Un célèbre acteur russe s’affiche aux côtés des séparatistes à Donetsk

24/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Mikhail Porecehnkov, un acteur russe a déclenché une polémique, voici quelques semaines, en apparaissant dans une vidéo tournée à l’aéroport de Donetsk, sur la ligne de front, où il tire à la mitrailleuse lourde auprès des combattants pro-russes. Celui-ci apparaît notamment avec un gilet pare-balles et un casque portant le mot “Presse”.

Les autorités de Kiev ont annoncé des poursuites judiciaires contre l’acteur “pour participation à des activités terroristes”.

Par ailleurs, l’Union russe des journalistes a dénoncé cette mise en scène et réclamé des excuses publiques pour les journalistes qui risquent leur vie, en exerçant leur devoir professionnel dans la zone du conflit armé.

Juppé : « meilleur d’entre nous » ou « plus à gauche d’entre nous » ?

Juppé : « meilleur d’entre nous » ou « plus à gauche d’entre nous » ?

Source : ojim.fr – Pour l’observateur des médias il ne suffit pas de s’étonner de l’indulgence soudaine que montre la presse dominante à l’égard d’Alain Juppé, il faut montrer qu’elle est délibérée et qu’elle obéit à un plan concerté dont le passé nous a offert maint exemple.

Ainsi à l’approche de chaque élection américaine, la partie de la presse française qui a son couvert dans les sphères libérales de gauche nous vante-t-elle les mérites de “son” candidat jusqu’à défendre par exemple avec une belle unanimité un John Kerry qui n’avait aucune chance. De même, lorsque Ségolène Royal était en lice contre Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste chilienne à la présidentielle, Michelle Bachelet, était-elle couverte d’éloges par les magazines les plus recommandables en France, de Télérama à l’Express, afin de montrer que Ségolène pouvait prétendre à la victoire.

Alain Juppé est l’homme de droite idéal tel que façonné par la gauche hâtivement avant une élection quand elle a compris qu’elle allait perdre la main, et qu’elle devra se contenter de revenir aux méthodes de la subversion. Tout est bon pour le pousser sur le devant de la scène. Lauréat du prix de l’humour politique (!), le maire de Bordeaux a été sacré « homme politique de l’année » par le magazine GQ, sans que personne ne puisse dire quelle est la réalisation politique de l’ancien premier ministre méritant cette distinction.

Matthieu Pigasse de son côté, a incité le magazine le plus violemment prescripteur de son groupe, Les Inrocks, à placer l’ancien Premier Ministre en tête de gondole pour la présidentielle, sans doute pour montrer que ses 70 ans ne sont pas un handicap puisqu’il attire les fans d’Iggy Pop et d’Étienne Daho. « C’est la Juppémania », s’exalte le magazine dans un formidable exemple d’« analyse » auto-prescriptrice… La ficelle est aussi grosse que celle que nous dénoncions ici-même et qui consiste à présenter Juppé et Hollande comme seuls en lice sur une photo de couverture. Le même Mathieu Pigasse, actionnaire du Monde, n’étant peut-être pas étranger à l’affaire Jouyet telle que révélée par ce journal et visiblement dirigée contre l’un des adversaires de Juppé, François Fillon.

De là à conclure qu’Alain Juppé, pour reprendre une formule célèbre est non seulement « le meilleur », mais le plus à gauche d’entre nous, le pas est vite franchi pour les gens perspicaces, et c’est chose faite.

Crédit photo : francediplomatie via Flickr (cc)

La "zemmourisation" du débat public ? (Présent 8236)

La “zemmourisation” du débat public ? (Présent 8236)

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le scepticisme grandissant des Français à l’égard de politiciens charlatanesques peinant de plus en plus à dissimuler leur impuissance sous des faux-semblants usés jusqu’à la trame, est à l’origine sans doute de l’intérêt de nombreux lecteurs pour le livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (sous-titré Les 40 années qui ont défait la France).

Un succès qui inquiète les tenants de l’idéologie dominante sur laquelle repose tout à la fois leur pouvoir intellectuel, moral et politique. Une idéologie que le polémiste multimédia du Figaro Magazine et d’I-Télé, s’emploie à torpiller méthodiquement. Signe de cette inquiétude grandissante : le canonnage que Le Monde, Libération, L’Express et autres médias de la bien-pensance dominante déclenchent depuis un mois contre Eric Zemmour, l’accusant tour à tour d’homophobie, de sexisme, de xénophobie, de racisme et, bouquet final, d’être « un agent électoral de Marine Le Pen », un « sous-marin de la stratégie de dédiabolisation du Front national ». Et même un suppôt maréchaliste. Autant dire une sorte de mini « mal absolu » à lui seul.

Une du numéro 8236 de "Présent"Une haine, selon Denis Tillinac, « de facture quasi djihadiste », avec tentative de lynchage et de lapidation sur la place médiatique. Mais le pompon de cette curée hystérique revient sans conteste au Premier ministre déclarant à la télévision : « Eric Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » Une sorte de petit autodafé verbal ?

L’un des grands prêtres de cette « petite cléricature médiatique » en folie, en l’occurrence Christophe Barbier, reconnaît toutefois : « Le Suicide français n’est pas seulement un ouvrage politique, c’est aussi un essai sociologique, qui dresse, souvent avec justesse, l’inventaire accablant soixante-huitard. » Un fatras de tabous idéologiques qui « accable » en effet la société française depuis quarante-six ans et que Zemmour brise dans un fracas jubilatoire. Sans oublier d’établir le procès-verbal des dégâts occasionnés : individualisme et hédonisme de masse corrodant le lien social ; multiculturalisme ; obsession du principe de non-discrimination au point d’interdire toute préférence nationale, notamment dans l’embauche d’un salarié. Au point également d’assimiler le nationalisme d’abord, puis ensuite le patriotisme, au racisme.

Lire la suite

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel - par Stella Costanzo

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel – par Stella Costanzo

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le 17 novembre, Anne-Sophie Lapix soutenait, face à Henri Guaino, que « 80% des jeunes djihadistes proviennent de familles laïques ». Le lendemain, Jean-Jacques Bourdin exigeait de Marion Maréchal-Le Pen qu’elle admette que « la plupart sont issus de familles à 80 % athées ». Sujet décidément en vogue, puisque Rachida Dati était l’invitée de France 2 mercredi matin, et revenait sur la polémique des Français partis faire le djihad en ces termes : « Ceux qui sont engagés dans ces combats barbares ne sont ni liés à l’immigration, ni à l’intégration, et encore moins à l’islam. » Mais d’où viennent ces chiffres et ces affirmations ?

Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

La très controversée Dounia Bouzar

Pour y voir un peu plus clair, il faut se pencher du côté de la très controversée Dounia Bouzar, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité (connue pour avoir défendu le port du voile en entreprise et réclamé le remplacement d’une fête chrétienne par une célébration musulmane dans le calendrier). Cette dernière affirme que « 70% des 130 familles qui m’ont appelée sont ce que le FN appellerait des “Français de souche” ». Étrange de parler de « Français de souche » quand tous sont habituellement d’accord pour nier leur existence… De plus, ce que cette dernière oublie malhonnêtement de préciser, c’est que l’on estime qu’il y a 1.100 Français impliqués dans les filières djihadistes, cet échantillon en représentant alors une goutte d’eau puisqu’ils constituent uniquement ceux qui ont composé le numéro vert anti-djihad. Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

Lire la suite

L’affaire Sagnol, énième victoire de la bien‑pensance médiatique

L’affaire Sagnol, énième victoire de la bien‑pensance médiatique

“Toutes proportions gardées, les régimes communistes appliquaient exactement les mêmes méthodes pour imposer leurs idées…”

15/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
L’affaire Sagnol : quand la dictature de la pensée l’emporte sur le bon sens

Les propos de Willy Sagnol, entraîneur de l’équipe de football de Bordeaux, n’ont pas fini de faire jaser. Le 3 novembre dernier, il déclarait aux lecteurs de Sud‑Ouest : « L’avantage du joueur, je dirais typique africain : il n’est pas cher, généralement prêt au combat, on peut le qualifier de puissant sur un terrain. Mais le foot, ce n’est pas que ça, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline. Il faut de tout. Il faut des Nordiques aussi. C’est bien les Nordiques, ils ont une bonne mentalité. Une équipe de foot, c’est un mélange ». Dès le lendemain, la plupart des médias français se sont saisis de cette déclaration en hurlant au racisme. Chacun y est allé de sa petite phrase, de Pape Diouf traitant Sagnol de « sous‑Zemmour », au Parti Socialiste, réclamant des sanctions exemplaires à l’encontre de l’intéressé.

Le 5 novembre, au milieu de ce concert de bien‑pensants, une voix s’est élevée, la voix d’un membre de la communauté noire, une voix très concernée. Et pas des moindres puisqu’il s’agissait d’Hapsatou Sy, chroniqueuse sur « Le Grand 8 »

Mme Sy a affirmé ne pas comprendre la polémique, et n’avoir trouvé aucune dérive raciste dans les propos de l’entraineur. Pour elle, il ne s’agissait que de considérations techniques touchant à un domaine particulier : celui du football. Mais ce mardi 11 novembre, sous la pression d’une véritable chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux, Mme Sy s’est rétractée. Elle a affirmé ne pas se renier, mais elle s’est rétractée. Quelques heures avant, subissant le même type de pression, Willy Sagnol s’était publiquement excusé, lisant les larmes aux yeux un texte qu’on lui avait écrit.

Lire la suite

Lyon : "Le Progrès" fait la réclame pour la radio anarchiste Radio Canut

Lyon : “Le Progrès” fait la réclame pour la radio anarchiste Radio Canut

14/11/2014- LYON (via le Bloc identitaire Lyon)
Le quotidien de l’agglomération lyonnaise, Le Progrès, a offert dans son édition du 10 novembre une pleine page de promotion à la station de radio anarchiste Radio Canut. Pourtant, l’article ne mentionne pas une seule fois que cette radio est la voix officielle de la mouvance gauchiste-anarchiste lyonnaise. Car le but de l’article est de sensibiliser les lecteurs du journal Le Progrès (appartenant à la banque Crédit Mutuel) à l’appel aux dons lancé par Radio Canut afin de récolter 100.000 euros pour acheter un nouveau local (minimum 80 m2).

Extraits de l’article de Marie-Christine Parra et Alain-Charles Fabre :

“Mais imaginer les pentes de la Croix-Rousse sans Radio Canut, c’est comme visualiser Paris sans la Tour Eiffel.”

“L’esprit de cette radio […] sied à ce 1er arrondissement populaire et farouchement rebelle”.

Les Identitaires lyonnais espèrent que Le Progrès manifestera aussi son soutien à l’égard de leur local, La Traboule, situé dans le Vieux-Lyon.

radio-canut-lyon-le-progres

Huawei : le mythe de la mondialisation heureuse vole en éclats

Huawei : le mythe de la mondialisation heureuse vole en éclats

14/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Thème de propagande diffusé par les globalistes, le mythe de la mondialisation heureuse a volé en éclats lors d’une diffusion de l’émission Cash Investigation sur France 2. Les téléspectateurs ont pu découvrir François Quenin, président du fabricant de smartphones Huawei France, dans une mauvaise posture. La journaliste Élise Lucet montre des photos d’une jeune fille travaillant dans une leurs usines chinoises et a tenté d’obtenir des réponses sur le travail des enfants qui fabrique les téléphones mobiles de la marque Huawei. Dans la vidéo, il demande à plusieurs reprises à Élise Lucet de justifier son identité, sans réponse, il évite le sujet et s’empresse de rejoindre sa voiture.

Mort de Rémi Fraisse: les gendarmes en mauvaise posture

Mort de Rémi Fraisse: les gendarmes en mauvaise posture

12/11/2014 – SIVENS (via BFMTV)
L’enquête sur la mort de Rémi Fraisse place les forces de l’ordre en mauvaise posture. Le journal Le Monde a publié ce mercredi un procès-verbal, qui retranscrit les conversations des militaires sur le site du projet de barrage de Sivens, dans la nuit du 26 au 27 octobre. Il révèle que les gendarmes ont vite eu conscience de la gravité de la situation face à laquelle ils se trouvaient. Constatant la mort du jeune homme, l’un d’entre eux se serait écrié: “Il est décédé, le mec! Là, c’est vachement grave…Faut pas qu’ils sachent”. La mort de Rémi Fraisse n’a été annoncée officiellement qu’en fin de matinée le 27 octobre dernier.

Vu sur Facebook

Cette fois, c’est sûr : Hollande est maudit

Publié le
Vu sur Facebook

Un président à l’ouest, rien de nouveau

Publié le
Hollande le fantoche

Hollande le fantoche (Présent 8227)

07/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le culbuto élyséen est venu exécuter jeudi soir sur le plateau de TF1 quelques contorsions verbales et pirouettes politiciennes.

Hollande le fantocheCette nouvelle tentative de se « représidentialiser » a surtout donné lieu à une prestation trop longue, vide, médiocre et vaine. Un exercice raté pour essayer de retrouver un peu d’empathie avec des électeurs dont désormais plus de 80 % d’entre eux lui tournent le dos. Situation qui fait de François Hollande, un président de la République minoritaire jusque dans son propre camp. Ce qui n’a pas empêché ce dernier, venu officiellement dresser le bilan de son mi-quinquennat, de se poser en « candidat sortant naturel » — même s’il est déjà sorti de sa fonction par plus de trois-quarts des Français — pour la possibilité d’un second mandat.

Jeudi soir François Hollande voulait avant tout apparaître comme un président rassembleur et consensuel. Sauf bien sûr à l’égard du FN, dont l’arrivée au pouvoir, hypothèse qu’il envisage désormais lui aussi, serait, estime-t-il, « la pire des choses possibles ». Comme si le pire, ce n’était pas lui qui l’incarnait.

Lire la suite

Mazarine Pingeot reproche à Éric Zemmour de faire “de la surenchère dans la haine”


Vif accrochage entre Mazarine Pingeot et Eric… par puremedias

06/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Éric Zemmour a eu une vive passe d’armes avec Mazarine Pingeot lors de l’émission de Franz-Olivier Giesbert, “Les grandes questions”, qui sera diffusée jeudi soir sur France 5.

Très agressive, Mazarine Pingeot a reproché au polémiste de faire “de la surenchère dans la haine” (sic).

“Excusez-moi, je me suis tapé vos 400 pages avec la nausée au ventre ! J’ai dû le lire ligne par ligne parce qu’en plus, c’est assez indigeste et mal écrit” a ensuite taclé la fille de François Mitterrand. “Vous avez raison, il vaut mieux écrire vos petits romans ridicules et illisibles. Vous voyez, moi, les gens me lisent, contrairement à vous. C’est dommage ! Ça fait mal, je comprends” a à son tour attaqué Eric Zemmour. “Ce n’est pas difficile d’aller vers la saleté et la laideur” a réagi Mazarine Pingeot.

Filières jihadistes : Dounia Bouzar ou l'art d'enfumer

Filières djihadistes : Dounia Bouzar ou l’art d’enfumer

05/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Un article paru sur le site du Figaro Madame en date du 04/11/2014 présente le dernier livre de l’anthropologue Dounia Bouzar traitant des filières de recrutement djihadiste en France et intitulé « Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l’enfer ».

Non satisfaite d’avoir déjà proposé par le passé de remplacer deux fêtes chrétiennes par une fête musulmane et une fête israélite (en l’occurrence l’Aïd et le Yom Kippour), Dounia Bouzar tente à travers son nouvel ouvrage de faire croire à ses lecteurs que les filles recrutées pour le jihad viennent du peuple français. Que penser de ces petites phrases : « La plupart d’entre elles ne sont pas d’origine maghrébine et n’ont rien à voir avec l’Islam…» ou encore « Dès qu’elles arrivent là-bas, on les marie, qu’elles soient de familles athées, catholiques, juives ou musulmanes. »

L’objectif de Dounia Bouzar est donc de faire croire qu’une fille élevée dans une famille catholique bretonne ou protestante alsacienne sera pareillement attirée voire plus par ces filières que quelqu’un ayant grandi dans la culture musulmane. Qu’une personne, ayant grandi dans une famille athée et habitant dans des quartiers à majorité musulmane, puisse être touchée par ce phénomène reste parfaitement plausible (bien que dû à la proximité de cette religion). Mais, de là à laisser supposer qu’une majorité de candidates jihadistes sont étrangères à la culture mahométane à la base, cela relève du surréalisme.

Crédit photo : DR

Marion Maréchal-le Pen veut “la dissolution des groupuscules d’extrême gauche”

05/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
La députée Front national de Vaucluse était lundi l’invitée de France Info.

A propos du barrage de Sivens elle a déclaré “cette affaire est triste, mais il aurait fallu dissoudre les groupuscules d’extrême gauche”.

Sur François Hollande : “chaque fois qu’il prend la parole c’est pour dire qu’il ne tiendra pas compte de ce que les Français lui disent”. “Nous constatons tous que le président agit plus comme un préfet de l’UE que comme un président”.

Publié le
Remigration : comment arrêter toute immigration nouvelle ? par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou rappelle ce qu’est être Français

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le cadre de son émission “I-Médias” pour TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou a tenu a rappelé les éléments qui permettent de dire ce qu’est être Français. Et ce en réponse au nouveau directeur du FNJ, Gaëtan Dussausaye, qui, sur France 3 Ile-de-France, avait tenu un discours présentant une conception éminemment désincarnée du fait d’être Français.

A partir de 16 min 15.

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses… et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Modernité et critique technologique, la ligne de crête

revue-decroissanceC’est une contradiction qui nous tiraille tous. Comment maintenir les valeurs traditionnelles – c’est-à-dire celles qui ne passent pas – tout en ne négligeant pas les outils modernes qui ont remplacé les anciens moyens de communication ? L’archéo-futurisme répondrait Guillaume Faye ? Ce n’est pas sans risque. Nous marchons en tout cas sur une ligne de crête, et les occasions de chute sont nombreuses. Le dossier principal de La Décroissance du mois d’octobre est consacré à « La fuite du réel ». Et le courrier des lecteurs apporte le témoignage d’un professeur de lettres classiques confronté à l’invasion high-tech au sein de l’Education nationale : « Le message qui m’y fut délivré est simple : tout à l’ordi. Tout à l’ordi, comme on dit tout à l’égout ». Et cette grande course suicidaire n’est pas que l’œuvre de naïfs, toujours assez bêtes pour penser que le nouveau est nécessairement bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la destruction méthodique des savoirs, le refus de la transmission et la rupture de tout lien historico-civilisationnel servent tout à fait un double objectif de l’oligarchie. D’une part l’arraisonnement-abêtissement-fragilisation des masses, incapables de réagir et de se prendre en main ; et d’autre part l’augmentation de la consommation par compensation d’une détresse psychologique et sociale de plus en plus vive.

L’Université et les pédagogues à l’assaut de la transmission historique

Il y a une crise de la transmission en France. Tous les adeptes cinglés de la « déconstruction » ont sapé en quelques décennies post soixante-huitardes le patient travail de plusieurs siècles. François-Xavier Bellamy, normalien et professeur de philosophie, en a fait une description aussi précise qu’envolée dans un essai percutant Les déshérités. Le Français moyen mesure tout à fait cette réalité. Le bac désormais bradé, les adolescents très largement analphabètes bien qu’à des degrés divers, l’amnésie générale quant à une large part de l’histoire et des valeurs européennes. Pour certains pédagogues pédagogisants, cela n’est pourtant pas suffisant. Selon eux, nous assistons au grand retour des heures les plus sombres de notre histoire, portées par d’affreux historiens réactionnaires. Dimitri Casali, qui lutte depuis des années contre l’épuration des manuels scolaires, est leur bouc-émissaire favori. L’entretien publié dans CQFD n° 125 (octobre 2014) sous le titre : « Histoire, il faut prôner le désordre » est édifiant. Trois partisans du désordre dénoncent ainsi « le roman national édifiant, basé sur un continuum identitaire » et appellent de leur vœux des programmes « qui croisent l’histoire sociale, l’histoire par en bas, le genre, l’histoire connectée, l’immigration, les circulations ». Du Peillon chimiquement pur, rehaussé par Najat ! Vous vous demandez encore à quoi tient le succès des écoles hors contrats ?

Lire la suite