Jaak Raes

« Depuis 2011, la dynamique de Daech reste plus ou moins la même »

04/05/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Selon le patron de la Sûreté de l’Etat belge, le seul organisme civil de renseignement et de sécurité de Belgique, « la dynamique » de l’Etat islamique restée inchangée depuis 2011. Ces propos, qui contrastent avec les annonces répétées de reculs territoriaux et militaires de Daech, font craindre à Jaak Raes de nouveaux attentats sur le sol européen : « Il est question d’une dynamique permanente. Je sais que le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a déclaré dans les médias que la tendance était en recul, mais je dois le décevoir. Si nous nous penchons à plus long terme, depuis 2011 à ce jour, la dynamique reste plus ou moins la même».

S’exprimant mardi devant un parterre universitaire, Jaak Raes a également insisté sur les collusions entre les terroristes islamistes et le grand banditisme : « Les trafiquants d’êtres humains, les fournisseurs de faux papiers et d’armes semblent avoir trouvé un avenir dans le djihadisme et la machine de guerre qui y est associée. » Une raison supplémentaire de rester plus que jamais sur ses gardes… et de traquer les criminels de droit commun.

Ukip Affiche Immigration

« Les portes ouvertes à l’immigration, c’est pas du boulot ! »

04/05/2016 – LONDRES (NOVOpress) : Mardi, l’Ukip de Nigel Farage a divulgué sa dernière affiche avant les élections municipales en Angleterre : « Open door immigration isn’t working », soit : « La politique migratoire des portes ouvertes ne fonctionne pas » ou, dans une traduction plus « punchie » : « Les portes ouvertes à l’immigration, c’est pas du boulot ! »

Demain, les électeurs sont appelés à renouveler 124 conseils municipaux, dont celui de Londres, où Sadiq Khan, le candidat travailliste musulman, est donné favori pour succéder au conservateur Boris Johnson. Écossais, Gallois et Irlandais du Nord éliront quant à eux leurs parlements régionaux.

iliade etre europeen

Une autre Europe est en train de se bâtir

03/05/2016 – LITUANIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Il y a peu, une délégation de pays scandinaves, mais aussi d’Europe centrale, s’est retrouvée à Jumala, en Lituanie, afin d’approfondir les relations entre l’Europe du Nord, du Centre et de l’Est au sein de l’Otan. Les pays d’Europe centrale étaient ceux du groupe de Visegrad : ayant son origine au XIVe siècle, ce groupe informel a été reformé en 1991, à la chute de l’URSS, et est aujourd’hui constitué de la Pologne, de la  République tchèque, de la Hongrie et de la Slovaquie. Confronté à des problématiques régionales communes, le groupe de Visegrad exprime des positions conjointes sur plusieurs sujets, comme par exemple la crise des migrants, l’opposition aux quotas de clandestins voulus par Bruxelles ou encore des échanges culturels forts entre ses membres.

Cette alliance méconnue est aussi militaire. Un tournant a été pris le 12 mai 2011, lorsque le groupe a annoncé la création d’un « groupement tactique », présidé par la Pologne. En janvier 2016, une mission militaire conjointe a été déclarée jusqu’au 30 juin de la même année. Le groupe de Visegrad comporte 3 900 soldats et est indépendant de l’Otan. En outre, des achats militaires communs vont être engagés. Le groupe cherche, notamment, à créer une solidarité en Europe centrale en cas de rapprochement trop prononcé entre l’Allemagne et la Russie.

Le groupe de Visegrad se rapproche à présent des pays baltes. Les pays du Visegrad ont décidé qu’il stationnerait des soldats dans les pays baltes en 2017. Ce rapprochement entre l’Europe centrale et la baltique rappelle la vieille stratégie de la Fédération d’entre‑mers, dont le modèle historique est la République de Pologne‑Lituanie qui permit de résister à la fois aux chevaliers teutoniques et à la Russie. L’idée de cette fédération était de comprendre les pays situés entre la mer Baltique, la mer Noire et la mer Adriatique. Défendu à la fin du XIXe siècle puis après la Première Guerre mondiale, ce modèle semble donc ressurgir aujourd’hui dans certaines consciences européennes, au moment où l’Allemagne semble se lasser du projet européen, où la Russie se renforce dans la région et où les divisions internes de l’Otan se cristallisent. 

Suède Migrants

Suède : 77 % de l’augmentation de la population est due à l’arrivée de migrants

03/05/2016 – SUEDE (NOVOpress avec le blog de Lionel Balland) : Alors que des statistiques montrent que plus des trois quarts de l’augmentation de la population est due à l’arrivée d’étrangers, le porte-parole des Démocrates suédois pour les questions économiques a réclamé que le gouvernement expulse plus de migrants qu’il n’en arrive.

La croissance de la population est la plus élevée depuis les années 1800, lorsque la révolution industrielle a vu soudain une forte augmentation de population partout en Europe.

Le gouvernement estime que la croissance [officielle] de la population est de 739 000 individus sur un an. Les migrants arrivés récemment comptent pour 570 000 d’entre-eux, soit 77 %. La population suédoise est de 9,5 millions.

Sadiq Khan MP at Westminster, London, Britain  - 11 Oct 2012

Le prochain maire de Londres sera-t-il musulman ?

03/05/2016 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress)
Le prochain maire de Londres sera-t-il musulman ? La réponse tombera jeudi prochain.

Sadiq Khan, candidat travailliste, est en tête dans les sondages. Ce fils d’un père chauffeur de bus et d’une mère couturière, originaire du Pakistan, pourrait succéder à Boris Johnson. En cas de victoire, il deviendrait le premier maire musulman d’une capitale occidentale…



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Tafta : les révélations de Greenpeace sur l’accord secret actuellement en discussion

02/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Greenpeace s’est procuré des documents inédits démontrant comment les Américains mettent la pression sur les Européens pour imposer leur point de vue.

Stefan Krug (Greenpeace) a ainsi déclaré :

Nous publions ces documents parce que ces négociations sont tellement peu transparentes que c’est un scandale. On ne peut pas négocier en secret un accord commercial qui impacte l’environnement, la protection des consommateurs ou le droit du travail de plus d’un demi-milliard d’Européens.

L’ONG s’est ainsi procuré 15 documents liés à la négociation, totalisant 248 pages, qui viennent d’être intégralement publiés ce lundi 2 mai sur le site web dédié, « TTIP Leaks ».


Pape François

Tribune libre – Un pape très médiatique, par Vincent Revel

Depuis quelques décennies, l’Europe occidentale a épousé avec ferveur la nouvelle religion des « droits de l’homme ». Issue conjointement de la pensée chrétienne, du siècle des Lumières, du néo-libéralisme mais aussi d’un internationalisme à la sauce antiraciste et altermondialiste, cette spiritualité universaliste a fait du grand métissage et du multiculturalisme une doctrine nouvelle à laquelle se réfèrent les sociétés dites modernes.

En dehors de ce chemin balisé par les nouveaux censeurs : point de salut ! Avec cette nouvelle foi, qui se veut paradoxalement simple pensée laïque et progressiste, la théocratie la plus impitoyable n’est pas loin de prendre forme. Tout est réuni pour une nouvelle inquisition, plus sournoise, plus monstrueuse et plus pernicieuse que la précédente. Faisant mine d’être indépendante, cette nouvelle chasse aux sorcières est pourtant tout aussi implacable. Ayant remplacé la charité par l’égalitarisme, les juges des temps modernes cherchent inlassablement la bête immonde pour la détruire froidement.

Associée à ce nouveau messianisme apocalyptique, l’Eglise post-Vatican II ne rechigne pas à la tâche. Déconnecté et déraciné des nations qui l’ont vu naître, le catholicisme n’en finit plus d’accabler les peuples européens d’une culpabilité oppressante. Ayant abandonné l’Europe pour faire leur ce nouveau message « christique » de l’amour de l’Autre sans aucune condition, de hauts prélats des églises occidentales ont décidé de parier sur la disparition des patries charnelles pour mieux aborder le nouveau monde globale se dessinant à l’aube de ce XXIe siècle.

Pouvant également s’apparenter à une forme de névrose nihiliste, cette volonté de voir mourir les vieilles nations, symboles de l’identité profonde des peuples, n’avait à ce jour jamais trouvé un tel écho à la cité du Vatican. Après le pape polonais anti-communiste, attaché aux véritables valeurs de la famille, après le souverain pontife allemand soi-disant islamophobe, protecteur des traditions et théologien dans l’âme, nous avons l’Argentin acquis bec et ongle à l’idée absurde du « citoyen monde » et à l’utopie du multiculturalisme.

Jamais un pape ne fut si populaire dans les médias ! Jamais un pape ne fut autant à la « mode » ! Le gentil pape François arriverait même à devenir fréquentable auprès des sympathisants de la gauche française, pourtant connus pour leur anticatholicisme chronique. Avec un peu de temps et de persévérance, il arrivera même à devenir une référence intellectuelle au sein des milieux antifascistes, altermondialistes et gauchistes d’Europe !

Le sans-frontiérisme et la dictature antiraciste, héritiers « light » d’un communisme stalinien à l’agonie, donnent à cette Eglise nouvelle l’occasion de s’émanciper du continent européen pour tenir un rôle nouveau, mêlant morale progressiste et vertus chrétiennes, en espérant devenir le guide du monde moderne.

Orphelins, les Européens, devenus pour le plus grand nombre de simples consommateurs narcissiques, se retrouvent à présent, sans l’avoir vu venir, dans une situation délicate. Trahie par ses instances religieuses, abandonnée par ses politiques corrompus et vaniteux, l’Europe se retrouve, tel l’agneau pascal, offerte en sacrifice pour obtenir les faveurs des nouveaux censeurs mais aussi de l’Oncle Sam, devenu en peu de temps l’unique modèle du Vieux Continent, désarmé, sans volonté de résistance.

Vincent Revel

Hofer Affiche Heimat

Norbert Hofer (FPÖ) donné vainqueur de la présidentielle en Autriche

02/05/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Selon l’institut Gallup, Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est désormais le favori du second tour de l’élection présidentielle en Autriche. Un sondage publié le 30 avril le donne à 56 % des voix contre 44 % à son rival, le candidat écologiste Alexsander Van der Bellen. Le candidat du Parti de la liberté est en progression de six points par rapport à la précédente étude qui donnait les deux candidats à égalité.

Dans une interview à un journal dominical autrichien, Norbert Hofer estime pouvoir être élu avec 55 à 60 % des voix : « Je pense qu’un tiers des électeurs de [la candidate indépendante] Irmgard Griss vont se reporter sur moi, ainsi que des deux tiers de ceux qui ont voté pour [le candidat conservateur] Andreas Khol et jusqu’à la moitié des électeurs [du candidat social-démocrate] Rudolf Hundstorfer. » Norbert Hofer estime également que près de 50 000 électeurs du FPÖ ne sont pas allés voter dimanche dernier.

Le deuxième tour de l’élection présidentielle autrichienne aura lieu le 22 mai.

 

Drapeau Suède

Menace d’attentat en Suède à l’approche du concours de l’Eurovision

La police suédoise a confirmé mardi avoir reçu des informations sur l’existence de menaces concrètes à Stockholm à l’approche du concours de l’Eurovision qui se déroulera dans la capitale suédoise du 12 au 14 mai. Des menaces si concrètes que l’ambassade des Etats-Unis conseille officiellement aux citoyens américains d’éviter les attroupements de foule en Suède par crainte d’attentats.

D’après plusieurs médias suédois cités par l’agence Reuters et les sites Breitbart et The Local se, les services de sécurité du pays seraient à la recherche d’un groupe d’au moins six à huit terroristes de l’Etat islamique signalés par le renseignement irakien. Ces terroristes auraient quitté l’Irak en février 2015 et seraient arrivés en Suède via la Turquie en se faisant passer pour des réfugiés. Leur objectif serait d’organiser plusieurs attaques terroristes pour forcer la Suède à se retirer de la coalition internationale contre l’Etat islamique.

D’après la télévision publique norvégienne NRK, citée par Reuters, la famille royale norvégienne envisagerait d’annuler son voyage à Stockholm prévu ce week-end pour les célébrations de l’anniversaire du roi de Suède. Les festivités, qui doivent durer cinq jours, pourraient elles aussi être ciblées par le commando de terroristes islamiques déguisés en réfugiés. […]

Pour le directeur du renseignement national américain, James Clapper, le problème, c’est l’incompatibilité fondamentale entre la politique des frontières ouvertes de l’Europe et la sécurité des citoyens. Discutant lundi dernier avec des journalistes lors d’un petit-déjeuner organisé par le Christian Science Monitor, James Clapper, dont les propos ont été repris par le New York Times puis par de nombreux journaux anglo-saxons, a confirmé la présence de cellules terroristes clandestines de l’Etat islamique qui ont profité de la liberté de circulation pour s’infiltrer dans plusieurs pays européens. Outre la Suède, les cibles prochaines pourraient être la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8599 daté du 30 avril 2016

Horst Seehofer

La Bavière contre la suppression des visas pour les Turcs

A l’approche de la suppression des visas pour les près de 80 millions de citoyens turcs, le ministre président de Bavière exprime ouvertement ses inquiétudes. Selon des propos rapportés par le journal Die Welt, Horst Seehofer, qui est aussi président de la CSU, l’allié bavarois du parti CDU d’Angela Merkel, craint que la levée des visas ne conduise à importer en Allemagne les troubles internes de la Turquie. Car la Turquie poursuit ses dures répressions contre sa minorité kurde, et une partie des populations civiles bombardées par les forces d’Erdogan pourrait être tentée par l’émigration.

Seehofer a également critiqué l’annonce de l’accélération des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE car, a-t-il expliqué, cela fait croire à Ankara que l’Allemagne et les autres nations européennes veulent de la Turquie dans l’UE. « Nous, à la CSU, nous n’en voulons pas », a précisé le leader bavarois.

Dans ce contexte, les déclarations du ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski, la semaine dernière à Ankara, ont de quoi surprendre : « Nous voulons voir la Turquie dans un avenir proche comme membre de l’Union européenne », a annoncé le ministre, qui a aussi exprimé le soutien de son pays à la suppression des visas. Même s’il s’agit probablement pour la Pologne d’obtenir le soutien des Turcs et des Américains pour des bases militaires de l’OTAN en Europe centrale pour se protéger contre la Russie, on ne s’attendait pas à de telles déclarations de la part d’un pays qui s’oppose, avec le groupe de Visegrad, à l’immigration de masse et à l’islamisation de l’Europe.

Et ce d’autant plus que la Turquie est en train d’élaborer une nouvelle Constitution que le président du parlement d’Ankara a déclarée mardi vouloir être islamique et non plus laïque. « Nous sommes un pays musulman, c’est pourquoi il nous faut une constitution religieuse », a déclaré Ismail Khraman, de l’AKP, le parti du président Erdogan. Pour le secrétaire général de la CSU bavaroise, Andreas Scheuer, l’adoption par la Turquie d’une constitution islamique reviendra pour elle à claquer la porte de l’Europe. Espérons qu’il ne se trompe pas.

Olivier Bault

 Article paru dans Présent n° 8598 daté du 29 avril 2016

Filzmoos

Filzmoos, un village autrichien à l’heure de la présidentielle

Aux marches de l’État de Salzbourg, le plus prospère et le plus coquet de tout le pays, et de la Styrie qui jouxte la Slovénie et la Hongrie, le village de Filzmoos doit son essor au choix d’un paysan local d’y aménager en 1971 un hôtel de luxe dans sa vieille ferme du XVIe siècle. Depuis, les hôtels de charme s’y sont agglutinés pour faire de cette bourgade de 1 500 âmes, une élégante station de sports d’hiver comme de loisirs d’été, à destination avant tout des Allemands. Ils s’y sentent chez eux, climat et gastronomie en plus. Filzmoos abrite, entre autres, les prestigieux fourneaux de Johanna Maier, un des deux seuls chefs autrichiens doublement étoilés au Michelin.

La célébrité de Filzmoos est largement antérieure à la civilisation des loisirs. Les pèlerins viennent, de préférence à Pentecôte, visiter l’Enfant Jésus que, selon la légende, deux bergers découvrirent sculpté sur une souche en 1772. À Filzmoos, comme dans la Bavière voisine, on va à la messe le dimanche, les dames en Trachten, les hommes en Lederhosen. Sûrs et fiers de leur identité, les autochtones accueillent volontiers les étrangers, à commencer par la multitude de jeunes Tchèques, Slovènes, Slovaques qui constituent une bonne part de la main d’œuvre hôtelière. Il y avait même un Albanais parti ensuite ouvrir son propre établissement au pays.

Filzmoos ne dépare pas du reste de l’Autriche, qui abrite la plus forte proportion d’étrangers de toute l’Union européenne. Au regard de résultats électoraux commentés par des ignorants plus soucieux du qu’en-dira-t-on médiatique que de la vérité, on accuse aisément les Autrichiens de xénophobie. Il est pourtant possible qu’au vu d’une nouvelle catégorie de touristes, ce jugement finisse par se confondre avec une certaine réalité.

À quelques kilomètres de là, dans le village de Ramsau en Styrie, pullulent en effet des 4×4 Mercedes, BMW, Audi, Porsche, d’où descendent pour emprunter le téléphérique qui monte à 2 600 mètres au Dachstein, familles séoudiennes, qataries, bahreinies, koweitiennes, qui ont trouvé là un lieu de villégiature moins surveillé par la police islamique. La surveillance s’opère en famille à la façon dont on peut voir, furtif, le regard noir jeté par une matrone à son fils qui a osé, encore plus furtivement, approcher sa main de celle de son épouse. Les deux femmes entièrement voilées de noir évidemment.

À Filzmoos, le maire, Johann Sulzberger, agriculteur, est continuellement réélu à 90 % des voix depuis 1991. Lui-même membre du Parti populaire ÖVP, il ressemble à ses administrés qui, hors tourisme, sont agriculteurs, artisans, charpentiers, maçons, commerçants. Et votent ÖVP à plus de 60 % à toutes les élections. Dimanche dernier, pourtant, c’est le candidat du FPÖ, Norbert Hofer qui a récolté… 329 suffrages, soit 56 %, au premier tour de la présidentielle. Contrairement au reste de l’Autriche, c’est malgré tout le candidat ÖVP, Andreas Khol, qui arrive en deuxième position mais avec seulement 86 voix et moins de 15 %. La candidate indépendante, Irmgard Griss pointe à la troisième place avec 13 % des voix. En réalité, et évidemment aucun journaliste français ne le dit, Irmgard Griss, ancienne présidente de la Cour suprême, soutenue par le petit parti libéral Neos (Nouveau forum libéral d’Autriche), était à deux doigts d’obtenir l’investiture du FPÖ qui a préféré se tourner in fine vers Norbert Hofer. Pour l’anecdote, on retiendra la risible dernière place du candidat socialiste SPÖ, avec ses 18 voix et ses 3 %.

Ce sont évidemment 3 % de trop pour ces habitants qui n’en peuvent plus de la collaboration quasiment ininterrompue entre le SPÖ et l’ÖVP. Ils en peuvent d’autant moins que l’ÖVP est toujours le supplétif du SPÖ qui monopolise la chancellerie fédérale depuis 1970 à l’exception de la parenthèse du chancelier ÖVP Wolfgang Schüssel qui gouverna le pays avec le FPÖ de 2000 à 2007 au grand dam de Chirac à qui personne ne demandait rien. Voilà la première raison du vote FPÖ des électeurs traditionnels de l’ÖVP.

Cette présidentielle illustre aussi l’inanité des commentaires des ignares de tout poil, drogués aux poncifs de la gauche française, qui veulent à tout prix amalgamer Front national et FPÖ. Le FPÖ gouverne, en ce moment-même, pas au temps de Sissi et François-Joseph, l’État du Burgenland, au sud-est de Vienne, en coalition avec… les socialistes du SPÖ. Quant à l’échelon fédéral, Jacques Chirac faisait semblant d’oublier lors de ses vociférations de 1999/2000 que le FPÖ s’était allié avec l’ÖVP seulement après qu’il eut échoué dans ses négociations avec les socialistes. Socialistes avec qui il avait gouverné l’État fédéral sous la direction du chancelier Fred Sinowatz moins de quinze ans plus tôt, de 1983 à 1986.

Enfin, si comparaison il y aurait pu y avoir naguère entre le FPÖ qui, comme son nom l’indique, est un parti d’inspiration libérale, et le Front national, les deux partis n’ont plus rien de commun sur leurs objectifs de gouvernement. À ceci près que le FPÖ comme nos braves électeurs du Salzkammergut, n’ont pas le moindre désir que les matrones voilées qui fusillent leur fils du regard pour s’être approchés de leur femme, viennent y importer leurs accoutrements et leurs coutumes avant de leur interdire la consommation de la Bratwurst et du Speck.

Ces touristes d’un genre particulier ne sont évidemment pas les premiers coupables de la fureur des électeurs autrichiens. Il s’agit, bien évidemment, de la vague de migrants qu’en allemand on appelle littéralement les fuyards, die Flüchtlingen. À Filzmoos, comme dans tout le reste de l’Autriche, ce n’est pas seulement la politique autrichienne qui est en cause mais aussi celle du voisin allemand. Ici, il n’y a que trois chaînes de télévision, ÖRF1, 2 et 3, toutes publiques. Les téléspectateurs regardent donc tous les innombrables télévisions allemandes, à commencer par les chaînes bavaroises publiques et privées. Qu’il s’agisse de la grande coalition CDU-SPD qui est le négatif de l’inamovible SPÖ-ÖVP, des déclarations d’Angela Merkel souhaitant recevoir un million de fuyards, ou pire encore, de ses accommodements avec Erdogan, rien ne leur agrée. Et surtout pas ce dernier scandale : car à Filzmoos, on sait que Metternich avait affirmé que l’Orient commençait sur le Rennweg à Vienne. Eh bien ! qu’il ne s’en rapproche surtout pas !

Comme l’a remarqué un brave aubergiste du Salzkammergut, « notre gouvernement a pris une bonne leçon, j’espère qu’il en prendra une autre ». Eclairage intéressant quant à l’issue du second tour le 22 mai prochain.

Tarick Dali

Texte repris du blog de La Droite libre

Bastard

Une chanson de Bastard en anglais pour l’hymne des Bleus à l’Euro 2016 !

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : La Fédération française de football (FFF) et Carrefour, sponsor des Bleus, ont choisi le groupe électro-rock Skip the Use et son chanteur, Mat Bastard, pour interprète de l’hymne officiel des supporteurs des Bleus à l’Euro 2016, qui débute le 10 juin. Et tout cela est assez peu empreint d’identité nationale…

La chanson d’abord. Elle s’intitule « I was made for lovin’ you, my team » et on peut voir le clip ici seulement pour le moment, business oblige. Il s’agit d’une adaptation de « I was made for lovin’ you, babe », du groupe de hard rock américain Kiss.

Le chanteur. Comme son nom de scène ne l’indique pas, lui est d’origine rwando-japonaise ! Né en Belgique, il a été adopté par un couple de Français blancs. Et il chante donc en anglais.

Peu après les élections européennes de 2014, dans une interview au Journal de Saône-et-Loire, Bastard avait déclaré :

« Certains qui ont voté pour le Front national ne savent pas vraiment pour quoi ils ont voté. Ils n’ont pas connu les rafles par des skinheads, les Beurs balancés à la flotte pendant les manifs. »

Mat Bastard habite à Ronchin, à côté de Lille. Le Nord, c’est sympa. Il l’a dit chez Ruquier :

« A Roubaix, on parle français, swahili, arabe, ch’timi, c’est cosmopolite. »

Limite on est soulagés que l’hymne des Bleus ne soit pas en swahili…

Hofer Affiche Heimat

Hofer en tête en Autriche : un vote identitaire contre l’invasion migratoire

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Si Norbert Hofer (FPÖ) est arrivé largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, c’est que l’invasion migratoire est la préoccupation principale des Autrichiens. C’est ce qu’explique l’hebdomadaire Minute dans une longue analyse du scrutin, qui montre également les limites de la comparaison entre le FPÖ et le Front national et mérite d’être lue dans son intégralité. Nous n’en publions ici que ce bref extrait.

En 2015, un million de migrants sont passés par là !

« Pourquoi les Autrichiens ont-ils été plus d’un tiers à voter soudain pour le candidat du FPÖ ? En termes politologiques, quel a été le déterminant de leur vote ? Pas l’Union européenne. Encore moins la crise économique dans un pays où les effets de la crise sont amortis et où le taux de chômage (lorsqu’il est calculé sur les mêmes bases dans toute l’Union européenne), s’élève à 5,8 %, soit moitié moins qu’en France et 3e meilleur taux de toute l’UE, où le chômage (calculé par Eurostat en février 2016) va de 4,5 % en Allemagne à 24,5 % en Grèce.

« Plus d’un tiers des Autrichiens – et encore plus parmi les jeunes électeurs, dans un pays où l’on peut voter à partir de 16 ans – a voté pour le candidat du Parti de la liberté pour la raison principale que l’Autriche a accueilli, l’an dernier, 90 000 migrants, ce qui, vu de France, peut paraître raisonnable, mais qui n’est pas considéré comme tel dans un pays de 8,5 millions d’habitants – qui, en prime, a vu transiter l’an dernier un million de migrants !

« C’est ce qu’exprimait le 20 avril, à quatre jours du scrutin, le jeune ministre conservateur de l’Intégration et des Affaires européennes – il n’a pas trente ans – Sebastian Kurz dans les colonnes du quotidien italien Il Messaggero, dans le but de faire comprendre l’urgence de contrôler sérieusement les passages aux frontières extérieures de l’Union : “L’Autriche a accueilli 90 000 migrants l’année dernière, plus de 1 % de la population. Ce qui, rapporté à la population de l’Italie, signifierait plus de 600 000 personnes…“

Un scrutin clairement axé sur l’immigration

Minute 27 avril 2016 Couv« Comme le relève Le Monde en des termes choisis, le scrutin a eu lieu “dans le contexte orageux de l’arrivée des migrants“ : “Le président sortant SPÖ, Heinz Fischer, n’a sans doute pas servi son camp, en affirmant que le nombre des demandes d’asile déposées en Autriche en 2015 “avait dépassé celui des naissances“, alimentant la peur de la population, face à des flux que la politique du gouvernement semble incapable de maîtriser, faute de consensus européen.“ Etrange aveu, de la part du Monde, que certaines informations devraient être cachées lorsqu’un scrutin important est en vue… […]

« Si le FPÖ est passé de 20,1 % aux dernières élections législatives, en 2013, à 36,4 % au premier tour de la présidentielle deux ans et demi plus tard, c’est que Norbert Hofer et le FPÖ ont fait campagne sur la question de l’immigration. Un sondage réalisé l’an dernier à la sortie des urnes dans une région du nord du pays est particulièrement éclairant. A la question : “Quels sont les sujets dont vous avez particulièrement discuté avant d’aller voter ?“, 85 % des électeurs du FPÖ ont déclaré avoir parlé “des réfugiés et des demandeurs d’asile“, et le sujet arrivait en tête chez tous les électeurs de tous les partis. Avant l’insécurité. Avant le pouvoir d’achat. Avant même la santé, sujet pourtant majeur dans les conversations. »

Juncker

Le tardif mea culpa de Jean-Claude Juncker sur l’Union européenne

Finalement, Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, fait son mea culpa. Devant le Conseil de l’Europe, il a expliqué que la défiance des peuples à l’égard de l’Union européenne tient au fait qu’elle souffre d’un « vice de construction. » Bigre ! Ce n’est pas rien, un tel vice ! Cela fait une vingtaine d’années que Juncker gravite à des postes divers dans la machine bruxelloise et ce n’est que maintenant qu’il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’hostilité des citoyens dont chaque scrutin témoigne qui conduit à ce mea culpa, mais il arrive comme les carabiniers, le mal est fait et ce ne sont pas ceux qui ont conduit l’Europe à la faillite, tel le président de la Commission, qui peuvent l’en sortir.

Quel est le vice ? « Nous interférons dans trop de domaines de la vie privée, nous ne respectons pas assez le principe de subsidiarité », confesse Jean-Claude Juncker. Excusez du peu ! Car, enfin, le principe de subsidiarité figure en préambule de tous les traités européens et ce n’est qu’à cette condition que les Etats ont accepté d’abandonner une part de leur souveraineté. Voilà qu’on nous dit que les eurocrates se sont assis dessus ! Et Juncker prend conscience maintenant de ce que l’homme de la rue constate avec colère tous les jours : Bruxelles se mêle de ce qui ne la regarde pas et témoigne de son impuissance pour ce qui en relève. Imbattables pour pondre des directives kilométriques sur le calibre des olives et la courbure optimale des cornichons, nos européistes, en revanche, sont incapables de protéger les frontières de l’Union.

Ce que Juncker appelle le « désamour des citoyens européens pour le projet européen » ce n’est pas seulement ce qu’il reconnaît, c’est d’abord l’infidélité de l’Europe à ses promesses, celles de la droite libérale comme de la gauche socialiste, sacrifiant toutes deux au « projet européen ». Relisons aujourd’hui les engagements d’hier. Florilège. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »  Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Le mea culpa de Juncker est non seulement tardif mais timide eu égard au gouffre qui sépare le mythe exalté par les politiques et la réalité subie par les peuples. Mais Juncker,au moment où il semble en prendre conscience, accentue ce gouffre, et gravement. Car il lance aussi : « Non aux attaques stupides contre l’islam qui fait partie du paysage européen. Ceux qui viennent de loin nous apportent leurs talents, leurs énergies, leurs savoirs, tout ce dont nous avons besoin dans l’Europe du XXIe siècle. » Qu’ils demandent donc aux centaines de femmes violées en Allemagne et ailleurs ce qu’elles pensent des « talents et énergies » de « ceux qui viennent de loin » !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8596 daté du 27 avril 2016

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TAFTA : les opposants donnent de la voix !

26/04/2016 – EUROPE (NOVOpress)
TTIP, TAFTA ou PTCI pour Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement. Impossible de ne pas avoir entendu parler de ce projet de « grand marché transatlantique » en négociation depuis 2013 entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Un projet qui suscite de plus en plus de levées de boucliers au sein de la société civile. Une manifestation organisée samedi dernier à Hanovre, en Allemagne, illustre bien la crainte grandissante des citoyens, partagée maintenant des deux côtés de l’Atlantique.

Seuls 17 % des Allemands et 15 % des Américains pensent aujourd’hui que ce sera une bonne chose, contre 50 % en 2014, selon un sondage de la fondation Bertelsmann.

Le Front national est également opposé à ce projet de Traité transatlantique. Voici un extrait du communiqué de presse publié le 25 avril :

Un an après le lancement de la campagne anti-TAFTA par le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse avec l’appui de Marine Le Pen, le débat autour de la prochaine ratification de ce traité émerge enfin dans notre pays.
Affirmant un jour, le 11 février 2014 exactement, au sujet des négociations autour du traité transatlantique « qu’aller vite n’est pas un problème, c’est une solution », puis le 14 avril dernier que « s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger […], je ne l’accepterai pas », François Hollande doit clarifier auprès des Français sa position.
Le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse renouvellent leur opposition entière à la signature et à la ratification du TAFTA, et à ce danger réel qui menace nos agriculteurs, nos producteurs, notre santé, et notre environnement. De prochaines actions et conférences publiques seront menées dans ce sens.


Strache Hofer

Le Front national salue la large victoire du candidat du FPÖ en Autriche

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien », s’est réjouie Marine Le Pen, après que Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est arrivé largement en tête de l’élection présidentielle en Autriche. Selon les estimations, Norbert Hofer, qui était crédité de 18 à 22 % des suffrages par les sondages, a obtenu 35,5 % des voix ! Il affrontera au second tour de cette élection présidentielle au suffrage universel direct, comme en France (il est prévu pour le 22 mai seulement), l’écologiste Alexander Van der Bellen, arrivé loin derrière avec 21 %. Comme en France, seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour.

Autre coup de tonnerre : les candidats des deux partis se partageant le pouvoir depuis l’après-guerre, le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec seulement 11 % des voix chacun. C’est la candidate indépendante Irmgard Griss qui se classe troisième avec 19 % des suffrages.

Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est l’allié du Front national au Parlement européen au sein du groupe ENL, Europe des nations et des libertés.

 

 

AFD Affiche hommes femmes

Allemagne : pourquoi les agressions sexuelles de Cologne vont se reproduire

24/04/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Les agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne risquent de se reproduire. Tel est le message de cette affiche d’Alternative für Deutschland, qui alerte les Allemands – et particulièrement les Allemandes – sur le profond déséquilibre démographique qui est en train de toucher l’Allemagne.

Les images le montraient, les chiffres le confirment : plus de sept migrants sur dix sont des hommes adultes, pour la plupart jeunes. Femmes et enfants des deux sexes ne représentent que 28 % du contingent. Dans la classe d’âge des 18-35 ans, le pourcentage de migrant de sexe masculin s’élève même à 80 % ! Au total, sur le 1,1 million de migrants arrivés en Allemagne en 2015, ce sont environ 800 000 hommes qui se sont installés dans le pays.

Conséquence immédiate : sur l’ensemble de la population résidant en Allemagne (les Allemands augmentés des étrangers résidant dans le pays), il y a désormais 20 % d’hommes de plus que de femmes dans la classe d’âge des 18-35 ans. Or, explique l’AFD, « la majorité des hommes viennent nous viennent de pays et de cultures dans lesquelles ils grandissent avec une image masculine patriarcale ». Le message est clair : Mesdames, la folle politique d’accueil d’Angela Merkel vous met en danger…