Identité nationale

Tribune libre – L’intégration à la française, par Vincent Revel

« L’immigration est une chance pour la France. » Aujourd’hui, personne n’a pu échapper à ce slogan formaté. Bien que la majorité des Français commence à penser, avec raison et bon sens, que c’est un mensonge, rien n’y fait : le slogan continue à tourner en boucle dans la bouche de nos dirigeants, de nos médias, de nos artistes et des nombreuses associations militantes situées souvent à l’extrême gauche du paysage politique.

Pourtant, chaque jour, les faits parlent d’eux-mêmes. Pas un seul lieu en France n’est épargné par les problèmes liés à l’immigration. Il y a de ça quelques mois, j’avais pris la ville de Saint-Etienne pour exemple. Je m’étais « amusé » à relever, sur un seul week-end, quelques faits divers ayant eu lieu dans cette cité de moins de 200 000 habitants. Le résultat fut édifiant : deux filles avait été agressées par trois « jeunes » dont l’un avait sorti un pistolet à cartouches de gaz pour projeter des billes d’acier car les demoiselles avaient eu le culot de rejeter leurs aimables avances (en sachant que l’un des coupables accumulait déjà 47 méfaits !) ; un autre jeune homme, qui accompagnait ses deux cousines, avait été sauvagement agressé sans raison par d’autres « jeunes » ; et, pour finir, le délinquant Ynès Mouhieddine comparaissait au tribunal pour l’agression avec un pistolet à grenaille d’un étudiant dans le bus Saint-Etienne/Montbrison.

Nos antiracistes me diront que je stigmatise et que les amalgames douteux n’amènent qu’à la haine de l’autre. Soit. Comme ce n’est pas le but recherché et que j’essaye réellement de mieux comprendre ceux que nous avons généreusement accueillis, je me suis penché, en toute impartialité, sur certains propos des représentants des minorités dites discriminées et soi-disant, selon les défenseurs du bien vivre ensemble, parfaitement intégrées.

Pour commencer, Marwan Muhammad, ex-porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France, avait déclaré à la mosquée d’Orly, en août 2011 : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française. » A mon sens, ces paroles ont le mérite d’être claires. Ce Monsieur Muhammad, qui parle au nom de la communauté islamique de France, a visiblement une définition bien particulière de notre système d’intégration.

Pour poursuivre notre chemin nous menant à la rencontre de l’Autre continuons avec Nabil Ennasri, qualifié de « propagandiste en chef du Qatar à Paris ». En tant que président du Collectif des musulmans de France, il avait déclaré en interpellant les futurs candidats à la présidentielle : « Je me déterminerai au moment de l’élection en fonction de ton rapport avec les citoyens musulmans. » Cette phrase qui appelait les musulmans français à s’enfermer dans un communautarisme sectaire avait pour cible Nicolas Sarkozy et Manuel Valls. C’était un autre bel exemple d’intégration réussie par l’un des plus importants représentants de la communauté islamique en France !

Pour terminer, nous allons conclure avec Hassan Iquioussen, imam membre de l’UOIF, organisme islamique très influente en France et proche des Frères musulmans égyptiens : « Si vous éloignez la femme musulmane de sa religion, vous avez éloigné les musulmans de l’islam, car la femme est la moitié de la communauté et celle qui éduque les enfants. Vous tuez la femme, vous avez tué les hommes. Donc, ils (les Français) s’attaquent à l’essentiel, notre bijou, notre joyau. » Ce discours ne fut pas tenu en Syrie ni en Arabie saoudite mais à la mosquée de Béziers !

A titre personnel, je ne peux pas dire que ce fut très encourageant comme rencontre mais je dois avouer que je n’avais aucune illusion. Alors je sais : « Ne stigmatisons pas ! » Mais malgré tout, je persiste et, aujourd’hui, je peux affirmer, sans aucun risque de me tromper, que nos politiques nous ont mentis et nous ont lâchement abandonnés et ont profondément changé la règle du jeu de notre système d’intégration et d’assimilation.

A présent, c’est à la population de la société d’accueil de s’adapter aux populations immigrés et non plus l’inverse. Pour ne pas stigmatiser, l’autochtone doit s’effacer face à la diversité, face à l’étranger. A ce rythme soutenu de déconstruction nationale, la France, comme le souhaitait tant Jacques Chirac en son temps, aura bel et bien un passé islamique. Ce fatalisme nihiliste, les patriotes ne l’acceptent pas et c’est pour cette unique raison que le gouvernement socialiste cherche à nous faire taire.

Vincent Revel

Affiche LGBT Lyon

Les attaques ad hominem du militant gay Pierre Marchetti alias Nawak

15/04/2016 – LYON (NOVOpress) : Mgr Barbarin, Christine Boutin, Frigide Barjot et Laurent Wauquiez figurent sur l’affiche de la 21e Marche des fiertés LGBT qui aura lieu le 9 juillet à Lyon, révèle le journal Lyon Capitale. « Ce dessin militant est une grande fierté pour moi puisqu’il porte un message politique clair et nominatif. C’était une volonté de la LGP de Lyon. Le défi était génial et culotté puisque la LGP “ose“ », a expliqué le dessinateur Nawak, auteur de l’affiche.

On passera sur le fait que les personnalités représentées ne sont absolument pas ressemblantes pour s’arrêter sur le badge que porte Mgr Barbarin : « Don’t ask, don’t tell » (« Ne demandez pas, n’en parlez pas »), qui est une référence directe à la doctrine en vigueur dans l’armée américaine entre 1993 et 2011 : elle voulait qu’on ne demande pas aux soldats leur « orientation sexuelle » et que ceux-ci n’en fassent pas état…

Ce que ne mentionne pas Lyon Capitale, c’est que, pour prix de son forfait, Nawak, qui se veut drôle en se définissant lui-même comme « membre émérite du puissant lobby gay, destructeur de la famille et de civilisation », empochera une somme de 500 euros  – les trente deniers de Judas ? –, le prix fixé par la Lesbian and Gay Prise de Lyon pour récompenser le lauréat de son concours d’affiches organisé selon un cahier des charges très strict.

Ce que ne dit pas non plus Lyon Capitale, c’est que Nawak est le nom d’« artiste » de Pierre Marchetti, chargé de mission handicap à la mairie (PS) de Créteil, dans le Val-de-Marne, après avoir été le webmaster de cette même ville. Il était auparavant le directeur de la communication de la ville de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, auprès du maire (PCF), Jacqueline Rouillon-Dambreville.

En remontant encore dans sa biographie, on découvre que ce sympathique garçon a commencé sa carrière professionnelle en étant le webmaster de la mairie de Lorient, dans le Morbihan, alors dirigée par Jean-Yves Le Drian, l’actuel ministre de la Défense.

Pierre Marchetti alias Nawak est un habitué des attaques ad hominem bien glauques comme en témoignent les dessins ci-dessous ciblant Marion Maréchal-Le Pen – affublée d’un brassard piqué à Plantu –, Ludovine de La Rochère et Christine Boutin.

Nawak Marion

Nawak La Rochère

Nawak Boutin

Iliade 2016

Le reportage de TV Libertés sur le colloque de l’Institut Iliade

14/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le colloque de l’Institut Iliade qui s’est tenu samedi dernier à Paris sur le thème « Face à l’invasion migratoire, le réveil de la conscience européenne » a attiré plus d’un millier de personnes. TV Libertés lui a consacré un reportage. Philippe Conrad, Jean-Yves Le Gallou, Bernard Lugan et beaucoup d’autres sont interrogés.

Edicule Saint-Sépulcre

Le tombeau du Christ restauré sur la cassette du roi de Jordanie

13/04/2016 – JERUSALEM (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) : Par une lettre adressée à Theophilos III, patriarche orthodoxe de Jérusalem, datée du 10 avril 2016, le roi de Jordanie a annoncé qu’il financerait la restauration du tombeau du Christ qui se trouve dans la basilique du Saint-Sépulcre (ou basilique de la Résurrection) de Jérusalem. Le patriarche orthodoxe a salué cette décision, rappelant que Sa Majesté Abdallah reste le fidèle gardien et dépositaire des Lieux saints chrétiens et musulmans de Jérusalem.

La partie qui sera restaurée, l’édicule, correspond au lieu de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ. « Elle est restée intouchée depuis 1947, date à laquelle les Britanniques l’avaient encerclée d’un corset de poutres d’acier pour commencer une restauration qui n’aura jamais lieu. » Les travaux doivent débuter « après les solennités de Pâques orthodoxes ». Ils seront menés par une équipe grecque.

La Jordanie a toujours joué un rôle dans Jérusalem et la Cisjordanie. C’est le royaume hachémite qui administrait Jérusalem et la Cisjordanie, y compris après son annexion par Israël, en 1967. Ce n’est qu’en 1988 que le roi de l’époque, Hussein de Jordanie, a annoncé sa décision de ne plus participer à cette administration.

De son côté, l’Arabie saoudite est financièrement impliquée dans le financement de la mosquée de Jérusalem.

Grotte Chauvet

La grotte Chauvet établit au moins 36 000 ans de tradition culturelle en Europe

13/04/2016 – ARDECHE (NOVOpress) : De nouveaux travaux scientifiques menés dans la grotte Chauvet, en Ardèche, conduisent à cette certitude : les gravures figurant sur ses parois datent bien de plus de 30 000 ans.

Anita Quiles, une scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire, en Egypte, qui a conduit ces travaux, en livre le résultat dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences. Contactée par l’AFP, elle explique : « On avait initialement ramené l’art de la grotte Chauvet à celui de celle de Lascaux car cet art est très beau et dynamique. Mais maintenant on constate 10 000 ans, voire 15 000 ans d’écart entre les datations des deux sites. On sait désormais avec certitude qu’il n’y a plus eu d’activités humaines dans la grotte Chauvet depuis environ 30 000 ans. »

Cette datation très précise conduit Jean-Michel Geneste, directeur scientifique de la grotte Chauvet, à proclamer :

« On peut donc affirmer aujourd’hui qu’il y a bien 36 000 ans, au moment où émerge le paléolithique supérieur avec la modernité des techniques de travail, de l’art et de la parure et autres, on a déjà un art qui est aussi évolué, abouti et déjà l’objet d’une très longue mémoire, une longue tradition culturelle en Europe occidentale. Avant cela, c’était une hypothèse, mais maintenant on a des dizaines de dates et on en a la certitude. »


La grotte Chauvet, une caverne magique

Antigones Monde demain

Etre femme en 2016 : une grande enquête des Antigones

12/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Un millier de personnes ont déjà répondu à l’enquête des Antigones : Etre femme en 2016. Et vous ?  Les Antigones souhaitent « mieux connaître votre point de vue et votre expérience personnelle de la féminité. Quel que soit votre sexe, votre âge, votre situation personnelle, votre parcours, si vous souhaitez partager votre point de vue sur le sujet », vous pouvez répondre à ce questionnaire.

Alors allez vite sur le site des Antigones, cela ne vous prendra que 15 à 20 minutes.

Tour de Babel

Tribune libre – Les mythes fondateurs de la civilisation européenne, par Vincent Revel

De plus en plus, nous subissons l’uniformisation des sociétés par le biais de la mondialisation. Cette dynamique, encouragée par nos dirigeants, devient même un absolu. En dehors de ce chemin, balisé par notre élite corrompue, il n’existerait aucune autre alternative. La pensée égalitariste, qui défend l’idée du multiculturalisme, nous laisse croire en une harmonie nouvelle construite sur les cendres de notre héritage et de notre identité.

Malheureusement, cette utopie nous mène vers une impasse. Ceux qui prennent le risque de dénoncer la fragilité extrême de ce modèle de société et la dérive communautariste qui en découle sont systématiquement caricaturés, insultés et ostracisés. Cette méthode est implacable ! Comme nous le dit l’écrivain-historien Luc Mary, dans l’Antiquité grecque, l’ostracisme « signifiait la perte des droits civiques de l’accusé et l’exclusion temporaire de la société ». Avec cette censure d’un nouveau genre, appliquée au nom de la pensée unique, nous sommes sous la menace de « l’asservissement des consciences ».

C’est dans une situation aussi tendue et déstructurante qu’il est intéressant de questionner nos anciens mythes fondateurs. Celui de la tour de Babel est plus qu’évocateur ! Selon le professeur émérite des Universités Claude-Gilbert Dubois, « la tour de Babel résume un symbole politique, celui du grand empire, fortement centralisé, étroitement et massivement organisé, unifié, à forte hiérarchie et à visées conquérantes… où il n’y a ni marginaux ni exclus ni laissés pour compte. » « Les principes d’organisation de cette société fictive sont l’unitarisme et le totalitarisme. Uniformisme, puisque tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et totalitarisme, puisque tous participent à la même tâche constructive. » Le résultat tend au conformisme « car chaque individu se fond dans cette masse appelée les hommes et n’a plus d’existence propre. » L’objectif poursuivi est celui de « la conquête du ciel ». Face à cet égarement et à cette prétention, ce mythe nous apprend que Dieu, dans une posture paternaliste, souhaitait préserver « le maintien d’un pluralisme qui assure à chaque peuple une identité et une part d’autonomie. » Cette utopie de la démesure propre à l’homme a précipité la chute de cette société qui prenait le risque de rompre l’harmonie « d’un monde régulé ».

Ce texte biblique rejoint, d’une certaine façon, le mythe prométhéen et ses divers avatars comme « les mythes du surhomme, de la race supérieure, les mythes communistes de la parfaite répartition des biens, de la cité idéalement égalitaire, les mythes capitalistes du libéralisme généralisé engendrant soi-disant l’harmonie » et le concept nouveau de se définir comme « citoyen du monde ». Avec cette tour de Babel, nous voyons déjà la condamnation du melting-pot et des agglomérations démesurément grandes, pour défendre l’idée d’un aménagement raisonné et harmonieux de notre environnement où chaque peuple aurait droit à son territoire. Ceci s’appelle la vraie diversité des cultures et des civilisations, à l’opposé de ce que nous proposent les « intellos-bobos » avec l’uniformisation des esprits.

Un autre mythe, développé avec intensité dans la tragédie de Sophocle, nous raconte l’épopée thébaine et l’histoire d’Œdipe. Au-delà du supposé complexe développé par Freud nous expliquant « l’ensemble des relations d’amour et de rejet de l’enfant à l’égard de ses parents », c’est la question de l’identité qui nous est présenté. Les questions que nous renvoie ce mythe sont : qui sommes-nous et d’où venons-nous ? « Le mythe d’Œdipe raconte la période préhistorique de l’histoire future de la conscience de soi. » Il nous introduit « de plain-pied dans l’histoire et les secrets de la vie de l’individu. » Le mythe de Cassandre est encore plus parlant. « Elle prévoit le futur mais elle a beau le dire en termes clairs, on ne l’écoute pas. On ne pense à elle que lorsque la prédiction s’est réalisée. Il est toujours trop tard. » De ce fait, elle ne put éviter la destruction de Troie et sa fin tragique ainsi que celle du roi Agamemnon.

Tout ça pour dire, qu’en cette période d’incertitude, où de faux rebelles et de pseudo-indignés se rassemblent autour de concepts creux comme celui de « Nuit debout », où nos « belles âmes » ne cessent de déconstruire les valeurs et les principes de notre civilisation occidentale, il serait judicieux de nous référer plus souvent à ces vieux mythes qui peuvent parfois nous paraître désuets, étranges, violents, barbares ou tout simplement farfelus car le futur appartient toujours à celui « qui a la plus longue mémoire » et ceci nous éviterait peut-être de connaître un nouveau Ragnarök sans y être préparés !

Vincent Revel

Fanny Marlier

Alertés par Novopress, Les Inrocks corrigent leur article sur Rivarol

11/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Une « simple erreur d’écriture ». C’est ainsi que Fanny Marlier, collaboratrice des Inrocks, a justifié sa méga-boulette dans son article sur le banquet des 65 ans de l’hebdomadaire Rivarol après avoir été alertée par un lecteur de Novopress qui avait relevé l’erreur. Elle l’a corrigée.

Il fallait donc lire que Jean-Marie Le Pen « a rendu hommage à Antoine de Rivarol, pamphlétaire royaliste du 18e siècle, d’où le journal tire son nom » – ce qui est exact – et non pas qu’il a rendu hommage « à Antoine Rivarol, le fondateur du journal », né 155 ans après la disparition de l’auteur royaliste !

Si Fanny Marlier veut faire un stage à Novopress, qu’elle n’hésite pas à nous contacter…

Guyot Marlier

La version originale (très originale…) :

Inrocks Rivarol

La version corrigée :

Les Inrocks Rivarol 2

Smiley ébahi

Aux Inrocks, on croit qu’Antoine de Rivarol a fondé Rivarol !

10/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Question aux Inrocks : comment Antoine de Rivarol, mort en 1801, peut-il être présenté comme le fondateur de l’hebdomadaire Rivarol, créé en 1951 ? Dans son compte rendu du banquet organisé pour les 65 ans du journal, samedi à Paris, Les Inrocks écrit en effet : « Auparavant, dans son discours, il [Jean-Marie Le Pen] a rendu hommage à Antoine Rivarol, le fondateur du journal » ! C’est signé par Fanny Marlier, qui se targue de piger aussi à Technikart, France 24 et France 2. Et c’est un coiffeur qui a fondé Le Figaro ?

 

 

Inrocks Rivarol

Bûchers liberté

Anastasia Colosimo appelle à ne pas avoir peur du blasphème

« Aux âmes bien nés, la valeur n’attend pas le nombre des années. » Telle est la remarque que je me suis faite en remarquant qu’Anastasia Colosimo a 26 ans. Elle vient de s’attaquer de manière à la fois très tranchée et très large à l’une des questions les plus difficiles qui se posent à nos sociétés : que fait-on avec le sacré et en particulier avec le sacré des autres ?

La position d’Anastasia Colosimo est simple et peut-être est-elle la seule tenable en théorie, la seule rigoureuse : chacun est libre d’attaquer la religion, en fourbissant de bons arguments. Les personnes peuvent et doivent se défendre juridiquement contre toutes formes d’injure, mais les religions se défendent elles avec leurs propres armes – non pas les armes du droit, mais en répondant aux mises en cause dont elles sont l’objet.

Jusque dans la Bible, Anastasia Colosimo remarque que, trop souvent, les accusations de blasphème permettent de défendre non seulement la divinité outragée mais le croyant chatouillé dans ses convictions. Signe que la dimension purement religieuse n’est jamais réalisée : cette défense apparaît chaque fois comme immédiatement collective. Elle s’exerce au détriment de la société réelle et au profit de communautés fantasmées.

Ainsi Anastasia Colosimo juge-t-elle sévèrement les catholiques traditionalistes de l’Agrif ou de Civitas et elle blâme la concurrence mémorielle qui ne manque pas de surgir de procès foncièrement hostiles à la liberté d’expression. Tous les procès y passent et toutes les législations européennes sont examinées de près, y compris celle de la Cour européenne des droits de l’homme. Pour notre auteur, pas de doute : il suffirait, pour lever toute ambiguïté, d’en revenir au premier amendement de la Constitution américaine et d’affirmer clairement et inconditionnellement la liberté d’expression. Voilà la seule porte de sortie qui soit digne de l’esprit humain.

Et de déplorer le mouvement à travers lequel, après la proclamation de la Déclaration des droits de la personne, en 1948, certains envisageaient (à l’époque) une sorte de Parlement mondial des religions : « Il s’agissait de rendre partout obligatoire, face à l’esprit d’ignorance, l’enseignement de tous les corpus religieux existants, sous l’égide des autorités compétentes, mais aussi de rendre parfaitement solidaires face à l’esprit de profanation tous les credos et textes religieux fondateurs, réunis sous l’intitulé d’Ecritures, ou encore de rendre parfaitement impossible face à “l’esprit d’hostilité“, tout dénigrement de toutes religions dans les médias et les lieux d’enseignement ». Tel était l’esprit législatif des années 1950.

Dans un tel schéma protectionniste, on peut se demander où est la recherche de la vérité. Les communautés se referment chacune en elle-même mais cela n’a plus d’importance, elles sont protégées par l’Etat… De telles pratiques sont non seulement liberticides mais destructrices de la société.

L’auteur met en cause, avec une honnête intransigeance, la loi Pleven et la loi Gayssot, et elle prêche en faveur d’une liberté véritable au-delà de tous les blasphèmes, blasphèmes que l’on ne peut pas soumettre à la justice humaine. Mais elle souligne que d’une certaine façon il est trop tard pour la liberté : « Qui sera celui qui portera au Parlement le projet de loi visant à abolir la loi sur la provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence en raison de l’appartenance raciale ethnique ou religieuse ? » Et de l’autre côté de la barrière, « quelle serait la réception qu’en ferait le peuple et y verrait-il non pas un permis de donner libre cours aux discours les plus haineux, mais un pari pour retisser des liens oubliés entre des citoyens bien réels et non plus des communautés imaginaires ? Ces lois-là personne ne pourra les défaire. Le piège s’est déjà refermé ».

Une véritable réflexion, sans tabou, qui souligne que le progrès est toujours du côté de la liberté, ne serait-ce que parce qu’elle permet d’échanger les manières de voir loin de la terreur du blasphème. A lire d’urgence pour ne pas se laisser immobiliser par les faux problèmes.

Iliade Conrad

Colloque Iliade – Philippe Conrad : « Le défi migratoire lancé à la civilisation européenne »

Philippe Conrad est directeur de la Nouvelle Revue d’histoire. Il interviendra demain, samedi 9 avril, au colloque de l’Institut Iliade à Paris (Maison de la Chimie, 10h-18h30). Ce texte, initialement intitulé « La crise migratoire est un défi lancé à la civilisation européenne », est paru sur Boulevard Voltaire.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis.

C’est en 1973 que Jean Raspail publie Le Camp des saints, un roman dont la portée prophétique apparaît aujourd’hui évidente. Il décrit alors des masses humaines débarquant en Europe dans l’impunité la plus totale, mais analyse surtout les raisons de la paralysie politique qui affecte les États ainsi envahi : la haine de soi, entretenue par la trahison des élites et la mauvaise conscience des peuples européens.

On refuse toujours aujourd’hui de considérer qu’une immigration utile au pays d’accueil et débouchant sur une assimilation réussie implique l’existence de quelques données très simples : les quantités d’immigrants concernés, la durée sur laquelle s‘étale le phénomène, le contexte économique et social des pays d’accueil, enfin la proximité culturelle entre les autochtones et les nouveaux venus. On refuse aussi de voir que les actuelles vagues migratoires seront d’autant plus inassimilables qu’elles se déversent sur des pays où, précisément, assimilation ou « intégration » ont échoué. Des pays fatigués, rongés par le doute, livrés aux dérives communautaristes.

Les enquêtes policières diligentées à la suite des attentats qui ont frappé Bruxelles, après Paris, Londres et Madrid, suffisent à démontrer le lien existant entre immigration, islamisation et terrorisme. Mais la réponse à un tel défi ne relève pas de mesures sécuritaires, ni même strictement politiques. Tout à la fois conséquence et symptôme de nos renoncements antérieurs, ce défi appelle en retour un sursaut d’ordre civilisationnel, une « réforme intellectuelle et morale » seule à même de nous faire redécouvrir ce que nous sommes, ce que nous avons à défendre, et comment.

Tracer les voies du nécessaire réveil européen.

Nous ne surmonterons pas les crises en cours sans remettre en cause l’idéologie mortifère née de la chute du communisme, de la mise en œuvre du système libéral mondialisé et de l’effacement programmé des nations et des frontières. Une idéologie « droit-de-l’hommiste » qui a imposé de fait le principe de libre circulation pour tout le monde et n’importe qui, conformément aux incantations antiracistes formulées pour interdire tout débat.

Il nous faut, contre cette dérive suicidaire, affirmer les identités des patries charnelles et des nations d’Europe, ainsi que notre communauté de civilisation brisée par le sombre XXe siècle. Le nécessaire réveil s’inscrit, pour chacun de nos pays, dans le combat pour sa langue face à l’impérialisme « globish », mais aussi par la réappropriation de son histoire, à un moment où certains historiens, aveuglés par l’idéologie, nous incitent à nous débarrasser du « poison de l’identité » et à renoncer au « roman » national décrit comme une construction idéologique qu’il conviendrait de dépasser.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis. Atteindre cet objectif implique la mise en œuvre initiale d’une vaste révolution culturelle seule à même d’en finir avec les illusions, les mensonges et les impasses accumulés au cours des deux derniers siècles. C’est la vocation de l’Institut Iliade de contribuer à cet immense effort.

Iliade Gautier

Colloque Iliade – Jean-François Gautier : « L’histoire n’a pas de sens préalable »

Docteur en philosophie, Jean-François Gautier est l’auteur de nombreux ouvrages sur la science et la musique dont Le Sens de l’Histoire (éditions Ellipses). Il interviendra demain, samedi 9 avril, au colloque de l’Institut Iliade à Paris (Maison de la Chimie, 10h-18h30). Propos recueillis par Aloysia Biessy pour Le Rouge et le Noir.

Le Rouge et le Noir : Votre intervention lors du colloque annuel de l’institut Iliade portera sur la pérennité de l’âme européenne. Comment définir, à l’heure où des vagues migratoires successives engendrent le « renouvellement » des populations autochtones, l’âme européenne ?

Jean-François Gautier : L’âme, la psuchè intellective telle que l’entendaient Aristote et une part essentielle du néoplatonisme (que l’on qualifierait mieux de néo-artistotélisme), est une manière de mise en forme de la réalité, et surtout de la réalité spatiale, c’est-à-dire politique. Les Européens ont toujours distingué ce qui est de chez eux et ce qui est du dehors. Dans les cités helléniques, cela correspondait aux domaines d’Hestia et d’Hermès. L’imperium romain distinguait quant à lui les citoyens et les autres. Et la Déclaration de 1789 rappelle que la souveraineté « réside essentiellement dans la Nation ». L’âme européenne est ce qui donne forme et mouvement à une certaine manière de vivre, de dire le droit des gens et d’affronter le devenir sur un territoire donné. Elle est actuellement ‘en dormition’, comme disait notre ami Venner, mais cela ne signifie pas qu’elle ait disparu.

Le Rouge et le Noir : Le terme de pérennité laisse sous-entendre une continuité dans le temps. Quel rôle joue le christianisme, présent en Europe depuis plus de 1500 ans, dans la continuité de l’âme européenne ?

Jean-François Gautier : Il me semble nécessaire de distinguer deux réalités sociales et culturelles. D’un côté le christianisme proprement dit, qui relève d’une théologie monothéiste propre aux clercs et aux savants. Il a entretenu des relations souvent conflictuelles avec les institutions politiques, mais ces mêmes institutions se sont souvent servi de lui, et de son personnel, pour arbitrer des conflits purement politiques. Ce fut le cas en Angleterre lorsque l’Acte de suprématie de 1534 fit de Henry VIII le seul chef d’une Église devenue ‘anglicane’ sans changer quoi que ce soit à la théologie. Et il ne faut pas oublier, en France même, la première convocation des États généraux qui permit à Philippe IV, en janvier 1302, d’affirmer l’autonomie du pouvoir royal sur ses terres. Geste repris par Louis XIV avec la Déclaration de 1682 rédigée par Bossuet et consacrant une Église ‘gallicane’. Ce sont bien des problèmes de territorialisation des pouvoirs qui sont ici évoqués, tout comme ils le furent dans le très long conflit opposant la papauté et l’Empire germanique. Le christianisme en fut un révélateur efficace.

D’un autre côté, moins directement politique, il a existé un catholicisme rural qui, quant à lui, était polylâtre, à cultes multiples, et magnifiait nombre de saints locaux, ceux des territoires paroissiaux. Il en subsiste encore des traces en Bretagne, en Irlande, en Espagne ou en Italie. Ce catholicisme-là a été le dernier conservatoire des ferveurs européennes traditionnelles, très éloignées des contenus monothéistes officiels. Le concile Vatican II a eu soin d’en limiter la portée, mais le facteur décisif de leur effacement a été celui des grandes vagues d’urbanisation de la seconde moitié du XX° siècle, avec un recul des pratiques religieuses qui a nui tout autant à l’entretien de l’âme européenne qu’au christianisme proprement dit.

Le Rouge et le Noir : Pérennité suppose qu’il y ait eu transmission d’une psyché commune aux Européens par le passé. Or, nous faisons face à un phénomène de mondialisation abhorrant les frontières et assujetti à un besoin compulsif d’immédiateté, non inscrit dans l’horizon de la longue mémoire. Dans ce cadre, n’estimez-vous pas ce combat perdu d’avance ?

Jean-François Gautier : La psuchè européenne ne se résume pas à un contenu, mais se dit de manières de vivre et d’organiser tant l’espace institutionnel que l’espace symbolique. Il y a là motif à variations multiples, régionales ou locales. Le premier support de cet agir européen, ce sont les langues. Les Européens ont en commun des langues à construction en sujet-verbe-complément. Tant qu’elles se maintiendront face au globish, elles porteront un potentiel d’indépendance et prépareront d’éventuelles révoltes, si celles-ci deviennent indispensables. Les Européens n’aiment pas être le complément de quoi que ce soit, ils préfèrent être les sujets de l’action, c’est-à-dire, chez eux, les maîtres de leur sort.

Le Rouge et le Noir : Vous aviez évoqué par le passé que, pour l’Européen, la seule signification de l’histoire est son absence de sens. Conditionnant sa conduite, la perpétuelle construction constitue l’un de ses seuls exutoires. En quoi cette acception des choses diffère de l’immédiateté plébiscitée par une grande majorité de nos contemporains à l’heure actuelle ?

Jean-François Gautier : C’est précisément parce que l’Histoire, pour les Européens, n’a pas de sens préalable qu’ils ont été portés vers les confins. De longues périodes de conquêtes, commencées à la Renaissance, ont pris fin du fait de la rotondité de la Terre : on ne refait pas deux fois le même tour du monde, pas plus qu’Ulysse n’entreprend deux fois son Odyssée. Les décolonisations ont marqué cet achèvement. Aujourd’hui, les peuples colonisés reprennent en sens inverse la Querelle de Valladolid de 1550 : puisque nous sommes comme vous, nous exigeons d’habiter chez vous, et tout de suite. C’est typique des peuples sans mémoire, mais néanmoins pourvus d’habitudes et de mœurs qui ne sont pas les nôtres. Ulysse rentrant à Ithaque découvrit des gens prêts à prendre sa place et à transformer Ithaque en Las Vegas, pour parler moderne. Ils n’ont pas duré bien longtemps. Ceux qui débarquent chez nous se persuadent qu’ici (ici, pas en Chine) on gagne à tout coup au casino de la Sécurité sociale, des allocations familiales et du logement. Nombre d’Européens emboîtent le pas. Mais le bandit manchot va se fatiguer, la première grande crise financière en sonnera le glas, de même que celui de la marchandisation transfrontalière. Alors, bien sûr, les apologistes de la fatigue de vivre et de l’impuissance à agir, tous les conservateurs modernes, ceux-là vont être déçus. Mais il y a, dans tous les pays européens, une jeunesse prête à inventer son devenir ailleurs que dans les salles de shoot. Leur enthousiasme sera d’autant plus irrésistible que la tâche sera immense.

Le Rouge et le Noir : Aujourd’hui véhiculé à grand renfort de plaidoyers pour le vivre-ensemble, le cosmopolitisme érigé en vertu semble avoir remporté un combat – au moins sémantique. Dans cette perspective, quels moyens mettre en œuvre pour retrouver une identité européenne ?

Il n’y a pas à retrouver une identité européenne perdue, mais seulement à continuer d’affirmer celle qui nous caractérise. Il faut se méfier des grands textes et des idéologies qui expliquent tout par avance. Mieux vaut regarder la réalité quotidienne, certes partielle, mais combien éloquente. Les Européens du centre ou de l’Est ont compris où les a menés l’asservissement à un sens préétabli de leur histoire. Ils n’ont aucune envie de réentendre la même leçon universalisante. Chez nous, où les idéologies égalitaires et marxisantes ont tenu les chaires universitaires et les relais médiatiques, la leçon n’est pas encore entendue. Mais il y a tout un peuple d’instituteurs et d’enseignants qui en ont assez de se faire insulter par des gamins, ou des policiers et des gendarmes qui ne supportent plus d’être rabroués à chaque coin de rue, des médecins et des pompiers qui ne veulent plus être caillassés. Il paraît que nombre de candidats aux prochaines élections présidentielles cherchent des programmes convaincants. Qu’ils ne cherchent pas trop loin. Imposer le retour de l’instruction élémentaire dans les écoles, et l’application du droit dans les territoires où il est bafoué, voilà de quoi remplir au moins deux quinquennats, avec réélection garantie. Le reste s’en suivra. Et si rien n’est fait en ce sens, il restera évidemment la rue. Ce n’est pas la perspective la plus enviable, d’autant moins engageante qu’elle serait doublée d’une perte des élites, dont une partie s’en irait vivre ailleurs. Mais tous les peuples européens ont connu, à un moment ou à un autre, des institutions qui les ont trahis. Ils n’ont pas disparu pour autant. Quant aux élites en partance, il faut se rappeler que l’armada d’artisans calvinistes chassée par la Révocation de l’édit de Nantes, en 1685, a initié ce qui est devenu l’industrie de la Prusse. Très mauvaise affaire pour la France, certes, mais pour l’Europe ? Il est possible que les Russes ou les Polonais, comme Frédéric-Guillaume Ier en Prusse, trouvent les termes d’une sorte de nouvel Acte de Tolérance accueillant les révoqués de l’Universel, chassés de France ou d’ailleurs par les caillasses des idéologues et de leur dogues. Un tel transfert nuirait certainement aux États, ou à ce qui en restera, mais pas à l’âme européenne. Avec toutes ses riches variantes, elle s’exprimait déjà sur les parois de nos grottes voilà trente mille ans. Nul ne peut la rayer d’un trait de plume. Pas même le mammouth laineux ou le rhinocéros à poils longs qui, eux, ont disparu de nos horizons.

Iliade 2016

Demain à Paris, le grand colloque d’Iliade sur « le réveil de la conscience européenne »

08/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Demain a lieu à Paris le colloque de l’Institut Iliade : « Face à l’assaut migratoire, le réveil de conscience européenne ». Face au risque de « Grand Remplacement de population, facilité par l’effacement de notre mémoire, de notre identité et de notre fierté d’Européens », l’Institut Iliade « appelle à un sursaut intellectuel et moral afin de réaffirmer nos valeurs, nos libertés et nos droits sur la terre de nos ancêtres ».

La journée sera divisée en deux séquences, et les interventions entrecoupées d’animations vidéos et de témoignages enregistrés d’invités européens, en provenance notamment d’Allemagne, d’Italie, de Hongrie, de Pologne et d’Espagne.

La matinée (10h-12h30) est consacrée à l’analyse de l’assaut migratoire. Après une introduction de Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade, seront abordés les thèmes suivants : « La grande invasion des années 2000, un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde »  (Bernard Lugan), « Un exemple de submersion migratoire islamique : la situation au Kosovo »  (diaporama commenté), « L’idéologie ‘Big Other’ : les autres avant les nôtres » (François Bousquet), évocation du Camp des Saints avec une discussion entre Christopher Gérard et Jean Raspail.

L’après-midi (14h-19h) vise à définir, face à la menace, les conditions et leviers du nécessaire réveil de la conscience européenne. Interviendront en particulier Lionel Rondouin (« L’Être des nations contre l’avoir des marchands »), Renaud Camus (« La fierté contre la repentance »), Jean-François Gautier (« La pérennité de l’âme européenne ») et Jean-Yves Le Gallou (« Pour la préférence de civilisation »). Une table ronde animée par Patrick Pehele réunira des représentants de la « Génération 2013 », jeunes engagés dans la Cité dont les initiatives sont autant de « signes du réveil » européen. Une pause permettra de rencontrer les orateurs et de se retrouver autour d’un verre, dans la convivialité d’une communauté de civilisation ainsi reformée.

Quand : samedi 9 avril 2016, à partir de 10 heures.

Où : Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique 75007 Paris

Inscription sur weezevent.com/colloque-institut-iliade-2016

L’Institut Iliade sur FacebookTwitterYoutube

Renaud

Renaud traite Hollande, Valls et Macron de « grands incapables » voire de « criminels »

06/04/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien belge Le Soir, Renaud est interrogé sur François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. Réponse du chanteur en forme de tir groupé :

« Ce sont de grands naïfs, de grands imbéciles ou de grands criminels. Je ne le sais pas encore mais de grands incapables en tout cas. Sous le couvert de libéralisme économique et de lois du marché, ils nous imposent des lois que même la droite n’aurait pas osé voter. Hollande, il a une tête et un discours de parfait honnête homme mais il se trompe de politique.

 Dans ce même entretien, Renaud confesse des erreurs politiques. Comme celle « d’être allé à Moscou et à Cuba où je pensais voir des gens libres » et où il a vu « un pays de flics, une dictature ».

Renaud est-il encore de gauche ? Assurément et c’est même pour cela qu’il est désabusé. « Si, au deuxième tour, on a le choix entre Marine et Juppé, j’irai voter Juppé car c’est un honnête homme, un homme droit dans ses bottes comme il a dit lui-même. Mais si c’est Sarkozy et Marine, j’irai à la pêche à la ligne. Je ferai partie de ces désespérants abstentionnistes. »

Il ajoute :

« Où est notre Jean Jaurès ? Notre Mitterrand ? Les écolos me déçoivent. Il n’y a pas de relève… Ce qui me fascinait chez Mitterrand, c’était sa culture, plus que sa politique. J’étais admiratif et amoureux de cet homme qui était un puits de culture, qui avait lu Chateaubriand, Voltaire… »

“Les Visiteurs 3” – Gaumont accusé de racisme répond : “Nous avons produit (le film) Chocolat !”

05/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le troisième volet des Visiteurs sort ce mercredi, l’absence du nom de l’acteur franco-congolais, Pascal N’Zonzi, en haut de l’affiche du film est pointée du doigt. L’accusation de racisme n’a pas traîné.

Sur Twitter, Julien Bayou, conseiller régional (EELV) d’Ile-de-France, avait évoqué l’absence – parmi les noms présents sur l’affiche – du “seul sarrasin“, dénonçant par là même un “racisme inconscient“.

Gaumont parle de polémique “démente” et conteste les accusations de racisme en rappelant que le nom de l’acteur figure bien en bas de l’affiche. Et Gaumont d’ajouter – en guise d’axe de défense – : “Nous avons produit (le film) Chocolat !“…



 

 

Cluzel Adieu Simone

Le livre de Gabrielle Cluzel va, lui aussi, faire hurler les féministes

1/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Hasard du calendrier éditorial ou offensive concertée ? Le 8 avril 2016 sera un jour noir pour les féministes avec la parution simultanée de deux ouvrages prometteurs dans la déconstruction du discours féministe : celui d’Eugénie Bastié, Adieu Mademoiselle (éd. du Cerf), dont Novopress s’est déjà fait l’écho, mais aussi celui de Gabrielle Cluzel, au titre proche et encore plus explicite : Adieu Simone ! (Le Centurion), en référence bien sûr à la papesse de la « libération de la femme », Simone de Beauvoir.

Gabrielle Cluzel, connue pour ses chroniques dans les journaux Famille chrétienne et Monde et Vie, ou sur le site Boulevard Voltaire, signe là un ouvrage qu’on imagine à l’image de ses écrits habituels, vif et féroce. Sur le site de son éditeur, elle présente ainsi Adieu Simone !, sous-titré : Les Dernières Heures du féminisme :

« Je n’ai pas la prétention de faire une analyse du féminisme depuis des siècles à travers le monde. De remonter à l’âge de pierre pour étudier la condition de la femme dans les grottes préhistoriques. Je veux seulement évoquer ce que je connais. Ce féminisme en mini-jupe, mutin comme une parisienne de Kiraz, que l’on trouvait sur les barricades de Mai 68, devenu ce féminisme imposant et tyrannique, aux allures de rombière de Faisant, que l’on trouve à présent sur les ruines de Mai 68. Une rombière acariâtre et autoritaire avec sa moitié, l’homme occidental, faible et maigrelet, qu’elle morigène toute la sainte journée et fait avancer tête baissée… mais une rombière laxiste, aveugle et masochiste avec les enfants qu’en couchant avec l’amant de toujours, la gauche, elle a engendrés et réchauffés dans son sein : libération sexuelle, laxisme judiciaire et islam impérieux. »

 

Figaro Histoire Grèce

Ce que nous, Européens, devons à la Grèce

31/03/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le dossier du Figaro Histoire, en vente depuis ce matin, est consacré à « ce que nous devons à la Grèce ». Dans ce n° 25, daté d’avril-mai 2016, l’excellente revue dirigée par Michel De Jaeghere rend hommage « à l’héritage fabuleux que nous a légué la Grèce antique, de l’histoire à la philosophie, de la sculpture à la poésie, de l’architecture à la législation » :

A l’heure où la Grèce est désignée comme le maillon faible de l’Europe, qui se rappelle le fabuleux héritage que lui doit le vieux continent ? En inventant un nouveau mode de pensée, la Grèce ancienne accoucha d’une civilisation. Ses acteurs s’appellent Homère et Thucydide, Sophocle et Aristophane, Phidias et Archimède. Et, bien sûr, Socrate, Platon et Aristote. De l’architecture aux mathématiques, de la sculpture à la poésie, de l’histoire à la législation, les meilleurs spécialistes dressent l’inventaire du « miracle grec », brossent le portrait de Périclès et se font les arbitres du match Athènes-Sparte.

Cette livraison revient aussi sur l’insurrection irlandaise de 1916,  sur les six siècles d’exil de l’anneau de Jeanne d’Arc et sur l’empereur Justinien, qui « fut moins le dernier des empereurs romains que le premier des empereurs byzantins ».