19/12/2009 – 17h00
BORDEAUX (NOVOPress) - En 2007, lors de la fête de la sainte Barbe à Saint Laurent du Médoc (petite commune à 40 km au nord de Bordeaux), la messe se tient dans la mairie, étant donné la fermeture de l’église suite à l’effondrement d’une partie de la voute. Le maire socialiste de la commune a donc décidé de faire jouer le bon sens et l’intérêt commun.
Mais cette décision ne plaît pas à un de ses administrés, Henri Solana, qui dépose une requête auprès du tribunal administratif de Bordeaux arguant du fait que l’on ne « fait pas au nom de la liberté de culte dans les écoles ou les hôpitaux de messes dans une salle de classe ou dans une salle d’opération ». Il ajoute même : « je constate qu’on fait la guerre aux musulmans lorsqu’ils veulent manifester leur religion de manière trop ostensible, en particulier dans la fonction publique. Alors allez leur expliquer ensuite que pour eux c’est rigoureusement interdit de porter le voile s’ils travaillent en mairie, mais que dans le même édifice vous allez célébrer une messe catholique. C’est totalement inadmissible. Il y a là un problème d’équité sociale »
On imagine qu’au nom de cette même équité, Henri Solana portera l’affaire des mosquées de Bordeaux et de Pessac, financées en partie par les mairies, devant le tribunal administratif !
Lors de l’audience du 17 novembre, le rapporteur public avait rejeté la demande de Mr Solana. Mardi dernier, le tribunal administratif a donc donné raison à celui-ci et annulé la décision de la mairie.
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