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La Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne

23/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Négociations entre la Grèce et les créanciers : la Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne, selon le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Les négociations marathon entre la Grèce et ses créanciers pourraient enfin déboucher sur un accord… ou pas. Le gouvernement Tsipras négocie pour obtenir les 7,2 milliards d’euros d’une tranche d’aide bloquée neuf mois par ses créanciers internationaux, l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International.
Le gouvernement grec a fait sa part pour arriver à un compromis sur sa dette, et c’est à « l’Europe de faire la sienne », a déclaré samedi le Premier ministre grec.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite d’une période douloureuse et difficile », a expliqué M. Tsipras au comité central de son parti, Syriza. Néanmoins, a considéré le Premier ministre grec, « nous avons fait ce que nous avions à faire, c’est maintenant au tour de l’Europe ».
Il a toutefois accusé

Certains représentants des créanciers de profiter de l’asphyxie de liquidités dont souffre la Grèce pour renverser l’accord du 20 février.

Le gouvernement grec ne « répondra pas à des demandes irrationnelles » et « n’acceptera pas de directives humiliantes » a averti Alexis Tsipras. Il a précisé devant les cadres son parti que
« Nous ne discuterons pas d’une dérégulation majeure du système salarial. Nous n’accepterons pas une nouvelle réduction des retraites »,
De leur côté, les créanciers européens semblent moins optimistes. Après la rencontre vendredi à Riga entre le Premier ministre grec, François Hollande et Angela Merkel, cette dernière insisté sur le fait que « beaucoup reste à faire » et « qu’il faut travailler très, très intensivement ».
La France, par la voix de son ministre des Finances, Michel Sapin, joue la dramatisation ou la menace à peine voilée :

Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

23/05/215 – PARIS (NOVOpress) - Cet après-midi à Paris, le mouvement de jeunesse Génération identitaire a occupé le bâtiment de la représentation en France de la Commission européenne, à Paris, boulevard Saint Germain. Une banderole a été déployée sur le balcon principal du bâtiment, juste devant l’Assemblée nationale, avec le slogan “L’émigration tue l’Afrique, l’immigration tue l’Europe”.


Dans son communiqué officiel publié sur Facebook, Génération identitaire déclare que “(…) la passivité dans la lutte contre l’immigration clandestine, l’accueil systématique des bateaux de clandestins, la folle politique des quotas par pays, ne font que renforcer le fantasme d’un eldorado européen qui n’existe pas. Les candidats à l’émigration se font donc toujours plus nombreux, pour le plus grand bonheur des passeurs, milices et mafias dont nos dirigeants se font finalement les complices. Les morts en Méditerranée sont aussi la conséquence de cette politique. (…)”

Pour suivre l’événement en direct, rendez-vous sur Twitter avec le hashtag #OccupUE : https://twitter.com/hashtag/occupue?f=realtime&src=hash

L'Union européenne : la prison des peuples européens - Par Michel Geoffroy

Certains pays européens veulent accentuer le propagandisme des médias de propagande

23/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Les ministres de la culture et de l’éducation des 28 Etats membres de l’Union européenne se sont réunis cette semaine à Bruxelles. Leurs échanges ont entre autres porté sur la politique audiovisuelle européenne dans le contexte géopolitique actuel. Ce thème est cher à la Lettonie, qui préside ce semestre le Conseil de l’UE, et à la France.

Derrière l’expression de politique audiovisuelle, il s’agit en réalité d’organiser la propagande européenne, notamment contre la Russie

La Lettonie et d’autres pays russophobes souhaitent répliquer à la vision russe de l’actualité internationale. En effet, la télévision russe est diffusée dans l’ensemble des pays baltes, dont une partie importante de la population est russophone. Dans ces conditions, il devient difficile aux médias de propagande occidentaux de défendre leur vision biaisée et partisane des événements.

Certains pays européens souhaitent durcir la réglementation audiovisuelle, pour interdire aux chaînes russes d’émettre dans l’Union européenne…

Le journal « Correspondance de Presse » fait état d’un document préparatoire à la réunion du Conseil. Ce document suggère de modifier la directive « Services de médias audiovisuels » dans deux directions : premièrement, exclure les chaînes des pays tiers du champ d’application de la directive européenne, de manière à pouvoir leur interdire d’émettre. Deuxièmement, créer une procédure d’urgence pour suspendre l’émission de chaînes européennes en cas d’impératif d’ordre public.

Un arsenal idéal pour museler les médias alternatifs

Mais il n’y a pas de consensus total entre Etats membres sur cette politique anti russe. Le communiqué de presse du Conseil fait d’ailleurs état d’un simple échange de vue sur la nécessité de prévenir la radicalisation des jeunes et de promouvoir les valeurs communes de liberté, de tolérance et de non discrimination.

En revanche, les pays russophobes veulent aussi porter le fer médiatique en Russie même !

La fondation « European Endowment for Democracy » conduit actuellement une étude en vue de créer une chaîne de télévision occidentale en Russie, de manière à y relayer la propagande anti russe. Cette fondation a été fondée, en 2012 à l’initiative de la Pologne — et probablement des services américains. Elle est soutenue par 15 Etats membres de l’UE sur 28 — mais à ce stade pas par la France.

The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife

Des djihadistes pourraient se cacher parmi les clandestins, selon l’Otan

20/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Des « terroristes » et djihadistes pourraient se mêler aux clandestins qui traversent la Méditerranée, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’avertissement est clair : Jens Stoltenberg prend au sérieux la menace proférée par l’État Islamique en Libye d’envoyer des flots de clandestins sur les cotes européennes, parmi lesquels seraient infiltrés des djihadistes. Il faut dire que la première partie de la menace de l’EI, en cours d’exécution sous nos yeux, donne du poids à la seconde.
Le secrétaire général de l’OTAN a ainsi averti les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 à Bruxelles lors d’une réunion consacrée à la mise sur pied d’une opération navale européenne pour contrer l’action des passeurs de migrants en Méditerranée.

L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants

Une mise en garde qui va à l’encontre du discours larmoyant de l’UE sur le drame des « migrants » (drame par ailleurs bien réel), forcément tous de pauvres réfugiés qu’il convient de répartir dans les pays de l’Union, en fonction de quotas. C’est donc sans surprise que le chef du groupe des socialistes et démocrates (S & D) au Parlement européen, Gianni Pittella, a écarté l’avertissement d’un revers de la main, arguant qu’

Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants.

Argument spécieux s’il en est, la nature même du terroriste étant de ne pas déclarer ou rendre évidentes ses intentions. Au vu des moyens de Frontex et des polices italiennes, grecques, espagnoles ou maltaises face au flot de clandestins, on imagine mal que les autorités puissent mener une enquête approfondie sur chaque personne débarquée en Europe. Cela doit se limiter à peu près à la question rituelle des douaniers américains à l’entrée de leur pays « Do you have anything illegal to declare ? » (Avez-vous quelque chose d’illégal à déclarer ?)

menaces Etat islamique à Rome

Des partisans de l’EI brandissent des panneaux menaçants dans des lieux publics à Rome

Par ailleurs, l’l’État Islamique lui-même fait tout pour accréditer la thèse des combattants infiltrés. Guerre psychologique rustique ou réelle menace, des partisans de l’EI ont récemment posté des photos sur les réseaux sociaux montrant qu’ils étaient déjà en Europe, notamment en Italie.

l’État Islamique est à Rome, en train d’identifier ses cibles, en attendant l’heure zéro

Il serait préférable de laisser vos enfants à la maison

Clament en Arabe les pancartes brandies devant le Colisée de Rome ou dans des lieux publics tels que des gares et des expositions. Là encore, le modus operandi de l’EI, qui annonce toujours la couleur, donne du poids à la menace. Rappelons que les djihadistes avaient déclaré dans une vidéo montrant les exécutions de 21 Coptes égyptiens « Vous nous avez vus sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye », avertissant ainsi qu’ils arrivaient.
Quand M. Pittella ajoute, à propos du risque de djihadistes dissimulés parmi les clandestins qu’

Il est improbable que des terroristes soient prêts à risquer la mort par noyade ou d’être identifiés

se rend-il compte qu’il parle de personnes pour qui la mort par « martyr » est une bénédiction qui leur garantit l’accès au paradis ?
Une réaction en tout cas symptomatique de l’aveuglement mêlé de mauvaise foi de la plupart de nos dirigeants face au péril islamiste.

Crédit photo : UNHCR Photo Unit, A. Rodriguez, via Flickr (CC) = Les garde-côtes espagnols interceptent un bateau de pêche transportant des clandestins africains au large de l’île de Tenerife


 

Marine Le Pen : "Il faut supprimer le droit du sol"

Immigration : Marine Le Pen tacle Valls et Sarkozy

17/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Marine Le Pen renvoie dos à dos Valls et Sarkozy, tous deux accusés d’être immigrationnistes en raison de leur européisme

Dans un communiqué publié ce dimanche, Marine Le Pen a affirmé que « derrière leur agitation médiatique, Valls et Sarkozy sont soumis à la politique d’immigration massive » de l’Union Européenne, qui est favorable à l’instauration de quotas de migrants dans les pays membres.

« En étant intégralement soumis à l’Union européenne comme l’UMP et le PS le sont, ils ne peuvent que s’aplatir devant les ordres venus de Bruxelles. Manuel Valls reste dans le flou, évoquant une répartition plus équitable des étrangers qui déferlent sur les côtes de l’Europe, et donc un nouvel alourdissement de la charge migratoire qui pèse déjà de tout son poids sur la France », ajoute-t-elle.

Mme Le Pen affirme refuser « catégoriquement toute idée de quotas de migrants et demande aux autorités françaises d’agir maintenant en toute urgence, pour faire face à la déferlante migratoire : restauration immédiate de nos frontières nationales, reconduite systématique des bateaux de migrants vers les ports d’origine, gel de la politique de l’asile totalement encombrée, suppression des aides sociales destinées aux demandeurs d’asile et aux clandestins pour les dissuader de venir, reconduite à la frontière des clandestins déjà arrivés en France ».

Boat people à Aberdeen

Réponses à l’immigration : Entre utopie européenne et réalisme malaisien

16/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)

Face à l’immigration, toujours plus importante : que faire ?
Face à l’arrivée croissante de migrants par la Méditerranée, au sort connu par les naufragés, la Commission européenne a présenté ce mercredi sa stratégie en matière de politique migratoire : installation et intégration des migrants, lutte contre les passeurs et quotas, font partie des mesures débattues mercredi dernier. Le cap à tenir tient dans ces mots du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini : « pas un seul réfugié ou migrant intercepté en mer ne sera renvoyé contre son gré ».
Du coup, l’idée se fait jour de répartir les migrants par quotas obligatoires au sein des pays membres ; cette initiative ne fait pas l’unanimité.

Quels pays s’opposent à ces projets ?
La Grande Bretagne d’abord. La ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a même estimé dans une tribune publiée mercredi par le Times que les migrants qui traversent la Méditerranée pour tenter de rejoindre l’Europe devraient être renvoyés.
La Hongrie aussi se montre très hostile. Viktor Orban a déclaré le 8 mai : « L’idée européenne selon laquelle on peut laisser des réfugiés pénétrer dans son pays pour ensuite les redistribuer dans d’autres États membres n’est pas équitable, elle est folle ».

La France et l’Allemagne au contraire seraient favorables à l’instauration de tels quotas
Quotas qui, établis sur des critères de population, PIB, et taux de chômage, feraient de ces deux nations les plus gros pays d’accueil européens. Et pourtant en France, on se plaint que rien n’est vraiment prévu pour l’accueil et l’intégration de ces personnes : « Les lieux d’hébergement gérés par le SAMU social sont complètement saturés, près de 70 % des migrants doivent passer la nuit dehors. Dans ces conditions, la réponse globale des autorités est insuffisante », déclare le responsable français de l’ONG Médecins du Monde.
Pendant ce temps, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, affirme que l’Europe, qui compte 24 millions de chômeurs officiels, a besoin de cette main d’œuvre immigrée.

En Asie du Sud Est, face à l’afflux de migrants illégaux, des pays décident avec fermeté de fermer leurs frontières
La Malaisie, pays relativement prospère, à dominante musulmane, a averti mercredi qu’à l’instar de l’Indonésie et de la Thaïlande, elle n’accueillerait pas les clandestins, mais qu’elle repousserait vers le large les bateaux entrant dans ses eaux territoriales, sauf risque imminent de naufrage. Ces migrants, bangladais ou birmans, arrivent de plus en plus nombreux, sur des bateaux guidés par des passeurs.
L’amiral Tan Kok Kwee a déclaré à l’AFP : « La politique a toujours été de les escorter en dehors des eaux territoriales, après leur avoir donné les provisions nécessaires ».

(small>Crédit photo : shankar s via Flickr (CC) = boat people a Aberdeen (Hong-Kong)

Chard. Présent 8355

Europe, ville ouverte (Présent 8355)

15/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)

« Pas un seul réfugié ou migrant intercepté en mer ne sera renvoyé contre son gré » : ainsi a répondu le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Federica Mogherini, au gouvernement britannique qui demandait que les clandestins sauvés des eaux soient renvoyés chez eux. On croit rêver !
Voilà un homme, qui a dû régler une somme colossale à des passeurs, toute sa famille s’étant cotisée pour le lui permettre, qui a risqué mille morts et souffert dans un rafiot où il a erré, maltraité, affamé, mais le voilà, enfin, sur les terres européennes. Et là, il est interrogé par un agent qui applique les consignes de Mme Mogherini qui lui dit : « Nous pourrions vous expulser, et même nous le devrions, sauf si vous vous y opposez. Alors que préférez-vous ? Retourner dans votre pays misérable ou être accueilli dans un des vingt-huit États de l’Union, où vous serez soigné, logé, nourri, doté d’un pécule mensuel (514 euros en France), peu après, vous pourrez faire venir votre famille et si vous êtes en France, au bout de cinq ans vous pourrez tous devenir Français ? »

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Combien de « migrants » ou de « réfugiés » – jamais de clandestins – espère Federica Mogherini, vont-ils répondre : « Merci beaucoup, mais, finalement, tout bien réfléchi, le climat européen, un peu trop frisquet ne me convient pas, je préfère retourner au Mali à vos frais » ? Poser la question, c’est y répondre ! Est-ce angélisme ou cynisme pour dissimuler par une fausse compassion un scandaleux libéralisme qui déclare l’Europe ville ouverte aux clandestins ?

Songeons à l’injustice que constitue cette lâche politique à l’égard des étrangers, en Afrique ou ailleurs, qui, eux aussi, rêvent d’Europe, mais qui essaient d’y accéder par des voies légales en demandant leur visa, parfois pendant des années, sans grand succès. Ils voient que ceux qui violent nos lois reçoivent une prime à la délinquance en étant accueillis après avoir forcé nos frontières. Comment ne seraient-ils pas encouragés à les imiter ?
Installer dans les pays de l’Union ces individus interceptés sur les côtes italiennes, ce n’est qu’une « réponse » de Bruxelles au grand débarquement, l’autre devait être militaire, en frappant « à la source », là d’où partent les bateaux.
Mais il y faut le feu vert de l’ONU. L’Union, en défendant sa résolution, envisageait des « moyens amphibies » et des Forces spéciales en vue « de la destruction aérienne, terrestre et maritime » d’objectifs sur le sol libyen, donc un débarquement. Or, la même Federica Mogherini, mercredi, angélique, mais aussi pacifiste, a reculé d’un grand pas en déclarant : « Ce que nous préparons est une opération navale, destinée à perturber le modèle économique, des trafiquants. Il n’y aura pas de troupes européennes sur le sol libyen. » Alors qu’il s’agissait, à l’origine, d’anéantir l’infrastructure des passeurs, voire ces derniers eux-mêmes, on va maintenant seulement « perturber » leur « modèle économique ». Et pourquoi pas, Mme Mogherini, pour « perturber » leur modèle financier envoyer à la place des soldats un commando d’huissiers pour procéder à une saisie-arrêt sur leur compte en banque ? Les trafiquants d’êtres humains ont donc de beaux jours devant eux. L’installation annoncée et inconditionnelle dans les pays de l’Union va relancer le marché et avec lui, hélas, la mort de milliers de pauvres hères, dont le ministre des Affaires étrangères de l’Union portera aussi la responsabilité, comme les chefs de gouvernement qui lui ont abandonné une part du destin de l’Europe.

Guy Rouvrais

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Source : REALPOLITIK.TV - Analyse géopolitique d’Alexis Gilles Troude, spécialiste du monde balkanique, auteur d’un Balkans : un éclatement programmé, paru chez Xenia éditions en 2012.

L’Europe du sud-est ne fait guère l’actualité, mai connaît toujours de fortes turbulences. Elle est est devenue une véritable tête de pont des États-Unis dans son système de redéploiement de ses effectifs militaires vers le Moyen-Orient et l’Eurasie. C’est le lieu d’une forte confrontation entre les États-Unis, qui accentuent leur pression politique et culturelle sur les élites locales, qui ouvrent des bases dans la région, et de nouveaux acteurs. Dans ce jeu entre un occident fortement influencé par les États-Unis, et un Orient plus multipolaire, avec ces acteurs que sont la Russie, l’Iran, ou la Chine, nous avons une région qui subit de plus en plus des influences extérieures.

Les États-Unis ont bombardé à plusieurs reprises cette région. Ils ont depuis profité de l’absence politique de l’Union européenne pour ouvrir un certain nombre de bases militaires. Quand on regarde la carte de cette région, il est sidérant de voir à quel point l’intégration euro-atlantique a signifié pour les peuples balkaniques une très forte implantation de bases militaires américaines : une base en Bosnie-Herzégovine, une base au Kosovo, quatre bases en Roumanie, dont deux sur le littoral de la mer Noire, une base en Bulgarie.

À propos de l’auteur
Alexis Troude. Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

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Comment TAFTA subordonne la démocratie aux intérêts marchands

15/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les négociations du traité transatlantiques sont menées à huis clos. Quand on prend connaissance des quelques fuites qui s’en échappent, on comprend pourquoi. Un document de travail explique comment le traité soumettrait les législations nationales aux intérêts privés.

Le mot de Novlangue pour « soumission des législations nationales aux intérêts privés » est « coopération réglementaire ». Un des points d’achoppement des négociations en cours entre représentants des États, des entreprises et de la société civile.
Ces derniers ont déjà retoqué le projet de texte à plusieurs reprises, mais leur poids dans la négociation est très faible.

C’est une insulte aux citoyens, aux politiciens élus et à la démocratie elle-même, fulmine Max Bank de Lobby Control.

La proposition d’« échanges réglementaires » forcera les lois rédigées par des politiciens élus démocratiquement à passer par un processus de validation, non seulement à Bruxelles et à Washington DC, mais aussi dans les 78 États parties prenantes. Objectif : mettre en conformité les lois avec les intérêts économiques des grandes entreprises. Le tout sera piloté par l’Organe de Coopération Réglementaire, composé de technocrates non élus.
Ce contrôle pourrait avoir lieu durant tout le processus d’adoption d’une loi, de sa rédaction initiale à son vote final, transformant la moindre décision législative en usine à gaz bureaucratique. Mieux, il pourrait aussi intervenir pour remettre en cause des textes existants.

La proposition de la Commission introduit un système qui met en danger chaque nouvelle réglementation protégeant l’environnement, la santé et les travailleurs aux niveaux européens et des États membres. s’inquiète Paul de Clerck des Amis de la Terre Europe.

En dernière instance, tout processus législatif serait donc subordonné aux intérêts privés des grandes entreprises des deux côtés de l’Atlantique… enfin, encore plus qu’à l’heure actuelle. espérons

Crédit photo : Metronews via Flickr (CC), modifié par NOVOpress


Nouveau drame de l’immigrationnisme : 155 clandestins de plus sur le sol européen de Lampedusa

Immigration : le Vatican pourrait émettre des visas afin de permettre aux réfugiés de rentrer en Europe

11/05/2015 – MONDE (NOVOpress)

Le Vatican veut examiner la proposition de certains prêtres d’émettre aux réfugiés des visas pour entrer légalement en Europe. L’église veut faire tout dans son pouvoir pour contribuer à une solution du problème des réfugiés. Cependant, il est difficile de réaliser cette idée, a déclaré samedi dans une interview à Radio Vatican le président du Conseil des Migrants pontifical, le cardinal Antonio Maria Vegliò.
L’annonce en a été faite sur la version allemande de radio vaticana.

James Cameron

L’Europe rappelle a Cameron qu’elle est anti-démocratique

10/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au lendemain de la victoire des conservateurs aux législatives Britanniques, Hollande « rappelle » à Cameron qu’il y a des « règles en Europe ».

Premier ministre britannique a réaffirmé sa volonté d’organiser un référendum pour ou contre la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne d’ici à 2017. Une volonté démocratique inacceptable pour les européistes, qui a aussitôt suscité la réaction du président français.
Diplomatiquement, François Hollande a parlé de « concertation » et de « dialogue ». De son côté, La Commission Européenne a quand à elle immédiatement avertit la Grande-Bretagne que « Les quatre libertés fondamentales », à savoir libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services, « ne sont pas négociables, car elles sont l’essence de l’Union européenne ». Des rappels à l’ordre qui évoquent celui de Junkers à l’encontre de la Grèce :

Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens

Cela se confirme, la seule évocation d’un appel au peuple rend aussitôt nerveux nos chers eurocrates…


Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Pour clarifier ce que j’entends par bobo, je vais reprendre la définition qu’Alain Finkielkraut nous donne dans son ouvrage L’identité malheureuse. Le bobo, « nouveau type humain », est né avec Mai 68. « Comme son nom l’indique, celui-ci n’est pas né de rien, mais du croisement entre l’aspiration bourgeoise à une vie confortable et l’abandon bohème des exigences du devoir pour les élans du désir, de la durée pour l’intensité, des tenues et des postures rigides, enfin, pour une déconstruction ostentatoire. Le bobo veut jouer sur deux tableaux : être pleinement adulte et prolonger son adolescence à n’en plus finir. »

Ce qui veut dire que le bobo se croit être cool, attaché au camp des gentils puisque partisan sans condition du multiculturalisme et progressiste jusqu’au bout des ongles. De ce fait, il est plus que prévisible car il se veut non conformiste alors qu’en réalité son discours et son attitude correspondent à la pensée unique. Il est dans l’air du temps tout en se voulant rebelle. Il déteste plus que tout l’histoire de son peuple. Son péché mignon ultime est de se définir citoyen du monde. C’est un adepte du sans-frontiérisme, souvent proche du sans-papiérisme.

Comme le dit Régis Debray dans son Eloge des frontières, il adhère sans restriction à « une idée bête qui enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. » Ces dernières sont devenues à sa vue un blocage insupportable au grand melting-pot et aux échanges de marchandises, de capitaux et de personnes soi-disant librement consentis. Paradoxalement, le bobo, malgré son militantisme pour le droit à la différence, vit pour une globalisation uniformisante. L’exotisme est pour lui un exutoire car c’est un grand sentimental dans une version télé-réalité pour les riches.

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Des sauvetages de clandestins pour une invasion accélérée de l’Europe

06/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Encore un sauvetage d’immigrés clandestins, qui seront amenés en Europe et non renvoyés en Afrique. Les migrants le savent bien et certains vont jusqu’à choisir par quelle marine ils seront secourus.

Voici les images d’un sauvetage d’immigrés clandestins. Des bouées ainsi qu’une échelle de corde sont envoyées depuis le navire, le Zeran. Cette opération de sauvetage aurait été menée dimanche entre la Libye et la Sicile. Les clandestins ne seront bien évidemment pas renvoyés vers l’Afrique, mais débarqueront ensuite sur le sol européen. L’augmentation récente des budgets des opérations de « surveillance des côtes » menées par Frontex crée un véritable appel d’air pour les immigrés clandestins, qui savent qu’ils ont toutes les chances d’être secourus et menés à destination. Cela avait d’ailleurs été le cas pour l’opération de sauvetage des naufragés Mare Nostrum de la Marine italienne.

Comment s’étonner alors que les candidats au départ vers l’Europe soient chaque jour plus nombreux ? Mieux, ils deviennent exigeants avec les sauveteurs. Ainsi, le Times of Malta, principal média de l’île de Malte, rapporte que le 4 mai, une embarcation de clandestins avait refusé l’assistance d’une vedette maltaise au motif qu’il est plus difficile pour les clandestins de rejoindre l’Europe du Nord depuis l’île que depuis l’Italie.À ce rythme, l’Europe aura plus vite fait d’affréter directement des ferries entre la Libye et l’Italie…

Crédit photo : Capture d’écran du reportage d’Euronews du 05/05/15 sur le sauvetage d’un canot de migrants


 

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Pour Nigel Farage : le système européen permet l'immigration massive

Face à la submersion migratoire de l’Europe, Nigel Farage veut s’inspirer de l’exemple australien

05/05/2015 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress)
Il bat la campagne, à la pêche aux voix. Celui qui mène un combat contre l’immigration sait la tâche ardue, mode de scrutin oblige. Pourtant, Nigel Farage, 51 ans, leader du UKIP, UK independance party depuis 2006 a fait passer son parti de perturbateur anecdotique à une force politique qui compte et qui fait de plus en plus d’adeptes.

face à la submersion migratoire de l’Europe, le message de Nigel Farage est clair :

Nous ferons campagne pour que ce pays ait un système de points, à la façon australienne, afin de décider de qui peut s’installer dans notre pays


La GPA bientôt légalisée en Belgique

Belgique : ouverture d’un débat législatif sur la GPA

04/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La GPA bientôt légalisée en Belgique ?

Jusqu’à présent toléré, la Belgique souhaiterait maintenant légaliser le principe des mères porteuses. Deux phases seraient alors mises en place. Dans un premier temps, l’abandon de l’enfant et en conséquence, son adoption par des parents autres. Dans un second temps, la création d’un cadre juridique pour ce même enfant. Cela sous-entend que la GPA serait légalisée non seulement pour les couples hétérosexuels, mais aussi pour les couples homosexuels. La majeure partie des sénateurs sont convaincus par le fait, je cite : « D’encadrer juridiquement ce qui existe déjà ». Fin de citation.
Le débat est d’autant plus choquant qu’au même moment une organisation américaine a tenu une bourse des mères porteuses au siège du gouvernement bruxellois. Le but : trouver des clients suffisamment riches pour pouvoir se payer un enfant dont le prix varie entre 75 000 € et 150 000 €. Les services sont proposés par des multinationales américaines, canadiennes ou indiennes qui proposent un service tout compris pour un enfant conçu par mères porteuses.


Victor Orban : « nous ne voulons pas d'immigrés en Hongrie »

Victor Orban : « Nous ne voulons pas d’immigrés en Hongrie »

03/04/2015 – Budapest (NOVOpress)
Lors d’un entretien télévisé, Victor Orban le Premier ministre hongrois a déclaré :

Nous ne voulons pas d’immigrés en Hongrie. Si d’autres États membres veulent en recevoir, libre à eux, mais ils ne doivent pas les renvoyer ici ni les faire transiter par chez nous

Dans une interview accordée vendredi soir à la chaîne Echo TV, le Premier ministre a estimé que la Hongrie devait prendre des mesures législatives afin de stopper l’immigration en provenance des pays pauvres et son transit dans son pays, quand bien même, cela contreviendrait au droit européen en matière d’immigration.

Face au constat que son pays était celui qui accueillait le plus d’immigration par rapport à sa population après la Suède, le chef du gouvernement a jugé nécessaire la remise en question de règles européennes extrêmement permissives dans ce domaine.

Crédit photo : European Parliament via Flickr (cc)