ces personnes sont exposées au rejet et au manque d’acceptation. Elles sont dans un besoin urgent de trouver un « chez-soi », et c’est pourquoi nous souhaitons agir.

[…] la semaine dernière, nous avons annoncé que la communauté Airbnb allait proposer une solution d’hébergement gratuite aux réfugiés ainsi qu’à ceux touchés par le récent décret anti-immigration qui empêche l’entrée sur le sol américain. Suite à cette annonce, le soutien incroyable que notre communauté nous a témoigné nous a motivés à aller encore plus loin.

Aujourd’hui, nous souhaitons nous fixer un but : fournir une solution d’hébergement temporaire à 100 000 personnes dans les 5 ans à venir. Même si notre aide se focalise pour le moment sur les réfugiés, les sinistrés ainsi que ceux qui travaillent dans l’humanitaire, nous voulons permettre à davantage de personnes de bénéficier de ce soutien au fil du temps. Nous allons travailler main dans la main avec notre communauté d’hôtes pour soutenir les personnes déplacées. Nous souhaitons ainsi qu’en plus d’un toit, ces gens puissent retrouver une communauté dans laquelle ils se sentent chez eux et respectés.

Airbnb va également apporter son aide financière à l’ International Rescue Committee, à hauteur de 4 millions de dollars, au cours des 4 prochaines années. Cette organisation lutte dans le monde entier pour aider les populations déplacées à subvenir à leurs besoins les plus essentiels.

Nous ne pouvions pas évoquer ce problème sans aborder les défis qui existent au sein même de la communauté Airbnb. La dure vérité, c’est que certains voyageurs ont connu des discriminations sur Airbnb. Cette réalité est pourtant à l’opposé de nos valeurs. Bien que nous ayons encore du travail à faire pour réduire les inégalités au sein de la communauté, nous sommes déterminés et nous voulons continuer sur cette voie.

Ces actions ne sont qu’un début, mais nous espérons que vous vous joindrez à nous en ouvrant les portes de votre logement à une personne déplacée, ou faisant un don aux organisations qui œuvrent auprès de ceux qui en ont besoin.

Ensemble, nous pouvons bâtir un monde différent. Un monde dans lequel un enfant peut grandir en étant accepté pour ce qu’il est, quel que soit l’endroit où il vit. Nous sommes convaincus qu’en acceptant l’autre et en s’ouvrant davantage, nous pouvons contribuer à créer ce monde. »

Schauble Grèce

Le ministre des Finances allemand veut encore faire pression sur la Grèce

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les créanciers de la Grèce s’inquiètent à nouveau. C’est le Fonds monétaire international qui craint que le pays hellénique n’aille dans le mur. La rigueur budgétaire imposée à la Grèce pourrait être excessive selon des experts du FMI, qui plaident pour que la Grèce soit autorisée à rester en deçà d’un excédent primaire de 3,5 %.

Qu’est‑ce qu’un excédent primaire ? Avoir un excédent primaire signifie que le solde public est positif, avant la prise en compte des intérêts de la dette. Plus la dette est élevée, comme c’est le cas en Grèce avec près de 180 % du produit intérieur brut, plus les taux d’intérêt sont élevés, et plus il faut avoir un excédent primaire élevé pour réduire son taux d’endettement. Mais un excédent primaire de 3,5 % implique pour les Grecs de se serrer la ceinture, ce qui pourrait faire échouer les espoirs de reprise économique.

C’est la raison pour laquelle le FMI envisage d’alléger cet objectif, voire de cesser sa participation au plan d’aide si la Grèce reste dans le marasme compte tenu de son fardeau de dette.

Si le FMI sort du jeu, l’Union européenne risque de devoir financer encore davantage la Grèce, ce qui n’est pas du goût du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, qui a menacé, en cas de retrait du FMI, de faire voter le Bundestag sur un nouveau plan d’aide à la Grèce. Or en période pré‑électorale, un tel vote pourrait être rejeté. Ce qui pourrait enfin conduire à se pencher sérieusement sur la solution d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Mais Schäuble ne semble pas avoir le soutien nécessaire en interne pour durcir le dialogue : la commission parlementaire compétente du Bundestag a fait savoir qu’un nouveau vote du Bundestag ne serait pas juridiquement requis en cas de retrait du FMI.

Autorité bancaire européenne

Les bilans des banques européennes seraient pleines de créances douteuses

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Encore un krach en vue ? Selon l’Autorité bancaire européenne, les bilans des banques européennes contiennent des créances douteuses, c’est‑à‑dire des créances dont les débiteurs n’ont pas versé les intérêts depuis un certain temps ou qui pourraient ne pas être remboursées. Cette situation pourrait mener à terme à une véritable crise financière, d’autant plus que la politique européenne de prévention contre les faillites reste fragile.

En effet, les fonds mis en place pour garantir les dépôts des entreprises et des particuliers demeurent très limités. La situation de l’Italie est particulièrement préoccupante, puisque le pays compterait près de 360 milliards d’euros de créances douteuses, soit 16 % du bilan des banques. Or l’Etat italien ne pourrait pas sauver toutes les banques en cas de problème majeur, et il serait politiquement douloureux de solliciter en dernier ressort les déposants, conformément aux règles européennes.