Dominique Jamet

Lettre aux petits marquis qui nous gouvernent, par Dominique Jamet

Personne ne pourra dire qu’ils n’avaient pas été mis en garde. Depuis des jours et des semaines,  conseils,  avertissements,  menaces, anathèmes et  malédictions pleuvaient comme des hallebardes sur les électeurs britanniques. Plus ou moins discrètement, plus ou moins grossièrement, plus ou moins finement, il n’était grand de ce monde, je veux dire du monde occidental, du monde mondialisé, du monde économiquement orthodoxe et politiquement correct, qui ne se crût permis de s’inviter dans chaque foyer d’outre-Manche et de s’ingérer dans les affaires intérieures du Royaume-Uni. Obama, Merkel, Hollande, Renzi, Tusk, Christine Lagarde, Schaüble, le FMI, la Banque centrale et bien entendu Juncker, tous jouaient la même partition, tous chantaient sur le même ton, tous sont intervenus dans le même sens et le même registre. Bien entendu, Eton, Oxford, Cambridge, la Bourse, la Banque, les multinationales, la City, l’Establishment faisaient chorus.

De ce côté du Channel, les gens qui ont le droit à la parole, les gens qui savent, les princes autoproclamés et les petits marquis qui nous gouvernent, tous ceux qui se sont tant trompés et nous ont tant trompés, les grands partis, les grands journaux, les grands médias, l’ENA, le Siècle et Alain Minc n’étaient pas en reste pour agiter tous les vieux épouvantails, pour évoquer les spectres de la peur, et semer la panique dans l’espoir de récolter le « oui » tant attendu par David Cameron, apprenti-sorcier dépassé par sa propre manœuvre.

Le Brexit, ce n’était rien de moins que la fin de la Grande-Bretagne et la fin de l’Europe, puisque c’est le nom mensonger dont vous persistez à affubler l’Union européenne, cette étrange construction à laquelle vous prétendez donner un toit quand ses fondations menacent déjà ruine.

Le peuple britannique s’est prononcé, massivement, clairement, librement. Jaloux de son indépendance, légitimement fier de son passé, attaché à sa souveraineté, il avait déjà réussi, seul dans l’Union européenne, et à contre-courant de l’idéologie dominante,  à conserver sa propre monnaie, la maîtrise de son budget, le contrôle de ses frontières. Depuis quelque temps, il s’inquiétait pourtant des conséquences sur son niveau de vie, de protection sociale et de salaire mais davantage encore  sur son équilibre, sur son homogénéité, sur son identité, des évolutions en cours. Il craignait d’être contaminé par cette redoutable maladie de langueur et de renoncement qu’est la bruxellose.

Il ne voyait pas en vertu de quelle légitimité 32 000 fonctionnaires surpayés et autant de lobbyistes, sept cent cinquante députés élus sur une base nationale pour constituer de bric et de broc un simili-Parlement international, vingt-huit commissaires non élus et le président d’une Commission au fonctionnement opaque décideraient de son mode de vie, de son alimentation, de ses coutumes, de ses droits et substitueraient progressivement leur autorité à celle de son Parlement et de sa justice. Consulté sur ce qu’il entendait faire de son avenir, il a voté, et il a voté contre vous.

Oui, contre vous, contre vos ancêtres, contre vos pareils, contre tous les installés, contre tous les doctrinaires, contre tous les libéraux qui n’ont donné, qui n’ont accordé, qui n’ont concédé leur droit de vote ou pour mieux dire qui ne s’en sont laissé arracher l’exclusivité que sous la pression de l’histoire. C’était, disaient-ils, une grave imprudence et une erreur qui se paierait cher que d’étendre au peuple tout entier, ignorant, impulsif et crédule, un privilège qu’il était si sage, si judicieux et surtout si commode de réserver à l’élite. Oui, à cette élite qui, par force, a dû s’accommoder de la démocratie et du suffrage universel mais qui dans le fond de son cœur n’a pas cessé de lui préférer l’entre-soi comme elle préfère les arrangements de sa petite cuisine au souffle des vents du grand large.

En refusant de s’engager plus avant sur le chemin d’une union plus étroite avec la technocratie européenne, le peuple anglais a choisi la liberté. En refusant de se laisser ficeler par les réglements obscurs et obliques des Lilliputiens du Berlaymont, le Gulliver britannique a sauvegardé son ouverture sur le monde. Les accords commerciaux qu’il passera tôt ou tard avec la Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique et naturellement avec la Russie puis les Etats-Unis l’affranchiront de la tutelle des gnomes de Francfort ou de Bruxelles. Une fois encore, la mère des démocraties montre la voie et donne l’exemple. Elle ne se laissera pas confisquer sa victoire comme d’habiles et cyniques manipulateurs ont escamoté le résultat du referendum français de 2005.

Il y a quelques jours en Italie, hier en Grande-Bretagne, l’heure est venue du réveil des peuples. Dimanche prochain en Espagne devrait sonner le glas des vieux partis qui ont failli. Bientôt ce sera au tour de la France de voter, et de mal voter, mais cette fois vous ne parviendrez pas comme dans un passé récent à ignorer et vous n’oserez pas dissoudre le peuple.

Dominique Jamet
Texte repris du site de Debout la France
Hollande mouillé

Brexit : Pour François Hollande, « le danger est immense face aux extrémismes et aux populismes »

25/06/2016 – FRANCE (NOVOpress)
« Le danger est immense face aux extrémismes et aux populismes. Il faut toujours moins de temps pour défaire que pour faire, pour détruire que pour construire. La France pays fondateur de l’Europe ne l’acceptera pas. Un sursaut est nécessaire. L’Europe pour aller de l’avant, ne peut plus faire comme avant » a expliqué François Hollande.



Brexit : François Hollande pointe un « danger… par Lopinionfr

Christian Vanneste

Le Royaume-Uni prend le large : l’Europe est libre ?, par Christian Vanneste

Incroyables Britanniques : ils ont osé ! L’émotion provoquée par l’assassinat d’une députée travailliste favorable au maintien avait fait vaciller pendant quelques jours le camp de la sortie. Les premiers résultats semblaient confirmer ce choix. Mais au petit matin, le Brexit l’emporte avec près de 52 % des voix alors que la participation a été plus forte (72,2 %) qu’aux dernières législatives.

Les conséquences de ce tremblement de terre sont considérables. Dans l’ensemble, il s’agit d’une victoire du populisme tant redoutée par l’« Etablissement ». Le plafond de verre a craqué. Nigel Farrage a dit que c’était la victoire des vraies gens et de la décence politique, la défaite de la désinformation et des mensonges. A n’en pas douter, le vote est une gifle pour les pouvoirs, forts d’une pensée unique, qu’ils pensaient imposer aux peuples. Ceux-ci se sentaient peu à peu privés de ce qu’ils attendent le plus de leurs gouvernants : la protection et le sentiment qu’ils travaillent dans l’intérêt des populations.

Les crises économique et migratoire ont érodé la confiance chez beaucoup d’électeurs qui se sentaient trahis. Les Anglais qui craignent légitimement de perdre leur identité avaient l’avantage de n’avoir qu’un pied en Europe. Leur non-appartenance à l’Euroland ou à l’espace Schengen leur suggérait que certains de leurs avantages en découlaient et qu’accroître la distance avec l’Europe ne pouvait qu’être bénéfique. Ils ont donc tranché.

Le tribun de l’UKIP a dit aussi que c’était le jour de l’indépendance. Cela est plus discutable. D’abord on peut se demander : pour qui ? Il y a un risque sérieux de dislocation du Royaume-Uni. L’Irlande du Nord et l’Ecosse ont voté pour le maintien. Des référendums sur le rattachement de l’Ulster à l’Eire et sur l’indépendance de l’Ecosse sont déjà réclamés. L’indépendance ne dépend pas seulement du statut juridique d’un pays. Elle n’est réelle que si celui-ci possède les moyens de son autonomie.

Que les Anglais, car ce sont eux, aient fait un choix culturel plus qu’économique, est une excellente chose. Le divorce entre les nations et l’élite mondialisée, entre le besoin d’identité pour tous et l’appétit de richesses pour quelques-uns est un retour vers l’humanité réelle. Néanmoins, sur le plan économique, il va se traduire par un pari. Au-delà du choc provoqué par l’incertitude, de la baisse des indices boursiers et de la Livre, les Britanniques vont voir s’ils conservent la City, s’ils exportent moins ou davantage, si la liberté retrouvée face aux directives européennes compense la perte du marché unique et des fonds structurels. Pendant deux ans au moins, le désengagement ne sera pas facile, et on voit mal David Cameron qui a mené une ardente campagne pour le maintien demeurer 1er Ministre pour mener une politique qu’il a dénoncée.

Europe est libreLe Brexit est avant tout un électrochoc pour l’Europe et pour sa caste de dirigeants apparemment inconscients de leurs faiblesses ! En fait, suivant une vieille stratégie, les Britanniques ont toujours libéré l’Europe lorsque celle-ci était en phase d’unification. Ils ont libéré l’Europe de Napoléon comme d’Hitler. Ils lui permettent aujourd’hui de se libérer de l’inepte technocratie bruxelloise.

Mais, comme il s’agissait d’une union, à l’origine volontaire et démocratique, la liberté peut présenter plusieurs visages. Les souverainistes, en France et aux Pays-Bas déjà, exigent des référendums sur le modèle du Royaume-Uni. On peut donc entrevoir une désagrégation de l’Union Européenne évidemment plus délicate pour les membres de la zone Euro. On peut au contraire voir dans cette divine surprise anglaise l’opportunité d’une relance de l’Europe centrée uniquement sur un approfondissement limité au cercle le plus solide de ses membres.

Avec le départ du pays le plus libéral, le plus opposé au fédéralisme et le plus partisan d’un simple marché unique, on peut donc envisager une fuite en avant vers un véritable fédéralisme. Gribouille aurait gagné : ça ne marche pas, donc allons plus loin dans la même direction. Puisque la Grande-Bretagne est un porte-avions atlantiste au bord du vieux continent, on peut même imaginer que son départ émancipera l’Europe de sa dépendance aux Etats-Unis. La normalisation de nos rapports avec la Russie, en dépit des Pays Baltes et de la Pologne, en serait facilitée.

Ceux qui ont l’habitude de peindre la vie en rose n’hésitent pas à prédire une nouvelle lune de miel pour le couple franco-allemand. Mais c’est précisément là que le bât blesse. La France qui tendait la main à Adenauer était un pays qui se redressait, accumulait les succès économiques et disposait d’une supériorité politique évidente. Au début des années 1970, le prévisionniste Herman Kahn prévoyait un dépassement de l’Allemagne par la France. Le premier choc pétrolier a inversé les courbes. L’Allemagne a réussi au forceps sa réunification. L’Euro est devenu pour elle une bonne affaire tandis qu’il devenait un piège pour nous. La bonne gestion gestion d’un côté, même avec des socialistes, la mauvaise de l’autre, même avec la prétendue droite, ont creusé l’écart.

Lorsque la dernière calamité socialiste, M. Hollande, rencontre la Chancelière allemande qui est loin d’être une aigle, la France est dans une situation d’infériorité humiliante. L’indépendance d’une Europe fédérale ne serait à l’évidence pas la nôtre. Le Brexit présente aussi le risque, en nous privant d’un exemple de réussite libérale, puisque le Royaume-Uni nous avait doublé économiquement, de nous enfermer avec nos vieux démons, ceux qui dansent la sarabande autour de la Bastille.

Une porte s’est donc ouverte, mais sur une voie périlleuse, qui demandera plus de courage et de sérieux que de coutume chez nos dirigeants. L’indépendance et le risque des réformes indispensables pour en avoir les moyens : la France a-t-elle des hommes politiques capables de la mener sur ce chemin ? S’ils existent alors on pourra dire d’eux comme le général de Gaulle le 14 juillet 1941 : « Il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. »

Christian Vanneste
président de La Droite libre

Texte repris du blog de Christian Vanneste

Marine Le Pen Brexit

Marine Le Pen après le Brexit : « Et maintenant, la France ! »

FN Brexit24/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une conférence de presse tenue ce matin, quelques heures après l’annonce de la victoire du Brexit, Marine Le Pen, s’exprimant devant une affiche « Et maintenant, la France ! », a salué dans le vote britannique « une éclatante leçon de démocratie ». « Ce n’est pas à la finance internationale de dicter sa loi aux peuples. Le cours des bourses n’a pas pour vocation à diriger nos vies », a poursuivi la présidente du Front national, se réjouissant que ce scrutin ait montré qu’il était possible de « rendre la démocratie plus forte que les marchés ».

« L’Union européenne […] est la pierre angulaire de toutes les crises que nous connaissons », a ensuite affirmé Marine Le Pen, estimant qu’il fallait « porter ce même débat en France » et que « la politique n’est qu’opérette tant que la souveraineté n’existe pas réellement ».

« Désormais, affirme-t-elle, ce débat européen, ce débat sur la souveraineté s’impose à tous. L’Europe sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle. […] J’appelle depuis 2013 à un référendum du même type que celui qui a lieu au Royaume-Uni […] Ce référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne est une nécessité démocratique. Les Français doivent pouvoir choisir eux aussi cette voie de liberté qui rendra à la France sa pleine et entière souveraineté. […] C’est l’Union européenne qui vacille et ce sont les nations qui renaissent. Et elles doivent former ensemble un nouveau projet européen, celui de la coopération. »

Un discours de 9 mn à écouter intégralement ci-dessous.

Chard Brexit

Brexit : vers la libération des peuples, par Guy Rouvrais

Ils auront été aveugles jusqu’au bout ! Jeudi, le jour du vote, à Bruxelles, à Berlin comme à Paris, le ton était à l’optimisme chez les dirigeants européens, la Grande-Bretagne allait rester au sein de l’Union européenne. Sur quoi se fondait cet optimisme ? Sur le taux de participation inattendu et sans précédent en Grande-Bretagne : 72 %. Si on se ruait sur les urnes c’était pour s’opposer au Brexit, c’est sûr, opinaient-ils. Or, au contraire, c’était un plébiscite en faveur de la liberté, la volonté de saisir cette chance d’en finir avec la tutelle bruxelloise pour recouvrer une pleine souveraineté.

La victoire est nette : 52 % contre 48 %. Rien n’a pu entraver la volonté du peuple d’en finir avec cette Europe-là, ni la récupération de l’odieux assassinat d’un député anti-Brexit par un forcené, ni les menaces de Merkel et Hollande, annonçant la veille du scrutin, qu’en cas de départ, l’Union européenne ne concéderait rien à la Grande-Bretagne, pas même le statut de la Suisse ou de la Norvège. « Les déserteurs ne seront pas accueillis à bras ouverts », avait déjà déclaré Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne. Les déserteurs, les traîtres donc, doivent être punis. A défaut d’être aimé des peuples, Bruxelles veut s’en faire craindre. On songe à cet écriteau accroché par les Tchèques aux chars soviétiques en 1968 : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ou je tire ! »

A Londres, les « élites » mondialisées, la haute finance et ses bénéficiaires, les nantis du pouvoir et du savoir, étaient vent debout contre la sortie de l’Union, le petit peuple en ses profondeurs, celui qui souffre de ce dont les autres bénéficient, a massivement voté pour la liberté. Notamment celle de ne point subir la concurrence déloyale de travailleurs venus de l’Europe de l’est.

Et maintenant ? C’est la peur chez les vaincus ! Pas seulement celle de financiers qui, dans la panique, essaient pathétiquement de sauver leur cassette. C’est la peur de la « contagion » à Bruxelles, à Berlin, à Paris entre autres. Car pour ces gens-là la démocratie, c’est une maladie, si ce n’est un chancre ! La veille du scrutin, Donald Tusk déclarait que sa « plus grande crainte est qu’un éventuel résultat négatif puisse encourager d’autres eurosceptiques en Europe ».

Cette crainte chez les gens d’en-haut, c’est, au contraire, un grand espoir pour ceux d’en-bas, c’est l’annonce d’un puissant vent de liberté qui déjà souffle sur le vieux continent. En Autriche, le FPÖ, qui fut près de la victoire en mai, a promis d’organiser un référendum en cas de victoire, tandis qu’aux Pays-Bas, le député Geert Wilders a réaffirmé que les Néerlandais « ont droit à leur référendum aussi ». En République tchèque, le premier ministre a averti ses pairs en février : en cas de Brexit, « un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années ».

Selon Ipsos, 55 % des Français et 58 % des Italiens aspirent à organiser leur propre consultation. Marine Le Pen a également appelé à la tenue d’un référendum dans l’hexagone. Ce 23 juin marque le début de la libération des peuples européens.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 25 juin 2016

BHL Entarté

Coucou BHL, le Brexit l’emporte avec plus d’un million de voix d’avance !

24/06/2016 – LONDRES (NOVOpress) : Le résultat est sans appel : le Brexit l’a emporté avec plus d’un million de voix d’avance sur les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Les résultats définitifs du référendum sont les suivants. Pour la sortie de l’UE : 17 410 742 voix. Pour le maintien dans l’UE : 16 141 241 voix. Soit une avance de 1 269 501 voix ! Ce sont 51,9% des électeurs qui se sont prononcés en faveur du Brexit. Et les instituts de sondage annonçaient un scrutin serré…

Et pour le plaisir, ce tweet de Bernard-Henri Lévy, publié hier :

Brexit Victoire

Brexit : ils l’ont fait !

24/06/2016 – LONDRES (NOVOpress) : Les chiffres ne sont pas encore définitifs mais c’est une certitude : les Britanniques ont voté pour le Brexit ! Sur plus de 27 millions de bulletins dépouillés (plus de 85 % des votes), le « out » totalise 51,7 % des suffrages exprimés. La participation a été de 72,2 %.

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Trump, Le Pen, Farage : les « populistes » gouverneront-ils un jour ?

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Trump, Farage, Le Pen, Grillo ou Orban sont partout qualifiés de « populistes ». Pour Vincent Coussedière – auteur du livre Eloge du populisme –, interrogé par le FigaroVox, ce mot-valise est souvent une facilité langagière pour ne pas affronter la chute d’un système partisan à bout de souffle.

Je crois qu’il est de plus en plus évident que la répétition du terme de « populiste » masque une détresse et une incompréhension profonde des commentateurs politiques. Une paresse aussi, parce qu’il est plus facile de répéter « populisme », « populisme » que d’aller voir sur place pour chercher à comprendre ce qui se passe et pour se documenter sur une offre politique émergente. Qui s’intéresse véritablement dans les médias politiques à ces différents mouvements, en dehors des élections, où l’on assiste toujours à la même ignorance hystérique des commentateurs ?

(…)

Ce qu’il y a de commun entre ces mouvements, ce n’est pas leur « idéologie », ces mouvements étant assez pragmatiques, même si, pour donner un peu de « liant » à ce pragmatisme, ils proposent parfois une forme de syncrétisme idéologique. Sur ce plan « idéologique » on constate en réalité d’énormes différences.
Ce qu’il y a de commun entre les mouvements populistes, c’est bien davantage la situation politique des peuples qui les font émerger. On peut résumer très simplement cette situation: les peuples politiques européens (et le peuple américain est peut-être moins éloigné d’eux qu’on ne le croit) se trouvent confrontés à des défis démographiques, culturels et économiques dramatiques, et à une offre politique partisane vieillie dont les clivages ne sont plus en prise sur la réalité et la profondeur de la crise.

Barclays

Brexit : en plein scrutin, la Barclays brandit la menace d’une tourmente mondiale !

18/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin, alors que les électeurs britanniques avaient commencé à se rendre aux urnes, la banque Barclays est venue brandir la menace d’une tourmente mondiale en cas de victoire du Brexit !

Dans sa lettre financière d’informations quotidienne, adressée en début de matinée, la Barclays écrit en effet :

« Enfin le jour tant attendu est arrivé. Nous saurons ce soir ou demain matin, l’issue du référendum britannique. Les marchés se préparent depuis plusieurs jours à tous les scénarios possibles. Les banques centrales, à travers le monde sont en alerte, prêtes à intervenir dès cette nuit. En cas de vote en faveur du Brexit, les projections les plus alarmistes circulent, dévaluation de la Livre Sterling, récession à venir pour le Royaume-Uni, croissance revue à la baisse pour l’Europe et bien sûr, marchés boursiers et financiers dans la tourmente. »

Si, après ça, il se trouve encore un client de la Barclays pour aller voter pour le Brexit…

Un peu plus haut, à la rubrique « analyse financière » (sic), la Barclays écrivait déjà :

« Les marchés souhaiteraient bien être en avance de quelques heures pour en finir avec ce référendum qui perturbe totalement les bourses européennes depuis plus d’un mois. »

Ah ! Ces irresponsables qui donnent la parole aux peuples !…

Zemmour Juin 2016

Eric Zemmour : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée »

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Prenant exemple sur l’incapacité de l’Union européenne à défendre Airbus face à Boeing pour conquérir le marché iranien, Eric Zemmour ne s’en montre pas surpris : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée », dit-il. Mais commençons par le début de sa chronique de ce matin, sur RTL.

« Des Airbus ou des Boeing ? Telle est la question existentielle que se pose l’Iran », explique Zemmour. Ils en veulent plus d’une centaine. « A Toulouse et à Chicago, on a la langue pendante comme le loup de Tex Avery devant une jolie fille. Mais comme tous ceux qui ont été privés pendant trop longtemps de gâteau au chocolat, les Iraniens ont les yeux plus gros que le ventre. Les avions, ils les veulent mais ils n’ont pas d’argent pour se les offrir.

« Mais pour les gros contrats du commerce international, péché d’argent est faute vénielle. Les vendeurs amènent leurs banquiers, qui prêtent à l’acheteur. Airbus vient avec les banques européennes et Boeing avec les banques américaines. Mais voilà… Cette fois les banques européennes se planquent, se terrent, se font toutes petites, regardent leurs chaussures, prennent la poudre d’escampette. Elles aimeraient bien mais n’osent point. Elles tremblent de peur. Elles se souviennent de l’amende faramineuse que la justice américaine a infligée à la BNP pour avoir financé des accords commerciaux avec l’Iran. Banquier échaudé craint l’eau glacée. […]

« La BNP et les autres demandent que l’administration américaine leur donne l’autorisation par écrit. A Washington, on fait la sourde oreille. […] Pendant ce temps-là, les patrons de Boeing rient sous cape et font les jolis cœurs dans le Téhéran by night. »

Le pouvoir politique aurait pu venir en appui d’Airbus mais non, se désole Zemmour :

« Que fait la France ? Rien. Que fait l’Allemagne ? Rien. Que fait Bruxelles ? Rien. Que fait la Banque centrale européenne à Francfort ? Rien. L’Europe aujourd’hui c’est ça : l’impuissance institutionnalisée. Bruxelles a été assez fort pour abolir les souverainetés des vieilles nations mais pas assez pour édifier une souveraineté européenne.

« Loin des querelles métaphysiques autour du Brexit, loin des statistiques tronquées et de prophéties apocalyptiques, loin des slogans dont on nous a abreuvés (“A plusieurs, on est plus forts“, “Seule l’Europe a la taille pour résister aux Etats-Unis“, “Seul l’euro concurrence le dollar comme monnaie de réserve mondiale“), illusions perdues… Ou plutôt, agenda caché. »

« Depuis l’après-guerre, estime Eric Zemmour, les Etats-Unis ont toujours favorisé l’émergence et le développement de l’Union européenne. Mais tant que celle-ci restait à sa place, c’est-à-dire la seconde. Comme un petit frère qui a toujours besoin de la protection de son grand frère et ne songe jamais à remettre en cause le droit d’aînesse… »

François Lenglet RTL

François Lenglet : « Il ne faut pas craindre le Brexit »

23/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, dans un débat avec Alain Duhamel, François Lenglet a affirmé : « Il ne faut pas craindre le Brexit. » Le journaliste économique a même ajouté que « les conséquences économiques [d’un Brexit] sont largement fantasmées ». « Sur le fond, explique François Lenglet, je ne crois pas qu’il faille craindre un Brexit. Il ne faut pas craindre davantage l’expression de la vérité, l’évidence, qui est que cette Europe-là ne marche plus. Et tout ce qui nous rapproche de cette vérité-là est bienvenu. Le référendum britannique est certainement de cet ordre-là. »

A la remarque d’Yves Calvi (« Un Brexit affaiblirait forcément l’Europe commerciale »), François Lenglet répond : « Pas forcément parce que vous savez qu’il y a des possibilités de régler les relations commerciales indépendantes de l’Europe. On peut intégrer ce qu’on appelle l’Espace économique européen, c’est le cas de la Norvège, ou avoir des accords économiques bilatéraux, c’est le cas de la Suisse. »

« Sur le fond, ajoute Lenglet, l’issue du référendum est presque secondaire. Que le Brexit gagne ou perde, l’Europe sera changée durablement et d’un certain côté tant mieux. Il faut souligner que ce référendum est quand même quelque chose d’assez courageux de la part de Cameron, le Premier Ministre, et que c’est une campagne qui a passionné les Britanniques. »

François Lenglet a également rappelé que, en 1931, le Royaume-Uni a quitté le « Bloc or et singulièrement l’Europe monétaire » et que, « sur le plan économique, ça a été un redressement beaucoup plus rapide que le nôtre, où nous avons végété jusqu’au Front populaire où là, on a dévalué ».

« Comme toujours, ajoute-t-il, les Anglais font ce qui les arrange. On peut les critiquer là-dessus mais, pour autant, je ne suis pas sûr que ce soit toujours les mauvais choix. »

Aujourd’hui, explique encore François Lenglet, l’Union européenne est devenue « une alliance sans destination, sans projet, et sans frontières. C’est-à-dire qu’on ne sait pas où elle s’arrête. Un ensemble qui n’a pas de frontières n’a pas d’être. Et de ce point de vue, le fait que cet être se délite me paraît plus favorable pour arriver à ce que vous dites, vous-même, Alain, c’est-à-dire à une refondation. Pour qu’il y ait une refondation, il faut un choc ; peut-être ce référendum va-t-il l’apporter. »

Jo Cox

Brexit : le poids médiatiquement ambigu d’un meurtre

22/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Il y a une semaine, Jo Cox, député travailliste hostile au Brexit, a été assassinée. Très vite, les interrogations ont porté sur les motivations de l’assassin. Le lien entre la campagne électorale et le meurtre a été fait au motif que le meurtrier aurait crié « Britain first ». Pour les opposants au Brexit, c’est l’occasion rêvée de dénoncer une campagne nauséabonde, qui sentirait la xénophobie. Dans les pays d’Europe, l’émotion peut jouer dans une campagne électorale et pousser certains hésitants à se déterminer dans un sens ou dans un autre.

Mitterrand débat Seguin

François Mitterrand lors du débat crucial sur le traité de Maastricht.

Pour rappeler un exemple proche, en septembre 1992, François Mitterrand avait révélé qu’il souffrait d’un cancer de la prostate quelques jours avant le référendum sur le traité de Maastricht, et son état, tel qu’il avait bien voulu le laisser apparaître en coulisses, avait désarmé son contradicteur lors du grand débat de la campagne, Philippe Séguin, qui n’avait plus osé le pousser dans ses retranchements.

Les derniers sondages révèlent un résultat assez peu tranché : partisans et adversaires du Brexit seraient au coude‑à‑coude. Le sondage annonçant 50‑50 peut être vu comme l’incapacité des instituts à se prononcer. On notera que les deux camps ont des positions tranchées. Mais ils ont le courage d’annoncer clairement leur conviction. Les Lib Dem font campagne contre le Brexit, le parti Ukip pour. Les personnalités s’affichent clairement pour ou contre. L’ancien maire de Londres, Boris Johnson, est ainsi radicalement pour le Brexit.

Anna Lindh

Anna Lindh

Cela rappelle la campagne suédoise de 2003. Cette année‑là, la Suède avait organisé un référendum sur la monnaie unique. Anna Lindh, ministre suédoise des Affaires étrangères, était morte assassinée le 11 septembre 2003, ayant été poignardée la veille, à quatre jours du référendum. La campagne avait même été suspendue. Le ministre était relativement jeune, favorable à l’UE et elle avait également été tuée par un déséquilibré. En 2003, comme en 2016, les prétextes sont bons pour dénoncer les partisans d’un refus de l’UE.

Mais rien ne dit que le Brexit échouera, même si les marchés financiers sont ragaillardis depuis le meurtre de Jo Cox. Comme le dit avec pudeur un analyste des places boursières : « Dans l’ensemble, un vote en faveur d’un maintien du Royaume-Uni dans l’UE ferait disparaître une source majeure d’incertitude »…

Toutefois, dans l’exemple que nous avions souligné, le meurtre du ministre suédois pro UE n’avait pas empêché le non à l’euro de l’emporter avec 55,9% ! L’utilisation et la mise en exergue d’un événement avait peut‑être interféré dans l’univers médiatique, mais l’électeur n’avait pas été réellement touché. C’est le revers des campagnes médiatiques, qui, malgré toute leur brutalité, restent aussi fragiles.

Supporte Réfugiés

Euro 2016 : toi aussi, soutiens ton équipe… de réfugiés !

Supporte RéfugiésC’est ce qui s’appelle avoir le sens de l’opportunité. « Pour des millions de supporters, le football est leur vie. Pour des millions de réfugiés, la vie est une question de survie. » Tel est le message que la Commission européenne a choisi de faire passer à l’occasion de l’Euro 2016 de football ! Le rapport ? Aucun, sauf à avoir l’esprit mal placé et à répondre qu’en effet, il y en a un bon paquet qu’on y mettrait bien, au ballon.

« Le sport, notamment le football, a une longue tradition de promotion des bonnes causes et de messages constructifs sur le plan social. Les joueurs de football – qui ont donné gratuitement de leur temps libre pour la campagne – nous aideront à diffuser un message positif sur l’important soutien que l’UE apporte aux réfugiés », a tenté de justifier Christos Stylianides, dont on apprend qu’il est commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.

Vedette de cette campagne, un Belge. Enfin, un footballeur de l’équipe nationale de Belgique du nom de Marouane Fellaini, qui n’est pas natif de Molenbeek mais d’Eterbeek, et dispose comme il se doit de la double nationalité, belge et marocaine. Il avait d’ailleurs failli devenir un « lion de l’Atlas » mais, faute d’avoir été sélectionné dans l’équipe du Maroc pour la coupe du monde des minots, en 2010, il avait opté pour le maillot des Diables rouges. A quoi tient l’amour du maillot national…

#SupportRefugees clame l’Union européenne. « Supportez les réfugiés ». Après tout, si on les regroupe dans les stades, ça méritera peut-être une holà.

Article paru dans l’hebdomadaire Minute daté du 22 juin 2016

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Alerte terroriste dans un centre commercial de Bruxelles : un suspect interpellé

21/06/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Une alerte terroriste était en cours ce matin au centre commercial City 2 à Bruxelles. Elle a été déclenchée après un appel téléphonique d’un homme qui a indiqué porter une ceinture explosive. L’individu a été interpellé. Il portait bien une ceinture explosive mais elle était factice : elle « contenait du sel et des biscuits », indique le parquet de Bruxelles, qui assure qu’aucun engin explosif n’a été découvert dans le centre.

Depuis plusieurs jours, la rumeur court que des attentats vont être commis dans ces centres commerciaux, en France et en Belgique, et les incitations à ne pas s’y rendre se multiplient sur les réseaux sociaux.



Jacques Attali

Jacques Attali appelle à l’instauration d’une dictature !

21/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une tribune publiée par L’Express, intitulée « Sanctuariser le progrès », Jacques Attali lance un appel, argumenté, à l’instauration de la dictature !

« Le référendum britannique, écrit-il, quel qu’en soit le résultat, constitue un tournant idéologique majeur dans l’histoire de l’Occident. Un tournant vers le pire, si l’on n’en pèse pas toutes les conséquences. » Vers le pire ? Oui car, « jusqu’ici, on considérait certaines évolutions institutionnelles, économiques, sociales, scientifiques, comme des avancées telles que, une fois qu’elles étaient installées, nul ne chercherait plus jamais à les remettre en cause, même pas par un vote démocratique. Avec le vote sur le Brexit, c’est ce principe, non-dit et pourtant essentiel, qui est remis en cause. »

« Un tel référendum, enchérit-il, implique qu’un peuple peut remettre en cause toute évolution considérée jusque-là comme irréversible, telle qu’une une réforme institutionnelle, une conquête sociale, une réforme des mœurs. »

Celui qui n’exclut pas de se présenter à la présidence de la République explique :

« Certes, il a toujours été admis qu’en principe, en démocratie, le peuple peut décider de tout. Il n’empêche : selon notre conception occidentale du droit, il existe des progrès irréversibles (par exemple, la démocratie, la liberté du culte, l’interdiction du travail des enfants, l’abolition de la peine de mort) qu’un vote simple ne peut défaire. Admettre qu’on puisse remettre en cause des acquis, revient à nier la notion même de progrès. »

Jacques Attali propose donc une réforme institutionnelle, afin de déterminer quels sont les « sujets qu’un seul vote majoritaire du peuple ne pourrait suffire à trancher », sujets « qui seraient sanctuarisés, en les inscrivant dans la Constitution ». Puis « il faudrait ensuite modifier la procédure de réforme constitutionnelle, pour s’assurer qu’un vote de circonstances ne puisse avoir des conséquences de long terme non désirées. Toute décision ayant un impact lourd sur le sort des générations suivantes, ne devrait pas pouvoir être prise par une majorité de moins de 60 % des votants, réaffirmée à trois reprises à au moins un an d’écart. »

Conclusion morale, évidemment morale, de celui qui a l’oreille des princes qui nous gouvernent :

« Certains ne verront dans cette prise de position qu’une tentative désespérée d’une oligarchie dépassée pour maintenir un ordre démodé, en méprisant les désirs des peuples. Il s’agit au contraire de donner aux peuples le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes et d’éviter qu’une génération, par caprice, ne détruise ce que les précédentes ont voulu laisser aux suivantes. »

Pour paraphraser Robespierre : le peuple doit se taire parce qu’il faut que le progrès vive. Ou, pour paraphraser Saint-Just : pas de liberté pour les ennemis du progrès.

Molenbeek ramadan 1

Molenbeek : le ramadan célébré dans l’église ! (vidéo)

20/06/2016 – MOLENBEEK (NOVOpress) : A Molenbeek, célèbre ville de Belgique qu’on ne se présente plus, la rupture du jeûne du ramadan a donné lieu à un immense banquet au sein même de l’église Saint-Jean-Baptiste, transformée en gigantesque réfectoire ! Cette « cérémonie » musulmane, qui s’est tenue vendredi soir, a été organisée à l’initiative du père Aurélien Saniko, le curé de la paroisse, afin de « permettre aux membres des différentes communautés de se rencontrer, d’échanger et de mieux se connaître » :

« Cette rencontre donnera l’occasion de mettre en avant une fête religieuse musulmane et ainsi de mieux la faire connaître auprès du grand public, de rechercher les points communs entre les cultures et d’échanger et de créer des liens entre les habitants de notre belle commune multiculturelle.  Ce moment de rapprochement permettra d’échanger sur la pratique du jeûne dans les différentes cultures.

« La soirée sera donc  placée sous le signe du vivre ensemble et de la convivialité et réunira les Molenbeekois d’origines diverses de tous les âges.

« Des tables seront placées dans l’église afin d’accueillir les participants. Le repas sera servi aux alentours de 22h mais différents interludes musicaux seront assurés déjà à partir de 20h. Au programme deux groupes de musique musulmane et la chorale chrétienne African Joys. »

Et sur scène, c’est-à-dire… devant l’autel, le prêtre et l’imam ont harangué la foule… Il faut le voir pour le croire…

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Euro 2016 de football : analyse et souhait d’une défaite des ”Bleus” – Par Guillaume Faye

19/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Nous sommes bassinés par l’Euro, cuvée 2016. Anciennement ”coupe d’Europe des nations”, dénomination abandonnée à cause de ce dernier terme, c’est la 3e manifestation sportive internationale (spectateurs et chiffre d’affaire) après les Jeux olympiques et le Mondial de football – ou Coupe du monde.

Avec ce tournoi, la France essaye d’oublier la réalité, de fuir ses problèmes, de faire l’autruche et de se divertir au spectacle d’un sport factice et gangrené par le lucre. Au rythme des grèves – le vrai sport national – et des menaces d’attentats islamiques. Le foot est devenu une drogue collective et le lieu d’arrangements bizarres : le Qatar, État monarchique dictatorial, pro–islamiste et esclavagiste, très soft d’apparence, possède le principal club français et bénéficie de passe–droits pour tous ses investissements en France, le prétentieux ”pays des droits de l’homme”…

Une équipe majoritairement africaine

Parmi les 23 joueurs sélectionnés (actifs et remplaçants) par Didier Deschamps (accusé de racisme par Éric Cantona et Jamel Debbouze pour avoir écarté de la sélection le voyou Karim Benzema) dans l’équipe de France, on dénombre : 10 Blancs, 11 Noirs dont trois nés en Afrique, 1 Arabe (”Beur”) né en France et 1 métis né à la Réunion. L’équipe de France comporte donc une minorité de Blancs. Le fait est encore plus accentué dans l’équipe réellement présente sur le terrain. Les téléspectateurs du monde entier, en voyant jouer l’équipe de France, se disent : ” La France n’est plus principalement d’origine européenne ”

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