Richard Roudier chez Besson: « Pour moi la patrie, c’est la terre de mes ancêtres »

31/01/2010 – 12 h 10
MONTPELLIER (NOVOPress) :
Richard Roudier, chef de file de la Ligue du Midi aux élections régionales en Languedoc-Roussillon, était hier à Donzère (Drôme), la ville dont Eric Besson, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, est le maire.

Il participait à la Marche pour l’identité qui, à l’appel du Bloc identitaire et de la Ligue du Midi, a réuni plus de 200 personnes sur le thème « Notre identité ne fait pas débat ». Un défilé qui a montré que les seuls à défendre Eric Besson face aux Identitaires étaient les jeunes immigrés de la ville, qui alternaient des « One, two, three, viva Algérie ! » et des « Vive Besson ! », ainsi que l’a relaté ce matin Le Dauphiné libéré.

Voici le texte intégral du discours que Richard Roudier a prononcé.

D’uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

D’une race qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les hérauts.

Chers camarades,

Aujourd’hui, en cette bonne ville de Donzère située aux confins de la Provence, je ne pouvais faire autrement que de citer nostre ainat, Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature 1904, qui écrivit voici plus d’un siècle son chef-d’œuvre, Le Poème du Rhône, dont une partie se déroule à quelques lieux de Donzère : Donzère Mondragon. Dans cette épopée, le Dragon – lou drach – entraîne ses victimes dans les eaux profondes et noires du fleuve. Puissante allégorie puisque aujourd’hui, le dragon c’est Besson qui précipite notre pays dans les profondeurs du gouffre.

Camarades, je n’ai pas l’habitude de mâcher mes mots quand on s’attaque à la notion d’identité… Languedocien de souche, j’ai derrière moi au bas mot 500 ans d’enracinement dans ce terroir celte devenu province romaine…

Aujourd’hui, le discours immigrationniste tente de nous faire croire que nos frères catalans ou nos cousins espagnols, italiens, portugais ou polonais installés dans notre pays, depuis les années 1930, seraient eux aussi des immigrés qui se seraient parfaitement intégrés. Mais on oublie de préciser qu’ils n’étaient pas des allogènes, car ils appartenaient à une même origine indo-européenne.

Notre civilisation est un arbre qui plonge ses racines dans nos terroirs, se développe dans la langue, l’histoire et la culture française pour contribuer à la magnifique civilisation du continent européen qui s’étend sur « la longue durée ».

Lors du débat sur l’identité nationale, j’ai eu l’opportunité de dénoncer les propos farfelus du sinistre Besson qui venait d’asséner : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage. »

Devant 300 personnes et en présence du préfet de l’Aude et de l’industriel Laurent Spanghero, j’ai affirmé que ces propos relevaient du négationnisme. En effet, les premiers mots de la Constitution de 1958 citent explicitement « le peuple français », le préambule de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen fait de même et le Conseil constitutionnel a retoqué un projet de loi en 1991 pour un motif similaire.

Si en lieu et place de cette pantomime, il y avait eu un véritable débat, j’aurais apprécié qu’on m’explique quel sens MM. Sarkozy, Besson ou Copé donnaient au mot patrie, mot que d’ailleurs ils n’emploient pratiquement jamais ou alors du bout des lèvres comme s’il s’agissait d’une insanité. Pour moi la patrie, c’est la terre de mes ancêtres puisque comme le dit un proverbe vietnamien : « Quand je mange un fruit, je pense à celui qui a planté l’arbre. »

Bien évidemment, lors de ces débats pipés les organisateurs ont tenté, mais en vain, de me reprendre le micro. Mais grâce à nos nombreux sympathisants j’ai pu affirmer avec force, face aux mensonges des pro-immigrationistes, souvent issus des associations et de l’administration préfectorale, que les Français ou Européens de souche représentaient tout de même 80 à 85 % de la population.

Hier samedi 30 janvier, devant la mairie de Donzère, les Identitaires ont rappelé Eric Besson aux réalités de la France éternelle.

Pour nous, notre identité ne fait pas débat et je vous conseille vivement, lorsque vous avez des contradicteurs officiels, de réclamer la consultation du peuple au moyen de référendum régionaux, nationaux ou européens sur des questions essentielles, telles que la double nationalité, le vote des étrangers ou le port du voile, qu’il soit mini ou intégral. N’oubliez surtout pas la réforme du Code de la nationalité par la réintroduction du droit du sang comme l’ont fait ces grands pays que sont la Chine, la Russie, le Japon et tant d’autres..

Pour en finir avec ces débats-gadgets sur l’identité nationale, nous avons tellement dérangé la préfectorale que les derniers débats ont été purement et simplement annulés, tel celui de Sète, et je ne résiste pas au plaisir de vous lire ce passage paru dans la presse locale : « Le préfet a préféré annuler certains débats sur l’identité nationale, dont celui prévu à Sète : les Identitaires de la Ligue du Midi […] qui présente une liste aux régionales et dont le slogan favori est “Restons Maîtres chez nous“, prenaient en effet un malin plaisir à Nîmes, à Carcassonne, etc., à “animer“ et “pimenter“ les réunions officielles de réflexions peu goûtées par les autorités. »

J’ai même entendu des préfets et un membre du cabinet d’Eric Besson prétendre que la France était née en 1789, voire en 1793. A l’instar de Sarkozy, ces messieurs veulent instaurer le métissage comme principe de gouvernement, ce que l’on n’avait jamais vu durant toute l’histoire de notre planète. En fait, il s’agit tout simplement de programmer la disparition de notre peuple, surtout lorsqu’on met ces déclarations en perspective avec leur programme quasi officiel de substitution de la population de souche. La dernière palinodie du débarquement des Kurdes sur le rivage de la Corse en est la preuve absolue quand on sait que ces clandestins (qui sont avant tout des délinquants) n’ont même pas été mis en garde à vue, annulant tout le reste de la procédure…

Nous, identitaires, considérons que l’histoire de France n’a pas débuté en 1789. Notre peuple est issu d’une plus longue mémoire qui passe par le bon roi Henri IV, qui a su réconcilier catholiques et protestants, par le baptême de Clovis (ci-contre), par l’union des tribus gauloises réalisée par Vercingétorix face à l’envahisseur, par l’installation des premiers celtes sur le causse de Blandas, et l’on pourrait remonter ainsi jusqu’à l’installation de nos ancêtres dans la grotte de Lascaux il y a 30 000 ans environ.

En conclusion je citerai trois personnalités qu’il eût été difficile d’oublier dans un tel débat, trois personnalités qui répondent à cette interrogation sur l’identité :

• Maurice Barrès et sa célèbre formule « la terre et les morts » ;
• Eric Zemmour : « On peut intégrer des individus et encore à condition qu’ils fassent partie de toutes petites minorités. » J’ajouterai qu’il faudrait qu’ils aient la volonté de s’intégrer et quand je vois les déferlements de drapeaux des pays du Maghreb dans nos villes j’ai l’impression que cette volonté fait grandement défaut.
• Charles De Gaulle : « Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

Quant à nous, Identitaires, plutôt que de ratiociner sur le « vivre ensemble » distillé en continu par les élites autoproclamées, nous n’avons qu’un seul mot d’ordre :

Maîtres chez nous !
Maîtres chez nous !
Maîtres chez nous !


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