22/11/2009 – 15h10
NANTES / NAONED (NOVOpress) – Inauguré en février 2008, l’établissement pour mineurs (EPM) d’Orvault, dans la banlieue de Nantes, est une structure carcérale destinée aux mineurs, à partir de 13 ans. Depuis son ouverture les incidents, plus ou moins graves se sont multipliés.
Un surveillant est en arrêt de travail. Il y a quelques jours il a eu le nez fracturé par un « jeune » qui contestait une sanction pour injures. Particulièrement violent, ce mineur avait été transféré quelque temps auparavant d’une autre maison d’arrêt et son transfert avait été particulièrement agité.
Les représentants du personnel UFAP et FO se plaignent des agressions physiques et verbales que le personnel doit supporter à longueur de journée. Un détenu, qui a à son actif une vingtaine d’incidents (insultes et dégradations diverses) doit ainsi passer en commission de discipline. Selon des témoignages, coups de pied, tables basses balancées dans les jambes et insultes, sont le lot quotidien des éducateurs et des surveillants, qui estiment que les sanctions à l’égard des détenus ne sont pas assez sévères.
Depuis l’ouverture de l’EPM l’effectif n’est toujours pas au complet. Il manque environ sept postes, ce qui entraîne une surcharge de travail importante pour le personnel en place : week-ends travaillés et heures supplémentaires, avec au final des semaines de six jours, à douze heures par jour. Le système ne fonctionne que grâce à la bonne volonté et au professionnalisme des éducateurs et des surveillants. Mais le ras-le-bol demeure. Un tiers du personnel a demandé sa mutation.
Un grand progrès est toutefois à noter : depuis l’installation de grilles aux fenêtres des cellules, beaucoup moins de projectiles sont lancés sur le personnel.
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