29/11/2009 – 13h10
ANGERS (NOVOpress) – 173 demandeurs d’asile au mois d’octobre, 105 depuis le début du mois de novembre, la ville d’Angers tire la sonnette d’alarme, considérant que cet afflux fait sauter le dispositif mis en place depuis 2002. Et les associations locales d’aide aux clandestins ont de plus en plus de mal à accompagner ces réfugiés, majoritairement originaires d’Afrique de l’Est.
Le maire socialiste de la ville, Jean-Claude Antonini, a exprimé sa « colère » dans les colonnes d’Ouest-France : « Nous sommes désormais au bord d’un nouveau Sangatte dans notre ville, a affirmé l’élu au quotidien régional.La solidarité angevine est durement éprouvée : elle ne peut plus être sollicitée. L’Etat doit agir et agir vite.» En une année, les demandes d’asile ont augmenté de 78 %, contre 30 % en moyenne dans le reste de la France.
Cette solidarité a un prix : un demi million d’euros a déjà été dépensé cette année par la municipalité d’Angers, 1.8 million d’euros par le conseil général- à majorité UMP – de Maine et Loire , et un million d’euros par l’Etat.
Le tout de concert avec les militants d’extrême gauche, qui s’activent, ouvrent les squats, livrent la nourriture, inscrivent les enfants à l’école etc.
Rose-Marie Véron, adjointe au maire, parle de « seuil critique »: « On commence à être submergé entre cet afflux lié à Calais et l’absence d’une politique nationale. C’est injuste : la mairie est malmenée alors que nous agissons beaucoup ! […] Les associations humanitaires n’ont plus les capacités d’accueillir dignement ces gens-là. Le Point accueil santé solidarité est débordé. Aux Restos du cœur, 70% des repas sont distribués aux demandeurs d’asile. On en appelle à l’Etat avec violence et véhémence. On se sent abandonné. »
En réalité, selon un bon connaisseur du problème, celui-ci a été créé de toutes pièces par ceux qui se montrent aujourd’hui débordés ou scandalisés : une hospitalité dont l’Etat français n’a plus les moyens mais qui attire toujours au-delà des frontières, la convergence d’immigrants illégaux d’origine géographique très diverse vers une municipalité de gauche, dont le fond de commerce idéologique a toujours été immigrationniste, aidés par des associations travaillant de facto en relais avec les filières de passeurs. Selon un vieil adage romain « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Il est toujours d’actualité.
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