Princesse wisigothe

Ces « émigrants identitaires » qui quittent la France pour l’Europe de l’Est

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ils sont mécanicien, géomètre, financier… De jeunes Français, se revendiquant, pour certains, comme des “émigrants identitaires“, ont choisi de s’exiler en Pologne ou en Hongrie, où ils apprécient l’homogénéité ethnique et culturelle. » Ainsi débute « A l’Est, l’éden », une enquête sur les « expats identitaires » que Le Monde a publié dans son édition du 3 février.

On y croise par exemple Romain, un Lillois de 25 ans, qui a décidé de quitter la France car « quelque chose ne lui convenait plus dans ce pays où il avait grandi ». Il est parti plein Est et s’est arrêté en Roumanie : « Ici, il y a une homogénéité et je me sens chez moi. » Il est heureux de vivre « avec des hommes de souche européenne, des catholiques ».

« Plusieurs milliers de Français, rapporte Le Monde, sont partis vivre dans ces pays depuis quelques années. Et, parmi eux, il n’est pas difficile, par le simple bouche-à-oreille, d’entrer en contact avec des expatriés qui expliquent, sans détour, sans gêne, sans haine apparente non plus, comment cette question culturelle a germé dans leur esprit comme une évidence. Jusqu’à se revendiquer, pour certains, comme des “émigrants identitaires“. »

« Le multiculturalisme n’est manifestement pas la tasse de thé de ces “expats“ atypiques, écrit encore la journaliste du Monde, Saïda Djerrada. Ainsi de Gabriel (qui préfère ne pas donner son nom). Originaire de Haute-Savoie, carrière prometteuse dans la finance, ce jeune homme de 35 ans a quitté la France dès 2005 et s’est installé pendant dix ans à Budapest. Sans détour, il associe la qualité de vie qu’il y a trouvée à “l’homogénéité ­culturelle, voire ethnique“ de son pays d’adoption. “Si vous mélangez trop les gens, cela ne fonctionne pas“, tranche-t-il. »

Une passionnante enquête, riche en témoignages,
à lire en intégralité dans Le Monde

Jean Messiha Marine Le Pen

Jean Messiha : « L’analyse de Marine Le Pen en 2012 était prémonitoire »

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu jusqu’à peu, Jean Messiha apparaît aujourd’hui comme un homme clef de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Porte-parole des Horaces, ce collectif de hauts fonctionnaires qui tiennent à rester anonymes mais apportent leur expertise à Marine Le Pen, Jean Messiha est membre du conseil stratégique de la campagne présidentielle de celle-ci et coordonne son projet.

Cet énarque – promotion Romain Gary – a pour autre particularité d’être né en Egypte – il est copte – et de se dire « Français de souche par naturalisation ». Il s’en explique non sans humour sur le plateau de TV Libertés face à Elise Blaise, reconnaissant bien volontiers qu’ils ne sera jamais « aussi blond [que vous] : « Le processus d’assimilation à la nation française par lequel je suis passé, explique-t-il, fait de moi un véritable Français de cœur et d’esprit […] Je partage avec le Français de souche cet attachement quasi charnel à la France. »

Quelques jours avant la divulgation des 144 propositions de Marine Le Pen et son grand discours de lancement de campagne, ce dimanche à Lyon, il explique « la nouvelle ambition nationale pour la France » de Marine Le Pen.

En Italie, basta ! l’immigration

03/02/2017 – ITALIE (NOVOpress)
L’immigration de masse est un phénomène récent en Italie, mais les autochtones ne sont pas dupes. D’après un sondage publié par le Washington post, 69% des Italiens estiment que « les réfugiés sont un poids pour le pays et sont responsables de la plupart des délits » et 77 % sont convaincus « qu’ils ne souhaitent pas s’intégrer ».

Là aussi, le discours d’une immigration chance pour l’Italie, pourtant omniprésent, ne prend pas.

En France, un sondage Ipsos d’août dernier affirmait que 57 % des Français estimaient « qu’il y avait trop d’immigrés dans le pays ».

Johann Gudenus FPÖ Autriche

Johann Gudenus (FPÖ) : « Nous sommes prêts à gouverner l’Autriche »

02/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Johann Gudenus a 40 ans. Il est, avec Heinz-Christian Strache, Norbert Hofer et Harald Vilimsky, l’une des quatre personnalités principales du FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, Parti de la liberté d’Autriche), le parti associé au FN au Parlement Européen. Il a été de 2003 à 2009 le responsable du RFJ, la section jeunes du FPÖ. Depuis 2015, il est vice-maire de Vienne (sans portefeuille) en sa qualité de chef du premier groupe d’opposition au conseil municipal de la capitale autrichienne.

Après l’élection présidentielle de 2016 et les 47 % obtenus par Norbert Hofer, le FPÖ est plus proche qu’il ne l’a jamais été d’accéder au pouvoir lors des prochaines élections législatives, qui auront lieu au plus tard en 2018. Il répond aux questions de Nicolas de Lamberterie pour la télévision française TV Libertés.

Mariages forcés mineures Suisse

Inquiétante hausse des mariages forcés de filles mineures en Suisse

02/02/2017 – SUISSE (NOVOpress) : En Suisse, le service contre le mariage forcé s’inquiète du mariage de mineures. L’an dernier, il a eu connaissance de 21 mariages religieux avec des jeunes filles âgées de 14 ans à 17 ans, à Berne, à Zurich ou à Soleure. Dans la majeure partie des cas, il s’agissait d’adolescentes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée, de Somalie, du Kosovo et de Macédoine. Trois cérémonies chrétiennes avec des mineures de la communauté Rom ont aussi été signalées.

Anu Sivaganesan, responsable du service contre le mariage forcé, explique : « La tendance est en hausse. Elle s’explique par les nouvelles vagues d’immigration. C’est un nouveau défi. »

Et de poursuivre :

Pour beaucoup de communautés, un mariage religieux revêt plus d’importance que des noces civiles, qui ne sont perçues que comme une démarche administrative. Il s’agit d’une manière de discipliner les jeunes filles, en les mariant tôt et en restreignant leur sexualité.

Elle a également appris « qu’une cérémonie avait été célébrée avec un imam par téléphone » !

Que faire ?, s’interroge-t-on doctement… Voir cette vidéo à partir de 56 secondes.


Suède Populisme

Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède

Dans les pays scandinaves, les partis de la droite classique n’hésitent pas à s’allier à la droite « populiste » plutôt que de laisser la gauche gouverner. [Sauf en Suède, où des négociations sont enfin engagées… Ndlr]

Au Danemark, depuis les élections législatives de 2015, le Parti populaire danois, qualifié de populiste et xénophobe pour ses positions anti-immigration mais fort de ses 21 % des voix, soutient le gouvernement de la coalition de droite minoritaire dirigée par le premier ministre Lars Rasmussen, ce qui lui a permis d’imposer une politique migratoire beaucoup plus restrictive.

En Norvège, le Parti du progrès (16 % des voix aux élections de 2013), libéral-conservateur et catégorisé lui aussi droite « populiste » pour ses exigences de restrictions sur l’immigration, fait partie du gouvernement Solberg avec le Parti conservateur. Il s’agit d’un gouvernement minoritaire soutenu par d’autres petits partis de droite.

En Finlande, le parti des Vrais Finlandais (18 % des voix aux élections de 2015), identitaire et social- conservateur, a lui aussi des ministres au sein du gouvernement du premier ministre Juha Sipila.

Parmi les pays scandinaves, il n’y a donc que la Suède où le parti national- conservateur Démocrates de Suède est diabolisé et ostracisé par les autres partis de droite de la manière dont est traité le FN en France. Avec ses 49 députés (13 % des votes aux élections législatives de 2014, mais plus de 20 % des intentions de vote depuis le tsunami migratoire de 2015), les Démocrates de Suède pourraient pourtant permettre à l’Alliance, le bloc d’opposition des partis de droite, de renverser le gouvernement minoritaire des sociaux-démocrates et des écologistes dirigé par Stefan Löften et de s’emparer du pouvoir. Jusqu’ici, les quatre partis de la droite classique refusaient toutefois toute discussion avec la droite « populiste » et anti-immigration, et ils avaient même signé un accord fin 2014 avec Löften pour lui per- mettre de continuer de gouverner en s’abstenant sur le vote du bud- get.

Or voilà qu’il y a deux semaines, le parti libéral-conservateur Modérés, premier parti d’opposition, a engagé des discussions avec les Démocrates de Suède pour obtenir son soutien en vue de renverser le gouvernement Löften. Il faudra néanmoins pour cela que les Modérés conservent le soutien des trois autres partis de son Alliance. A ce jour, seuls les chrétiens-démocrates accepteraient un soutien indirect des Démocrates de Suède pour gouverner, sur le modèle de ce qui se fait au Danemark. Un sondage de janvier cité par le site The Local montre que 60 % des électeurs des Modérés seraient favorables à un accord avec les Démocrates de Suède.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 février 2017 sous le titre
« Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède »

Piqure Euthanasie

Une femme « euthanasiée » contre sa volonté aux Pays-Bas !

Avant, on aurait appelé cela un assassinat, mais aujourd’hui, pour la commission chargée de superviser la légalité des très nombreuses euthanasies pratiquées aux Pays-Bas, il s’agit d’une « euthanasie réalisée à l’encontre de la volonté de la patiente ». Si la commission hollandaise de contrôle des euthanasies transmet, pour la première fois en 16 ans, un dossier à la justice pour violation de la loi par un médecin, elle demande de ne pas condamner ce dernier pour homicide.

Le rapport publié par cette commission ne divulgue pas le nom de la vieille dame assassinée et du médecin tueur, et l’on sait seulement que la victime avait plus de 80 ans et qu’elle souffrait de la maladie d’Alzheimer. On sait aussi qu’elle avait été placée dans une maison de soins contre son gré par un mari qui n’arrivait plus à s’occuper d’elle et qu’elle se plaignait du matin au soir de sa situation, ce qui a conduit un médecin de la maison de soins à considérer que la souffrance de la pauvre dame était devenue insupportable et qu’il fallait donc la tuer.

Le médecin n’a rien dit à la patiente de son projet, pour ne pas lui causer un stress supplémentaire, et il est passé à l’acte au bout de sept semaines de séjour dans l’établissement de l’octogénaire qui avait pourtant, selon les témoins, affirmé de manière répétée ne pas vouloir mourir. La sachant opposée à cette mort « digne » qu’il voulait lui infliger, le médecin lui a versé un sédatif dans son café, puis lui a appliqué une seconde dose pour l’endormir, en présence de proches. La croyant endormie, il a commencé les trois injections de sa procédure habituelle d’euthanasie, mais la dame a réagi en tentant de se défendre. Le docteur a alors demandé aux parents de la patiente de la tenir et a achevé de la zigouiller.

Jacob Kohnstamm, le porte-parole de la commission de contrôle, considère que le docteur a agi de bonne foi et a expliqué que le renvoi du dossier devant la justice ce mois de janvier vise non pas à punir le docteur, mais à faire clarifier par la justice les pouvoirs des médecins face aux personnes souffrant de démence sénile.

Officiellement, il y a eu plus de 5 500 euthanasies aux Pays-Bas en 2015, un chiffre en hausse rapide qui ne tient pas compte des nombreux cas de sédation terminale. Aujourd’hui, le gouvernement néerlandais voudrait même faire voter une loi autorisant le suicide assisté pour toutes les personnes de plus de 75 ans !

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2017
sous le titre « “Euthanasiée de force aux Pays-Bas »

L’Eglise protestante luthérienne norvégienne autorise le mariage entre couple homosexuel

01/02/2017 – NORVEGE (NOVOpress)
En adoptant cette nouvelle liturgie, le synode a étendu avec une écrasante majorité, 83 voix contre 29, l’union religieuse aux paires de mêmes sexes.

Désormais, la bénédiction nuptiale, le mariage religieux sera donc avec une seule limite : deux personnes.

Les pasteurs auront quand même le choix de célébrer ou non ces unions. Et ce n’est pas le premier pays, car l’église protestante française autorise déjà elle ce type d’union.


La novlangue étend sa dictature jusqu’aux futures mamans

01/02/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress) : « Outre-Manche, le newspeak – la novlangue – envahit tout, écrit l’hebdomadaire Minute, au point qu’il ne faut plus parler de “futures mamans“. Parce que la fille enceinte, là, devant vous, c’est peut-être un garçon ! » Extrait de cet article édifiant, paru dans le numéro de Minute de cette semaine.

Novlangue Minute FillonNe dites plus jamais « future maman » ! Vous avez sans doute remarqué – avec un sens bien britannique de la litote –, que « la grande majorité des personnes enceintes ou qui ont donné naissance s’identifient comme des femmes ». Vous imaginez peut-être même qu’une personne enceinte, visiblement enceinte, enceinte jusqu’au cou, est forcément une femme. Eh bien, c’est très mal. Vos préjugés et vos stéréotypes renvoient aux époques obscures où l’équation papa + maman = enfant faisait partie des dogmes irrationnels inculqués à chacun.

La très respectable British Medical Association (BMA) voit les choses autrement. Certes, beaucoup de femmes enceintes sont… des femmes. Mais pour compléter la remarque citée plus haut, elle précise : « Cependant, il existe certains hommes intersexes et des hommes trans qui peuvent tomber enceintes » (ou enceints, allez savoir). C’est pour ne pas faire de peine aux transgenres et autres déboussolés du sexe qu’elle recommande à ses 160 000 membres de cesser de parler de futures mères ou de femmes enceintes. Ce sont des « gens enceints », que diable !

Ces recommandations ont été publiés dans un guide de 14 pages diffusé auprès de tous les médecins et personnels de santé membres de la British Medical Association qui fait des vagues dans les médias (et parmi les plus libres d’entre eux, la franche rigolade) alors qu’un « homme », Hayden Cross, promène son ventre arrondi à la une des tabloïds. Il n’est pas plus homme que moi, mais, en le disant, je prends des risques. Car je commets un déni manifeste de son identification de genre. « M. Cross » est sous traitement hormonal pour devenir un homme ; « il » a simplement retardé son opération de changement de sexe pour le temps d’avoir un enfant.

Affiche PVV Wilders

Le PVV de Geert Wilders mène campagne sur des thèmes identitaires

31/01/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress) : Aux Pays-Bas, les élections législatives approchent. Plus que six semaines savant le scrutin, qui aura lieu le 15 mars. Même s’il se tasse un peu, le score accordé par les sondages au Parti de la liberté, le PVV de Geert Wilders, en fait le favori du scrutin. Nous publions ci-dessous quelques-uns des visuels de la campagne très identitaire qu’il mène, dans leur version anglaise, nettement plus aisée à comprendre que la version néerlandaise.

Affiche PVV Wilders 1

Affiche PVV Wilders 2

Affiche PVV Wilders 3

Affiche PVV Wilders 4

Parolin Vatican

Le secrétaire d’Etat du Vatican est intervenu au forum de Davos

Mgr Pietro Parolin, évêque italien fait cardinal par le pape François en février 2014, est le secrétaire d’État du Vatican qui, lors de la venue du président François Hollande au Vatican en janvier 2014, avait invité celui-ci à davantage « écouter et dialoguer avec les catholiques ». Intervenant au dernier forum de Davos le 19 janvier, le prélat a été interrogé sur les spécificités de la diplomatie vaticane.

Celle-ci, a-t-il expliqué, se concentre sur trois objectifs principaux : la lutte contre la pauvreté, la construction de ponts et l’instauration de la paix dans des situations concrètes. Mgr Parolin a beaucoup insisté sur les personnes et les problèmes concrets placés au centre de l’attention des services diplomatiques du Vatican qui ne se contentent pas de proclamer des principes.

Le cardinal a aussi fait remarquer que la présence de catholiques partout dans le monde permettait au Vatican d’avoir une grande connaissance de la situation sur le terrain. Et il a mis en avant l’importance pour l’Église de défendre la liberté religieuse de toutes les personnes, pas uniquement des catholiques ou des chrétiens :

« Les religions ne peuvent pas être cantonnées à la sphère privée. Elles ne sont pas que l’expression des sentiments personnels d’une personne, les religions ont quelque chose à dire dans le domaine public. Bien entendu en dialogue avec les autres fois, nous ne demandons pas de privilège pour l’Église catholique. […] Nous savons que nous vivons maintenant dans une société pluraliste où il y a de nombreuses expressions de la croyance religieuse et de la foi religieuse ».

Parlant d’une manière générale des problèmes du monde contemporain, Mgr Parolin a fait remarquer le caractère transcendant de chaque personne qui doit être reconnu, faute de quoi les gens risquent de se trouver réduits à leur dimension économique.

Insistant sur la valeur de solidarité entre êtres humains et l’importance de la fraternité entre tous, le secrétaire d’État du Vatican n’a pas échappé à la question du conflit entre cette nécessité et l’attitude des États européens qui n’ouvrent pas leurs frontières en grand ou qui les ferment pour préserver leur identité. Même s’il est resté toujours très politiquement correct, parlant de l’enrichissement issu de la rencontre entre les cultures et les religions, il a reconnu que l’ampleur du phénomène était nouvelle en Europe, et qu’il était indéniable qu’il y avait ici un réel problème. Mais, a-t-il encore insisté, toute attitude de fermeture et de non-acceptation des autres nous appauvrit.

Quant au terrorisme perpétré au nom de la religion, il a répété après le pape François, et comme lui sans citer l’islam, que c’était un détournement de la religion, la foi en Dieu ne pouvant pas conduire à de tels actes horribles. Avec de tels propos, le secrétaire d’État du Vatican devait se sentir comme un poisson dans l’eau au très mondialiste forum économique de Davos. L’auditeur qui aurait aimé connaître l’action de la diplomatie vaticane pour les chrétiens persécutés et notamment pour nos frères d’Orient persécutés au nom de l’islam sera resté sur sa faim, pas un mot n’ayant été prononcé sur ce thème.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent sous le titre
« Le cardinal Parolin à Davos comme un poisson dans l’eau »

Aveu Costa Gavras

Crimes d’Etat, par Eric Werner

29/01/2017 – SUISSE (NOVOpress) : Le texte qui suit a été rédigé par l’essayiste suisse Eric Werner, qui tient une chronique dans la revue en ligne hebdomadaire publiée par l’éditeur et écrivain Slobodan Despot, Antipresse. Il suffit de donner son adresse électronique pour la recevoir gratuitement chaque dimanche matin. Ses livraisons sont de haute tenue.

« La Cour constitutionnelle grecque vient de refuser l’extradition de plusieurs militaires turcs qui s’étaient réfugiés en Grèce après le putsch avorté (réel ou préfabriqué) de juillet 2016 en Turquie. C’est une décision qui honore la Grèce. Car la raison d’État aurait pu conduire ce petit pays, qui plus est économiquement exsangue, à céder aux pressions et menaces du dictateur Erdogan: or il ne s’est pas laissé intimider.

Épisode qui fournit par ailleurs l’occasion de s’interroger sur une tendance aujourd’hui sensible, quoique très peu commentée, celle d’une instrumentation croissante de l’entraide judiciaire internationale à des fins partisanes : certains régimes, effectivement, y recourant abusivement pour mettre la main sur certains de leurs opposants réfugiés à l’étranger. Parfois même ce sont des personnes de nationalité étrangère qui sont visées. Ainsi, en 2012, la Turquie, encore elle, réussit à faire arrêter en Italie un défenseur belge des droits de l’homme qu’elle avait dans son collimateur. Ne s’était-il pas permis d’interpeller un ministre turc en déplacement au Parlement du Strasbourg en le traitant de «menteur». La Turquie lança contre lui un mandat d’arrêt international, réclamant son extradition pour «terrorisme». L’homme resta incarcéré plusieurs mois durant en Italie, il fut même mis à l’isolement. Il ne pouvait pas parler à ses proches plus de 10 minutes deux fois par mois.

Au passage, on relèvera que le mandat d’arrêt en question avait transité par Interpol. Comme quoi cet organisme soi-disant créé pour combattre la criminalité s’était, en l’espèce, lui-même rendu coupable d’un acte criminel.

Dans un article en date du 22 novembre 2016 consacré au «rapatriement» (c’est le terme utilisé par le journal) d’une personne poursuivie en Chine pour corruption et qui s’était réfugiée aux États-Unis, Le Figaro relevait qu’un Chinois, Meng Hongwei, vient d’être nommé à la tête d’Interpol. Il exerçait jusqu’ici les fonctions de vice-ministre de la Sécurité dans son pays. «Une nomination, écrit Le Figaro, qui soulève des interrogations, face au risque que le régime utilise les ressources de l’organisation pour traquer ses opposants». Mais, comme on vient de le voir, Interpol n’a pas attendu cette nomination pour traquer des opposants et les faire embastiller.

On sait par ailleurs que la règle traditionnelle selon laquelle un État s’interdit à lui-même de livrer ses propres nationaux à un État étranger (règle qui, en France, ne fut suspendue qu’à l’époque de Vichy) n’a plus cours aujourd’hui, comme on l’a vu en 2013, quand la France livra à l’Espagne une de ses ressortissantes : personne soupçonnée, à tort d’ailleurs, de collusion avec l’ETA. Elle fut donc arrêtée et remise à la police espagnole, alors même que tout ce qu’on pouvait lui reprocher était ses sympathies à l’égard de la cause indépendantiste basque (elle avait participé à un meeting). Plus grave encore, elle n’eut pas même la possibilité de déposer un recours contre la mesure d’extradition prise à son encontre. Quelques heures à peine (1) après son arrestation, elle se retrouvait dans un cul de basse-fosse madrilène, en application des dispositions du «mandat d’arrêt européen», qui légalise justement ce genre de coup de force (rappelons que le mandat d’arrêt européen a été institué au début des années 2000 dans le contexte de la «lutte contre le terrorisme»). On est clairement ici en présence d’un abus de droit, autrement d’une utilisation frauduleuse, en l’occurrence, même, criminelle, de la règle de droit, par les pouvoirs en place.

Si l’on ajoute à cela, comme cela aujourd’hui est connu, que la police politique espagnole n’hésite pas, le cas échéant, à recourir à la torture pour faire parler les personnes non coopératives qu’elle soupçonne, à tort ou à raison, d’appartenance à l’ETA (4 000 cas de torture recensés entre 1960 et 2013) (2), on se demande, en l’occurrence, qui il faudrait accuser de terrorisme.

En se refusant, comme elle l’a fait, de céder aux injonctions du dictateur Erdogan qui lui réclamait ses ressortissants, la Grèce a donc prouvé qu’elle était encore un État de droit. Ce que ne sont à l’évidence plus des pays comme la France et l’Italie, si du moins on entend par État de droit un État respectueux de certaines limites, ne serait-ce que celles liées aux principes généraux du droit. Quand le recours abusif à des lois prétendument créées pour protéger les citoyens mais engendrant en fait tout le contraire (beaucoup pensent que telle était leur vraie raison d’être, ce pourquoi on les a créées) fait que les individus sont livrés à l’arbitraire de pouvoirs liberticides, on n’est tout simplement plus dans un État de droit. »

Eric Werner

(1) Le Monde, 3 novembre 2012.
(2) Le Temps, 16 septembre 2016.

 

Etat islamique Autriche

Un réseau terroriste de l’Etat islamique démantelé en Autriche

29/01/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Un vaste coup de filet, qui a mobilisé près de 800 policiers, a permis en début semaine de démanteler un réseau terroriste de l’Etat islamique en Autriche. Onze personnes ont été arrêtées, dont, selon Euronews, « trois “Autrichiens d’origine étrangère”, deux Bosniens, un Syrien, un Bulgare et un Macédonien ». Les opérations ont eu lieu à Vienne et à Graz, la deuxième ville du pays.

Or il y a deux ans et demi, c’est justement dans ces deux villes que treize recruteurs pour djihad avaient déjà été arrêtés. Apparemment, il y avait de la relève…

Selon le ministère de l’Intérieur autrichien, ce sont « environ 300 candidats au djihad [qui] ont quitté ou tenté de quitter l’Autriche pour aller combattre en Syrie et en Irak ». Cinquante en ont été empêchés in extremis, et quarante ont réussi à partir et sont morts sur place. Sur les 210 autres, 120 sont dans la nature, en Syrie, en Irak ou ailleurs, car un seul autre chiffre est connu, celui des djihadistes qui sont rentrés en Autriche. Ils sont quatre-vingt-dix…

Avalanche Abruzzes

Italie : la corruption à nouveau en question après l’avalanche des Abruzzes

On connaît désormais le bilan définitif de la gigantesque avalanche qui a englouti un hôtel dans les Abruzzes le mercredi 18 janvier : 29 morts et 11 rescapés. Après le temps des secours d’urgence, voici, comme d’habitude en Italie, venu le temps des questions gênantes.

En premier lieu, les médias italiens pointent du doigt les cafouillages de communication entre la préfecture régionale et la mairie de Farindola, dans la transmission la veille de la catastrophe de l’information sur les risques d’avalanche. Cafouillage aussi il y a eu au niveau du déneigement de la route qui menait à l’hôtel où 40 touristes coincés par la neige attendaient de pouvoir être évacués. Quand un tremblement de terre a déclenché l’avalanche, les touristes avaient déjà fait leurs bagages et si les autorités locales avaient fait correctement leur travail, c’est un hôtel vide qui aurait été englouti. Or, quand une turbine de déneigement qui travaillait à 20 km de là a enfin été envoyée pour dégager la neige recouvrant la route menant à l’hôtel, cela faisait déjà trois heures que celui-ci n’était plus qu’un amas de décombres ensevelis sous 120 000 tonnes de neige, de roches et de débris.

Cafouillage encore, en ce qui concerne la réaction des autorités après la catastrophe, car, quand ils ont reçu les premiers appels au secours, les fonctionnaires de la préfecture ont cru à un canular. Du coup, les premiers secouristes sont arrivés à ski seulement douze heures après l’avalanche, et il a fallu encore douze heures pour faire parvenir les renforts avec le matériel nécessaire.

Pire encore, une association écologiste dénonce aujourd’hui le fait que cet hôtel avait été construit sur un sol constitué de débris apportés par d’anciennes avalanches et sort, à l’appui de ses affirmations, une carte géomorphologique de la région datant de 1991. On s’aperçoit aussi aujourd’hui qu’une carte dressée en 2009 par un géologue des Abruzzes et publiée par le Club alpin italien signalait l’emplacement de l’hôtel Rigopiano, aujourd’hui au centre de la tragédie, comme lieu à risque.

Les médias italiens se sont encore aperçu que la construction de cet hôtel avait donné lieu à un procès pour des accusations de corruption à l’encontre d’édiles locaux du Parti démocratique (PD) qui gouverne aujourd’hui le pays. Les accusations concernaient la légalisation en 2008 des travaux d’agrandissement pour en faire un hôtel quatre étoiles. Le procès démarré en 2013 a finalement débouché en novembre dernier sur l’acquittement des sept accusés, les faits étant prescrits depuis avril 2016.

Voilà qui pourrait dresser davantage les Italiens contre leurs élites politiques, alors qu’ils avaient déjà été passablement échaudés par les tragiques tremblements de terre survenus l’année dernière, qui avaient fait près de 300 morts et 400 blessés en août. Pendant la messe de funérailles à Amatrice, en présence du président Sergio Mattarella et du premier ministre Matteo Renzi, l’évêque avait lancé : « Le tremblement de terre ne tue pas, ce sont les actions des hommes qui tuent. » Car on s’était aperçu que tout l’argent public investi dans le renforcement antisismique des bâtiments et maisons de la région ne les avait pas empêchés de s’écrouler, d’où le nombre élevé de victimes. Ces ouvrages antisismiques n’avaient en effet d’antisismique que le prix, la marge supplémentaire ayant profité à la mafia et aux fonctionnaires corrompus.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2017

Ousman Sonko

Ancien ministre de Gambie, le tortionnaire africain trouve asile en Suisse

26/01/2017 – SUISSE (NOVOpress) : La Suède n’en a pas voulu comme requérant d’asile, alors il vient tout simplement en Suisse. Ousman Sonko était encore récemment ministre de l’intérieur de Gambie. Il y a ordonné des arrestations arbitraires et même des tortures, lit-on sur le site internet de la télévision alémanique SRF. Depuis fin novembre 2016, ce « réfugié » est confortablement installé dans un centre d’asile du canton de Berne, a confirmé le conseiller d’Etat bernois Hans-Jörg Koser.

Selon les organisations de défense des droits de l’homme, la Gambie représentait sous la dictature de Yahya Jammeh un régime de terreur qui arrêtait, torturait et exécutait ses critiques. Le ministre Ousman Sonko était, selon un compte rendu de SRF, une personnalité clé de ce régime : « Il agissait comme commandant de la troupe d’élite, chef de la police et ministre de l’intérieur en exécutant brutal et fidèle des ordres du président. »

Ce qui provoque l’indignation de l’Union démocratique du centre (UDC) :

« On a du mal à voir une action humanitaire quand la Suisse admet non seulement les “persécutés”, mais aussi le présumé persécuteur dans la procédure d’asile. »

L’UDC exige donc, dans son communiqué intitulé « Le système d’asile suisse abusé par des ministres africains : il est grand d’agir fermement ! », « qu’Ousman Sonko soit immédiatement arrêté et renvoyé en Suède conformément à l’accord de Dublin ou expulsé dans son pays. La Gambie étant désormais dirigée par un président démocratiquement élu et les ministres de l’ancien régime ayant semble-t-il quitté le pays, tous les Gambiens accueillis en Suisse doivent être logiquement renvoyés de Suisse et le statut d’asile de ces ressortissants doit être annulé ».

Et de demander la publication immédiate des noms « de personnes de ce genre se trouvant dans la procédure d’asile (ministres, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, etc.) » : « Les citoyens ont le droit de savoir quelles personnes entrent en Suisse sous le couvert de l’asile pour vivre au crochet de notre système social, donc des contribuables suisses. »

Ce n’est pas en France que ce genre de choses arriverait…

brexit

Le Parlement britannique devra se prononcer sur le Brexit

La Cour Suprême a donné tort mardi au gouvernement de Theresa May qui avait fait appel du jugement de novembre de la Haute cour de justice de Londres. Il y aura donc bien un nouveau vote du Parlement britannique pour permettre au gouvernement d’invoquer l’article 50 du Traité sur l’Union européenne afin d’enclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni. Car pour les huit juges sur onze qui ont pris cette décision, le Brexit modifiera les droits fondamentaux des Britanniques et c’est une chose qui ne peut survenir sans l’accord du parlement. C’est pourtant bien ce même parlement qui avait décidé de confier la décision au peuple en la soumettant à référendum, et c’est pourquoi le jugement rendu mardi est contesté par beaucoup, parmi lesquels trois juges de la Cour suprême elle-même

Il n’empêche que le gouvernement de Theresa May a annoncé qu’elle soumettrait au Parlement de Westminster un projet de loi dans les prochains jours, probablement dès jeudi, afin de régler au plus vite cette question. Ses ministres assurent que la procédure parlementaire ne devrait pas remettre en cause l’invocation de l’article 50 dès le mois de mars, comme cela avait été annoncé, et ils mettent en garde les parlementaires que seraient tentés d’aller contre la volonté du peuple.

Outre le SNP écossais qui voudrait un vote du Parlement d’Edimbourg (refusé par la Cour suprême), seuls les Libéraux Démocrates, avec leurs neuf députés sur 650 à la Chambre des communes (mais 102 sur 806 à la Chambre des lords) ont annoncé qu’ils voteraient contre le Brexit si Theresa May leur refusait un deuxième référendum sur la question une fois les conditions de sorties négociées avec Bruxelles. Quant aux Travaillistes, qui sont la principale force d’opposition, ils ont promis par la voix de leur leader Jeremy Corbyn de ne pas faire obstacle au Brexit mais ils ont bien l’intention de profiter de la décision de la Cour suprême pour déposer des amendements visant à empêcher le gouvernement de réduire la fiscalité des entreprises comme a menacé de le faire Theresa May à titre de rétorsion si Bruxelles refuse de négocier un traité raisonnable.

D’après un sondage publié lundi par le Guardian, seuls 26 % des électeurs souhaitent un deuxième référendum et ils ne sont que 12 % à accepter de confier la décision finale au parlement en fonction de l’issue des négociations avec l’UE. Il est donc hautement improbable que les députés britanniques prennent le risque d’une explosion de colère populaire en faisant dérailler le processus ou en le retardant excessivement.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2017

CEDH

Sortir de la Cour européenne des droits de l’homme, qui en aura le courage ?

Si la France veut rester peuplée de Français et redevenir une nation souveraine, sortir de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) constitue un impératif catégorique.

Abaisser les Etats des nations qui composent l’Europe, bafouer les règles démocratiques, nier la primauté du suffrage universel et l’expression de la volonté populaire, contraindre par tous les moyens les citoyens européens afin d’imposer la tyrannie de l’oligarchie globalisée, tel est le projet politique de l’Europe de Bruxelles et de Strasbourg.

Pour contourner l’expression du suffrage universel il s’est révélé indispensable de faire appel aux cours de justice et aux magistrats. C’est le gouvernement des juges, illégitime certes, mais auquel des pays aussi importants que la France se plient.

En France, ce gouvernement des juges est incarné par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation et, au niveau européen, par la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci exerce une telle prégnance sur le droit européen que le premier ministre anglais David Cameron avait affirmé sa volonté de sortir la Grande-Bretagne de cette juridiction.

La Cour européenne des droits de l’homme

CEDH LogoLa Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH, est une juridiction instituée en 1959 par le Conseil de l’Europe. Sa mission est d’assurer le respect des engagements souscrits par les Etats signataires de la Convention européenne des droits de l’homme adoptée le 4 novembre 1950. Celle-ci garantit l’accès aux droits fondamentaux, civils et politiques, non seulement aux ressortissants des pays signataires, mais encore à toutes les personnes relevant de leur juridiction, par exemple les migrants.

La Cour se compose d’un nombre de juges égal à celui des Etats membres, soit 47 juges. Ainsi un juge de Saint-Marin ou du Lichtenstein pèse le même poids que le juge français. Les juges albanais, turc, moldave et ukrainien dont les pays sont connus pour leur respect des droits de l’homme (!), sont en mesure de peser sur le droit français au moins autant que les parlementaires français.

La Convention garantit entre autres le droit au respect de la vie privée et familiale, la liberté d’expression et la liberté de pensée, de conscience et de religion. Elle interdit notamment les discriminations dans la jouissance des droits et libertés. Son contenu évolue grâce à l’interprétation des textes par la jurisprudence de la Cour et lorsque des protocoles viennent lui ajouter de nouveaux droits.

Militantisme et politiquement correct

Le groupe Plessis, pseudonyme d’un groupe de hauts fonctionnaires, s’est élevé dans un remarquable article dans le Figaro contre les dérives de la jurisprudence de la CEDH. Selon lui, la cause essentielle est l’élément moteur qu’est l’administration elle-même de la CEDH, le « greffe », qui prépare les décisions. Peuplé de militants,

[le greffe de la CEDH] influence une « jurisprudence qui privilégie une vision “progressiste” de la société : refus des frontières, défiance vis-à-vis des Etats, culte de la non-discrimination, primat de l’intérêt du délinquant sur celui de la victime, de la revendication individuelle sur l’intérêt collectif, de la procédure sur la décision et l’action, libertarisme moral… ».

Il en résulte parfois des décisions stupéfiantes et même grotesques qui vont très souvent à l’encontre de l’application des lois nationales et de la protection des citoyens des pays européens face aux périls grandissants comme le terrorisme. Ces décisions reflètent généralement un état d’esprit marqué par l’idéologie du politiquement correct et un parti pris déterminé en faveur de l’invasion migratoire et de la corruption de la famille. […]

Un gouvernement des juges installé et tout-puissant

Ainsi, au fil de décisions qui constituent autant d’entraves à la lutte contre le terrorisme, au refoulement de l’invasion migratoire, à la défense de la famille et à la souveraineté nationale, la CEDH multiplie les coups d’Etat juridiques destinés à conformer les législations des nations européennes aux exigences du politiquement correct et du gaucho-islamisme. Elle constitue ainsi un des piliers du « gouvernement des juges » qui opprime de plus en plus les citoyens européens et français et vise la destruction de nos nations.

Dans une République digne de ce nom, c’est au législateur issu du suffrage universel et non au juge qu’il appartient de définir l’intérêt collectif et de fixer les termes de la loi. La CEDH, qui fait irruption dans le processus législatif sans légitimité politique, pose un véritable problème démocratique.

Si la France veut rester la France elle doit sortir de la CEDH

Le groupe Plessis rappelle à juste titre, malgré les protestations du député PS Le Borgn’, qui ferme les yeux devant ces violations des principes les plus élémentaires de la République, que « se dégager de cette étreinte est désormais une priorité si, d’un point de vue opérationnel, l’on veut retrouver des marges de manœuvre s’agissant notamment de la lutte contre l’immigration ou le terrorisme, mais surtout si, d’un point de vue symbolique et politique, on veut redonner à la France son autonomie juridique ».

La sortie de la CEDH, indispensable au redressement de la France, est juridiquement possible : l’article 58 de la Convention permet de dénoncer la convention EDH « moyennant un préavis de six mois, donné par une notification adressée au secrétaire général du Conseil de l’Europe ». Qui en aura le courage ?

André Posokhow

Reprise partielle d’un texte publié par la Fondation Polémia