La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (10)

20/11/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La neuvième partie des lettres de Paul Vaseux


A la fin de l’année 1914, le 131ème régiment d’infanterie se bat autour de deux villages dont les noms, désormais historiques, rappellent des combats sanglants : Vauquois, observatoire d’où l’on domine 30 kilomètres de terrain, et Boureilles, clef de la route qui contourne l’Argonne.

31 janvier 1915

« Que de choses à vous dire depuis mon dernier mot. Que d’émotions et que de tristesses ! Que de deuils la mort a encore semés autour de moi sans m’atteindre !
Commençons par le commencement et suivons la marche des événements qui se sont succédés pendant cette huitaine de tranchées que nous venons de passer.

Si je me souviens, j’avais écrit le 21 ou 22 courant un lettre assez longue. C’était la veille de notre départ. Quelques heures après, à minuit exactement nous partions pour la tranchée. Six heures de marche sous la neige d’abord. Sous nos toiles de tentes, nos sacs de couchage et tout ce que nous avions pu nous mettre sur le dos pour nous protéger contre ce mauvais temps, nous aurions été traversés. Ces petits abris de fortune nous ont protégé au moins les épaules ; le reste du corps et principalement les jambes et les pieds étaient trempés. Mauvaise arrivée dans la tranchée. Enfin dès que le jour apparut, nous échangeâmes notre linge de corps contre celui contenu dans notre sac et que ce fameux “As de carreaux” quoi qu’on dise, avait conservé bien sec. Quelques jours de dégel, nuits très froides, surtout les premières, et voilà la moitié de notre séjour passé.

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[Art/Non-Art] Quand le Maroc médiéval efface le 800ème anniversaire de saint Louis

[Art/Non-Art] Quand le Maroc médiéval efface le 800ème anniversaire de saint Louis

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le marcheur qui, se réfugiant dans le calme dominical, remonte la Seine par l’élégant quai Conti, ne peut qu’être interpellé par la flèche de plomb brisant la brume du matin naissant. Elle montre que là est la Sainte Chapelle.

Commandée par saint Louis afin d’y abriter un morceau de la vraie Croix, ainsi que la Couronne d’épines, la Sainte Chapelle, spoliée de ses reliques par la Révolution, transformée en dépôt d’archives, « violletleducquisée » jusqu’à n’avoir plus grand chose du XIIIème siècle, n’a cependant rien perdu de sa noblesse. Depuis huit siècles, la croix du Christ domine les temples de la justice des hommes. C’était donc presque naturellement que la voisine de la chapelle palatiale, la fameuse Conciergerie, serve d’écrin à l’exposition commémorant le 800ème anniversaire du quarante-quatrième Roi de France.

Mais que peut bien contenir, et surtout, à quoi peut bien ressembler une exposition sur l’un des plus grands capétiens, avec, pour seule fenêtre, le huit centième anniversaire ? Réponse : une vente à Drouot. A moins qu’il s’agisse d’un inventaire à la Prévert.

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Manifestation à Rome contre le maire et l’immigration

18/11/2014 – ROME (NOVOpress)
En Italie les citoyens commencent à se révolter contre la submersion migratoire organisée par les politiques.
Le reportage du grand média attribue bien sûr cette révolte à “l’extrême-droite” et à la pauvreté, les “sans dents” italiens sans doute.

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Navires Mistral : la Russie demande à être livrée rapidement

Navires Mistral : la Russie demande à être livrée rapidement

15/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Selon le journal Ouest France, « la France a jusqu’à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre Mistral (photo) à la Russie si elle ne veut pas s’exposer à de “sérieuses” demandes de compensation. ».

La décision politique finale de François Hollande et des socialistes sera scrutée par le monde entier : feront-ils de la France un pays indépendant et écouté comme à l’époque du Général de Gaulle ou bien un pays vassal des USA ?

En matière de diplomatie, le rôle de la France ne devrait pas être de prendre partie pour un camp (les USA) ou pour l’autre (la Russie), mais d’être un pont reliant ces deux puissances et de favoriser le dialogue et la paix entre elles. La France, les USA et la Russie sont également confrontées à un ennemi commun, l’islamisme, alors autant qu’elles fassent bloc ensemble.

Crédit photo : Antoine Morcello, via Wikipédia, (cc).

Djihadistes : Hollande en matamore

Djihadistes : Hollande en matamore (Présent 8231)

14/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Londres durcit son arsenal judiciaire contre les djihadistes. Tandis qu’Hollande en tournée australe, baguenaude, Cameron, lui, a annoncé à Canberra des mesures significatives. Il veut autoriser la confiscation des passeports des candidats au djihad et empêcher le retour de ces bombes à retardement sur le territoire britannique :

Djihadistes : Hollande en matamore (Présent 8231)« Nous allons introduire sous peu une nouvelle loi antiterroriste au Royaume-Uni », a assuré le Premier ministre britannique devant le Parlement australien.

« Des nouveaux pouvoirs (seront accordés) à la police des frontières pour confisquer des passeports, empêcher les suspects de voyager et empêcher les ressortissants britanniques (djihadistes) de revenir au pays autrement qu’aux conditions qui leur sont imposées ».

Le texte (qui doit encore être discuté au Parlement courant novembre) bloquerait le retour au Royaume-Uni pendant au moins deux ans des personnes ayant combattu en Syrie et en Irak. Cette interdiction pourrait être levée seulement si les individus visés acceptaient un retour sous escorte, des poursuites judiciaires et de se soumettre à un programme de « dé-radicalisation ».

La nouvelle loi prévoira également que « les compagnies aériennes ne respectant pas les listes d’interdiction de vol (soumises par les autorités britanniques) ne soient pas autorisées à se poser au Royaume-Uni ».

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Royaume-Uni : Cameron veut un Premier ministre originaire d’Asie pour diriger son pays

Royaume-Uni : Cameron veut un Premier ministre originaire d’Asie pour diriger son pays

13/11/2014 –  (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le 5 novembre dernier, David Cameron s’est rendu au GG2 Leadership Awards (photo), une cérémonie qui récompense les personnalités issues des minorités ethniques du Sud-est asiatique pour leur contribution au rayonnement de la Grande-Bretagne.

A cette occasion, le Premier ministre britannique a laissé libre cours à son lyrisme cosmopolite. Il a en effet déclaré : « Un jour je veux entendre le titre « Premier ministre » suivi d’un nom de famille à consonance anglo-asiatique. » Et celui-ci de poursuivre « Il n’y a encore aujourd’hui que trop peu de représentants issus des minorités ethniques qui occupent les plus hauts postes de notre pays. (…) L’absence de ces personnes est flagrante au sein des Conseils d’administration, au Parlement, chez les dirigeants de clubs de football, dans les instances des tribunaux, pour piloter nos avions d’attaque, nos navires de guerre, pour commander nos bataillons de soldats au combat dans le monde. ».

Que Cameron ne s’inquiète pas, le calife de l’Etat islamiste sera bientôt candidat au poste de chef du gouvernement…

Crédit photo : Number 10, via Flickr, (cc).

Tourisme social : l’Europe schizophrène (Présent 8229)

Tourisme social : l’Europe schizophrène (Présent 8229)

12/11/2014 – LUXEMBOURG (NOVOpress)
Un tantinet pressée par plusieurs pays membres croulant littéralement sous le poids croissant de l’immigration et du tourisme social, la Cour de justice européenne, prenant appui sur la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes, a jugé mardi que les « Etats membres ne sont pas tenus d’octroyer des aides à des étrangers ne cherchant pas de travail ». Un arrêt qui constitue surtout un rappel à la loi et est largement insuffisant. Car c’est le principe même de la libre circulation qui doit être remis en cause.

Directive 2004/38

Une du numéro 8229 de "Présent"

Une du numéro 8229 de “Présent”

A l’origine de cette décision de justice, la saisie en 2013 par le tribunal social de Leipzig de la Cour de Luxembourg au sujet d’un litige opposant Elisabeta Dano et son fils, deux ressortissants roumains, au Jobcenter de Leipzig. Estimant que cette femme, installée depuis trois ans en Allemagne alors qu’elle n’a aucun lien particulier avec ce pays, ne cherchait pas de travail et préférait vivre des aides de l’Etat, le Jobcenter avait en effet refusé de leur verser certaines prestations sociales prévues par la législation allemande. Or, statuant mardi, la Cour européenne a donné raison aux autorités allemandes, en rappelant notamment que « l’une des conditions (…) pour un permis de séjour est que les personnes économiquement inactives aient des ressources propres suffisantes » et que la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes prévoit justement d’« éviter que les citoyens de l’Union ressortissant d’autres Etats membres ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’Etat membre d’accueil ».

Un « mythe » ?

Une décision de justice immédiatement applaudie par le Premier ministre de Grande-Bretagne, David Cameron, qui, confronté à la poussée de l’UKIP et au mécontentement croissant de l’opinion britannique, avait annoncé récemment qu’il souhaitait limiter l’immigration en provenance des autres pays de l’Union, et parlait même de renégocier les conditions d’appartenance son pays à l’Europe.

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Budget : la France doit encore trouver 600 millions d’euros

Budget : la France doit encore trouver 600 millions d’euros

12/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La France doit recevoir une restitution de 600 millions d’euros de la part de la Commission européenne (photo de son siège à Bruxelles) du fait du nouveau mode de calcul de la participation au budget européen. De son coté le Royaume-Uni devrait payer 2 milliards d’euros de plus étant donnée l’amélioration de son économie.

Paris comptait inclure cette somme providentielle dans l’effort supplémentaire de 3,6 milliards d’euros qu’elle avait consenti fin octobre à la Commission européenne, afin d’éviter un avis négatif sur son projet de budget 2015.

Cependant, la Commission européenne n’entend pas que les sommes qui seront ainsi reçues puissent être prises en compte par les pays en procédure de déficit excessif. C’est ce qu’a signifié Pierre Moscovici, le commissaire en charge des affaires économiques, lors de la réunion des ministres européens des finances de vendredi dernier.

Le gouvernement français va donc devoir trouver d’autres sources de recettes ou d’économies pour tenir son engagement de 3,6 milliards.

Crédit photo : Helio Dias, via Flickr, (cc).

Commission européenne : Juncker, c’est Barroso en pire, forcément !

Commission européenne : Juncker, c’est Barroso en pire, forcément ! Par Bernard Mazin

« Un parangon de la super-classe mondiale prête à brader les histoires et les identités nationales à une idéologie dominante fondée sur le cosmopolitisme, le règne de la fonction marchande, la « gouvernance «  planétaire et, bien entendu, la démocratie sans le peuple. »

C’est un truisme de dire que les institutions européennes, ça ne marche plus depuis bien longtemps, et, bien évidemment, en raison inverse du nombre des membres de l’Union. Mais dans cet édifice vermoulu, la Commission est sans aucun doute l’élément le plus inacceptable au regard des règles élémentaires de la démocratie.


En dix ans de présidence de José Manuel Barroso, même si l’on ne se faisait aucune illusion sur le fond, on avait toutefois eu le temps de se mithridatiser, et le personnage, digne d’un diplomate florentin de la Renaissance, avait au moins le mérite de préférer les solutions de compromis à l’affrontement direct, et de caresser dans le sens du poil les ego des dirigeants des Etats membres.

Telle n’est pas la voie choisie par son successeur, l’inénarrable Jean-Claude Juncker (photo), qui a pris ses fonctions le 3 novembre, et qui s’est déjà illustré par de tonitruantes déclarations visant notamment le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et le premier ministre britannique David Cameron.

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Immigration : Nicolas Bay (FN) évoque l'opération Triton et l'exemple australien

Immigration : Nicolas Bay (FN) évoque l’opération Triton et l’exemple australien

11/11/2014 – BRUXELLES (NOVOpress)
Nicolas Bay, député français du FN au Parlement européen, revient sur l’opération Triton qui s’inspire de Mare Nostrum s’agissant des clandestins qui débarquent quotidiennement en Europe et indique en contre-exemple la décision de l’Australie. Dans un communiqué, Nicolas Bay précise au sujet de l’opération Triton :

Le Secrétaire d’État aux affaires étrangères britannique, Joyce Anelay, a annoncé que la Grande-Bretagne ne soutiendrait pas cette opération, déclarant : « Nous pensons que (ces opérations) créent un “facteur d’attraction” involontaire, encourageant plus de migrants à tenter la dangereuse traversée de la mer et conduisant donc à plus de morts tragiques et inutiles ».

C’est une évidence : les opérations Mare Nostrum et désormais Triton, constituent de véritables incitations à l’immigration et envoient un message particulièrement néfaste aux candidats à l’immigration clandestine ainsi qu’aux réseaux de passeurs.

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (9)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (9)

11/11/2014- LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La huitième partie des lettres de Paul Vaseux


A la fin de l’année 1914, le 131ème régiment d’infanterie se bat autour de deux villages dont les noms, désormais historiques, rappellent des combats sanglants : Vauquois, observatoire d’où l’on domine 30 kilomètres de terrain, et Boureilles, clef de la route qui contourne l’Argonne.

Neuvilly, 27 décembre

« Je suis parti précipitamment lors de notre dernier repos et je n’ai pu vous écrire comme je vous l’avais annoncé. Il s’agissait de faire une nouvelle attaque sur Vauquois et Boureuilles.

Nous avons d’abord reçu une pluie torrentielle pendant une journée et une nuit complètes. Nos toiles de tente qui nous tiennent lieu de capuchon pendant la marche ou à proximité des lignes ennemies étaient traversées.

Le lendemain attaque violente sur tout le front. Violente réplique de l’ennemi qui nous a envoyé une mitraille infernale, tant balles, que schrapnels. Devant, derrière, tout autour de nous, les balles sifflaient et les obus éclataient. Dès que les balles nous tombaient trop près ou qu’une marmite se faisait entendre, plat ventre par terre et sac sur la tête. Puis, reprise du mouvement en avant et de nouveau, par terre, derrière le moindre abri que nous avions pu repérer pendant notre petit bond en avant. Nous arrivons enfin à la première ligne de feu occupée déjà par des marsouins enfouis dans leurs tranchées. Fusillade plus vive. Nous n’hésitons pas. A quelques mètres de nous des tranchées inoccupées avec 80 centimètres d’eau. Nouveau bond dans ces trous. Nous sommes enfin un peu à l’abri ; de l’eau jusqu’à la ceinture c’est vrai, mais les balles ne nous atteignent plus. Il faut souffler quelques instants car au signal donné, l’attaque va se déclencher.

C’est fait, il fait partir plus loin encore. Nous sommes trempés mais qu’importe, peut être allons-nous enlever ces fameuses positions. A 200 mètres des tranchées ennemies impossible d’avancer davantage. Les mitrailleuses installées sur les crêtes crachent tout ce qu’elles peuvent, les canons de Montfaucon nous envoient leurs marmites et les habitants des tranchées d’en face ne nous ménagent pas leurs pruneaux. Il est évident qu’il y a réciprocité de notre côté.
J’ai mis mon sac sur la tête le visage dans une petite cavité et je regarde les insectes qui sortent de terre pendant qu’au dessus de nous c’est un véritable enfer de feu. Un, deux, trois, dix obus nous tombent à quelques mètres à peine des extrémités, les balles ricochent à quelques centimètres de nous.

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Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

11/11/2014 – BARCELONE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La tentative de référendum indépendantiste, pourtant suspendue par le tribunal constitutionnel espagnol, a eu lieu dimanche en Catalogne. Le gouvernement central s’est attaché à réduire l’impact de l’événement en le présentant comme un acte de mobilisation indépendantiste, sans aucun caractère légal ni officiel. L’absence de listes, de commission électorale ou de lieu de vote officiel pour le non semble plaider en faveur du caractère peu orthodoxe de cette consultation, mais le ministre de la justice espagnole a pourtant déclaré que « personne ne s’opposerait à l’exercice de la liberté d’expression des citoyens ». Le souci était d’éviter à tout prix l’image d’un gouvernement espagnol antidémocratique, saisissant les urnes et violentant le processus de vote. Un peu plus de 5 millions de personnes étaient attendues lors de la consultation. Pour les indépendantistes, le processus est surtout symbolique et devait permettre de mobiliser les militants favorables à l’indépendance. Le principal résultat devait donc être le taux de participation.

Plus de 80 % des citoyens ayant participé au vote symbolique se sont prononcés en faveur de l’indépendance, selon les résultats provisoires diffusés dans la nuit de dimanche à lundi. Sur les 2 millions de votants, 1,6 million de personnes ont voté en faveur de l’indépendance de la Catalogne. Quelques 5,4 millions de Catalans pouvaient en théorie participer à cette consultation, ce qui invite donc à relativiser la portée du vote.

Il est certain que le bras de fer a été d’autant plus fort que les forces en présence étaient fragilisées. Artur Mas, président catalan, était affecté par des soupçons d’évasion fiscale, tandis que le Parti populaire de Mariano Rajoy était lui aussi éclaboussé par des scandales. Par ailleurs, les élections européennes de mai 2014 avaient marqué un fort recul des deux grands partis de gouvernement, pour le plus grand bénéfice de la gauche radicale de Podemos, issue du mouvement des Indignés. Refusant tout dialogue, Mariano Rajoy s’est peut-être révélé moins habile que son homologue britannique David Cameron vis-à-vis de l’Ecosse.

Crédit photo : Pere prlpz via Wikipédia (cc).

Rencontre-discussion avec Philippe Vardon "Qu'est-ce que le militantisme ?" le 14 novembre à Paris

Rencontre-discussion avec Philippe Vardon “Qu’est-ce que le militantisme ?” le 14 novembre à Paris

10/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Vendredi 14 novembre au Carré Parisien, dans le 15ème arrondissement à Paris, rencontre-discussion avec Philippe Vardon autour du thème “Qu’est-ce que le militantisme ?”. Lors de cette soirée auront lieu une présentation et une dédicace du dernier ouvrage de Philippe Vardon : “Militants – 14 histoires qui sentent la colle et le gaz lacrymo” (ouvrage publié chez leséditions IDées).

Rendez-vous à partir de 19h30 vendredi 14 novembre au Carré Parisien – 1 rue du Général Beuret 75015 Paris. Entrée libre, bar et stands sur place.

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Continuité génétique : les populations européennes ont survécu au dernier âge de glace

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Le 9 novembre 1989, peu avant 19h00 : ouverture et chute du mur de Berlin

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Mario Borghezio : "L’urgence est de stopper les nouvelles arrivées" (Présent)

Mario Borghezio : “L’urgence est de stopper les nouvelles arrivées” (Présent)

09/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Mario Borghezio est député européen, membre de la Ligue du Nord (parti allié au Front national au sein du Parlement européen). Figure charismatique de la droite patriotique et identitaire italienne, francophile, nous avons souhaité recueillir sa position sur la remigration en nous penchant sur la situation au-delà des Alpes. (Entretien initialement paru dans le numéro 8225 de Présent)

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Quel constat faites-vous de la situation de l’immigration en Italie ? Le « vivre-ensemble » est-il déjà mort dans la péninsule ?

En Italie, l’immigration – à cause de l’opération catastrophique nommée Mare Nostrum voulue par le ministre Alfano (centre-droite) – est devenue une véritable invasion. Cela risque de rendre impossible une cohabitation pacifique, surtout dans les périphéries urbaines (Milan, Turin, Rome etc.)

L’Union européenne est le principal facteur de l’invasion migratoire et de l’impossibilité pour les peuples de riposter. Pensez-vous que l’union avec les autres formations patriotes telles que le FN ou le FPÖ permettront, à court ou moyen terme, de dénoncer les traités et de retrouver la maîtrise des frontières ? Travaillez-vous déjà en ce sens au Parlement européen ?

Nous sommes en train de donner vie à un groupe européen des formations identitaires, avec évidemment le FN, le FPÖ et d’autres mouvements et partis. Un tel groupe pourra contrer très efficacement la dérive mondialiste de cette Union européenne.

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