Otto de Habsbourg : “Qu’il y a t-il d’universel dans l’esprit européen ?”

[box class=”info”]Prononcé le 23 octobre 2007 par SAIR l’Archiduc Otto de Habsbourg devant ses pairs de l’Académie des sciences morales et politiques de France, le texte que nous vous livrons aujourd’hui constitue un résumé de la pensée politique de cet homme lettré, fils du dernier empereur d’Autriche, qui a traversé le siècle et nous a quitté il y a quelques jours.[/box]

[box class=”warning”] Attention, ce texte est une tribune reprise sur Novopress. Ce document ne reflète donc pas nécessairement les valeurs défendues par Novopress. [/box]

Un des hommes les plus remarquables de notre époque, le pape Jean-Paul II, demanda à son entourage, à la fin d’une agonie très douloureuse, de ne pas pleurer, car il était, quant à lui, profondément heureux. Beaucoup ne comprirent pas ce que le Souverain Pontife mourant voulait dire, si ce n’est dans un sens strictement religieux. Seuls ceux qui avaient atteint son âge et venaient, comme lui, de l’est de l’Europe, pouvaient pleinement mesurer les progrès accomplis dans l’espace d’une vie et se réjouir, avec lui, que les tyrans eussent disparu du Vieux Continent.

Hitler et Staline ont disparu. Un certain nombre de frontières aussi, dans leur sens le plus archaïque. C’est notamment le cas en Europe centrale et orientale, dont les frontières souvent artificielles avaient été établies après 1918 et consolidées après l’accord de Yalta. Pour la première fois, il nous a été donné de les voir disparaître de façon pacifique.

En même temps, certaines idéologies totalitaires ont reculé. Elles n’étaient en réalité que le transfert d’aspirations religieuses sur un plan où elles n’avaient aucune légitimité : la politique. Elles n’ont pas encore totalement disparu, même chez nous en Europe ; et, dans d’autres régions du monde, le totalitarisme continue malheureusement encore à s’étendre.

Une autre idée sanglante du siècle passé, le nationalisme, est toujours bien vivace dans certains pays, surtout à la suite d’une confusion dangereuse avec le patriotisme. Un patriote est quelqu’un qui aime son pays ou sa nation, tout en respectant les autres peuples. Le nationaliste, pour sa part, est un adorateur de son pays ou de son peuple et il fonde son culte, le plus souvent, sur la haine ou le mépris des autres.

Cette distinction entre patriotisme et nationalisme est illustrée par un des grands hommes du XXème siècle : le général de Gaulle. Dans toutes ses déclarations et notamment dans celles qui concernaient les relations franco-allemandes, il a mêlé à son patriotisme français l’expression d’un respect sincère pour l’Allemagne. Même au cœur de la dernière guerre entre les deux pays, alors qu’il était le chef de la France libre, de Gaulle osa déclarer que l’un des fondements d’une nouvelle Europe devait être d’abord la révision du traité de Verdun, qui avait partagé le regnum Francorum entre les héritiers de Charlemagne, puis la préparation d’une nouvelle entente des « Francs », sous une forme moderne. Revenu sur le sol de France, il formula à de nombreuses reprises cette notion d’un patriotisme ouvert que les nationalistes avaient oblitérée.

On a trop peu souligné l’accord qui existait entre le général français et la vision de l’Europe dont l’apôtre était Coudenhove-Kalergi. Dans son idée d’union européenne, cet Autrichien, qui était né d’une mère japonaise, unissait les vertus des anciennes grandes communautés de notre continent : la France, l’Allemagne du Saint-Empire et l’Empire austro-hongrois avec sa mosaïque de nationalités. Nous trouvons dans les enseignements de Coudenhove et du général de Gaulle une même idée de l’Europe, à laquelle nous donnons aujourd’hui le nom d’Union : l’idée d’une unité réelle dans une diversité assumée.

Ceux qui ont le privilège de voyager souvent hors d’Europe savent que celle-ci est devenue un exemple à travers le monde. Des problèmes similaires à ceux que nous avons surmontés se posent ailleurs que sur notre continent. Il faudra tôt ou tard trouver à ces problèmes une réponse adéquate ; les idées européennes de subsidiarité et de fédéralisme pourront y aider. Bien entendu, ces idées exigent pour s’imposer la longue durée. Il en va ainsi de toutes les idées nouvelles. Mais leur progrès se mesure avant tout aujourd’hui sur le plan de la pensée, et c’est là l’un des grands devoirs de l’Europe que nous créons.

Le problème de l’Europe, ce fut d’abord celui des frontières. Nous n’en voulons pas de nouvelles et, en instaurant la liberté de circulation, nous avons déjà spiritualisé celles qui existaient, sans porter atteinte pour autant aux identités nationales. Nous voulons maintenant réduire tous les obstacles qui créent des barrières entre les peuples, tout ce qui, dans une conception mal comprise de la souveraineté nationale, empêche les Européens de se rapprocher.

Pour continuer de se relever, après les drames du XXème siècle, l’Occident doit revenir aux principes fondamentaux qui ont fait sa grandeur. Il sera sans doute difficile de remonter la pente, mais nous assistons déjà à un certain renouveau des valeurs traditionnelles, qu’elles soient personnelles ou collectives ; c’est notamment le cas des valeurs religieuses. Aussi l’avenir n’est-il pas, à mes yeux, aussi noir qu’on aurait pu le craindre.

L’Europe est porteuse de deux messages essentiels. D’abord, l’Europe a été créée sur des idées religieuses et, dans un grand nombre de pays européens, la religion reste aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était par le passé. Qu’on l’aime ou qu’on le combatte, le fait religieux continue d’être un élément important dans la vie de très nombreuses personnes. Une attitude de laïcité mal comprise, qui voudrait éradiquer le facteur religieux, ne saurait avoir d’avenir face à une aspiration si ancrée en l’homme. La seconde idée dont l’Europe est forte, ce sont les droits de l’homme. J’ai personnellement la conviction profonde que les deux messages ont un lien essentiel. Je suis convaincu que les droits de l’homme sont fondés sur le fait que tous les hommes sont des créatures de Dieu, auxquelles il est impossible de dénier un certain nombre de droits inaliénables. Je pense que c’est sur ce plan que la religion est appelée jouer à nouveau un rôle historique : la défense des droits de l’homme. Les droits de l’individu ne peuvent pas, en tant que droits fondamentaux, fluctuer au gré de majorités changeantes ou dépendre de la seule volonté d’un potentat. Les droits de l’homme doivent avoir un fondement tel qu’il leur donne une position absolue de force. Une même logique s’applique d’ailleurs aux droits de collectivités, partout où surgissent des conflits entre nations majoritaires ou minoritaires.

Sur ce plan des idées et des concepts politiques, la tâche spéciale de l’Europe est non seulement de prêcher, mais aussi de donner l’exemple. Quand on relit l’histoire de l’Europe et de sa construction en général, notamment dans ses efforts pour définir où se situent ses propres frontières, on arrive à la certitude que la création véritable de l’Europe, dans la longue durée, deviendra de plus en plus manifeste au fur et à mesure que se dégageront les facteurs culturels qui l’unissent. Il devrait en aller de même pour la Méditerranée, à laquelle doit être assigné de redevenir un élément d’union plus que de division. Autour de notre mer se côtoient les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Elles y sont nées avant d’assumer un rôle mondial. Ceux qui veulent voir les situations telles qu’elles sont trouveront entre elles beaucoup d’éléments communs. Les grands penseurs, quelle que soit leur confession, sont arrivés à une telle conclusion. Pour un Saladin chez les musulmans, citons, du côté chrétien, le vénérable Raymond Lull qui, dès le XIIIe siècle, avait souligné, alors qu’il se trouvait aux Baléares, tout ce qu’il y avait de commun entre l’islam et les Églises chrétiennes. Par conséquent, il souhaitait que l’on trouvât les moyens d’une coopération effective et que l’on cherchât, pour l’avenir, tout ce qui pouvait unir au lieu de s’en tenir à ce qui divisait. Il est regrettable qu’aujourd’hui la mémoire de ce grand penseur, qui a été en même temps un saint de l’Église catholique et dont la pensée serait d’une si grande utilité, soit presque oubliée, même chez nous. Dans son testament, la reine d’Espagne, Isabelle la Catholique, écrivait que la Méditerranée ne serait jamais une frontière, mais au contraire un lien commun pour tous ceux qui auraient le souci d’établir la paix. Ce que les trois religions du Livre ont en commun doit être le fondement d’une union autour de la Méditerranée, union indispensable à l’ordre et à la paix dans le monde.

Au-delà de l’Union européenne, nous devons œuvrer aussi à une union des peuples qui entourent la Méditerranée, selon une forme nouvelle qui ne sera jamais celle d’une union des États, mais une entente sui generis qui pourrait être l’un des ferments de la paix mondiale. Telle est aujourd’hui la tâche capitale de l’Europe. Elle doit s’unir en tant qu’Europe pour pouvoir étendre son message de paix aux différentes nations qui ont en héritage le message des trois monothéismes. Le facteur religieux jouera, dans le dialogue des forces divergentes, un rôle décisif. Et il est heureux de voir que des rapprochements sont déjà visibles, même s’ils demeurent trop limités. Saluons, par exemple, ces personnalités de premier plan qui surent se retrouver dans un véritable dialogue : l’Albanaise catholique Mère Thérésa et le président musulman du Kosovo, Ibrahim Rugova.

Avec un tel élargissement de notre vue, nous arriverions à progresser dans le débat indispensable sur les racines spirituelles et religieuses de l’Europe. Quand on a aujourd’hui l’opportunité de voyager dans des pays récemment libérés du communisme, on observe que le totalitarisme, s’il a failli sur bien d’autres points, n’a jamais réussi à produire de la beauté. Rien de plus logique, car la beauté est le fruit de l’esprit et non de la matière, que cet esprit vienne des juifs, des chrétiens ou des musulmans. La beauté pourrait sauver le monde, en contribuant à son unification chaque jour plus pressante, face aux problèmes considérables posés par le développement scientifique et technique et ses conséquences pour la paix à l’âge nucléaire. Bien entendu, ce chemin sera long et très ardu. Il en vaut néanmoins la peine. C’est là que les Académies, l’entente des hommes et des femmes de pensée, auront à jouer un rôle capital : indiquer et déblayer les routes qu’emprunteront les peuples.

L’idée européenne est avant tout une vision de paix qui parvient à surmonter un passé guerrier. Au Moyen Âge, cette idée de paix a existé. Elle s’est appelée la Treuga Dei : la trêve de Dieu. Imposée par les moines de Cluny, cette trêve restaurait la paix dans une société devenue brutale du fait de l’effondrement des pouvoirs centraux. C’est à une telle Trêve entre les pays, entre les esprits et entre les croyances religieuses que l’Europe doit s’atteler. Cela constitue sa tâche historique et elle porte seule la responsabilité d’en avoir l’initiative.

Permettez-moi, pour conclure, d’évoquer un épisode de mon histoire personnelle qui concerne l’Institut de France, lequel accueille aujourd’hui les Académies de toute l’Europe. En 1978, pour pouvoir être élu au Parlement européen, je souhaitais obtenir la nationalité allemande, sans pour autant renier ma nationalité autrichienne. Je ne le voulais surtout pas. Il me fallait donc acquérir la double nationalité. Or, ce genre de naturalisation était à l’époque très difficile à obtenir en Allemagne. Les Allemands n’accordaient la nationalité qu’à titre honorifique : à des professeurs, à des membres de grandes Académies internationales, bref à des intellectuels de renom ou encore, troisième catégorie… à des footballeurs célèbres. Comme je ne suis pas joueur de football, c’est grâce à l’Institut de France que je suis parvenu à devenir Allemand et parlementaire européen. Le jour où j’ai reçu la nationalité allemande, j’assistai à une réception que donnait Franz-Joseph Strauss dans le cadre d’une conférence à Wildbad Kreuth, dans les montagnes bavaroises. « Enfin, voici le retour du Saint-Empire romain germanique ! » s’exclama-t-il en m’accueillant.

Et pourtant, ce n’est pas le Saint-Empire romain germanique qui est revenu ici, à Paris, sous la Coupole, pour répondre à la question : « Qu’y a-t-il d’universel dans l’esprit européen ? » C’est plutôt un destin personnel, même si, j’en conviens, il est exceptionnel, le destin d’un homme qui a eu trois langues maternelles, l’allemand, le français et le hongrois, et qui possède quatre nationalités, l’autrichienne, l’allemande, la hongroise et la croate. Ce destin me suggère cette réflexion conclusive. L’Histoire se fait à travers nous. Les hommes de bien savent qu’il ne sert à rien de l’entraver, mais qu’il faut se mettre à son service dès que l’on pense qu’elle va dans le droit chemin. C’est pourquoi j’ai le sentiment profond qu’en bâtissant l’Europe nous avons fait et nous continuons de faire quelque chose qui changera la face du monde. Même si cela ne se voit pas encore, nous mettons en mouvement des forces qui nous dépassent et qui auront de grands effets. Déjà, le sentiment nationaliste imprègne moins la jeunesse que les anciennes générations qui ont vécu les guerres. L’air qu’on respire passe inaperçu. Il en est de même pour l’Europe, qui intervient dans notre vie quotidienne sans que nous nous en apercevions. Elle imprègne de plus en plus notre existence et notre esprit. Si elle n’est pas encore une patrie, que nous avons héritée de nos grands-pères et arrière-grands-pères, elle est déjà une fratrie qui fait de nous des frères et des sœurs.

Pour les pays d’Europe centrale et orientale, à laquelle j’appartiens et où je me rends souvent, l’Union européenne est un grand espoir. Être européen ne signifie pas pour ces peuples qu’ils vont devoir se renier et se fondre dans un melting-pot. Nous voulons au contraire préserver nos langues et nos cultures. Et c’est cela le génie de l’Europe : nos cultures nationales et régionales refleurissent. Imagine-t-on ici à quel point ? Loin d’être un danger pour l’Union européenne, l’élargissement à ces nations, trop longtemps soumises, est une chance inespérée de résurrection de la culture européenne. Je n’ai jamais été un partisan des sociétés multiculturelles, mais je suis un fervent défenseur de la coexistence des cultures. Je suis convaincu qu’il est possible de vivre en paix ensemble. Dans une Europe « pluriculturelle » et non pas « multiculturelle », une Europe pluraliste donc, la coexistence des cultures et des langues me paraît possible et même souhaitable. Car les liens entre les peuples se créeront moins par la politique que par le commerce, la parole, l’économie ou la littérature. Il ne s’agit pas d’uniformiser la culture européenne. Au contraire, c’est notre diversité qui fait notre force. Mais il faut avant toute chose que nous nous connaissions.

Car, j’en suis convaincu, il n’y a pas de différences fondamentales entre nous autres, les Européens.

S.A.I et R. Otto de HABSBOURG-LORRAINE
Délégué de l’Académie des sciences morales et politiques, associé étranger,
Membre de la Real Academia de ciencias morales y politicas à Madrid,
Membre de l’Academia internacional da cultura portuguesa à Lisbonne.

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner "Le choc de l'Histoire : religion, mémoire, identité"

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”

A la rentrée prochaine, sortie du nouveau livre de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”, édité par Via Romana.

Présentation du livre, que Dominique Venner souhaite être un manifeste de l’optimisme historique : “Le choc de l’histoire, nous le vivons, écrit Dominique Venner, mais nous ne le savons pas. Il annonce que l’imprévu est de retour. Le monde, la France et l’Europe sont entrés dans une nouvelle époque de la pensée, des comportements et des puissances. Ce choc de l’histoire annonce qu’il n’y a jamais de fatalité insurmontable. Le moment va venir pour les Français et les Européens de se réveiller, de répondre aux défis de l’immigration, aux idéologies toxiques, aux périls du mondialisme, aux troubles qui les assaillent. À quelles conditions? C’est à cette question que répond cet essai. Il a été conçu sous la forme vivante et dvnamique d’entretiens avec un historien qui a découvert l’histoire en y participant, ne cessant de l’étudier et de la méditer. Dominique Venner retrace ici les grandes étapes de l’aventure européenne, de ses drames et de sa pensée depuis les origines. Il propose des pistes neuves et des exemples forts pour conjurer le déclin, comprendre l’histoire que nous vivons et conduire sa vie.”

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble » © AMC

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble »

09/07/2011 – 14h00
ATLANTA (NOVOpress) –
La saison 1 de The Walking Dead vient de sortir en DVD. L’histoire démarre du côté d’Atlanta (Etats-Unis). L’agent de police Rick Grimes (photo) est à la poursuite de délinquants lorsqu’il reçoit une balle en plein torse et tombe dans le coma. A son réveil à l’hôpital, la société américaine a versé dans l’apocalypse : les campagnes et les villes sont peuplées de zombiesmulticolores (Blancs, Noirs, Asiatiques…) assoiffés de sang et friands de chair humaine.

Côté pile, The Walking Dead peut être perçu comme une métaphore sur l’horreur de la mondialisation humaine où chaos, terreur et invasions glacent le sang. Comme l’a déjà filmée George Romero. The Walking Dead, c’est aussi une réflexion sur les aliénations et futilités de la société de consommation. La série de Frank Darabont prône également le recours à l’autodéfense et aux armes à feu afin de lutter contre une menace extérieure. Enfin, le premier épisode a le mérite de rappeler que la vie peut triompher d’un état comateux.

Côté face, The Walking Dead peut heurter par son esthétisme de la violence (interdit aux moins de 16 ans). Surtout, The Walking Dead ne s’émancipe pas d’un politiquement correct lourdingue. Dans le deuxième épisode, le rôle du méchant survivant est incarné par un raciste Blanc « consanguin » qui n’a rien compris au film : face aux envahisseurs, il n’y a plus de Blancs ou de Noirs, mais des « êtres humains » unis pour sauver leur peau. En guise de punition, le Redneck sera abandonné par ses petits camarades en apéritif aux zombies. Sympa. Le « vivre ensemble » à la sauce horrifique ?

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Malika Sorel

La révolte des intellectuels contre le Système

Article repris avec l’aimable autorisation de Polémia – La dissidence des intellectuels a précédé la chute de l’Union soviétique. La révolte des intellectuels contemporains pourrait bien annoncer la chute de l’empire cosmopolite. Certes, les oligarques du Système sont puissants : ils possèdent l’argent et contrôlent les médias classiques. Mais le pouvoir de ces oligarques est triplement menacé : par la révolte populiste, par la révolte numérique mais aussi par la révolte des intellectuels. Philosophes, anthropologues, économistes, géopoliticiens, géographes et sociologues sont de plus en plus nombreux à contester le désordre établi. A l’écart d’une actualité hollywoodienne, Andrea Massari nous propose de prendre un peu de hauteur… Explications.

Les philosophes à la quête du sens

L’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde

L’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde

Dans les années 1950, la majorité des philosophes étaient marxistes ; ils sont devenus droits-de-l’hommistes dans les années 1970/1980. Aujourd’hui, beaucoup de philosophes sont des critiques acerbes de la modernité et portent souvent la parole d’un retour à la tradition. C’est le cas de Jean-François Mattéi, auteur de La Barbarie intérieure et du Procès de l’Europe. C’est le cas de Philippe Nemo, auteur de La Régression intellectuelle de la France. Chantal Delsol dénonce, elle, L’Age du renoncement. Et avec une grande rage littéraire l’écrivain Richard Millet (photo) dénonce La Fatigue du senset l’horizontalité du monde. Un pamphlet philosophique éloigné de toute bien-pensance et frappé du sceau de la radicalité.

Le grand retour des frontières

Dans la novlangue contemporaine le mot frontières était devenu tabou : on n’en parlait pas, si ce n’est pour les… supprimer. Régis Debray a brisé le tabou en publiant un Eloge des frontières. L’éloge des frontières, c’est aussi le fil rouge du livre fulgurant d’Hervé Juvin : Le Renversement du monde. L’économiste et anthropologue rejoint ainsi le philosophe. L’un et l’autre chez Gallimard.

La réhabilitation du protectionnisme

Le Prix Nobel Maurice Allais

Le Prix Nobel Maurice Allais

Face à la grande menace industrielle, le vieux gaulliste Jean-Noël Jeanneney avait publié, en 1978, Pour un nouveau protectionnisme. En forme de chant de cygne car depuis la fin des années 1970, c’est le libre-échange qui donne le tempo. Parvenant même à faire censurer le Prix Nobel Maurice Allais (photo ci-dessus). Cette époque de censure est révolue : des économistes osent aujourd’hui s’afficher protectionnistes : Jacques Sapir et Jean-Luc Gréau ont rejoint Gérard Dussouy, théoricien de la mondialité, et Alain Chauvet (Un autre monde : Protectionnisme contre prédation).

Sociologues et géographes portent un regard critique sur l’immigration

Le géographe Christophe Guilly a jeté un pavé dans la mare avec ses Fractures françaises. Il y montre l’ampleur des fractures ethniques. Fractures ethniques qui ne sont pas forcément sociales : car on est plus riche (monétairement parlant, en tout cas) en Seine-Saint–Denis que dans la Creuse. De son côté, Malika Sorel tient Le langage de vérité [sur] Immigration, Intégration. Dans les mêmes perspectives que Michèle Tribalat (de l’INED) dans Les Yeux grands fermés (L’Immigration en France) ou Hugues Lagrange dans Le déni des cultures.

Le grand retour de la géopolitique

Chaque année le festival de géopolitique de Grenoble, organisé par Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud, marque le retour des intellectuels vers les préoccupations de puissance : Aymeric Chauprade, auteur de Chronique du choc des civilisations, peut y croiser Pascal Boniface, auteur de Atlas du monde global et pourfendeur des Intellectuels faussaires. Hors champ, on ne saurait oublier le général Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre et critique des guerres américaines. Ni Alain Soral, qui ne veut pas seulement Comprendre l’empire mais le combattre. Ni Christian Harbulot, théoricien de la guerre économique. Ni François-Bernard Huyghe, lumineux médiologue.

Le dévoilement de l’art « contemporain »

Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros

Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros...

L’art « contemporain » a plus… d’un siècle. Il est plus que… centenaire ! Il est né dans les années 1890 et trône dans les musées depuis l’Urinoir de Duchamp en 1917 ! Mais les critiques de l’art « contemporain » sont de plus en plus nombreuses et acerbes. Jean-Philippe Domecq annonce que « l’art du contemporain est terminé ». Ces artistes sans art sont aussi critiqués par Jean Clair, académicien et ancien directeur du Musée Picasso, dans L’hiver de la culture et Dialogue avec les morts. Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros (photo) (L’art caché), de Christine Sourgins (Les mirages de l’art contemporain), de Jean-Louis Harouel (La grande falsification de l’art contemporain) ou d’Alain Paucard (Manuel de résistance à l’art contemporain).

La dénonciation des oligarchies

Il y a dix ans, les « oligarques » désignaient des dirigeants russes plus ou moins mafieux qui s’enrichissaient sur les ruines de l’ex-Union soviétique. Aujourd’hui, la critique des oligarchies a franchi le mur de l’ex-« rideau de fer ». Apôtre de la démocratie directe, Yvan Blot publie L’Oligarchie au pouvoir. Il se trouve en compagnie d’Alain Cotta dénonçant Le Règne des oligarchies et d’Hervé Kempf qui publie, au Seuil, L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. Et le libéral Vincent Bénard, directeur de l’Institut Hayek, dénonce les « oligarchismes ». Un point de vue que reprend d’une autre manière, l’anthropologue Paul Jorion dans Le Capitalisme à l’agonie. Ainsi cinq auteurs, partant de cinq points de vue différents, convergent dans la même critique. A la place des oligarques, on s’inquiéterait !

Les neurosciences contre la télévision et les pédagogies nouvelles

Des milliers d’études scientifiques ont établi la malfaisance de la télévision sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires) et le développement intellectuel en particulier des jeunes enfants. Avec TV lobotomie, Michel Desmurget en fait un point sans concession, frappant au cœur l’instrument central de contrôle des esprits.
Les neurosciences offrent aussi des arguments décisifs contre les pédagogies dites « nouvelles » dont les ravages dans l’éducation sont constamment dénoncés, notamment par Laurent Lafforgue, médaille Fields.

Un bouillonnement fécond

Ce qui est frappant dans ce nouveau paysage intellectuel, c’est la diversité de ceux qui le composent. Il y a les établis et les marginaux : ceux qui ont pignon sur rue chez Gallimard et au Seuil, et ceux qui publient leurs livres à la limite de l’autoédition. Qu’importe, les uns et les autres rencontrent le succès grâce à Amazon notamment.
Il y a ceux qui viennent des rives de la gauche et du marxisme et ceux qui s’assument réactionnaires. Il y a des libéraux lucides et des lecteurs de Krisis. Il y a des catholiques, des laïcs et des panthéistes. Il y a ceux qui sortent de trente ans de bien-pensance et ceux qui luttent depuis trente ans contre la bien-pensance. Il y a aussi tous ceux qui viennent de nulle part mais qui respectent les faits.

Le pouvoir des oligarques et l’ordre politiquement correct (mondialiste, « antiraciste », libre-échangiste, en rupture avec les traditions) sont placés sous un triple feu : les mouvements populistes, la blogosphère dissidente et les intellectuels en rupture. Gageons que les événements qui viennent les feront converger !

[box class=info]Beaucoup de ces livres ont fait ou feront l’objet de recensions sur Polémia. Nos lecteurs peuvent s’y reporter. Ils peuvent aussi trouver certaines recensions sur l’excellent blog metapoinfos.hautetfort.com[/box]

Concert de Rammstein à Bercy : les billets sont en vente demain vendredi [vidéo]

Concert de Rammstein à Bercy : les billets sont en vente demain vendredi [vidéo]

07/07/2011 – 21h55
PARIS (NOVOpress) – Après Strasbourg le 1er décembre, Rammstein, le groupe de métal industriel allemand, viendra de nouveau en France le 6 mars 2012 afin de se produire au Palais Omnisports de Paris Bercy. Les billets pour assister à ce rendez-vous parisien seront disponibles demain à partir de 10 heures.

Ces concerts s’inscriront dans la nouvelle tournée du groupe, baptisée « Made In Germany 1995-2011 ». Du nom d’un prochain best-of qui sortira cet hiver. Il ne devrait contenir qu’une seule chanson inédite : « Mein Land » (« Mon pays »). Le dernier véritable album de Rammstein, « Liebe ist für alle da » (« L’amour est là pour tous »), remonte à la fin 2009. Cet opus s’était égaré dans les polémiques et une prose ouvertement pornographique. « Mein Land » pourrait donc renouer avec une approche identitaire, illustrée par exemple en 2004 avec le titre « Amerika » qui visait clairement le modèle américain (vidéo ci-dessous sous-titrée en français).

Mise en demeure par la CNIL des sociétés gérant les droits d'auteurs

Mise en demeure par la CNIL des sociétés gérant les droits d’auteurs

07/07/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans un communiqué, La CNIL indique qu’elle vient de mettre en demeure “le 16 juin dernier, les sociétés de perception et de répartition des droits d’auteurs et leur sous-traitant, la société TMG pour insuffisance des mesures de sécurité. En effet, à la suite d’un contrôle effectué au sein de la société TMG, la CNIL a notamment constaté l’insuffisance des mesures de sécurité entourant le traitement mis en œuvre dans le cadre du dispositif dit ‘de réponse graduée’. Les organismes mis en demeure ont trois mois pour assurer une parfaite sécurité de celui-ci.”

Et comme le rappelle LeMonde.fr : “A la mi-mai, des agents de la Commission, accompagnés de représentants de la Hadopi, ont effectué un contrôle au sein de TMG. Le contrôle de la CNIL faisait suite à la révélation d’une faille de sécurité : un serveur de l’entreprise n’était pas protégé et pouvait être librement consulté par n’importe quel internaute, sans connaissances techniques particulières. Parmi les données, dont une partie a été publiée sur Internet, se trouvaient des relevés d’adresses IP (Internet Protocol) et des identifiants de fichiers téléchargés, permettant de savoir quel ordinateur téléchargeait quel fichier à quel moment.”

Une nouvelle preuve de l’inanité de la liberticide Hadopi…

Samedi 9 juillet, Cercle Sainte-Geneviève (Paris) sur la “démondialisation”

Samedi 9 juillet, Cercle Sainte-Geneviève (Paris) sur la "démondialisation"

Samedi 9 juillet, Cercle Sainte-Geneviève (Paris) sur la "démondialisation"

Démondialisation : pourquoi les Identitaires parisiens appellent à voter pour Arnaud Montebourg (en plus d’Arnaud Gouillon). Le Cercle Sainte Geneviève aura lieu à Paris samedi 9 juillet à partir de 17 heures à la Barricade, foyer de l’identité parisienne, 8 rue de Cadix dans le 15èmearrondissement.

Critique ciné : "Vanilla sky", par Agnès Pinson (crédit photo : Paramount)

Critique ciné : “Vanilla sky”, par Agnès Pinson

« Vanilla Sky » est un film américain de 2001, réalisé par Cameron Crowe. C’est un remake du film espagnol « Ouvre les yeux » réalisé par Alejandro Amenábar en 1997.

David Aames (Tom Cruise) est un jeune millionnaire à qui tout réussit. Il dirige trois magazines et une très grosse maison d’édition. Belle gueule, bel appart, belle voiture : il a tout ce qu’il désire. Pourtant sa vie si excitante lui semble incomplète. Lors de la fête organisée pour son anniversaire, son meilleur ami Brian lui présente Sofia (Penelope Cruz). Pour David, c’est le coup de foudre et il pense avoir enfin trouvé la pièce manquante. Mais Julie Gianni (Cameron Diaz), une amie avec qui il entretient une liaison, s’invite à la fête.

Sans le vinaigre le miel n’est pas le miel

Lorsque Brian comprend que son ami David a touché le cœur de Sofia, il demande à David de lui laisser la jeune femme. David peut avoir toutes les filles qu’il veut alors que lui, écrivain raté, peine à séduire les femmes. « Mais pourquoi il faut que tu dragues Sofia ? ». Loin d’en vouloir à son ami et clairement alcoolisé, il le plaint. Comment un jeune homme à qui tout réussit dans la vie peut-il apprécier toutes les bonnes choses qui lui arrivent ? « Tu ne connaîtras jamais l’exquise souffrance du type qui rentre seul chez lui car sans le vinaigre mon grand, le miel n’est pas le miel ».

Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie

David propose à Sofia de la raccompagner chez elle. Il découvre alors son univers : celui d’une danseuse modeste qui enchaîne les petits boulots pour joindre les deux bouts. Le contraste avec son univers est flagrant. Il tombe amoureux de la jeune femme et la remercie pour tout ce qu’elle a déjà pu lui apporter : il comprend qu’elle a changé sa vie à tout jamais. Après avoir passé la nuit chez elle à parler, il quitte son appartement non sans avoir obtenu un baiser. Elle lui donne un ultime conseil : « chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie ».

Julie le cueille alors et lui propose « de se faire pardonner » et ils partent faire une balade en voiture. Mais folle de jalousie car amoureuse de David, elle jette la voiture d’un pont. Julie meurt dans l’accident et David reste défiguré. La vie du jeune millionnaire bascule. À partir de cet instant, rien ne sera plus pareil. Il se retrouve dans un monde qu’il ne maîtrise plus, un monde où se mêlent l’amour, la haine, le doute, le rêve… Son réveil sera brutal. Il n’en sortira pas indemne, vous non plus.

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Personnellement, j’ai trouvé ce film sublime et surtout très loin du stéréotype du blockbuster américain. Lorsque je suis allée le voir au cinéma, je suis restée « sur le cul ». Il mêle plusieurs genres très différents : le romantisme, le drame, le thriller et le fantastique. C’est un parfait mélange entre rêve, réalité et hallucinations. Il est riche en flash-backs et rebondissements qui composent un puzzle dans lequel on se perd. Il pose différentes questions et véhicule certains messages sur la société consumériste dans laquelle nous vivons actuellement, la recherche du bonheur et le sens de la vie en général. Il possède également une qualité graphique exceptionnelle et notamment ce fameux « ciel vanille » que l’on peut apercevoir tout au long du film.

On peut dire de ce film qu’il est assez tordu et les personnes qui n’apprécient pas les scénarios complexes et les fins de films évasives vont être déçues : chaque personne de mon entourage qui a vu ce film a sa propre idée sur le dénouement de l’histoire ! En fonction de la compréhension du film, de son interprétation et de son propre vécu, chacun l’interprète différemment. Certaines personnes m’ont également avoué n’avoir rien compris (bon là j’avoue qu’il y a un décalage de générations). D’ailleurs pour la petite anecdote, certains forums sont entièrement dédiés à l’explication de la fin de ce film. Un petit conseil : il vaut mieux le regarder une deuxième fois pour mieux apprécier les subtilités.

Enfin, chose ô combien importante à mes yeux, la bande originale est fabuleuse et colle parfaitement aux différents aspects de l’histoire : Jeff Buckley, Bob Dylan, REM, Radiohead, Paul McCartney, Peter Gabriel, Sigur Ros, Joan Osborne… Dommage que toutes les chansons ne soient pas dans le CD. Une mention spéciale au groupe islandais Sigur Ros qui signe la musique de la scène finale.

[box class=info]Source : le webzine Belle et rebelle[/box]

Ouverture exceptionnelle des archives du Vatican pour une exposition

Ouverture exceptionnelle des archives du Vatican pour une exposition

06/07/11 – 08h00
ROME (NOVOpress)
– Les archives secrètes du Vatican, qui nourrissent tant de suppositions et de fantasmes, vont livrer quelques uns de leurs secrets.
En effet, cent documents de ces archives secrètes sortiront exceptionnellement du Vatican pour les Musées du Capitole.

L’exposition “Lux in Arcana” qui durera sept mois, s’ouvrira en février prochain à l’occasion du 400ème anniversaire de la création de ces archives par le pape Paul V dans le Palais apostolique à Rome.

Pour couper court à toute surinterprétation de l’événement, le Saint Siège a expliqué que les quelques documents du pontificat de Pie XII relatifs à la Seconde Guerre mondiale ne constitueront pas des révélations, mais seront quatre à cinq documents, notamment photographiques “faisant mémoire” des victimes de la guerre.

Plusieurs documents qui ont changé l’histoire du monde franchiront le Tibre pour les Musées du Capitole, notamment le “Dictatus papae” de Grégoire VII au XIe siècle, dans lequel ce pontife avait affirmé la suprématie des papes sur tout autre pouvoir, y compris celui de l’empereur.

La France à l’heure de la « diversité » : Guerres & Histoire part à la chasse aux mythes

La France à l’heure de la « diversité » : Guerres & Histoire part à la chasse aux mythes

02/07/2011 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans sa rubrique « Chasse aux mythes », le numéro 2 du nouveau trimestriel Guerres & Histoire, du groupe Science et Vie, consacre un article sur le thème : « Les Italiens font-ils de bons soldats ? ». À cette occasion, Pierre Grumberg, le rédacteur en chef adjoint de la revue, cite Raffaele D’Amato, spécialiste de l’histoire militaire de l’Antiquité et du Moyen Âge à l’université de Ferrare.
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Avec Nolwenn Leroy, découvrez les mythes arthuriens cet été sur France 2

Avec Nolwenn Leroy, découvrez les mythes arthuriens cet été sur France 202/07/11 – 11h00
COMPER (NOVOpress) – Le quotidien Ouest-France consacre plusieurs articles à la venue de Nolwenn Leroy dans plusieurs endroits symboliques de la Bretagne. Par exemple à Quimper chez le styliste Pascal Jaouen, mais surtout au château de Comper, dans la forêt de Brocéliande, où se trouve le Centre de l’imaginaire arthurien, qui depuis de nombreuses années effectue un excellent travail sur la mémoire et le mythe arthuriens. Ces visistes vont donner lieu à des reportages qui seront diffusés dans le cadre de l’émission C’est plus que des vacances en août, un jeudi à 20 h 30. La date exacte n’est pas encore fixée.

À Comper, “avec l’équipe du Centre de l’imaginaire arthurien, Nolwenn Leroy [nous guidera] vers la fontaine de Barenton, le Val-Sans-Retour, le chêne Guillotin, le château de Comper. [Y seront évoqués] Merlin, la fée Viviane, Morgane, la Table ronde…” C’est-à-dire des mythes et des figures importants de notre longue mémoire européenne.

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Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Reprenant la fête du solstice d’été, célébrée dans toute l’Europe pré-chrétienne, la fête de la Saint-Jean, a lieu chaque année le 24 juin. Fête de la communauté par excellence, la Saint-Jean était célébrée comme il se doit en Bretagne. Comme le rappelle le texte suivant, tiré d’un article paru en 1834, chaque village se retrouvait alors autour du « tantad Sant Yann », le feu de la Saint-Jean. Retour sur un passé, où une forme de cohésion communautaire s’affichait joyeusement en relation étroite avec la nature et le rythme du temps.
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Manifestation hier à Paris pour la défense du français

Manifestation hier à Paris pour la défense du français

19/06/11 – 17h15
PARIS (NOVOpress)
– 400, selon la police, 1200, selon les organisateurs, personnes ont défilé hier à Paris pour la défense du français, à l’appel à l’appel d’une trentaine d’associations culturelles et linguistiques.

Derrière la banderole “Ma patrie, c’est la langue française” – une citation d’Albert Camus (photo) –, le cortège est parti de la place du Panthéon pour aller au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Là, une lettre devait être remise au minsitre Valérie Pécresse, qui est accusée de “mépriser” le français.

Parmi les manifestants, on pouvait noter la présence des députés “souverainistes” Jacques Myard et Nicolas Dupont-Aignan.

Succès de la vente consacrée à Louis-Ferdinand Céline à l’hôtel Drouot (Paris)

18/06/2011 – 12h15
Paris (NOVOpress) –
Vilipendé par la bien-pensance officielle, lâchement abandonné par un servile et pusillanime intérimaire de la culture lors des célébrations nationales de 2011, la revanche de LF Céline contre l’obscurantisme et les pleutres est à chaque fois plus éclatante. En plus de compter parmi les plus talentueux ciseleurs de la langue française et auteurs les plus lus et traduits au monde, son œuvre continue d’attirer les foules. Un succès malgré la campagne de diabolisation aux fins politiques inavouées dont il est toujours victime cinquante ans après sa mort…. Et ce n’est pas la vente à l’hôtel Drouot consacrée à l’auteur du Voyage au bout de la nuit qui pourra le démentir. La célèbre maison de ventes aux enchères fêtait à sa façon le cinquantenaire de sa mort où s’est pressée une foule nombreuse de potentiels acquéreurs. Car Céline a un prix : celui du talent et du parler vrai, du phrasé sans concession sur les affres des sociétés humaines. Comme le rapporte l’Express, « à l’ouverture de la salle 2 de l’Hôtel Drouot, ce 17 juin, peu avant 14 heures, on se serait cru dans l’une de ces scènes des romans de Céline, où une foule en délire joue des coudes avant de lyncher un innocent. »

De nombreuses personnalités convoitant certains lots se sont pressées à cette grand messe honorant le dieu Céline et son œuvre parmi lesquelles « le comédien Jean-Paul Rouve, le biographe et avocat de la veuve de l’écrivain, Me François Gibault ou le jeune célinien David Alliot. » Coté enchères, les prix se sont envolés notamment des pamphlets comme cette édition originale de Bagatelles pour un massacre sur alfa, avec dédicace, partie à 10 000 euros (quatre fois le prix estimé…) et une édition-pirate des Beaux Draps, datant de 1981, arrachée à 1 300 euros. Une édition originale de Mort à Crédit sur papier Japon impérial truffée d’une page manuscrite obtenue à 50 000 euros tandis qu’une édition de luxe de Casse-Pipe illustrée par Tardi atteignait 3 500 euros.

Autres curiosités lors de cette vente, un aficionado de l’écrivain quittait Drouot avec en poche le titre de pension définitive d’invalidité à 70% de l’ancien combattant Louis Destouches “blessé par balle le 27 octobre 1914”. Même le catalogue de la vente était hier totalement épuisé, témoignage d’un écrivain adulé, bel et bien vivant dans les mémoires, un immortel dont on se souviendra contrairement à ses bien pâles détracteurs.

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul Ladmirault

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul LadmiraultLe chœur nantais Paul Ladmirault nous communique :

Le chœur nantais Paul Ladmirault est consacré au répertoire classique et éclectique du chant choral, ouvert aux adultes amateurs non débutants, un chœur qui veut aussi porter haut et loin les couleurs de sa ville en remettant à l’honneur l’un de ses enfants nantais, le compositeur Paul Ladmirault, compositeur enraciné. Il fut membre du Parti national breton et du groupe artistique Seiz Breur.

L’idée du chœur nantais Paul Ladmirault a germé au début de l’année 2011, portée par des choristes nantais désireux d’aller plus loin dans la réunion de l’exigence du chant, de la convivialité de groupe et de la collégialité associative.