[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : "L'Ouvrier des deux mondes" 1897 – 1899

[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : “L’Ouvrier des deux mondes” 1897 – 1899

24/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
On peut affirmer sans nul doute que L’ouvrier des deux mondes constitue la première véritable revue syndicale publiée en France. Hormis les bulletins internes d’informations des Fédérations ou Bourses du Travail, il n’existait jusqu’à lors aucune publication de synthèse et de réflexion sur le combat syndical.

Le maître d’œuvre et créateur n’est autre que Fernand Pelloutier, assisté de son frère Maurice. En 1897, Pelloutier a déjà un important passé de journaliste à La Démocratie de l’Ouest, à L’Art Social, l’Aurore ou encore La Cocarde. L’année précédente, un projet de publication avec Emile Pouget n’échoua que faute de financement.

L’ambition de Pelloutier est immense : faire des 16 pages mensuelles de L’ouvrier des deux mondes l’équivalent syndical de L’économiste français ou de L’économiste européen, c’est à dire une revue à la rigueur intellectuelle et scientifique de premier plan. Le sous-titre est alors Revue mensuelle d’économie sociale. Le premier numéro paraît le 1er février 1897. Pelloutier y reprend son idée d’un rassemblement de tous les travailleurs, y compris des paysans. Un article intitulé « Comment créer les syndicats agricoles ? » ne manque pas d’optimisme : « Le terrain de propagande devient meilleur et les chances de réussite ne cessent pas de s’accroître de jour en jour. Tels sont les éléments au milieu desquels nous avons à entreprendre la formation des syndicats agricoles ».

Pelloutier s’engage personnellement. Sa revue n’est en rien l’expression d’une organisation mais plutôt celle d’un homme. Elle se veut plus informative que doctrinale. Les sujets démontrent clairement cette orientation : étude sur la législation ouvrière de tous les pays, le travail en France et à l’étranger, la vie ouvrière, le mouvement ouvrier dans les campagnes…

L’ouvrier des deux mondes recense les grèves et les combats syndicaux du moment au sein d’une rubrique « bulletin social » et dresse des comptes rendus des congrès. Ainsi, le numéro 20/21/22 du 1er octobre 1898 est entièrement consacré au VIIème congrès national des Bourses du Travail. Au fil des numéros, on trouve de petits encarts publicitaires pour La Revue Blanche, La Revue Socialiste, L’Humanité Nouvelle ou encore L’Almanach du Père Peinard.

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« Tyrannie de la putain », tribune de l'universitaire Anatoly Livry

« Tyrannie de la putain », tribune de l’universitaire Anatoly Livry

Anatoly Livry est philosophe et homme de lettres, auteur de quatorze livres parus à Paris et à l’étranger, lauréat de trois prix internationaux, russes et américain, helléniste publié depuis 2003 par le Bulletin de l’Association « Guillaume Budé » – géré par l’actuel directeur de la faculté d’Études Grecques de Paris IV-Sorbonne, Alain Billault – et germaniste dont les découvertes ont vu le jour chez l’éditeur berlinois de Nietzsche « Walter de Gruyter ». L’œuvre d’Anatoly Livry ainsi que des évènements de sa vie sont entrés dans des programmes universitaires, analysés lors de conférences internationales et publiés par l’Académie des Sciences de Russie. Anatoly Livry, de nationalité suisse, docteur de l’Université de Nice-Sophia Antipolis et victime de l’acharnement administratif du Ministère français de l’enseignement, est par ailleurs auteur de la pétition pour la NON-reconnaissance des diplômes et titres universitaires français en Suisse.

« Criton, dit-il, qu’on ramène cette femme à la maison. »
Platon, Phédon

Grèce antique, que d’immondices ont été commises en ton nom ! Combien de camps d’extermination furent fondés par le socialisme international afin d’atteindre ta chimérique égalité civique ? Combien de casaques professorales furent tournées afin d’accéder à l’Institut, passage initiatique obligeant l’exaltation d’une « démocratie » qui aurait été la gloire de l’héritage hellène (avant que les apparatchiks tout puissants ne se rendent compte que Thucydide, avec son meilleur ennemi Périclès, étaient tellement « racistes » qu’il fallait absolument les chasser de la doxa de l’URSS bruxelloise) ! Mais évidemment, l’ancestral patrimoine indo-européen est gaillardement profané : les idéologues haïssent le savoir, nuancé et inégalitariste par excellence, soucieux qu’ils sont de flatter ce mélange de perversité et de stupidité prétentieuse des foules diplômées d’Europe que certains persistent à nommer « civilisation ». Or, en fin de compte, ce magma « humain » de l’Ouest a rompu tout lien avec la volonté formatrice des ethnies dotées de l’instinct créatif – leurs propres ancêtres ! –, devenant alors aisément malléable par des commissaires politiques, lesquels, quant à eux, ont parfois joui d’une parcelle d’une παιδεία pourtant consciencieusement sacrifiée et corrompue sur l’autel de la « culture de mort » et sont, à ce titre, doublement dangereux.

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Racisme anti-blancs : Débat entre Gérald Pichon et Aymeric Patricot

Racisme anti-blancs : Débat entre Gérald Pichon et Aymeric Patricot

21/06/2014 – PARIS (NOVOpress) – Débat entre Gérald Pichon, auteur de “Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas” (Editions Idées) et Aymeric Patricot auteur de “Les petits blancs. Un voyage dans la France d’en bas.” (éd. Plein jour).

Sur Radio Courtoisie le 13 juin 2014, dans l’émission Libre Journal des idées politiques de Max Lebrun sur le thème : “À la rencontre des petits Blancs”.

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La fondation de l’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne vient d’être créée

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Les incroyables trésors de l’Histoire : l’exemplaire de « La mer des Hystoires », ayant appartenu au roi Charles VIII

21/06/2014 – VIDÉO Le Point Charles VIII est le premier roi de France à posséder des livres imprimés qu’il conservait dans sa bibliothèque d’Amboise. Troublante coïncidence, cet intello royal périt, à l’âge de 27 ans, en se cognant la tête contre un linteau de porte. La Mer des Hystoires est, selon Jean-Marc Chatelain, chargé de collections à la réserve des livres rares de la BNF, un des plus beaux ouvrages imprimés français du XVe siècle. Il a été tiré en plusieurs exemplaires par Pierre le Rouge, qui fut le premier à porter le titre de libraire et imprimeur du roi. Celui que nous vous présentons, imprimé sur un vélin d’une finesse exceptionnelle, est l’exemplaire remis à Charles VIII. Source : lepoint.fr

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Le scandale des intermittents permanents

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[Mémoire ouvrière ] Les femmes dans le combat syndical avant 1914

[Mémoire ouvrière] Les femmes dans le combat syndical avant 1914

18/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Bien avant les oukases de la parité absolue et obligatoire lancées par les fanatiques de l’indifférenciation, le milieu ouvrier de la fin du XIXème et du début du XXème siècle a tenté de faire une place aux femmes dans le combat syndical. C’est une évidence mais les femmes ont toujours travaillé. Nonobstant, on ne retient d’elles bien souvent que l’image de la ménagère (personne sociale) la réduisant au simple niveau économique d’êtres consommateurs. Lors de la révolte des boutonniers de Méru en 1909, on verra les femmes en tête des cortèges, bras dessus bras dessous, défilant avec autant de vigueur et de détermination que les hommes. Clemenceau, le briseur de grèves, osera parler de « grève de bonnes femmes » ; ce qui en dit long sur le mépris de l’homme de gauche à l’égard des ouvrières.

Pour Michelle Perrot, « l’histoire du travail féminin est inséparable de la famille, des rapports des sexes et de leurs rôles sociaux. La famille, plus que le travail qu’elle conditionne, est le véritable ancrage de l’existence des femmes et de leurs luttes, le frein ou le moteur de leur changement. A lui seul, le travail ne peut les libérer, même s’il peut y contribuer. Au vrai, le travail a-t-il jamais libéré personne ? »

Malgré la persistance du travail à domicile, le nombre de femmes actives dans les professions industrielles va croissant entre 1896 et 1911 : 1.888.950 puis 2.192.500 15 ans plus tard. Ce phénomène, loin d’être nouveau, s’est accentué depuis le recensement de 1866. Les femmes se retrouvent majoritairement dans le travail des étoffes (78 à 88%), dans le textile (45 à 55%) et celui des métaux fins (20 à 32%). De manière générale, leurs salaires restent rarement supérieur à la moitié des salaires masculins ce qui créé de facto une concurrence entre les deux sexes. Le patronat tentera bien souvent de jouer cette carte afin de tirer les salaires vers le bas et de dresser hommes contre femmes lors de certains conflits sociaux.

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