Imam Estrosi Abdelkaker Sadouni

Pour l’imam préféré d’Estrosi, la laïcité française est responsable des attentats !

Sadouni Il Giornale24/07/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Incroyable mais vrai : pour Abdelkader Sadouni, l’imam préféré de Christian Estrosi, c’est « la laïcité française [qui] est responsable des attentats » ! En version originale : « L’imam di Nizza : « La laicità francese è responsabile per gli attentati » », car c’est au quotidien italien de centre droit Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, que Abdelkader Sadouni, imam de Nice choyé par le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est allé livrer cette odieuse explication dans une interview publiée le 19 juillet, soit dès le lendemain de la fin du deuil national dans lequel l’attentat de Nice, avec ses 84 morts, avait plongé la France.

Le propos de l’imam Sadouni, qui prêche à Nice à la mosquée Attaqwa, dans le quartier des Moulins, et dirige la librairie islamique de la rue de Suisse, est étayé par un argumentaire dont vous livrons des extraits.

« La laïcité serait un principe équitable si elle garantissait la liberté de culte à tous. Ce n’est pas ce qui se passe. Aujourd’hui, la laïcité est un extrémisme qui tente d’éradiquer toutes les religions. […] Si la laïcité continue à être appliquée ainsi, alors le désir de rejoindre les musulmans qui luttent en Syrie restera fort chez de nombreux jeunes. »

« Le problème de la communauté musulmane est qu’elle n’a pas sa place dans la société française. La France est un pays laïc, qui est opposé à la promotion de la religion et de sa manifestation. Ce faisant, l’islam est mis dans le coin, discriminé, et les musulmans sont attaqués parce qu’ils veulent pratiquer leur foi. Le problème ne vient pas de la communauté musulmane, mais du fait qu’il y a un manque de volonté de lui donner plus d’espace dans la société. »

En fait, pour l’imam Sadouni, la laïcité est condamnable… parce qu’elle fait obstacle à l’islamisation de la France ! Autres citations, extraites du même entretien à Il Giornale :

« Au cours des dernières années, nous avons assisté au départ pour la Syrie de nombreux jeunes musulmans de Nice, qui emmènent souvent avec eux leurs femmes et leurs enfants. Dans la plupart des cas, ce sont des gens qui ont tout le confort et la nationalité française, et pourtant, ils décident de quitter la Côte d’Azur pour prendre part à un conflit armé, mettant en danger leur propre vie et pour leur famille. Ceci témoigne de l’échec des politiques françaises envers l’Islam. La discrimination des musulmans en France, les attaques islamophobes et l’interdiction de l’usage des symboles religieux dans l’espace public sont les raisons qui poussent ces jeunes gens, qui ne se sentent pas partie de la communauté nationale, à partir pour rejoindre ceux qu’ils croient être leur prochain. »

« Je pense que la situation des musulmans en France est le premier facteur qui pousse de nombreux jeunes hommes à se battre. Tant que les mosquées seront si peu nombreuses, tant que leur construction entraînera des manifestations, tant que les musulmans seront discriminés, alors ces réactions existeront. Ce sont des réactions certainement mauvaises mais elles sont réelles, et il faut éradiquer le phénomène qui les génère. »

Philippe Vardon

Philippe Vardon

Ces propos ont conduit Philippe Vardon (ci-contre), conseiller régional (FN) de Paca, élu sur la liste conduite par Marion Maréchal-Le Pen et auteur de l’ouvrage L’Imam Estrosi – Demain, à Nice, 20 mosquées ?, à rappeler que l’imam Sadouni n’en est pas à sa première provocation. Il est même en état de récidive, puisque, en novembre 2014, il avait déjà écrit sur Facebook : « Quand les mosquées sont si peu nombreuses, […] quand les musulmans sont discriminés et stigmatisés, alors il faut s’attendre à ce genre de réactions condamnables certes mais réelles. »

En août 2015, l’imam Sadouni, questionné par Nice Matin sur ses rapports avec la municipalité, alors que la ville de Nice était dirigée par Christian Estrosi , avait eu cette réponse : « Nous avons la chance d’avoir une oreille attentive. » Ce que Christian Estrosi avait plus que confirmé sur l’antenne de RTL : « Je le soutiens de toutes mes forces parce que c’est quelqu’un qui est un relais social » ! Moyennant quoi l’imam Sadouni avait fait campagne lors des élections régionales pour l’élection d’Estrosi !

Estrosi imam Sadouni

L’imam Sadouni est juste à la droite de Christian Estrosi.

Questions posées par Philippe Vardon : « Christian Estrosi considère-t-il toujours que celui qui “comprend“ les djihadistes est à la tête d’une “association modérée“ ? Que celui qui explique les attentats islamistes par la laïcité est “un relais social“ ? Christian Estrosi se rendra-t-il à nouveau, comme il l’a déjà fait, dans sa mosquée pour le ramadan [ci-contre] ? Si ce sont en tout premier lieu les mots de cet imam qui doivent être dénoncés, la complicité – par cécité ou par cynisme – de ses soutiens politiques doit l’être tout autant. »

Alain De Benoist

Alain de Benoist : « Les armes ou les larmes : il faut choisir »

La rédaction de Breizh-Info a interrogé Alain de Benoist, intellectuel majeur de la Nouvelle Droite, sur l’actualité et sur les évènements qui s’enchaînent, en France, en Europe et dans le monde. Nous reprenons ici cette entretien publié le 21 juillet 2016 par Breizh-Info

Breizh-info.com : Nice, Turquie, Brexit : est-on en train d’assister à une accélération de l’histoire ?

Alain de Benoist : Il y a déjà eu des attentats en France (et il y en aura d’autres), comme il y a déjà eu des coups d’État en Turquie (et ce n’est sans doute pas le dernier). Le Brexit est plus important, surtout s’il s’avère qu’il aura marqué le début de la déconstruction européenne. Mais cela suffit-il à parler à d’« accélération de l’histoire », expression dont une définition précise est encore à donner ? Plus intéressante me paraît être l’accélération sociale, à laquelle Hartmut Rosa a consacré un excellent livre : « L’accroissement de la vitesse, écrit-il, constitue le véritable moteur de l’histoire moderne ».

Mais cette accélération-là n’a pas grand-chose à voir avec les événements qui font la une des médias. C’est une accélération silencieuse, d’autant plus efficace qu’elle ne fait pas de bruit. Si l’on recherche le décisif, plus que vers Ankara, c’est vers la Silicon Valley qu’il faut se tourner.

Les responsables européens sont-ils à la hauteur des événements ?

Alain de Benoist : Vous connaissez très bien la réponse. Ces gnomes ne sont même pas à la hauteur d’eux-mêmes.

Que vous inspire la tentative de coup d’État en Turquie ?

Alain de Benoist : Ses auteurs s’y sont véritablement pris comme des manches, ce qui confirme une fois de plus que les militaires putschistes sont rarement intelligents. Erdogan, comme de Gaulle en avril 1961, a au contraire réagi avec une rapidité et un sens du moment historique qui méritent l’admiration. C’est une belle illustration du propos de Carl Schmitt : « Est souverain celui qui décide dans le cas d’exception ».

Le président turc est évidemment le grand vainqueur de ce coup d’État avorté : ses adversaires lui ont offert sur un plateau d’argent les circonstances qui vont lui permettre de museler son opposition. Reste à savoir si l’événement ne va pas également dégrader les relations de la Turquie avec les Etats-Unis, ceux-ci n’ayant condamné le coup d’État qu’avec un retard assez suspect. Il faudrait alors s’attendre à une confirmation du rapprochement entre Ankara et Moscou. Mais rien n’est sûr. La Turquie étant une spécialiste du triple ou quadruple jeu, il est difficile d’en dire plus pour le moment.

Du Front national au Parti communiste français, il semblerait que la solution du « tout sécuritaire » soit prisée pour combattre l’islamisme. Partagez-vous cet avis ? Le mal n’est-il pas plus profond, et à traiter à la racine ?

Alain de Benoist : La quasi-totalité de la classe politique estime que la réponse au terrorisme doit être avant tout « sécuritaire ». Cela revient à vouloir agir sur les conséquences plutôt que sur les causes, c’est-à-dire à chercher à régler en aval ce qui doit se régler en amont. Les mesures dites de sécurité ne servent en outre pas à grand-chose. La présence des militaires dans les rues rassure, mais ne protège pas. Le renseignement reste inefficace aussi longtemps qu’il n’est pas orienté vers le décèlement précoce. Quant aux mesures d’exception, que réclament les hystériques, elles ne font que restreindre les libertés sans améliorer la situation.

Comprendre le djihadisme, afin de mieux lutter contre lui, implique un changement radical des mentalités. Nos contemporains estiment pour la plupart que rien n’est pire que la mort, idée dont ils ignorent qu’elle est assez récente (mais à laquelle l’idéologie libérale apporte sa caution : l’Homo œconomicus étant posé comme fondé à toujours rechercher son meilleur intérêt, il n’est objectivement rien au nom de quoi on puisse lui demander de sacrifier sa vie).

Ils se sont par ailleurs habitués à penser que la religion trahit sa vocation quand elle encourage le fanatisme. Cela leur interdit de comprendre la dimension existentielle d’un activisme islamiste dont les protagonistes, non seulement ne craignent pas la mort, mais la recherchent volontairement avec passion. Cela leur interdit aussi de comprendre ce fait brutal qu’à l’heure actuelle, le djihadisme est apparemment la seule cause pour laquelle des milliers de jeunes sont prêts à aller mourir loin de chez eux. L’explication psychologique par la « folie » et la « radicalisation » des « déséquilibrés » arrange tout le monde. Grande différence culturelle, que les Américains ont déjà éprouvée en Afghanistan : quand un Occidental est tué, sa famille le pleure ; quand un djihadiste est tué, sa famille prend les armes. Les armes ou les larmes : il faut choisir.

La France peut-elle basculer dans la guerre civile ?

Alain de Benoist : Vous m’avez déjà posé la question, et ma réponse est la même : pour l’instant, c’est non. Des colères ne suffisent pas à déclencher une guerre civile, et il en va de même des actes de violence, même répétés, ou des éventuelles dérives individuelles ou groupusculaires de sociopathes du type Breivik.

Il ne peut y avoir une guerre civile que lorsque des masses ont le désir, la volonté et les moyens de se battre. Je ne vois rien de tel actuellement. Les réactions qui font suite aux attentats le démontrent amplement : ce que les Français veulent aujourd’hui, ce n’est pas la guerre, mais la paix – et même la paix à tout prix.

Propos recueillis par Yann Vallerie

Texte paru initialement sur Breizh-Info sous le titre
« Alain de Benoist sur les responsables européens :

“Ces gnomes ne sont même pas à la hauteur d’eux-mêmes.“ »

munich_fusillade

Fusillade à Munich en Allemagne : au moins 9 morts

23/07/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
Neuf personnes ont été tuées et seize autres blessées vendredi soir lors de la fusillade survenue dans un centre commercial de Munich (sud de l’Allemagne), selon un bilan encore provisoire, auquel s’ajoute le décès de l’auteur de la tuerie.

Il s’agirait d’un « Germano-Iranien de 18 ans de Munich », selon le chef de la police locale.

Selon M. Andrä, le tueur a crié quelque chose au moment de passer à l’acte mais l’enquête n’a pour l’instant pas permis de préciser ses paroles.


Chard Immigration

Des ministres l’affirment : l’immigration de masse à l’origine des attentats

Des ministres l’affirment : l’immigration de masse est à l’origine des attentats… malheureusement, comme on peut s’en douter, ce ne sont pas des ministres français, belges ou allemands qui ont reconnu cette évidence, même si tous les attentats islamiques depuis Charlie Hebdo ont été commis par des immigrés musulmans, des enfants d’immigrés musulmans ou des « réfugiés » musulmans fraîchement arrivés.

Pour entendre des ministres énoncer ce genre de vérités politiquement incorrectes, il faut se rendre dans les anciens pays de l’Est. Ainsi, au lendemain de l’immonde attentat de Nice, le ministre de l’Intérieur polonais Mariusz Blaszczak, chargé d’assurer la sécurité pendant les Journées mondiales de la jeunesse qui se dérouleront à Cracovie à la fin du mois, a rassuré ses compatriotes en ces termes : « La France est dans une situation bien plus difficile que la Pologne. La Pologne se serait retrouvée dans une telle situation elle aussi s’il n’y avait pas eu le changement de gouvernement [après les élections d’octobre 2015, ndlr]. Nous aurions désormais des milliers d’immigrants du Moyen-Orient et d’Afrique, car c’est ce qu’avait décidé la coalition PO-PSL. »

Des décennies de politique multiculturelle

Car pour le ministre polonais – et c’est un sentiment largement partagé dans son pays – la vague d’attentats et l’existence de zones de non-droit dans l’ouest de l’Europe sont la conséquence de « décennies de politique multiculturelle, de politiquement correct ». « Il faut appeler les choses par leur nom, parce que le politiquement correct va entraîner l’Europe à sa perte », prévient Mariusz Blaszczak.

« Le niveau de menace terroriste en Europe n’a jamais été aussi élevé. Les causes sous-jacentes doivent être gérées et nous devons faire face, tout comme nous devons aussi faire face au fait que la radicalisation n’a pas été tenue en dehors des frontières de l’Europe. » Tels sont les propos prononcés en Conseil des ministres de l’UE par Peter Szijjarto, le ministre hongrois des Affaires étrangères. « L’immigration illégale et le terrorisme vont main dans la main », a encore déclaré après l’attentat de Nice Antal Rogan, chef du cabinet du Premier ministre hongrois.

Le gouvernement hongrois peut même vous l’écrire : « Le saviez-vous ? L’attentat de Paris a été commis par des immigrés. » C’est l’inscription figurant sur une des affiches de campagne en vue du référendum du 2 octobre, quand les Hongrois seront appelés à dire ce qu’ils pensent de la volonté de Bruxelles d’imposer aux nations européennes des quotas obligatoires d’immigrants arrivés illégalement en Europe.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 23 juillet 2016

Hongrie immigration

Les slogans clairs et nets de la campagne hongroise contre l’immigration

20/07/2016 – HONGRIE (NOVOpress) : A deux mois et demi du référendum sur la politique d’immigration, le gouvernement hongrois a diffusé les premiers slogans de sa campagne d’information en faveur du rejet des quotas d’immigrés voulus par l’Union européenne. Ça dépote ! A se demander si le gouvernement de la Hongrie ne s’est pas inspiré de la communication directe de Robert Ménard à Béziers !

Articulés autour de « Tudta ? » (« Le saviez-vous ? »), les slogans clament : « Le saviez-vous ? Les attentats de Paris ont été commis par des migrants », « Le saviez-vous ? Les abus contre les femmes ont augmenté de manière exponentielle depuis le début de la vague migratoire en Europe », « Le saviez-vous ? Depuis le début de la vague migratoire, plus de 300 personnes sont mortes du terrorisme en Europe », « Le saviez-vous ? Bruxelles veut que nous recevions un nombre de migrants équivalant à la taille d’une ville », etc. Le référendum est fixé au 2 octobre.

Hongrie immigration

Hongrie immigration

Hongrie immigration

Hongrie immigration

Hongrie immigration

Afghan Pakistanais Wurtzbourg

La vidéo établit que l’Afghan à la hache de Wurtzbourg est pakistanais

20/07/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : La vidéo diffusée par l’Etat islamique (ci-dessous) établit que le terroriste afghan qui a attaqué à la hache les passagers d’un train régional allemand à Wurtzbourg, en Bavière, faisant cinq blessés, dont deux très graves, est un Pakistanais, et non un Afghan.

« Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que le jeune réfugié de 17 ans s’est fait passer pour un Afghan à son arrivée dans le pays en juin 2015 afin d’avoir de meilleures chances d’obtenir l’asile », affirme ce matin la chaîne de télévision publique ZDF, citant des sources « proches des services de sécurité ».

L’analyse de la vidéo de deux minutes et demi diffusée par l’Etat islamique, dans laquelle le terroriste annonce son acte (« Je suis un soldat de l’État islamique et vais débuter une opération sainte en Allemagne »), révèle en effet qu’il parle un dialecte usité au Pakistan, et non afghan, et que son accent est également pakistanais. Qui est-il réellement ?

L’individu qui apparaît dans la vidéo sous le nom de Muhammad Riyad, et qui est bien le terroriste abattu, s’était fait enregistrer en Allemagne comme réfugié afghan sous le nom de Riaz Khan Ahmadzai. Son âge, 17 ans, est également celui qu’il avait fourni aux autorités allemandes, ce qui lui avait permis de disposer du statut de « mineur non accompagné » et d’être placé dans une famille d’accueil.

Bloc Identitaire Les Identitaires

Le Bloc Identitaire devient Les Identitaires

Communiqué officiel

Chers amis, chers camarades,

Le réel change à chaque instant. Imperceptiblement apparaissent de nouvelles réalités. Face à cette évolution, il est plusieurs attitudes. La première, assez répandue dans l’espèce humaine, et nous pouvons le constater chaque jour chez nombre de gens de gauche, est de dénier au réel toute réalité, de le doubler, d’une réalité factice mais plus agréable à supporter. C’est, par exemple, le fameux : « oui, il y a peut-être beaucoup de femmes voilées, mais n’oublions pas que beaucoup d’immigrés sont médecins ou scientifiques et tout ce qu’ils nous apportent ».

Dans le domaine de l’action politique, le réel impose sa loi : la suivre, c’est être en mouvement. Là est la seule condition de l’efficacité.

Cette condition, le mouvement identitaire s’est attachée à la remplir depuis 2002. D’abord avec les Jeunesses identitaires, puis avec le Bloc Identitaire, venu en renfort, ce même Bloc que nous avons transformé en parti politique en 2009, puis sont venues L’Autre Jeunesse et Génération Identitaire. A chaque fois, les mues répondaient à un impératif de développement dans un contexte différent.

Depuis quelques années, nous avons cessé toute confrontation électorale avec le Front National. Nous n’avons pas persisté dans une concurrence sans issue. Nous avons taché de nous inscrire dans une complémentarité. Partout, nos militants ont agi là où les militants du FN ne le pouvaient. Du reste, partout, souvent, nous avons agi là où aucun mouvement patriote n’agissait.

Nous avons imposé nos méthodes, nos slogans, nos combats, dans le paysage médiatique. Nous ne nous sommes jamais contentés de vouloir, toujours nous avons poussé au plus loin notre capacité d’action. Rappelez-vous ! Pour ses seules récentes années, de l’occupation de la mosquée de Poitiers au blocage des ponts de Calais, de la marche des cochons de Lyon aux Assises pour la remigration, partout les Identitaires ont mis le poids de leur courage physique et de leur volonté politique au service de la France et de l’Europe.

Europe ! Là n’est pas le moindre de nos succès. En Italie, en Suisse, en Autriche, en Tchéquie, en Allemagne, nous avons transmis notre ligne politique, nos méthodes d’actions, créant ainsi des mouvements identitaires locaux.

Fort de ces succès, à un an d’une échéance présidentielle capitale qui verra peut-être de profonds bouleversements politiques, le mouvement identitaire a décidé de se recomposer.

Génération Identitaire continuera sa route sous son nom. Fort de ses 2 000 adhérents et de ses 113 000 partisans sur Facebook, il est un des plus importants mouvement de jeunesse de France. Et ce, sans un centime de subventions publiques contrairement à toutes les organisations de jeunesse des grands partis.

Le Bloc Identitaire est devenu au 1er juillet le mouvement associatif Les Identitaires.

Les Identitaires sera une centrale d’agitation et de formation. Seule habilitée à décerner un label identitaire, elle sera la rampe de lancement des principales offensives identitaires, qu’elles relèvent de l’agit-prop ou de la pénétration de nos idées dans la société française, les deux étant d’ailleurs intimement liées, l’action de terrain n’étant que la projection d’une pensée, la traduction d’une formule.

Les Identitaires sera dirigé par 2 directeurs nationaux :

Jean-David Cattin, 31 ans, économiste d’entreprise, directeur national à la formation.

Fabrice Robert, 44 ans, chef d’entreprise, directeur national à l’action.

Né avec le siècle, le mouvement identitaire a changé, change et changera encore. Une seule chose restera immuable. La volonté de ses chefs et de ses militants de mener le combat pour la France et l’Europe quoiqu’il en coûte. Car l’identité est la liberté d’un peuple, et parce que nul ne peut vivre une vie d’homme sans liberté, aucun patriote, aucun identitaire, ne marchera jamais seul tant que nous serons là.

Vous pouvez compter sur nous. Nous comptons sur vous.

Les Identitaires

PS : Tous les adhérents du Bloc Identitaire recevront une carte d’adhérent Les Identitaires avec la même date de validité.

Erdogan

Le sultan Erdogan renforce son pouvoir en Turquie

Après le coup d’Etat raté du 15 juillet, le président Recep Erdogan a mis en route la machine répressive et se débarrasse de la faction kémaliste, laïciste, au sein de l’armée : 103 généraux et amiraux arrêtés selon l’agence de presse Anadolu, soit environ le tiers du haut commandement militaire. 

Chard TurquieParmi eux, les commandants de la deuxième et de la troisième armée, ainsi que l’ex-chef de l’armée de l’air, le général Akin Öztürk, accusé d’avoir été le cerveau du putsch. En tout, plus de 6 000 militaires ont été mis sous les verrous selon les chiffres avancés par le Premier ministre Binali Yildirim. En outre, plus de 8 500 policiers et gendarmes ont été suspendus de leurs fonctions pour leurs liens supposés avec la tentative de coup d’Etat, de même qu’un gouverneur de province, 29 ex-gouverneurs qui occupaient des postes au sein de l’administration régionale, 47 responsables de districts et des centaines de fonctionnaires. La rapidité avec laquelle des mandats d’arrêt ont été délivrés pour près de 3 000 juges et procureurs laisse penser qu’Erdogan et ses partisans avaient déjà des listes toutes prêtes.

Ce coup d’Etat raté est donc une victoire du camp de la Turquie islamique, continuatrice de la tradition ottomane, sur la Turquie laïciste fondée par Mustafa Kemal Atatürk. Il pourrait aussi marquer à terme un changement géostratégique majeur au Proche-Orient car les choix autoritaires qui étaient déjà un fait en Turquie (répressions à grande échelle contre la population kurde de l’est du pays, arrestations d’opposants et muselage des médias d’opposition) vont probablement être confirmés, ce qui, aux dires mêmes du secrétaire d’Etat américain John Kerry, lundi, pourrait menacer la présence de la Turquie dans l’Otan.

Inversement, on assiste depuis le mois de juin à un nouveau rapprochement avec la Russie, après la période de froid qui avait soufflé entre les deux pays, quand l’aviation turque avait abattu un avion militaire russe à la frontière avec la Syrie. Tant qu’Erdogan cherchait à renverser al-Assad en Syrie, les intérêts des deux pays étaient divergents, mais si la priorité du président turc est désormais de lutter contre les Kurdes, alliés des Américains en Syrie et en Irak, il y a convergence d’intérêts avec le président syrien, soutenu par Moscou, qui n’acceptera jamais, pas plus qu’Erdogan, l’existence de la région autonome kurde Rojava sur son territoire. Une région que les Kurdes de Syrie ont proclamé « entité fédérale » en mars dernier.

Autre conséquence de cette tentative de coup d’Etat, les négociations d’adhésion avec l’Union européenne pourraient être suspendues, notamment si la peine de mort est rétablie par Ankara, comme semblent le suggérer le président Erdogan et son parti AKP. Côté positif, on peut espérer que la levée des visas pour les citoyens turcs ne se fera pas malgré l’accord UE-Turquie sur l’arrêt de l’invasion migratoire depuis les plages turques.

Le risque, par contre, c’est que le sultan Erdogan relance cette invasion en comptant sur la stupidité et la passivité des élites politiques européennes pour laisser à nouveau faire, car, ainsi qu’il l’a clamé en 1998 alors qu’il était maire d’Istanbul, « les minarets seront [leurs] baïonnettes, les coupoles [leurs] casques, les mosquées seront [leurs] casernes et les croyants [leurs] soldats ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 juillet 2016

Train hache 2

Un migrant afghan de 17 ans attaque les passagers d’un train à la hache

Train hache19/07/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Un migrant afghan âgé de 17 ans a attaqué hier soir les passagers d’un train régional à hauteur de Wurtzbourg (Würzburg en allemand), en Bavière. Cinq personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, par des coups de hache et de couteau. Le ministre de l’Intérieur bavarois a confirmé qu’il avait lancé « Allah Akbar » au moment d’attaquer les passagers.

Agé de 17 ans, le terroriste était arrivé en Allemagne dans le flot de réfugiés et y avait été enregistré comme « mineur non accompagné ». Il y avait demandé l’asile politique et avait été hébergé dans une famille d’accueil.

« Après l’intervention des forces de l’ordre, il a tenté de s’enfuir et a été abattu par une unité spéciale d’intervention de la police allemande (SEK) qui était postée non loin. »

Refugees Welcome Allemagne

France multiculturalisme

Selon un sondage, les Européens sont hostiles au multiculturalisme

Le centre de recherche américain Pew Research Center a publié lundi les résultats d’un nouveau sondage conduit dans dix pays européens (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède). Cette étude montre que le tsunami migratoire de 2015 et les attentats terroristes de Paris et de Bruxelles ont accru l’hostilité des Européens à la politique d’immigration massive conduite par leurs élites. Ainsi, la moyenne des résultats obtenus dans ces dix pays montre que 50 % des personnes interrogées considèrent que les « réfugiés » sont un fardeau pour leur pays car ils prennent les emplois et avantages sociaux et 59 % considèrent que leur accueil accroît la probabilité d’attentats terroristes.

Cette étude fait toutefois ressortir de fortes disparités en fonction des préférences politiques. En France, 51 % des électeurs du FN considèrent la diversité culturelle comme quelque chose de négatif pour le pays contre 34 % des électeurs LR et 11 % des électeurs socialistes. Malgré la participation prouvée de « réfugiés » arrivés en 2015 par la Grèce dans les attentats terroristes de Paris et de Bruxelles, seuls 31 % des électeurs socialistes français considèrent que cette immigration clandestine massive accroît le risque de terrorisme, contre 58 % des électeurs LR et 85 % des électeurs du FN. Il n’y a pas qu’en France que les électeurs de gauche semblent refuser la réalité. Au Royaume-Uni, par exemple, seuls 39 % des électeurs du Labour font le lien entre « réfugiés » et terrorisme, contre 60 % des électeurs « conservateurs » et 87 % des partisans du UKIP. Pourtant, même Angela Merkel, citée par l’agence Reuters, l’a reconnu lundi devant un rassemblement de son parti CDU : « Le flux de réfugiés a été en partie utilisé pour faire passer des terroristes. »

Paradoxalement, outre les Grecs, les Italiens et les Espagnols qui sont en première ligne, ce sont les Polonais et les Hongrois qui semblent le plus hostiles à l’islam, alors que ces pays abritent peu de musulmans. Ils sont 72 % à avoir une opinion négative des musulmans en Hongrie, 66 % en Pologne, 50 % en Espagne, 69 % en Italie et 65 % en Grèce. Dans ces deux derniers pays, cette proportion a augmenté respectivement de huit et douze points en un an. Au Royaume-Uni, l’augmentation est de neuf points avec 28 % d’opinions défavorables sur les musulmans et en France, l’augmentation est de cinq points avec 29 % d’opinions défavorables, la même proportion qu’en Allemagne.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2016

Sondage musulmans Europe

Bruxelles 14 Juillet 1

A Bruxelles aussi, la banlieue célèbre le 14 juillet en brûlant des voitures

14/07/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : A Saint-Gilles, banlieue de Bruxelles qui « se caractérise notamment par une population hétérogène du point de vue de l’origine culturelle » (sic), on a célébré le 14 juillet selon les usages en vigueur en France : en brûlant des voitures. La nuit dernière, huit véhicules ont été la proie des flammes, avec cette curieuse particularité qu’elles ont été accompagnées de plusieurs explosions et que les incendies ont été d’une rare vigueur, visibles à plusieurs centaines de mères. Mais pas de panique :

« Le porte-parole des pompiers a expliqué qu’une voiture en feu peut occasionner une explosion si son réservoir de carburant est presque vide ou si certains objets inflammables, comme des sprays, y sont présents. “Cela peut provoquer de petites explosions, mais c’est assez mineur“, a-t-il précisé. »

Ci-dessous, quelques images et vidéos de ces événements « mineurs »…

Enfant djihadiste

Un tiers de femmes et d’enfants parmi les djihadistes de nationalité belge

13/07/2016 – BELGIQUE (NOVOpress) : Selon un rapport de l’Ocam, le service belge chargé d’analyser la menace terroriste, sur les 457 personnes de nationalité belge parties combattre les rangs djihadistes en Syrie ou en Irak, un tiers sont des femmes ou des enfants. L’Ocam recense précisément 86 femmes et 43 enfants enrôlés à un moment ou à un autre au Levant dans les organisations terroristes.

Selon un autre décompte effectué début 2016, toujours par l’Ocam qui dispose des rapports des différents services de renseignement belges, 266 individus de nationalité belge se trouvaient encore début 2016 en Syrie ou en Irak, dont 51 femmes et 38 mineurs, soit toujours un tiers de femmes et d’enfants.

Immigration Suisse

En Suisse aussi, l’immigration clandestine échappe à tout contrôle

13/07/2016 – SUISSE (NOVOpress) : « L’immigration clandestine échappe à tout contrôle », s’alarme l’Union démocratique du centre (UDC) dans un communiqué, notant que la Suisse a enregistré depuis le début de l’année 20 % de demandes d’asile de plus que durant la même période de l’année précédente : « 14 277 demandes d’asile ont été déposées durant les six premiers mois de 2016, soit 20% de plus que pendant la même période de l’an passé. » Et ça va continuer : car bien que la route des Balkans soit « prétendument “coupée » », ajoute l’UDC, « le Tessin annonce depuis quelques jours un afflux massif à la frontière suisse » ! 

« La grande majorité de ces migrants, explique l’UDC, proviennent d’Erythrée, de Somalie, du Nigéria ou d’Ethiopie, donc une fois de plus d’Afrique, alors que les Syriens ne représentent qu’une minorité. […] Il est évident que la très grande majorité de ces migrants sont des réfugiés économiques qui empruntent la voie de l’asile pour entrer illégalement en Suisse. »

Le parti suisse dont Oskar Freysinger est la figure la plus connue ajoute :

« Selon différentes sources d’information, entre 1100 et 1500 requérants d’asile sont interpellés chaque semaine dans le seul canton du Tessin. Il semble qu’une partie de ces migrants clandestins puissent être provisoirement renvoyés vers l’Italie, mais personne ne sait ce qu’ils y font et s’ils ne tentent pas de franchir la frontière suisse à un autre endroit.

L’UDC réclame aussi que soit publié « hebdomadairement des chiffres exacts et non trafiqués, notamment sur le nombre de requérants d’asile arrivant ainsi que sur celui des immigrants clandestins interpellés ».

Cologne victime

Agressions sexuelles à Cologne : cette tragédie que l’on n’a pas voulu voir

13/07/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Six mois après les faits, la police allemande révèle que 1200 femmes ont été sexuellement agressées outre-Rhin le 31 décembre dernier. Pour Laurent Bouvet, cette tragédie collective illustre l’ampleur du déni médiatique, intellectuel et politique.

C’est le décalage entre les témoignages directs, précis, de femmes agressées, qui ont été rapidement disponibles et le refus de traiter du sujet de certains médias qui a créé la polémique car il était possible de voir dans ce refus d’autres raisons que la précaution journalistique – précaution qui n’existe pas, notons-le au passage, sur d’autres sujets. Ces raisons étant bien évidemment liées à l’origine imputée aux agresseurs: des hommes jeunes d’origine étrangère laissant supposer qu’ils sont arabes et musulmans.

(…)

Ces précautions sémantiques, ce refus de dire et de montrer les choses telles qu’elle apparaissent pourtant clairement à nos concitoyens, voilà aussi une des raisons de la défiance que ceux-ci éprouvent vis-à-vis des élites et des institutions de toutes sortes.


Joseph Stiglitz

Du Brexit à l’avenir, par Joseph Stiglitz

12/07/2016 – MONDE (NOVOpress) : Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, conseiller de Bill Clinton, expert à la Banque mondiale, professeur à la prestigieuse Université de Colombia, a publié le 6 juillet ce texte intitulé « From Brexit to the Future » qui dépasse, et de loin, la simple analyse du Brexit. Il nous est paru suffisamment intéressant pour que nous le traduisions en français et que nous vous le livrions ici.

« Il faudra un certain temps et à l’Europe et au reste du monde pour digérer toutes les implications du dernier référendum britannique. Les conséquences les plus profondes dépendront de la réponse de l’Union européenne au retrait du Royaume-Uni. La plupart des gens suppose que ce départ de l’UE ne devrait pas défigurer le continent : après tout, un divorce à l’amiable semble être dans l’intérêt de tous. Mais ce divorce – comme beaucoup d’autres– pourrait devenir détestable.

Les avantages du commerce et de l’intégration économique entre le Royaume-Uni et l’UE sont réciproques, et si l’Union européenne respecte sa conviction que l’intégration économique est la meilleure voie possible, ses dirigeants chercheront à garder des liens proches dans ces circonstances. Mais Jean-Claude Juncker, l’architecte des stratagèmes d’évasions fiscales massives pour les sociétés au Luxembourg et maintenant président de la Commission européenne, a décidé de suivre une ligne dure : « Out signifie dehors » martèle-t-il.

Cette réaction instinctive est peut-être compréhensible, étant donné que Juncker est la personne qui aura présidé la phase initiale de dissolution de l’UE. Il fait valoir que pour dissuader d’autres pays de quitter l’UE, Bruxelles doit être intransigeant, laissant au Royaume-Uni juste ce qui est garanti en vertu d’accords de l’Organisation mondiale du commerce.

En d’autres termes, l’Europe ne doit pas être conservée pour ses prestations, qui dépassent de loin ses coûts. La prospérité économique, le sentiment de solidarité et la fierté d’être européen ne sont pas suffisants, selon Juncker. Non, l’Europe doit être conservée par des menaces, l’intimidation et la peur.

Cette position ignore à la fois le Brexit et les primaires républicains aux Etats-Unis : une grande partie de la population ne s’en sort pas. L’agenda néolibéral des quatre dernières décennies est très bon pour les 1 % de favorisés, mais pas pour le reste. J’avais prévu depuis longtemps que cette stagnation aurait éventuellement des conséquences politiques. Ce jour-là est maintenant à nos portes.

Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens considèrent les grands accords commerciaux mondiaux comme source de leurs malheurs. Il s’agit d’une simplification excessive, mais compréhensible. Ces accords commerciaux, aujourd’hui négociés en secret, avec les intérêts des entreprises bien représentés, sont totalement opaques pour les citoyens ordinaires ou les salariés. Et sans surprise, les avantages sont à sens unique : la législation du travail s’en trouve affaiblie, la précarité devient la règle.

Alors que les accords commerciaux jouent un rôle dans la création de ces inégalités, beaucoup d’autres facteurs ont contribué à déséquilibrer la politique vers la finance. Les règles de propriété intellectuelle, par exemple, permettent aux laboratoires pharmaceutiques d’augmenter leurs prix sans limite. Mais toute augmentation de la puissance des sociétés entraine de facto une baisse des salaires réels – et un accroissement des inégalités, qui est devenu une caractéristique des pays avancés.

Dans de nombreux secteurs, la concentration industrielle s’accroit, ainsi que la financiarisation de l’économie. Les effets de la stagnation et des baisses de salaires sont combinés à ceux de l’austérité, annonçant les restrictions de services publics dont tant de salariés à revenus moyens dépendent.

L’incertitude économique qui en résulte pour les salariés, lorsqu’elle est combinée avec une immigration massive, créé un mélange toxique. De nombreux réfugiés sont victimes de la guerre et de l’oppression auxquelles l’Occident a contribué. Leur venir en aide est une responsabilité morale de tous, mais surtout des anciennes puissances coloniales.

Et pourtant, alors que beaucoup le nient, une augmentation de l’offre de main-d’œuvre peu qualifiée conduit à un abaissement des salaires. Et lorsque les salaires ne peuvent plus être diminués, le chômage augmente. Il s’agit du problème le plus préoccupant dans les pays où la mauvaise gouvernance économique a déjà donné lieu à un niveau élevé de chômage global. L’Europe, en particulier la zone euro, a été mal gérée ces dernières décennies, au point que son taux de chômage moyen est à deux chiffres.

Bien sûr, on parle beaucoup des bénéfices nets de l’immigration. Pour un pays offrant un faible niveau de prestations garanties – protection sociale, éducation, soins de santé, etc. – à tous ses citoyens, cela peut être le cas. Mais pour les pays qui fournissent une protection sociale décente, la situation est intenable.

Le résultat de toute cette pression à la baisse des salaires et à la réduction des services publics a été le massacre de la classe moyenne, avec des conséquences similaires des deux côtés de l’Atlantique. Les classes moyennes n’ont pas reçu les bénéfices de la croissance économique. Ces ménages comprennent que les banques ont causé la crise de 2008 ; mais ensuite, ils virent les milliards valser pour sauver ces financiers alors que rien n’était fait pour sauver leurs maisons et leurs emplois. Avec un salaire médian ajusté d’un travailleur de sexe masculin à temps plein aux États-Unis plus bas qu’il était il y a quatre décennies, personne ne devrait s’étonner d’avoir à affronter un électorat en colère.

Par ailleurs, les politiciens qui avaient promis le changement n’ont pas délivré ce qui était espéré. Les citoyens ordinaires savaient que le système était injuste, mais ils se sont aperçus que le système était encore plus truqué qu’ils ne l’avaient imaginé, et ils ont perdu le peu de confiance qu’ils avaient quitté dans les politiciens en place. Cela, aussi, est compréhensible : les politiciens avaient promis que la mondialisation serait profitable à tous. Mais un vote de colère ne résoudra pas les problèmes, et il pourrait engendrer une situation politique et économique encore pire.

Laisser le passé au passé est un principe fondamental en économie. Des deux côtés de la Manche, la politique doit maintenant chercher à comprendre comment, dans une démocratie, l’establishment politique a pu faire si peu pour répondre aux préoccupations de nombreux citoyens. Chaque gouvernement de l’UE doit maintenant chercher à améliorer le bien-être des citoyens ordinaires en priorité. Aucune idéologie néolibérale ne pourra les aider. Et nous devrions arrêter de confondre les fins avec des moyens : par exemple, le libre-échange, si bien réglementé, pourrait apporter une plus grande prospérité partagée ; mais s’il n’est pas bien administré, il abaissera le niveau de vie d’un grand nombre – peut-être d’une majorité – des citoyens.

Il y a des solutions de rechange au régime néolibéral actuel qui peut créer une prospérité partagée, tout comme il existe aussi des alternatives – comme le traité transatlantique de partenariat pour l’investissement proposé par le président Barack Obama à l’UE – qui causeraient beaucoup plus de mal. Le défi consiste aujourd’hui à apprendre du passé, afin d’éviter de nous enfoncer encore plus dans l’échec. »

Joseph Stiglitz

Texte traduit de « From Brexit to the Future », paru sur Project Syndicate

Chard Barroso Finance

Barroso : de l’Union européenne à la haute finance

José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

La nouvelle a été annoncée par Goldman Sachs elle-même : la branche internationale de la banque d’affaires s’offre un nouveau directeur non-exécutif, dont le nom résonne familièrement et pour cause : il s’agit de José Manuel Barrosso, ancien président de la Commission européenne de 2004 à 2014. A l’heure où l’euroscepticisme convainc de plus en plus d’Européens et que le soleil se lève chaque matin malgré le Brexit, l’annonce ne risque pas de redorer le blason de l’institution vivement critiquée et quotidiennement désavouée.

Les critiques ont d’ailleurs émergé de toute part, même dans la bouche des plus européistes qui soient : il est des connivences qu’il vaut mieux taire pour le bien de la « démocratie » probablement. Mais pour les deux co-directeurs exécutifs de son nouvel employeur, José Manuel Barroso « va apporter une connaissance et une expérience immenses à Goldman Sachs, notamment une profonde compréhension de l’Europe ». On lui fait confiance, en effet, pour poursuivre sa mission au service de l’Union européenne et contre les peuples qui la subissent et la rejettent toujours plus.

Goldman SachsCe que de très nombreux observateurs soupçonnent depuis des années éclate au grand jour : les connivences entre certains acteurs majeurs de l’Union européenne et le lobby de la Haute finance sont bien une réalité. Pendant que ses nouveaux employeurs louent son « expérience », Barroso annonce fièrement qu’il pourra « utiliser son savoir-faire au profit d’une institution globaliste ». Expérience et savoir-faire dont les peuples européens se souviennent, même sans le savoir : José Manuel Barroso fut aux commandes pendant dix ans, et notamment lors de la crise financière de 2008, dans laquelle Goldman Sachs porte une lourde responsabilité. Pour l’Europe, elle s’est traduite par une explosion du chômage. On se demande quels services a pu rendre l’ancien Premier ministre Portugais pour être ainsi plébiscité.

Même choquante, la connivence n’est pas nouvelle : il n’est pas inintéressant de noter que Barroso vient remplacer Peter Sutherland, lui-même ancien commissaire européen qui avait récemment appelé à « contourner le Brexit ». Tous ensemble contre les peuples qu’ils prétendent servir.

Quelques jours après le vote britannique, l’ancien grand manitou rejoint officiellement ceux qui avaient attribué plus de 500 000 euros à la campagne gouvernementale britannique anti-Brexit. Le petit nouveau a d’ailleurs précisé qu’il s’efforcerait de minimiser les effets du vote populaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si cet habitué des couloirs européistes et des réunions mondialistes se retrouve à Londres, par amour de la démocratie n’en doutons pas.

L’euroscepticisme a de beaux jours devant lui, mais en attendant, ce sont toujours les mêmes qui nuisent, et aux plus hauts niveaux.

Charlotte d’Ornellas

Article paru dans Présent daté du 13 juillet 2016

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Brexit : pétard mouillé ou séïsme ? – Par Guillaume Faye

12/07/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La victoire du Leave contre le Remain le 23 juin 2016, que même les bookmakers n’avaient pas prévue (52% avec une participation record de 75%), a été un camouflet pour l’intelligentsia. Cela dit, le référendum britannique est ambigu. Il peut être un coup d’épée dans l’eau ou un coup de massue pour la Grande Bretagne et l’Union européenne. Déjà une grave crise financière se profile…Voici un début d’analyse sur cet événement compliqué.

Ce peuple de souche qui vote mal

Journalistes, intellectuels ou politiciens ont fustigé ce vote anti-UE en des termes méprisants : victoire du ”populisme”, des ”incultes”, des ”petits Blancs”, voire des ”racistes”. L’argument est ouvertement anti-démocratique au nom bien sûr, de la ”vraie” démocratie, c’est-à-dire de son simulacre, l’ oligocratie, (c’est–à–dire, selon l’étymologie grecque, ”gouvernement d’une minorité”, qui se croit éclairée alors qu’elle est obscurantiste). Le peuple n’a pas voix au chapitre. Considéré comme une insolence du ”populisme”, du peuple de souche des zones rurales et des petites villes contre Londres et les centres urbains bobos et cosmopolites, le Brexit a été jugé avec effroi et mépris.

Ivan Rioufol, qui s’indigne de « cette détestable UE, qui est en train de détruire l’Europe » (Le Figaro, 01/07/2016), cite les réactions de trois icônes de l’idéologie hégémonique, symboles de cette cosmopolite ”hyperclasse”. D’abord Bernard–Henri Lévy : « Ce Brexit, c’est la victoire non du peuple mais du populisme. Non de la démocratie, mais de la démagogie ». Autrement dit, la vraie démocratie n’est pas la volonté de la majorité des citoyens mais celle des dirigeants politiquement corrects. Puis Jacques Attali : « C’est la dictature du populisme et de l’égoïsme des nations ». La Nation, voilà l’ennemi ; L’UE doit être une machine à broyer l’identité ethnique européenne commune.

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