CETA

CETA : 3,5 millions de signatures contre le traité de libre-échange avec le Canada

14/02/2017 – FRANCE (avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le chiffre est phénoménal : 3,5 millions de personnes ont signé la pétition contre le CETA, le traité de libre‑échange économique entre l’Union européenne et le Canada. « Les signataires, explique le Journal de Montréal, demandent aux députés européens de s’opposer au traité commercial que l’UE a conclu avec le Canada (CETA), mais aussi à celui qu’elle négocie avec les États-Unis (TTIP, ou Tafta), dont les discussions sont gelées depuis l’élection de Donald Trump. »

Le texte doit être voté ce mercredi à Strasbourg par le Parlement européen. De nombreuses manifestations sont aussi prévues pour perturber la venue de Justin Trudeau, le jeune Premier ministre canadien qui doit intervenir lui jeudi devant le Parlement européen. Si le Parlement vote le texte, le traité pourra être appliqué dès avril dans les grandes lignes, avant d’être ratifié par les Parlements des Etats membres de l’UE.

Carte Europe

Quinze pays d’Europe s’organisent hors UE pour protéger leurs frontières

Partant du constat de l’incapacité de l’UE à protéger ses frontières extérieures contre l’immigration illégale, l’Autriche, les pays du Groupe de Visegrad et les pays des Balkans ont décidé de prendre eux-mêmes les choses en main par le biais d’une coopération intergouvernementale.

Réunis à Vienne mercredi, les ministres de l’Intérieur et de la Défense de 15 pays (Autriche, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Slovénie, Croatie, Serbie, Macédoine, Bosnie, Monténégro et Albanie, plus des représentants du Kosovo) ont annoncé qu’ils allaient préparer d’ici au mois d’avril un plan commun pour coordonner les échanges d’informations et la surveillance des frontières nationales, afin de mieux fermer la route des Balkans aux immigrants clandestins. Il s’agira de mieux identifier les principales routes empruntées par les « migrants » ainsi que les alternatives dont ils disposent et de pouvoir envoyer les renforts nécessaires à la fermeture rapide des frontières sur le passage des flux migratoires.

Vienne s’apprête à changer sa loi pour autoriser l’envoi de troupes à l’étranger pour des opérations non humanitaires. « L’Autriche est prête à offrir [des renforts] aux pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE […] pour la protection de leurs frontières », a promis le ministre de la Défense autrichien Hans Peter Doskozil, qui a également fait remarquer que, pour lutter contre l’immigration illégale, il fallait des centres de rapatriement, des pénalités lourdes contre les demandeurs d’asile qui violent les règles et des réductions massives des aides financières versées aux immigrants.

Le lendemain de la rencontre de Vienne, la Hongrie, pionnière dans ce domaine, annonçait qu’elle allait désormais procéder à l’expulsion automatique de tout clandestin interpellé n’importe où sur le territoire hongrois, alors que jusqu’ici cette règle s’appliquait uniquement aux immigrants clandestins qui se faisaient prendre à moins de 8 km de la frontière.

Le ministre de la Défense autrichien n’a pas caché que les pays réunis à Vienne envisageaient la fin possible de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie et le risque qu’Ankara rouvre les vannes de l’émigration illégale depuis son territoire. Plusieurs ministres, dont le ministre tchèque et le ministre autrichien de la Défense, ont clairement signifié que le président turc Recep Erdogan n’était pas pour eux un partenaire fiable de l’UE.

Mais même aujourd’hui, des clandestins continuent d’arriver au rythme de 1 000 à 1 500 personnes par semaine en Autriche, via les Balkans et l’Italie. Pour M. Doskozil, un accord de l’ensemble de l’UE aurait été préférable pour stopper définitivement l’immigration illégale, mais il n’est plus possible d’attendre.

L’attitude de l’Europe centrale face au manque de volonté d’agir des 28 a été résumée en ces termes par le ministre autrichien :

« Nous ne croyons pas que les frontières externes de l’UE soient correctement protégées. C’est pourquoi l’Autriche, avec 15 autres pays de la route des Balkans et le groupe de Visegrad, prévoit une coopération [intergouvernementale] étroite dans le cadre d’un nouveau projet de défense des frontières des Balkans. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 février sous le titre
« L’Autriche, le V4 et les Balkans veulent mieux protéger les frontières »

La Hongrie prête à accueillir les vrais réfugiés

14/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
On peut lire sur The New Observer online, que, dans une allocution à la nation au Castle Garden Bazaar à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé que son pays était prêt accepter des réfugiés allemands, néerlandais, français et italiens, ainsi que des politiciens et journalistes terrifiés qui souhaiteraient retrouver, en Hongrie, l’Europe qu’ils ont perdue dans leur propre pays.

Il a ajouté que son pays devait combattre, si nécessaire avec les armes, les activistes professionnels œuvrant pour des organisations internationales et leurs officines en Hongrie.

Orban a cité le Brexit, l’élection présidentielle américaine, l’éjection du gouvernement italien et le référendum sur le quota comme les exemples de l’exaspération des peuples face l’imposition d’idées utopiques.


Une majorité d’Européens veut stopper l’immigration venant de pays musulmans

10/02/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Un sondage mené par le think tank britannique Chatham House révèle que 55 % des Européens veulent stopper toute immigration en provenance de pays musulmans. Le sondage, réalisé dans dix pays européens avant que le président américain Donald Trump ne signe son décret interdisant l’entrée sur le territoire des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans, révèle en outre que les habitants de huit des dix pays consultés sont opposés à cette immigration.

L’étude des résultats par catégorie d’âge démontre que les personnes les plus âgées sont les plus favorables à une interdiction de l’immigration des musulmans, tandis que les moins de 30 ans y sont les plus opposés.


Vous ne louerez plus par Airbnb sans savoir qu’ils aident d’abord les migrants

09/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La semaine dernière, les fondateurs d’Airbnb, Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk, ont entrepris de mobiliser tout leur réseau en faveur des migrants. Ils récidivent par une lettre qui va encore plus loin. C’est, clairement, les migrants – ou les réfugiés, comme ils disent  – d’abord. Et gratuitement bien sûr. On ne trouve rien, dans cette lettre, qui laisse penser que les pauvres, nos pauvres, tous les Européens de condition modeste, les intéressent.

Non, les seuls qui comptent, auxquels ils demandent de prêter son logement et au profit desquels ils réclament des dons, ce sont les migrants.

Nous avions pensé vous livrer quelques extraits de leur appel. Finalement, nous vous en livrons la quasi-intégralité. Ça se lit et ça se déguste. Jusqu’à la lie. #weaccept, qu’ils disent. Eh bien non, #wedonotaccept

Airbnb Migrants« Au cœur de nos valeurs, il y a une idée très simple : chacun a le droit d’être accepté pour ce qu’il est, quelle que soit son origine, la personne qu’il aime ou sa religion. Cette notion pourtant élémentaire fait aujourd’hui face à de nombreux défis, et nous ne sommes pas tous acceptés de la même manière partout où nous allons.

Des êtres humains sont aujourd’hui contraints d’être déplacés, que ce soit pour des raisons liées à des conflits ou à d’autres facteurs. Plus que jamais, ces personnes sont exposées au rejet et au manque d’acceptation. Elles sont dans un besoin urgent de trouver un « chez-soi », et c’est pourquoi nous souhaitons agir.

[…] la semaine dernière, nous avons annoncé que la communauté Airbnb allait proposer une solution d’hébergement gratuite aux réfugiés ainsi qu’à ceux touchés par le récent décret anti-immigration qui empêche l’entrée sur le sol américain. Suite à cette annonce, le soutien incroyable que notre communauté nous a témoigné nous a motivés à aller encore plus loin.

Aujourd’hui, nous souhaitons nous fixer un but : fournir une solution d’hébergement temporaire à 100 000 personnes dans les 5 ans à venir. Même si notre aide se focalise pour le moment sur les réfugiés, les sinistrés ainsi que ceux qui travaillent dans l’humanitaire, nous voulons permettre à davantage de personnes de bénéficier de ce soutien au fil du temps. Nous allons travailler main dans la main avec notre communauté d’hôtes pour soutenir les personnes déplacées. Nous souhaitons ainsi qu’en plus d’un toit, ces gens puissent retrouver une communauté dans laquelle ils se sentent chez eux et respectés.

Airbnb va également apporter son aide financière à l’ International Rescue Committee, à hauteur de 4 millions de dollars, au cours des 4 prochaines années. Cette organisation lutte dans le monde entier pour aider les populations déplacées à subvenir à leurs besoins les plus essentiels.

Nous ne pouvions pas évoquer ce problème sans aborder les défis qui existent au sein même de la communauté Airbnb. La dure vérité, c’est que certains voyageurs ont connu des discriminations sur Airbnb. Cette réalité est pourtant à l’opposé de nos valeurs. Bien que nous ayons encore du travail à faire pour réduire les inégalités au sein de la communauté, nous sommes déterminés et nous voulons continuer sur cette voie.

Ces actions ne sont qu’un début, mais nous espérons que vous vous joindrez à nous en ouvrant les portes de votre logement à une personne déplacée, ou faisant un don aux organisations qui œuvrent auprès de ceux qui en ont besoin.

Ensemble, nous pouvons bâtir un monde différent. Un monde dans lequel un enfant peut grandir en étant accepté pour ce qu’il est, quel que soit l’endroit où il vit. Nous sommes convaincus qu’en acceptant l’autre et en s’ouvrant davantage, nous pouvons contribuer à créer ce monde. »

Schauble Grèce

Le ministre des Finances allemand veut encore faire pression sur la Grèce

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les créanciers de la Grèce s’inquiètent à nouveau. C’est le Fonds monétaire international qui craint que le pays hellénique n’aille dans le mur. La rigueur budgétaire imposée à la Grèce pourrait être excessive selon des experts du FMI, qui plaident pour que la Grèce soit autorisée à rester en deçà d’un excédent primaire de 3,5 %.

Qu’est‑ce qu’un excédent primaire ? Avoir un excédent primaire signifie que le solde public est positif, avant la prise en compte des intérêts de la dette. Plus la dette est élevée, comme c’est le cas en Grèce avec près de 180 % du produit intérieur brut, plus les taux d’intérêt sont élevés, et plus il faut avoir un excédent primaire élevé pour réduire son taux d’endettement. Mais un excédent primaire de 3,5 % implique pour les Grecs de se serrer la ceinture, ce qui pourrait faire échouer les espoirs de reprise économique.

C’est la raison pour laquelle le FMI envisage d’alléger cet objectif, voire de cesser sa participation au plan d’aide si la Grèce reste dans le marasme compte tenu de son fardeau de dette.

Si le FMI sort du jeu, l’Union européenne risque de devoir financer encore davantage la Grèce, ce qui n’est pas du goût du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, qui a menacé, en cas de retrait du FMI, de faire voter le Bundestag sur un nouveau plan d’aide à la Grèce. Or en période pré‑électorale, un tel vote pourrait être rejeté. Ce qui pourrait enfin conduire à se pencher sérieusement sur la solution d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Mais Schäuble ne semble pas avoir le soutien nécessaire en interne pour durcir le dialogue : la commission parlementaire compétente du Bundestag a fait savoir qu’un nouveau vote du Bundestag ne serait pas juridiquement requis en cas de retrait du FMI.

Autorité bancaire européenne

Les bilans des banques européennes seraient pleines de créances douteuses

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Encore un krach en vue ? Selon l’Autorité bancaire européenne, les bilans des banques européennes contiennent des créances douteuses, c’est‑à‑dire des créances dont les débiteurs n’ont pas versé les intérêts depuis un certain temps ou qui pourraient ne pas être remboursées. Cette situation pourrait mener à terme à une véritable crise financière, d’autant plus que la politique européenne de prévention contre les faillites reste fragile.

En effet, les fonds mis en place pour garantir les dépôts des entreprises et des particuliers demeurent très limités. La situation de l’Italie est particulièrement préoccupante, puisque le pays compterait près de 360 milliards d’euros de créances douteuses, soit 16 % du bilan des banques. Or l’Etat italien ne pourrait pas sauver toutes les banques en cas de problème majeur, et il serait politiquement douloureux de solliciter en dernier ressort les déposants, conformément aux règles européennes.

Immigration Libye Europe

Immigration illégale depuis la Libye : ça continue de plus belle !

Réunis vendredi dernier à Malte, les dirigeants des vingt-huit pays de l’UE ont affirmé dans leur déclaration commune vouloir « casser le modèle économique des passeurs ». Ils se sont en effet rendu compte de la chose suivante : « Plus de 181 000 arrivées ont été détectées en 2016 et, depuis 2013, le nombre de décès ou de disparitions en mer atteint un nouveau record chaque année. » Faut-il se réjouir de cette prise de conscience ? Non, car elle n’a rien de nouveau et les prises de conscience de l’UE sont rarement suivies d’effet.

« La décision établissant une opération navale de l’UE afin de casser le business model des réseaux de passeurs et trafiquants en Méditerranée vient d’être prise », clamait déjà en mai 2015 Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité. Le business model, c’est le modèle économique, et ce qui a été dit à Malte le 3 février avait donc déjà été dit près de deux ans plus tôt, avec les conséquences que l’on sait : le renforcement du dispositif naval européen au large des côtes libyennes et son effet de pompe aspirante qui en a fait un service de navette entre la Libye et l’Italie, accroissant le nombre d’immigrants et accessoirement de morts.

Sur le site de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker se félicite d’ailleurs des résultats de ce sommet informel de Malte et de l’aval donné aux propositions de la Commission « visant à mieux gérer les flux migratoires et à sauver les vies le long de la route de la Méditerranée centrale ».

Alors certes, les vingt-huit évoquent une collaboration avec le gouvernement libyen de Fayez el-Sarraj et avalent l’accord signé la veille entre M. el-Sarraj et le Premier ministre italien Paolo Gentiloni. Seulement le « gouvernement d’entente nationale » siégeant à Tripoli ne contrôle qu’une partie des côtes libyennes et, avec le foutoir mis dans ce pays en 2011 par le président français Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon, le renforcement des garde-côtes libyens promis par l’UE ne saurait stopper l’afflux d’immigrants vers l’Europe.

Au cours du week-end qui a suivi le sommet des vingt-huit, quelque 1 500 immigrants ont été repêchés en Méditerranée par les navires européens malgré les conditions météo difficiles. Ceci amène le total des immigrants amenés en Italie par le dispositif européen à 4 500 depuis mercredi !

Tout reste donc comme avant dans cette Europe passoire et il y a urgence pour la France à récupérer la maîtrise de ses frontières.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 8 février 2017

Yannick Jaffré Souverainisme identitaire

Yannick Jaffré : « Je plaide pour un souverainisme identitaire »

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Yannick Jaffré a connu un parcours pour le moins atypique, puisqu’il vient de l’extrême gauche anarchiste, puis a été chevènementiste, avant de se tourner vers Marine Le Pen et de se définir désormais quasiment comme identitaire puisqu’il déclare à Martial Bild :

« Sur le plan identitaire, je suis carabiné, farouchement anti-immigrationniste, anti-multiculturaliste. »

Celui qui dénonce sur le plateau de TV Libertés la soumission des élites françaises à l’atlantisme est surtout professeur de philosophie. Cet agrégé a dirigé durant deux ans le Collectif Racine « pour la sauvegarde des savoirs et des humanités », qui appartient au Rassemblement Bleu Marine.

Yannick Jaffré PoutineYannick Jaffré est aussi l’auteur d’un ouvrage intitulé Vladimir Bonaparte Poutine (éd. Perspectives libres), une contribution pointue au dialogue franco-russe qui construit une analogie à trois termes entre l’épopée du Consulat bonapartiste, la Russie de Vladimir Poutine et la France contemporaine. Passionné de politique internationale mais aussi spécialités des questions touchant à l’enseignement, Yannick Jaffré dirige un blog, Sévèrement français, destiné à ne pas opposer souveraineté et identité !

L’entretien accordé par Yannick Jaffré à TV Libertés a le triple avantage d’être riche, vivant et varié.

Princesse wisigothe

Ces « émigrants identitaires » qui quittent la France pour l’Europe de l’Est

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ils sont mécanicien, géomètre, financier… De jeunes Français, se revendiquant, pour certains, comme des “émigrants identitaires“, ont choisi de s’exiler en Pologne ou en Hongrie, où ils apprécient l’homogénéité ethnique et culturelle. » Ainsi débute « A l’Est, l’éden », une enquête sur les « expats identitaires » que Le Monde a publié dans son édition du 3 février.

On y croise par exemple Romain, un Lillois de 25 ans, qui a décidé de quitter la France car « quelque chose ne lui convenait plus dans ce pays où il avait grandi ». Il est parti plein Est et s’est arrêté en Roumanie : « Ici, il y a une homogénéité et je me sens chez moi. » Il est heureux de vivre « avec des hommes de souche européenne, des catholiques ».

« Plusieurs milliers de Français, rapporte Le Monde, sont partis vivre dans ces pays depuis quelques années. Et, parmi eux, il n’est pas difficile, par le simple bouche-à-oreille, d’entrer en contact avec des expatriés qui expliquent, sans détour, sans gêne, sans haine apparente non plus, comment cette question culturelle a germé dans leur esprit comme une évidence. Jusqu’à se revendiquer, pour certains, comme des “émigrants identitaires“. »

« Le multiculturalisme n’est manifestement pas la tasse de thé de ces “expats“ atypiques, écrit encore la journaliste du Monde, Saïda Djerrada. Ainsi de Gabriel (qui préfère ne pas donner son nom). Originaire de Haute-Savoie, carrière prometteuse dans la finance, ce jeune homme de 35 ans a quitté la France dès 2005 et s’est installé pendant dix ans à Budapest. Sans détour, il associe la qualité de vie qu’il y a trouvée à “l’homogénéité ­culturelle, voire ethnique“ de son pays d’adoption. “Si vous mélangez trop les gens, cela ne fonctionne pas“, tranche-t-il. »

Une passionnante enquête, riche en témoignages,
à lire en intégralité dans Le Monde

Jean Messiha Marine Le Pen

Jean Messiha : « L’analyse de Marine Le Pen en 2012 était prémonitoire »

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu jusqu’à peu, Jean Messiha apparaît aujourd’hui comme un homme clef de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Porte-parole des Horaces, ce collectif de hauts fonctionnaires qui tiennent à rester anonymes mais apportent leur expertise à Marine Le Pen, Jean Messiha est membre du conseil stratégique de la campagne présidentielle de celle-ci et coordonne son projet.

Cet énarque – promotion Romain Gary – a pour autre particularité d’être né en Egypte – il est copte – et de se dire « Français de souche par naturalisation ». Il s’en explique non sans humour sur le plateau de TV Libertés face à Elise Blaise, reconnaissant bien volontiers qu’ils ne sera jamais « aussi blond [que vous] : « Le processus d’assimilation à la nation française par lequel je suis passé, explique-t-il, fait de moi un véritable Français de cœur et d’esprit […] Je partage avec le Français de souche cet attachement quasi charnel à la France. »

Quelques jours avant la divulgation des 144 propositions de Marine Le Pen et son grand discours de lancement de campagne, ce dimanche à Lyon, il explique « la nouvelle ambition nationale pour la France » de Marine Le Pen.

En Italie, basta ! l’immigration

03/02/2017 – ITALIE (NOVOpress)
L’immigration de masse est un phénomène récent en Italie, mais les autochtones ne sont pas dupes. D’après un sondage publié par le Washington post, 69% des Italiens estiment que « les réfugiés sont un poids pour le pays et sont responsables de la plupart des délits » et 77 % sont convaincus « qu’ils ne souhaitent pas s’intégrer ».

Là aussi, le discours d’une immigration chance pour l’Italie, pourtant omniprésent, ne prend pas.

En France, un sondage Ipsos d’août dernier affirmait que 57 % des Français estimaient « qu’il y avait trop d’immigrés dans le pays ».

Johann Gudenus FPÖ Autriche

Johann Gudenus (FPÖ) : « Nous sommes prêts à gouverner l’Autriche »

02/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Johann Gudenus a 40 ans. Il est, avec Heinz-Christian Strache, Norbert Hofer et Harald Vilimsky, l’une des quatre personnalités principales du FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, Parti de la liberté d’Autriche), le parti associé au FN au Parlement Européen. Il a été de 2003 à 2009 le responsable du RFJ, la section jeunes du FPÖ. Depuis 2015, il est vice-maire de Vienne (sans portefeuille) en sa qualité de chef du premier groupe d’opposition au conseil municipal de la capitale autrichienne.

Après l’élection présidentielle de 2016 et les 47 % obtenus par Norbert Hofer, le FPÖ est plus proche qu’il ne l’a jamais été d’accéder au pouvoir lors des prochaines élections législatives, qui auront lieu au plus tard en 2018. Il répond aux questions de Nicolas de Lamberterie pour la télévision française TV Libertés.

Mariages forcés mineures Suisse

Inquiétante hausse des mariages forcés de filles mineures en Suisse

02/02/2017 – SUISSE (NOVOpress) : En Suisse, le service contre le mariage forcé s’inquiète du mariage de mineures. L’an dernier, il a eu connaissance de 21 mariages religieux avec des jeunes filles âgées de 14 ans à 17 ans, à Berne, à Zurich ou à Soleure. Dans la majeure partie des cas, il s’agissait d’adolescentes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée, de Somalie, du Kosovo et de Macédoine. Trois cérémonies chrétiennes avec des mineures de la communauté Rom ont aussi été signalées.

Anu Sivaganesan, responsable du service contre le mariage forcé, explique : « La tendance est en hausse. Elle s’explique par les nouvelles vagues d’immigration. C’est un nouveau défi. »

Et de poursuivre :

Pour beaucoup de communautés, un mariage religieux revêt plus d’importance que des noces civiles, qui ne sont perçues que comme une démarche administrative. Il s’agit d’une manière de discipliner les jeunes filles, en les mariant tôt et en restreignant leur sexualité.

Elle a également appris « qu’une cérémonie avait été célébrée avec un imam par téléphone » !

Que faire ?, s’interroge-t-on doctement… Voir cette vidéo à partir de 56 secondes.


Suède Populisme

Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède

Dans les pays scandinaves, les partis de la droite classique n’hésitent pas à s’allier à la droite « populiste » plutôt que de laisser la gauche gouverner. [Sauf en Suède, où des négociations sont enfin engagées… Ndlr]

Au Danemark, depuis les élections législatives de 2015, le Parti populaire danois, qualifié de populiste et xénophobe pour ses positions anti-immigration mais fort de ses 21 % des voix, soutient le gouvernement de la coalition de droite minoritaire dirigée par le premier ministre Lars Rasmussen, ce qui lui a permis d’imposer une politique migratoire beaucoup plus restrictive.

En Norvège, le Parti du progrès (16 % des voix aux élections de 2013), libéral-conservateur et catégorisé lui aussi droite « populiste » pour ses exigences de restrictions sur l’immigration, fait partie du gouvernement Solberg avec le Parti conservateur. Il s’agit d’un gouvernement minoritaire soutenu par d’autres petits partis de droite.

En Finlande, le parti des Vrais Finlandais (18 % des voix aux élections de 2015), identitaire et social- conservateur, a lui aussi des ministres au sein du gouvernement du premier ministre Juha Sipila.

Parmi les pays scandinaves, il n’y a donc que la Suède où le parti national- conservateur Démocrates de Suède est diabolisé et ostracisé par les autres partis de droite de la manière dont est traité le FN en France. Avec ses 49 députés (13 % des votes aux élections législatives de 2014, mais plus de 20 % des intentions de vote depuis le tsunami migratoire de 2015), les Démocrates de Suède pourraient pourtant permettre à l’Alliance, le bloc d’opposition des partis de droite, de renverser le gouvernement minoritaire des sociaux-démocrates et des écologistes dirigé par Stefan Löften et de s’emparer du pouvoir. Jusqu’ici, les quatre partis de la droite classique refusaient toutefois toute discussion avec la droite « populiste » et anti-immigration, et ils avaient même signé un accord fin 2014 avec Löften pour lui per- mettre de continuer de gouverner en s’abstenant sur le vote du bud- get.

Or voilà qu’il y a deux semaines, le parti libéral-conservateur Modérés, premier parti d’opposition, a engagé des discussions avec les Démocrates de Suède pour obtenir son soutien en vue de renverser le gouvernement Löften. Il faudra néanmoins pour cela que les Modérés conservent le soutien des trois autres partis de son Alliance. A ce jour, seuls les chrétiens-démocrates accepteraient un soutien indirect des Démocrates de Suède pour gouverner, sur le modèle de ce qui se fait au Danemark. Un sondage de janvier cité par le site The Local montre que 60 % des électeurs des Modérés seraient favorables à un accord avec les Démocrates de Suède.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 février 2017 sous le titre
« Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède »

Piqure Euthanasie

Une femme « euthanasiée » contre sa volonté aux Pays-Bas !

Avant, on aurait appelé cela un assassinat, mais aujourd’hui, pour la commission chargée de superviser la légalité des très nombreuses euthanasies pratiquées aux Pays-Bas, il s’agit d’une « euthanasie réalisée à l’encontre de la volonté de la patiente ». Si la commission hollandaise de contrôle des euthanasies transmet, pour la première fois en 16 ans, un dossier à la justice pour violation de la loi par un médecin, elle demande de ne pas condamner ce dernier pour homicide.

Le rapport publié par cette commission ne divulgue pas le nom de la vieille dame assassinée et du médecin tueur, et l’on sait seulement que la victime avait plus de 80 ans et qu’elle souffrait de la maladie d’Alzheimer. On sait aussi qu’elle avait été placée dans une maison de soins contre son gré par un mari qui n’arrivait plus à s’occuper d’elle et qu’elle se plaignait du matin au soir de sa situation, ce qui a conduit un médecin de la maison de soins à considérer que la souffrance de la pauvre dame était devenue insupportable et qu’il fallait donc la tuer.

Le médecin n’a rien dit à la patiente de son projet, pour ne pas lui causer un stress supplémentaire, et il est passé à l’acte au bout de sept semaines de séjour dans l’établissement de l’octogénaire qui avait pourtant, selon les témoins, affirmé de manière répétée ne pas vouloir mourir. La sachant opposée à cette mort « digne » qu’il voulait lui infliger, le médecin lui a versé un sédatif dans son café, puis lui a appliqué une seconde dose pour l’endormir, en présence de proches. La croyant endormie, il a commencé les trois injections de sa procédure habituelle d’euthanasie, mais la dame a réagi en tentant de se défendre. Le docteur a alors demandé aux parents de la patiente de la tenir et a achevé de la zigouiller.

Jacob Kohnstamm, le porte-parole de la commission de contrôle, considère que le docteur a agi de bonne foi et a expliqué que le renvoi du dossier devant la justice ce mois de janvier vise non pas à punir le docteur, mais à faire clarifier par la justice les pouvoirs des médecins face aux personnes souffrant de démence sénile.

Officiellement, il y a eu plus de 5 500 euthanasies aux Pays-Bas en 2015, un chiffre en hausse rapide qui ne tient pas compte des nombreux cas de sédation terminale. Aujourd’hui, le gouvernement néerlandais voudrait même faire voter une loi autorisant le suicide assisté pour toutes les personnes de plus de 75 ans !

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2017
sous le titre « « Euthanasiée de force aux Pays-Bas »

L’Eglise protestante luthérienne norvégienne autorise le mariage entre couple homosexuel

01/02/2017 – NORVEGE (NOVOpress)
En adoptant cette nouvelle liturgie, le synode a étendu avec une écrasante majorité, 83 voix contre 29, l’union religieuse aux paires de mêmes sexes.

Désormais, la bénédiction nuptiale, le mariage religieux sera donc avec une seule limite : deux personnes.

Les pasteurs auront quand même le choix de célébrer ou non ces unions. Et ce n’est pas le premier pays, car l’église protestante française autorise déjà elle ce type d’union.