La responsabilité du président turc pointée du doigt dans le crash de l’avion de chasse russe

07/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Wikileaks a mis en évidence samedi dernier des messages postés sur le réseau social twitter par un lanceur d’alerte turc, Fuat Avni. Ces messages datent de début octobre, début de l’intervention russe en Syrie, et prédisent l’événement. Le message indique : « Erdogan a donné l’ordre d’abattre un avion russe opérant en Syrie en clamant qu’il a violé l’espace aérien turc ». Moscou dément pourtant que son avion survolait l’espace aérien turc.


Attentat islamiste au couteau dans le métro londonien

07/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
En réponse aux frappes de la Royal Air Force contre l’État islamique en Syrie, un homme a commis un attentat au couteau dans le métro londonien, faisant trois blessés, dont un grave.

Samedi soir, un individu a attaqué au couteau trois personnes dans le métro londonien. L’une est grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger, les deux autres sont légèrement blessées. Le terroriste islamiste aurait agi en réaction aux frappes britanniques contre Daech en Syrie, criant « C’est pour la Syrie » au moment de son attaque. Il a pu être arrêté par la police, qui a confirmé traiter cette affaire comme un acte terroriste.
Rappelons que l’État Islamique invite les musulmans à frapper les infidèles partout et avec tous les moyens à disposition, couteau, pierre, voiture… De telles attaques ont déjà eu lieu en France, notamment en décembre dernier ; à l’époque elles avaient été traitées comme mes actes de « déséquilibrés ».



Attaque au couteau dans le métro de Londres : l’arrestation filmée en direct


Général Pinatel : la Turquie organise l’invasion migratoire en lien avec l’État islamique

Source : Sputnik
Spécialiste en géopolitique, géostratégie et sur les questions du Moyen-Orient, le Général Pinatel n’a rien d’un fantaisiste. Quand il affirme que la Turquie est à l’origine des vagues de migrants qui envahissent l’Europe, en lien avec l’État Islamique, il donne tout le crédit d’un expert reconnu à une thèse que de nombreux observateurs pressent depuis longtemps. Il éclaire ainsi les choix diplomatiques français et européens d’une lumière crue. Quand donc allons-nous revoir nos alliances et notre politique étrangère ?

« Pourquoi nous vaincrons » – par Guillaume Faye

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici le texte de l’intervention de Guillaume Faye au Congrès du NPI (National Policy Institute), qui s’est tenu à Washington le 31 octobre 2015 au Press Club (1). La même conférence a été prononcée le 7 novembre à Stockholm au Musée royal de l’Armée au cours d’un colloque organisé par les éditions Arktos qui traduisent et diffusent ses livres en anglais. L’intervention, s’intitulait Why we will win (”pourquoi nous vaincrons”) et en voici la traduction résumée. Il faut noter que les attentats musulmans du 13 novembre ne s’étaient pas encore produits…

Qui sommes-nous ? Que nous arrive-t-il ? Pourquoi ?

En Amérique du Nord, en Europe péninsulaire et en Russie, nous formons une même nation, au sens étymologique (du latin nascere, ”naître”), c’est-à-dire un ensemble de peuples de même souche ethno-culturelle, de même origine européenne ancestrale. Ce qui nous différencie des autres rameaux de l’humanité. Nous formons une famille planétaire, avec des appendices minoritaires en Amérique latine, en Australie, Nouvelle Zélande, etc.

Or, ces peuples d’origine européenne sont en proie, depuis 40 ans, à un double phénomène mortel à terme, qui touche en priorité l’Europe de l’Ouest : un déclin démographique par effondrement de la natalité ; et une immigration de peuplement massive qui s’apparente à une invasion et à une colonisation par le bas. Ce processus peut aboutir à un remplacement global de population et donc à la disparition pure et simple de nos pays, de nos patries. Notre socle anthropologique, notre mémoire peuvent se dessécher et disparaître. Nos ancêtres seront oubliés et nos descendants ne seront plus nos héritiers.

La cause ultime de ce suicide mou est un virus intérieur, un défaut qui est la face noire de nos qualités : la xénophilie, ou amour de l’Autre, pendant de notre intérêt pour les autres peuples. Et peut-être aussi un sentiment de charité excessif, issu d’un christianisme dévoyé, poussant à préférer l’étranger au proche.

Il existe trois symptômes pathologiques associés dans l’idéologie dominante : l’immigrationnisme, la facilitation de l’avortement et l’homophilie (immigrationnism, abortionism and homosexualism). Ces trois facteurs sont liés, même si le processus est parfois inconscient, mais pas toujours… Ce sont les deux pinces du crabe : en amont on castre la natalité européenne – et la famille traditionnelle– et en aval on organise l’invasion migratoire de populations à plus forte natalité. L’objectif global est la destruction progressive de la racine bioethnique européenne, son germen. Il s‘agit d’un processus subtil de suicide collectif que les peuples refusent mais que les oligarchies imposent, par haine de soi, par dévoiement pervers de l’humanisme.

Nous sommes en face d’une véritable pathologie mentale, répandue chez les dirigeants et les élites, que j’ai nommée dans plusieurs de mes livres, de deux termes liés : ethnomasochisme et xénophilie.

La trahison et l’aveuglement des élites dirigeantes

Les plus dangereuses invasions dans l’histoire des peuples ne proviennent pas tant d’attaques militaires que de migrations de masse, comme celle que l’Europe de l’Ouest est en train de vivre. La crise actuelle des ”migrants”, dont beaucoup de pseudo réfugiés, qui se déversent sur l’Europe de l’Ouest en est une nouvelle illustration. Mais pour la première fois dans l’histoire, ce sont les ”élites” qui, sans combat, trahissent et laissent se déverser les envahisseurs. La pathologie de la collaboration est à l’œuvre.

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Tout sauf des islamistes !

04/12/2015 – MONDE (Présent 8497)

Ils sont indécrottables. Ils seront en train de se faire égorger aux cris d’« Allah Akbar » qu’ils continueront de gargouiller : « Pas de conclusions hâtives, pas d’amalgame »… Mercredi soir vers 22 heures, les journalistes de France Info commentant la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts et 21 blessés dans un centre pour handicapés en Californie, s’empressaient, se précipitaient pour raconter vite, vite, que l’on était « presque sûr », « à confirmer néanmoins » que les tireurs étaient des « Blancs », « de race blanche » et le motif « personnel », « un coup de rage au cours d’un banquet » ! Et d’embrayer sur leur propagande habituelle contre la vente libre des armes aux États-Unis. Bientôt ils nous diront que la hausse des attentats est liée au réchauffement climatique.
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Dès le lendemain, comme tout le monde l’avait pensé en entendant l’analyse de France Info, tout désignait un attentat terroriste islamiste. La nature planifiée de l’attentat, le profil du couple (abattu par les policiers au cours d’un échange de plus d’une centaine de tirs), leurs liens avec des réseaux terroristes islamistes en Amérique et à l’étranger. Le FBI déclarant qu’il préférait avancer « lentement, mais en donnant des informations correctes ». Spéciale dédicace à nos confrères de France Info.

Syed Rizwan Farook, Américain d’origine pakistanaise de 28 ans, inspecteur sanitaire et sa femme Tashfeen Malik, 27 ans, également d’origine pakistanaise et pharmacienne, tous deux équipés comme des sections d’assaut, étaient un couple de musulmans. Ils ont fait irruption en plein déjeuner de Noël et commis cet acte atroce après avoir embrassé une idéologie islamiste radicale.
« Il était très religieux », dit de lui le père de Syed Rizwan Farook. Un « fervent musulman » qui priait deux à trois fois par semaine à la mosquée, jusqu’à ce qu’il arrête de s’y rendre il y a quelques semaines, symptôme caractéristique d’un agent dormant. Sa femme Malik était voilée de noir des pieds à la tête. Le FBI s’intéresse à un pèlerinage à La Mecque à l’été 2014 au cours duquel ils se seraient mariés après s’être rencontrés sur internet. Le couple venait de passer un mois en Arabie saoudite.

Un arsenal de guerre (douze engins explosifs artisanaux et des milliers de munitions) a été retrouvé au domicile des deux tueurs. Farook avait été en contact avec cinq individus sur lesquels le FBI avait enquêté pour terrorisme, dont l’un lié aux islamistes somaliens Shebab et une autre au front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

On le voit, c’est une grande incertitude qui pèse sur les motifs du massacre…

Caroline Parmentier

Massacre de San Bernardino : la piste djihadiste est probable

04/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Au surlendemain de la tuerie de San Bernardino, en Californie, qui a fait 14 morts et 17 blessés, la piste djihadiste est privilégiée par les autorités. Au moment du massacre, Sayed Farouk et son épouse, Tashfeen Malik, tous deux d’origine pakistanaise, étaient lourdement armés et en tenues paramilitaires. « Il s’agit au minimum d’une attaque de l’ordre du terrorisme intérieur », a estimé hier le chef de la police locale, qui a précisé que le couple s’était récemment radicalisé.


 

 

Les preuves du soutien de la Turquie à l’État islamique s’accumulent

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans un entretien à l’agence de presse Sputnik, le major-général au service de renseignement de l’Armée syrienne libre, Hosam Al-Awak a déclaré « Nous avons à notre disposition des photos représentant des contrats pétroliers signés entre la Turquie et le groupe terroriste Daech ».
Dans cet entretien-choc, nous apprenons que la Turquie soutient l’État islamique depuis 2011 « Depuis le début de la crise syrienne, en 2011, la Turquie continue à soutenir par tous les moyens les islamistes radicaux et djihadistes syriens dans leur lutte contre les groupes modérés », a-t-il souligné.
Pour le major-général, « Les Frères musulmans de Syrie, couvrant cette activité, coopéraient avec lesdites organisations pour éliminer l’Armée syrienne libre, ainsi que d’autres groupes modérés ».

Cela ouvrirait-il une recomposition des alliances ?
Alors que les Russes soutiennent fermement Bachar Al-Assad, l’Armée syrienne libre qui cherche à le détrôner depuis 2011, souhaite s’allier.
C’est ce que déclare le major syrien dans cet entretien : « Nous estimons que la Russie est une alliée par excellence. Face à la crise syrienne, les Russes pourraient sans aucun doute coopérer avec toutes les factions modérées, y compris l’Armée syrienne libre », a poursuivi le militaire.
Et de souligner : « Le cas échéant, l’implication russe dans le conflit syrien portera ses fruits. À l’avenir, nous comptons défendre les intérêts russes en Syrie ».

Bachar El-Assad : les occidentaux doivent arrêter de soutenir le terrorisme et son allié saoudien

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress
Vous ne pouvez être à la fois la police et le voleur, explique Bachar El-Assad à la TV tchèque, dénonçant le double jeu occidental vis-à-vis de l’islamo-terrorisme. Le président syrien n’épargne pas les dirigeants européens, pas crédibles, superficiels et soumis aux USA.

Le président syrien Bachar El-Assad a accusé la France de «soutenir le terrorisme» et évoqué Prague comme un lieu où un accord de paix pourrait être signé un jour. « Naturellement, si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu’ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays », a indiqué le chef de l’État syrien, à l’antenne de la CT, télévision tchèque.

Il a aussi pointé du doigt le double-jeu occidental vis-à-vis du terrorisme islamique :

Vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le terrorisme et soutenir directement les terroristes avec des armes et en vous associant avec leur plus grand allié, l’Arabie Saoudite. C’est contradictoire, vous ne pouvez être à la fois la police et les voleurs.

Et a au passage égratigné les dirigeants européens, que

Personne ne prend plus au sérieux, pour plusieurs raisons : ils n’ont aucune crédibilité, ils n’ont pas de vision, ils sont superficiels et ils ne sont pas indépendants. Enfin de compte, ils sont avec les américains.

Sur le terrain, les bombardements continuent, avec peut-être bientôt le concours de la RAF, si le vote de ce jour au Parlement britannique s’avère favorable aux frappes aériennes contre le groupe État islamique en Syrie.


La Cop21, grand-messe du réchauffisme

02/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La grand-messe sur le réchauffement climatique dite « Cop21 » se tient depuis dimanche au Bourget. François Hollande, non sans fierté, a réuni 195 pays et 150 chefs d’État. Ils sont venus de toute la planète par les moyens de transport les plus rapides et les plus polluants pour discuter de l’urgence du moment.

Ce faisant, ils sacrifient à l’idéologie « réchauffiste »
La prétention de cette idéologie à détenir l’unique vérité et sa manière d’argumenter à coups de gourdin en brandissant des images d’apocalypse relèvent d’une même tentation totalitaire. Attribuer à une cause unique le relatif réchauffement climatique, en l’occurrence à l’activité humaine créatrice de CO2, devrait pouvoir être raisonnablement contesté. D’autant que, depuis dix-huit ans, d’autres scientifiques font remarquer (mais qui les écoute ?) que le climat de la planète s’est stabilisé. Quant à la quantité de glace en Antarctique, elle n’a cessé de croître depuis plus de trente ans. Jamais il n’y a eu autant de glace au pôle Sud !

Faire ce constat ne dispense pas de lutter contre les pollutions ou de promouvoir une consommation économe des ressources naturelles ?
Il faut bien sûr réduire les pollutions dues à l’utilisation du charbon, du gaz, du pétrole lorsque c’est possible, mais ce bon sens ne mérite pas cette comédie mondialiste.
La prétention à vouloir réguler la température du globe au degré près est une tartufferie puisque le climat est difficilement prédictible et que les émissions de CO2 n’ont qu’une incidence marginale sur le climat.

Selon Dominique Jamet, la COP21 devrait se terminer par un laborieux « document final plein de bonnes résolutions »
À n’en pas douter, il prévoira des aides aux pays les plus défavorisés, et accordera des dérogations aux pays émergents. In fine, alors que la France espérait promouvoir son industrie nucléaire en jouant sur les peurs de réchauffement climatique, elle risque surtout de mettre la main au portefeuille !

Crédit photo : Takver via Flickr (CC) = Entrance to Le Bourget UN climate Conference COP21

Djihad offensif: la Catapulte et le Cheval de Troie, par Hélios d’Alexandrie

Source : Poste de Veille

Paris a-t-il vécu son 11 septembre le Vendredi 13 novembre 2015 ?
Telle est la question que plusieurs se posent. En termes de statistiques New York et Washington l’emportent et de loin : quatre gros avions de ligne détournés et détruits, le World Trade Center et une partie du Pentagone entièrement détruits, plus de 3000 vies sacrifiées, le transport aérien en Amérique du Nord paralysé pour plusieurs jours, les centres financiers mondiaux fortement secoués, etc. Comparé au 11 septembre, le 13 novembre ne fait pas le poids : aucun avion détourné, aucun édifice détruit, à peine 130 morts, peu d’impact sur le plan économique et pourtant…

La Catapulte
Le 11 septembre 2001, l’islam frappait un grand coup, la « ghazwa (la razzia) bénie de New York » inaugurait le Djihad offensif contre l’Occident infidèle.
Le coup a été soigneusement préparé, il fallait atteindre l’Occident en plein cœur et lui infliger une cuisante défaite, une première qui, avec la volonté d’Allah, devrait être suivie de plusieurs autres, jusqu’à la victoire finale et l’humiliation de l’ennemi. Mais le fossé scientifique et technologique séparant l’islam des infidèles était tel, qu’il semblait de prime abord impossible de le combler dans un avenir prévisible ; l’islam était extrêmement faible et incapable de produire des armes en quantité et en qualité suffisantes pour espérer vaincre l’ennemi dans une guerre conventionnelle. Conscient à la fois de son désir de détruire et de son extrême faiblesse, l’islam a eu recours à deux armes alternatives : la première il l’a trouvée en lui-même et la seconde chez son ennemi.
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L’islam a intériorisé la haine d’Allah et en a fait une arme de destruction massive, sans elle et avant elle il était impuissant et soumis à la civilisation occidentale. C’est la haine divine que le djihadiste prend à son compte chaque fois qu’il s’apprête à tuer et à mourir, c’est elle qui le rend à la fois puissant et furtif, insensible à la souffrance de l’autre et impassible devant la mort. Allah ne s’y est pas trompé lui qui a dit :

Ô Prophète, incite les croyants au combat ! Vingt volontaires parmi vous vaincront deux cents, cent d’entre les croyants massacreront mille infidèles, car ce sont des gens dénués d’entendement.(Coran : 9:5)

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Éric Zemmour : "À chacun son sacré"

Éric Zemmour : “Seul Poutine comprend bien son adversaire turc”

02/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
“Avec des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis”, lâche Éric Zemmour. À ses yeux, “la Turquie d’Erdogan, c’est le modèle d’islamisme modéré tant vanté par nos élites qui emprisonne les journalistes et ferme les télévisions d’opposition”. Elle évoque aussi “irrésistiblement ces soldats saxons qui, en pleine bataille, retournèrent leurs armes contre la Grande Armée de Napoléon”.

Trois milliards d’euros : “C’est le prix à payer pour conserver des millions de Syriens (…) sur le sol turc, et les empêcher de se répandre en Grèce, d’où ils fonceront vers l’eldorado allemand où Angela Merkel commence à prendre conscience de sa candeur stupide”, ajoute le journaliste.

La corde au cou, comme les bourgeois de Calais, nos éminences bruxelloises supplient Erdogan d’avoir l’obligeance de surveiller sa frontière, ce que les garde-côtes et la marine turque devraient faire uniquement pour respecter leurs obligations internationales

Éric Zemmour rappelle qu’au moins Poutine comprend bien son adversaire turc….


Analyse du jeu géostratégique turc en Syrie

01/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les relations entre la Turquie et la Russie entrent en phase de turbulences
Suite à l’attaque de l’avion russe par la Turquie, le président Vladimir Poutine a choisi la rétorsion économique. Plusieurs organisations turques seront désormais interdites en Russie, de même que l’emploi de citoyens turcs dans les entreprises russes à partir du 1er janvier 2016.
Les vols charters entre les deux pays sont, par ailleurs, désormais interdits, ainsi que la vente de séjours touristiques en Turquie par les agences de voyages russes. Le régime sans visas actuel va, lui aussi être annulé. Enfin, de nombreux produits turcs seront interdits d’entrée sur le territoire.

Mais que cache cette soudaine action belliqueuse de la Turquie ?
La position turque est ambiguë : bien qu’ayant réagi de façon extrêmement excessive en abattant l’avion russe, les déclarations d’apaisement fusent depuis Ankara. La Turquie cherche simplement, comme l’a relevé le président de la République tchèque, à « montrer ses muscles » à la Russie et aux alliés occidentaux.
En effet, il apparaît désormais clairement que la Turquie finance l’État islamique en achetant leur pétrole et l’État islamique possède, aux yeux des Turcs, deux qualités : ils combattent à la fois les Kurdes, ennemis jurés des Turcs, et le régime syrien de Bachar Al-Assad.
Aussi, un tel soutien ne peut expliquer qu’une chose : la Turquie souhaite accroître son influence dans le Moyen-Orient, et compte sur la déstabilisation engendrée par Daesh pour y parvenir. Il n’est pas question, comme l’a affirmé à chaud Vladimir Poutine, d’« alliance » entre la Turquie et l’État islamique, mais bien de tentative de récupération d’un chaos régional qui reconfigure l’équilibre des forces.
La Turquie tient au partenariat avec la Russie, que cela soit en termes économiques ou stratégiques. Faussement prévenant, le ministre turc propose donc de renforcer le partenariat russe et turc et de faire front commun. Hors langage diplomatique cela signifie à n’en pas douter : associe-nous à votre prise d’influence en Syrie ou nous vous mettrons des bâtons dans les roues.

Il apparaîtrait que les enjeux sont aussi d’ordre colonial et démographique…
Effectivement, la politique extérieure turque est aussi affaire de démographie coloniale. De la même façon que l’Empire ottoman mettait en place une politique de colonisation de peuplement en Europe de l’Est, le gouvernement turc actuel s’évertue de faire venir en Syrie des populations turcophones ouïgoures, originaires de la province chinoise du Xinjiang. Musulmans et de langue turque, les mouvements séparatistes ouïgours sont depuis longtemps sujets à tensions entre la Turquie et la Chine.
Or, il s’avère que de nombreuses familles ouïgoures s’installent actuellement au nord de la Syrie, notamment dans la région d’Idlib, et qu’elles viennent via la Turquie ou via les filières de l’État islamique. Pour la Turquie, l’enjeu est, comme jadis, de gagner en influence via l’implantation de populations turcophones.
Ces zones, en phase de turquisation, avaient justement été la cible de certains des tirs de la Russie. Ceci semble à même d’expliquer, en grande partie, la décision turque d’abattre l’avion russe. Le message est clair : ne touchez pas aux turcophones de Syrie. En outre, l’implication d’Ouïgoures dans la région explique l’intérêt toujours croissant de la Chine dans ce conflit. Jusqu’où ira cette implication, telle est la question.

Hervé Juvin : Les États-Unis nous imposent des règles qu’ils ne respectent pas

01/12/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Hervé Juvin dénonce l’hypocrisie des États-Unis, qui imposent au monde des règles, notamment dans le domaine du libre-échange, dont ils se dispensent pour eux-mêmes. Il détaille notamment comment les USA utilisent le droit comme arme de coercition à l’encontre de ceux qui ne suivent pas la voie qu’ils ont tracée pour le monde.

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Attentats : le commanditaire derrière le commanditaire

30/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Contrairement à la thèse répandue, Abdelhamid Abaaoud ne serait pas le commanditaire principal des attentats du 13 novembre. Il s’agirait du Syrien Abou Mohammed al-Adnani, qui dirigerait les opérations extérieures de Daesh.

Un peu trop facile. Rapidement identifié, présent lors des attentats, tué par les policiers du Raid et de la BRI le 18 novembre à Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud, le djihadiste « belge » faisait un bon candidat-commanditaire, preuve… morte de l’efficacité des services de sécurité. Nombreux étaient pourtant les experts en terrorisme à douter de cette thèse, à l’instar d’Alain Bauer, qui annonçait, dès le lendemain de la mort d’Abaaoud, qu’il n’était « pas plus le cerveau que (sa) grand-mère », préférant une autre piste.

Le cerveau derrière le cerveau pourrait être Abou Mohammed al-Adnani, l’in des porte-parole de l’État Islamique en Syrie, mais aussi et surtout une sorte de ministre des opérations extérieures de Daech auprès de plusieurs pays occidentaux.
L’hebdomadaire Britanique The Sunday Times croit savoir qu’il est derrière les attentats de Paris, ce que corroborent les révélations du journal américain The New York Times, qui révélait que L’État Islamique dispose d’une division consacrée aux attentats en dehors du califat dirigée par le fameux Abou Mohammed al-Adnani.

Cette division fournirait aux terroristes locaux logistique et fonds, mais aussi marche à suivre idéologique et opérationnelle, leur laissant toutefois le choix de la date, de l’heure, du lieu et de la façon de semer la terreur sur un plan pratique. « En-dessous de [Abou Mohammed al-Adnani], il y a des émirs par nationalité, et donc il y a là un Français et un francophone, expliquait aussi Alain Bauer sur Europe 1, le 26 novembre.
D’après le Sunday Times, il contrôlerait un réseau de cellules terroristes prêtes à passer à l’acte dans au moins cinq pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne et la Belgique. C’est lui qui avait appelé au meurtre de “mécréants” en Occident, appel suivi par de nombreuses attaques au couteau ou à la voiture bélier, notamment en France ou en Angleterre.

L’un des premiers djihadistes étrangers pour combattre la coalition occidentale engagée dans la guerre en Irak au début des années 2000, al-Adnani a été arrêté en mai 2005 par ces mêmes forces, et emprisonné jusqu’à 2010. Depuis, il sévit au sein de Daesh. Un parcours qui donne tout son relief aux propos de l’ex-patron de la DIA (Defense Intelligence Agency, renseignement militaire US), qui expliquait que les

prisons américaines en Irak étaient conçues comme des incubateurs de terroristes

L’UE promet 3 milliards de dollars à la Turquie

30/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après qu’un sommet européen s’est réuni dimanche sur l’immigration que subit l’Europe, les pays se sont accordés pour verser une somme de 3 milliards d’euros à la Turquie a annoncé le Premier ministre turc venu représenter Recep Tayyip Erdogan. Le Premier ministre turc a déclaré : « C’est un jour historique dans notre processus d’accession à l’Union européenne ». Donald Tusk, président du Conseil européen qui représente les chefs d’État européens a commenté « Notre objectif principal est d’endiguer le flot des migrants en Europe », il a ensuite décrit la Turquie comme une « partenaire clé » dans la lutte antiterroriste et dans le règlement de la guerre islamique en Syrie.

Légende photo : Donald Tusk, président du Conseil européen



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Internet, journaux et télés arabes, les relais de la propagande

30/11/2015 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
C’est la même violence que celle des prêches enflammés d’imams extrémistes que l’on retrouve, tous les jours, sur nombre de réseaux sociaux et de médias de langue arabe. En toute impunité…

André Bercoff dénonce ainsi le rôle de certains supports médiatiques dans le développement de l’islamisme en France :

L’image est omniprésente en France et en Europe, sur les barres et les tours, dans les banlieues et les quartiers, le long des autoroutes et des périphériques : les paraboles qui champignonnent à chaque fenêtre et à chaque balcon et qui transmettent les images et les mots venus du plus lointain ailleurs. Au centre de tout ce qui se passe actuellement en France, en Europe et dans le monde, concernant le communautarisme en général et l’islamisme radical en particulier, il existe un angle mort, un trou noir : ce qui se dit et s’écrit dans les chaînes télévisées, les journaux et les sites Internet du Moyen-Orient. La quasi-totalité des discours proprement hallucinants qui défilent en boucle sur les chaînes satellitaires, les réseaux sociaux et autres publications est passée sous silence par la majorité de nos médias, quand elle n’est pas niée.


Massacres du 13 novembre (2) La France désarmée. Pour des solutions radicales – par Guillaume Faye

11/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici la seconde partie de l’article sur les attentats islamiques du 13 novembre. La thèse défendue est : la France est désarmée pour des raisons morales (A), politiques et stratégiques (B) ; les attentats sont terribles mais moins graves que leur cause : l’islamisation par l’immigration invasive incontrôlée, dont la conséquence peut-être la disparition à terme de notre civilisation (C). Enfin, nous verrons quels remèdes drastiques seraient théoriquement nécessaires. (D)

A. Désarmement moral et psychologique

Les capacités de résilience de la société française aux agressions des terroristes et tueurs moudjahidines sont faiblardes. Les nouvelles générations se sont déshabituées de la guerre. Leur désarroi mental est préoccupant. Après les attentats du 7 janvier et du 13 novembre, on n’a vu que des bougies, des fleurs, des ”soutiens psychologiques”, des scènes de larmoiements, des minutes de silence. De plus, on remarque une montée de la peur collective (baisse de fréquentation des lieux publics, inquiétant pour l’économie), ce que recherchaient les djihadistes.

« Nous répondrons à la haine par la fraternité », a dit François Hollande, ajoutant : « nous répondrons à la terreur par la force du droit, au fanatisme par l’espérance que constitue la vie elle-même ». Ce chewing-gum rhétorique, qui s’étale aussi sur les chaines audiovisuelles du ”service public”, dans les colonnes du Monde, de Libération, et de l’Obs, fait éclater de rire les moudjahidines de l’islam. Plutôt qu’à une ardeur guerrière, une soif de vengeance, une colère, on a assisté à la peur, aux pleurs, au désir de pardon. Bref, au pacifisme des couards contre le bellicisme des agresseurs. C’est forcément perdant. Fin septembre 1914, pendant la fameuse ”bataille des frontières”, 50.000 jeunes français (et belges, ne l’oublions pas) furent tués en moins de deux jours. Cela n’a pas donné lieu à des ”soutiens psychologiques”, mais à la victorieuse bataille d’arrêt de la Marne. Hélas, c’était une guerre stupide et tragique entre Européens… Passons. Ce qu’il faut signifier par là, c’est que nous n’avons plus la capacité d’affronter la guerre ; et pourtant, elle est une composante éthologique de l’humanité.

La faiblesse psychologique de nos compatriotes nous indique qu’ils sont ”sensibles”. Cette sensiblerie est un sentiment vulgaire et passif, qui s’oppose à l’ ”émotion” (du latin emovere, sortir, se mouvoir hors de soi), sentiment noble et actif, qui provoque le désir de résistance et de combattre l’ennemi. Tout cette gauche guimauve et ramollo qui n’arrête pas d’encenser la Résistance (1940–1944) n’en possède nullement l’esprit. Elle retrouve celui de la collaboration : excuser et approuver l’envahisseur, refuser de désigner l’ennemi, se soumettre. (1)

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Salafistes et djihadistes : quelles différences, quels points communs ?

28/11/2015 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Deux semaines après les attentats du 13 novembre, Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, fait le point sur la rivalité qui divise les salafistes quiétistes et les djihadistes.
Au-delà de certaines divergences, il existe un tronc commun doctrinal entre ces deux courants du salafisme.

Toutefois, Romain Caillet pointe du doigt certaines différences fondamentales :

Ce dogme d’al-Wala wa-l-Bara doit pousser à la confrontation avec les infidèles, les salafistes quiétistes n’y voient qu’un appel à une rupture symbolique avec l’Occident, notamment par leurs tenues vestimentaires et le rejet du mode de vie des occidentaux. Autre spécificité du salafisme à l’époque contemporaine, la «Hijra», c’est-à-dire l’émigration d’un pays non-musulman vers une terre d’Islam. Pour les djihadistes, comme il n’existe aucune terre d’Islam à notre époque, hormis les territoires de l’Etat islamique (EI), il s’agit d’un départ vers une terre de djihad mais pour les salafistes quiétistes, la Hijra signifie rejoindre leurs pays d’origine ou n’importe quel autre pays musulman.